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lundi 1 décembre 2025

Los ańos nuevos

Voilà ! Los anos nuevos c’est fini 

Je viens de quitter cette série disponible sur Arte TV Los anos nuevos jusqu’au 05/05/26 de Rodrigo Sorogoyen. C’est le réalisateur du film As bestas entre autres… Cette série aux plans séquences nous ralentit et nous fait regarder en arrière 2015 à 2025 une journée par an en respectant les non dits et en nous donnant une suite… malgré les ellipses.

Je vous donne une scène inoubliable, elle, Ana est à Lyon elle livre à vélo des spécialités espagnoles, n’arrive pas… à sortir du vélo de son casier de livraison la commande puis tout tombe à terre elle se fait bannir par la cliente épisode 7/10 année 2021 ; dans cet épisode il y a une musique….finale,  la mère d’Ana est inoubliable et me fait penser à une actrice française Marie-Hélène Lentini 

Sinon la bande son, les langues français espagnol les bruits c’est aussi réussi tout le long, un orchestre de bruits réels 

Une perle (j’ai lu quelque part que ça ne meurt jamais….)

comment c’est possible eh bien avec d’excellents acteurs que bien sûr on n’a pas envie de connaître dans la vraie vie, quoique !? 



vendredi 8 mai 2020

Série Arte : L’agent immobilier

L'agent immobilier (1/4) sur Arte 
https://www.arte.tv/fr/videos/080933-001-A/l-agent-immobilier-1-4/
Mon avis sur FB Groupe fans du masque et la Plume et d’autres avis....

Comme j’ai aimé être dans cette histoire tous les comédiens étaient extra itou la petite fille le poisson rouge... j’ai pu tout oublier, par moments c’était comme dans Alice au pays des merveilles à d’autres c’était Dostoievski ou Jacques Tati car c’était aussi avec des détails très réalistes et drôles, les fesses dans le jacuzzi... l’enterrement présumé, jamais je n’ai apprécié autant Mathieu Almaric c’est tellement mieux que Parasites...
Poétique là
Vraiment...
Je ne veux pas vous spolier plus votre désir naïf de voir cet Agent Immobilier... ouvrez la porte ! De votre appartement ! Un immeuble et si on achetait un vieil immeuble tout délabré avec des recoins à retrouver restaurer au lieu de tout raser en « moderne ».... bien isolé chacun dans son coffre fort. je suis bricoleur y a qu’à se dire et après ça suit son chemin l’entraide avec tous.....


D’autres avis 
Titi Cavel
Je confirme, c'est une petite pépite qui a un peu de mal à démarrer et à trouver le ton juste (j'ai manqué arrêter au premier épisode) mais qui prend son envol au fur et à mesure, un joli grain de folie et un M.Amalric au meilleur de sa forme !

Claudine Chaumet
Je n'ai pas réussi à accrocher malgré un Mathieu Amalric extraordinaire, Eddy Mitchell top également, l'univers fantastique, la loufoquerie qui ne me dérange pas. Je n'ai pas dépassé le début du 2e épisode. Il faut peut-être que je persévère ? à un moment où je serai mieux disposée ? Je vais refaire une tentative ! 

Jean Boulanger 
Loufoque inventif  brouillon parfois original Amalric est très bon...
Et aussi une série qui sort du lot des séries  polars

Jean-Thomas Renaud 
Le genre qualité française, j ai zappé très vite sur Netflix

Que nenni ! ce sont deux auteurs israéliens 

deux auteurs Etgar Keret et Shira Geffen.

Deux auteurs en couple à la ville comme à la scène, qui nous viennent d’Israël - et c’est peu dire que Israël est actuellement un haut lieu de la création télévisuelle – et réalisateurs en 2007 du déjà très réussi Les Méduses qui avait remporté la Caméra d’or au festival de Cannes. 


lundi 6 avril 2020

Les films et documentaires à la TÉLÉVISION

Ai vu sur le petit écran de la télévision Autopsie d’un meurtre il y’a qques jours sur OCS et La veuve Couderc sur Arte, quels films ! et après il y avait hier sur Arte deux docs un sur la grande Simone Signoret une ouvreuse de portes en largeur sur « l’éternel féminin » « peau de chagrin ». Après il y avait un doc sur l’extraordinaire danseuse gitane : La  Chana toute en profondeur et en improvisation pour relier la terre et le ciel... une Sarah Bernhardt si vous n’aimez pas le flamenco regardez le vous serez estomaqué La Chana - Le flamenco est ma vie





