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samedi 30 septembre 2023

Théâtre : Piège pour un homme seul/ Cinéma : La fiancée du poète

Piège pour un homme seul 

« Alors raconte ? Tu nous avais promis de tout nous raconter et tu nous as rien dit ? »
Eh bien quoique très différent cela m’a fait un bien fou comme le film de Kaurismaki : les feuilles mortes. Car c’est une véritable histoire que de retourner dans les années 60 pour les 5 dernières minutes, avec le commissaire Bourrel « Mais bon sang, c’est bien sûr ! »  ce n’est plus Raymond Souplex mais  Régis Laspales, le commissaire lui de province, pour vérifier dans quel monde on est encore avec ses mensonges, ses coups de théâtre et pourtant on y est là à chercher : le loup dans la bergerie, le loir dans la théière sans trouver. Regis Laspales est tellement bien et tous les acteurs dont Sissi Duparc. Je ne connaissais pas Jackie Sardou(à la création)mais beaucoup mieux Pauline Carton quand elle s’énervait, c’est difficile pour les seconds rôles de rester inoubliables mais avec Michel Fau ils le sont et elle elle l’est :Sissi Duparc.
Michel Fau l’unique comédien « prodigieux »de ce pays comme dirait Arielle Dombasle, capable de laisser le jeu de face, en avant scène, à ses partenaires mais quand il se met au coin du décor on ne peut détourner le regard de son dos….
Il galope, se cogne, se fait mal pour de faux…c’est un danseur extraordinaire de plateau autant en habit rouge, [comme chantait Barbara et comme il était vêtu dans l’Apocalypse joyeuse] qu’en robe d’intérieur, en peignoir et toujours nu dans son jeu. Ses mains sont des oiseaux.




Tu dis que c’est mieux de voyager dans le passé que dans le futur ?
Regardes « cinq minutes » sur l’Ina l’épisode avec Gainsbourg tu oublies tout et tu te dis c’est lui ou c’est pas lui et bien à la Michodière c’est pareil tu cherches à savoir qui ment !? Quels sont les menteurs qui disent la vérité ?!  https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i11049336/serge-gainsbourg-comedien-pour-la-serie-les-cinq-dernieres-minutes
Car figurez-vous après le théâtre. on a discuté et notamment de la Vérité… la science…la religion on a eu envie de croire au progrès d’espérer….
Et moi j’ai ri bien fort comme j’aimerais embrasser plus souvent.  C’est quand on est précis et qu’on fait de la belle ouvrage que surgit une certaine poésie….Bravo à toute cette troupe au régisseur général qui joue même le flic de garde, un chuchoteur à l’oreille du commissaire.
« Si vous avez des amis et que vous leur conseillez de venir voir la pièce, ne leur révélez rien des 5 dernières minutes. »





Je l’ai revu une troisième fois et j’ai écouté sur France Inter qui ne parle pas encore cette fois de cette Re-création au Théâtre de la Michodière.
« Mourir pour des idées l’idée est excellente et j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue… » retrouver le théâtre quand cela est très bien joué  que le crescendo d’intensité ne baisse jamais qu’on est comme en suspends entre plusieurs vies toutes tracées et qu’est-ce qui fait qu’on en est arrivé là. L’art du théâtre bien loin de l’art de la guerre car vous  savez que selon certains pas les mêmes que les histrions oui, la guerre est un art. 
J’ai un besoin de devenir critique amoureuse que de fictions parce que là aussi on se dit c’est quand même pas possible que cela finisse comme cela cet homme enfant a été bien seul toute son enfance…[le mari interprété par Michel Fau : Monsieur Corban] mais sachez-le pour tous ce sont des rôles de composition et les armes sont chargées à blanc et quand ils viennent saluer c’est pour de faux même joué par Michel Fau. Le théâtre de la Michodière est un immense havre et je suis née au Havre, un immense havre de paix. Allez-y prenez un verre au bar quelques chips et des petits sablés Michel et Augustin vous serez heureux en sortant bien loins des pièges de la vraie vie pour l’homme toujours seul, sauf dans une salle de théâtre…

Le théâtre de la Michodière havre de paix et de créativité qui conjugue par le rire tous les temps de l’intrigue fiction policière et c’est tellement bien joué, mis en scène comme un opéra… et le monde n’est pas séparé entre bourreaux et victimes…. À force de les opposer de les poursuivre…. Rien ne passe en douceur mais la on rit et moi j’ai pleuré sur un enfant orphelin……
« Piège pour un homme seul » joué et mis en scène par Michel Fau
A un moment par le décor on semble ne pouvoir s’échapper que par le ciel , n’est-ce pas Monsieur le Curé, différent, plus jeune, mais aussi singulier que dans le film de Yolande Moreau : La fiancée du Poète où le curé est interprété par William Sheller. 


