Affichage des articles dont le libellé est Barbara. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Barbara. Afficher tous les articles

mercredi 4 décembre 2024

Barbara, mémoires interrompus au Studio Hébertot

                                      © Fabienne Rappenneau                                                                                        


le 3 décembre pour mon vieux blog (je rame parce que je le compose sur l'ordi avec la souris moderne ; sans fil...)
Ce spectacle je l'ai vu plusieurs fois... on reproche facilement l'enthousiasme en France aux spectateurs on les taxe un peu de folie, d'originalité, de "claque" pour les plus lettrés, (revoir sur ce sujet, pour ressentir l'étroitesse du carcan ; le gout des autres) ainsi la liberté sur scène de Catherine Piétri est millimétrée "mais à chaque fois c'est comme la première fois" et je pleure. le travail au théâtre permet de progresser incessamment,   et elle est au delà des cases : drôle ou tragique car elle, comme chacun d'entre nous on peut l'être en profondeur singulier et universel, et pratiquer l'art de vivre.

Je suis une spectatrice originale bref mais je pratique et fréquente le théâtre depuis plus de 30 ans et je sais combien le théâtre peut bouleverser la vie, et pour chacun le la conduire et le, la tenir éveillé à tous les âges. 

 Joshka Schidlow est avec Catherine Pietri et Pierre Cordier.

Barbara, mémoires interrompus
Adaptation/Jeu : Catherine Pietri
Mise en scène : Frédéric Constant
Durant les dernières années de sa vie, Barbara, de son vrai nom Monique Serf, écrivit le récit de sa jeunesse. Elle se souvient que durant l’occupation sa famille changeait sans cesse de logement qu’ils quittaient dans la précipitation. Elle a le sentiment, puisqu’aucun des siens ne fut déporté, qu’elle traversa cette période sans trop de mal. Les souffrances sont venues plus tard. Enfant éprise par l’écriture, elle constatait avec chagrin que son père ne lui manifestait aucune considération. Lorsqu’elle eut dix ans et demi, il abusa d’elle. Quand cet homme qu’elle craignait quitta le logis pour ne jamais y revenir, elle pu enfin respirer. Elle se désolera des années plus tard, dans une de ses chansons les plus fameuses, que son géniteur honni eut une fin solitaire et qui ne lui fut pas donné l’occasion de le revoir.
Elle rêvait de devenir chanteuse et à l’adolescence quitta Paris pour rejoindre Bruxelles. Elle y connut une vie de dérives, de galères, de dangers (elle échappa de peu à la prostitution) mais aussi de rencontres hasardeuses qui se révélèrent parfois miraculeuses. Elle fit dans la capitale belge ses débuts dans des cabarets où elle interprétait des chansons écrites pas d’autres. La gloire lui vint plus tard. Elle ne s’y attarde pas, n’en dit pas un mot.
Catherine Pietri, qui a choisit de reconstituer les premiers pas de celle qu’on appellera la dame en noir, fait une composition laquelle au fil de la représentation convint toujours davantage. Son jeu souvent narquois mérite amplement les éloges que les médias lui prodiguent.
Jusqu’au 20 janvier
Samedi 16h30 - Lundi 21h
0142931304

un autre article celui-ci "alambiqué" mais tellement juste pour ceux dont Barbara a tenu la main et le coeur au dessus des vagues des nuages

le 1er décembre
Oh oui embarquez qui vous voudrez ceux qui ont aimé de près comme de loin, Barbara ; après y être retournée avec Pascal, hier je pleure cet AM comme hier… en écoutant Catherine/Barbara… « je veux bien essayer d’y croire le cœur égratigné et c’est le désespoir » …. « l’ombre de mes amours anciennes….
J’étais précoce de tendres amours de gosses…. C’était vous déjà, le temps de décembre me gelait au cou…, il en fallut de peu pour que je perde patience… je suis partie loin de vous…. C’était un soir en septembre j’avais fini mon voyage qu’importe ce qu’on peut en dire…ma plus belle histoire, c’est vous…. »….  « Viens viens la joie de vivre…. » c’est les lundis à 21h et les samedis à 16h30 ah mon ami dit c’est pas un biopic ou une imitation, c’est au delà….et c’est du théâtre une très délicate mise en scène et une très forte incarnation #barbara #barbaramemoiresinterrompus #studiohebertot #catherinepietri