La Chana - Le flamenco est ma vie

https://www.arte.tv/fr/videos/092167-000-A/la-chana-le-flamenco-est-ma-vie/

samedi 4 janvier 2020

Mes fictions du nouvel an : Joyeuse retraite, Pat et Mat, Le bazar de la Charité et Joker et Le cirque Charlie Chaplin

Une critique  très critique d’un film Joker, que je n’ai pas ressenti comme cela, car j’ai été très impressionnée comme après avoir vu la Chute sur Hitler ou Ludwig de Visconti sur Louis II de Bavière car là c'est la démarche inverse partir d'un mythe de" bad boy" et le ramener à notre réalité, la science-fiction de la cité de Gotham et l’influence des années 70-80 jusqu’à nos jours sont si finement mélangées qu'on s'implique, en tant que spectateur "intelligent" ; ce film est un autre antidote à Parasite, je n’ai pas eu l’impression d’être manipulée. 
Oui c’est psychologique, sociologique mais c’est au delà de tous ces masques, dont on est revenu et c’est l’analyse du pur malaise, des contradictions et de l’inévitable de l’incompréhensible de l’utilisation sans vergogne, sans aucune déontologie, respect dans les médias de l’anonymat pour un Striptease faisant l’apologie du voyeurisme. 
Oui c’est beau, certaines images de la ville font penser aux tableaux de Edward Hopper qui jette la beauté des villes sur le contraste avec l’extrême solitude de ses personnages. Oui Joker ou bien Arthur est hypnotique envoûtant mais touchant aussi. Surtout que l’on mesure de quelle autre vie, il aurait rêvé... ses délires amoureux ne sont-ils pas plus beaux que sa réalité, comme ceux sur sa mère ? Alors là aussi nous spectateur, on a envie d’y croire mais il y a les dossiers médicaux... à quoi tout l’incompréhensible du monde et de l’individu est réduit. La fin, les scènes du métro, de foules sont hallucinées et l’on ne lâche pas la trajectoire de cet acteur rendu à la fois famélique presque bossu de maigreur et si élégant séduisant pour nos yeux incrédules mais conquis, par lui, tel par un Richard III.
Ce film est un chef d’œuvre mais il serait bon que son histoire à Joker s’arrête là, et ne s’épuise pas en une demande de suite, voire de trilogie ?!
A certains moments, quand il danse on se croirait en présence plus de l’incroyable Michael Jackson plutôt qu’en presence d’Iggy Pop. 
Oui, je le reverrais. J'ai attendu le lendemain pour écrire mais je me sens comme abandonnée d'un univers de fiction aussi triste que le réel sur cette planète mais dont forcément on sortira, après toute cette violence larvée... Il a fait miroir réfléchissant : Joker de Todd Phillips.




Joyeuse retraite ! Bon je viens de voir le film. Dans mon ciné de quartier je ne m’attendais pas à un film  désopilant eh bien je n’ai pas beaucoup ri, mais j’ai aimé quelques moments grâce à Judith Magre surtout. Il y a même une excellente blague dite par Judith Magre à toutes les petites vieilles comme elle, dans une maison de retraite ! Cette femme garde ses yeux qui brillent comme des étoiles. Certains seconds rôles sont très mauvais ! Mais ils ne restent pas trop longtemps comme l’architecte soit disant portugais !!! Ah aussi les deux enfants sont mignons, avec ses lunettes pour le petit garçon, mais pas très bons et ça plombe un peu... Par contre la fin est jolie. Nicole Ferroni n’est pas encore comédienne mais elle est elle, et cela passe très très bien pour moi au cinéma, parce que je l’aime bien.

