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mardi 29 novembre 2022

Embrasse-ta mère ! The Last show de Alain Chabat

Demain allez y a 19h30 voir : embrasse ta mère j’ai ri à Avignon, (voir post déjà sur my blog ringard pour le festival d’Avignon) mais j’ai pleuré aussi, je ne sais si c’est de rire ou de chagrin rentré…. Tiens à FranceInter Grand bien vous fasse, https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-29-novembre-2022-6802545 ce matin à la radio ils parlaient des larmes au cinoche qui ne changent pas la surface du monde mais qui changent, avec le théâtre, pour moi la profondeur de la vie. Hier soir le les cours de théâtre où j’assistais surtout le deuxième parce qu’ils n’ont pas peur nos chers apprentis comédiens amateurs de travailler « scènes de la vie conjugale » le Songe d’une nuit d’été autant que l’absurde de Ribes…dans Tragédie, une des meilleures pages multiples de Ribes, sur Phèdre. .
On reregarde la télé à cause du Late show de Alain Chabat, et même je regarde en boucle certaines soirées dont celle avec Léa Drucker, Benoît Magimel et Catherine Ringer c’est pour 10 soirées seulement….. TF1 ?  oui, mais là, ils rattrapent leur nivèlement par le bas -par le haut- malgré les pubs, mais en replay, des pubs : y en a pas….. Dora elle regarde aussi pour la scène finale enregistrée avec les chiens….. Sinon ?
Je me suis acheté un nouveau petit chapeau …Je crois que c’est pour mon Chéri et aussi le vigile du petit Carrefour d’à côté qui me dit quand je range mes courses : « Toujours élégante ! »





Cette photo est marquée par les dos qui sait des plus timides et le visage attentif de ceux qui travaillent sous la neige en train de fondre, c’est cela le travail des répétitions : la neige en train de fondre…. 




lundi 27 juin 2022

Trois films deux au cinéma : les passagers de la nuit, Contes du hasard et autres fantaisies , Les veuves

Les passagers de la nuit et Contes du hasard et autres fantaisies

Le point commun entre ces deux films c’est peut-être Éric Rohmer 
J’ai bien aimé ce film Les passagers de la nuit, que j’ai vu avant le japonais, l’osmose se fait si bien avec l’incarnation de tous les personnages hommes femmes adolescents puis jeunes adultes. Mais lorsque je regarde la toujours juvénile Charlotte Gainsbourg je ne me dissocie pas à un seul moment de son personnage tandis que le personnage d’Emmanuelle Béart….pour moi est moins facilement crédible. 
Et puis c’est un film qui parle de déménagement (enfin possible) je prends, en ce moment… d’un quartier pas très loin de chez nous.



Allez voir ces deux films à la suite comme moi seule et dans un ciné club comme le Saint- Lambert où la programmation est de rattrapage : deux semaines ou trois après leur première sortie, ils restent dans la diffusion pour les meilleurs, au moins 3 semaines….

J’en suis ressortie heureuse  d’être là dans ce monde et ce pays soit disant devenu ingouvernable et habitante de ce quartier avec un cinéma tangible sensible dans ses non-dits… correspondence avec les miens. 




Les veuves à la télévision ensuite en rentrant chez nous et vu avec Pascal était lui aussi très bien mené plus thriller que film d’action le suspense est garanti. 
Viva les femmes de tous azimuths au premier plan dans les films. 


https://explicationdefilm.com/2018/12/23/les-veuves/amp/


« I don’t see what I can do.

La réalité de ce monde veut qu’on ne fait pas de cadeau aux faibles. Les héritages sont des fardeaux. »



vendredi 7 janvier 2022

Cinéma Rose et Boite Noire Séries films Netflix Don’t look up The Witcher Télé : le Voyageur

 De cet article il n'en est rien resté que le titre et les Libellés.... malgré tout une quarantaine de personnes ont cliqué sur mon site, avec cet intitulé.  Qui sont-ils, reviendront-ils ?

Je suis devenue flemmarde, j'avais seulement recopié mes notes sur FB et choisi des images des films captures d'écran, dont une avant et après, du comédien dans la vie sur photo, et dans son rôle pour the Witcher....

Rose : Vite si vous voulez nous aimer nous piger un peu nous les vieux avec amour, avec délicatesse, avec laisser leur la liberté, allez voir Rose, c’est encore dans les cinés : genre province, après la sortie vu le succès public comme à Paris dans les petites salles du Charlie Chaplin St Lambert. C’est avec elle Françoise Fabian, oui mais aussi avec Marceline, Pascal, Gregory, Adeline c’est unique et inique ; vous savez la différence entre partir à l’anglaise et partir à la tunisienne ? Eh bien vous le saurez ? on a aimé énormément Pascal et moi.



https://www.senscritique.com/film/Rose/44886121?fbclid=IwAR2k7jWSyK9_GRUjprzlHPcTFiYULdslZ1UO8eZ3KrNQ8zslrh1WKTvA3CU

Boîte Noire : c’est encore au cinéma le Chaplin St Lambert qu’avec mon Chéri j’ai l’impression d’embarquer pour voir un film ou comme au St Andre des Arts où je me suis vue emmener tant d’amis voir Ailleurs : Ailleurs, partout. C’est dans ces salles que je pars plus loin en moi et dans le film parce que ces cinémas ressemblent aux cinémas de mon enfance adolescence et une fraction de seconde j’attends les personnes absentes défuntes sans corps désormais, j’attends qu’elles viennent me rejoindre dans le noir et j’y ai pensé aussi pour ce film Boite Noire car le début du film est tellement crédible que l’on se sent partir dans la carlingue et on a d’autant plus peur que vu le titre on a pas d’échappatoire. Mes voyages les plus lointains en avion ont été aussi accomplis avec mes parents ou des amis mais c’est avec mes parents que ce fut le meilleur souvenir car je les avais convaincus pour une fois, de voyager, une fois vieux et mon père était étant déjà malade….en Italie et en Russie
Par ce film qui est un véritable thriller et qui est très bien joué dont la pléiade de comédiens est très crédible presque trop, en sortant, je me suis entendue dire heureusement ce film n’est pas tiré d’une histoire vraie !?