le 26 novembre
C’est sous ce soleil la exactement…
Noir ? Pas seulement, Barbara était drôle très drôle, comme ceux qui frôlent le désespoir…Barbara #barbaramemoiresinterrompus #studiohébertot Catherine Pietri

le 24 novembre
Nous y étions hier avec une amie encore 12 séances je voudrais y aller à toutes mais bon, j’ai ressenti déjà cela pour un autre spectacle avec Catherine PIETRI il y a longtemps je voudrais au moins que mes amis mes connaissances nos élèves y aillent à une représentation. Ce fut un partage exceptionnel avec l’envie oui de s’engager ad vitam pour la beauté l’enfance les grands mères les arbres chaque personne devrait avoir un bout de nature. Au moins un arbre dans sa vie pas pour le cadre de vie, mais pour la vie avec… Ce théâtre privé pratique aussi la qualité de l’accueil et la compagnie des affinités électives aussi, vous pouvez partager aisément avec toute l’équipe car le theâtre c’est un tout…et oui comme avec Barbara on pouvait simplement lui parler et elle nous parlait en chantant, jusqu’à nous faire croire qu’on était sa plus belle histoire d’amour et on y croyait…. CAR C’ÉTAIT RÉCIPROQUE #barbaramemoiresinterrompus
#Barbara #studiohebertot #theatre #lesaffiniteselectives #catherinepietri


Le 6 décembre
Une interview très complète avec ses extraits de répétitions de spectacles pour Catherine PIETRI et de chansons seulement…pour Barbara
https://akadem.org/monique-serf-la-dame-brune
Le 9 décembre
Un autre papier
https://www.lessoireesdeparis.com/2024/12/09/barbara-avant-barbara/theatre/isabelle-fauvel/35417/

dimanche 26 novembre 2023

Un article sur BARBARA ma chanteuse dans Télérama

 
Barbara cet hommage article date de 10 ans, pourquoi ne l’ai-je jamais publié sur mon blog…
Parce qu’il était cookie collé et que j’aurais voulu ressembler à cette photo…. Et commencer à écrire comme toi après la mort de mes « idées noires » qui sait c’est un premier souffle pour effacer le temps perdu dit-on mais toutes deux nous savons qu’uni fruit doit mûrir vieillir se gâter pour être rendu à la terre….
CHERCHER LA FEMME
La Petite Cantate à son amie disparue.
Un chant d'amour aux étudiants de Göttingen.
L‘inceste, sans doute, dans l’Aigle noir...
On la disait mystérieuse. Pourtant, elle livrait tout dans ses chansons.

Par Valérie Lehoux
Le 24 novembre, cela fera quinze ans que Barbara a disparu. Ses chansons, elles, restent étonnamment vivantes. On les entend dans des films, et dans la voix de jeunes interprètes, de Daphné à Mika (!), qui ne finissent plus de s'en emparer. C'est simple : de tous les géants de la chanson, Barbara est de loin celle que l'on chante le plus. A Paris, en ce moment, au moins quatre spectacles la célèbrent. Et on ne compte plus ceux, comédiens, cinéastes, romanciers ou même politiques, qui la citent comme une référence. Pourquoi, alors que les radios ne la diffusent quasiment plus ?