À propos d’enfant au cinéma avez vous vu la Série TF1 sur le Bazar de la Charité les enfants Thomas et Camille et aussi le petit gavroche sont très bons comédiens et on s’attache à eux comme aux autres rôles  l’histoire est très bien ficelée même si elle est un peu complaisante à l’horrible de la situation tout y est crédible. Quels acteurs les adultes on les dirait choisis par Josée Dayan ou Canal +, Gilbert Melki est époustouflant en méchant sadique pervers intelligent odieux et séducteur quant aux autres avec Audrey Fleurot et Josiane Balasko dans les plus connus ils sont tous vraiment bien. Le rythme est haletant j’ai beaucoup aimé et Pascal aussi. Mention bien pour Stéphane Guillon il a une formation de comédien et est devenu humoriste par défaut....
Julie de Bona (Rose) et Adrien Guionnet (Thomas)




Critique de Télérama très très nuancée comme ils en ont le secret
Saga
“Le Bazar de la Charité” ouvre ses portes sur Netflix 
Réservé aux abonnés
Aude Dassonville Publié le 26/12/2019.
Audrey Fleurot, dans Le Bazar de la Charité.
La plateforme propose à ses abonnés la super-production qui a enflammé les audiences de TF1 cet automne. À mi-chemin entre “Angélique, marquise des anges” et “La Reine des neiges”, reposant sur un scénario souvent faché avec la vraissemblance, la série souffre de quelques gros défauts. Et pourrait provoquer la lassitude des téléspectateurs.
Paris, 1897. Chacune de leur côté, trois femmes se rendent au Bazar de la charité, une vente de bienfaisance très courue de la bonne société de la capitale. Ça papote, ça virevolte, ça se pavane… quand soudain, la surchauffe d’un cinématographe provoque un incendie. En une demi-heure (soit l’essentiel du premier épisode) tout est consumé : le bâtiment, mais aussi les espoirs d’une vie meilleure que nourrissaient les trois héroïnes. Le divorce de l’une (Audrey Fleurot) se complique, le projet de mariage d’une autre (Camille Lou) s’éloigne, quant au rêve de voyage à New York de la troisième (Julie de Bona), grièvement blessée, il est brisé. Dans les sept épisodes suivants, il ne sera plus question que des destins contrariés de ces héroïnes en voie d’émancipation, frondeuses parce que amoureuses – des féministes par accident, en quelque sorte.

Gros fil blanc
Produit par Quad TV pour TF1, en partenariat avec Netflix, Le Bazar de la charité a fourni à la Une l’un de ses plus beaux succès d’audience de l’année. Rien d’étonnant là-dedans : la promesse d’une série pleine de fougue et de passion est tenue, pour qui aime les dorures éclairées à la bougie et les dentelles qui dégringolent comme les cheveux des femmes après l’amour. À mi-chemin entre Angélique, marquise des anges et La Reine des neiges – dans une version où le patriarcat tiendrait lieu de pouvoir glaçant –, la narration explore toutes les voies du romanesque… jusqu’à l’égarement. Cousue de gros fil (blanc), fâchée avec la vraisemblance, truffée de dialogues redondants avec l’action, mal jouée (seul Gilbert Melki campe un méchant crédible), ce Bazar nous prend pour des enfants. Mieux définis, certains personnages vicieux auraient pu susciter l’angoisse, et quelques belles âmes des élans empathiques irrépressibles. Au lieu de quoi, les uns et les autres brillent par leur tempérance et leur docilité. Insignifiants, ils sont bien vite oubliés.
Gilbert Melki et Audrey Fleurot, dans Le Bazar de la Charité.

Surréaliste
Ensuite, sans être spécialiste de la fin du XIXe siècle ni arc-bouté sur le réalisme historique, on peine à rester stoïque à la vue de nos héroïnes en cheveux dans les rues. On sursaute d’entendre un « fils de pute » jaillir d’une bagarre ou un « c’est génial » s’échapper de la bouche d’une femme (on passe sur « Me prends pas pour un con » ou l’ultra contemporain tic de langage « en fait »). Et l’on s’étonne, au minimum, que les personnages se parlent et se retrouvent n’importe où dans Paris avec la facilité de ceux qui viennent de s’envoyer un texto… Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’addition de jolis décors, de beaux costumes (quoique peu variés) et de flamboyants effets spéciaux (un incendie et des cicatrices chéloïdes sur un visage) ne suffisent pas à faire une bonne série. Et si la prochaine fois TF1 cessait de vouloir tout simplifier, réduire, abréger, édulcorer et faisait confiance à l’intelligence des téléspectateurs...



