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vendredi 6 septembre 2013

Un spectacle étonnant au Lucernaire avec à peine des silences.....Les écrits de Mr Girardot de Nozeroy/Piccoli à France-Inter..../ Ciné Jodorowsky "la danza de la realidad"/Philo : essai Petite Poucette de Michel Serres

"Monologue conçu et interprété par Christian Pageault site page 27 avec la collaboration artistique de Isabelle Jobard, Bernard Guyollot et Jacques Brücher. Il y a un mystère "Girardot de Nozeroy" qui frappe d'emblée : comment une telle plume, un être aussi singulier, a-t-il pu échapper à l'histoire littéraire ? Comment des générations de spécialistes "dix-septièmistes" ont-elles pu passer à côté de ce qui va être une révélation pour de nombreux spectateurs ? On sait, par exemple, que Stendhal a fait beaucoup pour la connaissance - encore secrète - de l'abbé de Saint-Réal et on se demande pourquoi il n'a pas fait de même pour le sieur Girardot de Nozeroy, qui s'inscrit dans la même lignée que l'auteur de "La Conjuration des Espagnols à Venise".C'est donc tout à l'honneur de Christian Pageault d'avoir rassemblé les pages éparses de Girardot de Nozeroy, de leur avoir donné une cohérence indiscutable et de les mettre au grand jour sous la forme d'une "conférence théâtrale" consacrée aux "Écrits de Monsieur Girardot de Nozeroy".Seul sur scène, assis dans la pénombre austère de ce qui reconstitue avec quelques éléments le grenier où, retiré d'un monde de sang et de fureur, il écrivait, Girardot de Nozeroy, interprété par Christian Pageaut, va lire, ponctué par une musique imaginaire, sept chapitre de ses "Écrits" sous-titrés "Des ré-épousailles d'avec son corps". L'homme aux grands cheveux noirs est couvert d'un grand manteau noir d'où apparaît son torse nu. Un instant, on pourrait l'imaginer imprécateur, sarcastique, préfigurant de trois siècles un Antonin Artaud, mais ce qui fait face au spectateur c'est, au contraire, un être bienveillant habité par tous ses pores d'une philosophie qui fait mouche à chaque mot.Il faut dire qu'il vit et pense dans la Franche-Comté occupée par les Espagnols et convoitée par le Roi de France et par ce fait ravagée par des spadassins et des reîtres passant au fil de leurs épées intraitables les populations civiles. Témoin de toutes ces horreurs, échappant d'un poignard habile à la sauvagerie de la barbare soldatesque, Monsieur Girardot de Nozeroy a l'inouï mérite de concevoir une philosophie d'une étonnante modernité qu'on pourra qualifier, sans trahir sa pensée, de "légumière".D'une voix chaude et tranquille, avec quelques inflexions ironiques et sans affectation, même quand il chuchote, Christian Pageault est l'idéal passeur pour faire découvrir ce vrai penseur que d'aucuns devraient désormais considérer comme le chaînon manquant entre Montaigne et Pascal alors que d'autres, encore plus audacieux, devraient y voir le prophète annonçant la philosophie de Jean-Baptiste Botul.Au bout de cette conférence envoûtante, qu'Isabelle Jobard, Bernard Guyollot et Jacques Brücher ont su incontestablement inscrire dans sa théâtralité, sourd le sentiment d'appartenir à un cercle d'initiés ou de frais convertis prêts à répandre la bonne et nécessaire parole de Monsieur Girardot de Nozeroy."


Philippe Person



Christian Pageault, d’une présence étrange, au sourire voltairien, est un comédien authentique qui nous tient fascinés plus d’une heure durant. Il est très fort.

Gilles Costaz L'Avant-Scène Théâtre



Happé, le spectateur embarque volontiers dans ce voyage ponctué de silences méditatifs, de réflexions et de sourires. Le spectateur sort du théâtre en ayant l'impression d'abandonner un ami. On éprouvait un sentiment similaire après avoir vu Laurent Terzieff sur scène.

Nathalie Simon Figaroscope



La juste simplicité de ce petit texte, joliment servi, nous remue doucement et fait gamberger. Le comédien, Christian Pageault, ne laisse guère indifférent ; que ce soit par son physique longiligne, délicieusement suranné, cheveux longs en bataille, un brin dépenaillé, par sa gestique gracieuse et son timbre rassérénant d’homme détaché des tourments et des vicissitudes, par sa diction cristalline, qui caresse chaque mot et le dépose, élégamment, dans nos oreilles, si fréquemment écorchées par les abus de notre temps. L’honnête homme, « vêtu de probité candide et de lin blanc », est hugolien avant l’heure....Il nous envoûte tant et si bien qu’on s’en laisse aisément conter.

Stephen Bunard La rue du théatre



Christian Pageault redonne vie à ce texte oublié. Un spectacle troublant.

Audrey Jean Théâtres.com


Les écrits de Mr Girardot de Nozeroy
C'est étonnant tellement que les pensées du passé ne vieillissent pas, pas la moindre ride et le théâtre non plus, au travers de cet acteur, à l'aisance particulière, il est étonnant qu'un acteur soit avec le public aussi à la fois proche et mystérieux. Une conférence, non pas des oiseaux, de la pensée par le corps de l'acteur. Cet homme là est capable de faire apparaitre n'importe quoi sur scène en nous l'évoquant et cela c'est fabuleux. C'est un porteur d'histoires, pour faire une équivalence à un autre spectacle qui marche très fort. Et puis il y a dans ce spectacle là une fragilité un seul acteur sur un désert : un grand plateau et face au public qui sait nous mettre en intimité malgré cela avec lui... Et il y a un coup de théâtre... dont vous serez complice, plus que tout ce que vous imaginez... Il faut bousculer le public sur ce qu'il croit mais là avec une infinie douceur.


En 1650... Quatre siècles avant « l'invention » de la psychanalyse.
Quatre siècles avant la « découverte » des voies de sagesse orientales, Girardot de Nozeroy, malgré la guerre qui sévit dans sa province, nous fait part de son émerveillement d'être au monde dans sa recherche d'un bonheur absolu..Après un sommeil de trois siècles dans une bibliothèque de conservation de Besançon, ce texte récemment mis à jour, bouleverse l'idée que l'on se fait du rapport au corps au 17ème siècle. Il bat en brèche la pensée cartésienne de la séparation du corps et de l'esprit. Il laisse supposer l'existence, à l'époque, d'un contact entre la tradition chrétienne et l'enseignement ésotérique venu d’Orient. En 2013... le moment semble venu de faire partager à un public plus large l'expérience sensorielle de ce chercheur visionnaire, et de révéler à tous les "retrouvailles d'avec son corps » de Mr Girardot de Nozeroy.

Christian Pageault a travaillé entre autres avec Howard Barker, Richard Brunel, Thierry Bordereau, Michel Dubois, Guillaume Dujardin, Anne Delbée, Philippe Faure, Bernard Kudlack, Jean Luc Lagarce, Pierre Lambert, Jacques Livchine, Denis Lorca, Christophe Maltot, Alain Mergnat, Claude Monnoyeur...etc


Un autre sans ride,

Piccoli à France-Inter, quel baume au cœur et à l'art de l'acteur.... il parle si bien de son métier, "faire tout ce qui peut bouleverser le spectateur",  de Depardieu, (enfin quelqu'un qui ne dit pas de conneries sur Depardieu) avec Patrick Cohen et Eva Bettan.
dans la série ils sont tous revenus pour nous aider au 7/9 : chronique de François Morel sur Depardieu...(ils sont deux à parler sans dire de conneries de Depardieu Gérard) et Poutine....

et aller voir avec mon compagnon Pascal, le film de Jodorowsky "La danza de la realidad" très vite.... un désir urgent.
Il repleut... à part ça !
en construction permanente c'est cela la marée Internet qui formr déforme reforme conteste déploit ment et conte et explore et nous fait connaitre, ah seulement, nous décharger de notre mémoire et nous inviter à mieux faire, à avoir une tête plus libre à la réflexion. Les "petits poucets" auront forcémenr la tête "bien faite" plutot que "bien pleine"selon Michel Serres, d'autres interrogent quelle tête, tiendront-ils réellement dans leurs mains. La pièce conférence de Mr Girardot de Nozeroy, a quelque chose en elle comme cet essai ou les essais de Montaigne, les pensées de Pascal d'accessible de limpide en tous temps....http://skhole.fr/petite-poucette-la-douteuse-fable-de-michel-serres

mercredi 9 janvier 2013

némésis pour 2013 indispensable... livre de Philip Roth et Mère d'Olivier Steiner

J'ai déjà écrit un article... sur ce livre, Némésis de Philip Roth, auquel je pense souvent : qui sait qui je suis ? comment me suis-je figée, immobilisée, installée, arrêté... En tant que maladie chronique, quel romanesque à raconter, à consulter ai-je ainsi capturé, à partir de quel évènement ? les gens ne parlent plus que météo et maladie "il n'y a plus rien" (chanson exceptionnelle de Léo Ferré, à écouter comme page épique, lyrique visionnaire) entre les extéreurs à la Terre et à son âme, se complaire en chantier permanent ouvert au public, en préliminaires jamais interrompyes, en anticipation de ruines  à venir... surement pas vrai pour moi, je m'entretiens, me réfléchis... J'ai déjà écrit un article... sur ce livre, Némésis de Philip Roth, disais-je, et au cours de la lecture de ce livre, à la fin même,  j'ai oublié cet extrait fondamental, extrait cité par ce critique passionné de Philip Roth, extrait le plus approprié, pour cueillir l'étincelle, pour oser aimer, avoir des amis, les garder pour longtemps quoiqu'ils fassent et où qu'ils soient,  enseigner, passer ses connaissances son savoir faire avec modestie, mettre un pied devant l'autre...
 Éric des 8 plumes sur blogs de l'Express

« Il n’y a rien de plus difficile à sauver qu’un garçon démoli. Il était resté beaucoup trop isolé dans sa façon de voir les choses et privé de tout ce qu’il avait si passionnément voulu avoir, pour qu’on puisse lui ôter de la tête son interprétation de l’évènement funeste de sa vie ou faire bouger le rapport qu’il avait établi avec cet évènement ».