Parce que la femme, d'abord, reste un modèle de liberté : à une époque où les chanteuses interprétaient des textes d'hommes, elle fut l'une des premières à endosser les siens.1
Contre toutes les normes des années 1950 et 1960, elle imposa aussi une image : une étrange silhouette de grand oiseau noir et un visage anguleux, mystérieux, aux antipodes des blondes au nez retroussé. Les trois décennies suivantes, elle osa enfin rompre avec les lois du showbiz et de la promotion, pour ne plus chanter que lorsqu'elle en avait envie, sans forcément sortir un disque ou s'afficher sur les murs des villes. Un demi-siècle plus tard, tant d'audace et de détermination restent exemplaires.

Mais si, au-delà du personnage, l'œuvre demeure à ce point vivace, c'est que rien, encore, n'a pu en altérer la puissance. Barbara ne chantait pas pour se distraire ou pour gagner sa vie, mais pour se relever des outrages qu'elle avait subis : l'inceste, d'abord, puis la fuite subite d'un père qui ne s'expliqua jamais, ni ne lui demanda pardon. C'est d'ailleurs à sa mort que Barbara se mit à écrire, chaque mot devenant un pas de plus sur le long chemin de sa reconstruction. Son moyen d'avancer, et finalement de vivre. Voilà pourquoi, quand elle chantait son enfance, ses amours ou ses deuils, on y percevait tant d'urgence et d'intensité. Barbara faisait de la chanson une absolue nécessité, renvoyant chaque auditeur à sa propre vérité. Dans un documentaire télé diffusé cette semaine 2, la chanteuse Camille le dit très justement:
« Elle vous raconte son histoire avec tellement de force, que vous êtes obligé d'entrer en vous-même, avec la même force. »
Mais autant sur scène Barbara se donnait, autant ailleurs elle se dérobait. Aux journalistes troublés qui l'interrogeaient sur son inspiration, elle lançait, bravache, «je n'ai aucune imagination!», se gardant bien d'en dire davantage… Longtemps, les chansons se seront donc passées de toute explication. Depuis, on a découvert quelques-uns de leurs secrets —elle-
même en a livré dans ses Mémoires inachevés 3. Voici un peu de sa vie, en une dizaine de chansons toujours très actuelles.  



«NANTES» 1959

Dix ans après s'être volatilisé sans laisser d'adresse, son père meurt à Nantes. Barbara, qui chante déjà à l'Ecluse mais vit encore, très chichement, chez sa mère, décide aussitôt de se rendre à Nantes, où elle n'est jamais allée. Ce voyage, elle le raconte dans une chanson qu'elle mettra trois ans à terminer. Elle l'interprète pour la première fois en novembre 1963, au Théâtre des Capucines, à Paris, lors d'une soirée réservée aux jeunes artistes. Dans le public se trouve la journaliste Denise Glaser, tellement bouleversée qu'elle décide de l'inviter dans son Discorama, émission detélévision mythique, et de fabriquer une fausse pochette pour cette chanson qui n'existe pas encore sur disque. Aujourd'hui monument du répertoire français, tantes est l'un des classiques de Barbara le moins repris par la jeune génération. Sans doute parce qu'il est trop personnel.

LA SEMAINE BARBARA

«Je suis une femme qui chante avant tout», affirmait Barbara. C'est donc à des jeunes femmes qui chantent aujourd'hui que Didier Varrod confie le soin d'évoquer l'artiste dans l'émouvant documentaire Un beau Jour... Barbara, réalisé par Nicolas Maupied et diffusé par France 5 le dimanche 25 novembre à 8h30.
Une belle idée d'amoureux de la chanson, tant les mots de la Dame brune résonnent joliment dans les propos de Camille, Daphné, L, La Grande Sophie et Olivia Ruiz, mêlés aux séquences d'archives.
Côté radios, France Inter propose une journée spéciale le 24 novembre : coup d'envoi dès 0 heure avec un Pop, etc. sur l'album La Louve; à 8h20, Jean-Louis Aubert est l'invité de la matinale; à midi, Philippe Meyer s'intéresse à la Barbara interprète; à l9h20, Vincent Josse visite son Atelier (à écouter en Podcast à tout prix) en compagnie notamment de Marie Chaix; enfin, à 20 heures, soirée spéciale avec un Pont des artistes entièrement consacré à la chanteuse (avec La Grande Sophie, William Sheller, Babx, Christophe ou Baptiste Trotignon), puis la diffusion du concert de 1965. A Europe 1, les festivités commencent dès le jeudi 22 : Des clics et des claques (à 20 heures) reçoit le neveu de Barbara, Bernard Serf; le lendemain, On connait la musique (à 22 heures) lui est consacré; et rebelote
le samedi, de 22 heures à 1 heure, avec un concert hommage de Daphné, puis le Musicorama de 1968. Dernière pièce du dispositif: dimanche, à 11 heures, dans II n'y en a pas deux comme Elle.