https://www.senscritique.com/film/Pat_et_Mat_en_hiver/critique/208726362
Pat et Mat en hiver film d'animation pour les enfants à partir de 3 ans 
Donc quand je rentre de chez ma mère, tellement âgée et qui se bat comme une lionne encagée, pour rester autonome,  et faire des choses pour elle qui ont du sens, dans son si beau paysage comme laver ses carreaux,il faut que j’aille tres vite au cinéma. Et pendant les vacances, j’ai la chance de pouvoir aller voir des films d’animation dans le cycle de l’enfance de l’art. Dans la salle trois enfants deux petites filles et leur maman et un encore plus petit garçon et ses grands parents. Le petit garçon est déjà impatient alors que les bandes annonces pubs sont assez courtes au ciné Chaplin Saint Lambert. Une des petites filles me rappelle une autre par ses commentaires. Le petit garçon a juste 3 ans avec ses grands parents trop désireux seulement de l’emmener au ciné, ils s’en iront discrètement au bout d’un quart d’heure. Tandis que la petite fille m’a bien dit qu’elle a beaucoup aimé et sa mère m’a confirmé qu’elle a beaucoup commenté les « bêtises » qu’ils font. Et moi donc ? J’ai aimé surtout l’esprit d’ingénuité des personnages et leurs actions pour peupler leur amitié et leur solitude. Comme ce film se présente sous la forme de plusieurs petits films, celui donc où ils se font des cadeaux m’a beaucoup plu, car ils se font les mêmes cadeaux que nous deux Pasc et Nat ce noel... j’en ris encore. C’est un art de vivre l’amitié quoiqu’il arrive et à tous les âges, le sous texte.... de la vie et de ce film, le fond commun.
À un enfant de six ans un philosophe français demandait quel sens donner à sa vie, il a répondu ; "s'entendre" vaste programme.


Le cirque sur Arte
Un film de Charlie Chaplin que je n’avais jamais vu après avoir revu les lumières de la ville(avec le fameux match de boxe) et pour couronner le tout un doc sur la vie du compositeur Charlie Chaplin, il composait toutes les musiques et n’a jamais pris un seul cours de musique.... Quelle soirée mes aïeux ! Pascal lui se rappelle impeccablement du déroulé du film : les lumières de la ville, moi il faut toujours que je gomme pour me retrouver comme stagiaire,  nouvelle, aux films que j’aime et l’avantage de les voir à la maison, c’est que je peux m’exprimer, m’esclaffer  de rire, frissonner d’émotion, Pascal à l’habitude et rit de me voir rire. Donc revenons à cet inconnu pour nous deux : le Cirque je me suis demandée si Tim Burton ne s’en était pas inspiré dans son Dumbo ou le dernier « comme des bêtes » eh bien !  ils ont eu raison car c’est un petit bijou de tendresse, de romantisme d’amitié... vous connaissez le romantisme d’amitié, c’est s’effacer quand on est amoureux de quelqu’un au « profit »(dire qu’il n’y a pas d’autre mot)de quelqu’un d’autre qui lui, le rendra plus heureux, qui est plus dans ses cordes...(Charlot devient par amour funambule) ses accords... ses talents et partir seul, ensuite comme un éternel vagabond à la recherche d’amitié avec tous, les bestioles, les humains du plus petit ou plus grand ; c’est cela Charlot, et je les revois quand je les ai déjà vus, ses films, avec un plaisir intensifié, il est en tant qu’acteur « comique »  (là, non plus il n’y a pas d’autre mot) d’une précision invincible toujours en quête de l’exactitude dans les répétitions des gestes, des scènes, je lis toutes sous-textes et je ris d’autant plus.... Gregory Grégory Guillotin dans son art de la caméra cachée est à la même école et dans une autre dimension pour le partage et le « oser tout » Michel Fau aussi. D’autant que tous deux connaissent le romantisme en amitié et en jeu se mettre de dos pour laisser ses partenaires en pleine lumière alors qu’ils sont apparemment au premier plan.... oui mais uniquement pour prendre tous les risques ... C'est cela un metteur en scène acteur, il part en éclaireur et reste en lumières pour prendre toutes les critiques.... 
https://www.arte.tv/fr/videos/017218-000-A/le-cirque/



mardi 18 juin 2019

Parasite au cinéma et Bellissima sur Arte

Oh que ce film m'a énervée, fatiguée, déçue, désespérée, je sais il y a plein de strates cinéphiles à voir, de tableaux à déchiffrer, mais j'ai justement l'impression d'avoir tout décrypter... vaguement. L'intérêt est pour les seuls critiques... et le public vient car c'est la palme et qu'ainsi il se sent intégrable à très bon compte c'est vrai comme demandait un sujet du bac de philosophie : à quoi bon expliquer une oeuvre d'art ? On va voir la Palme d'Or et on lit le Goncourt et en voiture c'est un Direct....

