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mardi 24 janvier 2017

Pour ceux qui voulaient avoir des nouvelles de notre petit chat malade depuis le 01 janvier 2017...




Notre petite chatte Dora adoptée depuis 1an 1/2, type gavroche à l'élégance naturelle, se reconstruit peu à peu mais elle est toujours sous traitement, antibiotiques et cortisone, pourquoi, puisqu'elle a été opérée ? parce qu'elle a bien une maladie de son temps, qui attaque les défenses immunitaires, qui lui laisse des germes résistants dans les voies urinaires, des germes résistants aux antibiotiques. Donc elle n'arrive toujours pas à uriner normalement, que dans son sommeil et quelques gouttes dans sa litière plutôt rosées voir rouges, encore aujourd'hui. -Mais alors elle ne s'en sort pas ? non, mais elle ne souffre plus comme avant son opération.  Elle pisse qu'une fois par jour réellement dans son sommeil, et par gouttes où elle s'assoit  ou bien en sortant de son bac et plein de fois virtuellement dans sa litière.  Elle court, elle joue et mange comme deux... et nous fait d'infinis câlins plus qu'avant.  -C'est pas pratique ? non.


-C'est pas un peu indécent tous ses soins apportés à des animaux ?

-Comme si je n'y avais pas réfléchi ? c'est un peu comme des temples paganisés mis au centre de la nature et du temps, comme si on était implantés au fond d'un trou noir...  pour conserver les espèces quand il s'agit de zoos et pour conserver l'amour quand il s'agit de cliniques vétérinaires où tout est tenté pour abréger les souffrances des individus animaux domestiques(qui nous rendent des services depuis la nuit des temps, on aurait domestiqué les loups en même temps qu'on aurait posé nos mains dans l'argile fraîche des cavernes, pour laisser quelques traces). Barbara vouvoyait ses chats, parce qui sait qui ils sont ? 

Et puis il y a deux phrases pour étayer sur ce sujet de dissertation, ma réflexion : celle de Cavanna qui disait que souvent ceux qui aimaient les animaux étaient les mêmes que ceux qui aimaient les enfants. Et qu'il fallait mieux élever deux caniches avant d'éduquer un enfant. 
Et aussi dans cette société où tous les repères se liquéfient, il faut s'occuper d'ouvrir des pistes cyclables, au lieu d'attendre que tout le monde se mette à faire du vélo.... -Nathalie c'est quoi le rapport !? -qu'à être plus compatissants avec les animaux ça rend plus humain avec tous. -.... !!!

Ce qui m'attriste c'est que je sens une scission, alors qu'elle n'existait pas autant, entre les gens qui aiment les animaux de compagnie et ceux qui aiment la vie, comme si les deux étaient séparés, on nous aurait caricaturés malgré nous, comme si c'était un empêchement. On nous exclut des gens normaux, voir des humains intelligents. Comme si  nous étions en phase de renonciation à aimer, pour commencer à s'aimer soi alors que ce sont un peu comme des tables gigognes... un peu d'égoïsme dans beaucoup d'altruisme. Hitler aimait son chien mais son chien il l'a fait piquer avant de se donner la mort, cet amour là d'Hitler il n'a même pas servi au chien. Et puis il faut arrêter avec Hitler.... commode à tous les tiroirs. Mais je me dis aussi c'est peut-être une réaction bête et méchante,  face à un changement notoire, notable, à la base scientifique ou de bon sens : les animaux sont doués d'intelligence et de sensibilité et dans plein de pays occidentaux, les lois ont évolué. 

Bon je m'en fous je parle d'elle et de ce qui nous arrive, même si cela embête certaines personnes dont certaines qui me sont proches, voir très proches, elles changent très vite de sujet quitte à faire semblant d'être appelées brutalement par quoique ce soit d'autre : leur portable, le trottoir d'en face... mais qui sait ?  avaient-elles d'autres soucis plus graves ou plus imminents, à nos âges beaucoup ont le dos rompu à force de porter ? les uns les autres, même s'il est possible d'y tamiser des pépites, comme un dialogue sur des souvenirs retrouvés et repartagés. Ou alors de trouver l'anecdote, le récit ne serait-ce que sur une émission de TV qui touche et fait rire... oh les bons rires...

J'ai heureusement des amis qui n'aiment pas particulièrement les animaux et qui ont toujours excepté d'être indélicats avec moi sur ce sujet, car ils savent que cela me tient à coeur et touche à mon intimité depuis l'enfance. Pour moi, bien des animaux sauvent les enfants de leurs enfermement, esseulement, drames inavoués, de leur maladresse au sein des adultes, ils consolent.

Alors comment-va t'elle ? me dit-on, sous le manteau... -toujours pareil, que dire d'autre elle a quelque chose du petit chat éternel, fin, sensible, nerveux voluptueux et affectueux, qui saurait à l'avance que la convalescence est in-atteignable. Elle est à la fois toujours en éveil comme bien des chats : écoute comme les chats ! devrait-on dire aux comédiens et regarde comme eux, fais tomber la troisième paupière quand la gène, l'inquiétude, le sommeil ou la confiance gagne. 


Je réponds cela car l'enquête médicale n'est toujours pas terminée, un mois après l'opération d'extraction du cristal de sa vessie, on a détecté des levures dans le dernier prélèvement d'urine qu'il va falloir cultiver pour savoir de quels champignons, il s'agit. Conversation avec le jeune vétérinaire de Maisons-Alfort :-A t-elle été détectée pour le SIDA des chats, car c'est peut-être dû à une faiblesse de son système immunitaire ? -oui -il y a combien de temps ? -un an et demi -c'est récent !

Porteuse saine d'une maladie grave ? En tous les cas, sa vie nouvelle, c'est d'avoir le poil qui brille, quelques puces indécrottables, un appétit solide et des crises chaque soir pour rejouer avec balles, boule de papier transparent et sa petite souris blanche au long fil de coton blanc(sur la photo où elle avait encore sa collerette). Elle la prend dans sa fine gueule et la transporte sur le lit partout, la cache et la poursuit. Sinon oui elle continue à faire pipi au lit sur son alèse, pendant son sommeil... 