A méditer, oui, pour éviter la délectation morose et l’enfermement entêté et se dire que par-dessus tout, réside encore la lueur de l’espoir et l’amour.

Voilà donc mon vœu pour toi Amie/Ami pour 2013 : garde espoir et cherche puis tiens l’amour !"




Autre blog, le mot et la chose, autre écrivain : Olivier Steiner, dernier article : Mater  Dolorosa

mon commentaire : -mais n'oubliez-pas de lire son inspiration douloureuse vouée à sa mère avant, elle est tellement différente cette mère là que celle de Mathieu Simonet dans Maternité, elle détesterait d'apprendre que son fils a écrit sur elle... Comme ma propre mère et moi aussi je l'ai faite souffrir et ai été tirée aux fers ou forceps.-
 sur sa page FB : celui qui écrit est le véritable... et qu'elles sont belles et terribles ces photos, des beautés suicidaires. Mais allez- rendre visite à cette galerie ou personne n'est exclu : le blog. En espérant qu'il vous aidera, le blog, à aller vers une veine moins enfouie moins douloureuse. Et tous ces vœux de bonne santé sont obscènes pour les souffrants de maladies graves. Les amis aimez le ce jeune homme qui a deux trous rouges au côté.... gauche. Le sien de cœur et celui de sa mère.

Et voir absolument, ce DVD sur Léonard Cohen I'm your man de Nike Cahill suite au concert donné en 2005 à Sidney. "Voici un des meilleurs films musicaux de tous les temps. Ni plus ni moins..." Wim Venders. Et il a raison, car c'est en même temps le film qu'on attendait pas ou plus et le film qu'on aurait aimé faire sur cet homme-poète là.

lundi 17 décembre 2012

101 expériences de philo quotidienne

Extraits de ce blog 101 expériences de philo quotidienne
Comment s’assurer qu’il s’agit bien de « je » ?

Tout simplement en posant la question : suis-je « je » ? C’est alors que, profitant de la confusion générale qu’entraine la traque du jeu, la réponse se dessine avec une simplicité provocante : oui. Oui, quoiqu’il en soit, je suis toujours ce « je » insaisissable et indéfinissable. « Je » est aussi fluide et muable que permanent et inaliénable.

 « Il n’y a pas de cadavre du réel, et pour cause : le réel n’est pas mort, il a disparu. » J. Baudrillard (2000) Cool Memories IV. 1995-2000, Paris: Galilé
e.

mardi 15 décembre 2009

La célébrité, une forme d'art ?


Mon avis, je n'en ai pas encore je réfléchis, est-ce comme la météo, le seul lien fil d'Ariane, où tout le monde peut s'y retrouver... est-ce hypertrophié par les nouvelles formes d'infos : Télé, Internet...
C'est Nicolas Demeurant qui en parlait ce matin sur France-Inter...
Depuis Andy Wharol, le pop art, qui invente sa vie ? sa célébrité : Johnny Hallyday, Michael Jackson...

Plaidoyer pour la culture tabloïds
sur Newsweek
Monday 14 December 2009
Britney SpearsmediasNewsweekparis hiltonstarstabloïdsTiger WoodsLiensCULTURE
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Ces gens connus parce qu'ils sont célèbres, ou l'inverse, qui ne sont ni acteurs ni chanteurs, ni artistes quelconques, qui sont souvent fils-de, fille-de, ou petit(e)-ami(e) de, ces stars qui s'étalent dans les tabloïds, les Paris Hilton et Nicole Ricci, sont souvent honnis.

«Être une célébrité est devenu une insulte», souligne Newsweek dans son plaidoyer pour la culture tabloïds. Mais il n'est pas nécessairement légitime de voir les choses ainsi. «Il y a une perspective moins désuète de percevoir la célébrité», où celle-ci serait plus qu'un ramassis de scandales relayés par les médias.

C'est en réalité une nouvelle forme d'art en soi, concurrente—voire parfois victorieuse— de formes plus traditionnelles de divertissement, comme les films, les livres, les pièces de théâtre ou émissions télévisées, et qui réalise, à sa manière, nombre des fonctions remplies par les plus vieux médias à leur heure de gloire: elle nous distrait, nous sensibilise à la condition humaine, créé un fond d'expérience commune autour de laquelle une communauté nationale peut se retrouver. Je soutiens même que la célébrité est la nouvelle grande forme d'art du XXIème siècle."

vendredi 23 octobre 2009

Jeunet Dany Boon et/ ou biographie certes mais travail du comédien...


La biographie n'est pas l'explication de l'œuvre. La biographie n'est pas le soutènement de l'œuvre, elle fait du bien à certaines personnes par comparaison, comme à d'autres qui peuvent avoir besoin de rester cachés. Ces autres plus intimement convaincus qu'il leur faut rester dans l'ombre des projecteurs mais qui font table d'hôte et qui ne ferment pas leur porte aux inconnus.

Le comédien s'expose plus, il s'expose d'autant il attire comme un proche mais aussi comme au lointain, un expatrié, un privilégié que l'on peut envier, contrer, puis en dilapider les vertus, les qualités, en grossir les défauts, tout mélanger, tout dissoudre.

La biographie distord la projection. Mais en aucun cas l'art est une thérapie, ce n'est pas si simple, aurais-je tendance à penser, c'est un âpre cheminement qui n'évite ni ne remplace l'analyse et qui quelquefois voir à l'opposé, multiplie les difficultés.
En aucun cas le groupe de théâtre les partenaires sont aguéris pour soutenir un travail de thérapie de groupe.
Réussir, soit mais en 50 ans d'existence c'est une succession de joies de drames de réussites d'échecs, l'humanité passe par le respect des différences, c'est la compréhension...
C'est pour l'harmonie que de savoir se protéger et soit rester soit partir ailleurs...

Quel délire ou vais-je, quelle affluence, j'écris comme je parlerai seule...
Je ne change pas de style, mais j'en bave pour cela, pour le style... de vie

Je n'en sais rien du tout, je ne sais rien du tout... mais on a tous besoin de lumière et de chaleur pas d'envie ni de jalousie = épreuves indignes, surcharge épuisante.

La victimisation entrainée par la mise en lumière de tout et un chacun fait que paradoxalement tout se mesure sans commune mesure sans temps de pause, réflexion...

-"Moi aussi, moi plus que toi ! photo -on raconte on téléphone- à quelqu'un, à personne...
car on s'assoit peu en face de quelqu'un pour l'écouter, l'aimer, le découvrir lentement, comme un beau paysage. On ne prend pas le temps de l'inviter à se raconter, à se décrire, à écrire une longue lettre qui calmerait les jeux contraires de déni et /ou d'hystérie agressive, à la recherche du premier bouc émissaire venu. On ne se proméne plus à pied lentement en devisant. Je te raccompagne. Tu me raccompagnes avec un e amie on pouvait faire des heures... la moitié de ton chemin puis la moitié du mien... et/ou en attendant l'autobus 62, 90...

Celui qui a réalisé à la base le travail qui a analysé les chiffres ou pris du temps à la base pour déchiffrer n'est pas remercié, à peine, il est attendu par d'autres qui sont retardés par ces délais d'élaboration, d'ordonnancement, de retraitement des informations. Et comme on ne connait ni les formules, ni les tables, ni les extractions, ni les outils de base, en haut lieu on remercie à peine et l'on présente : la solution finale....

A force de stress pour le respect des objectifs du mieux placé et d'ailleurs de celui qui sera le seul à en recevoir les fruits sans partage. L'employé de base aura lui un repas de fin d'année avec du champagne et des chocolats de grande marque.
A force de stress l'élastique se rompt et l'angoisse se déplace... on crie on pleure sur le dos du voisin...

Et comme point d'orgue, lisez, si vous le voulez bien, le dernier livre de Philip Roth qui lui défend avec tant d'intelligence, le devoir de discrétion et surtout le peu de rapport entre la fiction et la réalité biographique d'un romancier, J'en ai déjà parlé ici : Exit le fantôme. A son propos (celui du livre) je me suis retrouvée assise à côté de quelqu'un qui lisait le même livre que moi dans le métro. On s'est salué et puis on s'est souhaité, convaincus l'un l'autre, une bonne lecture....



"L'évidence s'est imposée avec la force d'un coup de tonnerre. Lorsque les lumières de la salle de projection se sont rallumées à la fin de son nouveau film, Micmacs à tire-larigot, la satire de Jean-Pierre Jeunet contre l'industrie de l'armement (sortie le 28 octobre), Dany Boon a "enfin trouvé (sa) gueule intéressante".


Le comédien s'est longtemps regardé autrement, dans des circonstances analogues. Là aussi, la lumière se rallumait, après une projection, ou à la fin d'un spectacle, pour un constat plus sévère : sa gueule n'était pas digne d'intérêt. Auparavant, son visage avait seulement "du caractère". Il était rebuté par l'aspect juvénile de celui-ci. Ce visage plaisait, mais ne frappait pas les esprits comme il l'aurait souhaité.

