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samedi 28 juin 2025

Le Feydeau : Un fil à la patte

Je suis allée avec mon chéri voir ce Feydeau à la première. Ils s’en sont tirés comme des chefs (Distribution C) mais je n’étais pas prête, il faut dire que cette pièce jeu de mot avec le titre est un travail de funambule. Il faut comme tous les Feydeau selon moi et en toute humilité que ce soit burlesque et tragique. Cette juxtaposition déclenché la joie les rires inextinguibles et inextricables. Ce sont des textes de fin de civilisation sans aucune concession à la bourgeoisie. Mais si on se place au dessus ou en dessous de la portée, même en tant que spectateur on passe à côté… c’est ce que j’ai vécu  pour la première et surtout dans la première partie chez la fameuse Lucette. 
Mon chéri s’est un peu ennuyé « ils s’en sont bien tirés mais il y avait des inégalités ». Après avec les autres personnages l’intrigue clownesque de la porte de chez soi qui se referme sur un homme en caleçon. J’ai retrouvé leur peps, j’ai suivi le rythme et la démesure dès l’arrivée des rôles dits secondaires et qui chez Feydeau remettent toute l’intrigue sur les rails, la justesse de ton au diapason. Dans la distribution C avec Ignace de Fontanet interprété par Dushan Délic Illien et le général Irrigua interprété par Jean-Gerald Dupau et aussi dans les rôles de la sœur Marceline Gauthier et de la Miss : Marie Brocquehaye et comment ai-je pu ne pas la nommer la
Baronne Duverger jouée par Constance Rocher, son sourire que diable !
@canaperougecollectif @florencelecorre @ecole.lucernaire @lucernaire
Sinon je vais y retourner pour voir les trois distributions dont une deuxième fois la C car sûrement ce jour là, j’avais un peu mal aux pieds, au cœur, on ne sait jamais pourquoi un spectateur passe à côté d’une représentation peut être parce que tout le public était très content… comme les critiques. Et une première de Feydeau comme pour Racine c’est travailler sur un fil tout au sommet du chapiteau sans filet…..mais on n’y risque pas sa vie, mais sa réputation d’être ou pas remarqué.
La sincérité est toujours jaugée par rapport à la sienne propre et quelquefois on est comme en pause à une représentation d’un spectacle vivant parce qu’on a des préjugés et souvent même on est un peu jaloux de ne plus être sur scène ou si jeune et généreux si JOUEUR.
Bref je leur devrais car ils m’ont tellement émue cette promotion quand je suis allée voir leurs travaux de fin d’année antiques classiques voir même contemporains… leurs rêves leurs chorégraphies, je leur devais aussi de leur écrire ma plus sincère critique. 
Avec les spectacles de nos cours amateurs qui se sont tous très bien passés relativement au travail et à la manière de chacun de s’engager avec les difficultés d’une vie professionnelle à côté.  Je n’ai pu encore les voir et les revoir. Mais ça va venir. 




Ça y est nous sommes allés voir la distribution À
Le samedi 28 Juin à 20 h QUELLE JOIE !!!bravo à tous .












mardi 12 mars 2024

Le jeu de l’amour et du hasard

NOTE D'INTENTION DE FRÉDÉRIC CHERBOEUF, le metteur en scène

Jouer et mettre en scène Marivaux aujourd'hui, c'est allumer un feu d'artifice de questions : comment mettre en jeu des corps contemporains immergés dans la beauté, la rigueur et les difficultés de la langue du xviiie siècle ? Comment concilier sensualité et intelligence ? Comment relever le défi formel du verbe tout en s'interrogeant sur la façon dont ce texte questionne notreépoque ? Comment jouer avec amour mais sans respect ? Le jeu de l'Amour et du Hasard est une pièce à la modernité stupéfiante qui met en scène une promesse: celle d'une révolution

sensuelle et politique. Une réinvention de l'amour ! L'affranchissement des plus faibles germe dans le dernier acte : c'est le signe évidemment prémonitoire de la révolution de 1789 et de l'abolition des privilèges. Mais c'est pour nous, spectateurs d'aujourd'hui, le miroir d'une autre révolution portée par la jeunesse, une révolution sans conteste féminine et qui irrigue toutes les générations: celle de la redistribution des dominations sexuelles Ce souffle insurrectionnel qui est un souffle de vie, a été le moteur de notre travail

e moteur de notre travail

hes.