-On vous recontactera pour le traitement adéquate dans 15 jours trois semaines, la culture des champignons nécessite un délai.

Je ne sais pas quand cela s'arrêtera, un jour de toutes les façons. Comment je m'y prends ? j'ai acheté des alèses jetables et je mets dessus des grandes serviettes éponges qui ne servaient plus. Je ne sais pas pourquoi je ne les ai pas triées pour les donner, je fais 3 lessives par semaine des serviettes à bouillir, comme dans l'ancien temps, pour désinfecter, désodoriser, pour tourner la page. Elle a 3 places dans la chambre et 3 dans la grande pièce dont "le tapis" comme je dis, quand le soir elle s'installe sur mes genoux, elle attend qu'il soit bien en place sur moi, "le tapis". Elle sait bien me montrer quand les serviettes sont polluées... elle renifle longuement en me regardant et cela ne sent pas que le champignon...

Pascal voit bien qu'elle ne décolle pas de mon regard, comme un besoin permanent de ma protection, et tous les soirs d'une voix douce, il lui dit : va sur les genoux de ta maitresse Fifille... elle ne fait plus comme avant le va et vient entre nos genoux. Il lui dit comme s'il l'autorisait et elle, lui en est comme reconnaissante.


j'ai retrouvé dans la boîte mail ce message que j'ai envoyé à des amis :
Je suis en retard sur tout ce qui est communication émission et réception des voeux car je n’ai pas eu depuis le début de l’année 
le coeur et le temps de trop y penser.
Notre jeune Minette adoptée a été opérée le 4/01 pour des problèmes urinaires et malgré l’extraction d’un gros calcul dans la vessie 
il n’y pas bcp d’amélioration. 
A la consultation de l’école vétérinaire j’ai vu plein de chiens dont un vieux beagle, comme vous aviez.
Toutes ces bêtes à ces moments là avec leurs maitres semblent si bien se tolérer et se comprendre que je me disais qu’une paix est toujours possible, 
à condition que personne, ne s’imagine invincible, immortel ou pouvoir dominer les autres.
ce sentiment de liberté quand on ressort des hôpitaux même vétérinaires, le prélèvement s'est bien passé on me l'a rendue, la journée d'hospitalisation a été annulée.

Jim Harrison : Le Vieux Saltimbanque, merci pour cette page 68
Je tenais à vous dire qu'elle va mieux même si ce n'est pas encore la propreté légendaire des chats. Ils me proposaient un nouvel examen parce qu'un 1er prélèvement d'urine avait suspecté des mycoses.
Mais entre temps j'ai du la ramener pour un second prélèvement car ils avaient perdu le 1er pour mettre en culture les champignons.
Le second prélèvement n'a rien détecté et donc ensuite ils m'ont suggéré une endoscopie avec un prélèvement de la paroi de la vessie....


Bonsoir Mme Feyt

Je vous confirme que si cela est possible pour vous, l'examen de Dora pourra être fait jeudi prochain soit le 20 avril. Il vous faudra amener Dora à jeun de la veille au soir (elle peut continuer à avoir de l'eau) le matin (idéalement entre 8h et 9h mais nous sommes flexibles sur l'horaire) au 1er étage au service des hospitalisations.

Je vous préviens que Dora étant un tout petit format, il est possible que l'endoscope soit trop gros et que nous n'arrivions pas à aller jusqu'à la vessie. Néanmoins, cela vaut la peine d'essayer. Nous vous tiendrons de toute façon informée de l'évolution.

Vous pourrez venir chercher Dora dans l'après-midi (en général vers 17h)

Dites-moi si cela vous convient.

Bonne soirée à vous et bon weekend de Pâques

Cordialement

Dr L

Ma réponse :
Bonjour Dr L

Je vous remercie de m’avoir détaillé toutes les étapes  et d’avoir essayé de lever les freins à la décision de procéder à cet examen.
Mais je ne me sens pas prête parce que déjà Dora va presque tout à fait bien, ses malpropretés sont beaucoup moins fréquentes presque rares et elle ne se lèche plus de manière compulsive donc c’est à mon avis qu’elle n’éprouve ni douleurs ni démangeaisons. Et elle mange beaucoup mieux a même grossi et joue très souvent.
Et la taille de l’endoscope… par rapport au format de notre petite Dora, me laisse perplexe.
Et j’ai RDV moi même à l’hôpital le vendredi.
Donc je préfère attendre d’une part la fin de ma radiothérapie, je pense pour fin mai, d’ici là la spécialiste en uro-néphrologie sera revenue et qui sait Dora sera guérie. Ne m’avez-vous pas dit qu’elle peut éliminer les champignons par les voies naturelles, c’est peut-être pour cette raison qu’il n'en a pas été décelé dans son dernier prélèvement.
Bonne semaine à vous et bonne continuation.

Nathalie Feyt


Sa re-réponse :

Bonjour

Je comprends votre décision, sachez que notre offre restera disponible si les signes de Dora persistent/se redégradent.

Bon courage pour vos examens et votre hospitalisation. 
Tenez-moi au courant.

Cordialement

V L

samedi 2 février 2013

Schizophrenia - film de Gerald Kargl- ANGST un autrichien présenté au Lucernaire ciné-débat avec Xavier- Leherpeur séance lien avec la pièce : Jack l'ÉVENTREUR avec le texte de ROBERT DESNOS....