Don't look up (Netflix) : Nous avons beaucoup aimé les deux post-génériques( le 2ème est tout a la fin du long générique) Cela se suit bien avec plaisir et j’ai contrairement à la critique ci dessous bcp aimé Mark Rylance et Meryl Streep….
qui pour moi m’ont fait penser à Mars attacks un film clé pivot de ma vie de Tim Burton jamais je n’oublierai ce film j’ai ri alors que je l’ai vue seule à Avignon (hors festival) pour une tournée d’effondrement de tous mes espoirs et ce film m’a fait rire comme inimaginable !!!
Et Timothée Chalamet au contraire de la critique mérite le droit d’être cité car sa prière est loin d’être ridicule plutôt sobre et profonde avec une naïveté d’après le désespoir. Depuis Dune ce jeune acteur est pour moi un acteur rare à l’élégance naturelle.




The Witcher (Netflix) : The Witcher est fantastique. Mieux ou moins bien que Game of Thrones ? beaucoup mieux dans l'identification des personnages et le détail l'attrait de leurs costumes. Les scènes de tortures sont quasi inexistantes mais les combats sont prenants un peu tarantinesques dont ceux contre les autres humains et ceux contre les monstres sont vertigineux, contre les monstres dont un dragon... Il y a un peu plus d'humour faut dire qu'il y en avait pas bcp dans Game of Thrones... mais une critique ce doit être apprendre à aimer le cinéma (Jean Douchet) et disons que je n'ai pas appris pour Game of Thrones que j'ai lâché rapidement et repris grâce à la sélection des meilleurs épisodes de mon compagnon de nos regards conjugués. le jeu de l'acteur principal est réellement interessant il est lent froid et pourtant hyper sensible....les perruques les mutations de leurs regards visages aux sorceleurs sont vraiment fascinants. Les costumes sont tous très beaux et les perruques coiffures sophistiquées mais très emblématiques.
La saison 1 commence un peu piano mais bon la deux est prenante addictive comme on aime.
Elle The Witcher à quoi ressemblent-ils en vrai ?


Superman


le Voyageur (France 3) :Voilà une série qui ne fait pas de bruit sur les sites internationaux de cinéma des séries même françaises alors que pour moi elle vient comme en écho du film que j'avais adoré Nomadland. À l'origine le charismatique taiseux physique et lui-aussi d'une extrême sensibilité délicatesse empathie ex-footballeur : Eric Cantona a été remplacé par Bruno Debrandt et je l'ai suivi avec autant de projection et d'attention alors qu'il est différent et triés à l'aise dans sa singularité. Le monde étriqué demande des consolations et pas seulement à la Providence mais à soi-même. Les seconds rôles sont aussi très bien joués et ont une intention des relations des profondes blessures et amitiés.Tous les personnages sont attachants dont le chien qui lui est resté le même....Amy ou Aimé. Les paysages sont très envoutants, on a envie d'y partir d'y disparaitre en Van.

L'épisode 1 " la permission de minuit " avec Lio en Camargue et Rachida Brachni Francois Chattot Anne Benoit... était pour moi comme une rencontre.





Bruno Debrandt l’ex héros de la série Caïn confie au Parisien :  » Ce qui m’a intéressé, c’est le concept. Tout le monde peut s’identifier au Voyageur, un type en pleine remise en question, notamment du métier qu’il a choisi, et qui décide de tout lâcher pour aller à la rencontre d’autres gens » (…) « Cette fiction offre une réflexion philosophique sur le lien aux autres et ces personnes laissées de côté, qui n’arrivent pas à faire le deuil d’un proche car elles n’ont pas de réponses. Ce voyageur n’est pas seulement un flic. Il est à la fois confesseur, ami, médecin des âmes. »

lundi 4 octobre 2021

Michel Fau à la télévision : « on est en direct » et au Théâtre dans : Qu’est-il arrivé à Bette Davies et Joan Crawford ?

Voilà le message de France-Tv qui me tutoie 
« Cette vidéo pourrait te plaire ! Elle est disponible en replay encore 5 jours : On est en direct - Émission du samedi 2 octobre 2021 »
https://www.france.tv/2806307-emission-du-samedi-2-octobre-2021.html#xtor=AL-85-%5Bpartage_video%5D
Quellle page ne ratez rien de cette émission consacrée entre autres à Michel Fau Mr Fraize devenue Madame Fraize au Théâtre du rond-point à l’extraordinaire Madame Judith Magre. Que je vais courir aller voir.
La première fois que Je l’ai vue c’était à Chaillot avec Georges Wilson acteur et metteur en scène dans le Diable et le bon Dieu de Sartre puis  dans les Prodiges de Jean Vauthier je l’ai adorée admirée des le départ. Il a raison Michel c’est une grande tragédienne et les grandes tragédiennes peuvent tout jouer. 
Donc pour revenir à mon cher être humain Michel Fau qui me pousse à bouger encore de Théâtre :pour le théâtre de Michel Fau, car comme dans la chanson Ziggy avec lui le jour surtout depuis cet hiver…est moins long.
Au début de l’émission il est avec sa partenaire, Amanda Lear ri ils parlent bien-sûr de leur pièce au Théâtre de la Porte St Martin qu’il ne faut rater sous aucun prétexte pour se prendre enfin dans les bras même avec ses meilleures ennemies pour quelquefois soi-même les ouvrir. 















