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jeudi 30 avril 2020

Que faire en attendant ? réapprendre à lire à haute voix

Bonjour à toutes et à tous 
Alors nous restons donc en attente de bonnes,  disons de meilleures nouvelles !  
En attendant que faisons-nous ?
Eh! bien, pour ma part, 
j’enregistre des lectures pour les enfants une fois par semaine,  avec quelques amis pour une sorte de radio du confinement en région.
A tous je dirais comme fruit de cette expérience que la version la plus resserrée courte, est souvent la meilleure et c’est la première prise, le premier enregistrement ; mais faut-il le lire avant, le texte en conditions, c’est à dire à voix haute et s’écouter là sans jugement, sur notre « retour » ou écoute intérieure de notre voix,  car comme le disait,  l’autre,  ce matin à la radio chaque voix est unique et encore plus émouvante si elle découvre ses failles.  Gardez votre accent votre phrasé votre singularité ! 
Pour tout vous dire les premiers 15 jours j’enregistrais tous les jours avec « vision »et c’était moins bien, comme une contrainte essoreuse de se regarder dans un miroir pour parler à l’autre : quelle idée !?😊

Florence Le Corre lit Virginia Woolf c’est ce que j’appelle s’approprier un texte et laisser libres ses mains qui sait pour nous délivrer, nous aussi essayons. Pour moi il manque juste une chose avant ces sincères remerciements donner le désir de lire la suite envoûter le silence... mais bon c’est pas simple et il faudrait comme un micro velouté ultra-sensible et qu’à la voix sans reverb... écho... comme j'avais pu voir au Lucernaire : Xavier Gallais dans le Fantôme d'Azyadé (voir Art sur ce blog) http://nathpasse.blogspot.com/2020/03/le-fantome-dazyade.html
mais ce n'était pas une lecture....
Et pourtant tout le monde préfère les Visio-conférences... Même si elles étêtent toutes les relations de leur mystère, si elles rajoutent un imparfait un indirect un autre temps d’après.  
Comme si du théâtre, on enlevait le vivant.
Une lecture idéale de tant de textes qui reste légère et s’adresse à tous c’est une des meilleures actrices que je connaisse. Sur ce site il y a une lecture pour enfants différents textes et un poème de Cécile Coulon : je ne reste pas longtemps. c’est pour moi une pépite de la lecture et il n’y a pas d’image de « soi... » qui confiné encore plus. .
Céline Milliat-Baumgartner 


La voix invite à une autre dimension, comme une mise en scène,  une projection intime à travers la voix de l’autre ; comme si on était relié  d’imaginaire à imaginaire, comme un peu quand on lisait la lettre d’une âme sœur ; déjà on imagine le narrateur, notre imagination n’est pas restreinte parasitée,  par la mauvaise image statique et le plus souvent mal à l’aise du lecteur. 
mais si le lecteur est à l’aise joue bien pardon lit bien pourquoi ne pas en voir le film ?
Certes mais en général on se lasse très vite de toutes les lectures elles ne doivent être qu’episodes extraits ou introduction comme si on préfèrait alors se saisir du bouquin....
Arrêtons les critiques les disques audio pour les non-voyants par exemple sont très bien. J’ai une nièce qui les préfère aux livres papiers dans les transports en commun, on les écoute comme passe temps on les reprends à chaque trajet.
Sinon pour lire à voix haute il faut être intelligible penser à ce qu’on dit et non pas à sa liste de courses, il faut respecter la ponctuation les ruptures d'idées les passages d'un personnage à un autre. Il faut traduire le sens du texte que veut dire l’auteur. Se reprendre, préciser un sens pourquoi pas, sans pour cela s'y astreindre trop souvent par des « Pardon ! »on n’est ni en conférence de presse ni en réunion de management. Attention au froissement des pages... En aucun cas une lecture ne peut être qu’un déchiffrage de syllabes, il faut en trouver la musique mais surtout garder sa singularité sa spontanéité.Ne pas chanter comme à mon époque on le faisait de tout à l’école comme si le par cœur était une figure imposée comme si apprendre n’était surtout pas comprendre. Tout était cumulable comme un chant de tables de multiplication à la limite si l’air était celui convenable on se fichait bien des résultats des chiffres et des mots. 
À très bientôt ! Prenez soin de vous en attendant et soyez le moins possible inquiets juste ce qu’il faut pour se préserver !? Respirez à fond et parlez-fort écrivez en gros caractères mettez vos lunettes ! Gardez cette ouverture à l’autre restez sur le fil du mystère de la relation de la compréhension :  l’empathie que l’on comprend ce qui est entre les mots même pour les touts petits !?
Allez je vous embrasse librement sur les joues, le front, et les  mains : comme avait fait un homme avant que les portes du métro ne se referment. Semez de l’inoubliable, tout être est possible d’inoubliable....
Nathalie Feyt 
En ligne en Visio cette édition du Théâtre du Rond Point

Quelle voix quel texte et cette manière de seulement incliner la tête en échangeant d’axe pour changer de personnage pour les lectures en public pensez y et aussi rupture de timbre....

