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vendredi 27 mars 2015

Je ne suis pas Nina Myers Laurent Herrou

 j'aime bien-sûr particulièrement l'angle où est placée la caméra

"je ne m'habille pas pour être belle mais pour être opérationnelle" "Cassandre peut-être" "la trahison"
"je ne suis qu'une femme" "une femme atypique" je souhaite que vous me ressembliez
Laurent Herrou
c'est un ami d'un ami c'est un ami virtuel invité envoyé par FB né pour moi pour être aimé c'est quelqu'un d'inconnu et qui le restera, mais sans comprendre pourquoi, il y a comme un pont de "vertiges possibles" entre nous...  mais c'est pour cela qu'on reste si loin...et c'est par hasard que j'ai rapporté trouvé cela sur son mur, ça et son journal.
Il est associé, membre à part entière -en groupe je suis sûre que je ne les aime pas-, du mouvement littéraire qui s'appelle, qui ne s'appelle pas : l'autofiction.  
Comment s'appelle les dieux , bien grand mot, les esprits enchanteurs des forêts, les  elfes ? le Léchi chez les Russes
"Les esprits malicieux Korrigans ou poulpiquets en Bretagne, farfadets en Vendée, feltens en Champagne, lutons en Franche-Comté, sotrés dans les Vosges, sautereux en Lorraine... Chaque terroir était habité de ces petits êtres malicieux et excentriques, émanation de la nature, qui incarnaient l'esprit du lieu sur lequel ils exerçaient une invisible surveillance. Ils trahissaient toutefois leur présence par un insolite et inquiétant remue-ménage, par un rire aigrelet qui tombait des branches en cascade ou jaillissait des fourrés."
 
J'ai échangé quelques mots en messagerie privée, avec ce jeune homme écrivain comédien, à propos de ce "relais" sur mon blog et je crois être allée un peu trop loin. Avec mon père, on a toujours partagé cette maladresse des mots, comme une histoire drôle dont on ne se souvient pas de la chute...
L'interprétation, la métaphore, n'échappent pas au cliché, et pourtant, je voulais rester légère discrète, et puis quelquefois toutes ces précautions font rire mes amis, et ils me disent mais non mais non tu ne m'as pas vexé ni heurté ma pudeur.... ce n'est rien Nathalie oui mais sous prétexte de me croire délicate je m'approche trop loin ou trop au bord du fossé et je tombe... et je me réveille.

Il m'a expliqué qu'il m'avait vue une fois sur l'estrade pour une Lecture c'était celle des Lucioles pour le Refuge organisée par Olivier Steiner
"Merci, tu es un peu pour moi, aussi à travers l'émotion admirative d'Olivier, sûr que cela m'influence, et ce que tu écris  : surtout cette Nina Myers qui trahit tout le temps subrepticement, comme par devoir de fiction, l'homme dont, si j'arrivais à rester tranquille et silencieuse, l'homme dont, j'aimerais qu'il vienne poser sa tête sur mon épaule, dans les bois -à cause de la photo-. J'étais sûre qu'on s'était rencontrés une fois, pour de vrai, mais pas comme cela, moi, en lectrice c'est très bien, j'adore tellement lire beaucoup plus que jouer. c'était donc grâce à Olivier : un homme aussi dont j'entends la voix intérieure. Amitiés aussi.  Nathalie "

Hier lors de l'atelier cours au Lucernaire j'ai dirigé trois acteurs -le metteur en scène professeur principal- devait arriver exceptionnellement en retard,  pour une scène que j'adore dans Cyrano quand Christian décide de parler qu'en son nom à Roxane et de ne plus utiliser les mots de Cyrano, et c'est un fiasco, total.... je me suis passionnée pour  cette scène cela vient surement de la générosité des personnes à jouer cette scène mais cela venait aussi d'ailleurs...
Merci à Laurent de ce travail de forgeron ciseleur de l'indicible...

lundi 9 février 2015

André Brink est mort dans un avion- 2 films : Phoenix film d'après guerre comme Eaux Lourdes pièce de théâtre - Yves Saint-Laurent : le 1er film sur le couturier vu en second, que j'ai préféré