« DIS, QUAND REVIENDRAS-TU? » 1961

Barbara est amoureuse - ce n'est ni la première, ni la dernière fois ! Mais cet homme-là, elle y tient suffisamment pour quitter Paris et le suivre à... Abidjan. Là-bas, elle s'installe dans sa grande maison blanche, fuit le soleil, trouve un engagement dans une boîte à chansons interlope. Mais la vie d'expatriée ne lui convient pas: n'y tenant plus, elle repart a Paris au bout de quelques semaines. Pour son amant lointain, elle écrit Dis, quand reviendras-tu? Et la chante à l'Ecluse... sans oser dire qu'elle en est l'auteur. La chanson deviendra pourtant son premier succès ; cinquante ans plus tard, c'est aussi son titre le plus repris. La Grande Sophie en a fait une très belle version sur son album Des vagues et des ruisseaux (2009). Jean-Louis Aubert l'a interprétée pour le film de Philippe Claudel, II y a longtemps que je t'aime (2008).
Bénabar, Isabelle Boulay, Martha Waimwright et beaucoup d'autres la chantent sur scène...

« GÖTTINGEN » 1964

La Seconde Guerre mondiale hante encore les esprits. De père et de mère juifs, Barbara a passé le conflit à se cacher, parfois séparée de sa famille... Moins de vingt ans plus tard, quand un étudiant allemand l'invite à chanter chez lui, à Göttingen, elle refuse. « L'Allemagne était comme une griffe. 4» Puis, devant son insistance, finit par céder. Mais une fois sur place, catastrophe : le piano promis n'est pas là et les transporteurs de pianos sont en grève ! Des étudiants de Göttingen décident alors d'aller chercher un instrument chez une vieille dame de la ville, et de l'amener eux-mêmes jusqu'au théâtre. La chanteuse n'en revient pas. Son contrat est prolongé d'une semaine. Et le dernier soir, pour les remercier, elle crée Göttingen, première chanson de réconciliation franco-allemande. Depuis, elle en est l'emblème. François Mitterrand l'a plusieurs fois citée. Le chancelier Schröder en a lu un extrait lors du quarantième anniversaire du traité de l'Elysée. Et le 22 janvier prochain, alors que l'on fêtera les 50 ans de ce pacte, il y a fort à parier qu'une fois de plus on l'entendra. « Faites que jamais ne revienne le temps du sang et de la haine, car il y a des gens que j’aime, à Göttingen, à Göttingen...»


« UNE PETITE CANTATE » 1965

Liliane Benelli, sa pianiste à l'Ecluse, se tue lors d'un accident de la route. A ses côtés, Serge Lama, qui gardera longtemps les séquelles de l'accident. Quand Barbara l'apprend, elle sort de scène ; et s'écroule à l'annonce de la nouvelle. Un mois plus tard, lors d'une présentation à sa maison de disques, elle chante Une petite cantate, en hommage à son amie disparue. Le nom de Liliane Benelli reste méconnu, mais deux chansons majeures lui ont été dédiées : la Cantate de Barbara et D’aventures en aventures, de Serge Lama. La Cantate résonne toujours: dans Camille redouble, le personnage incarné par Noémie Lvovsky la fait chanter à ses parents, comme une prière païenne, et l'enregistre pour garder leur voix au-delà de la mort. C'est la plus forte scène du film.