LE MOT DU LUCERNAIRE PAR BENOIT LAVIGNE, le directeur de la programmation théâtre du Lucernaire 

Le jeu de l'amour et du hasard par le collectif L’émeute a été mon coup de cœur du dernier Festival d'Avignon. Mis en scène aver délicatesse, virtuosité et folie par Fréderic Cherboeuf. le spectacle est magnifique. Il est empli de d’énergie, d'excentricité, d'humour et de sensibilité, on se plait à voir la passion amoureuse disséquée, chamboulée, moquée et idéalisée a la fois. On rit devant les quiproquos, les rebondissements, les malentendus tissés par Marivaux. On s'émerveille de la jeunesse et de la fougue des amants. On se détecte de a diablerie, des turpitudes imaginées par les protagonistes eux-mêmes.

On s'émeut devant la naïveté, la fragilité et la force des sentiments.

Écrite en 1730, Le Jeu de l'amour et du hasard est une des plus sublimes, célèbres et jouées des pièces de Marivaux. On y retrouve tout ce qui fait le génie de son théâtre : le travestissement, l'échange de rôles entre maitres et valets, son art machiavélique des intrigues, la beauté, la musicalité, le raffinement du langage. Mais surtout, l'auteur fait preuve d'une extrême modernité dans l'analyse des rapports humains. Il prône la liberté des coeurs, donne aux femmes le pouvoir de décider de leur vie, ce qui est pour l'époque une révolution en soi.

Il interroge au scalpel l'amour, nous montre ses mille et une facettes, questionne l'être et le paraitre, la condition des classes, le désir et l'envie avec intelligence et drôlerie.

Car Le Jeu de l'amour est du hasard est surtout une comédie. On s'y amuse follement et le spectacle nous entraine dans une folle journée déjantée, musicale, sensuelle où la fantaisie règne en maître. Les acteurs Frédéric ou Mathieu, Jérémie, Adib, Lucile, Dennis Justine ou Camille, tous issus du cours Florent, rivalisent de talent et nous emportent dar un tourbillon joyeux fantasque et enivrant..


À voir parce que c’est un partage. Tous les personnages sont en lumière il n’y a pas un seul défaut de rythme ;  dans le public les enfants les adultes n’en ont pas perdu une miette et n’avaient pas envie de remettre leurs masques en sortant…. Il faisait beau en sortant il ne pleuvait plus en sortant et on s’est refait la pièce après….autour d’une bolée de cidre ou d’un verre d’eau.
C’est prolongé jusqu’en juin c’est un Collectif ils s’appellent l’émeute ! 