La fiancée du poète je vais poster là ma critique autant énamourée… trois jours après avoir vu le film 
🎦 🎥
Un film comme je les aime exactement, la fiancée du poète, de Yolande Moreau et j’aurais voulu partir avec eux dans la péniche et avec le cerf en ciment, les premiers ciments gris étaient aussi arts déco on en faisait des bancs, des balcons, des statues dans les jardins, on appelait cela du ciment armé…
J’ai adoré surtout Yolande et sa bande de branques mais aussi toutes ces poésies composées interprétées à brûle pourpoint qu’elle nous délivre. Auprès du cerf en ciment armé accompagnés par Yolande sa robe indienne et son ukulélé !
Il y a sa sœur : Anne Benoit, François Morel son beau-frère amoureux de toutes les femmes et fumeur de chichon, son neveu et comme locataires des chambres un dénommé Elvis, un Grégory Gadebois si sensuel et doux puis Sergio Lopez que j’aime beaucoup dans ce film, tous ces écharpés par la vie sont comme devenus riches de leurs seules expériences amoureuses et poétiques. Et il y a surtout William Sheller en curé improbable qui promène ses deux caniches blancs nains et aboyeurs. La vérité et le mensonge…la scène en cinéma muet puis la rupture avec la scène après le soit disant marche conclu entre artistes collectionneurs et faussaires. Quand ils partent in fine c’est sur une péniche sur la Meuse ils sont dans le brouillard mais en avancant à plusieurs on verra bien….








lundi 20 janvier 2020

Un poème de Nourredine Ben Bachir




Lire tout un poème c’est un peu aujourd’hui comme une expédition sur la Lune, et donc là ce tres beau poème est destiné à un nouveau né à son enfant par un père... car souvent on se demande : où es-tu Papa ?
P'tit bonhomme
                               à Mathieu B

Ce jour-là je n'ai pas dormi
Elle a tout donné
Et pendant tout le temps que cela a duré
Je n'ai rien su faire que lui tenir la main

Mes doigts serraient et relâchaient
Au rythme des salves de son ventre
J'étais dans la roue de son soufle
Je plongeais me noyais revivais

Puis tu es venu

Les mains d'une femme ont souri
En te posant
Dans mes bras

J'ai vu tes grands yeux ouverts
Ils me traversaient
En une seconde je suis devenu
Plus grand que mon corps
Je suis sorti de moi
Pour aller vers toi
Presque sans  bouger
Moi plus que moi
Comme un monde plus que le monde

Tu tenais presque entier entre mes deux mains

Dans l'épaisseur de l'instant
J'ai palpé mes contours
Et su ma demeure

Ta tête s'est redressée derrière la vitre
Où l'on t'avait posé
Et je n'ai plus rien pensé
Qu'à être là avec toi
Dans le flux de la lumière bleue
--J'étais l'homme bu dans tes pupilles

Alors, rasséréné,
J'ai dit une prière dont le dieu
Était toi
Elle disait
Je serai là je serai là
Le temps qu'il faudra

Tout était premier entre nous
Tes petits doigts roses se fermant sur mon pouce
Ton odeur envoûtante où la peau
Appelle la peau
Ton petit nez jetant sa brise dans ma paume

J'entendais mes gutturales faire des creux
Dans une voix chantante
Pour que tu viennes
Pour qu'on s'y berce
-J'ai su que le nom est l'autre main
Posée sur le corps au début

Je n'ai plus rien vu que toi
Tu me rappelais l"avant
Et m'emmenais
Dans le flux nouveau

Ma vie s'est redressée 
Dans la joie de la force ressentie 
J'avais un coeur des poumons
De fête battante

Et la force disait
Tu  viens de là
Comme tous ceux du début
Ton épaisse charpente est une graine de cabane
Tu es l'herbe de la terre
Et les arbres le savent

Oh mon petit mon géant
Mon nouveau
Tu es là
Pour que rien ne s'endorme

Il n'y a pas de raison d'être là
Sauf l'éveil répondant à l'éveil
Surgi un matin
L' éveil où la vie
Chaque jour 
Se crée nouvelle.
Nourredine Ben Bachir



vendredi 8 novembre 2019

Radio : matinale sur France-Inter

Boomerang 
Je me disais en écoutant cette émission quels messages aurait laissé Barbara sur WhatsApp ? à son époque, elle n’envoyait que des fax et donc à Jean-Louis Aubert avant qu’il ne passe à l’Olympia elle lui a envoyé un fax en lui disant qu’elle ne pourra pas venir mais qu’elle sera toujours dans sa guitare, elle est morte peu de temps avant qu’il ne chante à l’Olympia. Là je pleurais bien évidemment mais avant aussi en écoutant JL Aubert chanter justement avec sa guitare, « voilà c’est fini ! » Quand il raconte aussi son père, la bombe humaine, qu’il rêvait d’un autre monde et puis il a repris « à sa façon » dis quand reviendras-tu ? Là j’ai chanté avec ma voix de crécelle, celle dont on disait dans les cours de théâtre, que ce n’était pas ma voix... Pour toi Barbara, ma voix de noyée...