André Brink est mort dans un avion- 

Je n'aime pas cela, non pas André Brink c'est grâce à lui que pas une once, une miette, une réaction de racisme a pu naître en moi ; j'attendais, j'écoutais toujours ce qu'on disait de son nouveau livre. C'est l'écrivain de ma jeunesse révoltée et romanesque, l'un n'empêche pas toujours l'autre : la prise de conscience politique et la littérature

Phoenix film d'après guerre comme Eaux Lourdes pièce de théâtre (dont j'ai déjà parlé ici)
j'ai tellement aimé la fin... 
Posté s/FB Le commentaire précédent je le double car c'est difficile à récupérer :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226584.html
J'en pleurerai mon commentaire précédent a disparu qui disait combien je reliais ce film à cette pièce pour la tension l
e suspense, l'attention, la fascination, d'une pièce, d'un film d'après Fassbinder. Et aussi pour la surprise de la fin, si on peut dire surprise pour le dénouement d'un drame, qui vous éclaire de l'intérieur. Et puis la pièce Eaux lourdes est du côté France et le film Phoenix du côté allemand. Et puis cela ne regarde que moi, les deux sur l'après de la dernière guerre mondiale, le juste après sur fond de trahison conjugale, auraient plu a mon papa et l'auraient fait bcp pleurer, car j'avais un papa qui savait beaucoup pleurer et cela entre autres, il me l'a bien transmis. Et j'en suis très fière, d'être ainsi lavée de l'intérieur.

sur FB : en passant
Je dirais que FB c'est un peu comme une loge d'acteur ça ressemble à celui qui se regarde dans le miroir et aussi qui se reconnaît dans les mots de ses amis, les photos de ses proches ou de ses fans et tout cela avant de retrouver la réalité côté cour ou jardin ou côté entrée/sortie des artistes. La loge commune les coulisses c'est comme un vestiaire, on y entre, on en sort ensemble tandis que la loge individuelle, c'est entre la chambre d'hôtel, le bureau, le kiosque, la boutique et le mur FB ; on y passe beaucoup de temps mort et puis on la quitte et après un grand ménage, d'effacement pour une bonne dernière fois. Et puis il faudra faire place nette, rendre les clefs, pour d'autres ensuite, qui y viendront un plus ou moins long temps d'intervalle.
Yves Saint-Laurent : le 1er film sur le couturier vu en second, et je l'ai préféré 

... pour les acteurs. pas seulement, pour la fin aussi... une phrase que j'ai tellement prononcée tellement aimé prononcer : "c'est beau ça !" par rapport au film de Bonello, les défilés ne sont pas assez ambitieux

 Toutes ces fleurs, que ma mère jettent "au fumier " elles repoussent malgré tout et composent un massif de fleurs, une toute dernière fois ! Du jour au lendemain ma mère dit, elles sont moches ! elle dit cela aussi en regardant les femmes dans la rue, les photos de mode, ou moi. Elle me précise dans un éclat de rire : toi tu ne le dis pas des autres parce que tu as peur qu'on le dise de toi... ahahah je te fais un gros bisou quand même. Qu'aurais tu pensé mon père en l'écoutant en silence, comme tous les dimanches matin, dans ton fauteuil loin du téléphone où j'essayais vainement de te joindre, puisque tu nous laissais seules, au tél. Ma mère a toujours suscité ce curieux mélange de crainte de respect et d'étonnement car elle sait dire les sous-textes tout haut et dans un éclat de rire. Ma mère n'est pas gentille elle est d'une autorité fascinante de diseuse de vérités avec une voix et un rire de jeune fille. Son sous-texte à elle c'est qu'elle a envie d'être heureuse avec les gens à condition qu'on ne l'empêche en rien de faire et de penser ce qu.elle veut… par exemple en ce moment, des musulmans : "tous des arriérés. C'est bien fait pour nous on n'avait pas qu'à tous les recevoir comme on a fait"(pas eu le temps de placer Sarkozy et Kadhafi) "et puis ceux qui émigrent en général ne sont pas des gens biens"... Je vous laisse imaginer mes réponses... ma mère a l'inconscient au bord des lèvres et ne supporte pas, par dessus tout, que je parle du manque de culture ou de la religion "tolérante" de spiritualité accessible à chacun.

lundi 6 janvier 2014

Des nouvelles d'Afrique par nos amis du film / Lise Bellynck et Frédéric Aspisi. Je pense à ... /et d'autres amis eux en bateau au Guatemala et au nulle part....