dimanche 13 novembre 2022

Le Dindon

Le Dindon hier soir, c’était complet arrivés un peu tard nous avons été placés au premier rang et au Théâtre Rouge du Lucernaire quand c’est complet et qu’on est au premier rang on a très chaud et on est presqu’à même le plateau….
Hier soir je me disais que j’aimerais bien que si c’était ma dernière pièce à voir vivre, en tant que spectatrice ce soit celle-là avec ces actrices acteurs là. 
De rire et de voir rire mon Chéri mon amie exigeante et connaisseuse en théâtre qui y va bien plus qu’au ciné j’étais dans un monde que je connais bien un monde où le rire est sans limite j’étais au dessus en dessous avec toute la largesse de bras ouverts que le théâtre donne aux gens pour applaudir sans s’arrêter…. 
Voir ses amis dans un ou plusieurs personnages c’est troublant comme une amitié qui ne cesse jamais. Ah quelle distribution quelle mise en scène l’un qui par ses grimaces et ses accents m’a fait penser à Charlot, Dans cette distribution il y a trois comédiens que je connais moins dont un qui interprète le Dindon que je ne connais pas du tout : le Dindon ? qui est fort beau dans tout son corps. Jamais je n’avais vu le Dindon beau….
Philippe Person le metteur en scène est sensible à la liberté à la largeur de jeu des comédiens et là on est content de voir pour chacun sa 3D : la grande dimension à tous leurs possibles. Il y a des moments ou en soi chaque spectateur se tait arrête de rire et écoute ressent tout le texte incisif et percutant. Quel cristal Feydeau. 
C’est fou combien Florence Jil les trois Philippe et Pascal-Charlot sont libres nous passent leur énergie. 
Je ne vais pas vous raconter toutes les surprises les suspends la magie de ce spectacle allez-y surtout ça résonnera fort en vous après….
Ce n’est pas rien la vie privée quand ça déborde sur le public : pour chacun, c’est l’universel. 


Un sacré rythme

Le rythme est soutenu. Mettre en scène Feydeau est un exercice de théâtre risqué. En l’absence de sous-texte, il s’agit de garder l’attention du public et donc le rythme. Le texte ne fonctionne que sous cette contrainte. Il importe d’éviter toute pause et de jouer toute la pièce en tension. Une pièce de Feydeau est un régal théâtral lorsque la cadence est constante dès son démarrage, et lorsque les comédiens sont au diapason de cette dynamique….

http://delacouraujardin.over-blog.com/2022/11/le-dindon.html

« Un propos universel, donc. L’adultère et le cocuage ayant sans doute autant d’avenir que les contributions indirectes.

Nous voici donc en pleines années Seventies.
Iggy Pop, on l’a compris, mais aussi des chemises aux motifs à faire mourir de fatigue un caméléon, des pantalons pattes d’eph’, des mini-jupes sur des collants blancs, des talons compensés en veux-tu, en voilà...
Et puis des papiers peints ô combien psychédéliques.
Cette idée de situer l’action à cette époque fonctionne à la perfection, ces couples de baby boomers auto-centrés sur leur condition et leurs petits privilèges ressemblent tellement à cette bourgeoise parisienne d’avant la première guerre mondiale. »



mardi 9 avril 2019

L'ÉCOLE PRO DU LUCERNAIRE 2éme année en 2019, à propos du Lucernaire à propos de deux spectacles : le sourire.... Dieu habite à...

Je suis allée voir les spectacles de 3 classes sur 4 (Frédéric Constant/Rémi de Vos/Philippe Person) de cette seconde année et ils promettent, tous sont saisissants, attachants dans leurs humeurs, couleurs, jeux, personnages, l’étendue de leurs possibles est ainsi très étendue... Ils savent, eux, très bien faire sentir le sous texte, écouter de tout leur être, garder le rythme, faire silence et jouer avant d’entrer en scène et encore après en être sorti. On ne s’ennuie pas une seconde c’est un kaléidoscope ou une boule à facettes, c’est aussi très émouvant de les voir tous à l’aise dans tous les genres : homme femme rois dieux servants chœur etc...et dans les intermèdes savoir ponctuer ou pas, c’est selon. Le fond le texte la scène les partenaires tout fait jeu, c’est beau, ils sont chez eux sur un plateau.
Le dernier volet celui de Philippe Person(les précédents -de Vos ses propres textes et quelques autres très contemporains -Constant les tragédies grecques et Brecht) leur a permis d'improviser les intermèdes en faisant tirerais spectateurs les scènes au hasard. Le spectacle était sinon entièrement consacré au cinéma américain.
http://www.ecole-theatre-lucernaire.fr/actualites/
  • Ce mardi 09 avril, à 9h tous les élèves de cette promotion passaient un casting pour les rôles de la prochaine pièce qu'ils joueront en tant que professionnels en Juin, le Bourgeois gentilhomme de Molière dans une mise en scène de Florence Le Corre et Philippe Person.
    En attendant vous pouvez aller voir un spectacle au Lucernaire  : le sourire au bas de l'échelle que je vous recommande l'ayant déjà vu au Théâtre de l'oeuvre (voir article sur mon blog)
    Photos de Carole Dessinger exposées au Lucernaire 


    et un futur de Sébastien Thiéry : Dieu habite Dusseldorf du 10avril au 8 juin 2019 avec Renaud Danner que j'irais voir, comme d'ailleurs le Bourgeois en juin car je connais le talent de ces acteurs comédiens.

