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jeudi 14 mars 2024

La vie de ma mère, le royaume de Kensuke

https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/sorties-de-films/le-royaume-de-kensuke-une-adaptation-animee-tres-reussie-du-roman-de-michael-morpurgo_6337369.html
Le royaume de Kensuke ce film n’est pas japonais mais 
Pays : Grande-Bretagne, Luxembourg, France

Je suis allée voir ce film à la projection scolaire c’est à dire en version française au Pathé Convention.
J’ai entendu l’animatrice dire aux tout-petits qui remettaient leurs gilets jaunes « oui moi aussi j’ai pleuré » alors j’ai regardé tous ces petits enfants que j’avais très peu entendus avant car ils étaient au Paradis et puis soudain ils ont senti combien c’était facile de tout détruire, d’arracher d’écraser. La vie face a la beauté l’amour la naïveté des petits ourangs outans si proches de notre espèce fait pleurer car on est maintenant tous vieux face a cet arrachement la beauté n’est qu’une estampe. Et pour s’en consoler les chiens joueurs et si constamment fidèles sont-ils aujourd’hui plus que jamais nos seuls amis….






La vie de ma mère 


Ah oui j’avais hâte et j’ai senti un partage avec les personnes présentes même si nous étions un peu clairsemées. C’est bien mieux de voir « les fous » de près car ils ne sont pas
Si différents de nous !?! Surtout quand ils sont interprétés par
d’aussi bonnes sensibles débordantes puis presque mutiques personnes. Les fleurs au temps des textos et des appels qui n’aboutissent pas sont indispensables. Et les fleuristes attentionnés aussi. À la chanson de Julien Clerc /Françoise Hardy : fais moi une place c’était déjà pas loin mais à la chanson de fin ma mère d’Arno j’ai ouvert les vannes les écluses et je me dis que j’aurais pu être cette mère là si j’avais eu un seul enfant et si mon compagnon son père était mort….j’ai beaucoup aimé le désir de sensualité le désir de se faire des copains des complices partout si facilement…d’être sensible à tout à la mer retrouvée et à son coucher de soleil. Les rôles autour sont très bien tenus aussi : l’associé, sa Mémé au fils, l’amie qui devient l’amoureuse… bref c’est un film réaliste et tendre c’est un film que je n’oublierai jamais. Et j’étais un peu triste de ne plus les voir dans l’écran et je suis donc restée jusqu’à la fin du générique. La fin je la souhaitais tellement qu’ils y sont arrivés. La fin m’a fait penser à cet autre film qui m’avait fait tant de bien Green Book, que je l’ai vu et revu à la télé et autant aimé au ciné qu’au petit écran.
Par contre ces affiches chargées de comment on doit voir le film avec les réactions les échelles de superlatifs c’est pas appétissant…
Surtout jeunes apprentis comédiens aux gens qui viennent vous féliciter après vous avoir vu dans un film ou sur scène au théâtre et qui ont quelquefois du mal à trouver leurs mots n’allez pas leur dire que vous n’étiez pas bien ou que vous étiez beaucoup mieux un autre soir etc… ces recettes là sont à échanger avec des psys ou des gens du métier….ne vous plaignez pas à ceux qui après vous avoir vu jouer vous arrivent les yeux brillants, ne blessez pas leurs rêves 😴

vendredi 15 décembre 2023

Une journée particulière, Migration

Une journée particulière 
Pourquoi un tel film si marquant dans nos têtes pourquoi pas l’immerger au théâtre ? et à part l’acteur qui joue le rôle du mari et que je ne comprenais pas alors que nous étions sur des strapontins au 2 ème et au 3eme rang d’Antonietta interprété par la lumineuse Laetitia Casta… et de Gabriele par Roschdy Zem. Oui la mise en scène est sage dans les traces, les empreintes du film, mais si je pense que le début est était trop long, les pans de décors classiques qui tournent ne m’ont pas gênée. Car ils dansent d’un endroit à l’autre. C’est si peu de chose un mur…Ici chez elle, ici chez lui, ici sur la terrasse…Mon compagnon Pascal était devant moi mais son dos était heureux d’être là comme jamais, après, c’est lui qui m’a parlé de Laetitia Casta « lumineuse », son rire... Roschdy Zem est serait un professeur de théâtre idéal humble secret élégant et incarné dans tous les rôles. Il rend son mystère à son personnage. Et aussi cette façon qu’il a de danser son pas. Il quitte la scène en imperméable et salue aussi dans ce vêtement masquant plutôt que protégeant…la salle était comble et le public était comblé…





Migration
Piou piou et ses darons ! 

