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dimanche 20 avril 2025

Alex Lutz au Cirque d’hiver

Quelle incarnation poétique et ce sens entre larmes et sourire de survol poétique artistique touchant. Cet homme montant à cru sur son cheval restera le fils de son Père Gérard infiniment…qui sait ce que sont les jeunes vieux de tous les temps depuis le temps des petites portes pour laisser passer les jeunes les vieux les rois qui n’étaient pas
Plus hauts que « trois pommes » 
Comme à son destin à son habitude de mime chanteur écuyer il interprète plusieurs personnages dont tous les vieux d’une chorale d’un EPHAD sur la musique des Stones :  Sympathy for the devil.(femmes et hommes)
Et avant il monte toujours à cru sur son cheval ensuite une autre musique des Stones : Paint it black.
À la fin il présente tous ses
Partenaires auteur musicien lumières et ses deux chevaux et celui qui permet de nous offrir ces moments de poésie épique et équestre, son metteur en scène.
Un one man show de l’élégance et du mélange des genres harmonieux 
La présentation qui m’a donné l’envie de voir ce spectacle et que mon compagnon a saisi. 


Le camping-car des chevaux

Les lumières 

mercredi 29 février 2012

et à Mon Lucernaire une autre intelligence de programmation, entre autres : La Colère Noire Muse : Brigitte Fontaine Interprétée par Emmanuelle Monteil... j'y suis allée un joyau pour vous sortir la tête de la campagne du métro boulot dodo ou de la galère sans boulot.....

Les dimanches à 19h
Du 19 février au 1er avril 2012

Avec : Céline Caussimon (chant) et Thierry Bretonnet (accordéon)
Durée : 1h05

Céline Caussimon, comédienne et chanteuse, après son troisième album « Le Moral des Ménages » (Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros) nous a mijoté Juste un concert à la sauce humour et vitriol. Un accordéon aux couleurs multiples, mi-rock, mi-musette, mi-musique du monde, l’accompagne. C’est drôle, c’est caustique, c’est tendre, c’est juste…. un concert.

http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php?option=com_content&task=view&id=1050&Itemid=47
Quant à nos cours, je fais la fayotte de service en saluant la programmation ou le maître de céans, son directeur : en la personne de Philippe Person, et en sa présence, les élèves rient de bon cœur, pendant que Philippe sourit et marche de long en large comme il en a le secret, en se retirant des regards, sous ses cheveux, c'est un numéro, très rodé entre nous deux et pourtant comment dire c'est sincère de part et d'autre.  Jamais je ne conseille un spectacle que je n'ai pas aimé ou vu ou dont on m'a parlé.... Et Philippe, est un ancien timide, se méfiant des compliments. On me dit depuis qu'il est directeur : il n'est entouré que de gens qui le flattent.... C'est facile à dire : encourager être le supporter d'une équipe, ne veut pas dire le ou la flatter mais non plus le ou la casser parce qu'on les envie, plus ou moins sciemment. Philippe Person n'a jamais été quelqu'un qui refusait de parler d'une création d'une de ses mises en scène si on était pas d'accord ou si on refusait de se projeter ou d'aimer. Il est l'un de ceux avec deux autres amis avec qui c'est possible, il est même l'un des seuls mecs que je connaisse avec qui ça été possible, avant et dans cette position ou et avec laquelle j'ai osé et continué à le faire. Nous avons vieilli avec certains autres, et donc c'est redevenu possible, voir indispensable.
   
Le Lucernaire
53 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
Réservations: 01 45 44 57 34

Les nouveautés:

Vincent Roca : "Vite, rien ne presse !"

Du mardi au samedi à 20h
Les dimanches à 17h
Du 14 mars au 29 avril 2012

Auteur: Vincent Roca
Mise en scène: Gil Galliot
Distribution: Vincent Roca

Vincent Roca, auteur et comédien, humoriste pendant onze ans au Fou du Roi sur France Inter, s’interroge, entre laps et perpète, sur ce temps qui ne nous quitte pas d’une semaine. Le futur se prend les pieds dans le présent et culbute dans le passé. Alors… Vite, rien ne presse !

La Rimb, le destin secret d’Arthur Rimbaud intelligent

Du mardi au samedi à 19h
Du 29 février au 21 avril 2012

Auteur : Xavier Grall
Mise en scène : Jean-Noël Dahan
Distribution : Martine Vandeville

Vitalie Rimbaud, la mère du poète Arthur Rimbaud, se parle à elle-même. Avec amour et tyrannie, elle revient sur sa relation à son fils. Un texte magnifique, une actrice d’exception.