Une âme amie, m'a dit, c'est parce que tu n'es pas rentrée dans le film, même pas, j'y suis rentrée par la porte de la belle maison d'Architecte avec un grand A et à plusieurs étages...mais j'en suis ressortie... à ce qui m'a semblé être le tiers du film tellement le reste m'a semblé long et peu crédible, avec des surenchères, des fausses pistes, des fins à chaque étage... en veux-tu en voilà.  La seule chose de réussie, c'est qu'aucun personnage n'est attachant, ainsi  se détache-t-on de tout....
Je ne spolierais pas le déroulement, ni la fin rocambolesque du film, mais ce que je me suis ennuyée avec ces marionnettes qui se démenaient tant bien que mal pour rendre crédible l'improbable, l'illogisme froid de ce scénario à rebondissements qui en fait ne touche à personne à rien, pas même à l'écologie à nos responsabilités dans le réchauffement climatique puisqu'après la pluie le beau temps.... et que "mieux vaut ne pas établir de plan..." Le réalisateur se réclame de Chabrol mais il est bien plus dérangeant justement, parce que ses personnages sont humains.
"Attends un peu et revois-le dans quelques temps", m'a conseillé cette âme amicale, en moi, j'ai déjà répondu : jamais !
La palme d'or du festival de Cannes remise par Cuaron à l'unanimité du jury, alors que son film Roma est tout le contraire et que Douleur et Gloire d'Almodovar était en liste dans les nominés... Je ne comprends pas.
Que d'artifices qui au début peuvent paraître bien observés drôlatiques pour stigmatiser les hiérarchies,  les différences d'apparences entre les classes sociales des hautes sphères(ou entre nous la bêtise l'hystérie crédule sont à leur comble chez les femmes : la mère la fille)  et des sous-sols forcément plus machiavéliques... voir même plus épris de la spiritualité des lieux en l'absence des maîtres, eux qui sentent cette mauvaise odeur des sous sols....où les égouts débordent.


Parenthèses j'ai revu sur Arte Bellisima sublime film de Visconti que je n'avais pas oublié mais que j'ai du voir, il y a surement très longtemps sur un petit écran de télévision, à l'époque et qui sait pas en entier parce qu'en Noir et Blanc...





Mais quelle différence de chair et d'âme, de jeu aussi de la magistrale Anna Magnani à la fois tragique, pleine de duplicité, drôle et si tendre avec sa gosse. Il y a aussi plein de situations humoristiques le passage de la fillette chez le coiffeur, sa professeure de théâtre et comment l'assistant se paye sa Vespa...On les voit toutes, les coupantes différences de classes sociales dans les mères et leurs filles qui viennent au "casting" pour faire passer des essais à leurs fillettes et quelle claque morale on reçoit à la fin. Là aussi je ne dévoilerais pas la fin car au moins ce film là le mérite... son succès.
Le Masque et la Plume où Jean-Marc Lalanne critique des Inrocks dénonce l’aspect conscient manipulateur du film 
https://www.avoir-alire.com/parasite-la-critique-de-la-palme-d-or
http://cineclubambulant.hautetfort.com/archive/2019/06/16/parasite-bong-joon-ho-6158621.html
(Même si je ne suis pas d’accord du tout avec la comparaison avec le cinéma italien ; j’ai plus aimé aussi son autre film : Memories of Murder)