Elle est encore petite. Ses parents la nourrissent. 


À propos  d’oiseaux, j’ai vu le film Migration sur une famille de colverts mais il y a des pigeons avec leur chef : la cruche…. plein d’autres canards un oiseau du paradis deux hérons et un homme : super Méchant une sorte de fils caché du critique culinaire de Ratatouille. Nous étions 5 dans une petite salle suspendue au Gaumont Convention : deux mères et leurs fils. J’ai ri mais j’ai surtout versé ma larme toujours au même tire-larmes : quand les enfants sont reconnus par leurs parents. Ah personnellement j’ai par contre peu apprécié le court métrage avec les Minions avant. La version française est doublée par Pio Marmaï  et Laure Calamy, ils sont épatants dans le couple des parents colverts. Vous pouvez emmener toutes les âmes d’enfants…..

samedi 22 février 2020

L’Odyssée de Choum, Le prince oublié

https://m.youtube.com/watch?v=lb3D4SVluHc


C’est un film bienfaiteur à partir de trois ans. J’étais seule dans une salle avec plein d’enfants. Et je peux vous dire que même petits ils suivaient tout,  toutes les péripéties de cette belle Odyssée avec ces passages dans la nature ou la petite fille d’à côté demandait à chaque nouvelle bête rencontrée : il est gentil ? Mais il y a pas le loup ?.....
Sur ce site vous pourrez voir toutes les bandes annonces des bons films pour jeune public




Avec mes deux petits gars bien plus grands je, nous, sommes allés voir le Prince oublié et ce film fort décrié nous a plu, car là aussi il y avait beaucoup, voir beaucoup plus d’enfants dans l’âge des nôtres d’enfants d’adoption, dans la salle Gaumont Boulogne. Eh bien ils étaient aussi attentifs et mon cher compagnon était lui par contre assez critique après, mais il a essayé de rester nuancé pour ne pas casser leur "après film".... : c'est cucu la praline, c'est pas beau les décors du monde des contes ; c'est surtout un vaste capharnaüm de tout et n'importe quoi qui se fera et se fait déjà,  c'est selon moi fait exprès, c’est la démarcation entre le monde imaginaire et le monde réel qui avec ses tristesses, réalités, disputes, rencontres ressort comme meilleur que l’imaginaire traduit en images. Et donc, j'ai aimé et même ai été émue, les acteurs sont très bien. La Fin surtout est émouvante car contrairement à Coco(le film), les personnages imaginaires même si on les oublie un temps... peuvent renaître revivre...


Et il faudra encore des siècles d’histoires pour apprivoiser les méchants.....

mardi 7 janvier 2020

Le voyage du Prince

Allez voir avec vos grands enfants au moins huit ans le voyage du Prince inspiré du Château des singes une merveille jamais je n’oublierai, cette merveille, juste avant d’aller avec eux voir les films lorsqu’ils seront encore plus grands des Planète des singes  