 
Pop and Co
J’adore cette chanson et en entendant son histoire je comprends pourquoi je l’aimais autant car à l’époque je ne pigeais rien aux paroles et selon mon Chéri je ne devais pas comprendre bien la musique pour aimer aussi Julien Clerc et Joe Dassin mais cela il le dit en souriant rien que pour m’embêter.... https://www.franceinter.fr/emissions/pop-n-co/pop-n-co-08-novembre-2019

😁
https://www.franceinter.fr/emissions/pop-n-co/pop-n-co-08-novembre-2019

Et La chronique de François Morel qui parle de René de Obaldia 

jeudi 7 novembre 2019

Macbeth au Kremlin-Bicêtre

Elles sont mirifiques prodigieuses ces sorcières, immenses et  chacune avec sa singularité, elles déclinent tout le chant des possibles.





Sur Facebook 
Au théâtre du Kremlin-Bicêtre, un beau lieu, entre terre et ciel pour cette pièce unique, à travers le récit, l’incarnation par des femmes, que des femmes, sans limites, le texte... mais aussi la musique, la poésie, les fantômes, les voix telluriques, la nature, jamais je n’avais aussi bien entendu le texte, hier soir, et ce n’était que la Générale. Elles sont incarnées sans mesure et incarnent tout.... les animaux, les yeux de la nuit, les arbres, les femmes, les hommes, la soif inextinguible de pouvoir... En sortant j’avais perdu la notion du temps, de l’époque, de la nuit et du jour, du rire et de la colère, du jeu hors normes qui ravage envahit, séduit.  Depuis que Shakespeare a dénoncé les folies du pouvoir, avons nous tellement avancé...... Macbeth est la pièce que j’aie le plus travaillé, dedans, dehors, avec des vêtements de feuillage, avec un maquillage de terre, sur le visage et les bras.... on cherchait la démesure... elles l’ont trouvée.... Bravo à la mise en scène, aux lumières, aux machineries.....c’est ce soir en création au théâtre du Kremlin-Bicêtre et après ce sera au théâtre de l’étoile du Nord entre autres..... j’ai vu Phèdre comme jamais avec JM Rabeux et maintenant Macbeth, la poésie est hors genres.... comme la terre. Merci, bravo ! je pense à vous pour la première.
Sur Instagram 



vendredi 20 septembre 2019

Les Lunes d'après Marina Tsvetaeva mise en scène Isabelle HURTIN



Un gazouillis d’oiseaux un espace Icare avec quelques spectateurs, une technicienne avec un rétro projecteur sur l'escalier des gradins spectateurs pas loin de moi au 2 ème rang... elle manipule les images et les ombres et c’est bientôt les Lunes d’après Marina Tsvetaeva mise en scène Isabelle Hurtin avec 7, 8, 9 comédiennes dont elle...Sur l’escabeau à jardin, non ce n'est pas elle ?... Cette planète lune que la poésie, Marina Tsvetaeva "émigrée" à Paris, aimait d'un amour passionné mais épistolaire Rainer Maria Rilke. C'est exigeant la poésie au théâtre dans les mots stellaires et après avec le silence d'après les mots, avec de la danse, des ombres, des lanternes, un flambeau, une odeur du cigare....Et la salle était remplie d'environ une bonne vingtaine de passeurs, tous très attentifs. Le jeu des comédiennes engagé de tout leur être est intense leurs yeux brillent ou pleurent, il faut pas moins pour jouer Claudel... cela me rappelle un soulier de satin qui n'en finissait pas et dont on ne voulait plus sortir...
Rilke écrivait à Elena Voronina des Russes : "chaque homme est un penseur, un commentateur et, si vous voulez un poète."
En 1921 Marina Tsvetaeva écrivait à propos de Rilke : "Rilke n'a rien à voir avec notre temps, il est son contrepoids" ce spectacle aussi...
https://sceneweb.fr/les-lunes-creation-disabelle-hurtin-da…/