Dany Boon a commencé à percevoir les premiers effets de cette révolution plastique à l'approche de la quarantaine. Il en finissait alors avec huit ans d'analyse. Une thérapie entreprise avec vigueur, avant la naissance de son deuxième fils, dont la mère est son ancienne compagne, l'actrice Judith Godrèche. Le comédien s'est, dans un premier temps, rendu chez son analyste cinq fois par semaine. Puis deux. Aujourd'hui encore, il retourne chez sa psy, une fois par mois, "histoire de ne pas couper le lien". A 43 ans passés, Dany Boon est un fruit mûr. Sa tête lui plaît. Enfin.

Dany Boon tournait autour de cette question de l'introspection depuis le début des années 1990, période où il prend des leçons de comédie au Cours Simon à Paris. Un élève lui met entre les mains Une saison chez Lacan de Pierre Rey. Cet acte anodin bouleverse le destinataire du livre. La plongée de l'auteur dans la dépression marque Dany Boon au fer rouge. Il découvre Lacan dans la foulée. Suivent Françoise Dolto et Boris Cyrulnik. Le concept de "résilience" forgé par ce dernier se révèle une clé qui permet au comédien de forcer plusieurs portes intimes. "Renaître de ses cendres", pour reprendre l'expression de Boris Cyrulnik, est exactement ce qui se produit chez l'artiste. "J'ai eu une enfance difficile. La pauvreté m'en a fait baver", assure-t-il.

Le succès historique en 2008 de Bienvenue chez les Ch'tis, ses 20 millions de spectateurs, plus gros succès de l'histoire du cinéma français, a au moins permis d'ancrer dans la mémoire collective la biographie de son auteur. Dany Boon, pseudonyme de Daniel Hamidou, est né dans le Nord, à Armentières, ville autrefois inconnue, devenue lieu de pèlerinage.

La suite est moins conventionnelle. Le père de Dany Boon, Ahmed Hamidou, originaire de Kabylie, était venu en France poursuivre sa carrière de boxeur. Il est devenu chauffeur d'un trois-tonnes. "Tous les matins, il venait faire son plein à la station-service tenue par les parents de ma mère. Quand elle est tombée enceinte de moi, elle avait 17 ans et lui 36. Ils ont vécu dans le camion de mon père." Suivent deux petits frères, une maison de coron achetée à crédit, et "des choses très dures" qui l'amènent à quitter la maison à 15 ans.

Son père rêve d'un fils employé à la SNCF. Lui se veut artiste. Les aspirations du premier ne s'accorderont jamais avec la vocation du second. Après un hiatus de plusieurs années, le fils reverra pour la dernière fois son père, en 1992, sur son lit de mort, au moment où il recueille les fruits de son talent et commence à percer sur scène.

Au problème suscité par sa vocation s'est superposée la question de ses origines. Dany Boon a vécu le racisme des Français contre les Kabyles. Celui des Arabes contre les Kabyles. Et assumé paisiblement sa différence au milieu de ce champ de bataille. Elevé par sa mère, Danièle, dans la religion catholique, avec l'assentiment de son père, le futur comédien fait sa communion. Ce compromis n'assure pas la paix. Quand Danièle a rencontré Ahmed, une partie de la famille a refusé l'alliance avec l'immigré trentenaire. Daniel Hamidou n'existera jamais aux yeux de cette branche familiale. Ni le temps ni sa renommée n'ont modifié les choses. Les pages des journaux où apparaît l'artiste continuent encore d'être soigneusement déchirées par cette belle-famille.

Ce rejet laisse des traces. La scène sert d'exutoire à cette blessure jamais refermée. Lors de son premier grand spectacle, en 1992, au Lucernaire, à Paris, intitulé Je vais bien, tout va bien, Dany Boon se cantonne à un registre souvent tragique. Il aborde la dépression, récemment traversée ; le suicide ; la peine de mort. Une partie du public rit, l'autre quitte la salle, déconcertée par la dichotomie entre ces paroles glacées et ce visage jovial. C'était une période de sa vie où l'artiste trouvait uniquement le bonheur sur scène. Il étouffait en plein jour et attendait de retrouver la lumière des projecteurs pour respirer.

Dans l'un de ses plus célèbres sketches, Dany Boon décrit les traumatismes liés au K-Way, vêtement qui, dans le Nord, s'assimile davantage à une seconde peau qu'à un accessoire. Il y a la difficulté d'enfiler l'habit. L'impossibilité de tourner la tête. Enfin, la transpiration induite par la matière plastique. Dans Micmacs à tire-larigot, ce sont davantage l'élasticité et l'explosivité du comédien qui impressionnent. Cette capacité à conjuguer, à l'écran et sur scène, son talent de musicien, de mime et de comédien est un acquis récent. Il n'y a plus de K-Way pour entraver sa liberté de mouvement.

Son comique cérébral sur scène reposait autrefois sur une inventivité linguistique et une voix dont il parvenait à tirer parti des étonnantes potentialités. Qualités voisines de son maître et ami Raymond Devos, forgées par une discipline de fer. "Il peut travailler à n'importe quelle heure, tout le temps, raconte sa femme, Yaël. C'est déconcertant, il peut se lever à 5 heures du matin, mais il faut faire avec." Il manquait encore à Dany Boon l'étonnante souplesse de corps de Raymond Devos. Aujourd'hui, à force de travail, l'auteur des Ch'tis possède une gestuelle comparable à celle de son mentor. Jean-Pierre Jeunet évoque au sujet de Dany Boon " un Bourvil moderne, un grand acteur susceptible de tout jouer". Le comédien en est désormais convaincu, conscient d'avoir la gueule lui permettant de relever ce pari."


Samuel Blumenfeld

jeudi 1 octobre 2009

Bouffes du Nord et Théâtre d'Aubervilliers/ Lacan : citation/ cinéma Thérapeutique...

les Théâtres sont des lieux qui sont par leur habitacle enceintes salles scènes cintres comme chargés d'âme, et dans mes préférences il y a ces deux là :
le Théâtre d'Aubervilliers le théâtre des Bouffes du Nord
pour leurs habitants et pour leurs spectacles passés
Et là comme à chaque fois j'ai regardé les affiches
et j'y ai vu (sur les affiches) 2 spectacles que j'aurais aimé jouer voir entendre apprendre et à me souvenir.
"Après la répétition" d'Ingmar Bergman avec Didier Bezace et Thomas Bernhard des monologues par Georges Wilson, "simplement compliqué" ce vieux misanthrope, à commencer avec ceux de sa profession, est un acteur
prodigieux, il deviennent chaque année moins nombreux ces monstres de scène aux pieds d'argiles et aux têtes dans les étoiles, ne ratez pas l'occasion de les voir jouer, la nature humaine dans toute sa splendeur c'est toujours avec fragilité.
Je voudrais parler d'un film parmi tant d'autres dans la longue liste... Encore un pour la route avec François Cluzet
mais ce sera pour une autre fois
C'est du cinéma qui peut faire du bien à des tas de gens, du cinéma thérapeutique qui n'est pas forcément bien filmé, mais qui est digne et très bien joué. Il y a du théâtre aussi dans ce genre là.

Lacan il a dit quelque chose comme : la révolution c'est le retour à l'ordre, seule la subversion...
quelque chose comme ça
je vais me laver

jeudi 24 septembre 2009

Les SATURNALES... les enfants de Saturne Olivier PY/Rabeux : cauchemar /François Bon

J'y vais j'irais Dimanche, je lis et j'entends j'ai écouté un matin Olivier Py sur France Inter qui parlait de ses livres
j'ai entendu sa voix reconnaissable fêlant le rire de douceur
le non dit est immense mais la sincérité étreint la folie du comédien créateur metteur en scène directeur de grande salle auteur et poète
il parlait d'Heidegger et d'Eschyle, Heidegger il faudrait que je m'y mette mais c'est comme la poésie, ces textes vous devez les entendre les comprendre et presque les savoir par coeur au cas où vous seriez perdu dans un monde hostile et on est perdu à chaque instant à chaque pas aujourd'hui
alors vous imaginez pour nos enfants...
j'y vais dimanche voir les Enfants de Saturne, j'ai hâte de voir d'entendre d'écouter d'intégrer d'être dérangée au delà de mes nuages terre et vents à la matière de mes rêves à mon âme
et je suis un âne un roseau un fou qui aime à rendre heureux, moi aussi...
mots esquisses je ne suis déjà plus là
et François Bon, lien avec le Tiers Livre à propos d'Artaud, je ne vous en ai pas encore parlé, aux antipodes avec Olivier Py ?!
antipodes comme et/ou avec Jean-Michel Rabeux avec Cauchemar au Théâtre de la Bastille, il s'agit des mères et des filles avec cette femme sublime comédienne que j'aime tant...
Claude Degliame

Bob Wilson et Brecht, pas encore parlé ici, ah je m'en vais, mais vous savez....
demain "Motobécane" au Lucernaire
après demain reprise des cours le matin... au Lucernaire avec nos chers élèves et puis Lundi aussi mais le soir
il faut que je trouve des pièces à 3, 4, 5 personnages
je pense à des mises en écritures d'improvisations, à des "mises en pièces"...

samedi 12 septembre 2009

La fête de l'humanité...