                          la photo est de Jennifer Guilet, une des élèves ce cette promotion, elle l'avait
    prise lors des répétitions de première année. Cette photo est belle car 

    elle est vivante presque sonore.




samedi 12 octobre 2013

En vrac Alexandro Jodorowsky : La dansa de la realitad /MARIE RAYMOND vers Wanda/un doc TV France 5 sur Arlette Laguiller : Respect/ Daniel Duval est mort et je veux le marquer car je l'aimais beaucoup/ Dupontel arrive et on l'attend un peu.... beaucoup.... passionément


Sarah Gandillot Journaliste spécialisée en spectacle vivant
au Huffington Post
ce journal a ciblé mon blog et m'a adressé par mail cet article, et je les en remercie, je suis comme nommée faisant partie de leur communauté. Ainsi les nouvelles méthodes de marketing liées à celles des nouvelles technologies réussissent où a échoué la révolution de 68. 
comment vous dire c'est un des spectacles dans lequel j'aurais aimé joué avec une des metteurs en scène que je préfère. Le film Wanda c'est le film que nous préférons ensemble Pascal et moi avec un couple d'amis comment dire, véritables.

A propos de 68 vu s/France 5 un documentaire Empreintes à 0h05 s/Arlette Laguiller "moi ou nous, c'est pareil..." et toutes ces années 68/70 des combats de la Banque, un documentaire diffusé soit à une heure tardive mais qui incline à un profond respect.  



C'est un peu comme quand, (j'adore cette expression) je vais au Lucernaire,  comme hier soir, quand au ciné, la salle est pleine, que sur l'écran il y a le dernier film de Alesandrito Jodorowsky, la danza de la realitad, s/ Télérama(attention cette critique enthousiaste fait plein de rapprochements alors que ce film est avant tout étrangement singulier : spiritualité  esthétisme -fraicheur maladresse invisible du jeu d'où la sincérité qui ne suscite pas l'identification mais le retour en soi- ésotérisme et érotisme s'y mêlent), un film pour moi qui colle à moi alors que... je n'ai rien de déraisonnable et pas trop des souvenirs chiliens) avec après l'incroyable acteur en son fils Brontis Jodorowsky (il a des allures de Nicholson dans ce film où il joue son grand-père, vous me suivez. Oui comme les femmes sont voluptueuses(l'actrice qui joue la mère chante tout son texte :  diva prêtresse, mère généreuse est unique) et qu'il y a quelques Freaks, invalides, monstres du cirque : ça rappelle Fellini, un peu court...
Brontis Jodorowsky nous a donné après la projection, un débat plein de vie, de vérité, un débat intelligent sur le film, sur la vie, sur ici et ailleurs en l’occurrence le Chili et comment ils ont fabriqué ce film avec -comment dire, une certaine dette morale d'un producteur Michel Seydoux après l'échec de Dunes, il va y avoir un doc intitulé Jodorowsky Dunes qui va sortir, et puis les économies d'Alesandro et puis tous les figurants volontaires et bénévoles du village de son enfance.....  Un film fabriqué selon un artisanat artistique et libre qui respecte profondément le spectateur et qui nous donne en sortant une pêche absolue, hors les époques et les styles les références, un Ovni digne de la plus belle sciencefiction.