une video
https://www.theatre-contemporain.net/video/Teaser-Les-Lunes 

vendredi 26 avril 2019

Brecht Ostermeier Radio Théâtre Poésie JLG


Voilà le poème dans son entier, je recopie pour vous en dictant à voix haute la fin qui n’est pas citée dans l’émission d’Augustin Trapenard de ce matin avec Ostermeier, la traduction est de Pierre Seghers.
« Vous qui surgirez du torrent
où nous nous sommes noyés,
songez,
quand vous parlez de nos faiblesses,
à la sombre époque
dont vous êtes sortis !
Nous traversions les luttes de classes,
changeant de pays plus souvent que de souliers,
désespérés que la révolte
ne mît pas fin à l’injustice.
Nous le savons bien :
la haine de la misère
creuse des rides.
La colère de l’injustice
rend la voix rauque. O nous
qui voulions préparer le terrain de l’amitié,
nous ne sûmes pas devenir des amis !
Mais vous quand l’heure viendra
où l’homme aide l’homme,
pensez à nous avec indulgence. »
Chansons et poèmes autour du monde
Bertold Brecht



Merveille qu’un citoyen du monde oh mon Dieu j’aurais 20 ans j’apprendrais l’allemand séjournerai à Berlin et ferais tout pour travailler en tant qu’actrice avec cet homme là (j’ai vu certains de ces spectacles) pour un seul spectacle, jouer une Panope une femme du peuple ou chœur ; écoutez les dans cette émission, le poème de Bertold Brecht ah les poèmes de Brecht ! Brecht le seul qui sut encore écrire des tragédies au XX e S. Quelle conscience !

D'autres émissions consacrées à l'Europe sur France-Inter : Boomerang, L'instant M(Médias) toute cette semaine.

Opposer la beauté au manque de paix dans ce monde, le Portugal porte ouverte sur l’Europe et l’Afrique les Amériques ... Lire à voix haute les grands textes.... extrait des mémoires d’Hadrien lu par l’auteure sur une musique de Satie, Fado d’Amalia, extrait lu par Augustin de cette auteure... quel matin de révolution d’œillets....

Excellente émission avec Frédéric Bonnaud sur le film de Godard : Cannes ARTE ce soir, please ce vieux réac... n’a pas toujours tort même en politique s’il se trompe sur le Crépuscule annoncé de l’Europe : tant mieux !!!
Les images il faut les voir et pas les commenter les illustrer sans cesse ! C’est entre autres ce que dit Godard dans son livre d’images ce soir sur Arte ...

Ceci-dit pour être honnête j'ai regardé sur Arte son Livre d'images et je me suis endormie plusieurs fois je rééssaierais JLG sur grand-écran plutôt !

mardi 6 février 2018

Les lettres d’amour sont ridicules Maria de Medeiros dit ce poème de Pessoa en 3 langues

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=537842963281646&id=100011678408118
« Un poème de Fernando Pessoa. 
Une comédienne exceptionnelle pour l’interpréter.
Un moment très rare.
Il y a quelques mois j’ai proposé à Maria de Medeiros, pour ARTE, une expérience poétique et une performance d’acteur un peu particulières : dire un poème de Fernando Pessoa dans les trois langues que maitrise parfaitement la comédienne, le portugais (la langue originale du poème), le français et l’allemand. Nous avons choisi « Toutes les lettres d’amour sont ridicules », un beau poème de Fernando Pessoa. 
Il ne s’agit pas ici d’une simple traduction où se succèderaient  passivement les trois langues. C’est plus compliqué et donc plus mystérieux.
Le poème est dit en portugais et traduit simultanément en français et en allemand par Maria de Medeiros.
Trois langues se croisent, s’entrecroisent, continuellement. Un tressage linguistique poétique merveilleusement exécuté par l’indispensable Maria de Medeiros.
Un moment rare vous dis-je !
Traduction française : 
Pierre Léglise-Costa.
Traduction allemande : 
Inés Koebel »
Paul Oazan 

mercredi 1 novembre 2017

Les nouveaux locaux de l’école Auvray-Nauroy et le Déluge récital & dernier album(à paraitre) de Zaza Fournier à l'Étoile du Nord jusqu'au 4 nov