Télérama
Abonné
Critique par Guillemette Odicino

Parti explorer l’inconnu, un vieux singe éclairé découvre une « cité parfaite », encerclée par la végétation. Une superbe fable humaniste.
Conçu comme un journal de voyage, ce tendre et piquant conte philosophique pour toute la famille démarre sur un rivage inconnu où un vieux singe naufragé, le Prince, est sauvé par Tom, un autre singe d’une dizaine d’années. Dès cette première séquence, entre bleu délavé et beige sable, il s’agit de transmission. Les deux primates ne parlent pas la même langue mais le jeune Tom comprend rapidement l’aîné alors que ses parents, deux chercheurs bannis par l’Académie et retirés dans un vieux musée d’histoire naturelle, en sont encore à s’interroger sur cet « étranger ». Une fois requinqué, le Prince prend la main de l’enfant pour découvrir cette civilisation progressiste et fière de l’être avec sa ville rutilante de lumière aux immeubles bien rangés, mais soumise à la peur et de plus en plus encerclée par la végétation…
En redonnant vie au Prince de ­Laankos, parti en expédition à la fin du Château des singes (1999), Jean-François Laguionie revient à son thème fétiche, la découverte des autres, et donc de soi, mais de manière encore plus personnelle : on sent que le cinéaste se rêve à travers ce monarque éclairé toujours en quête d’ailleurs, ce singe à la ­Léonard de Vinci qui fait des croquis et invente des machines volantes. Après d’alertes scènes d’escalade végétale, sa promenade initiatique le mènera sur une canopée très écolo avec sa permaculture et ses habitants aux petites lunettes rondes à la John Lennon ! Au passage, Jean-François Laguionie fait preuve d’une délicate insolence envers ces existences baba cool et placides, un peu trop en retrait du monde, alors que l’univers est si grand pour les poètes et les explorateurs.
Mais, surtout, il use de son trait d’orfèvre pour dessiner les limites d’un modèle de société à l’urbanisme sclérosé, dirigée par une assemblée de politiciens obtus et endormis, où l’unique exutoire est un parc d’attractions horrifiques — la séquence pourrait rendre un Tim Burton fou de jalousie. S’ajoute aussi un bel hommage au cinéma classique, à travers King Kong : « Mais, enfin, comment les spectateurs ne se rendent-ils pas compte que ce gorille est amoureux ? » plaisante le Prince. Avec cette fable humaniste en lignes douces, où les verts profonds enlacent le vieux bronze et le brun fusain, Jean-François Laguionie, jeune homme tout juste octogénaire, signe ses Lettres persanes à lui, profondément émouvantes.

lundi 28 janvier 2019

Miraï , ma petite sœur

Un film étonnant de justesse, et de fantastique, les gens y sont beaux ! Dans la petite salle comble avec enfants et deux jeunes femmes japonaises qui ont bien ri, au ciné club de mon quartier, Miraï Kum leurs parents grands-parents sans oublier le chien, nous ont laissé ébahis. 

J’adore regarder les gens et surtout les enfants qui regardent un film ! Certes il ne faut pas les gêner mais avec les enfants on est tranquille rien ne les détourne de leur attention.  Une petite fille blottie contre son papa qui lui quelquefois en profitait pour s’assoupir un peu tandis qu’elle la bouche entrouverte, n’en a pas perdu une image. Doublé en VF par des acteurs pas trop connus on n’en a pas perdu non plus un seul mot. Si vos enfants ont 6-8 ans emmenez-les surtout s’ils ont des frères et sœurs mais aussi si enfants uniques ils sont complètement déroutés par leurs émotions dont la jalousie et ne comprennent pas combien on est lié les uns aux autres par la famille. On peut être aussi proche enfant d’un grand-père que de son chien on n’a pas encore de barrières de hiérarchie aux sentiments, on aime on aime pas on obéit on fait mal et tout passe... mais c’est quoi les souvenirs....

Dans le dessin je pense à notre nièce Nanou Mes Dessins c’est un miracle que les corps placés dans l’espace comme le petit garçon quand il dort ou sa soeur bébé quand elle glisse du relax... ou quand le Grand frère explore son visage pendant qu’elle dort, les quelques secondes bien-sûr avant qu’elle ne se réveille en pleurant. Le passage dans l’immense gare japonaise avec l’arrivée extraordinaire pour un petit garçon, mais pour nous aussi, de tous les trains et de la foule, est inoubliable.

https://www.avoir-alire.com/mirai-ma-petite-soeur-la-critique-du-film




mardi 10 avril 2018

Théâtre : Faust et le paradoxe amoureux Cinéma à la Télé et au cinéclub : Three billboards et Happy feet