Je me dis que c'est comme le futur film de Dupontel, 9 mois ferme, un ovni lui de comédie,  avec oHé oHé MICHEL FAU et bien sûr Albert Dupontel Sandrine Kiberlain que j'aime bien et avec Isabelle Hupert que je n'arrive toujours pas à aimer... malgré de très bons films et de très belles interviews reportages....

Ce matin il était là sur France-Inter : Albert Dupontel avec sa dignité qui force au respect et il espérait que son public qui vieillit un peu comme lui sera quand-même un peu  là... J'y serais 




Dupontel il dit qu'en tant que réalisateur on est tellement le nez sur le film qu'on ne se rend plus compte des réactions possibles, si c'est drôle et il s'arrange toujours pour passer des extraits  à une autre occasion, genre doc sur le cinéma, à un vrai public et se glisse dans la salle

Daniel Duval un des acteurs auteurs les plus séduisants et inquiétants et lucide planté là,
également réalisateur aussi, le temps des portes plumes, il est mort et il a été comme éclipsé, et si l'ombre à côté des projecteurs lui convenait, il avait le même âge que Patrice Chéreau,  je ne l'ai appris que ce samedi matin à cette émission que j'aime tant jusqu'au générique, on aura tout vu..


"Vers Wanda", petite perle de théâtre

"Wanda. Barbara Loden. Supplément à la vie de Barbara Loden. Vers Wanda.... Vous êtes perdu. C'est bien normal. Car la mise en abîme est vertigineuse. Reprenons depuis le début. Au départ, il y a Barbara Loden, réalisatrice, femme d'un seul film et épouse d'Elia Kazan. Ce film, unique, s'appelle "Wanda". Introuvable aujourd'hui, il en est, bien évidement, devenu culte. Sorti dans les années 70, inspiré d'un fait divers lu dans la presse par Barbara Loden, il raconte l'histoire de Wanda, une femme qui plaque femme et enfants pour suivre un bandit violent et acariâtre, Monsieur Denis, auquel elle s'accroche, et se raccroche alors qu'il la maltraite. Un îlot d'espoir, aussi précaire soit-il. Pourquoi Wanda suit-elle cet homme ? On ne le sait pas, elle non plus, qui se laisse mener, guider, passivement mais semble étrangement, dans cette situation absurde, trouver une explication à son existence. Pendant quelques jours, sa vie a un sens. Jusqu'à ce que Monsieur Denis meurt lors de leur braquage raté.

L'année dernière, l'écrivain Nathalie Léger, fascinée par le film et son auteur, avait publié un très beau roman, sorte d'enquête fiction autour de cette histoire : "Supplément à la vie de Barbara Loden" (prix du livre Inter). Marie Rémond, comédienne et metteuse en scène a lu ce livre et immédiatement voulu tout savoir de Wanda, et de Barbara Loden. Elle en tire aujourd'hui une pièce "Vers Wanda", qui, elle aussi, questionne les liens entre Barbara Loden et son héroïne. Entre sa vie, à elle, sa personnalité et celle de son personnage. Car c'est bien cela qui a fasciné aussi bien Nathalie Léger que Marie Rémond. Que nous dit Wanda de Barbara Loden ? Que nous dit de la femme des années 70 ce personnage qui semble subir son existence, à une époque où, précisément les femmes luttent pour leur émancipation et leur liberté. Celle qui, à cette époque, et totalement à contre courant, dit sa faiblesse, et son extrême dépendance aux hommes n'est-elle pas la plus iconoclaste ?.....