Hier soir(jeudi  31/01) il y avait un ciné-débat sur ce film avec Xavier Leherpeur, au Lucernaire, vous n'êtes pas venu, tant pis, vous auriez vu en quoi le cinéma de ce réalisateur et Gaspard Noé n'ont rien à voir... apprendre en regardant un film avec lui, ce critique amoureux de son art, à voir un film, comment ce film a été réalisé....Pourquoi je dis son art car il a la même distance la même exigence et culture que doit que devrait avoir tout réalisateur, metteur en scène, c'est un passeur, comme ceux qui pendant la résistance faisait passer les frontières pour rien le prix d'une place de ciné aux apatrides, réprouvés, condamnés par des régimes totalitaires
Déjà à savoir que Gaspard Noé a eu au moins la riche idée d'exhumer ce film, qui était considéré avant lui comme un film culte mais introuvable... tandis que maintenant vous pouvez le trouver en DVD ou en Blu-Ray. Comme dit Xavier Leherpeur les films de Gaspard Noé n'ont pas grand chose à voir avec ce film là, imaginez un film réalisé de la façon suivante presqu'en temps réèl on ne découvre rien avant le tueur comme si on était dans sa tête ou alors juste à côté, et bien loin de toute autre manipulation ou jugement.... c'est un film dur à voir, mais qui vous lave de tous les films de genre...
ah j'oubliais aussi le réalisateur a du donner 10 ans de sa vie à faire de la publicité pour rembourser ses dettes. Il n'a pas fait encore d'autre film....
Je ne sais si c'est le sujet ou la flemme ou le manque de curiosité nous n'étions qu'une petite dizaine et j'en voulais moi à la terre entière comme ça m'est arrivé. Philippe Person était aussi dans la salle et nous n'avons pas regretté d'être là, comme si lui et moi nous avions tourné une page définitive, à savoir pour moi, que la folie humaine peut être sans limites et que je le redis après avoir vu ce film la peine de mort n'est pas non plus une solution (je suis farouchement opposée à la peine de mort) mais n'empêche qu'il faut assumer toute la responsabilité des folies des perversités des violences engendrées par notre espèce.... et être le moins naïf possible sur ses conséquences et pourtant l'hypocrisie totale l'utilisation des périodes de répression qui s'enchainent avec les périodes de laxisme étiquetées comme plus humaines.... Nous comédiens artistes savons combien et à quel point les tensions, folies, violences ne peuvent pas toujours se guérir au niveau de l'individu par la prison(...) le traitement psy,
ou que les individus puissent changer, entrer en résilience, même sous camisole chimique, avec expertise clinique, sans vie affective, et par conséquent il faut essayer de les aider de les accompagner et non pas de les replacer "en liberté" après 10 ans de très bon comportement en prison....  Ils sont des portes de nous-mêmes... j'ai pensé à des tas de réalisateurs : Fritz Lang:M le maudit, Hitchkock:Psychose, Kubrick: Orange mécanique, Liliana Cavani "la peau", "Portier de nuit", les frères Dardenne,  Kieslovski "Tu ne tueras point"
quelqu'un dans la salle à parlé de Maniac le film aussi classé "genre", un remake vient de sortir...
et j'ai pensé à Richard III et à Frédéric Aspisi ex-cie gospel dans sa dernière création au théâtre qui aurait tant plu à Philippe Person : toujours le même fantasme.... mais c'est trop tard ce théâtre là visionnaire est aux oubliettes.....
(...)
Schizophrenia - film de Gerald Kargl - sortie dvd et blu-ray sur artistik rezo :
Sortie en dvd et blu-ray le 4 juillet 2012

"Un psychopathe est libéré de prison après avoir purgé une longue peine. Errant dans la ville, il retrouve le monde avec une seule idée en tête : tuer à nouveau. Après avoir tenté d’étrangler la conductrice d’un taxi, l’homme s’enfuit et se réfugie dans une maison où habitent une vieille dame, sa fille et son fils handicapé…


S’inspirant d’une affaire de triple meurtre qui secoua l’Autriche en 1980, Gerald Kargl réalise avec Schizophrenia un choc esthétique et formel, porté par le travail du chef opérateur Zbigniew Rybczyński (une video pour vous donner une idée des talents de ce chef op polonais, champion des effets spéciaux) + un site canadien erudit.com qui parle de cet "érudit" du film d'animation, et l’utilisation incessante d’un monologue intérieur. Aussi glaçant que Funny Games, Schizophrenia est élevé au rang de film culte par de nombreux réalisateurs, dont Gaspar Noé (Irréversible) qui en a fait son film fétiche !"

(...)
Donc j'insiste maintenant que vous avez loupé la projection, ne ratez-pas au Lucernaire le film ?! non la pièce avec le texte de Robert Desnos : poète tout simplement POÈTE : Jack l'ÉVENTREUR