https://www.twitch.tv/videos/605986244
la musique est celle d'un percussionniste Manu de Lago et choisie par le metteur en sons et en ligne, notre ami Spiderlab Le livre c'est le Seigneur des Hautes Buttes














vendredi 6 mars 2015

Only lovers believe never : Jarmush *****/cent ans c'est passé si vite ..Gisele Casadesus/ lettre Baudelaire/Wagner/ L'abri ***** film documentaire de Fernand Melgar/ Homeland saison IV mieux encore

http://www.les-lectures-de-cachou.com/tag/vampires/
le film de Jarmush sur des vampires
est beau si beau dans "les restes" de ce qui resterait de l'amour
de toutes nos humanités, nos civilisations de gaspilleurs : de zombies
il y a une phrase sur la reconnaissance et le talent.
un des deux : l'homme vampire musicien romantique bipolaire ganté tout de noir vêtu
dit d'une chanteuse libanaise qu'il entend dans un bar de TANGER
qu'elle a un immense talent
la femme l'amour de "sa vie" éternelle, toute de blanc vêtue, vampire ganté, elle aussi,
lui répond qu'elle va avoir beaucoup de succès et lui,  sa répartie, j'espère que non !
Les décors, les lumières sont si belles tout le temps comme un mélange de toutes les fins,
d'abolition des saisons intermèdes et toujours la nuit,
de tous les brouillards, de toutes les poussières….
et dans leurs antres,
de toutes les brocantes du son, des instruments, des tissus, tapis, de tous les temps, vêtements,
portraits, livres…. elle lit en aveugle en touchant pour sentir l'âge de tous les signes

c'est si beau en eux et chez eux que cela donnerait l'envie de boire du sang O+....


http://www.deslettres.fr/lettre-de-charles-baudelaire-richard-wagner-je-veux-vous-dire-que-je-vous-dois-la-plus-grande-jouissance-musicale-que-jaie-jamais-eprouvee/
"[Paris.] Vendredi 17 février 1860

Monsieur,
Je me suis toujours figuré que si accoutumé à la gloire que fût un grand artiste, il n’était pas insensible à un compliment sincère, quand ce compliment était comme un cri de reconnaissance, et enfin que ce pouvait avoir une valeur d’un genre singulier quand il venait d’un Français, c’est-à-dire d’un homme peu fait pour l’enthousiasme et né dans un pays où l’on ne s’entend guère plus à la poésie et à la peinture qu’à la musique. Avant tout, je veux vous dire que je vous dois la plus grande jouissance musicale que j’aie jamais éprouvée. Je suis d’un âge où on ne s’amuse plus guère à écrire aux hommes célèbres, et j’aurais hésité longtemps encore à vous témoigner par lettre mon admiration, si tous les jours mes yeux ne tombaient sur des articles indignes, ridicules, où on fait tous les efforts possibles pour diffamer votre génie. Vous n’êtes pas le premier homme, Monsieur, à l’occasion duquel j’ai eu à souffrir et à rougir de mon pays. Enfin l’indignation m’a poussé à vous témoigner ma reconnaissance ; je me suis dit : je veux être distingué de tous ces imbéciles.

La première fois que je suis allé aux Italiens pour entendre vos ouvrages, j’étais assez mal disposé, et même je l’avouerai, plein de mauvais préjugés ; mais je suis excusable ; j’ai été si souvent dupe ; j’ai entendu tant de musique de charlatans à grandes prétentions. Par vous j’ai été vaincu tout de suite. Ce que j’ai éprouvé est indescriptible, et si vous daignez ne pas rire, j’essaierai de vous le traduire. D’abord il m’a semblé que je connaissais cette musique, et plus tard en y réfléchissant, j’ai compris d’où venait ce mirage ; il me semblait que cette musique était la mienne, et je la reconnaissais comme tout homme reconnaît les choses qu’il est destiné à aimer. Pour tout autre que pour un homme d’esprit, cette phrase serait immensément ridicule, surtout écrite par quelqu’un qui, comme moi, ne sait pas la musique, et dont toute l’éducation se borne à avoir (avec grand plaisir, il est vrai) quelques beaux morceaux de Weber et de Beethoven.

Ensuite le caractère qui m’a principalement frappé, ç’a été la grandeur. Cela représente le grand, et cela pousse au grand. J’ai retrouvé partout dans vos ouvrages la solennité des grands bruits, des grands aspects de la Nature, et la solennité des grandes passions de l’homme. On se sent tout de suite enlevé et subjugué. L’un des morceaux les plus étranges et qui m’ont apporté une sensation musicale nouvelle est celui qui est destiné à peindre une extase religieuse. L’effet produit par l’introduction des invités et par la fête nuptiale est immense. J’ai senti toute la majesté d’une vie plus large que la nôtre. Autre chose encore : j’ai éprouvé souvent un sentiment d’une nature assez bizarre, c’est l’orgueil et la jouissance de comprendre, de me laisser pénétrer, envahir, volupté vraiment sensuelle, et qui ressemble à celle de monter dans l’air ou de rouler sur la mer. Et la musique en même temps respirait quelquefois l’orgueil de la vie. Généralement ces profondes harmonies me paraissaient ressembler à ces excitants qui accélèrent le pouls de l’imagination. Enfin j’ai éprouvé aussi, et je vous supplie de ne pas rire, des sensations qui dérivent probablement de la tournure de mon esprit et de mes préoccupations fréquentes. Il y a partout quelque chose d’enlevé et d’enlevant, quelque chose aspirant à monter plus haut, quelque chose d’excessif et de superlatif. Par exemple, pour me servir de comparaisons empruntées à la peinture, je suppose devant mes yeux une vaste étendue d’un rouge sombre. Si ce rouge représente la passion, je le vois arriver graduellement, par toutes les transitions de rouge et de rose, à l’incandescence de la fournaise. Il semblerait difficile, impossible même d’arriver à quelque chose de plus ardent ; et cependant une dernière fusée vient tracer un sillon plus blanc sur le blanc qui lui sert de fond. Ce sera, si vous voulez, le cri suprême de l’âme montée à son paroxysme.