Pour ne pas louper après le début de l’émission je vous mets les tops pour les meilleurs moments notamment sur l’ambiguïté de l’être humain 
Après 1h31 extrait du Recital emphatique 
Mr Fraize devenu Mme Fraize au Théâtre du Rond Point 
1h36 à 1h40 
Le livre de Nicolas Diat - Ce qui manque à  un clochard-

Michel Fau déclare à propos de Judih Magre 
: « les vraies tragédiennes peuvent tout jouer » comme il a raison. Et ce qui m’agace dans les apprentis comédiens ceux qui ne veulent jouer que des rôles qui « leur ressemblent » et partir de la pour jouer des rôles « drôles » alors qu’il faudrait qu’elles commencent par Médée Agrippine ou Phèdre et après Arsinoé..,,,
A la fin de cette page ils parlent de Belmondo Michel Fau dit  combien il s’énervait d’entendre tout le monde déclarer qu’il était sympa dans la vie, alors que c’était un comédien de théâtre à l’origine et d’une immense dimension.
Judith Magre je me souviens d’elle et d’être allée la voir jouer 

lundi 12 avril 2021

Gregory Guillotin, quand le Pire stagiaire devient le Pire gendre sur C8

Quatre liens :
l'émission sur C8 TPMP le lendemain de la diffusion du Pire Gendre, 



https://m.youtube.com/watch?v=YF8dXF1EQLM&feature=share&fbclid=IwAR0ozibFyvWCDAY82Nc4EdvwbCvQHMBH4XL_6TJ4bEQLe7W5V9fvJw9VLBo


Sur Canal +

Réponse à  interview Greg sur TOPITO
Oui tu as raison c’est ambitieux et surtout au niveau du montage c’est très convaincant et les piégés sont des amours s’ils donnent des cours : comment aimer tout simplement ses enfants, ils pourraient donner des pistes à bien d’autres parents. 
J’aime bien ma coiffeuse mais sinon si j’habitais Les Lilas j’irai chez elle !
Interview pour Topito de Greg ou Gregory ou Bengui dans sa vraie vie 


Juste après l'avoir regardé le soir-même sur notre grande télé, j'ai écrit sur FB
Je l’ai regardé le pire gendre hier malgré Cyril Hanouna avant sur C8 (Canal +} et ce faux débat ou l’on prend une pancarte accusé ou coupable., il n’est pas pire Cyril Hanouna que Robert Hossein dans ces sons et lumières procès historico-religieux qu’il appelait « théâtre » où les spectateurs se retrouvaient jurés ; le seul bon côté c’est qu’il employait bcp d’intermittents et qu’il faisait venir au théâtre des tas de gens et qu’il ne méprisait personne...... 
d’ailleurs toi Gregory dans cette mise en avant d’opinions tu étais hors champ pendant le débat et pas à un seul instant tu as pris une pancarte... 
Ton film du pire gendre m’ a plu mais contrairement à d’autres Louis Vignac, il ne m’a pas fait rire aux éclats, car l’intensité des échanges était ininterrompue et les parents comme toujours les Piègés dans les pranks de Grégory Guillotin étaient formidables. Ton jeu de gendre implacable, impeccable surtout aux moments les plus provocateurs : le violon, les insultes, les confidences sexuelles.... 
Et ce moment où j’ai éclaté de rire « vous cumulez les difficultés vous dans la vie : juifs et arabes !!! ». 
C’est vrai que dans cette période de tri de ce qu’il faut dire et faire en présence d’autrui et d’être filmé tu fais souffler un souffle fort de liberté... ça me rappelle ces mots « sous les pavés la plage, jouir sans entrave, il est interdit d’interdire ».

Échange commentaires avec une amie virtuelle DW
-C'était limite violent psychologiquement, non?
ma réponse 
-C’est une réparation immédiate que le jeu, exemple le comédien qui joue un rôle très éloigné de lui aux saluts il le quitte. .Certes ce n’est pas courant d’être touché ainsi par les larmes de son père et de pleurer aussi mais c’était à la fin ou le rire et la reconnaissance les applaudissements corrigent un peu l’indifférence dans lequel le quotidien nous isole depuis ces vagues de confinement. Et je pense qu’on est fragilisés sans pouvoir exulter, ni se projeter dans les films au cinéma et dans les pièces au théâtre.  


lundi 6 avril 2020

Les films et documentaires à la TÉLÉVISION

Ai vu sur le petit écran de la télévision Autopsie d’un meurtre il y’a qques jours sur OCS et La veuve Couderc sur Arte, quels films ! et après il y avait hier sur Arte deux docs un sur la grande Simone Signoret une ouvreuse de portes en largeur sur « l’éternel féminin » « peau de chagrin ». Après il y avait un doc sur l’extraordinaire danseuse gitane : La  Chana toute en profondeur et en improvisation pour relier la terre et le ciel... une Sarah Bernhardt si vous n’aimez pas le flamenco regardez le vous serez estomaqué La Chana - Le flamenco est ma vie





La Chana - Le flamenco est ma vie

https://www.arte.tv/fr/videos/092167-000-A/la-chana-le-flamenco-est-ma-vie/

lundi 17 février 2020

La fille au bracelet, Call me your name, Marriage Story, Persona non grata,


LA FILLE AU BRACELET

La Bernerie-en-Retz, résidence secondaire du siècle dernier au bord de l’océan, une famille prend du bon temps avec leurs deux enfants. La police arrive sur la plage, échange quelques mots et repart avec la fille aînée, Lise 16 ans.