http://www.lecoleauvraynauroy.fr/
« c’est un trou de verdure où, coule... une forêt »
Je pensais sans arrêt à ce poème quand j’ai visité l’école dans ses nouveaux locaux : 10 bld Marcel Sembat à St Denis. Parce que c’est juste accessible aux portes de Paris et donc ouvert sur la Banlieue arc-en-ciel. Parce que dans une école de théâtre on y rencontre non pas des morts-vivants comme ce soldat mort,  cadavre d’un jeune encore chaud, comme dans le poème d’Arthur Rimbaud. Parce qu’encore dans notre pays, des jeunes ont envie de créer et d’être responsables, dans ce pays toujours pas en guerre... Mais dans "ce trou de verdure où... coule une forêt" non ce n'est pas ça...il y a des jeunes gens qui les deux pieds dans la réalité travaillent à l’au-delà... 
Et aussi parce que c’est un endroit en construction mais qui vit déjà avec son grand : Accueil,  avec les bureaux pour ses trois Compagnies de théâtre avec ses trois salles de cours dont une réservée aux élèves pour qu’ils travaillent répètent entre eux, parce qu’il y a une bibliothèque pleine de livres -un recueil des oeuvres de Vigny était sur la table- et de DVD, un foyer au cœur de ce lieu avec un tableau d’affichage, comme dans un théâtre, parce que c’est clair vaste et chaleureux parce que ce lieu est dirigé par l’humour, l’amour, l’exigence délicate, la force qui propulse de Stéphane Auvray-Nauroy.  J’y ai vu des élèves d'autres professeurs trois élèves m’ont été présentés : Tristan, Salomé, Ophélie  avec des prénoms de personnages déjà.  Et j’ai tout retrouvé du temps où avec notre premier, non! mon 3ème prof de théâtre, on voulait ouvrir notre lieu mais là, c’est réel et accessible à 2 mn du Métro  et du Tramway, courrez y vite, vous y serez portés si vous y apportez votre désir et votre travail. Je m'y suis sentie comme abritée dans un nouvel horizon.
Et j’ai pensé que les profs de théâtre qui sait sont aujourd’hui comme des poètes d’hier qui travaillent à l’art d’aujourd’hui...
et qui sait font-ils la politique de demain. Il n'y a pas besoin d'une guerre ou d'une révolution pour cesser l'immobilisme.

Le dormeur du val


C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil de la montagne fière,
Luit : C'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


Arthur Rimbaud
Aimer... le tableau est de Nathalie Savary

Tout ce qu'il y a à voir au théâtre, Déluge cette semaine à l'Etoile du Nord, récital de Zaza Fournier, on y va ce soir....
104-zazafournier

"c'est un trou de verdure où chante... une rivière"
Au théâtre de L’étoile du Nord on y était, le jeudi 2 novembre 2017 elle a une voix envoûtante, c’est un petit miracle cela continue jusqu’à samedi. C’est très bien, c'est un tout, un spectacle musical ? non c'est pas ça... on est comme attaché à sentir la suite les intermèdes entre deux chansons sont des apartés avec l'intimité du public, elle a un charme, une précision, une drôlerie élégante si élégante dans ce dédale de toiles, et maintenant elle danse même avec deux partenaires : Diane Villanueva et Juliette Serrad,  une amazone et une sirène, très bien aussi, musiciennes qui chantent avec elle en l’accompagnant aux percussions et au violoncelle. Elle ouvre les eaux et met les sons des vents et de la pluie entre les étoiles et nous, ces trois elfes nymphes arrêtent notre déluge intérieur et quand Zaza Fournier chante en rappel "regarde-moi", on la regarde, on ne sait si le temps ne va pas s'arrêter ou continuer, je chantais en sourdine, les yeux embués de larmes, elles sont uniques toutes les trois...
Et je me suis souvenue de la première fois ou j'étais allée la voir chanter seule avec son accordéon , je m'étais dit, touchée par Mademoiselle tout particulièrement, j'ai perdu Barbara mais j'ai retrouvé Zaza.
Hier Pascal était avec moi,  lui si exigeant pour la Musique, ce n'est pas la première fois qu'il m'accompagne pour la voir et donc non seulement, il m'a offert la place-certes ce n'est pas le prix d'un concert des Stones- mais il était très content de sa soirée, il a même reconnu, dans la voix masculine enregistrée à un moment, celle d'Arthur H...(à vérifier) et moi celle de Bernard Lavilliers, ah l'imagination sollicitée par les voix...
Chut ne le répétez à personne c'est un spectacle poétique et cela fait un bien... monstrueux.


les toiles du décor les cartes graphiques sont de Carlijn van Vlijmen
"Il a pris l'océan
Il est parti 
Il joue dans les courants
Il est parti
Et toi tu pries le vent
Il est parti
Qu'il revienne vivant
Il est parti"