Eugène Durif poète et comédien
La fête de l'humanité j'aurais voulu y aller.
Il faut arrêter de dire sur vos radios au bout de 22 suicides que ce sont les plus faibles psychologiquement qui sont touchés.... dans l'entreprise : France Télécom
il serait bon de prévoir là-aussi avant l'épidémie...
Bientôt on va entendre ce sont les plus pauvres qui meurent de faim...
Et les murs et les miradors ne s'érigeront que pour en sauver quelques uns, les plus forts psychologiquement ... les plus riches ...
ça commence c'est déjà là partout insidieusement
j'aurais voulu aller avec mon copain à la fête de l'Humanité,
entendre Julien Clerc, Deep Purple et Manu Chao mais là je pars,
je suis en colère, moi et j'ai le théâtre et un chéri
mais je revendique aussi d'être faible psychologiquement, tout le monde est faible psychologiquement à un certain point, d'accord...
Y en a marre d'entendre des conneries de management rapportées par les supports médiatiques...
et pourtant vous savez comme j'aime la Radio France Inter et l'Humanité....
J'ai compris aussi qu'il fallait savoir par cœur des tas de poèmes pour aimer la poésie, et depuis je suis un peu triste car je n'ai pas cette mémoire là durable... des textes
c'est Monsieur Finkielkraut qui a dit cela à France-Inter

mardi 18 août 2009

"on ne nait pas femme on le devient" La rentrée abrégée face au vedettariat...

"on ne nait pas femme on le devient" S de Beauvoir
La loi évolue et repousse ce principe indigne comme quoi la transsexualité est folie...
voir sur France Inter le quartier libre... Gilles Deleuze disait qu'on "n'a pas besoin d'un vagin"
Il y avait aussi la biblio de Luchini, cela vaut le détour... à la radio

La rentrée abrégée face au vedettariat...
L'article du Figaro
"Pluie de stars sur les planches de la rentrée 2009"
Armelle Héliot
17/08/2009

Le sagace Fabrice Luchini revient à l'Espace Pierre Cardin avec Le Point sur Robert. Crédits photo : Abaca
La rentrée théâtrale s'annonce sous les meilleurs auspices. Outre le spectacle d'Anne Roumanoff, qui ouvre les festivités, l'événement sera inévitablement la reprise de la célèbre Cage aux Folles.

Des festivals commencent et vous parlez déjà de la rentrée ? C'est qu'Anne Roumanoff, Bien plus que 20 ans , est d'attaque depuis le 6 août ! Toujours pétillante, elle a ouvert les festivités aux Bouffes Parisiens (01 42 96 92 42), sa maison… Et cette «rentrée» se poursuit avec le fin Pierre Notte, auteur très talentueux, trois ans durant secrétaire général de la Comédie-Française, et qui propose à partir de mardi, 18 août, Les Couteaux dans le dos, les ailes dans la gueule aux Déchargeurs (08 92 70 12 28).

La concurrence étant rude, les «torchons» se lèvent de plus en plus tôt… Comment faire ? On ne saurait, ici, citer chacun, les spectacles sont nombreux, divers, brillants *.

Le grand art du théâtre, ce sera sans doute L'Opéra de quat'sous, de Brecht, mis en scène par Robert Wilson, du 15 au 18 septembre au Théâtre de la Ville (Festival d'automne, 01 53 45 17 17) et le seul en scène de Georges Wilson, qui joue à partir du 16 septembre Simplement compliqué, de Thomas ­Bernhard, aux Bouffes du Nord (01 46 07 34 50). Ou, à partir du 24 septembre, Laurent Terzieff dirigé par Christian Schiaretti dans Philoctète, de Jean-Pierre Siméon, à l'Odéon (01 44 85 40 40). C'est du lourd, comme dirait le sagace Fabrice Luchini, qui, lui, revient à l'Espace Pierre Cardin avec Le Point sur Robert, mais pas avant le 22 décembre (0 892 707 705).

Plus léger, La Serva amorosa, de Goldoni, ou encore, évidemment, dans un tout autre registre La Cage aux folles. Irrésistibles, Cyrielle Claire et Marie Le Cam dans Grasse Matinée, de René de Obaldia, aux Petits Mathurins à partir du 9 septembre (01 42 65 90 00). Plus farcesque Les Insatiables, de Hanokh Levin, au Studio des Champs-Élysées avec Marianne James, Patrick Braoudé, Lionel Abelanski à partir du 4 septembre (01 53 23 99 19). Plus ambigu, Sentiments provisoires, plus caustique, Elles, de Jean-Jacques Vanier et François Rollin, à la Pépinière à partir du 24 août (01 42 61 44 16), comme Les Autres, de Jean-Claude Grumberg, aux Mathurins à partir du 18 septembre, avec Daniel Russo et Évelyne Buyle (01 42 65 90 00).

Michel Leeb, magistral huitième juré
Plus souriant, Les Hommes préfèrent mentir d'Éric Assous, à partir du 4 septembre au Saint-Georges,avec François-Éric Gendron et Ariel Wizman dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau (01 48 78 63 47). Ce dernier joue dans L'Illusion conjugale à l'Œuvre, avec José Paul et Isabelle Gélinas, à partir du 22 septembre (01 44 53 88 88). Et José Paul met en scène Il est passé par ici, de Marc Fayet, avec l'auteur et Stéphane Hillel au Petit Théâtre de Paris dès le 1er septembre (01 42 80 01 81). Plus sérieux, à propos de la psychanalyse, Parole et Guérison, de Christopher Hampton, adapté et monté par Didier Long avec Samuel Le Bihan, Barbara Schulz, Bruno Abraham-Kremer au Montparnasse à partir du 2 septembre (01 43 22 77 74).

Plus cocasse, Les Diablogues, de Dubillard, avec Muriel Robin et Annie Grégorio, à partir du 8 octobre à Marigny (01 53 96 70 00). Déjà classique, Douze Hommes en colère, de Reginald Rose, avec Michel Leeb, magistral huitième juré, à partir du 8 octobre au Théâtre de Paris (0148 74 25 37). Pièce de théâtre et grand film aussi, Vie privée, de Philip Barry, qui inspira The Philadelphia Story (Indiscrétions), de George Cukor, adaptation et mise en scène de Pierre Laville avec Anne Brochet et Julien Boisselier, très bien entourés, au Théâtre Antoine (01 43 26 20 22). En solo, Michèle Laroque dans Mon brillantissime divorce au Palais-Royal à partir du 22 septembre (01 42 97 40 00) et, pour rire beaucoup, en groupe, Marie-Anne Chazel à la Michodière dans Goodbye Charlie, avec notamment Éric Laugérias (01 47 42 95 22).

Et plus tard, en automne, Nathalie Baye, Guy Bedos, Sami Frey, Jérôme Anger, Marie Laforêt et tant d'autres…

* Les informations complémentaires et reprises seront données au fur et à mesure et notamment sur le blog théâtre du figaro.fr.

Richard Berry bascule dans l'absurde
Dans Qui est M. Schmitt, un étrange coup de téléphone transporte le paisible personnage interprété par Richard Berry dans un univers proche de la folie.

Didier Bourdon dans la Cage aux folles
L'évènement de la rentrée sera la reprise de la célèbre pièce de Jean Poiret, La Cage aux Folles, au théâtre de la Porte Saint-Martin.

Marina Hands à nouveau dans Partage de Midi
Une œuvre immense, reprise au Théâtre Marigny quelques saisons après sa représentation à la Comédie Française

Sylvie Testud dans une comédie douce-amère
La pétillante comédienne partagera l'affiche de Sentiments provisoires avec Pierre Arditi et François Berléand.

Robert Hirsch, le retour
Ce grand maître de l'art théâtral sera l'interprète d'Ottavio dans La Serva amorosa de Carlo Goldoni.

dimanche 25 janvier 2009

L'autobiographie et Narcisse....projet d'un ouvrage collectif...


Article trouvé sur site universitaire : Fabula
AUTOFICTIONS SCÉNIQUES OU L'AUTO-FIGURATION AU THÉÂTRE : L'AUTEUR DE SOI À SOI ?
APPEL À CONTRIBUTION

Information publiée le jeudi 22 janvier 2009 par Vincent Ferré (source : Frédérique Toudoire-Surlapierre)