Je pense à cette émission : l'Afrique enchantée, sur France-Inter, à l'accueil de ce théâtre à la ferme du buisson, quand je suis allée voir le spectacle Perdues dans la Lande, et où ils ont fait leur bal de la Fête de la musique, l'émission  l'Afrique enchantée et où ils ont été en résidence la Cie de théâtre de Frédéric Aspisi, ex-cie gospel.
Il faudrait continuer à les aider financièrement.
Ysé
Un an, peut-être, deux ans ?
Mesa
Oui..., peut-être…, plus ou moins.
Ysé
Et puis ?
Mésa
Rien !
Ysé
Un an, deux ans, peut-être, plus ou moins, et puis rien.
Mésa
Et puis rien ! Oui. Qu'est-ce que cela vous fait ?


(…)" extrait de Claudel Le Partage de Midi

Frédéric Aspisi et Lise Bellynck / octobre 2009
Le temps passé échevelé  2013 et en deçà, où les gens ne se sont rencontrés qu'à peine.
Ce théâtre où j'aurais pu travailler avec une autre Cie  : Les Possédés. Refusée à l'entretien audition.
Refusée, le théâtre si cela apprend à être heureux et à s'aimer un peu plus, c'est volatile car les sorties les refus les échecs les désamours sont aussi fréquents, mais justement faut continuer persévérer transformer non pas jusqu'à ce que ça marche mais jusqu'à ce que... ça devienne plus simple, plus à soi : le Moi et son œuvre. Il y aura un retour à la sincérité.
C'est Olivier qui m'a écrit cela :
Olivier Steiner : J'aime beaucoup quand, tout à coup, tu dis les choses simplement... et ce n'est pas simple !
c'est donc cela l'effet "tout à coup".
Et tiens nos amis partis en bateau au Guatemala...


Hier soir très tard, il y avait un film incroyable, sur la route, la chevauchée de chercheurs d'or.... avec Jean Seberg Clint Eastwood, et Lee Marwin, une comédie musicale, amorale.
Il y a des gens qui s'en vont et d'autres qui partent, non, il y a des gens qui vont quelque part et d'autres qui vont nulle part. Et partir pour le nulle part, c'est prendre la route, le voyage..., car une fois chez soi, il y a tout le temps quelque chose qui vous manque, qui vous brûle du dedans et selon ce film c'est le nulle part...
http://www.dailymotion.com/video/x2lzph_la-kermesse-de-l-ouest-trailer_shortfilms

et un avis proche de ce que je pense de ce film.   
chrischambers86
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  3 - Pas mal
Avec "The Treasure of the Sierra Madre" de John Huston, l'èpopèe historique de la « ruèe vers l’or » avait donnè naissance à une tragédie! En revanche dans "Paint Your Wagon" de Joshua Logan - adaptè d'une cèlèbre pièce de théâtre qui fit en son temps les beaux soirs de Broadway - le même sujet est traitè bizarrement sur le mode de la comédie musicale! Un film musical de l'Ouest, tirè d'une oeuvre de Lerner et Loewe, musique additionnelle d’André Prévin, avec un casting dètonnant puisque l'on retrouve en tête de distribution Lee Marvin, Clint Eastwood (avec une belle voix de barriton de l’acteur) et Jean Seberg! Autant dire que "Paint Your Wagon" ètait tout sauf un film ordinaire! Ici, le dèpaysement est total puisqu'il s'agit d'un western satirique (la plupart des critiques ne l’ont pas compris), plutôt amoral, où le rythme vient également de la plastique propre du film, par l'image! Un film qui fut un échec commercial retentissant et qui ne mérite pas un tel lynchage (malgré ses longueurs) dont la réalisation nous a d'autre part conduit sur les rives du film musical à thèse, et un peu écarté de celles (à jamais perdues) du musical pur, pour lui-même! il n'en reste pas moins que "Paint Your Wagon" (ou "La kermesse de l'Ouest", avec l'extraordinaire chanson du « chanteur » et très cabotin Lee Marvin) est un métrage extrêmement efficace et sympathique avec un final destructeur et d'anthologie! Pour Logan, comme pour d'autres metteurs en scène, il est important de restituer la production musicale par rapport au reste de l'oeuvre tel "Picnic" et "Bus Stop", deux immenses chefs d'oeuvre du 7ème art! La légende veut que durant le tournage, Eastwood s’ennuya tellement (comment peut-on s’embêter quand on tourne avec la sublime Jean Seberg ? ), qu’il loua une ferme et occupa son temps à élever des cochons! Une anecdote qui enfonce malheureusement un peu plus cette « kermesse de l’Ouest »...