https://www.facebook.com/zazafournier/

samedi 22 octobre 2016

Par coeur de et avec Arnaud Arbessier, un seul en scène qui nous rapproche


ParCoeur vu par Evelyn Trân (Critique au monde.fr)
Qui ne se souvient de sa première émotion en récitant par cœur une poésie à la demande d’un maître ou d’une maîtresse ? Pour ma part, ce moment fut fabuleux. J’ignorai le mot trac mais j’étais terrorisée . Or au fur à mesure que les mots s’échappaient, sortaient du gouffre, j’ai éprouvé que le professeur m’écoutait. J’en fus tellement étonnée ! De quel texte s’agissait-il, je l’ai oublié mais il remue invisible dans ma mémoire, il me parle certainement comme il a parlé à ce professeur.
Passeur de mots, c’est l’un des plus beaux métiers au monde; j’ai connu un poète mourant, qui ne touchait plus terre, qui communiquait grâce à ses poésies pétries en lui qu’il continuait à balbutier comme si elles faisaient partie de son corps, de ses mains, de ses yeux. C’était lui !
Arnaud ARBESSIER, comédien, fils de Louis ARBESSIER de la Comédie Française, nous raconte simplement sa relation avec les mots, une relation amoureuse. Il dit que les mots sont magiques et que oui, il importe pour la vivre cette passion, d’apprendre par cœur un texte quel qu’il soit pourvu qu’il soit aimé.
Il remonte à la source, il nous parle de son père qui savait si bien dire le poème Villequier de Victor Hugo, de sa rencontre avec des textes de Léo FERRE.
Deux fleuves parallèles mis en musique juste par la voix, le poème Villequier et le poème Il n’y a plus rien . L’un s’adresse à Dieu pour demander pourquoi sa chère Léopoldine est morte, l’autre, révolté et sauvage gravit des chemins de dépression intense. Je me souviens encore de Léo FERRE chantant Avec le temps dans une émission de Jacques MARTIN, à la fin de sa vie. Lui si combatif, avait l’air si désespéré, si las !
Mais les fleuves ne cessent de cligner des yeux, ils vivent après tout. La chanson Avec le temps interprétée par Arnaud ARBESSIER peut dire autre chose, laisser s’exprimer quelque lumière derrière le désespoir.
Écouter Il n’y a plus rien à travers la voix d’Arnaud ARBESSIER c’est comme grimper sur un chemin de montagne caillouteux, les yeux dans le vent, la poussière, le soleil. Il n’y a plus rien, il y a tout.
Quel bel hommage aux poètes, aux comédiens ! Quelle belle rencontre ! Laissez penser les mots en vous puisque en vérité les mots agissent d’une certaine façon comme des cailloux qui scintillent sur les chemins qui touchent vos semelles. La ligne n’est pas droite bien sûr, le parcours prend du temps, c’est presque une aventure, c’est toujours de l’or au bout de la course !
Paris, le 5 Décembre 2016 Évelyne Trân

publié sur FB par moi...
Hier je serais bien restée dans une poche de théâtre plus longtemps, dans la petite salle cabaret des Déchargeurs, pour écouter ressentir : "les hommes qui arrêtent de pleurer font la guerre" pour un seul en scène : Par cœur avec et d'Arnaud Arbessier et d'Hugo et de Ferré et de l'ecclésiaste... Et au fait on dit Ferré comme les ferrets de la reine ou Fairé comme faire et...?
A la fin toutes les coutures de notre cœur semblaient re-tenir... Au théâtre quand il y a un échange intime avec chaque spectateur qui comprend enfin pourquoi il est là, pourquoi il aime le théâtre, c'est bien. Parce que Arnaud Arbessier a l'élégance de se présenter et on voit bien qu'il sait tout faire... de "l'art dramatique" et puis il nous dit simplement sa révolte, et puis "avec le temps" comment il a pensé à son père comédien du français capable d'apprendre, de jouer, de remplacer au pied levé n'importe quel rôle du répertoire. Parce qu'au français c.-à-d. à la Comédie Française, il y avait une tradition : l'apprentissage de tous les textes du répertoire pour remplacer dans le monde entier en tournée le moindre défaillant, pour représenter la culture française au kilomètre, un peu comme les chanteurs d'opéra. Lui n'a rien de ce passé ampoulé et plein de rivalité, il est seul pour nous prendre la main et nous dire à quel point ils font du chemin, les textes appris par coeur, quand on les ré-offre à quelqu'un, ils commencent à vivre dans l'espace-temps avec des formules magiques retrouvées pour tous enfin nous comprendre. Il nous confie à quel point il aime ça être en scène pour faire du théâtre, il nous sort la culture, les poèmes de la vitrine... "Il y a un temps pour tout, il y a un temps pour planter, il y a un temps pour arracher ce qu'on a planté....."

Ah je ne vous ai pas dit c'est tous les vendredis à 19h30 du 9 sep 2016 au 16 déc 2016
http://www.lesdechargeurs.fr/
et ce serait bien que ce spectacle sème des petits cailloux plutôt que des miettes de pain pour qu'on le suive et qu'il soit joué dans d'autres salles plus grandes, comme le Paradis au Lucernaire. 

mardi 22 septembre 2015

Le dernier voyage au pays que mon père s'était choisi, la Dordogne : des nouvelles de l'automne...