"Est-ce qu'on peut parler d'autobiographie théâtrale, constitue-t-elle un nouveau genre, une tendance hybride du théâtre contemporain ? S'il est convenu que « bêtement, l'acteur imite un être humain » (Elfriede Jelinek), que deviennent les modalités et les enjeux de cette imitation quand l'acteur joue un épisode de sa propre vie, met en scène, qu'il se re-représente d'une certaine manière ? La scène autobiographique peut devenir un espace encore plus contradictoire, lorsqu'un auteur choisit de se confier au théâtre mais que cette confidence ou ce discours intime sont pris en charge par un comédien (détournant ainsi le pacte autobiographique). Les ambivalences de ce pacte sont ainsi mises en évidence : serait-il impossible à sceller ou faut-il penser que l'auteur (à moins qu'il ne s'agisse du comédien) établisse un pacte faustien, signifiant au passage que l'auto-figuration consisterait à vendre son âme au diable ? Une pièce aussi autobiographique que névrotique qu'est 4.48 Psychose de Sarah Kane n'entre-t-elle pas dans cette perspective ? Le suicide de l'auteur, annoncé à la fin de cette pièce et effectué dans la vie, en serait une preuve tragique, exhibant une certaine forme de séduction mimétique mortifère de la vie pour le théâtre. De même, le texte de Claude Régy, Au-delà des larmes, en constitue une forme de réponse, théâtrale pour une part, tout aussi autobiographique que l'autre. Processus d'autant plus intéressant que la scène est une discipline artistique qui s'inscrit très explicitement dans un champ social, dans une communauté où l'échange n'est pas seulement culturel mais dépend aussi des conditions concrètes (financières, matérielles) de représentation.
Le mythe de Narcisse (qui est peu ou prou au fondement de tout projet autobiographique ou auto-fictionnel) trouve un reflet paradoxal en ce que l'auto-portait de l'auteur est doublement détourné : à la fois par l'acteur et par le public qui en constitue le réceptacle. Remarquons à quel point les configurations psychanalytiques du divan peuvent être convoquées (un patient parle et un autre, dans l'ombre, un peu en arrière, l'écoute) : est-ce à dire que la scène serait moins une « clef pour l'imaginaire » (Octave Mannoni, L'autre scène. Clefs pour l'imaginaire) que l'espace de prédilection du « vécu » ? Dans quelle mesure peut-on affirmer que la configuration scène/salle prend les formes de la confession (et donc le public ne serait rien d'autre qu'un auditoire), oscillant entre le judiciaire (la tribune, le verdict : le public est ainsi chargé de juger la confession qui lui est faite) et la posture d'aveu psychanalytique (le souvenir-écran, les traumatismes) : faisant de la scène l'espace d'un déballage impudique de soi ? Que joue-t-on (l'auteur, l'acteur mais aussi bien le spectateur) dans cette nouvelle configuration intime ? À l'heure où l'autofiction envahit l'espace romanesque, nous avons voulu nous demander ce que celle-ci a à dire au (du) théâtre. Les différentes contributions à cette étude de l'autofiction théâtrale voudraient permettre d'en dégager les spécificités et d'analyser par là même le regard que celle-ci révèle du théâtre (ou de son fonctionnement incestueux, mêlant le théâtre et son commentaire, ainsi dans Théâtres d'Olivier Py, qui se sert de la scène pour parler du théâtre).
On envisagera ainsi, de façon non exhaustive :
- la représentation autobiographique : les pièces où la confusion entre la vie et le théâtre est un principe d'écriture dramaturgique (les écrits de Sarah Kane ou bien Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce), y compris quand ce projet est subverti par la dérision ou le mensonge (Trente et une pièces autobiographiques d'Armando Llamas est aussi une réflexion sur les malversations possibles du confessionnal scénique).
- le jeu autobiographique : quand l'auteur est aussi l'acteur ; on s'intéressera alors au jeu théâtral et à l'identité scénique : qu'est-ce qu'interpréter sa propre personne (dans le Roman d'un acteur de Philippe Caubère par exemple) ? Comment le passage de la personne à « l'effet personnage » (Vincent Jouve) se produit-il ?
- les « one man show » ; les études de l'allocution sans allocutaire, de l'interprétation de divers personnages par un seul acteur seront bienvenues, en ce qu'elles contraignent à passer par l'autre pour dire soi.
- les jeux de la mémoire et de la reconstruction par exemple dans Comment j'ai mangé du chien d'Evguéni Grichkovets où l'auteur opère la relecture de son propre passé comme de la décomposition de l'Union soviétique ; comment l'auto-figuration joue-t-elle des temps théâtraux ? la représentation est-elle complaisance, revanche, amendement ? Quels sont les écarts, les écueils, les trahisons de la redite sur scène ?
- la mise en scène des correspondances et des journaux intimes : envisager la scénographie épistolaire ou intime pour se demander comment le genre épistolaire peut prendre une dimension théâtrale, et interroger les raisons de cette scénarisation (Lettres de Tchékhov avec Michel Piccoli, Lettres à Lou d'Apollinaire).
- la recrudescence des mises en scène de Journaux intimes mérite qu'on s'y arrête ; qu'il s'agisse des Journaux intimes de Tolstoï, de ceux d'Amiel ; dans une perspective identique (quoique génériquement différente) Mon coeur mis à nu par Jean-François Balmer, et plus récemment encore le Journal intime de Jean-Luc Lagarce (Ébauche d'un portrait, par François Berreur).
Ce projet prendra la forme d'un ouvrage collectif publié en partenariat entre l'Université de Haute-Alsace et l'Université de Bourgogne aux Presses Universitaires de Dijon en 2010. Les propositions de communications (le titre de la communication, ainsi qu'une présentation de celle-ci, une dizaine de lignes environ, un bref cv sera également le bienvenu), seront à envoyer avant le 15 mai 2009 à
Florence Fix, Université de Bourgogne
florence.fix@jfix.com
et à Frédérique Toudoire-Surlapierre, Université de Haute-Alsace
frederique.toudoire@uha.fr"

Responsable : M. Finck, F. Toudoire

samedi 26 juillet 2008

Les hiérarchies artistiques... Festival à l'Étoile du Nord, on en reparle...Lecture : "Fils Unique"

Quelquefois, souvent, j'ai toujours eu envie comme cela de donner un coup de pied dans les rosiers avec épines dans le "buisson ardent" des hiérarchies, des privilèges quelqu'ils soient !
Et bien sûr ! les après révolutions réinstallent d'autres bans, d'autres cours, d'autres rois...
Et dans ce tohubohu des plus dramatiques, sont ainsi sacrifiés les plus gênants ou comment dire les plus généreux, ou les plus intéressants. Par contre des donneurs de leçons, des profiteurs s'érigent en censeurs voir en tyrans sanguinaires. Les novateurs sont achetés ou matraqués par la loi du silence. Il y a des époques purgatoires.


Je pense à la colère de certains après 68, dont celle de Philippe Noiret quant au lynchage d'Antoine VITEZ.
Et donc me reviennent quelques images en noir et blanc : un reportage sur Arte consacré à Avignon, une femme ouvrière interpelle les nouveaux intellectuels les étudiants de l'époque (dont le futur directeur de Libé Serge July).
Elle s'écrie que Jean Vilar lui a ouvert la porte au sublime à la beauté et qu'avant de se réclamer de la classe ouvrière, il faudrait mieux l'écouter, cette classe ouvrière...

j'ai retrouvé le papier volant où j'avais noté ses mots à elle, comme je suis contente, le charme du désordre :

"AVEC VOS GRANDS MOTS VOUS VOULEZ ALLER À LA MASSE ALORS QUE VOUS AVEZ DES LEÇONS À RECEVOIR DE LA BEAUTÉ"

"La beauté c'est la sublimation du vrai" j'ai entendu cela quelque part... philosophe, couturier ?

Ces réflexions me viennent aussi ainsi peut-être de ma lecture, grappillée voir qui m'échappe , la fin comme le sommet d'une montagne me semble attirante et redoutée, je n'ai pas envie que cela s'arrête...

Roman "Fils Unique" de Stéphane Audeguy
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pour vous mettre l'eau à la bouche aux sens et à l'esprit je vous cite la note sur l'auteur, l'exergue et la 4ème de couverture :
*"Stéphane Audeguy vit à Paris. Il enseigne l'histoire du cinéma et des arts dans un établissement public des Hauts de Seine. "La théorie des nuages", son premier roman a rencontré un franc succès. "Fils Unique"a remporté le prix des Deux-Magots en 2007."
*"Enfin mon frère tourna si mal qu'il s'enfuit et disparut tout-à-fait. Quelque temps après on sut qu'il était en Allemagne. Il n'écrivit pas une seule fois. On n'a plus eu de ses nouvelles depuis ce temps-là, et voila comment je suis demeuré fils unique."
Jean-Jacques Rousseau
"Les Confessions", Livre premier, § 5
*"On n'a plus eu de ses nouvelles depuis ce temps-là, et voilà comment je suis demeuré fils unique" écrit dans ses "Confessions" Jean-Jacques Rousseau contraint de quitter Genève où les choses pour lui avaient mal tourné.
JEAN-JACQUES tenait François pour un polisson et un libertin. Ce dernier apparemment ne l'a jamais démenti, qui n'a pas jugé nécessaire de nous laisser récit de sa vie.
Il m'a semblé intéressant de remédier à cette négligence."

... il me reste juste quelques pages : c'est une fresque balzacienne écrite de nos jours avec talent, c'est à dire que ce n'est pas non plus du Balzac ou du Victor Hugo. Les résonnaces sont différentes. C'est très bien écrit, qualité de récit d'évocation, j'en suis au portrait d'une comédienne, comment l'on cassait définitivement la carrière de quelqu'un de talent... les larmes me sont montées aux yeux... Bravo Monsieur vous m'avez donné grand plaisir un bain une vacance qui s'étend.

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Je suis allée voir et revoir des spectacles de théâtre au Festival de l'ÉTOILE DU NORD,
"on n'arrête pas le Théâtre parce qu'il fait chaud" et il faisait très chaud dans cette salle assez belle avec ses fauteuils rouges entre la tradition et la novation des salles contemporaines.

Et donc que ce soit le spectacle revu de Frédéric Aspisi mais dans une nouvelle, comment pourrait on dire, coquille, sur un nouveau support : "Toujours le même fantasme" ou celui découvert de "On purge Bébé" de Feydeau et mis en scène par Stéphane Auvray Nauroy, je suis restée sceptique et dépitée, ce sont des sentiments, un mélange qui peut être basé sur n'importe quoi. Il me faudra encore du temps pour infuser, pour démêler les choses surtout dans cette salle avec ces êtres, pour certains que je connais depuis longtemps et que j'admire beaucoup.
Quelquefois on veut se déprendre de trop d'empreintes...
Ce sont des gens plus qu' intéressants que je vous engage à connaitre, laisser vous aller jusqu'à eux... je vous parlerais de leur école de théâtre etc... mais c'est DÉRANGEANT, justement depuis toujours ?!

