Affichage des articles dont le libellé est France 2. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France 2. Afficher tous les articles

samedi 29 février 2020

La cérémonie des Césars : 45 ème et La série sur le service public : Il a dejà tes yeux

https://www.google.fr/amp/s/actu.orange.fr/societe/culture/les-moments-forts-de-la-45e-ceremonie-des-cesar-CNT000001o61KW.amp
L’avis de Pierre Kandel Sur FB :

Je suis arrivé en cours de route. Les remises ont dû durer bout à bout 1h, les remerciements 1h et les sketches/présentations souvent plats 2h ! Seul le texte de Emmanuelle Devos m'a fait rire (à croire que ce ne sont pas les mêmes qui l'ont écrit, peut-être Dedienne...). La coach de javelot était insupportable. On notera les tenues de soirée semblables à des sacs (pôvre Arnaud Valois). Demoustier était toute étonnée, j'attendais tellement Eva Green et sa performance physique et émotionnelle remarquable dans "Proxima". Les gants pris par certains (Darroussin...) pour éviter de s'écorcher la bouche à prononcer le nom même de Polanski m'ont mis vraiment très mal à l'aise. C'est bien que ce soit deux femmes justement qui aient remis le prix de la "réalisation" (là aussi, hypocrisie pour ne pas dire metteur en scène. De toute façon, les dés sont pipés puisque la "Meilleure réalisation" ne "doit pas être" pour le même film que le Meilleur film. En tout cas, une chose est certaine, l'année 2019 cinéma est bel et bien terminée.

Oui mais elle est aussi quand même malgré tout, un très bon cru... cette année 2019...

Oui je partage l’avis de mon beau frère cinéphile qui s’est passablement emmerdé à cette cérémonie mais bon l’exercice était périlleux... Et même « on aura tout vu » sur France-Inter note comme exceptions les deux prix... accordés à Roschdy Zem et Anaïs Demoustier et aussi l’intermède d’Emmanuelle Devos et je me sentais comme un peu solidaire de la difficulté au moment et  discours de Sandrine Kiberlain et j’ai aimé l’introduction de Florence Foresti.. Le plus grand Flop comme dirait un journaliste de foot,  ça été pour moi, l’intermède avant le prix pour la musique... Sinon je ne commenterais pas plus la flopée d’hommes pour Misérables.... les trois prix de J’accuse qui méritait sa récompense même si j’aime ces films avec pour chacun un bemol(voir les articles spécifiques déjà sur ce blog). Un petit flop aussi pour un de mes acteurs préférés son texte de remettant : Daroussin. Et un moment de grand malaise sur la diversité ou plutôt de manque de diversité dans le cinéma français et la désapprobation de Vincent Cassel quand l’actrice remettante le nomme en soutien !
Et aussi un autre bon moment c’est le regard de Fanny Ardant sur le jeu des Césars elle non plus pas du tout remarquée à France- Inter. ils ne doivent pas aimer le film de Nicolas Bedos (que je n’ai toujours pas vu !) J’ai bien aimé sa joie son enthousiasme dans ses remerciements à lui aussi https://www.franceinter.fr/emissions/aura-tout-vu
https://www.franceinter.fr/emissions/aura-tout-vu


L'actrice française Aïssa Maïga prononce un discours, avant de remettre le César du meilleur espoir féminin

Au sujet de cette actrice je voudrais parler de cette mini série qui mérite tous les prix qui est passée à la télévision et sur le Service Public  :  « il a déjà tes yeux » de Lucien Jean-Baptiste toute en pudeur émotion avec un casting étincelant de diversité et d’inclusion et une histoire qui aussi promeut l’enthousiasme, le courage, malgré la lucidité sur certaines des dérives injustes de notre accueil aux migrants. Les deux ados mais aussi les autres acteurs étaient magnétiques...



J’espère qu’il y aura une suite, même si la fin était si bien, car ça pourrait s’arrêter ou voir continuer les spectateurs ne sont pas pris en otage et par leurs addictions....aux images sonores et qui bougent... la vie par défaut. 

mercredi 6 novembre 2019

La dernière vague série France 2, Soif Amélie Nothomb.

Ce matin les réseaux Insta FB sont saturés, les photos ne s'impriment... pas dans mes "stories", s'il fallait revenir aux dessins, au courrier, aux relations épistolaires, aux 4 ou 5 tenues vestimentaires indispensables dont celle de nuit, celle du dimanche, celle de froid, celle de chaud et de pluie on reviendrait à ressembler aux arbres....

J'ai fini Soif et je partirais bien en croisade contre tous ses détracteurs car c'est un histoire simple,  une écriture limpide qui vous emporte au delà de toutes ces limites imposées par la croyance religieuse par la vie la mort par la vie des idoles et celle des autres.
Extraits :
p 80-81
Préférer un sexe serait à mes yeux un signe de mépris.