J’avais commencé à écrire quelques méditations sur les morceaux de Tannhäuser et de Lohengrin que nous ]avons entendus ; mais j’ai reconnu l’impossibilité de tout dire.

Ainsi je pourrais continuer cette lettre interminablement. Si vous avez pu me lire, je vous en remercie. Il ne me reste plus à ajouter que quelques mots. Depuis le jour où j’ai entendu votre musique, je me dis sans cesse, surtout dans les mauvaises heures : Si, au moins, je pouvais entendre ce soir un peu de Wagner ! Il y a sans doute d’autres hommes faits comme moi. En somme vous avez dû être satisfait du public dont l’instinct a été bien supérieur à la mauvaise science des journalistes. Pourquoi ne donneriez-vous pas quelques concerts encore en y ajoutant des morceaux nouveaux ? Vous nous avez fait connaître un avant-goût de jouissances nouvelles ; avez-vous le droit de nous priver du reste ? – Une fois encore, Monsieur, je vous remercie ; vous m’avez rappelé à moi-même et au grand, dans de mauvaises heures

CH. BAUDELAIRE.

Je n’ajoute pas mon adresse, parce que vous croiriez peut-être que j’ai quelque chose à vous demander."




"l'amour de mon mari était merveilleux, fait de passion, d'admiration, de respect, de protection. Il avait une parfaite connaissance de ce qui me convenait. Sur le plan professionnel, il était une oreille attentive et un œil perçant. J'avais alors totalement confiance en son jugement. Il voulait pour moi le meilleur et était sans doute le mieux placé pour le discerner. Son amour n'avait rien d'aveugle. Il était vigilant pour moi et assez humble pour s'effacer. Il ne voulait pas courir le risque d'être une entrave à ma carrière. Il n'a jamais été jaloux de mon succès et bien souvent il me poussait pour que je sois en avant dans la lumière qu'il avait repérée pour moi. Son plaisir était que je me réalise. À une époque où le développement personnel et l'accomplissement de soi gênerait un égoïsme narcissique malsain, il opposait le don qui ne peut naitre que dans l'amour et la confiance."
ce texte c'est le mode d'emploi, perdu par tant d'artistes en couple pour peu de temps, si souvent.
cette époque c'était en 1933... là sur la photo avec son mari, Lucien Pascal
Photo du livre : Cent ans c'est passé si vite... livre de Gisèle Casadesus,


L'abri film documentaire plus au bord du monde qu'au bord du monde(un autre film lui tourné à Paris), une critique sur France-Musique et pourtant c'est un suisse(le pays des Rollex) qui l'a réalisé... film documentaire à voir absolument sur les SDF. C'est un film qui dure au delà, de toutes les rigueurs de notre temps. 
je me suis dit avec une amie que dans ce film tout était si réel et sans jugement aucun, qu'on allait réaliser, mais en tout les cas,ce film de vrai cinéma redonnait comme une dignité naturelle à tous ceux qu'ils touchent. Et je peux vous dire qu'après la projection, sans débat organisé, les gens débattent. Certes un film ne suffit en rien à changer le regard de ceux qui ne le verront jamais mais quand même le Nu bleu de Matisse tout le monde ne l'a pas vu et pourtant il en atteint des gens...

Mon Homeland ne m'a pas décue il y va creshendo.... à la fin j'attendais un coup de théâtre un coup de feu un mort alors que tout est suggéré. J'attends tellement la suite, déjà.(critique des Inrocks)
Juste vous faire remarquer que le bébé de Carrie, Frannie, ressemble tellement à son père Brody (mort à la saison précédente) précisions Metronews sur le meilleur casting enfant.


La suite est bien prévue (selon L'internaute)

mercredi 14 décembre 2011

Noces éphémères au Lucernaire un débat filmé avec Xavier Leherpeur et le réalisateur Reza Serkhanian et un beau livre sur James Gray à offrir.....



Ma L.....
J'espère que tu es bien rentrée et qu'un bon feu t'attendait.

Je suis allée donc hier soir voir Noces éphémères pour ensuite un débat filmé avec Xavier Leherpeur et le réalisateur beau et jeune iranien de Reza Serkhanian.
Le film est très intéressant et très bien réalisé : car bien loin des aprioris sur l'Iran et sans scènes d'exposition, on comprend très vite par exemple qui sont tous les personnages. Comme dans le tableau de Bruegel, son cinéma, c'est pour faire passer l'humain, a t'il insisté avant tout.
Il a réalisé avant ce 1er long métrage des documentaires dont un en Afrique sur les rituels. Ce qui lui a donné un oeil plus extérieur, sur tous les rituels et donc ceux de la religion musulmane en Iran. Xavier Leherpeur a insisté sur les regards d'observation, par exemple, celui de la petite fille.; sur les portes, les fenêtres, la circulation, la qualité du scénario... A l'origine de son scènario, le souvenir de la mort de son Grand-Père