à demain pour les liens la suite de mon introspection....
et du nouveau... et de la curiosité
après l'orage qui ne vient pas...
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Ce Festival "on n'arrête pas le Théâtre parce qu'il fait chaud" j'y vais j'y suis retournée, encore un festival : c'est fait comme cela, c'est un lieu de passage d'attirance de résonance on ne sait pas trop pourquoi du jour au lendemain, les choses prennent leur force.

Y aller seul qui sait c'est mieux, cela vous pousse à parler avec les acteurs, les auteurs, les élèves, les metteurs en scène, les régisseurs, les créateurs de lumière.
Car ils savent tout faire, artisans artistes : que ces gens là et ils regardent le public dans les yeux. Ils sont entiers pour certains animés d'un humour corrosif, d'un regard noir qu'on juge hâtivement comme celui de gens qui savent...
mais ils cherchent et sont en perpétuel mouvement...
ils ne trouvent pas forcément et sont aidés financièrement mais pas à la mesure de leur engagement.

Et donc, je suis allée voir le spectacle d'élèves de l’école des Teintureries de Lausanne de Stéphane Auvray-Nauroy, du "Je au Jeu" (d'ailleurs je n'ai vu aucun de nos élèves ceux du Lucernaire dans les rangs du public...)
Les vacances ?
l'orage qui ne venait pas... est venu,
dommage que vous ne vous soyez pas déplacés jusqu'à ce quartier du Nord de Paris car vous auriez vu de l'inoubliable, une création originale et des êtres de chair de peau et qui s'interrogeant ne trouvent pas forcément les réponses sur l'état d'acteur et de spectateur.

JOUER serait-ce vivre, pardon !
une raison de vivre ?

Et ils s'offraient généreusement aux lumières, de la beauté au ridicule, par la danse, par le jeu par le play-back, par le travestissement, par l'écoute
en s'adressant à proximité du spectateur : les yeux dans les yeux. Il ou elle se transformait de dénudait sous nos yeux, à quelques mètres dans les travées d'accès.

Et c'était, c'est un spectacle, vous pouvez faire confiance à leur metteur en scène, professeur de théâtre : Stéphane Auvray-Nauroy, ils sont tous très beaux et pas inutilement pétrifiés d'orgueil et/ou d'"avoir" peur ; TRAC...
(le trac comme toutes les angoisses n'est pas explicable pour tous... il devient terreur pour certains êtres, tout à coup après des années de voisinage tranquille, comme une nouvelle allergie)

Un des comédiens professionnels (on voit à peine la différence !!!) m'a parlé d'une autre actrice qui après être venue le voir jouer, lui a demandé comment il faisait pour regarder ainsi le public si proche et si intensément dans les yeux car, elle, ne savait pas ! ?
Je lui ai rétorqué que je ne comprenais pas qu'un acteur ne sache pas regarder vraiment le public et qu'il fallait demander à cette jeune personne, qui était son professeur ;
"-Deviens-tu méchante ?"

Non, mais je me réclame d'une exigence, on ne va pas sur scène pour se montrer, pour se faire égoïstement plaisir, on y va pour jouer en équipe, en écoute, en humilité avec tout ce qui est humain. On y va parce que c'est une histoire d'amour... et que ce n'est pas grave non plus...
Le théâtre ne se targue pas d'être équitable mais quand-même. On y va parce qu'on ne sait pas tout... aussi.

Et ces travailleurs là, de L'ÉTOILE DU NORD, celui dont je parle c'est Frédéric Aspisi, c'est un voltigeur, un aventurier, un pilote, un navigateur du jeu d'acteur par rapport à son texte...
(toujours là, ce texte, en moi des jours après ce 02/08/08 où je corrige rumine avec les mots).

C'est un peu tout cela, cet acteur, auteur metteur en scène sous l'œil de Lise Bellynck et le partage plateau avec Lise Bellynck, il griffe tous les murs, il a du fauve et du sage devenu écrivain public, scribe. Ils sont au bord des crêtes, sur le fil, il parle presqu'à notre oreille, elle le regarde, elle nous regarde, on la regarde, qu'attend t'on pour partir, pour ne pas partir, la fin de l'histoire ? c'est un viol...
Viol que vous ne verrez jamais que vous imaginerez en même temps que lui. Il vous prête tous ses mots, son jeu, son corps, sa peau, pour que...
(qui sait !) vous réagissiez enfin dans votre vie à tenter des choses en vous mêmes entre ce qui était, semblait impossible et qui ne l'est plus...
Et si la frontière entre le virtuel, l'artificiel, sans autre drogue, sans hypnose aucune, pouvait enfin
autrement se ressentir...


Après ils doivent après, aussi comme un peu tous les acteurs auteurs débattre avec les "spectacteurs "
je vous l'ai dit, le disais : c'est le festival in et off de Paris.

"Toujours le même fantasme" de Frédéric Aspisi avec Frédéric Aspisi et Lise Bellynck

Imaginez quelqu'un qui ne quitte personne des yeux pendant une heure, vous touche(au sens figuré, bien-sûr, détendez-vous) vous emmène avec lui, chacun un peu plus en vous-mêmes où vous n'avez pas souvent osé aller, ce texte sur le viol en tant que moteur de l'écriture
du réalisateur ou du...

"On purge bébé" de Feydeau, il faut des athlètes eh, bien ! ce sont des athlètes
Ah ! ce n'est pas gagné, ce n'est pas fait dans la facilité, mais dans une certaine rigueur, pour décérébrer la plus abjecte part de l'homme citoyen d'aujourd'hui, celle qui se tapit en nous gogo à l'observance sans bouger, sans réagir à l'étalage de la vulgarité, prise bien-sûr au premier degré.
Et comme un aboutissement une évolution après toutes les révolutions : à quoi bon lire pour éduquer ses enfants ? on a de l'argent, du pouvoir, on est omniscient et beaucoup approuvent jusqu'à qui sait qu'un encore plus manipulateur paraisse...

Vous pouvez rire aussi à des tas de choses l'enfant Toto, le père une sorte d'athlète à la montre en diamants, la mère une sorte de Sabine Azéma plus pugnace et plus jolie dans le rôle de la mère,
et des tableaux fond de scène, qui s'agrippent au cyclo par le jeu des ombres et qui représentent toute cette attirance.
Pourquoi les revues "People" ont tant de succès ? pourquoi...

Ils connaissent leurs instruments sur le bout de leurs cordes sensibles... ils s'engagent sur le fil coupant, sur la rencontre de l'horizon avec l'arc en ciel...

Le Cabaret avec Zaza Fournier et Stéphane Auvray-Nauroy.





Ils ont chanté en duo et l'un après l'autre, je vous ai dit déjà sur ce blog, tout le bien que je pensais de Zaza Fournier, au début on lui donne des influences, une famille disais-je entre Boby Lapointe et Brigitte Fontaine et Barbara comme tante éloignée et puis pas du tout,
plus vous la verrez, plus elle vous semblera singulière au fur et à mesure que vous irez l'entendre
-et Stéphane ?
je vous ai dit déjà qu'il avait écrit un livre sur Piaf
eh! bien, là, il chante à chaque fois avec toute sa fragilité et sa force un peu pour elle, je crois...
Il a dit un poème(car il est acteur lui à l'origine) d'amour de François Villon... comme jamais vous l'entendrez
je vous parlais donc de Stéphane qui a toujours rêvé d'être un peu, beaucoup, passionnément chanteur...


Je voulais dire... encore et encore que se joue au Lucernaire "Beaucoup de Bruit pour Rien" (voir article sur Les trois Coups intitulé "Le meilleur de Shakespeare") adapté de Shakespeare par Philippe Honoré et mis en scène par Philippe Person, et que là aussi tout l'été vous risquez d'être surpris et de rentrer chez vous ensuite ébahi en chantant...

....je travaille pas à pas, pour élaguer cet article (si on peut appeler cela ainsi, je ne me targue pas d'être critique)
que ce festival, ces spectacles ceux que j'ai vus "Toujours le même fantasme"
"On purge Bébé" "le Cabaret" "Du Je au JEU"
m'ont créé de l'inconfort, m'ont remise en question, j'y ai été transportée comme dans un puits perdu et sans fond visible, j'y ai réfléchi mon époque et mon parcours de comédienne.

et j'ai écrit dans tous les sens dans ma tête et là ça donne ça!


Et pour celui de Shakespeare "Beaucoup de Bruit pour Rien" il m'a laissée ravie et pantoise...
Pourquoi j'aime le théâtre pourquoi je fais du théâtre, pour de l'Inoubliable

Voilà c'est tout ! POUR LE MOMENT... (je ne suis pas une machine à écrire et je ne me targue pas non plus d'être critique de théâtre)
mais je voulais préciser ainsi que ce Festival on devrait en parler... ENCORE, ET PLUS ENCORE, ET APRÈS... "on n'arrête pas le Théâtre parce qu'il fait chaud"

Et ils délivrent, délivraient un PASS qui vaut, qui valait 30 € et qui ainsi permet, permettait de voir et de revoir les spectacles qui ne sont jamais les mêmes et qui remontent dans les cintres entre les décors de l'éphémère et de l'oubliable, pour cause, parce que c'est du théâtre et tout particulièrement celui de Frédéric ASPISI "Toujours le même fantasme".