Deux ans plus tard, à Nantes, dans une belle maison contemporaine, le père s’apprête à accompagner sa fille à son procès. La plupart des scènes du film, se dérouleront aux assises du Palais de Justice, dans le très beau bâtiment de Jean Nouvel. Aérien sur ses pilotis, il fait face à la ville, et rappelle aux nantais la vie du citoyen dans la cité. C’est ici, que va se jouer en quelques jours le sort de Lise, la cheville ceinte d’un bracelet électronique. Elle va comparaître pour l’assassinat de sa meilleure amie.

La tension ne se relâche pas, tout au long du film, de part et d’autre de l’écran, au fil des révélations de prétoire et des silences trop remarqués de la jeune fille. Le père est épuisé, la mère reste auprès de ses patients, quasi-absente à sa famille. La jeune fille aime bien le style de son avocate, et on ne lui en voudra pas. Ses plaidoiries sont d’une bienveillance et d’une intelligence remarquable.

Le couple de parents, interprété par Roschdy Zem et Chiara Mastroiani fonctionne à merveille. On aurait envie de les revoir jouer ensemble. On souffre avec eux, des révélations sur la vie sexuelle de leur adolescente, les codes des jeunes ne sont plus ceux des adultes d’hier.

La jeune fille, Melissa Guers est la vraie révélation de la fille au bracelet.

Mais quelle mouche a donc piqué le réalisateur de confier le rôle de l’avocate générale à sa sœur Anaïs Demoustier. Fausse note, bien qu’elle joue très bien, ça ne fonctionne pas, elle semble si jeune, et si partiale. Seul bémol de cette magnifique partition.

On ressort de « La Fille au Bracelet » littéralement secoué, et content d’avoir vu un très bon film français.

La Fille au Bracelet est un film français réalisé par Stéphane Demoustier (Melissa Guers, Roschdy Zem et Chiara Mastroiani, Anaïs Demoustier).

Enyl Adubonn

Ma réponse sur FB
Pas du tout d’accord, tout le casting est très bon. Le duel entre les deux jeunes femmes proches en âge mais pas de la même génération, jusqu’à cet échange où l’avocate générale la taxe de « fille facile » est très réussi. La progression jusqu’aux plaidoiries est scotchante... Les parents, le petit frère et l’avocate de l’accusée : Anne Mercier, sont tous très très bien.  Ce film m’a beaucoup plu, il dévoile dans quelle liberté sexuelle peuvent vivre désormais, les générations des jeunes adultes d’aujourd’hui avec leurs amours amitiés. C’est une analyse froide pleine de non dits tout en montrant à quel point un procès dissèque la vie privée. C’est très bien filmé.

Sa réponse bis  :
C'est votre avis, respect. 
De mon point de vue, et ça n'engage que moi, le film est très réussi, exception faite du choix d'Anaïs Demoustier en avocate générale.
Et pour ma part, je n'ai pas vu dans le film de duel entre les deux jeunes femmes. L'accusé étant très taiseuse et distillant le doute et le rejet au fil des plaidoiries par ses silences. C'est aussi là, la force du film, elle semble ne rien ressentir.

Ma réponse bis :
Elle lui répond certes souvent par des silences et je suis d’accord que c’est un point fort du film mais à l’instant du film, que je cite, elle répond : pourquoi ne dit-on pas du jeune homme qu’il est un homme facile.

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CALL ME BY YOUR NAME vu sur Canal +
Article de Télérama Abonnée

Moi aussi je voudrais que beaucoup de personnes que j'aime et qui me touchent de près, des jeunes gens, aussi mais pas que, voient ce film même s'il est cadré dans les années 85-87 il est étonnant délicat et lui aussi comme "la fille au bracelet" dévoile l'intimité possible quand on devient adulte. 17 ans l'âge de tous les possibles et surtout quand on appartient à une famille ouverte et cultivée, c'est à dire avec quelques générations d'avance sur un évolution possible, une libération sans "pruderie" à l'âge où tout le corps entonne, appelle, chante le désir... l'amour fouet en a honte.  Surtout pour découvrir quelle sexualité vous donne le plus d'expression libre de ses sentiments de ses fantasmes... et ne plus en avoir honte ou peur.
L'échange dans ce film, entre le père et le fils, après l'histoire d'un été avec l'américain est si beau  (l'américain qui ressemble étonnamment pour moi, à notre prof d'histoire géo de mon adolescence sur lequel se cristallisaient tous nos désirs et qui avait crée un groupe de théâtre au sein du collège, nous avions 15 ans c'était les années 70...)



Nommé quatre fois aux Oscars, dont celui du Meilleur film et du Meilleur acteur pour Timothée Chalamet, ce nouveau long métrage consacre le talent de Luca Guadagnino, cinéaste de la passion et esthète cosmopolite.
Après les remarquables Amore (2009) et A Bigger splash (2015), l’Italien Luca Guadagnino donne sa pleine mesure avec Call me by your name, film d’amour et d’été, que devait, originellement, réaliser le vétéran James Ivory. Guadagnino raconte la génèse compliquée de cette superbe adaptation d’un roman paru aux Etats-Unis en 2007 et racontant la passion fulgurante d’un adolescent érudit pour un étudidant américain, sous le soleil de l’Italie du Nord.