Le paradoxe amoureux, j'adore déjà le titre, je suis une éternelle amoureuse émergeant d'une foule de paradoxes... vu (enfin) hier à une représentation exceptionnelle dans un immense beau site : Le Carreau du Temple.
Une représentation exceptionnelle cela veut dire quoi ?
- que c'était exceptionnel et que dans ce lieu cela ne se reproduira pas...
- que c'était exceptionnel et que nous en étions conscients le public (des amis des donateurs des élèves, enfin des parisiens pour la plupart, ceux disponibles à cette heure 19h30), par l'effet de la représentation, les acteurs interprétant une foule de personnages, conversant sur leurs troubles, leurs différends, leurs émotions mais ce n'est pas tout, il y a des textes qui nous parviennent d'auteurs enragés tel Proust... des extraits sonores tels celui de Deleuze dans son abécédaire, sur le désir, de dérouler tout le paysage de cette femme qu'il désire... qui restent en suspends, au dessus de notre obscurité, de notre  terrain amoureux loué, laissé en jachère ou à l'abandon ou prêté à de multiples occupants. et puis la voix de Piccoli : c'était dans quoi déjà, je retrouverais, je demanderais : Truffaut ou Godard ?Le mépris de Godard : "je suis en pleine catastrophe" ça se rejouera, j'ai demandé : on aimerait bien. Et la conclusion qui lyrique parachève l'intense moment dédié aux mots d'amour,  et juste avant je me souviens aussi de l'amour touchant, celui de l'analyste analysé, confronté à la mort, à la maladie, et alors ?
C'était déjà fini, ça se rejouera, je vous dis car il n'y a que l'amour... qui progresse et reste intense comme le théâtre. Au théâtre on peut tout adapter quand c'est extrêmement élégant et/ou drôle et/ou dramatique, un mélimélo de liens et d'intentions éclairées et éclairantes.
Ce théâtre là, c'est vraiment embrasser l'éphémère
- vu le sujet ? vu les acteurs ?
- pas seulement, vu que cela touche à bien des mystères et des liens entre les amants, entre le psy et ses patients, entre l'auteur et ses lecteurs, avec aussi l'adaptateur et le metteur en scène et de cet entrelacs, il y a encore plus de mystère renaissant, pour toujours....

Faust :
https://culturebox.francetvinfo.fr/theatre/comedie-francaise-un-faust-de-cabaret-a-la-magie-20-pas-si-envoutante-271325
je voulais le voir ce Faust et Allianz mécénat nous l’offre, ils ont organisé un concours et mon Chéri a gagné ! quel kiffe ce doit être de travailler dans ce théâtre.






sur FB Nathalie Feyt oui ce fut super entre rêve, magie, réalité, poésie, lévitation... Christian Hecq est exceptionnel, la scénographie nous contient, nous entoure, nous permet presque de rêver d’aller dans leur monde ; Pascal a dit on ne s’ennuie pas une seconde même après l’entracte et j’ai approuvé même si j’ai ponctué sur le jeu de la demoiselle ; la jalousie sûrement. Enfant Valentin le frère de Marguerite dans l'Opéra, me faisait rêver, j’ai enfin compris pourquoi ? je flashais sur tous les frères...



Three Billboards : ***** 5/5 au ciné club le Chaplin St Lambert 
J’ai été aspirée par le film et mon Chéri aussi, quels acteurs les américains et donc je n’ai vu aucun des défauts soit disant très visibles...

Happy feet numéro 1 ****4/5 vu sur Canal plus http://www.telerama.fr/cinema/films/happy-feet,284797,critique.php
-Et dans Happy feet ? -la scène où il croit le petit manchot devenu adulte parler aux Aliens de derrière la vitre : les humains dans le Maryland... cette scène m'a bouleversée.

lundi 12 février 2018

Paddington 2 et Jusqu’à la garde et un livre d'art... sur Nicolas de Staël

Comme j’ai besoin de tirer un trait ou de tourner la page, je vais souvent au cinéma, il parait que les images lavent le foie, m’a dit un ami, je vais au cinéma en attendant mieux et je suis allée voir Paddington 2 et Jusqu’à la garde. J’aimerai vraiment savoir à propos des films d’animation pourquoi dans les versions françaises, les doublures sont accordées à des acteurs tellement connus que ça squeeze tout. En plus contrairement aux acteurs dont la profession est la synchronisation, ils ne savent pas y faire et donc en regardant le film, je voyais sans arrêt la tête de Guillaume Gallienne, conteur, lecteur, mais pas du tout l’ours Paddingtton. 
À part cela c’est assez réussi et au bout d’un moment on croit à tout... au mélange de livre féerique, au mélange cake et sucreries anglaises, à la famille Brown et à ses voisins,  à ce Londres là, au méchant magicien... qui "oublie d'être méchant tellement le comédien Hugh Grant s'amuse à interpréter un cabotin"... c'est pas moi qui le dit mais la critique de Télérama