Télérama pour accéder aux articles il faut être abonné aussi je les recopie....
https://www.telerama.fr/festival-de-cannes/2019/cannes-2019-bong-joon-ho,-palme-dor-avec-parasite,-et-vainqueur-par-chaos,n6268072.php
Drôle, tragique, inquiétant... Le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho a le don d’embarquer le spectateur en changeant sans cesse de registre. Déflagration sur la Croisette cette année, son “Parasite”, chef-d’oeuvre corrosif sur fond d’inégalités sociales, remporte la Palme d’or et sort en salles mercredi 5 juin.
Bong Joon-ho est un égoutier. Ses films, toujours sombres et humides, surgissent des bas-fonds du cinéma de genre, pour éclabousser le monde d’en haut de leur puissance métaphorique. Repeindre la société sud-coréenne avec des boues d’épuration : voilà la mission qui occupe le cinéaste de 49 ans depuis Memories of Murder (2003), thriller poisseux et prodigieuse réflexion sur le bien, le mal et l’histoire récente de son pays, qui, avec ses cinq millions d’entrées sur place, lui a ouvert toutes les portes, à l’intérieur comme à l’extérieur de la péninsule.
Son dernier film, Parasite, peut-être son meilleur, achève de placer Bong Joon-ho à la table des plus grands. Sans nappe, la table. Car le Coréen aux cheveux hirsutes et à la bouille ronde d’éternel adolescent ne fait pas dans la dentelle. Il dynamite les genres (du mélo au polar), orchestre le chaos, abolit les frontières, y compris celle du bon goût.
Entassés dans un souplex dégoulinant, les quatre membres d’une famille de prolétaires s’incrustent progressivement dans la luxueuse villa d’une famille de grands bourgeois de Séoul. Tour à tour fable sur la lutte des classes, farce horrifique, étude de moeurs, satire du capitalisme, Parasite est un film foisonnant. Un train fantôme, où le grotesque côtoie le tragique.
Après la géante bestiole amphibie jaillissant des eaux polluées de la capitale coréenne dans The Host (2006) et l’hippo-cochon sauvage arraché à sa forêt tropicale pour être envoyé à l’abattoir dans Okja (2017) — deux paraboles écologistes déguisées en films de monstres —, l’obsession de Bong Joon-ho pour les cloaques mérite une explication.
« J’aurais aimé pouvoir dire que j’ai été séquestré dans une cave à l’âge de 7 ans, plaisante le cinéaste avec un humour décapant. Mais non ! J’ai en revanche eu l’occasion de descendre dans les sous-sols de plusieurs gratte-ciel. Entre la pénombre, les escaliers et le bourdonnement des machines, il y règne une atmosphère que je trouve très inspirante. »
La symbolique du contraste entre un monde souterrain, sale et dissimulé aux regards, et un monde extérieur, propre, qui s’épanouit à la lumière du jour, comporte aussi une dimension politique évidente. Des deux villes haute et basse de Metropolis(1927), de Fritz Lang, aux doublures maléfiques qui remontent à la surface pour prendre la place des familles modèles dans le récent Us (2019), de Jordan Peele, comme dans la plupart des films de zombies, le cinéma fantastique regorge de gueux planqués sous le tapis, telle la mauvaise conscience des classes dominantes.
“Une ville enclavée et très réactionnaire, un peu comme Munich…”
« La lutte des classes n’est pas plus un problème en Corée du Sud que dans le reste du monde capitaliste, Chine comprise, poursuit Bong Joon-ho. Partout, les écarts continuent de se creuser entre les riches et pauvres. Mais je ne fais pas des films ouvertement engagés. En revanche, si le public, une fois ses émotions digérées, veut bien réfléchir au message sous-jacent, je n’y vois aucun inconvénient, au contraire. »
Né dans une famille de la classe moyenne supérieure, d’un père professeur d’art à l’université et d’une mère au foyer, Bong Joon-ho est le benjamin d’une fratrie de quatre. Il grandit à Daegu, au sud de la péninsule coréenne, « une ville enclavée et très réactionnaire, un peu comme Munich ». Gamin solitaire, introverti, il a du mal à exprimer ses sentiments au sein d’une famille où les échanges et les effusions sont presque inexistants. Il passe son temps à lire et à dessiner des BD. « Quand il m’arrivait de croiser un membre de ma famille dans la rue, je ne savais jamais comment réagir. Alors on évitait, mutuellement, de se parler. » 
Bien qu’il ait la fibre artistique et une formation de graphiste, son père, qui a réalisé le lettrage de l’affiche de La Servante, grand classique du cinéma coréen de 1960, n’a jamais encouragé son fils à devenir réalisateur. « Un homme doit être salarié », lui répétait-il sans arrêt. Simultanément à des études de sociologie, où il acquiert son sens de l’observation des différentes strates de la société coréenne, Bong Joon-ho, se découvre une passion pour le cinéma en fréquentant le ciné-club universitaire. Il finit par braver la recommandation parentale et s’inscrit à la Korean Academy of Film Arts (Kafa).