Le projet d’adapter au cinéma Call me me by your name remonte à plus de dix ans. Pourquoi une gestation aussi longJ’ai été contacté, en 2008, par les producteurs, qui avaient acquis les droits du roman à sa parution, un an plus tôt. J’étais en train de finir mon premier long métrage, Amore. Ils s’adressaient d’abord à moi en tant que consultant italien : ils voulaient savoir où précisément  situer l’action. Car André Aciman, l’auteur du livre, est volontairement imprécis. Mais ils avaient déjà un réalisateur et un scénario. J’ai découvert avec émerveillement ce texte si proustien. Je leur ai suggéré, comme décor, la Ligurie, tout près de la  France, et suis devenu l’un des coproducteurs. Mais nous n’avons pas réussi à monter financièrement le film avec ce scénario-là et le réalisateur d’alors, ni avec les autres que nous avons envisagés ensuite. En 2013, James Ivory et moi avons alors travaillé ensemble sur une nouvelle version, avec l’idée qu’Ivory  le réalise. Mais les financiers ont rejeté cette hypothèse : tout leur semblait trop coûteux. Après six ans et demi de travail et de démarches, le projet se retrouvait ainsi au point mort. L’un des producteurs m’a alors proposé de partir sur de nouvelles bases : un tiers seulement du budget initial. Et comme les financiers avaient aimé mon deuxième film, A Bigger Splash, ils souhaitaient que je devienne le réalisateur…

“Nous avons tout de suite su que Timothée Chalamet avait à la fois l’apparence, l’ambition et l’intelligence de jeu idéales pour le rôle d’Elio.”
Ce long processus était-il lié, aussi, à des difficultés dans l’élaboration du casting ?
Non. En tant que coproducteur, j’ai rencontré à New York Timothée Chalamet, jeune acteur franco-américain, quand il n’avait encore que 17 ans, exactement l’âge d’Elio, le héros du film. Il en a aujourd’hui 22. Nous avons tout de suite su qu’il avait à la fois l’apparence, l’ambition et l’intelligence de jeu idéales pour le rôle. Jamais nous n’avons rencontré quelqu’un d’autre ensuite… En revanche, pour le rôle d’Oliver, l’universitaire américain, un acteur qui n’est pas dans le film fut longtemps associé au projet. Mais quand je suis devenu officiellement le réalisateur, j’ai imposé Armie Hammer. D’abord, il possède le physique très américain et l’assurance décrits par André Aciman. Il a naturellement l’aura d’une star, et c’est ainsi qu’Elio le voit. D’autre part, pour l’avoir admiré dans The Social Network de David Fincher et J. Edgar de Clint Eastwood, je savais qu’Armie Hammer était capable d’exprimer une peine diffuse, mystérieuse, au-delà de sa beauté radieuse. Il a pourtant hésité un moment : il avait peur d’être mal à l’aise avec les scènes intimes. Moi, je ne supporte pas la pruderie. Et j’ai de le don d’empêcher les autres de tomber dedans. Je l’ai donc convaincu.



Luca Guadagnino.

L’âge du personnage principal a-t-il posé problème lors de la genèse ou de la réception du film, notamment aux Etats-Unis ?
Non. Car dans cette histoire d’amour, il ne s’agit pas de prise de pouvoir de l’un ou de l’autre. C’est une relation d’égal à égal. Et s’il y en a un des deux qui prend le plus d’initiatives, qui est le plus entreprenant, c’est assurément Elio, le plus jeune.
Vous avez tourné Call by your name là où vous vivez, à Crema, non loin de Milan. Pourquoi ?
Sans doute pour retrouver les décors majeurs du cinéma de Bernardo Bertolucci dans les années 1960, la Plaine du Pô, et en particulier la Lombardie. Mais aussi pour suggérer des correspondances visuelles entre cette région et la campagne française plate filmée par Jean Renoir, qui compte aussi beaucoup pour moi. En revanche, ce n’est pas le lieu de ma propre adolescence : j’ai grandi en Sicile. Si je ne me reconnais pas vraiment en Elio, je revois mes parents à travers les siens. La culture comptait beaucoup dans ma famille, et pas comme quelque chose de muséal : elle faisait partie de notre vie.
“Hollywood est aussi le lieu où d’innombrables prototypes ont été conçus, sans que les goûts du public ne soient anticipés ou intégrés à l’avance.”
Pourquoi l’été du film est-il celui de 1983, tandis que le roman se déroule en 1987 ?
Pour moi, le début des années 80 correspond aux tout derniers feux de la lumière idéaliste de mai 1968. C’est très important pour cette histoire d’affinités électives. Juste après, nous sommes tous tombés dans la dérégulation tatchérienne et reganienne, et, donc, dans une ère plus froide, valorisant moins les idées et les sentiments.
Call me by your name est nommé quatre fois aux Oscars, notamment en meilleur film, alors que son rythme est languide, peu conforme au goût américain. Comment l’expliquez-vous ?
Les Américains ne sont pas comme on croit. Hollywood est aussi le lieu où d’innombrables  prototypes ont été conçus, sans que les goûts du public ne soient anticipés ou intégrés à l’avance. Un seul exemple : l’incroyable et subversif Certains l’aiment chaud de Billy Wilder, avant de devenir un classique, ne correspondait en rien aux attentes supposées des spectateurs américains.
Les Françaises Amira Casar et Esther Garrel ont de beaux seconds rôles dans Call me by your name, où l’on parle tour à tour italien, anglais ou français. Pourquoi ce mélange ? 
Jean Renoir disait en substance : laissez toujours la porte ouverte à la réalité sur un tournage ! Timothée Chalamet, qui a grandi en Amérique mais dont le père est français, est parfaitement bilingue. J’ai voulu faire profiter de cette singularité au film. D’autant que j’aime l’idée d’un monde cosmopolite, plutôt que globalisé. J’envisage le cinéma comme la juxtaposition d’éléments et d’univers disparates. Amira Casar, que je connais depuis vingt ans, représente pour moi le cinéma d’art d’essai européen le plus audacieux, de Catherine Breillat à Bertrand Bonello, en passant par Werner Schroeter. Elle n’est jamais banale, elle a le sens de la transgression… Esther Garrel incarne à mes yeux une sorte d’aristocratie du cinéma d’auteur français. Quand je la regarde, je vois aussi son père Philippe et son frère Louis, alors même qu’elle a sa propre personnalité d’actrice. À la fin de Call me by your name, je lui fait dire une réplique d’un film de son père, J’entends plus la guitare (1991). Elle demande à Elio : « Ami pour la vie ? » J’aime l’idée de dialoguer virtuellement avec Philippe Garrel à travers elle.
Un autre actrice a beaucoup compté dans votre parcours : Tilda Swinton, héroïne de Amore (2009) et A Bigger splash (2015). Comment s’est construit cette relation ? 
Je l’ai rencontrée à Rome en 1994. Je  la connaissais bien en tant que grand admirateur du cinéaste Derek Jarman avec lequel elle avait beaucoup travaillé. Je l’ai abordée dans un musée où je l’ai aperçue par hasard :  «Voulez-vous jouer dans un court métrage que je réaliserais ? » Contre toute attente, alors qu’elle était déjà une icône et moi un inconnu, elle m’a immédiatement donné son numéro de téléphone. Finalement, nous n’avons pas tourné ce court métrage, mais sommes devenus amis. Et lorsque je lui ai demandé de jouer dans mon premier long métrage, à nouveau, sans hésitation, elle m’a dit oui...
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MARRIAGE STORY
Avant de divorcer avec des enfants allez-voir ce film absolument. Les artistes y font de la haute voltige et pas seulement Laura Dern même si c'est vrai qu'elle y est sublime sensuelle comme un serpent et protectrice comme une mère féline.C'est vrai que c'est aussi marquant que Scènes de la Vie Conjugale et Annie Hall.