lundi 3 septembre 2012

Georges Devereux

Georges Devereux(1908-1985) était juif roumain de son vrai nom Gyorgy Dobo. Au seuil de sa vie, il disait qu'on supportait la maladie mais que le plus difficile c'était le manque d'amour…. Que vous dire sur ce monsieur qui défendait avant tout la singularité. Anarchiste d'origine hongroise, obligé de devenir roumain, parlant plusieurs langues d'une intelligence hors du commun, toujours en exil, est passé par la France, les États-Unis. On a du l'obliger à être espion pendant la guerre comme tous les ceux qui comme lui, très intelligents, pratiquaient plusieurs langues. Il compartimentait les récits de sa vie à ses amis mais de cela, il n'en parla jamais.
À ses cours donnés à Paris, à l'opposé de Lacan, il n'y avait qu'une quinzaine d'élèves. Il se sentait proche de ses élèves comme des indiens mohaves (près de la Californie). Il leur faisait passer un test pour éviter les psychotiques. Ah ! et pour éviter les importuns à ses cours, il consacrait les 4 premiers cours à disséquer 4 vers d'Eschyle, rapidement de plus de 40 élèves, il passait à 15/20. Un de ses élèves : Tobie Nathan des plus célèbres, parle si bien de lui que j'ai tout écouté, ce Monsieur me fait rêver, bon à vous d'écouter maintenant et à moi de lire ses poèmes ou ses livres d'études, il faut aller visionner sur YouTube les 5 vidéos (je n'ai posté ici que la 1ère) ;  pour Mathieu Simonet * sa mère !? selon lui a poussé son frère au suicide et c'est une des raisons pour lesquelles il a fui... elle était très dure incapable d'aimer ses enfants.
Il était cousin germain d'un physicien qui a selon certains fait la découverte cruciale ayant permis la mise au point de la bombe H.
Son logis fut toujours modeste.
Selon Élisabeth Roudinesco qui en tant qu'historienne de la psychanalyse, ne prend aucune position, il a écrit des poèmes.
Un de ses poèmes :
"Notre jeunesse ne sera immortelle que dans nos souvenirs,
et cette science de l'avenir qu'est le passé
te mènera peut-être au delà de mes bras vides ;
mais le temps les remplira d'illusions.
Lorsque le soir se fera dans ce corps impatient,
qui ne pourra plus s'élancer avec les chiens et les chevaux.
Lorsque mes doigts seront trop raides pour toucher,
Il n'y aura plus de différence sur le clavier entre Diane et son souvenir.
Et penché vers cette source, je boirai,
l'inépuisable sève de ma jeunesse.
Je revivrai les cavalcades selon le rythme martial du souvenir ;
mon étalon d'or arquera de nouveau sa nuque de cygne,
et mon chien dansera comme jadis.
Images d'or dissoutes dans un miroir d'argent.
Et je retrouverai une poésie plus triste mais aussi forte que celle de jadis."

"Vous devriez toujours vous demandez si un jour vous deveniez fou, quelle folie vous auriez ?"c'était une des questions abordées dans ses cours atelier. Et il précisait, moi je serais maniaco-dépressif. 

*Mathieu Simonet
sur ce blog il se situe et invite à ce qu'on lui envoie des textes :
"je suis l'auteur des "Carnets blancs" (Seuil, 2010), de "Fou de Vincent, 1990-2011" (Léo Scheer, 2011), des Corps fermés (Emoticourt, 2012) et de La Maternité (Seuil, 2012). Dans le cadre de la sortie de "La Maternité" (www.lamaternite.net), je propose à tous ceux qui le souhaitent de m'écrire un texte sur leur mère, qui sera publié sur ce blog. Pour participer, il suffit de m'envoyer votre texte à contact@mathieusimonet.com. N'hésitez pas à indiquer à la fin de votre texte les informations que vous souhaitez voir apparaître (par exemple une adresse mail, le lien vers un site internet, une information sur votre actualité, etc.) Par ailleurs, je suis avocat associé du Cabinet 111, spécialisé dans le droit de la propriété intellectuelle - cinéma, édition, art contemporain, publicité, etc. -(www.111avocats.com).
 http://la-maternite.blogspot.fr/ 














Sur ce site, donc disais-je, plein de personnes ont écrit sur leurs mères(y en a de très beaux textes dont celui de Pierre Courcelle)ils ont été retenus par Mathieu, si cela vous tente ; si cela me tente, cela m'obsède, j'attends de calmer le jeu et d'avoir lu son livre qui à l'unanimité, lui aussi est très beau : pas larmoyant, pas un règlement de comptes. Justement moi j'ai bien peur que... et heureusement non ? cela ne risquerait-il pas de lui enlever des heures à vivre ?
Ma mère est heureusement en pleine forme.
Comme certains de ces enfants devenus vieux à leur tour, je la protège et m'en suis intoxiquée depuis 57 ans.
Et comment parler de ma mère, sans parler de mon père, comment les dissocier ? Je suis encore membre de notre trio. Et mes colères après chaque conversation téléphonique du dimanche, sont comme ces bulles d'air que l'on voit apparaître quand les poissons gobent quelque appât.
Moi de ces bulles, je ne retiens que du vide ou peut-être un peu d'air à chaque colère.
Ma mère me cherche et me trouve.
Je crois qu'aimer son enfant, c'est quelquefois le pousser au désaccord, à l'autorité contre, à la cruauté aussi pour sa survie.
Ma mère a connu la guerre de loin de près et de toute son angoisse, de toute son imagination. Elle n'est coupable de rien et parle au nom de tous.
Elle passe d'une extrême à l'autre, elle tient toute la place pour n'en être chassée par personne.
Les tabourets qu'elle prend pour s’asseoir à table sont comme la fin des plats, qu'elle se garde,  pour marquer la mesure de son sacrifice.
Un tel besoin d'amour sans jamais en avoir saisi le savoir faire, c'est pour moi, passer du rire aux larmes.  En nous opposant, nous sommes qui sait plus proches et elle n'a pas son pareil pour dire non et passer d'un avis à un autre. Elle n'a de cesse de contrer ceux qui l'entourent et donc elle a 89 ans et une force de géant. Elle aime les chiens parce que j'aime les chats. Ils sont si bêtes ces chats, la preuve en est, ils ne lui obéissent pas. Ma mère et moi ce n'est pas toujours très très beau et j'en suis fort aise et quelquefois... contrite.
Ma mère, ma mère , mon père c'est tout ce qui m'a fait rater échouer et continuer de chercher.
J'ai raté tous mes examens sauf le certificat d'études, en 68, ils le donnaient d'office. J'arrivais à remonter le cours d'une année sur l'autre au 1er trimestre, j'ai tout eu Félicitations tableau d'honneur encouragements, on a lu mes devoirs sur table d'histoire et de lettres. J'ai raté mon suicide et j'ai avorté deux fois et n'ai pas eu d'autre enfant. Donc je peux dire que maintenant grâce à elle, à eux, je vis désormais mes plus belles années.

mardi 23 novembre 2010

TRANSFERT pour la VIE

Avant que d'être comédienne apprenti comédienne j'aurais bien voulu savoir ce qu'était le Transfert....


mais bon cela m'aurait empêché de faire des rencontres...

m'en aurait évité quelques unes de mauvaises mais m'en aurait ô combien prvé de bonnes fugitives illusoires peaux de chagrins et certaines devenues les plus grandes amitiés au monde.