Le plus passionnant et qui nous occupe aujourd'hui, c'est cette nouvelle mise en scène de Marie Rémond. On l'avait découverte l'année dernière au Rond Point avec "André", son spectacle sur le tennisman André Agassi. Elle reforme ici, avec Sébastien Pouderoux et Clément Bresson, le trio qui avait si bien fonctionné alors. Et oscille constamment entre la vie de Loden (dans l'ombre de Kazan) et celle de Wanda (dans l'ombre de Monsieur Denis), réinterprétant à sa façon certaines scènes du film culte. Et soudain ces deux vies, ces deux destins résonnent l'un par rapport à l'autre. Pouderoux joue parfaitement ce Kazan mégalo, macho, et d'une extrême mauvaise foi. Marie Rémond est Wanda et Barbara, qu'elle joue, indifféremment, un peu gauches, les genoux en dedans, toutes en balbutiements. Une petite chose friable et bouleversante. Au bord de l'effacement. Saluons là le génial Clément Bresson, successivement Monsieur Denis, Phil et Kirk Douglas. Entre ces différents tableaux, Marie Rémond injecte des commentaires autour du film, extraits d'entretiens donnés par Nathalie Léger, Philippe Azoury et Isabelle Huppert, et dits par les comédiens. On retrouve le style de Marie Rémond qu'on avait tant aimé dans "André". Cette profondeur du propos sans cesse mise à distance par l'humour. Cette façon de ne jamais se prendre au sérieux tout en racontant des choses essentielles. Un mélange de délicatesse, de raffinement, d'émotion, d'humour et d'intelligence. Le tout remarquablement interprété.




Il fait froid j'ai rentré la petite plante offerte par une de mes meilleures amies. Pour les sensibles le radiateur reste fermé.

lundi 23 septembre 2013

Des nouvelles de notre futur, Boucle d'Or au Lucernaire La Cie Person, par les montagnes le film la suite en Afrique/ le BEFORE sur Canal + avec le Dézapping par Studio Bagel/Au monde de Joel Pommerat.....BRIGITTE FONTAINE elle a l'honneur d'être...

 D'abord le film de par l'Afrique  après leur film de par les montagnes, ils en ont fait une chronique, un journal de bord dont l'écriture nous rend comme un peu à côté d'eux mais si vous voulez les aider FINANCIÈREment c'est simple et cela vous défiscalise légalement vos impôts.... vous aurez le récit dans vos écouteurs intérieurs, d'abord la préparation : par la lecture de leur news letter
je me dis que je préfère aider des projets comme cela que les vagues humanitaires dont il ne reste rien pour ceux qu'on aurait voulu aider ex : Haïti
écoute d'un film en train de se faire


La vie machinale - je suis un piston.
Vous avez fait quoi ces derniers jours? Nous, un aller-retour à Riom. C'est juste à côté du Champsaur, mais un peu à l'est, après Grenoble, après Lyon, après St Étienne, au-dessus de Clermont-Ferrand… voilà, juste là. Un aller retour dans la caverne d'Ali Baba (mais gare aux voleurs).

Nous ne donnerons pas de nom ici, mais, nous avons eu rendez-vous avec une sorte de fou qui va extrêmement bien et qui est très rigoureux - c'est ce qu'on appelle la folie douce. D'une gentillesse incroyable, d'un savoir phénoménal, un collectionneur de tout ce qui touche à la captation, au mixage et au montage son. Et aussi il connaît bien le Mali, particulièrement les touaregs du MNLA. Alors il a aimé notre projet qui allie captation son-image et voyage au Sahel.

Une fois tout le matériel étalé sur la table, matériel dans un état des plus parfait, il nous a proposé un prix qui défiait toute concurrence : une mixette, un micro HF, un micro canon et sa bonnette et suspensoir, un micro dynamique, une sacoche professionnelle et quatre heures de discussion et de conseils d'un amateur passionné plus que professionnel. Bref, vous poussez une porte et vous découvrez un royaume insoupçonné, un studio à la Godard, là-bas, près de Riom - le voyage a déjà commencé, les rencontres hors de l'ordinaire aussi.