Jusqu’à la garde est un film d’une justesse probante mais qui ne prend pas partie et qui ne répond pas aux questions que je me pose  à propos du couple et de la violence faite aux femmes. La justesse de jeu des adultes et de l’enfant est sidérante ; l’intensité, la tension sont au maximum et nous sommes forcément un peu voyeurs en étant adeptes de cinéma, en choisissant cette fiction. C’est faux mais c’est vrai à commencer par cette scène où Léa Drucker embrasse et réconforte son fils et la caméra est placée de chez la voisine d’en face qui regarde, la porte de l’appartement est ouverte, la police est là et elle va la refermer, la porte. Cette scène m’obsède depuis plusieurs jours. C’est quoi l’entraide ? la frontière entre l’indifférence et la discrétion ? Quelle attitude de voisinage adopter quand on sent  près de chez soi : un dérapage violent, on craint la blessure émotionnelle comme une contagion.
Le montage du film, est sans la moindre complaisance, racolage ou musique soulignant les événements.
L'art, les peintres non figuratifs, l'art abstrait reste fermé, quelquefois difficile d'accès et jeune je voulais avant tout être différente, cultivée, lucide, même et surtout si par mon émotivité je m'empêchais de réussir aux examens. Continuer à apprendre, aller aux expositions, et l'émotivité sert dans ce domaine car sans autre explication, vous vous sentez happée par certaines oeuvres, même d'un petit format, immobilisée à regarder, puis à sentir la vibration de la couleur et c'est par ce peintre là que j'ai commencé à oser la couleur dans mes habits, faire se juxtaposer le rouge et l'orange.
Il s'est suicidé  alors qu'il était reconnu, mais amoureux fou d'une femme qui se refusait à lui...
https://www.facebook.com/groups/342046849609442/?multi_permalinks=345017669312360&notif_id=1518361416145540&notif_t=group_highlights&ref=notif
http://www.nicematin.com/faits-divers/retro-fou-damour-le-peintre-nicolas-de-stael-se-suicide-le-16-mars-1955-a-antibes-80418

Je vous ai choisi deux reproductions mais rien ne vaut la rencontre de l'original, car même dans les plus belles éditions d'art, la reproduction aseptise, met l'oeuvre encore plus loin de soi et surtout ce n'est pas la même émotion, comme toujours neuve à chaque regard, comme vivante et c'est peut-être pour cela que des hommes sont capables d'acheter des fortunes, un tableau et non pour le placement financier. Je pense à quelqu'un comme Gérard Depardieu qui laisse les tableaux qu'il a acheté au sol les uns derrière les autres en changeant celui qu'il place devant, il ne veut pas les "exposer" et qui disait dans une interview, qu'il avait senti quand un de ses tableaux(de ceux placés derrière) lui avait été substitué.