Du passé, on se croit dès le début du film, sorti pour passer... au présent, les 2 petits enfants qui ont peur du masque, que porte leur père et qui les poursuit et qui après nous montre son vrai visage en parlant à sa femme, qu'il avait cette tête là quand elle l'a épousée.
Après, il nous a donné tout le périple et les aléas du tournage. Son atout principal le temps. Le temps pour le casting, aller chercher la femme en voiture qu'il connaissait d'un documentaire, loin de Téhéran et la choisir elle parmi toutes les comédiennes pros qu'on lui proposait, celle qui fait la "féministe musulmane". Convaincre le vieil acteur très connu en Iran, de raser sa moustache et de tout changer en lui. Son actrice principale n'est pas comédienne, elle est plus comment dire réalisatrice militante, elle a été arrêtée poursuivie pour avoir tourné sans voile. Sa production, coproduction avec l'Iran, le dédale pour les autorisations de tournage. Au final, sa position à ce réalisateur passeur, fut celle de se présenter comme seul responsable et de soutenir que son film est considéré par les pays extérieurs, comme un beau film sur l'Iran. Il a été inquiété pour ruse...
Xavier Leherpeur nous a parlé ensuite, (il nous reconnait maintenant )de la scène très belle où la petite fille sous le chador et assise sur une banquette,  fait sa maison et demande aux 2 garçons  qu'ils disent bonjour en entrant . Ensuite une des femmes vient enlever le grand voile... Tout y est mais ce film je l'ai aimé surtout ainsi que ma nièce et sa meilleure amie pour la beauté des images, et cette légèreté précision qui se joue de tous les aprioris, et ce film sur cette maison,sur cette famille et après la partie à la ville est tellement précise dans les détails que j'ai ressenti comme une dislocation du temps et des distances pour laisser voir les êtres humains. Et j'ai aimé l'humour et la sensualité dentelles, jamais  en force. On est invité à regarder en presqu'innocence.
Sinon, tu me connais je suis bon public aussi de cinéma et j'ai regimbé sur la fin ouverte...
Sinon au débat, une sorte de "juriste international" a tenté de faire un procès au réalisateur, que rien n'était expliqué des conséquences du mariage temporaire, autorisé par les autorités religieuses. Et le public dont ton amie Nathalie, s'est récriée, je ne voulais pas qu'on m'empêche de voir le film que j'avais vu, sans connaitre forcément tous les enjeux politiques et religieux. Comme nous a dit Xavier Leherpeur après, il y a toujours des personnes qui veulent voir le film qu'eux voudraient en faire (sans être réalisateurs du tout) et ceux là sont insupportables. Mais là L... j'ai bien pensé à nous et aux cours de Jean Douchet qui nous apprenait à voir du générique jusqu'à la fin le film et seulement le film... 
ET PUIS COMME DISAIT M...., l'amie de C....., à ce genre de débat, tu penserais que seuls des gens ouverts puissent venir....





Bise à ma petite L....
de ton amie Nathalie
Pascal aussi t'embrasse


à propos de Jean Douchet il y a un livre bilingue sur James Gray dont il a écrit la préface, avec une introduction de Francis Ford Coppola.....

"De ses origines modestes dans une famille immigrée du Queens à son dernier projet de film avec Brad Pitt, de ses premiers films de science-fiction en super 8, aux plus grands festivals de cinéma, le livre retrace le parcours d’un des cinéastes américains préférés des Français. Il y révèle aussi ses sources d’inspiration, ses méthodes d’écriture et ses expériences de tournage. Tempête de neige imprévue, budget impossible à boucler, coups bas des producteurs au sujet du « final cut » : James Gray dévoile sans tabou les coulisses de la création d’un film.



De nombreux acteurs (James Caan, Mark Whalberg, Tim Roth, Gwyneth Paltrow...), producteurs, scénaristes (Matt Reeves), compositeurs (Howard Shore) décorateurs, monteurs, chefs opérateurs (Harris Savides...), qui ont travaillé avec James Gray, se confient dans ce livre. Des entretiens qui permettent de retracer, étape par étape, le processus de création de chaque film, de leur genèse au mixage final.


A travers ces témoignages, mais aussi grâce à des documents exceptionnels (scénarios, story-boards, photos de plateau, partitions originales, archives personnelles du réalisateur etc.), James Gray nous livre une leçon de cinéma qui passionnera tous les cinéphiles et étudiants en cinéma. "






Préfacé par Jean Douchet, célèbre critique de la Nouvelle Vague, et accompagné d’une introduction de Francis Ford Coppola, ce livre nous fournit également une analyse sans concession du cinéma américain contemporain.

samedi 2 juillet 2011

Retour sur blog et départ vers Festivals Sarlat Figeac Grignan Bussang

Voilà c'est l'été je suis en roue, ronde qui roule, rescapée de ce mois de juin, un véritable Tour des scènes de fin d'année, désormais à la recherche d'une étape, d'une île et en fait je m'apprête à partir vers l'été des Festivals pour me sentir absorbée oubliée ou rejointe réunie par la fête du Théâtre. Et après la Rentrée.... le déménagement de mon boulot voir le changement sur un ancien site inhumain quoique piétonnier, quitté pour être retrouvé : La Défense.
-On ne te suit pas toujours dans ce que tu écris ?
Je sais, le manque de ponctuation, ou le trop de suspension, les phrases sans verbes. Et puis, je mélange tout les pensées, l'actualité, le quotidien, le théâtre, la philosophie, la poésie, les sentiments, les réflexions. Les insectes, les fleurs les personnes proches ou inconnus. Les rôles et les rapports entre les gens.
J'écris pour me laver, m'appréhender, me retrouver petite à l'âge justement où j'écrivais mes premières cartes postales et ou je trouvais tout beau ou triste car j'étais sûre d'être aimée. Mes parents marchands de jouets, leur magasin, m'a fait relativiser, très vite sur la dépendance entre les relations à autrui,   la consommation et  la fiction. Car c'est fascinant puis dégoûtant frustrant d'être enfant et seul, dans un magasin de jeux de société. Entre autres découvertes la jalousie et l'envie que je suscitais pour les autres enfants, ainsi mon désir d'en inviter le plus possible de mes amis, voisins. Mes parents ne voulaient pas bien-sûr : "on ne touche pas à la marchandise". En tant que commerçants, ils n'avaient jamais le temps d'organiser ou de venir à des sorties. Leur samedi était le lundi....
Manifester n'est pas se venger.
je n'écris pas je me manifeste comme un résultat de sons immergés. Forcément inexact.