- Oubliable c'est un peu comme jetable, un peu comme lorsqu'on passe dans les rues de Paris, en fin de journée, sur le bord d'un trottoir, tout l'intérieur d'un petit appartement dans quelques cartons, sacs poubelles : lettres photos, disques, petits bijoux, quelques jouets, flacons vides, des livres de poche, trois bibelots affreux et quelques reproductions sans cadre.... tout ce que les autres n'ont pas pris sans valeur et qui pourtant semblent tout dire de l'abandonné....

jeudi 19 avril 2007

Bonheur paradoxal, leurres de l'individualisme, juste en passant














Gilles Lipovetsky: "La société d'hyperconsommation est devenue la civilisation du "bonheur paradoxal"".
photo: J Sassier Gallimard

Juste un peu de philosophie, dans la série je n'ai pas encore lu...

Toujours à la radio, j'entends parler de ce livre, comme si cette idée que je constate tous les jours est enfin exprimée là, avec philosophie analyse et clarté.
Même si c'est un peu difficile au départ il faut se laisser emporter par le cours d'une lecture. Il faut faire connaissance avec l'expression le rythme et les mots. Un dictionnaire ou un ordinateur avec l'accés à Internet et un moteur de recherche, près de soi. Mais qu'est-ce que je raconte, on choisit on note ou on note pas, on est libre de déchiffrer un livre ou de le survoler pour la mélodie.

ON PEUT TROUVER DES LIVRES D'OCCASION, PERDUS, ABANDONNÉS...

On peut les emprunter.

Et voilà comment voyager en "transport commun", en solitaire au milieu des autres, LIRE. Prendre des vacances à l'insu de tous. Découvrir des nouveaux mondes et des nouvelles formes et des nouvelles pensées , rencontrer pour le plaisir des mots, lire une longue lettre qui vous est adressée. Certains livres sont des bouteilles à la mer, il faudra que je vous donne ma liste à l'occasion.


Je vous ai copié un entretien du dit philosophe.

Le philosophe et sociologue Gilles Lipovetsky analyse les paradoxes et les travers des sociétés d'hyperconsommation dans deux essais brillants. Quand l'esprit de consommation est synonyme de déception, d'anxiété et de frustration. Une anatomie troublante des sociétés hypermodernes!

Qu'est-ce que le "bonheur paradoxal" dans les sociétés de consommation?

"Une nouvelle modernité est née. Elle coïncide avec la "civilisation du désir" qui s'est construite au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Cette révolution est inséparable des nouvelles orientations du capitalisme engagé dans la voie de la stimulation perpétuelle de la demande, de la marchandisation et de la multiplication indéfinie des besoins. Le capitalisme de consommation a pris la relève des économies de production. Depuis la fin des années 70, une nouvelle phase du capitalisme de consommation s'est mise en place: la société d'hyperconsommation.
Peu à peu, l'esprit de consommation a réussi à s'infiltrer jusque dans le rapport à la famille et à la religion, à la politique et au syndicalisme, à la culture et au temps disponible. Tout se passe comme si, dorénavant, la consommation fonctionnait comme un empire sans temps mort dont les contours sont infinis. Nos sociétés sont de plus en plus riches. Pourtant, un nombre croissant de personnes vivent dans la précarité et doivent faire des économies sur tous les postes de leur budget, le manque d'argent devenant un souci de plus en plus obsédant. Nous sommes de mieux en mieux soignés, ce qui n'empêche pas que les individus deviennent des sortes d'hypocondriaques chroniques. Les corps sont libres, mais la misère sexuelle est persistante... Les inquiétudes, les déceptions, les insécurités sociales et personnelles grandissent. La société d'hyperconsommation est devenue

la civilisation du "bonheur paradoxal"".

C'est pourquoi peu de domaines de nos vies échappent à la spirale de la déception?

"Alors que les sociétés de tradition encadrant strictement les désirs et les aspirations ont réussi à limiter l'ampleur de la déception, les sociétés hypermodernes apparaissent comme des sociétés d'"inflation déceptive". Quand le bonheur est promis à tous et les plaisirs exaltés à tous les coins de rue, le vécu quotidien est mis à dure épreuve. D'autant plus que la "qualité de vie" dans tous les domaines (couple, sexe, alimentation, habitat, environnement, loisirs...) est devenue le nouvel horizon d'attente. À l'heure du "zéro défaut" généralisé, comment échapper à l'escalade de la déception? Plus les exigences du mieux-être et du mieux-vivre s'élèvent, et plus s'ouvrent les boulevards de la déconvenue. Après les "cultures de la honte" et les "cultures de la culpabilité", voici le temps des cultures de l'anxiété, de la frustration et de la déception. La société hypermoderne se caractérise par la multiplication et la haute fréquence de l'expérience déceptive, tant sur le plan public que sur le plan privé."

Selon vous, aujourd'hui, la religion est de moins en moins un alibi pour apaiser nos angoisses et nos déceptions.

"Pour de plus en plus de gens, les traditions et la religion ne sont plus de grands phénomènes de consolation. Dans le passé, il y avait aussi une déception, mais il y avait des "techniques" pour atténuer ce défaitisme, le mettre dans une cage: la messe, la prière, la confession... La déception humaine existait aussi, mais l'ordre social étant stable, il entravait les débordements de la déception. Aujourd'hui, dans nos sociétés hyperindividualistes, il n'y a plus rien en face."

D'après vous, les traditions s'effilochent aussi dans les sociétés d'hyperconsommation.

"Aujourd'hui, la notion de tradition est galvaudée. Le cas du Québec est révélateur à cet égard. Les Québécois revendiquent une culture spécifique et un certain statut pour la langue française. Il s'agit bien là du désir de préserver une tradition. Mais c'est une tradition à la sauce individuelle. Dans le cas québécois, la tradition symbolise non pas la pérennité d'une coutume ancestrale, mais l'affirmation de soi. C'est une manière d'être soi-même. Dans l'ordre traditionnel, vous ne remettez pas en cause la tradition, elle vous constitue d'emblée. Or, aujourd'hui, les Québécois s'interrogent sur leur avenir. On leur demande de voter lors d'un référendum pour décider s'ils veulent continuer à vivre dans le cadre fédéral canadien ou devenir souverains. La tradition québécoise est interrogée, elle n'est plus reçue héréditairement."

La société d'hyperconsommation a-t-elle engendré un nouveau type de consommateur?

"Oui. La consommation "intimisée" a pris la relève de la consommation honorifique dans un système où l'acheteur est de plus en plus informé et infidèle, réflexif et "esthétique". Désormais, on achète des choses pour les montrer, s'afficher, être reconnu. Il y a une recherche permanente d'émotions, de sentiments, de communication. Vous n'achetez pas un téléphone portable pour exhiber votre standing, mais pour être contacté, écouter de la musique, et bientôt regarder des films. Il y a quelque chose de très émotionnel là-dedans. Si vous perdez votre téléphone, vous êtes complètement déboussolé parce qu'on ne vous appelle plus, donc vous vous sentez stressé... C'est pourquoi je parle d'une thérapeutique du consumérisme. Autrefois, il y avait la messe ou la prière. Aujourd'hui, pour apaiser vos angoisses, vous allez dans les grands centres commerciaux, au théâtre, au cinéma..."

L'hyperconsommation a-t-elle des répercussions néfastes au niveau sociétal?

"Je crois qu'on a déjà des signes très ostensibles de ces répercussions négatives: il y a dans nos sociétés une vraie spirale de dépression, d'anxiété, de consommation de produits psychotropes, de psychothérapies en surnombre... Ces malaises de l'âme créent une désorganisation psychique, une fragilisation des individus. On voit aussi les effets de l'hyperconsommation avec la multiplication des sectes et de groupes complètement déjantés, qui peuvent conduire à une véritable crise de nos sociétés. L'hyperconsumérisme désorganise les cultures et déstabilise les individus. Cette désorganisation crée une insécurité telle chez les êtres que certains essaient de se dépêtrer de la spirale consumériste en renouant avec leurs racines religieuses ou en choisissant d'autres voies plus violentes, comme le terrorisme. Troisième phénomène délétère: l'hyperconsommation est en train de causer des désastres écologiques. La surconsommation énergétique devra tôt ou tard s'arrêter. Ça ne veut pas dire que ça mettra fin à l'hyperconsommation, mais cette surconsommation devra prendre des formes plus respectueuses de l'environnement, faute de quoi il faudra prendre des mesures draconiennes, comme celles déjà en vigueur dans des villes très polluées, où l'on a interdit la circulation des voitures."

Le Bonheur paradoxal. Essai sur la société d'hyperconsommation
de Gilles Lipovetsky
Éditions Gallimard, 2006, 377 p.

La Société de déception
Entretiens de Gilles Lipovetsky avec Bertrand Richard
Éditions Textuel, 2006, 110 p.

jeudi 5 avril 2007

Pour la lisibilité DES TEXTES sur ordinateur... comment se déjouer des pièges, des bloquages... apprendre un Texte, l'Abécédaire de Deleuze

Il faut beaucoup de jeu et d'imagination pour se déjouer des pièges du blocage... affectif c'est à dire lié à l'enfance... je dirai cela sous contrôle de psychanalystes -il faudrait-
En bref il faut faire long... et lent... pour l'apprentissage, lorsque nous sommes adultes, ne pas se décourager, puiser à petits feux sa méthode.
Je viens de découvrir comment rendre plus lisible le texte ; c'est à dire comment activer le "zoom", augmenter le format des caractères, des photos, pour les yeux fatigués : il faut appuyer simultanément pour les Mac sur "Pomme" et +. Et pour les PC Ctrl et +.

Je voulais donc aussi vous inviter à découvrir l'ABÉCÉDAIRE de GILLES DELEUZE...
Le mieux ce sont sûrement ses livres mais je ne les ai pas encore lus et j'ai vu cette série de DVD. Huit heures d'entretien avec une de ses anciennes élèves : Claire Parnet. D comme désir, G comme gauche, R comme résistance...