Le paysage que mon père s'était choisi à la suite du désir de ma mère, qui était : d'habiter le même pays que son ancien instituteur. Maintenant c'est devenu le pays des chats et du crapaud qui ne se transformera jamais en prince charmant. Mais ça ne fait rien, mon père écrivait des sortes de poèmes plus longs mais plus rares que les haïkus,  même s'il ne les envoyait jamais. Et donc par ma mère je viens d'en recevoir un. Elle l'a retrouvé dans un livre, je ne lui ai pas demandé lequel, il l'a écrit bien avant qu'il soit malade, a-t-elle précisé, comme s'il en était besoin !



 Nous autres les gens qui
 sommes morts
 nous embarrassons
 les vivants de nos corps
 nous leur donnons
 "aux vivants" mauvaise conscience
 d'être dans leur état provisoire
 nous autres qui sommes
 dans un état définitif
 si bien, si bien, que nous
 n'en revenons jamais 
et eux s'inquiètent les pauvres chéris 
de leurs incertitudes 
pas du tout sûrs de détenir
une vérité qui évolue 
sans cesse comme leurs connaissances 
alors que nous sans connaissance 
nous avons la plénitude de notre état d'absent 
qui peut aussi s'appeler le vide absolu 
dans lequel indéfiniment 
la vie se dissolue
Pierre Feyt






le figuier et ses fruits mûrs

la féline de mon papa, avant qu'il soit malade


les yeux rouges du crapaud marron

 

notre nouvelle féline qui aurait bien aimé mon papa


le fossé de mon papa

la maison de loin avec une voiture de location

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un an après la mort de mon père nous nous y sommes retrouvés désordonnés avec mes petits cousins du jeudi 29/10/15 au 02/11/15, ma mère est tombée le jeudi juste avant mon arrivée rien de cassé mais le "poème de la vie" : le corps, son corps a été fortement ébranlé.
un des deux arbres merisiers a chuté dans le fossé de mon papa cela m'a fait mal comme un présage inévitable

Pourquoi? ma mère m'a expliqué que les racines ne peuvent contourner pénétrer le rocher et donc s'étalent à l'horizontal, et au premier coup de vent! oui mais pourquoi celui-là, le premier des deux...

la petite chatte de mon père, est elle aussi très fatiguée, elle a au moins 15 ans la grisette qui nous était arrivée de chez le voisin (Maison ouverte uniquement pour les vacances) elle était arrivée pour qu'on la nourrisse elle et ses deux petits. Son nom à l'origine était Mistouflette ! Tiens bon....

lundi 12 mai 2014

Festivals annoncés : Cannes, Figeac, St Céré et au Lucernaire Annie Ernaux : Passion simple le roman que je préfère avec L'Amant sur ce sujet... de retour ce dimanche d'une sieste acoustique à la Maison de la Poésie /Fondacoeur


En quelques clics et photos pendant que la lessive tourne et comme dehors... il automne, dans mon cœur aussi, alors que nous sommes au printemps...
et le Macbeth de Mnouchkine -un nouveau souffle- critique de Gilles Costaz s/le Point, on le verra dis...

Cannes Le cercle s/ Canal + cinéma, c'est pour moi le début des vacances et donc de la vraie vie tout va être plus léger la pression le stress de plus en plus intermittents

 avec un hommage à Bruno Sermonne " le atoué du verbe, y a des gens comme lui et comme Bashung -rien à voir ?- peut-être, non mais si, et c'est important : dans l'élégance et le phrasé,  on ne s'y fait pas à ce qu'ils ne soient plus là on les savait malades mais bon...




Figeac /St Céré les festivals d'Olivier Desbordes et Michel Fau
 http://festivaltheatre-figeac.com/
http://festival-saint-cere.com/
ah moi j'ai déjà tous mes billets....

Critique de Gilles Costaz scène nationale de Chateauroux, Passion simple d'Annie Ernaux Mes Jeanne Champagne avec Marie Matheron  
http://www.webtheatre.fr/Passion-simple-d-Annie-Ernaux


 Ce que j'ai écrit tout s/FB  sur cette sieste acoustique à la Maison de la Poésie avec entre autres Albin de La Simone Olivier Steiner...
La sieste à la Maison de La poésie c'était un pur bonheur.... Il faisait beau pour y aller comme pour en revenir. Bien sur comme c'était conseillé de dormir de ronfler j'en ai pas perdu une miette d'Albin de la Simone et d'Olivier Steiner entre autres ils étaient 5 ... Quel livre il m'a écrit Olivier.... Avec Bastien Lallemant, Maeva Le Berre, et Santiago Amigorena


 "je ne veux pas compter mes sous, gagner plus que mon voisin, économiser ou dépenser : je veux que ma colonne vertébrale ne se dresse que vers lui. Je ne veux pas manquer, me marier, faire des enfants : je veux que mes bras ne se lèvent que pour lui. Je ne veux pas me montrer sous mon meilleur jour, communiquer, réclamer l'amour ou l'attention : je veux que mes articulations se déplient vers lui. Je ne veux pas me salir les mains, chercher à plaire à tout prix , être compréhensible, sociable, plaisant : je veux que mes tendons le soutiennent. Je ne veux pas expliquer ce que je fais tandis que je le fais, arrondir les angles qui naturellement ne le sont pas : je veux que mes cheveux s'ébouriffent, tombent ou blanchissent pour lui. Extrait de "la vie privée"

à propos un critique revient à de meilleurs sentiments...