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PERSONA NON GRATA
Télérama

AbonnéCritique par Guillemette Odicino

José et Maxime, amis depuis l’enfance, sont associés minoritaires dans une entreprise de BTP et ils en veulent plus. Par tous les moyens. Mais, décidément, le crime ne paie pas, surtout quand un drôle de caïd à chemises bariolées modifie vos plans… Dans ce séduisant film noir à la mise en scène qui hésite entre atmosphère de saudade et montées de stress, Roschdy Zem continue, après Bodybuilder, de déconstruire les clichés de la réussite masculine, mais cette fois dans un décor de chantiers plombés de soleil où seules les grues touchent le ciel. Ambition sociale, poison de l’envie qui lézardent une amitié prétendument en béton : même si son édifice est un peu bancal, l’acteur-­réalisateur (épatant dans un second rôle crucial) sait regarder les hommes tomber.
J'ai aimé parce que je me suis faite avoir avec mon empathie baladeuse, j'étais prête à tout pardonner au personnage de Roschdy Zem. Là aussi c'est très bien filmé et pour déconstruire les clichés de la réussite masculine,  ça déconstruit sévère ! Tous les seconds rôles et ils sont nombreux sont à l'exactitude. J'ai tellement ri quand Moîse arrive dans les bureaux...

samedi 4 janvier 2020

Mes fictions du nouvel an : Joyeuse retraite, Pat et Mat, Le bazar de la Charité et Joker et Le cirque Charlie Chaplin

Une critique  très critique d’un film Joker, que je n’ai pas ressenti comme cela, car j’ai été très impressionnée comme après avoir vu la Chute sur Hitler ou Ludwig de Visconti sur Louis II de Bavière car là c'est la démarche inverse partir d'un mythe de" bad boy" et le ramener à notre réalité, la science-fiction de la cité de Gotham et l’influence des années 70-80 jusqu’à nos jours sont si finement mélangées qu'on s'implique, en tant que spectateur "intelligent" ; ce film est un autre antidote à Parasite, je n’ai pas eu l’impression d’être manipulée. 
Oui c’est psychologique, sociologique mais c’est au delà de tous ces masques, dont on est revenu et c’est l’analyse du pur malaise, des contradictions et de l’inévitable de l’incompréhensible de l’utilisation sans vergogne, sans aucune déontologie, respect dans les médias de l’anonymat pour un Striptease faisant l’apologie du voyeurisme. 
Oui c’est beau, certaines images de la ville font penser aux tableaux de Edward Hopper qui jette la beauté des villes sur le contraste avec l’extrême solitude de ses personnages. Oui Joker ou bien Arthur est hypnotique envoûtant mais touchant aussi. Surtout que l’on mesure de quelle autre vie, il aurait rêvé... ses délires amoureux ne sont-ils pas plus beaux que sa réalité, comme ceux sur sa mère ? Alors là aussi nous spectateur, on a envie d’y croire mais il y a les dossiers médicaux... à quoi tout l’incompréhensible du monde et de l’individu est réduit. La fin, les scènes du métro, de foules sont hallucinées et l’on ne lâche pas la trajectoire de cet acteur rendu à la fois famélique presque bossu de maigreur et si élégant séduisant pour nos yeux incrédules mais conquis, par lui, tel par un Richard III.
Ce film est un chef d’œuvre mais il serait bon que son histoire à Joker s’arrête là, et ne s’épuise pas en une demande de suite, voire de trilogie ?!
A certains moments, quand il danse on se croirait en présence plus de l’incroyable Michael Jackson plutôt qu’en presence d’Iggy Pop. 
Oui, je le reverrais. J'ai attendu le lendemain pour écrire mais je me sens comme abandonnée d'un univers de fiction aussi triste que le réel sur cette planète mais dont forcément on sortira, après toute cette violence larvée... Il a fait miroir réfléchissant : Joker de Todd Phillips.




Joyeuse retraite ! Bon je viens de voir le film. Dans mon ciné de quartier je ne m’attendais pas à un film  désopilant eh bien je n’ai pas beaucoup ri, mais j’ai aimé quelques moments grâce à Judith Magre surtout. Il y a même une excellente blague dite par Judith Magre à toutes les petites vieilles comme elle, dans une maison de retraite ! Cette femme garde ses yeux qui brillent comme des étoiles. Certains seconds rôles sont très mauvais ! Mais ils ne restent pas trop longtemps comme l’architecte soit disant portugais !!! Ah aussi les deux enfants sont mignons, avec ses lunettes pour le petit garçon, mais pas très bons et ça plombe un peu... Par contre la fin est jolie. Nicole Ferroni n’est pas encore comédienne mais elle est elle, et cela passe très très bien pour moi au cinéma, parce que je l’aime bien.