C'est ce que je disais à ma grand-mère enfant c'est toi que j'aime le plus au monde.

Je ne connaissais ni le monde ni l'amour, quoique !

Trop de souffrances nuisent mais un peu d'égratiniures permettent de savoir qu'on a visité d'étranges contrées floué des herbes folles erré sur des terrains vagues. Que de souffrances eh oui mais que de désirs

aussi et la peur ? enfin capable de lui dire : souffler n'est pas jouer !

Car si le transfert avec un psychanalyste est efficace avec un metteur en scène ou un professeur de théâtre il peut être une mise en abîme....
Le seul moyen de se préserver c'est de penser au théâtre aux autres et aussi à soi et continuer sa vie dans le réèl.

Le lien sur Wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transfert_(psychanalyse)

Le transfert

Il s'agit, dans la cure psychanalytique, de la projection, par l'analysant, de contenus de l'inconscient sur la personne du psychanalyste qui lui apparaît alors dotée de qualités bien différentes de sa réalité. C'est par l'analyse de ces projections que le processus analytique va aboutir, au fil du temps, à une prise de conscience progressive des problématiques auxquelles l'analysant est confronté. C'est par l'analyse de ces projections que le processus analytique va aboutir, au fil du temps, à une prise de conscience progressive des problématiques auxquelles l'analysant est confronté. Francis Pasche définit ainsi le transfert au sens large (1975) : « La reviviscence de désirs, d'affects, de sentiments éprouvés envers les parents dans la prime enfance, et adressés cette fois à un nouvel objet, et non justifiés par l'être et le comportement de celui-ci.»





Le transfert selon Freud

Le transfert est, d'abord et avant tout, un phénomène humain qui s'éprouve à des degrés variables dans toutes les relations entre individus. C'est évidemment dans la relation médecin-malade qu'il s'éprouve de la manière la plus flagrante et cela n'avait pas échappé à plusieurs personnes, y compris avant Freud. En introduisant cette notion de transfert, les physiologistes E.H. Weber (1834) puis Rudolf Kleinpaul (1884) ont ainsi mis en évidence l'importance de la notion de représentation dans l'effort d'apprentissage. E.H Weber envisageait le transfert comme une facilitation d'une activité et Rudolf Kleinpaul comme le passage d'un langage de geste et d'image à un langage de mots. Là où l'œuvre de Freud se démarque des visions, soit expérimentales soit impressionnistes qui prédominaient, c'est lorsqu'à partir de ses expériences cliniques, il songe à le théoriser puis à en faire « le moteur de la cure ». Il ne s'agit plus seulement de constater le phénomène du transfert, de le dénoncer, de le déplorer ou de le favoriser en le manipulant, mais surtout de l'analyser.







L’amour de transfert, une des premières découvertes de l’analyse



Cette réalité du transfert, Freud l’a découverte très tôt [3], et il l'a perçu tout d’abord comme un obstacle au travail de l’analyse, avant de s’apercevoir qu’en fait il était aussi, de façon paradoxale, à proprement parler, la cheville ouvrière de l’analyse. C’est ce paradoxe qui fait la difficulté de l’approche de ce concept. Dans les Études sur l’hystérie, donc le premier ouvrage de Freud écrit en collaboration avec Breuer, on voit apparaître ce transfert pour la première fois [4], sous la forme d’une résistance à l’analyse : « Il me reste enfin à traiter un sujet auquel incombe, dans la réalisation de cette analyse cathartique, un rôle important et gênant. » Oui c’est un facteur « gênant ». Et voici comment il le présente : « J’ai déjà fait allusion au rôle considérable que joue la personne du médecin dans la création des motifs servant à surmonter la puissance psychique des résistances. » Freud appelle résistance tout ce qui fait obstacle à la reconnaissance du désir inconscient et aux souvenirs d’enfance qui ont conditionné l’inscription de ce désir dans son lien au désir des parents. « Dans bien des cas, poursuit-il, et principalement chez les femmes, et lorsqu’il s’agit d’expliquer des associations de pensées érotiques, la collaboration des patients devient un sacrifice personnel qu’il faut compenser par quelques succédanés d’amour. Les efforts du médecin, son attitude de bienveillante patience doivent constituer des succédanés suffisants. » Dans cette formulation de Freud ne trouvons nous pas déjà entre l’amour de transfert et ce « succédané d’amour » que l’analyste devrait être en mesure de donner à son analysant, est- ce que nous ne trouvons pas là les prémices de ce que Lacan appellera plus tard « le désir du psychanalyste » ainsi d’ailleurs que la définition qu’il a donné du transfert comme étant « la mise en acte de la réalité de l’inconscient » dans son lien au désir du psychanalyste ? Étant bien sûr posé, et fermement, que cette réalité est sexuelle. Il est à remarquer que c'est seulement à partir de cette définition du transfert comme mise en acte de la réalité de l'inconscient que ce concept d'abord découvert comme obstacle devient la cheville ouvrière du processus analytique, garant de son efficacité. Freud reprendra quelques années plus tard cette question sous le titre « Observations sur l'amour de transfert » mais sous ce titre, il met en garde, et non sans raison, les analystes des dangers qu'il y aurait à céder aux amours... de contre-transfert.[déjà entre l’amour de transfert et ce « succédané d’amour » que l’analyste devrait être en mesure de donner à son analysant, est- ce que nous ne trouvons pas là les prémices de ce que Lacan appellera plus tard « le désir du psychanalyste » ainsi d’ailleurs que la définition qu’il a donné du transfert comme étant « la mise en acte de la réalité de l’inconscient » dans son lien au désir du psychanalyste ? Étant bien sûr posé, et fermement, que cette réalité est sexuelle. Il est à remarquer que c'est seulement à partir de cette définition du transfert comme mise en acte de la réalité de l'inconscient que ce concept d'abord découvert comme obstacle devient la cheville ouvrière du processus analytique, garant de son efficacité. Freud reprendra quelques années plus tard cette question sous le titre « Observations sur l'amour de transfert » mais sous ce titre, il met en garde, et non sans raison, les analystes des dangers qu'il y aurait à céder aux amours... de contre-transfert.[