... "Olivier Steiner donne à son texte une drôle de tonalité, étonnamment singulière : il invente une sorte de lyrisme froid, pour ne pas dire glacial. Loin d’être insensible, La vie privée regorge d’une vie bouillonnante, mais qui semble comme congelée. Comme si vivre pleinement risquait de tout détruire.
Attention : nous devons prévenir les lecteurs que ce texte comporte de nombreuses scènes décrites crûment. On est plus du côté de George Bataille que de Katherine Pancol.
Christophe Bys


Des jours que je n'ai pas oubliés : 101 poème à Lou "T'aimerais peut-être mieux si tu m'aimais mais t'aimerais peut-être pas plus." Cité p 202 dans ce roman là de Santiago Amigorena, mais ce sont d'autres pages qu'il a lues d'un autre roman qui sait à venir.... Après celui-ci.
............
voilà ils n'avaient répété qu'une fois juste une heure avant mais dans la pénombre et dans l'intention de ne pas réveiller ceux qui dorment tout parvient tout prend sa place même les déplacements incongrus changer de chaise passer son violoncelle au musicien d'à côté et regagner une autre place celle de la chaise vide pour chanter en duo contrepoint avec Bastien Lallemant.
www.maisondelapoesieparis.com
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au téléphone j'ai répondu sans regarder sur l'appareil que c'était un numéro "secret"
Un jeune homme très convaincant vient de me solliciter pour une promesse de dons "même 10 €" si convaincant et si convaincu : on a besoin de vous à nos côtés, les chercheurs ne peuvent pas continuer leurs recherches sans vous ...(et vous trouvez cela normal) cœur et artères avec un petit cœur rouge : remettre des cellules vivantes dans le cœur à la place des cellules mortes....

Bon je vais étendre et suspendre notre linge...

jeudi 10 avril 2014

1er Avril son-et-lumière aux Bouffes du Nord à 21h Yves-Noël Genod

Je demande à la cinquantaine de personnes qui font un succès de venir vite aux Bouffes du Nord car ils se réveilleront changés le lendemain après l'avoir vu leur son-et-lumière(car vous allez

 vous l'apprroprier foi d'animal) ce 1er avril qui n'est pas un spectacle.... Vous vous retrouverez futiles et entiers, maigres et/ou danseurs chanteurs musiciens silencieux hommes et femmes lumières ; petit djinn vert qui galope sur les mains ou sur ses grands pieds... -C'est poétique où tu écris n'importe quoi ?
Oh non ce n'est pas n'importe quoi ? Et quelques vous soyez ! Vous passerez des chants sacrés à un saxophoniste qui fume avant de jouer, à des condensés de philosophie qui s'achèvent par une liberté, celle de l'inexistence dans la fulgurance d'une trépidation disco du metteur auteur monteur musicien chanteur photographe voyageur. Un théâtre univers enfin ouvert à des touristes en tous genres : à des femmes en soie et paillettes, à un violoniste qui accompane une danseuse noire en robe longue bleu ciel avec des grosses barquettes blanches aux pois jaunes...
une d'elle des longues dames, une grande belle  aux cheveux blonds longs en noir combinaison pantalon,  qui crie contre le corps nu d'un jeune homme qui saute à la corde invisible de son bien être. 
Pour crier en silence elle a un revolver qui ne fusillera pas. 
Ce sont des bribes des condensés des noirs profonds comme si on était venu les chercher dans sa tête de Piaf... Le spectacle qu'on aimerait voir dans cet endroit 
Et que l'on les voit se dérouler sous nos yeux 
Devenue végétarienne depuis deux jours jusque là tout va bien.

 Quand je me dis que tant de gens que j'aime d'ici le 12/04  n'auront pas le temps d'y courir... faites
au tél le 0146073450  de17 à 19h vous dites "poiSon d'avril" et vous aurez des places à 12 € sauf si vous êtes riches déjà, maintenant faut tout leur dire, aux riches dans ce monde culturel : là où ils se doivent de payer et là où ils peuvent être invités. 

Car ce spectacle là il est vraiment fait pour tous mais qui s'y rend au théâtre qui travaille et qui vote ?! 
Et qui a envie d'être dérouté de son chemin tout tracé....
Ce n'est pas un saxo c'est une trompette !?