* sur Webthea :
Actualités / Festival Par Dominique Darzacq




L’été en festivals         


En ce XXIe siècle consumériste et mondialisé, vouloir bronzer idiot ou bayer aux corneilles relève quasiment du tour de force. L’été aujourd’hui a pour synonyme Festival, grand branle-bas culturel qui bariole nos vacances de musique classique, lyrique, rock, jazz, cirque, danse , théâtre et autres rencontres autour des mots , des gestes et des images.

De places de villages en châteaux, de plages en jardins publics, de ports en abbayes, ce ne sont pas moins de cinq mille festivals qui, selon le guide qui les recense, s’offrent à l’appétit ou à la curiosité des vacanciers . Une surabondance née parfois de simples objectifs mercantiles, mais aussi, et ce sont ceux-là qui nous font bouger, de l’idée d’un poète, comme celle de René Char pour le festival d’Avignon, ou encore du rêve d’un artiste, tel ce dernier né « A l’Ouest » initié par Joël Jouanneau, à Port Louis, petit port fortifié par Louis XIII, situé à quelques encablures de Lorient et doté d’une ancienne poudrière « Lieu propice, pour la langue et l’oreille ».

A l’Ouest

Auteur, metteur en scène, Joël Jouanneau, grand et fin lecteur qui arpente plus volontiers les sentiers douaniers que les grandes voies du convenu, semblait depuis quelque temps faire retraite. Que nenni ! Tandis que d’un côté, il méditait face à la mer autour d’instructives lectures qui l’enjoignaient « de ne décider que dans l’enthousiasme » , ou encore « d’apaiser les conflits par le rire », de l’autre, « autour des ombres et des lumières de notre temps », il mettait en chantiers quelques petites formes pour tous les plateaux ,« du théâtre à la bougie » , dont le public de cette première édition du festival aura la primeur.

Au menu et présentés dans La Grande poudrière lieu aussi magique qu’intimiste, l’Inouîte un joli conte chorégraphique de Anne-Laure Rouxel et Joël Jouanneau, qui sous prétexte de la découverte, par une bande de pingouins, d’une jeune fille prise dans les glaces, pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, Le Naufragé de Thomas Bernhard, un solo musical « entre rire et rage » interprété sous la direction de Joël Jouanneau, par le comédien pianiste Armel Veilhan, et L’Entreciel de Marie Gerlaud, l’histoire des premiers émois amoureux d’une enfant de dix ans, surgis dans les ruines d’une cité urbaine

Des lectures, La Bête dans la jungle de Henry James adaptée par Marguerite Duras, Le Libera de Pinget avec notamment Roland Bertin et Feodor Athkine, des projections de films (Les Amantes, Mamie Ouate en Papouasie) émailleront ce festival qui se veut « rencontres ouvertes à la diversité des formes et des publics ». A l’Ouest. (Port Louis) tel 06 88 43 90 47

Bussang et le Théâtre du Peuple

A l’opposé de la géographie et du temps , Bussang dans les Vosges , avec son Théâtre du Peuple, créé en 1875 par Maurice Pottecher fait, dans le domaine théâtral, figure d’ancêtre autant que d’événement singulier, tant il reste fidèle à la tradition qui veut que le fond de scène de ce théâtre de bois, s’ouvre sur la forêt des Vosges pendant les grands spectacles de l’après-midi, interprétés par des comédiens professionnels et amateurs, ce qui ne l’empêche pas d’innover en conjuguant théâtre populaire et écriture décapante. C’est du moins ce que laisse présager la pièce de Marion Aubert Le Brame des biches , une saga sur l’industrie textile vosgienne du XIXè siècle, « Une fantastique comédie de mœurs où les émotions le disputent aux situations les plus drolatiques ».

Pour les festivités du soir, Pierre Guillois à la tête du Théâtre du Peuple depuis 2005, a concocté avec Grand fracas issu de rien , un cabaret « spectral » qui mêle les textes de Valère Novarina, des airs de Purcell et Gounod, les jongleurs de mots et les jongleurs de balles, l’acrobatie et le théâtre, la force du muscle et l’ineffable de l’art lyrique. Bref, « Un cabaret fou et périlleux, un moment suspendu dans l’atmosphère enchanteresse du Théâtre du Peuple ».

Théâtre du Peuple du 14 juillet au 27 août tel 03 29 61 50 48

Les Jeux du Théâtre de Sarlat.

Nés dans la foulée de l’après guerre, et le plus ancien des festivals de théâtre après celui d’Avignon, Les Jeux de théâtre de Sarlat signent sous la direction de Jean-Paul Tribout sa 60è édition, avec un programme dense et éclectique. Pas moins de 21 spectacles de styles et de factures différents, dont un Mot à mot pour le jeune public, proposés en plein air avec le paysage et les pierres blondes de la cité pour décors. Pour les amateurs de comparaisons, le programme met à l’affiche deux Don Juan de Molière. L’un mis en scène par Francis Huster interprète également du rôle titre avec Francis Perrin dans le rôle de Sganarelle. L’autre, interprété en solo, avec masques et marionnettes par Laurent Rogero, une version qui se propose de « mettre en valeur la solitude et la folie » de Don Juan.