« MA PLUS BELLE HISTOIRE D'AMOUR » 1966

En 1964, Barbara a fait la première partie de Georges Brassens, à Bobino. Instant charnière qui la révèle au grand public. Elle y revient, l'année suivante, cette fois en vedette. Et fin 1966, elle y chante de nouveau, tête d'affiche incontestée. Fait exceptionnel, elle se lève de
son piano pour déclarer au public «Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous. » C'est une
chanson-somme, un manifeste, qui évoque ses quinze années de galère, d'espoirs et de décou-   ragements, jusqu'au Bobino de 1965 qui l'a enfin consacrée. « Ce fut un soir en septembre, vous étiez venu m'attendre, ici même, vous en souvenez-vous?»... De ce jour-là, jamais plus Barbara ne monta sur scène sans entonner Ma plus belle histoire d'amour «S'il ne devait
rester qu'une chanson, ce serait celle-là», répéta-t-elle mille fois. Les quelques-uns qui se sont essayé à la reprendre, encore récemment, s'y sont cassé la voix.

« MON ENFANCE » 1968

Barbara est en tournée du côté de Grenoble. Soudain, elle voit un panneau sur le bord
de la route: Saint-Marcellin. Pendant la guerre, elle a passé plusieurs années dans
cette petite ville aux portes du Vercors.« Allons-y faire un tour!» lance-t-elle à son
chauffeur. Son assistante d'alors, l'écrivain Marie Chaix, l'accompagne ce jour-là. Elle se la rappelle marchant dans les rues comme une automate, rester longuement près de la maison qu'elle avait habitée avec sa famille, puis remonter en voiture, sans dire un mot. Pleurant derrière ses grandes lunettes noires. Un peu plus tard, Barbara enregistre Mon enfance, souvenir intime, tendre et douloureux de ce retour fugace. «Parmi tous les souvenirs, ceux de l'enfance sont les pires, ceux de l'enfance nous déchirent. » En 2012, c'est cette chanson qui clôt le film de Carine Tardieu, Du vent dans mes mollets. Vincent Delerm ou Calogero la chantent parfois en concert.
« L'AIGLE NOIR » 70

A l'issue d'un Olympia, et trois ans après les adieux à la scène de son ami Brel, Barbara vient d'annoncer qu'elle prenait elle aussi du recul, de peur de tomber dans un «fonctionnariat de la chanson». Au début de l'année, elle s'essaye à la comédie et joue dans une pièce musicale de
Remo Forlani... Echec public et critique. Au printemps, elle débute l'enregistrement d'un nouveau disque et hésite à y mettre l’évocation d'un rêve énigmatique l’Aigle noir Finalement, elle retient la chanson, qui devient le tube de l'été 1970, et le plus grand succès de sa carrière. Mais, sur le disque, elle en a curieusement retiré les dernières phrases. Des années plus tard, on comprendra que L'Aigle noir faisait très vraisemblablement allusion à l'inceste. La version initiale sort aujourd'hui… Les mots, restés inédits pendant quarante-deux ans, peut-être parce qu'elle les trouvait trop explicites, sonnent de façon déchirante : «Au matin, il ne me restait rien. L'oiseau m'avait laissée seule avec mon chagrin... »

Au soir du 10 mai, Barbara voit des milliers de jeunes gens, place de la Bastille, fêter l'arrivée
d'un socialiste à l'Elysée. Emue par cet enthousiasme collectif, elle écrit Regarde, qu'elle crée sur scène quelques mois plus tard, sous un chapiteau géant, porte de Pantin. L'ambiance est euphorique: en moins d'un mois, soixante mille spectateurs, souvent jeunes, viennent lui faire un triomphe dans ce lieu très peu conventionnel pour une artiste de sa trempe. Le récital de Pantin entre dans les annales de la chanson, et les médias rebaptisent Regarde : L'Homme à la rose... Durant l'hiver 2011, en pleine campagne présidentielle, le PS s'empare d'une chanson d'Alex Beaupain, Au départ, pour en faire un hymne ; ses premiers mots
sont un clin d'œil au texte de Barbara.