Ajoutée le 09 oct. 2013 à 21h29
Ouaga 2014


Sous le ventilateur vrombissant d’une chambre à la lumière ocre, nous recommençons notre trafic machinal qui nous aidera à refaire territoire et surface : sortir les vêtements sales, regarder l’ordinateur, se laver les cheveux, prendre une douche, puis deux douches, écouter le ventilateur. Le coq de la cour nous rappelle les nuits dans l’école de Ouittenga où Inoussa nous accueillait de ses yeux de Kirghize – douceur chocolatée du regard, longs cils retroussés – une nouvelle fois refaire son sac, refaire son trou dans cette vie nomade. Trois semaines depuis les dernières nouvelles du front, trois semaines burkinabées où l’alcool est de retour, et les villages Samo, Gouroussi, Mossi, Peuls. Trois semaines sans poser le pied dans ce que nous aimons nommer la modernité, à manger du to (pâte de mil pilé) trois jours d’affilé, avec la sauce gluante à base de feuilles – et rien d’autre car ici, Monsieur, on ne varie pas, on répète. Toujours les mêmes gestes, archaïques et le to colle au ventre comme un pansement. Trois semaines de soleil abrupt et de nuits fraiches. Le vent soulève une poussière claire dans le nord du Burkina et on ne sait pas bien s’il fait chaud ou froid – trois semaines de mains coupées, de ventre gonflés et de regards perdus d’enfants - des enfants Peuls qui se lèvent d’un bond devant la première image de « La Panthère Rose » et s’enfuient apeurés par le son et la lumière de la projection - n’oublie pas ma petite tong. Trois semaines de doléances et de magie, de poulets égorgés et de Noëls incongrus – dans la concession du maire d’un village Gouroussi, on est invités à se bourrer la gueule vite fait bien fait avec du pastis frelaté venu tout droit de Côte d’Ivoire – il est midi et ça tape mon ami – des femmes édentées dansent à tombeau ouvert – l’après-midi sera longue et douloureuse avant la pénombre salvatrice du soir. Le ventilateur hache les souvenirs de cette vie d’errance, de sommeil, de rêves et d’éveils au monde – le visible et l’invisible - et les plans des boucles d’oreilles des femmes Peules au nez fin et leur passion pour les vêtements pailletés – sourire d’une jeune femme troublée par la caméra et qui pourtant résiste à la crainte vissée dans ses tripes, puisque « Peul » veut dire « celui qui craint ».  Nous devons refaire le tour de nos propriétés, écartelés que nous sommes après trois semaines de brousse intense – mais la voiture n’a aucun problème hormis les enfants qui gravent leurs noms sur la carrosserie avec des graines de poussière (Karim sur l’aile arrière droite – si j’le choppe celui-là…).