De l’irrésistible et jouissive Comédie de erreurs de Shakespeare, concoctée avec un humour « so british » par Dan Jemmett, à La Commission centrale de l’enfance de et avec David Lescot, en passant par Derniers remords avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce, Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie l’ami de Montaigne, La Dame au Petit chien de Tchékhov avec Jean-Pierre Bouvier, ou encore Au moment de la nuit , tissé par Nicolas Briançon à partir des textes de Crébillon fils et Jules Renard , du classique au contemporain , l’éventail des propositions a de quoi satisfaire un large public, celui-là que ne manquera pas s’attirer Jacques Weber qui « venu seul à voix brute et mains nues » avec Eclats de vie se promène en lecteur affamé du côté de Molière, La Fontaine, Duras, Flaubert, Devos, Pagnol et bien d’autres encore qu’il dévore avec passion.

Les Jeux du Théâtre de Sarlat en Périgord tel 05 53 31 10 83

Festival de Figeac

Transformer la ville en espace de jeu théâtral, et s’inscrire pleinement dans le paysage culturel local régional, tel est l’objectif de ce festival, placé pour sa onzième année sous la responsabilité conjointe d’Olivers Desbordes, -également directeur d’Opéra Eclaté et du festival de St Céré- et du comédien metteur en scène Michel Fau. Celui-ci, artiste aussi singulier qu’attachant qui ne craint ni le baroque, ni le lyrisme, nous propose un très alléchant Britannicus de Racine, « dont les égarements et les fureurs seront proférés par des grandes voix » avec en tête, la magnifique et envoûtante Geneviève Page dans le rôle d’Agrippine.

Aujourd’hui explique le metteur en scène qui interprète également Néron, « il ne s’agit pas de faire une reconstitution historique, mais de rêver autour du style du Grand siècle, de proférer cette parole poétique pour témoigner des troubles de l’âme et des désirs monstrueux de l’humain… »

Le reste de la programmation élaborée en duo se compose de spectacles invités qui ont fait les belles soirées parisiennes tel Nono de Sacha Guitry, mise sur les auteurs : Beckett, Marivaux, Céline, Saint John Perse, et sur la notoriété des acteurs : Jean-Louis Trintignant (il lira Prévert, Vian, Desnos), Julie Depardieu (Les Lettres de la Princesse Palatine) Marie- Christine Barrault ( Les Carnets d’Anna Magdalena Bach ) spectacle également programmé au festival musical de St Céré)

Festival de théâtre de Figeac du 19 juillet au 2 août tel 05 65 33 80 56.

Les Fêtes nocturnes de Grignan

Star également au château de Grignan, avec Philippe Torreton dans Hamlet de Shakespeare avec pour lui donner la réplique Catherine Salviat (Gertrude), Anne Bouvier (Ophélie), Georges Claisse (Claudius), Jean-Marie Cornille (Polonius).

« L’ambiance doit être au fantastique, de l’étoffe des légendes » explique le metteur en scène Jean-Luc Revol pour qui « plutôt que de tenter de répondre aux multiples questions que la pièce soulève, mieux vaut essayer de comprendre les sentiments qui sous-tendent les personnages et les poussent à se poser ces questions et qui font de « Hamlet » une des pièces les plus étouffantes et les plus claustrophobiques de Shakespeare »… « En tout cas pour les personnages , pas pour le public » prend-t-il soin de préciser .

Les Fêtes nocturnes de Grignan du 1er juillet au 20 août tel 04 75 91 83 65

Festival Nava

Il y a onze ans, l’auteur metteur en scène, Jean-Marie Besset, aujourd’hui directeur du théâtre des Treize vents à Montpellier, a rêvé d’une manifestation « autour d’auteurs dont les pièces seraient le reflet du monde dans lequel nous vivons ». Il l’a rêvé et il l’a fait en commençant quasi clandestinement et par quelques lectures sauvages proposées à domicile. L’obstination a fait le reste. Aujourd’hui, sans pour autant se pousser du col, le festival, devenu Nava, irrigue la vallée de l’Aude avec des spectacles présentés, à Limoux, Saint Hilaire, Serres, en avant première de leur création nationale. Parmi celles-ci Je pense Yu de Carole Frechette que met en scène Jean-Claude Berutti avec notamment Marianne Basler, Seul le feu de Christophe Pellet dans une mise en espace de Mireille Perrier, Et Dieu pour tous écrit et mis en scène par Tilly . Un vaudeville « détourné et trash » qui nous dit avec une méchante drôlerie comme sait si bien le faire Tilly, « notre aujourd’hui planétaire, ses interconnections et ses mafias, sa brutalité cannibale ». On en salive d’avance !

Festival Nava du 21 au 31 juillet tel 04 68 31 85 08

Arte Flamenco à Mont- de- Marsan

Si l’UNESCO vient de l’inscrire au patrimoine de l’humanité, voilà plus de vingt ans que le flamenco est inscrit au patrimoine culturel et estival de Mont-de-Marsan. Pendant six jours, au rythme de cinq à six manifestations quotidiennes, danse, chant, concerts ou spectacles qui transgressent leurs frontières, Arte flamenco, permet au public de vérifier la vivacité d’un art traditionnel mais ouvert à toutes les innovations. Concocté à la façon d’un « putchero » pot-au-feu andalou qui intègre produits frais et produits plus rassis, d’Israel Galvàn,(La Edad de oro) le plus contemporain, représentant en somme l’avant-garde, au légendaire gardien du temple Agujetas qui chantera en plein air, en passant par l’élégante sensualité de Rocio Molina bailaora exceptionnelle, l’incontournable cantatore José Valencia, Farruco, prodigieux et inégalable zapateado, ou encore le spectacle Pista Flamenca qui scelle le mariage de la danse flamenca et du cirque, cette 23è édition a de quoi combler tout à la fois, l’aficionado averti et l’amateur non initié.