Un jeune professeur rendu fou par un chien bruyant

En 1994, ses courts métrages de fin d’études, dont il a presque honte aujourd’hui, reflètent bien ce double cursus. Il y est déjà question de l’opposition entre cols blancs et cols bleus (White Man) et de l’élite culturelle coréenne tournée en ridicule (Incohérence). Après quelques années d’apprentissage et une poignée de scénarios écrits pour d’autres, Bong Joon-ho signe un premier long métrage, Barking Dogs Never Bite (2000), comédie noire sur un jeune professeur d’université rendu fou par un chien bruyant. Son style, tout en ruptures de ton, où la violence menace d’exploser à tout moment, avec des personnages tragi-comiques qui ne s’apitoient jamais sur leur sort, s’affirmera dès Memories of Murder.
Désormais invité dans les festivals les plus prestigieux, célébré avec le même enthousiasme dans les revues cinéphiles et la presse populaire, et — ce qui n’est pas donné à tout le monde — prophète en son pays, où The Host et Snowpiercer (2013) ont attiré chacun dix millions de spectateurs, Bong Joon-ho peut faire ce qu’il veut : adapter une bande dessinée française de science-fiction, qui se déroule entièrement dans un train blindé et inarrêtable (Le Transperceneige, devenu Snowpiercer) avec un casting international (Ed Harris, Chris Evans, John Hurt, Tilda Swinton) ; créer la polémique en étant sélectionné en compétition à Cannes avec un blockbuster antispéciste produit par l’ogre Netflix (Okja) ; refuser obstinément les propositions de Hollywood pour réaliser un film de superhéros ; faire des allers-retours entre les films cent pour cent coréens et les grosses coproductions étrangères, sans jamais renier ni son style, ni sa personnalité.
Adepte des tournages rapides et spontanés, avec peu de prises, conformes au storyboard dessiné par ses soins et montées en direct sur le plateau, comme le veut la tradition d’efficacité coréenne, Bong Joon-ho se voit avant tout comme un artisan du cinéma de genre. « Ma première vocation consiste à divertir », insiste-t-il, la modestie en bandoulière. Avant d’ajouter : « Mes films sont comme une petite pluie. Au début, on ne sent rien, mais on finit quand même par être complètement trempé. »

lundi 20 mai 2019

Heureux comme Lazzaro/ Enemy/ Alain Delon suite

Ai vu hier soir, un dimanche soir sans foot, un chef-d’œuvre : Heureux comme Lazzaro avec cet acteur italien incroyable qui jouait dans une série Il Miraculo : Tommazo Ragno
Quel film quel engagement tout est beau affreux on ne les quitte pas, on pense à toute l’histoire du cinéma réaliste italien, puis à la Strada, si on veut, sinon on suit Lazzaro et toute sa famille... de pauvres....et son loup...(il n'y a pas de référence à Game of Thrones!)

https://npa2009.org/idees/culture/heureux-comme-lazzaro excellente critique aussi brève que celles de mon beau-frère Pierre Kandel sur FB.
La palme d’honneur remise à Delon voilà ! ça, c’est fait ! et c’est heureux, le travail de toute une vie, les revers de la célébrité, ses enchaînements, ses déchaînements comme pour Brigitte Bardot ou Marlon Brando... combien ont lâché la rive... un peu de respect pour ces marionnettes qui ont su aussi vivre avec toutes leurs veines et malchances. Ce n’est quand même pas un homme politique qui vous convainc de voter pour ou contre. Par moments les artistes font effet de soupapes, de boucs émissaires, on les lyncherait bien après les avoir aimés.  Même pas à Mickey Mouse... je ferais cela.... hier ai vu en seconde partie de soirée Enemy qui en dit long sur ce sujet bien avant E.T.
https://www.arte.tv/fr/videos/060223-000-A/enemy/

https://youtu.be/31FRmGrkzWc (impossible de vous importer la meilleure vidéo qu'en copiant le lien)


https://www.senscritique.com/film/Enemy/critique/5379253 critique réfrigérée de Sens critique, vous pouvez leur faire confiance !
Quelle soirée merci la télé même si la première partie était sur une chaîne payante.  Sur Arte il y avait Babel en première partie. Pas mal non plus un des (trop rares) films chorals très réussi de Alejandro Gonzalez Innaritu.