Après, il a fallu rentrer. En passant, on s'est arrêtés dans ces séries de cubes où il y a tout et on a tout acheté : groupe électrogène, clés à pipes et plates, gants, balayette (très importante pour la latérite qui rentre partout dans le 4x4), et puis tiens, on va faire les courses au Carrefour ? C'était déjà tard, il nous restait de la route et puis on a eu comme les jambes qui flanchaient. Tout ça, tout ça étalé comme ça, sur des km de rayons, toute cette marchandise… alors c'est ça ? Tels des zombies, écrasés par les choses, on errait dans les rayons à la recherche de yaourts mais comment on peut présenter un rayon de 50 mètres de yaourts ? Perdus dans cette vie matérielle, notre petite lumière s'éteignait peu à peu alors qu'on cherchait à cocher notre toute petite, toute petite liste de courses - si petite qu'on ne la voyait plus dans le creux de la main, mangée par la lumière des néons.

Mais ça c'était la fin de la semaine. Avant il y a eu les bons tampons sur les bons passeports pour les visas de Mauritanie, les vaccins encore et toujours (mais c'est quoi cette douleur entre les omoplates ?), les commandes sur Amazon : accus, cuvette pliable, etc., et même, le début de l'idée de partir avec une batterie à décharge lente et un panneau photovoltaïque car les accus pour tout notre matériel de captation, il faut les charger et si on ne roule pas en voiture… Et trouver le bon thé du matin en bivouac pour deux caféïnomanes invétérés, pas facile. Et toujours ce petit détail qui fait perdre une heure dans la journée.

Les soutiens, dans cette période ultra-matérielle (machinale l'existence de colis et d'achats) de nombre d'entre vous - un mot, un don, une bienveillance, font du bien. Vite-vite, le 1er novembre, date de notre départ, arrive à grand pas et on n'a pas encore coché tout sur la liste.

Merci à vous de nous lire et n'hésitez pas à parler autour de vous, de ce site https://www.lepotcommun.fr/pot/ZehtIfzQ si vous connaissez quelqu'un qui veut défiscaliser ses dons.

Et pour nous, suivre, rien de mieux que https://www.facebook.com/pages/un-film-en-Afrique-des-films-en-Afrique/519390264800183 - vous pourrez aussi y retrouver les premiers épisodes de notre mini-série avec des mots… qui font images ?

Vroum-vroum a fait titine pendant mille kilomètres sur deux jours, j'en ai la tête toute vrombissante - mais oui, Riom un peu qu'il disait.

À la semaine prochaine.


après la pièce pour enfants.... au Lucernaire : Boucle d'or pour l'écriture les idées la mise en scène les actrices....
http://thomasletheatrophile.over-blog.com/search/boucle%20d%27or/


et un autre message :
Bonjour les amis,


après le stress de la rentrée je vous invite à une petite réunion animée par Jeanne Matheron sur le thème
"Comment parler aux enfants pour qu'ils écoutent et écouter pour qu'ils nous parlent"
LECTURE pour enfants, au sens premier
Elle anime régulièrement des ateliers à partir d'ouvrages écrits par Adèle Faber et Elaine Marlish édités aux éditions Du Phare
La présentation a lieu à la librairie le vendredi 27 septembre à partir de19h


Librairie "Au plaisir des yeux"

120 rue Raymond Losserand

75014 Paris
métro Plaisance, bus 62 arrêt"Hôpital saint Joseph"

tramway Portes de Vanves
Vous pouvez communiquer!!!
Bonne journée.


après Ludmila  Mikaël au théâtre de l'Oeuvre mais aussi sur France-Inter
http://www.franceinter.fr/emission-latelier-latelier-de-ludmila-mikael

Le dernier disque de Brigitte Fontaine dont une chanson pour son père qui m'a éreinté de larmes contenues, pas réussi à les verser... le dernier disque est dans les bacs.
BRIGITTE FONTAINE