Arte Flamenco de Mont-de-Marsan du 4 au 9 juillet tel 05 58 46 54 55

Et puis, rendez-vous musical et festif encore à Paimpol, joli port breton des Côtes d’Armor. De musiques celtiques en chansons autour des heurs et malheurs de la mer, de musique du monde – la mer est toujours une invitation au voyage- en fest-noz nocturnes, ce Festival de chants marins aussi populaire que bon enfant, est un régal pour tous les publics. Du 12 au 14 août. tel : 02 96 55 12 77

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dimanche 28 octobre 2007

Lettres au silence : suite et fin/les beaux textes.../Revue de presse, les dernières... c'est déjà passé !!!

Les dernières lettres, mes lettres au silence sont à peine nées qu'elles sont muettes, détruites par leur nature même : le secret, le blog, mon blog ne doit pas devenir un instrument d'introspection ; mais j'avais du chagrin, ne vous inquiétez pas j'en ai encore... j'ai frôlé la désaffection.
Alors donc c'est l'effet du trop plein ; MOURIR VITE, c'est le sujet du matin à la radio, cette semaine, à cause de la Toussaint... le prix 3000 € les obsèques, et comme dirait une de mes meilleures amies : "Quand les amis meurent, je suis de mauvaise humeur..." voir de méchante humeur, tout parait si désuet mécanique dans cette vaste parodie, foutaise, foutoir..... nos cérémonies mortuaires.

Mais revenons à la Culture dans la Presse... Monsieur Jean Rochefort dans le Monde du 26/10 à propos de ses choix, de son spectacle Entre Autres, déclare son amour pour les textes d'Harold Pinter, son admiration pour Madame Delphine Seyrig (je sais que Philippe Noiret était très proche d'elle, alors j'ai imaginé qu'elle avait tous les hommes à ses pieds et qu'elle n'en humiliait aucun) il dit aussi :"Je n'aime pas ce qui est trop humide ou gluant dans les sentiments".


J'en ai déjà parlé, d'aller voir : Entre Autres, mais au cas où vous ne seriez pas fidèle abonné à ce blog, au cas où vous ne m'auriez pas encore ajoutée à la liste de vos favoris ! je vous le rappelle, c'est au théâtre de la Madeleine.
Il dit aussi Jean Rochefort"le rêve du théâtre populaire de Vilar a été le rêve de notre génération." Voyons, voyons de quelle génération je suis ? et Olivier Py ?

À propos d'Olivier Py, il y a un autre article dans le Monde : Le tourbillon Py à l'Odéon, ce que ça me fait rire, sa fulgurante ascension. C'est comme dans son spectacle d'ouverture : Illusions comiques à l'Odéon, comme son personnage qu'il interprète, il fait la "Une" l'auteur de théâtre, à l'origine jeune homme provincial, élève comédien du Conservatoire, des deux plus grands quotidiens qui publient, qui font et défont la culture... Le Monde et le Figaro...
Lui ne change pas il est généreux obstiné et poète visionnaire. Il avait une revanche à prendre, certes mais sur lui-même.

Je vous cite pour le plaisir ce qui est dit à propos de Michel Fau : "(...) et, surtout, Michel Fau. Sorte de combinaison entre un onnagata - ces acteurs travestis du théâtre japonais - et Jacqueline Maillan, clown tragique portant en lui toute une mémoire de l'humain, la composition de Michel Fau en Tante Geneviève en tailleur rose bonbon, traversant toute l'histoire du théâtre de la tragédie au vaudeville, est désormais culte. Il y a de quoi. "

Michel je l'ai bien connu, il était lui aussi au Conservatoire, j'y allais en auditrice, assister au cours de Pierre Vial, introduite par une autre amie excellente comédienne mais beaucoup moins reconnue : Catherine Piétri, qui était, est toujours mon amie. Il jouait "chez Molière" le rôle d'un paysan, et là déjà j'étais morte de rire et j'ai dit à mon amie Catherine, il faut absolument le connaître...

Le théâtre populaire, j'en étais là avant mes habituelles digressions nostalgiques, non ? - oui mais pas pour les raisons attendues... Michel, il a toujours voulu réconcilier le théâtre de boulevard, et le théâtre des grands textes. Il avait horreur du théâtre masqué convenu bourgeois. C'est un clown baroque élégant et farce provocateur dépassant toutes les limites attendues du public. Alors me direz-vous il ne risque pas de jouer avec Claude Régy, s'il le contraint à trop de formel ? Régy ce n'est pas du théâtre bourgeois...

C'est extraordinaire d'amadouer des grands comédiens, bien des metteurs en scène s'y sont cassés les dents. Toujours dans le Monde on parle de Klaus Maria Brandauer, à Berlin dans une Pièce de 10 heures de Schiller montée par Peter Stein : Wallenstein ; "Brandauer appartient à une race qui se fait rare : celle des monstres sacrés, ces comédiens dont la seule présence défie les lois de la Scène. Son nom compte pour beaucoup dans le succès de la pièce. Le spectacle affiche complet....."


Il ne faut pas avoir peur des grands textes Shakespeare Racine Molière, de la poésie de l'alexandrin les chemins semblent minés et pourtant les félicités, la diversité, l'adaptation, les choix, les retours sont infinis...

À propos de Molière ce sont les dernières à l'Odéon, d'un marathon Molière : Le Bourgeois, la mort et le comédien, jusqu'au 27 octobre; et c'est 10h de spectacle que vous pouvez voir en intégrale. Molière si j'osais je dirais que c'est l'autoroute de Jeu pour un comédien.