« VIVANT POÈME »1996

Barbara enregistre son premier album studio depuis quinze ans. Elle en cosigne deux titres avec Jean-Louis Aubert, dont Vivant poème, chanson testamentaire à la beauté crépusculaire. Barbara n'a que 66 ans mais elle est fatiguée; elle a définitivement renoncé à la scène
deux ans plus tôt, et pressent que ce disque sera son dernier. Elle y chante son Vivant poème en solo ; mais une autre version existe, en duo avec Aubert, qui reste inédite. Depuis quelques jours, elle est enfin disponible sur disque 5 : la voix et le phrasé de Barbara y sonnent
comme ceux d'une chanteuse de jazz américaine. Quant au texte, il délivre un ultime message à tous ceux qui l'écoutent. Le legs d'une femme qui cinquante ans durant, aura chanté pour respirer. « Va, ce monde je te le donne. Va, et jamais n'abandonne. [...]La vie est un long poème, que tu vas écrire toi-même. »
1 Avec Nicole Louvier et Anne Sylvestre,
2 Un beau jour... Barbara, par Didier
Varrod et Nicolas Maupied, dimanche 25 novembre, France 5,8h45.
3 Il était un piano noir
éd.Fayard,200p.,30,50?.
4 France Inter, 27 décembre 1996.
5 Une femme qui chante, intégrale,
19 CD Mercury, l50 €.



1968, l'année du Musicorama à L'Olympia, qui sera rediffusé samedi sur Europe 1.



HORS-SERIE TÉLÉRAMA

Quinze ans après sa mort, Barbara, femme et artiste d'une parfaite exigence, reste terriblement moderne. Pour découvrir qui elle fut, pour mieux comprendre son œuvre et pour en mesurer la portée, Télérama réédite son hors-série… En vente dans les kiosques, 8,60 euros, et dans la boutique Télérama.fr.
 voir aussi "La galaxie Barbara"
À VOIR

Exposition de photos inédites à la mairie de Cadaujac(33)
jusqu'au 30 nov. Ouvert dimanche. Rens.: 0619258997

lundi 17 décembre 2018

Concert de Sapho au New Morning un hommage à Barbara /Article consacré à Sapho sur Diacritik par Olivier Steiner



https://diacritik.com/2018/12/10/sapho-chante-barbara-et-sentretient-avec-olivier-steiner/?fbclid=IwAR12gy3ObIkcplvfOhwAjQ_A_e9o_TcnTQgaxLYzofq_mX188_NLrjaF3XQ
"Mais tu as raison le sentiment amoureux – comme l’amitié – est central dans ma vie, il nous rend voyants et tout ce que nous déployons d’ingéniosité, de talent, etc., n’est-ce pas aussi pour se payer le luxe d’une tablée de rires et d’amis ?"

Sa plus belle histoire d'amour et la nôtre....
sur FB

Pour ceux qui n’y étaient pas ils ont eu tort certes Sapho n’est pas Barbara elle n’a ni son chanter-parler ni son épure de jeu, ni sa voix, mais elle a son propre tempérament et sa joie, sa grâce du partage, sa chaleur veloutée, du coup on a tous chanté : « Pierre » et bien-sûr « la petite cantate » avec elle... L’accompagnateur au piano était un orfèvre avec ses longs cheveux. Tous les deux étaient habillés de noir... Bien-sûr j’ai préféré Depardieu aux Bouffes du Nord car hier soir je n’étais pas en lévitation en sortant du New Morning, eh oui ce n’est pas la même salle. Celle-là, du New-Morning, avec la porte de la loge qui ouvre directement sur scène, d’ailleurs Sapho en a profité pour nous faire une intro off de sa loge, c’était bien cela, aussi ! Ma chanson préférée interprétée par Sapho et sa nature de femme c’a été le Perlimpinpin. Bravo chère vous, grande dame de la chanson...et brune.