« Le maniement du transfert »



Dans son texte « observations sur l’amour de transfert », écrit en 1915, Freud décrit les mésaventures qui peuvent arriver à un jeune analyste inexpérimenté lorsqu’il se trouve aux prises avec les flambées de l’amour de transfert, amour qui est provoqué par la situation analytique elle-même. Il indique donc comment s’y prendre avec cet événement inévitable mais pourtant difficile à gérer. « Parmi toutes les situations qui se présentent, je n’en citerai qu’une particulièrement bien circonscrite, tant à cause de sa fréquence et de son importance réelle que par l’intérêt théorique qu’elle offre. Je veux parler du cas où une patiente, soit par de transparentes allusions, soit ouvertement fait comprendre au médecin que, comme toute simple mortelle, elle s’est éprise de son analyste. Cette situation comporte des côtés pénibles et comiques et des côtés sérieux… elle est si complexe, si inévitable, si difficile à liquider que son étude est depuis longtemps devenue une nécessité vitale pour la technique psychanalytique. »[8]



Dès ces premières phrases nous pénétrons donc au cœur de l’expérience analytique avec ce terme décisif « maniement du transfert ». Ce maniement du transfert, qui serait donc la part de l’analyste dans le travail que poursuit l’analysant, ne peut être précisé sans avoir cerné au plus près, ce concept essentiel de la théorie analytique, puisqu’il en est sa condition, celui du transfert.



Avec cette découverte clinique de ce qu’est l’amour de transfert, la technique analytique, celle qui est censée nous permettre d’accéder à cette compétence de l’analyste et à ce dit « maniement du transfert », terme qui évoque le tour de main de l’artisan, un savoir faire, cette technique donc se trouve ainsi mise sous la dépendance, sous la tutelle même de la théorie puisque c’est à elle que revient la charge de préciser ce qu’est le transfert.



Ce transfert, quelle définition conceptuelle pouvons-nous en proposer?



Peut-être convient-il de poser d’emblée sa polyvalence dans le texte même de Freud :



il est d’abord transport amoureux de l’analysant pour l’analyste, c’est l’amour de transfert, dans son usage le plus courant.

Il est aussi, dans la métapsychologie freudienne, celle qui concerne les mécanismes de formation des symptômes, le mécanisme même de cette formation : Il y a « transfert », par déplacement, de l’affect d’une représentation refoulée sur une représentation substitutive - (Les psychonévroses de défense in Névrose, psychose et perversion, PUF.

Mais c’est aussi, et c’est le sens premier que Freud lui donne dans l’Interprétation des rêves, la « transcription d’une langue dans une autre » [9] Quand cette transcription se fait dans le sens du contenu latent du rêve à son contenu manifeste, le transfert rend compte de la fabrication d’un rêve. Dans l’autre sens, du contenu manifeste à son contenu latent, ce même transfert, toujours pris dans le sens de traduction d’une langue dans une autre, livre le secret de ce qu’est « l’interprétation » du rêve.

Ce que Freud appelle « maniement du transfert », c’est donc, pour l’analyste, l’art de manier ces trois sens du mot, ce transfert d’amour pour l’analyste, ce transfert des affects qui provoquent les manifestations des symptômes pour arriver enfin à cette traduction d’une langue dans une autre qui consiste à retrouver la langue du désir inconscient. Manier le transfert, pour l’analyste, c’est donc savoir interpréter les rêves, les symptômes mais aussi les actes de ses analysants malgré et grâce à cet amour de l’analysant éprouvé pour L’analyste. A noter, que sous ces amours de transferts ainsi mises en avant, se cachent aussi de vigoureuses haines de transfert, non moins encombrantes pour le travail analytique. De ces haines solides, nous avons quelques beaux exemples dans l'histoire du mouvement analytique.







Un processus habituel dans les relations humaines



En transposant la notion de transfert dans la cure psychanalytique, Freud cherche d'abord dans les Études sur l'hystérie à comprendre ce qui résiste chez les patients dans la cure analytique, c’est-à-dire ce qui empêche le patient d'atteindre le but qu'il s'était fixé en venant consulter.



Freud rappelle d'abord que le transfert qu'il décèle dans la cure psychanalytique n'est qu'une exacerbation de phénomènes que l'on rencontre souvent dans la vie courante : « La faculté de concentrer l'énergie libidineuse sur des personnes doit être reconnue à tout homme normal. La tendance au transfert que nous avons rencontré dans les névroses (…) ne constitue qu'une exagération extraordinaire de cette faculté générale. » Mais dans le dispositif établi entre le psychanalyste et le patient, cette capacité générale au transfert prend un tour particulier : elle tend à se focaliser sur la personne du psychanalyste. Ceci s'explique notamment par l'attente de guérison qui a motivé la cure. Le patient plaçant ses espoirs dans le psychanalyste se trouve placé comme en position infantile à l'égard de celui-ci. Cette analogie avec la situation première du sujet, quand celui-ci dépendait de l'amour de ses parents pour survivre va déclencher une série d'associations, de résistances tout en constituant un moteur qui va faciliter le dénouement des symptômes.