Les filles de Jérusalem se pressent autour de moi en pleurs. J'essaie de les convaincre sécher leurs larmes :
Je ne crois pas un mot de ce que je dis. Ça ne va pas s'arranger, ça va empirer. Seulement  seulement leurs sanglots m'empêche de respirer. Comment aider quelqu'un ? Certainement pas en pleurant devant lui. Simon m'a aidé, Véronique m'a aidé. Aucun des deux ne pleurait. Il n'arboraient pas non plus de larges sourires, ils agissaient concrètement. 
Non je ne préfère pas les femmes. Je crois qu'elles me protègent. Je n'attribue pas cela à autre chose qu'à la douceur de mon comportement envers elles, qui n'est pas dans les moeurs des hommes d'ici.
Faut-il préciser que je ne préfère pas les hommes non plus ?Il y a des verbes que je fuis comme préférer ou remplacer - on n'n'imagine pas combien ces verbes s'équivalent.  J'ai vu des gens se battre pour être préférés, sans se rendre compte que cela les rendait remplaçables.
Un jour, on prétendra que personne n'est irremplaçable. C'est le contraire de ma parole. L'amour qui me consume affirme que chacun est irremplaçable.

p 85 ...mais rien n'est plus irritant que ces gens qui sous prétexte qu'ils vous aiment, prétendent vous connaître par coeur.

p 98 ...parce qu'il y a le poison de la haine de soi. 
Comment ai-je pu l'attraper ? J'essaie de remonter dans ma mémoire. Dès que j'ai su à quoi j'étais voué, je me suis haï. Mais je me rappelle des souvenirs d'avant les souvenirs, des bribesoù je ne disais pas je,  où la conscience ne m'avait pas atteint, et où je ne me haïssais pas.

Je suis né innocent, quelque chose a été gâché, j'ignore comment. Je n'en accuse personne d'autre que moi. Étrange faute que celle que l'on commet vers l'âge de trois ans. S'en accuser augmente la haine de soi, absurdité supplémentaire. Il y a un vice de forme dans la création.
Et voici que, comme tout le monde, je rends mon père responsable de mon échec. Cela m'agace. Maudite soit la souffrance ! Sans elle chercherait-on toujours un coupable ?

p 136 Se sentir plus intelligent qu'autrui est toujours le signe d'une déficience.

p 140 Si vous aimez vos morts, faites-leur confiance au point d'aimer leur silence.

p 143 ... Il ne s'agit pas d'indifférence, mais d'une autre manière d'aimer. Tout se passe comme si les morts étaient devenus des lecteurs : le rapport qu'ils entretiennent avec l'univers s'apparente à la lecture. C'est une attention calme, patiente un déchiffrement réfléchi. Ce qui exige la solitude - une solitude propice à la fulgurance. D'une manière générale, les morts sont moins bêtes que les vivants.

p 145 Sur leurs lit d'agonie, les mourants disent souvent : « si c'était à refaire… » – Et ils précisent alors ce qu'ils referaient, modifieraient. Cela prouve qu'ils sont encore vivants. Quand on est mort, on éprouve ni approbation ni regret par rapport à ses agissements ou ses abstentions. On voit sa vie comme une œuvre d'art.
Au musée, face à une toile exécutée par un maître, personne ne pense : "Moi, à la place du Tintoret, j'aurais plutôt procédé de telle manière." On contemple, on prend acte. À supposer que l'on ait été un jour ce fameux Tintoret, on ne se juge pas, on admet, je me reconnais à ce coup de pinceau". On ne se pose pas la question de savoir si cela relevait du bien ou du mal et jamais on n'est effleuré par l'idée qu'on aurait pu procéder autrement.


La série : la dernière vague m'a plue, elle est fantastique, de science fiction ? symbolique, écologique  plutôt, comme un peu notre vie d'aujourd'hui, une menace légère devient plus forte. On n'y connait rien mais on suppute théorise ; donc nous sommes prêts à détruire plutôt qu'essayer de comprendre. Les personnages dont les enfants sont jeunes beaux mais pas seulement et avant tout crédibles, toutes les histoires individuelles sont ramassées sur des drames, car si on réfléchit un peu aucune vie est exempte de douleurs, à priori, insurmontables si l'on n'en fait pas, après, quelque chose à redire, écrire, chanter, dessiner ou passer...  en spectacle, une sorte de conte, d'histoire avec des leçons à tirer pour les plus jeunes, des évangiles même quelquefois.

samedi 9 janvier 2016

Une soirée qui repousse la nuit, l'état de malade, et raccroche à la Vraie vie d'individu/cinéma : elle s'en va/ Le Cercle et ce soir ou jamais débat sur la déchéance de nationalité

Excellente soirée Tv : elle s'en va, le cercle  sur Canal + puis sur service public "ce soir ou jamais" quand on tousse en quintes le seul moyen c'est de se caler dans un film puis de s'allonger peu à peu dans des débats audibles et intelligents. Et après j'ai dormi comme une  marmotte sur mon canapé jusqu'à 11h ce matin j'ai retrouvé une vie comme à l'hôtel chez moi, à ce propos il y a une scène excellente du petit garçon du film d'Emmanuelle Bercot qui arrive à l'hôtel avec Catherine Deneuve... C'est pour cela que je me suis laissée rêver pour enfin dormir après une semaine exactement d'insomnies  Pascal vers 2 h a  quitté le séjour, pour rejoindre la chambre. Une semaine que j'y allais avec lui et qu'ensuite... je m'installais dans le séjour, lasse de tousser et de le réveiller ensuite.... Eh oui j'adore ça malade ou pas, repousser la nuit dans notre fauteuil devant de la bonne  télévision. Depuis l'âge de mes 9-10 ans, c'était ça le moyen pour se sentir réunis au banal quotidien en famille. Et la voix de Bowie, black star, extraits entendus à France-Inter. Voilà ! relevée je vais vous écrire un peu moins pour la Vraie vie.