Après réflexion, je me dis que pour ce concert, j'étais très mal placée, trop sur le côté, à Jardin, mais ce que j'ai entendu et reconnu c'est la compréhension profonde de Sapho pour les textes de Barbara, moi aussi je viens du théâtre....

samedi 4 novembre 2017

Soirée France Inter Rebecca Manzoni Didier Varrod Gérard Depardieu Barbara Gérard Daguerre

https://www.franceinter.fr/emissions/les-concerts-d-inter/les-concerts-d-inter-03-novembre-2017
"Je suis une femme qui chante..."clame Gérard Depardieu c'est son intitulé
Gérard Depardieu est un Ovni dans l'artistique français, il n'a aucun préjugé, il est porté par son coeur et se produit où il veut, c'est un Gargantua qui peut nous donner des moments d'une grâce, d'une délicatesse infinie quand il fusionne avec Barbara et son ex-accompagnateur au piano Gérard Daguerre. C'était bizarre de se retrouver serrés le soir autour de la radio comme lorsque j'étais enfant  avec ma grand-mère surtout quand on écoutait de l'Opéra Turandot, son préféré... la culture presque populaire : l'Opéra à l'époque de ma grand-mère, grâce à certains passeurs chanteurs sans idées préconçues comme Mozart... ou Gérard Depardieu.
Et puis,  c'est aussi un homme qui fait peur, il remonte du plus profond et lance un cri de bête sur par exemple les transactions des héritiers... qui ont dilapidé ses objets, tout son passé à elle, après sa mort, jusqu'à ses mitaines et ses talons...juste avant la chanson que j'ai toujours écouté en larmes : Sid'amour à mort...
Certes ce n'était pas la même soirée qu'aux Bouffes du Nord, il me manquait la présence physique la mienne au milieu du public et le lien tout aussi physique avec l'homme et les esprits invisibles et la musique interprétée hier soir en complicité de plus en plus étroite avec l'acteur auteur chanteur, qui devient de plus en plus chanteur orchestre... mais aussi avec des bribes parlées des "mémoires inachevées" de Barbara : je ne suis pas une chanteuse, je suis une femme qui chante, je ne suis pas une intellectuelle,.. le passage de l'un à l'autre est si lié, attachant. Ce n'était pas tout à fait les mêmes chansons, les mêmes textes, ce spectacle est vivant et marié au moment d'avec le public.
Ah et ce couplet qui m'a fait éclater d'un rire libérateur ou juste avant le rappel d'une petite cantate, il a précisé que désormais il refusait d'appendre les textes qu'il utilisait tout : l'oreillette le prompteur et qu'il avait un troisième cerveau sensible pour juste répéter les mots qu'on lui soufflait à l'oreille et comment Messieurs et Mesdames, il nous les délivre!!! Du 7 au 19 novembre il sera au Cirque d'hiver. Gérard Depardieu ce ne sera pas possible de le cloner ou d'en faire un robot, une motion capture il est en avance ah non il recule il crie il pleure "à force de" il communique avec... l'au delà... vous ne savez pas faire....

Les chansons de cette soirée

  1. Mémoire
  2. Mon enfance
  3. O mes théâtres
  4. A mourir pour mourir
  5. Du bout des lèvres
  6. Marienbad
  7. Drouot
  8. Le Soleil noir
  9. L'Île aux mimosas
  10. Une petite cantate
  11. Sid'amour-à-mort
  12. Les arbres
  13. Au bois de Saint-Amand
  14. Perlimpinpin
  15. Emmène-moi
  16. A force de
  17. Ma plus belle histoire d'amour
  18. L'Aigle noir
  19. Nantes
  20. Dis, quand reviendras-tu ?
  21. Göttingen
  22. Une petite cantate






une vidéo : Dis quand reviendras-tu ?