Dans un grand espace d’herbes jaunes où nous nous sommes posés, en compagnie de Johanna et Charles et Ali, qui nous ont accompagné et soutenu pendant dix jours, nous avons organisé deux soirées de projection - pendant la journée, on tourne et on pratique la « causerie » – et le soir c’est la ville à la campagne nous dit Amadou le Peul, car il y a l’électricité (le groupe électrogène, le moteur) et le lieu public où tous se rencontrent pour le film dans cet espace perdu entre Peuls et Mossis. Il paraît que cet endroit choisi au hasard est béni, car le « vieux » qui vivait là et qui est mort maintenant, a réussi à s’en sortir et à transmettre même de l’argent à ses enfants – territoire, héritage. Nous ressortons les affaires de la voiture, on regarde ce qui s’est abîmé ou réparé miraculeusement, et le gaz à recharger, et la vidange, et des courses, on fait ça ?  Y’a des regards d’enfants dans la tête, ils saccadent comme les pales du ventilateur c’est la ville, c’est Ouaga – on fait  une pause et Juliette, l’amie qui vient prendre le son, arrive en avion dans quelques heures, alors que Johanna et Charles viennent de partir – c’est une chambre très jolie, et une maison tout ce qu’il y a de moderne et derrière les paupières, il y a les regards des enfants tu sais, les regards des enfants avec leur t-shirts de foot de merde et la face blanche de poussière – c’est une jolie maison ici – le ventilateur. On est foutus tu sais, maintenant, on ne sait plus rien mais le film devient vraiment comme la peau, c’est la peau, on y est dedans, on s’est vêtus d’Afrique, il n’y a plus de vitre, tout le monde nous comprend – plus de plafond de verre – le petit saligaud qui a gravé son nom sur la voiture, si je le tenais entre les mains je le… On va regarder encore si le sac est bien fait et si on doit pas refaire nos visas pour le Mali où on risque de retourner bientôt, avec Juliette, là où on est déjà passés puis on reviendra à Ouagadougou pour la remettre à l’avion mais ça c’est dans un mois – j’entends les moteurs des avions mais c’est le ventilateur – n’oublie pas de regarder internet – on est là mais on n’est pas là, il y a quelque chose de fauve qui est resté dans la brousse, quelque chose de nous s’est écorché sur les branches d’acacia – le nom de l’enfant sur la voiture rentrera en France mais lui mourra au Burkina, s’il n’est pas déjà mort.

Entretemps, Inoussa le jeune instituteur à la peau tendre, qui s’excuse de son français aléatoire avec un tremblement dans la gorge a réussi à aller à la ville à moto, à trouver un cyber et à créer tout seul sa première adresse mail pour nous écrire.

Un film, des projections, des boucles d’oreilles – on pense à vous, y a une nouvelle année et même y a eu Noël – ça n’existe pas – nous allons bien car « y a pas de problème ».

Nous, avec nos pensées percées et nos boucles multiples.



Défiscalisez vos dons pour 2014 car la collecte continue sur https://www.lepotcommun.fr/pot/ZehtIfzQ



Et les épisodes précédents sont sur https://www.facebook.com/#/pages/un-film-en-Afrique-des-films-en-Afrique/519390264800183?ref=hl

dimanche 5 janvier 2014

Guillaume, les garçons à table...

En sortant je crois que je serais bien passée au travers de l'écran comme pour la Rose Pourpre du Caire pour rester avec les deux ou trois familles de Guillaume Gallienne : celle qui est la sienne sa mère sa grand-mère et ses tantes, son père aussi, le théâtre et la radio. Pour faire un tour de manège aussi les yeux fermés. On était 5 à ne pas décoller des sièges et à attendre la toute fin du générique. A cause de quoi des non-dits sur la sexualité ? Du toujours plus pour séduire qui étrique l'expression du sentiment. 
Des empreintes du tout de l'enfance, des rencontres, sur la pudeur ?
De scènes qu'on savait à l'avance hilarantes par l'excellence du jeu de l'acteur, l'auteur ? Par la sensibilité de Guillaume Gallienne : un Visconti à sa façon... plus de muraille entre les riches, les pauvres, de l'élégance et du louvoiement possible partout entre les hommes les femmes le sexe : l'hétérosexualité et l'homosexualité. Et le sentiment lié à la pudeur plus qu'au sexe ?! Mais bon inutile de monter des murailles du grand froid entre tous.... Et l'apprentissage ?! Passages obligatoire éliminatoire par L'Eros Center, que sont les boites à la mode,  du Wagner pour se donner du cœur au sexe , ou du sexe au cœur? Et pour se construire il faut bien choisir un côté, un versant, une préférence mais pas plus immuable que mon goût prononcé pour les légumes crus....
Bref c'est du vrai théâtre cinéma comme je les aime et je n'ai pas vécu meilleur voyage depuis longtemps... Une phrase à retenir : "lâcher les rennes les étriers fermer les yeux et faire confiance à l'animal" lui dit son maître d'équitation quand il décide de combattre son blocage :  sa peur des chevaux...
en pratiquant dans un manège avec un œil affectif extérieur. 
Le sexe est tellement de plus en plus complexe depuis qu'il n'est plus annexe.

http://www.telerama.fr/cinema/films/les-garcons-et-guillaume-a-table,440077.php

la critique contre dans Télérama, de Pierre Murat est totalement incompréhensible pour moi.