lundi 5 février 2018

la Maison Théâtre de la Lucarne et Ferdinand, film d'animation

La maison Théâtre la Lucarne 

Je ne connais pas le metteur en scène et auteur de la pièce, Daniel Delabesse et cet après midi pourtant, je n’avais pas envie de sortir mon nez dehors : soit la clarté retrouvée, mais le froid et la MJC de Créteil Villages c’est loin. Bon je me suis motivée parce que je vais mieux, parce qu’une amie qui ne m’a jamais laissée tomber y jouait. Et que c’est un plaisir d’aller la voir jouer, parce qu’elle me fait rire et me fait pleurer toujours au bord, juste au bord des yeux, à la lisière de l’inexprimé. Et là avec cette pièce et les autres acteurs ça m’a plu tout le long sans la moindre interruption du coeur. Je me suis sentie allégée de tant de choses pesantes accumulées, ces derniers temps. La mise en scène, le texte, le décor, les costumes, tout était adéquate. Cette maison ils vont la vendre, les parents sont morts,  le frère cadet ne peut plus payer les charges, certes une ambiance de Cerisaie, mais bien plus modeste et bien plus actuelle avec une fratrie de gens ordinaires... La petite soeur est infirmière, une seconde mère...
Le frère aîné est retraité de l’assurance, le deuxième celui qui s’est un peu sacrifié à reprendre, puis à perdre l’entreprise de maçonnerie du père, est devenu chômeur et picole un peu, le plus jeune des frères est libertaire, un peu toujours en retard, sur le départ, bougeant sans cesse, il est resté libre, mais bon là les choses ont changé, il a appris qu’il était le père d’une fille de 17 ans...
O j’ai oublié de vous dire, c’est du théâtre amateur, du comme cela, c’est meilleur qu’une tartine de beurre mielleux dans un bon thé chaud au coin d’une cheminée et j’étais tellement contente d’y être allée.
Et je leur ai dit que s’ils cherchaient une belle sœur un autre membre de cette famille de scène je voulais bien en être... Je vous en ai raconté des choses ? oui et non, car il y a tellement de petites touches de couleurs et d’autres plus sombres dont je ne vous ai rien dit que vous aussi, vous aurez si vous y allez,  une heure et quart de joie qui transcende comme en sourdine sans qu’on s’en rende compte juste après.... La prochaine représentation c’est à Bonneuil,(je viens d’apprendre que ce n’est pas confirmé) sinon je suis presque certaine que le frère aîné de mon compagnon Eric Kandel qui habite là irait, un dimanche après midi avec son petit frère et sa petite soeur, moi j’y retournerai bien pour emmener mon compagnon(le cadet de la fratrie) qui -comme moi qui, y ait travaillé- est lui toujours dans l’assurance... Le théâtre c’était mon jardin et ça a failli devenir ma profession principale mais heureusement que je l’ai gardé mon job alimentaire car ainsi quand ça s’est arrêté, j’ai pu continuer à payer mon loyer et ainsi je n’ai eu que des aventures choisies pendant dix ans et je ne suis pas passée par le dédale des intermittents, quelquefois l’abattoir de tous nos rêves où l’on enchaîne les figurations, les pubs, les voix et plus jamais de rôles au théâtre.... Bon il est vrai que je vais avoir beaucoup plus de temps, je suis retraitée et presque guérie non !? et ce théâtre là amateur me plairait avec plusieurs représentations et un festival de ce théâtre amateur : celui d’Annecy. C’est joli le théâtre de la Lucarne pour ces lucioles !

Paris Marche pour la fermeture des abattoirs le 9 juin 2016 
Ferdinand, c'est presqu'aussi bien que Ratatouille...
mais comme je disais à cette amie qui jouait dans la Maison, le théâtre allège tandis que le cinéma caresse...










À ce propos, hier je suis allée voir Ferdinand film d’animation sur un taurillon qui aime les fleurs et pas les bastons avec dans le déroulé de l’histoire un épisode dédale dans un abattoir vide, nettoyé, rutilant de ses cruelles machines à découper et à congeler, elles se mettent en marche alors qu’il n’y a qu’un seul taureau encore vivant d’accroché bien sûr ce n’est pas un film d’horreur  et donc Ferdinand devenu adulte défonce toutes les portes pour sauver ses copains et les sortir du labyrinthe des engins de mort, torture, découpage. Amenez vos enfants, ils ne voudront plus manger de viande et vous préférerez le soir même la salade de quinoa, à la blanquette de veau.

J'ai vu ce film dans un chouette cinéma le studio 28 sur la Butte, un ciné-club et c'est Cocteau qui a dessiné ces très beaux luminaires.


Pierre Kandel J'aurais bien été le voir, mais il ne passe qu'en VF... 
Gérer


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Nathalie Feyt je te promets que les doubleurs prennent même le bon accent et au moins tu es au milieu des enfants fascinés ou qui rient ou qui demandent : Maman tu crois qu’il va mourrir Ferdinand ? on avait envie de lui souffler : non, t’inquiète pas !