Transfert et répétition



Le transfert n'est pourtant pas une pure répétition de la situation parentale. Au contraire, la demande de cure est, déjà, une prise de conscience explicite ou implicite, que quelque chose se répète dans la vie du sujet. La demande de cure est donc un premier coup d'arrêt à cette répétition vécue comme subie jusqu'alors. À partir de l'entrée en cure, les symptômes, même répétés, sont interrogés et examinés d'une autre façon, ils ne sont plus seulement pures répétitions mais aussi variations autour d'un même problème, d'une même matrice intervenant dans la vie du sujet. En effet, dans la cure, les symptômes sont parlés, racontés, ils sont l'objet d'un effort d'élucidation qui leur donne un autre statut, ils sont représentés, élaborés et perlaborés.



Transfert et amour

Il en est de même de l'amour de transfert. Ce qui motive le patient c'est "l'amour de la vérité" nous dit Freud. Le transfert n'est qu'un moyen d'y parvenir — et parfois un obstacle. C'est en effet dans le cadre de ce transfert que vont se réveiller chez le névrosé les dimensions non résolues de la situation œdipienne. Mais là encore, il ne saurait s'agir d'une pure répétition car c'est au psychanalyste qu'a affaire le patient. Dans la mesure où le désir de l'analyste reste énigmatique le rapport identificatoire qui avait été d'abord établi peut se dissoudre et le risque de dépendance qu'a pu craindre (et parfois désirer) le sujet peut être dépassé.



Evolutions récentes sur le transfert [



Séduction et transfert

Jean Laplanche a repris la première idée de Freud au sujet de l'hystérie : un trouble psychique causé par une séduction sexuelle de l'enfant par un adulte. Il en a fait une théorie posée en 1987 dans Nouveaux fondements pour la psychanalyse - La séduction originaire, soit la théorie de la séduction généralisée, qui suppose que l'enfant (de la sexualité infantile) est séduit par la part sexuelle inconsciente de l'adulte sur lui, d'où il s'ensuit le refoulement originaire, soit l'avènement de l'inconscient tel qu'il est défini par Freud. Dans la relation analyste-patient, ce processus se rejoue, permettant un travail analytique sur des troubles narcissiques profonds. La théorie de la séduction généralisée débouche sur une conception de la transcendance du transfert, formulée par J. Laplanche dans ses Problématiques V - Transcendance du transfert.



Le transfert adhésif

C'est en étudiant l'autisme que Frances Tustin a décrit une modalité particulière du transfert qu'elle a nommée transfert adhésif. Dans cette situation l'autiste se comporte comme si l'analyste était une part de lui-même, dont il ne peut aucunement se séparer : la séparation est vécue comme un véritable arrachement physique, avec une angoisse envahissante entraînant soit des crises clastiques soit un retrait du monde. Ce type de transfert peut aussi se retrouver au détours de l'analyse d'une personne ni autiste ni psychotique, quand des blessures de la toute petite enfance sont réveillées.



La chimère transférentielle

C'est un concept avancé par Michel de M'Uzan pour décrire une modalité particulière du contre-transfert où l'analyste est aux prises avec un type de pensée qu'il a appelée pensée paradoxale, soit une pensée se présentant comme venant de l'entre-deux du transfert plus que de la psyché même de l'analyste.



La psychose de transfert

Pendant longtemps les psychanalystes ont pensé que le transfert était uniquement une affaire de névrose, la névrose de transfert telle que décrite par S. Freud. Depuis il a été décrit des modalités de transfert particulières au travail psychanalytique avec les psychotiques, ces modalités pouvant d'ailleurs se retrouver avec des patients non psychotiques, ce qui a conduit de nombreux analystes à penser qu'il existe en chacun une part psychotique de la personnalité. Les auteurs les plus cités sont Harold Searles, Salomon Resnik, Frieda Fromm-Reichmann, etc., des psychanalystes souvent influencés par Mélanie Klein.



Transfert dissocié: Jean Oury propose cette notion à partir de celle de "transfert multiréférentiel" (Tosquelles) pour illustrer le fait que la personne psychotique ne peut "transférer" sur un seul psychanalyste (comme cela se passe dans une cure type) mais plutôt sur l'ensemble des différentes figures d'une institution (psychiatres, psychologues, infirmiers, autres patients).







Le transfert chez Lacan

Jacques Lacan transforme à sa manière la conception Freudienne du transfert, en y rajoutant quelques points. Lacan oppose le « transfert symbolique » au « transfert imaginaire »:

Pour Lacan, le transfert est d’ordre symbolique, car sa force se trouve dans la fonction où l’analysant pose l’analyste, qu’il l’aime ou le déteste est secondaire. Le transfert est fondamentalement en lien avec un autre connaissant. Sachant que l’analyste est un « sujet supposé savoir » pour Lacan, il dit que le transfert n’est autre que de « l’amour qui s’adresse à du savoir ».

Pour Lacan, le transfert dit imaginaire est un obstacle, dans le sens où ce n’est qu’immobilisme du sujet. En effet, le sujet agit dans l’analyse pour ne pas avoir à dire, et plus le sujet résiste, et plus la répétition s'oblige à lui.

Carl Gustav Jung, la psychologie analytique et le transfert

Carl Gustav Jung n'a pas contesté l'apport de Freud, c'est sur l'importance capitale du transfert mais il envisage celui-ci de manière significativement différente de celle de son aîné sur au moins deux points :



Pour Jung, le transfert ne se réduit pas à la névrose de transfert décrite par Freud. Il ne s'agit pas, pour Jung, d'un phénomène pathologique qu'il s'agirait de réduire par l'analyse, mais d'un phénomène naturel dans la relation entre deux êtres humains, phénomène qui résulte du déploiement des dynamiques archétypiques entre deux personnes.

Ensuite Jung ne considère pas que le transfert puisse être simplement appréhendé comme étant un mouvement à sens unique, de l'analysant vers l'analyste, mais bien plutôt comme un mouvement à double sens, qui implique tout autant la personnalité de l'analyste que celle de son patient. Ainsi la distinction freudienne entre transfert et contre-transfert n'a pas, dans la pensée jungienne, la même place que dans la pensée freudienne. Les jungiens réserveront ce terme à ce qui, de l'analyste, participe aux résistances, c'est-à-dire à la façon dont l'analyste fait inconsciemment obstacle à la poursuite du processus analytique.