À propos d’enfant au cinéma avez vous vu la Série TF1 sur le Bazar de la Charité les enfants Thomas et Camille et aussi le petit gavroche sont très bons comédiens et on s’attache à eux comme aux autres rôles  l’histoire est très bien ficelée même si elle est un peu complaisante à l’horrible de la situation tout y est crédible. Quels acteurs les adultes on les dirait choisis par Josée Dayan ou Canal +, Gilbert Melki est époustouflant en méchant sadique pervers intelligent odieux et séducteur quant aux autres avec Audrey Fleurot et Josiane Balasko dans les plus connus ils sont tous vraiment bien. Le rythme est haletant j’ai beaucoup aimé et Pascal aussi. Mention bien pour Stéphane Guillon il a une formation de comédien et est devenu humoriste par défaut....
Julie de Bona (Rose) et Adrien Guionnet (Thomas)




Critique de Télérama très très nuancée comme ils en ont le secret
Saga
“Le Bazar de la Charité” ouvre ses portes sur Netflix 
Réservé aux abonnés
Aude Dassonville Publié le 26/12/2019.
Audrey Fleurot, dans Le Bazar de la Charité.
La plateforme propose à ses abonnés la super-production qui a enflammé les audiences de TF1 cet automne. À mi-chemin entre “Angélique, marquise des anges” et “La Reine des neiges”, reposant sur un scénario souvent faché avec la vraissemblance, la série souffre de quelques gros défauts. Et pourrait provoquer la lassitude des téléspectateurs.
Paris, 1897. Chacune de leur côté, trois femmes se rendent au Bazar de la charité, une vente de bienfaisance très courue de la bonne société de la capitale. Ça papote, ça virevolte, ça se pavane… quand soudain, la surchauffe d’un cinématographe provoque un incendie. En une demi-heure (soit l’essentiel du premier épisode) tout est consumé : le bâtiment, mais aussi les espoirs d’une vie meilleure que nourrissaient les trois héroïnes. Le divorce de l’une (Audrey Fleurot) se complique, le projet de mariage d’une autre (Camille Lou) s’éloigne, quant au rêve de voyage à New York de la troisième (Julie de Bona), grièvement blessée, il est brisé. Dans les sept épisodes suivants, il ne sera plus question que des destins contrariés de ces héroïnes en voie d’émancipation, frondeuses parce que amoureuses – des féministes par accident, en quelque sorte.

Gros fil blanc
Produit par Quad TV pour TF1, en partenariat avec Netflix, Le Bazar de la charité a fourni à la Une l’un de ses plus beaux succès d’audience de l’année. Rien d’étonnant là-dedans : la promesse d’une série pleine de fougue et de passion est tenue, pour qui aime les dorures éclairées à la bougie et les dentelles qui dégringolent comme les cheveux des femmes après l’amour. À mi-chemin entre Angélique, marquise des anges et La Reine des neiges – dans une version où le patriarcat tiendrait lieu de pouvoir glaçant –, la narration explore toutes les voies du romanesque… jusqu’à l’égarement. Cousue de gros fil (blanc), fâchée avec la vraisemblance, truffée de dialogues redondants avec l’action, mal jouée (seul Gilbert Melki campe un méchant crédible), ce Bazar nous prend pour des enfants. Mieux définis, certains personnages vicieux auraient pu susciter l’angoisse, et quelques belles âmes des élans empathiques irrépressibles. Au lieu de quoi, les uns et les autres brillent par leur tempérance et leur docilité. Insignifiants, ils sont bien vite oubliés.
Gilbert Melki et Audrey Fleurot, dans Le Bazar de la Charité.

Surréaliste
Ensuite, sans être spécialiste de la fin du XIXe siècle ni arc-bouté sur le réalisme historique, on peine à rester stoïque à la vue de nos héroïnes en cheveux dans les rues. On sursaute d’entendre un « fils de pute » jaillir d’une bagarre ou un « c’est génial » s’échapper de la bouche d’une femme (on passe sur « Me prends pas pour un con » ou l’ultra contemporain tic de langage « en fait »). Et l’on s’étonne, au minimum, que les personnages se parlent et se retrouvent n’importe où dans Paris avec la facilité de ceux qui viennent de s’envoyer un texto… Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’addition de jolis décors, de beaux costumes (quoique peu variés) et de flamboyants effets spéciaux (un incendie et des cicatrices chéloïdes sur un visage) ne suffisent pas à faire une bonne série. Et si la prochaine fois TF1 cessait de vouloir tout simplifier, réduire, abréger, édulcorer et faisait confiance à l’intelligence des téléspectateurs...