Shakespeare se joue in extenso : toutes les pièces au Théâtre du Nord Ouest, on m'a parlé de:
"Antoine et Cléopâtre", de William Shakespeare, au Théâtre du Nord-Ouest, aux
dates suivantes :

Novembre
Samedi 10 à 20h45
Samedi 24 à 14h30
Mercredi 28 à 14h30

Décembre
Vendredi 7 20h45
Samedi 15 14h30
Jeudi 20 17h30
Vendredi 21 14h30
Jeudi 27 17h30
Vendredi 28 14h30
Samedi 29 14h30
Dimanche 30 14h30
Lundi 31 15h00

RÉSERVATIONS 01 47 70 32 75


Et au Lucernaire, je vous ai bien informé que la Pèlerine Écossaise de Sacha Guitry mise en scène par Philippe Person
Tarifs sur ce site Ticketac.com :
15 € au lieu de 30 € (Catégorie unique / places assises numérotées)

Le samedi soir :
20 € au lieu de 30 € (Catégorie unique / places assises numérotées)

+ frais de réservation : à partir de 2.8 €

... que La pèlerine écossaise était prolongée au Lucernaire jusqu'au 4/01 et à la Cinémathèque (ne passez pas l'animation)"l'évènement" est mis sur tous les films de Guitry

Cinéma, je te délaisse, à peine, que ferais-je sans toi...


Je suis allée voir Paranoïd Park c'est très dur, j'étais si fatiguée que j'ai dû fermer mon esprit, un peu m'endormir. C'est sur le crime et la culpabilité d'un jeune homme. C'est sur la matière même du cinéma : le son les images, leur osmose et qu'en reste t-il du sujet ?
Cela m'a fait un effet différent d'ELEPHANT . Comme après je ne tuerais point de Kieslovski je ne savais plus ou me foutre, ou comme pour les premiers films d'Haneke : Bennix vidéo, et j'y étais seule, plongée en soi en notre époque de garanties... comme à un enterrement.
Et en plus ces enfants sont tellement beaux... Anges déchus, on ne risque pas de les oublier.
Merci monsieur Gus van Sant.
A propos de ce dernier, il y a aussi une rétrospective à la Cinémathèque.

vendredi 26 octobre 2007

Allez-voir sur Webthea ou Fluctua.net les spectacles à voir, les nouvelles culturelles/Je vais ouvrir une nouvelle rubrique...

Je n'ai pas le cœur au Théâtre et pourtant...
Alors je vous donne redonne les sites à consulter : Webthea

On y parle de spectacles de théâtre dont j'ai déjà parlé L'homme sans but aux Ateliers Berthier, mis en scène par Claude Régy, avec Madame Bulle Augier (je l'ai entendue cette semaine un matin toujours à France Inter avec l'excellent Vincent Josse, elle notait la différence entre le cinéma et le théâtre, elle parlait de l'artisanat qu'est le théâtre, que les acteurs de Régy, production de L'Odéon, eh! bien aux Ateliers Berthier, les acteurs de théâtre, ils s'y rendaient à vélo ou en métro... )
Attention je vous mets en garde c'est un théâtre d'explorateurs sur le silence la lenteur le sombre et les ombres qui doit vous laisser à penser jusqu'entre les mots.

Les chaussettes Opus 124 au Théâtre des Mathurins avec Galabru et Desarthe.

Et d'autres pièces comme celle que je vais aller voir très vite L'entretien de M. Descartes et M. Pascal le Jeune au Théâtre de l'Oeuvre avec les Mesguich père et fils, car on a besoin de se distraire de rester vigilants en ouverture et infiltrés cultivés, non !
Et ma vie mes rencontres se convertissent fluctuent se marrent et se renouvellent... se perdent aussi, mais pas seulement, surtout pas seulement, mais aussi par ces partages là. Se refaire les films ou les pièces, c'est de toutes les couleurs, de la complicité au conflit, vous pouvez me faire confiance...
Fluctua.net parle d'un spectacle aux Bouffes du Nord dont j'ai entendu le plus grand bien :
Je tremble : "La machine à rêves" de Joël Pommerat, c'est jusqu'au 31/10
Grand succès de ce début de saison théâtrale, Je tremble de Joël Pommerat attire les foules. Suiveurs de la première heure ou nouveaux venus au monde de l'auteur, tous se pressent aux Bouffes du Nord pour y découvrir le premier épisode d'un diptyque en construction. Un grand moment de théâtre, fascinant comme un rêve.

Ma nouvelle rubrique ce sera, c'est, ce sont les lettres, je vais essayer d'ouvrir ainsi un recueil au silence, aux secrets, les lettres qu'on n'envoie pas, qu'on n'ose écrire, qu'on écrit pas ou plus mais qui pourtant simplement au brouillon, vous redonnent la force ou la douceur ou la paix ou enfin : ça y est c'est exprimé dans un petit coin blanc de page, écrit..., inspiré et/ou destiné à quelqu'un. À quelqu'un qui vous aimait... À quelqu'un qu'on aimait dont on rêvait dont on souffrait, dans le silence de soi à soi pour l'autre absent.... l'autre déserteur du présent.
Ça vous aide quelquefois à comprendre. Perdus, perdants.

Je connais quelqu'un qui a fait un ricochet sur le couvercle d'un cercueil, en y déposant un petit mot à la place d'une fleur entre le vernis glacé du bois poli et la terre des cimetières à recouvrir ...

Il se peut qu'on vous les laisse poser les mots, laissez brûler "les petits papiers", (à ce propos je vous signale ce site INA pour les chansons d'Archives), avant l'état de cendres, cendres si humbles poussières d'étoile et de vie qui ne prennent pas de place.... et qui volent dans les rayons du soleil...
Mais aujourd'hui c'est un jour gris...