Jung a consacré au transfert un ouvrage (1946), Psychologie du transfert, où il fait la synthèse de son approche de ce phénomène intersubjectif.

lundi 30 août 2010

La rentrée va t-elle avorter ma révolte. Lectures : Philippe Claudel. E.recherche : Psychasoc Maurice Castello

5 ans, voir plus dans les entreprises de climat dégradé dans les équipes, basé sur l'hypocrisie, le respect pyramidal, la suspicion, les rivalités, la culpabilité, l'hystérie affective dans le travail, pour ne pas perdre une miette de productivité, sans embaucher en demandant toujours plus aux mêmes...
Et on s'est étonné des suicides, pourquoi c'est pire ailleurs ?  Les gens ont été trop longtemps protégés de la crise ?! L'entreprise perd des parts de marchés, nous nous devons d'être les meilleurs... Plus de promotions, d'augmentations, vous devez être contents déjà d'avoir un travail...
L'absurdité crée du stress mais cela n'est pas grave, l'exemple est donné par des responsables qui inondent leurs collaborateurs de mails envoyés à 2h du matin...
Cela bien-sûr sans oublier la valse des restructurations. Et de la mise à l'index des sentinelles résistances... réduites à l'isolement traités de cas psychologiques par la médecine du travail et les syndicats.
Et on s'étonne du climat, tout et un chacun culpabilisé sur ses failles manque de rendement, qui cherche à se défouler sur encore plus victime que soi, démuni...
Les intellos épinglés pour décomplexer les plus arrivistes sans scrupules. On calcule vite mettre au pugilat Marx ? c'est déjà fait, l'esprit de 68, Mitterrand, Freud, ça ! ça rapporte gros à la pêche au bouc émissaire, car plus les gens ont peur sont divisés superficiels incultes plus on peut les manipuler.
Ah aussi je vais être obligée de rappeler à nos neveux et nièces que leur grand-mère n'a pas FB... et que sa perte de repère peut- être freinée par la stimulation affective c'est á dire aller la voir lui parler prendre du temps réel. La stimulation affective ce terme est obscène !

Lectures parallèles à ne pas seulement survoler....
Philippe Claudel, Thierry Beinstingel, Nathalie Kuperman
Voici le roman d'entreprise sur le Nouvel Obs
Le résultat tient plutôt d'une fable cruelle, qui va chercher autant chez Kafka et son « Château » que chez Butor et son « Emploi du temps ». « L'Enquêteur » de Claudel croit évoluer dans un monde normal. Il ne réalise pas que personne n'y a de nom, que les fonctions et les attitudes y sont déterminées par des « protocoles de validation » ubuesques, qu'il est impossible d'y trouver un interlocuteur utile. L'entreprise n'est pas qu'un lieu de travail. C'est un pays, comme la folie et la guerre.
Philippe Claudel
« C'est le roman de quelqu'un qui ne comprend plus, confie l'auteur des "Âmes grises". A un moment donné de l'expansion capitaliste, on avait des entreprises identifiables. Mais l'entrelacement des sociétés a créé ces espèces de nébuleuses au sein desquelles même quelqu'un d'expérimenté ne se retrouve plus. » L'enquête sur les suicides de son personnage ressemble étrangement à un suicide. Ou, plus précisément, une désintégration existentielle, dans un univers où la pénibilité psychologique atteint des niveaux insoutenables. Sans les nommer, « l'Enquête » pointe du doigt les travers du management moderne, depuis les excès de la « direction par objectifs individualisés » (« D.P.O. » pour les intimes), qui revient à faire peser la pression venant d'au-dessus sur l'échelon du dessous, jusqu'à une gestion des ressources humaines poussée dans les retranchements absurdes de la question : où mettre les corps des salariés usés ? « L'Enquête », promis au succès, est aussi le plus sombre de ces romans sur le travail.



Autrement j'ai eu à regarder ces derniers mois pour apporter mon écho aux réflexions sur le monde du travail au sein du syndicat auquel j'appartiens, l'hystérie aujourd'hui, (psychasoc) la défenestration sur des sites sans diversion images  élaborés par des psychanalystes.

Et quand je remonte le cours des actualités "friandes" avec l'attaque inconséquente de Michel Onfret je me dis qu'il faut stopper cette mode de pseudo intellectuels qui superficiels comme des paparazzi  décomplexent l'inculture. Cela se dit décomplexer l'inculture...
Si Jamet et Freud s'étaient entendus... (le professeur Janet était contemporain de Freud et psychologue  héritier de Charcot, et c'est sur un des cas cliniques de la Sallepé... que j'ai fait écrit mon adaptation (voir menu déroulant à droite sur mes infos biographiques : De l'angoisse à l'extase...)
Le racisme anti intello qui couve est des plus délétère pour ses effets ses inconséquences.

"(...)D’ailleurs, dans ce passage que je relève sur l’ouvrage de l’hystérie, il est dit que les troubles dissociatifs pourraient trouver le terrain clinique de la conciliation et même de la réconciliation, entre la théorie traumatique et la théorie du conflit interne, entre Janet et Freud. Je pense en effet, comme le soulignent si bien ces deux auteurs Allen et Smith, que si Freud et Janet avaient collaboré afin de mieux appréhender l’essence de cette entité, au lieu de polémiquer sur l’expression d’un sens ambigu, nous n’en serions pas rendu pas où nous en sommes, dans cette spéculation. Car de fait, presque identiques, ces sens qui se jouent davantage, en gradations d’intensité, beaucoup plus qu’antagonistes, dans ces termes – inconscient –subconscient- , auraient sous une connotation déjà, à l’évidence d’une communauté intrinsèque de sens, pris une acception moins équivoque, et limitée, comme ce terme en est réduit dans ces deux appellations verbales (...)"

Maurice Castello