https://www.senscritique.com/film/Pat_et_Mat_en_hiver/critique/208726362
Pat et Mat en hiver film d'animation pour les enfants à partir de 3 ans 
Donc quand je rentre de chez ma mère, tellement âgée et qui se bat comme une lionne encagée, pour rester autonome,  et faire des choses pour elle qui ont du sens, dans son si beau paysage comme laver ses carreaux,il faut que j’aille tres vite au cinéma. Et pendant les vacances, j’ai la chance de pouvoir aller voir des films d’animation dans le cycle de l’enfance de l’art. Dans la salle trois enfants deux petites filles et leur maman et un encore plus petit garçon et ses grands parents. Le petit garçon est déjà impatient alors que les bandes annonces pubs sont assez courtes au ciné Chaplin Saint Lambert. Une des petites filles me rappelle une autre par ses commentaires. Le petit garçon a juste 3 ans avec ses grands parents trop désireux seulement de l’emmener au ciné, ils s’en iront discrètement au bout d’un quart d’heure. Tandis que la petite fille m’a bien dit qu’elle a beaucoup aimé et sa mère m’a confirmé qu’elle a beaucoup commenté les « bêtises » qu’ils font. Et moi donc ? J’ai aimé surtout l’esprit d’ingénuité des personnages et leurs actions pour peupler leur amitié et leur solitude. Comme ce film se présente sous la forme de plusieurs petits films, celui donc où ils se font des cadeaux m’a beaucoup plu, car ils se font les mêmes cadeaux que nous deux Pasc et Nat ce noel... j’en ris encore. C’est un art de vivre l’amitié quoiqu’il arrive et à tous les âges, le sous texte.... de la vie et de ce film, le fond commun.
À un enfant de six ans un philosophe français demandait quel sens donner à sa vie, il a répondu ; "s'entendre" vaste programme.


Le cirque sur Arte
Un film de Charlie Chaplin que je n’avais jamais vu après avoir revu les lumières de la ville(avec le fameux match de boxe) et pour couronner le tout un doc sur la vie du compositeur Charlie Chaplin, il composait toutes les musiques et n’a jamais pris un seul cours de musique.... Quelle soirée mes aïeux ! Pascal lui se rappelle impeccablement du déroulé du film : les lumières de la ville, moi il faut toujours que je gomme pour me retrouver comme stagiaire,  nouvelle, aux films que j’aime et l’avantage de les voir à la maison, c’est que je peux m’exprimer, m’esclaffer  de rire, frissonner d’émotion, Pascal à l’habitude et rit de me voir rire. Donc revenons à cet inconnu pour nous deux : le Cirque je me suis demandée si Tim Burton ne s’en était pas inspiré dans son Dumbo ou le dernier « comme des bêtes » eh bien !  ils ont eu raison car c’est un petit bijou de tendresse, de romantisme d’amitié... vous connaissez le romantisme d’amitié, c’est s’effacer quand on est amoureux de quelqu’un au « profit »(dire qu’il n’y a pas d’autre mot)de quelqu’un d’autre qui lui, le rendra plus heureux, qui est plus dans ses cordes...(Charlot devient par amour funambule) ses accords... ses talents et partir seul, ensuite comme un éternel vagabond à la recherche d’amitié avec tous, les bestioles, les humains du plus petit ou plus grand ; c’est cela Charlot, et je les revois quand je les ai déjà vus, ses films, avec un plaisir intensifié, il est en tant qu’acteur « comique »  (là, non plus il n’y a pas d’autre mot) d’une précision invincible toujours en quête de l’exactitude dans les répétitions des gestes, des scènes, je lis toutes sous-textes et je ris d’autant plus.... Gregory Grégory Guillotin dans son art de la caméra cachée est à la même école et dans une autre dimension pour le partage et le « oser tout » Michel Fau aussi. D’autant que tous deux connaissent le romantisme en amitié et en jeu se mettre de dos pour laisser ses partenaires en pleine lumière alors qu’ils sont apparemment au premier plan.... oui mais uniquement pour prendre tous les risques ... C'est cela un metteur en scène acteur, il part en éclaireur et reste en lumières pour prendre toutes les critiques.... 
https://www.arte.tv/fr/videos/017218-000-A/le-cirque/



samedi 14 décembre 2019

Le pire stagiaire tournage avec Grégory Guillotin.

 Avec Grégory Guillotin au départ Bengui le fils de Nathalie Nathalie Bengui, on s'est retrouvés pour une caméra cachée moi en tant que Nathalie Feyt : comédienne, c'était bien, lui dans le rôle de Samuel moi encore de sa daronne pour le Pire stagiaire pour C8, qui sera diffusé dans 3 mois.
L'équipe à la Prod à la réalisation et au jeu était super motivée. Les gens qui aiment sont toujours très professionnels et très délicats avec tous, c'est un rayon de soleil dans toute cette opacité et des nouvelles rencontres.
C'est aussi une belle expérience de jeu car on ne peut pas jouer son texte, même si on en a, il faut en priorité écouter avec toute la présence possible et répondre en incarnant le rôle et utiliser les mots du personnage avec bien-sûr le plus de sincérité possible. Ne pas stresser respirer on peut tout rattraper si on regarde vraiment si on observe, joue avec la personne piégée.



  



  













Le Raincy boucherie de toutes les viandes...
Hier j’étais dans le 93, là au Raincy, comme c’est étrange de retourner dans la banlieue qui a été si longtemps le décor de ma jeunesse, le Raincy, Montfermeil c’était pas très loin d’Aulnay s/s Bois de Vaujours où j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence, ma jeunesse. Le Raincy c’était bien plus tard, l’endroit où habitait mon premier metteur en scène de théâtre et hier j’y étais pour un tournage d’un jour : du premier au dernier plan....particulièrement humain. Pourquoi ? Dans cette banlieue du 93, qui vous donne tout et vous le reprend, je me suis sentie enfin pour la première fois à nouveau chez moi, car ce tournage fusionne avec les « gens » et les sort du hors champ. Une dame m’a fait  comprendre deux choses, qu’elle avait quitté Paris pour habiter et travailler à Montfermeil car elle était fatiguée de l’anonymat dans lequel on vit à Paris. Et aussi les mères trop protectrices, ne protègent qu’elles mêmes, mais sûrement pas leur enfant. Ainsi, elles ne leur rendent pas service... et pourtant on rêve de cela quand on a des mères trop laxistes et vice versa... Un juste milieu sans soit disant sacrifice, c’est le climat à trouver même avec les enfants d’adoption... les amis d’un jour ou les amis pour toujours .