J'AI L'HONNEUR D'ÊTRE
Un nouvel album qui tient toutes ses promesses : singulier et inspiré !
« J’ai l’honneur d’être » ne laissera personne indifférent. Ce 18ème album est une véritable confession pour Brigitte. Sa voix nous atteint encore plus aux tripes. Les auditeurs ont le privilège d’être invités dans le cœur de l’artiste. Aucun texte n’est anodin et chaque mot a son importance, à l’image du premier single « Crazy Horse », qui conte l’histoire de Lola, « ogresse seule et folle, serpillère espagnole ». L’émotion transpire dans ce nouveau disque, tel un diamant brut. La chanteuse se livre comme jamais, notamment dans « Père », un hommage à cet homme « plein de douceur, la pureté au cœur ». Brigitte Fontaine est inqualifiable. L’artiste n’a rien perdu de ce qui l’anime depuis toujours. Son goût pour la provocation et sa folie l’amènent à écrire des textes poignants, miroirs de notre société. Comme pour ses précédents albums, elle s’est entourée d’Areski Belkacem, son compagnon de toujours, qui a composé, réalisé et arrangé « J’ai l’honneur d’être ».



http://www.ebibli.fr/
c'est un Ebook alors il faut le transformer en PDF pour le muter en Ibook. C'est pour quand l'Économie positive =>France-Inter 7/9
Six personnages en quête d'auteur en PDF, le texte pièce si complexe et qui nous dit tout des manipulations humaines inspirées par la création, du jeu des comédiens de la relation des personnages avec les auteurs et différente d'avec les interprètes alors que l'auteur se met minable dans sa préface : quel auteur-frère en toute humilité admirative comme je sais si bien faire, mais il est âpre le chemin de la compréhension de Pirandello. Il ausculte la folie la normalité toutes les relations de la "famille".
une autre pièce qui va commencer au Proscenium dans le titre Élections


la Cie P. Person pendant ce temps là a joué à la Réunion, non ?
Shakespeare.... la reprise de comment déjà ? Bcp de bruit pour rien... ça s'est bien passé, la Cie commence à répéter son prochain spectacle sur Maupassant. Je vais y aller dès le début je connais l'auteur et la metteuse en scène, oui mais aussi parce que sa sœur m'a dit lors de ses précédents spectacles que c'était plutôt très bien, mais pour moi, c'était sa sœur à l'origine qui écrivait faisait du théâtre alors, c'est idiot, mais j'ai du mal à m'y faire, mais c'est une voie du passage.... passeur passeuse passage que le sororat.



12 hommes en colère, une adaptation de la Cie La Strada au Théo Théâtre, le film est passé sur Arte 



voilà sinon rien ou presque la vie les ateliers un cercle de lecture de pièces à voix haute... le diabète une grand mère très seule et qui s'énerve de perdre la tête la vie quoi, une amie qui s'étouffe millimètre par millimètre diagnostic maladie orpheline : rien à faire... la vie quoi, le bureau j'avais oublié j'y vais...
sinon rien, mais bien-sûr que oui, le before du Grand Journal réalisé par Studio Bagel, avec Grégory Ouioui....
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-before-du-grand-journal/pid6439-dezapping.html?vid=934794#pid6439-dezapping.html?vid=934794&_suid=137995145749905149748157077081

et depuis que j'ai ce jouet tactile appelé tablette, je deviens une "petite poucette" voir l'essai de Michel Serres qui nous invite à voir autrement les réseaux l'enseignement avec ces nouvelles technologies qui lisent calculent reproduisent tous les codes... nos mémoires périphériques par ex à quoi servent les blogs, à véhiculer d'autres ressentis que ceux des élites...
mais là je joue au Scrabble et rencontre autrement d'autres personnes
je joue et mon blog chute
en construction permanente car sa manipulation n'est pas aisée, (c'est Pascal mon Chéri qui le dit)

et aveugle car les images sont bloquées, ici(au bureau quand je suis en pause ou le soir tard après les heures ouvrées entre 2 RDV)..... je n'arrive pas à recopier les codes numérisés

"Au monde" au théâtre de l'Odéon de Joël Pommerat par Joshka Shidlow, sur Allegro Théâtre avec une très belle écoute de la pièce de Jon Fosse : Et jamais nous ne serons séparés et de Ludmila Mikaël
Les amours vulnérables d'Othello et Desdémone aux Amandiers avec Denis Lavant et pour son chant Sapho Ebguy et une critique.