Ce Monsieur est, était un Socrate, sous contrôle de philosophes, ses cours étaient courus, il était modeste élégant c'est à dire singulier. Il causait et pas n'importe où... Je crois qu'en ces temps de Campagne au lieu de se précipiter sur n'importe quel ouvrage émission... Il faudrait se reforger sans complexe une conviction et non pas agiter une opinion.
Deleuze peut vous être utile par cet Abécédaire à rester vigilant conscient des dérives de notre époque, à redéfinir la seule solution pour mettre fin à l'insupportable...
Deleuze à ce que je me souviens de cette vision fugitive, nous indique qu'il ne connaît rien que lorsqu'il écrit sur un sujet il s'y remet, reprend pendant des années et consulte à la base des ouvrages sur le sujet qu'il démontre, qu'il re-pense...

Pour donc apprendre un texte, comédien, il ne faut surtout pas se laisser impressionner par soi. Se démonter. Il faut se défaire des habitudes. Il y a d'obscures raisons à rater, à rester en compagnie de ses préliminaires d'apprentissage, ça colle à soi, "c'est comme Maman m'a appris..."

Et donc sur les méandres de la mémoire, avec sa fragilité : rien n'est acquis comment étayer encadrer, quels moyens mémo-techniques s'approprier. L'émotion est un effaceur ponctuel....
Donc en autodidacte, je vais essayer de rédiger un feuilleton, une série partagée sur ce sujet : comment jeunes apprentis (jeunes ou pas on est toujours apprentis) comment s'entraider selon nos différences à la MÉMOIRE des textes, des rôles.
Déjà, cela nous permettra de répondre à cette question (comme quoi il y a bien un mystère entretenu...) : " -Alors comment faites-vous pour apprendre tous ces textes ?"

Cela nous évitera qui sait d'être agacé par cette question réductrice : car il ne s'agit pas d'apprendre seulement ces textes il faut les jouer... Et la répétition la maitrise de soi de ses émotions, la justesse de leur musique, la transformation de la peur en don de soi en plaisir de soi... sont-elles des illusions une cuisine pour chacun différente ou des pistes valables pour la plupart ?

Donnez-nous déjà là, vos commentaires a guéris ou débutants...

jeudi 8 mars 2007

Rêve, encore Jack Bauer, King Kong... Baudrillard, Le Banquet de Platon

A propos de mecs qui font bien leur boulot, Jack Bauer c'est fini.....
En France, nous voilà en manque, en stand-by, sur Canal, un an à attendre...
Par ouïe dire (!) par images sans sous-titres, on a pu chiper en anglais quelques infos des premiers épisodes de la Saison 6 : Poor thing my Jack. Il revient après deux ans, prisonnier des chinois, marchandise de chair torturée qui rachetée se revend, reste silencieuse... ça tombe bien, je parle très mal américain. Le nouveau président américain, c'est le frère de David Palmer, un jeune noir aux yeux légèrement bridés... vous comprenez pourquoi sans restriction on se laisse submerger par tous ces possibles de fiction à suivre dans 24h chrono, Ah ! l'unité de temps et de lieu de la tragédie quand à l'action elle est gigogne sous-jacente dissimulée ici ? non, surtout ailleurs.

Et Chloé ? elle est là, elle rempile pour la 6, elle est la seule à verser quelques larmes sur la dépouille vivante de Jack Bauer tels Oedipe ou Job. Dès le 2 ème épisode, il retrouve, il ressuscite, il réinitialise toutes ces capacités de super-héros sans super-pouvoirs mais hors normes et renâclant, réfutant les ordres contrordres et règlements stupides. Il ne rechigne pas au défi, à la tâche, c'est à dire à la torture. Et j'ai entendu : "24h chrono légitime la torture." -mais c'est une fiction... venue d'un ailleurs parrallèle, mais comme pour Sophocle ou Shakespeare ; Médée a découpé le corps de son frère en morceaux pour que son père arrête de la poursuivre avec Jason, elle a semé à leur suite les morceaux, le père obligé de recueuillir la dépouille de son fils, interrompt sa course.
A ce propos je me demandais si les antiques n'ont pas toujours mélangé la fiction c'est à dire pour eux les dieux, et la réalité.
Ne rien dire, ne rien écrire, c'est devenu impossible je suis à cran "addict" de cette écriture matinale, comme si l'expression pas seulement écrite, ses occasions devenaient de plus en plus restrictives, spécialisées.
Je voudrais me reposer sur une plage éclairée jour et nuit, avec la mer qui se retire, pour courir aller la chercher, pour s'inquiéter de son retour et guetter les horaires des marées comme ceux du car ou de l'autobus ; sur la plage, pouvoir y lire et pouvoir m'y promener avant de retrouver quelque festival de cinéma et/ou de théâtre danse musique... conteurs et des galeries verrières où l'on exposerait des ventes d'objets beaux à tous les prix, des tables d'hôtes, des légumes des fruits, des céréales : végétariens, ne pas s'abstenir avec une carte de vins abordables et harmonieux, du bouquet... et en arrière de la plage : des grandes tentes sur les tapis, les coussins, les fauteuils, l'on peut partager les plaisirs de la conversation avec pas loin des ordinateurs à disposition pour retrouver le nom du film, la biographie de Jean Baudrillard ? - Gaston ? non, Gaston c'est Bachelard... Il a écrit quelque chose comme : la lâcheté intellectuelle est un sport olympique, la réalité n'existe plus... À la vitesse du sens....
"Il faut vivre en intelligence avec le système et en révolte contre ses conséquences. Il faut vivre avec l'idée que nous avons survécu au pire". Pour la génération de Jean Baudrillard selon un de ses plus anciens amis Paul Virilio qui le décrit comme un philosophe du doute, de la résistance critique à l'image : "Il n'y a pas d'après révolution, il y a de la solitude et son oeuvre a été celle d'un profond solitaire".
Il écrivait le 28/05/2005 dans le Monde 2 , à propos de "la société du spectacle" :

"Nous ne sommes plus des télespectateurs critiques ce qui supposerait encore un espace d'intelligence et une distance. Nous ne sommes plus dans la société du spectacle, dans la mise en scène, dans l'aliénation par les écrans, etc. Nous ne sommes plus devant une scène, nous sommes en réseau, nous sommes le réseau. L'hégémonie (autorité, domination, empire, pouvoir... j'avais un doute sur le sens)actuelle de la puissance médiatique est telle qu'il n'y a plus de domination par le spectacle, mais une espèce d'homogénéité tentaculaire, même pas impérialiste. Et nous sommes immergés dedans. Nous sommes dans l'écran mondial. Notre présent se confond avec le flux des images et des signes, notre esprit se dissout dans la surinformation et l'accumulation d'une actualité permanente qui digère le présent lui-même."

J'ai envie de revoir King Kong, (- en vrai ? "sur l'écran noir de mes nuits blanches" au ciné, en DVD) King Kong avec ses petits yeux clignants de tristesse ou de rage, King Kong qui se vengerait de Le Pen prenant la défense de son toutou aboyeur de cadences électorales, il lui reprocherait d'être si différent de sa belle, le jetterait, lui arracherait la tête... - C'est mon blog... c'est mon humour et comme par hasard mon Azor, il ne peut pas le comprendre et en rire Le Pen, puisque lui ses boutades : c'est "la chasse aux chapons qui est ouverte en permanence dans le quartier du Marais" "durafour crématoire".
Ah ! au secours King Kong... viens nous en débarasser de ce faussaire de réclame puant et sans imagination aucune ? Ras le bol "ras le front" oui, je suis cassante quelquefois j'ai une voix unique...
et même si cela ne sert pas à grand chose, je voterai car je tiens déjà à cela.

C'est la journée de la femme et comme tous les ans il y a mon amidou qui répète : "ce n'est pas la journée des femmes, c'est la journée des droits des femmes."
Ce soir pour fêter cela, je vais à l'Auditorium du Louvre avec mon compagnon de vie écouter le Banquet de Platon, c'est une lecture avec entre autres Michel Fau, André Wilms et Jérôme Deschamps. Comme dans un rêve...
C'est excellent fulgurant vertigineux d'intelligence et de modernité, j'en reviens, la mise en lecture-théâtre de Juliette Deschamps nous délivre le texte philosophique.
Les acteurs font de la haute-voltige, ils sculptent, éclairent l'espace de ces pensées là, de cette poésie :
"je me fais violence, je me bouche les oreilles comme devant les Sirènes, et je m'enfuis, sinon je resterai auprès de lui, et là sans bouger, j'attendrais la vieillesse"
Comme dans un rêve... c'est sur l'amour, le Banquet de Platon.
-Déménagez-vous physiquement ? - non, alors foncez, la philosophie de Socrate (condamné à mort, il philosopha jusqu'au bout dialoguant et conversant avec ses élèves, disciples, curieux, amis, avec le peuple...),

Platon (sur ce tableau l'École d'Athènes, détail de Raphaël) fut le disciple de Socrate (la statue). Platon fut un auteur, Socrate était un orateur, acteur autodicdate, modeste, homme du peuple, ancien soldat... Avant de bien me rappeler me renseigner, je confondais les deux comme si Socrate était la fiction de Platon...

et avec cet acteur là Michel Fau joue Alcibiade
et avec ces autres là,
André Wilms joue Socrate et Jérôme Deschamps Aristophane, c'est un feu d'artifice qui vous restera... comme qui sait ? remède, baume, à l'insuportable chagrin d'aimer... quelquefois.