Lettre à ma mère

Du mardi au samedi à 18h30
Du 29 février au 5 mai 2012

Auteur : Georges SIMENON
Adaptation : Robert BENOIT
Collaboration artistique : Natalia APEKISHEVA
Distribution : Robert BENOIT

Trois ans et demi après la mort de sa mère, Georges Simenon lui écrit une lettre.
« Nous nous sommes jamais aimés de ton vivant tu le sais bien.» lui dit-il, « Aujourd’hui je crois que chacun se faisait de l’autre une image inexacte ».
Simenon mène une enquête émouvante bien plus difficile que celle du commissaire Maigret.

 Toujours à l'affiche:

Le Misanthrope

Du mardi au samedi à 21h30
Les dimanches à 15h
Jusqu'au 18 mars 2012

Auteur : Molière
Mise en scène : Dimitri Klockenbring
Avec : Alceste : Tristan Le Goff; Célimène : Lorraine de Sagazan; Philinte : Thomas Zaghedoud; Arsinoé : Joséphine Mikorey ; Oronte : Pierre Buntz ; Eliante : Inès DE BROISSIA ; Acaste : Benoit Moret ; Clitandre et Du Bois: Nicolas Lumbreras ; en alternance avec Dimitri Klockenbring

« C’est l’histoire de quelqu’un qui veut parler à une dame et qui n’y arrive pas »
Jacques Copeaux à propos du Misanthrope.

La Peste
Du mardi au samedi à 18h30
Du 25 janvier au 17 mars 2012

Auteur : Albert Camus
Mise en scène : Loïc Pichon
Avec : Loïc Pichon
Durée : 1h12

"La peste, dont j’ai voulu qu’elle se lise sur plusieurs portées, a cependant comme contenu évident la lutte européenne contre le nazisme. La preuve en est que cet ennemi qui n’est pas nommé, tout le monde l’a reconnu, et dans tous les pays d’Europe." Albert Camus
                      

Proudhon modèle Courbet

Du mardi au samedi à 20h
Les dimanches à 17h
Du 8 février au 18 mars 2012

Auteur : Jean PETREMENT
Mise en scène : Jean PETREMENT
Avec : Alain LECLERC, Jean PETREMENT, Lucien HUVIER, Diana LASZLO

Querelle de génies ! La pièce frappe juste dans la chair du XIXème siècle, le dernier mot aux acteurs de ces magnifiques rôles, le cérébral mal-aimé et le charnel humilié.



Colère Noire
Muse : Brigitte Fontaine Interprétée par Emmanuelle Monteil... j'y suis allée un joyau pour vous sortir la tête de la campagne du métro boulot dodo ou de la galère sans boulot.....
quelle bonne soirée entre amis....
http://blog.lefigaro.fr/theatre/2012/02/colere-noire-ou-brigitte-fonta.html
 sur le blog d'Armelle Héliot
et contrairement à ce qu'elle dit Armelle Héliot qui y est allée à la 1ère(quelle idée !), là maintenant ça ne s’essouffle pas du tout sur la fin, cet accompagnement enveloppant devient envoûtant et on se dit à la fin que le musicien et l'interprète sont ensemble comme Brigitte Areski et Fontaine Belkacem,  suite à un amour fou, et on se dit où sont mes amours fous... mes idées singulières, mon bonheur....
Du 22 février au 14 avril 2012
Du mardi au samedi à 21h


Auteur: Brigitte Fontaine
Musique : David Aubaile
Mise en scène: Gerold Schumann
Scénographie : Christine Bouvier
Avec : Emmanuelle Monteil et David Aubaile (musicien)

Emmanuelle Monteil nous emmène dans l’univers de Brigitte Fontaine, cabarettiste, chanteuse, romancière, musicienne, poète, artiste et – femme, plein de colères, d’humour et ... de tendresse.








A venir :


La dame d'Ithaque
Du mardi au samedi à 18h30
Du 21 mars au 13 mai 2012

Auteur : Isabelle Pirot / David Pharao
Mise en scène : David Pharao
Avec : Marie frémont et Laurent Montel
Durée : 1H10


Pénélope, figure légendaire de l’Odyssée, enfin révélée par les évocations successives de sa vie, depuis son premier cri jusqu’au retour d’Ulysse, en passant par l’âge ingrat, l’amour, la maternité, l’attente et la résistance aux prétendants.
Une comédie où l’irrévérence le dispute à l’émotion et le rire aux larmes.


 et les toutes dernières du :
MOI, CARAVAGE
SUCCES REPRISE !!
Du 10 janvier au 7 mars 2012
Du mardi au samedi à 20h
Les dimanches à 17h
Relâche le 31 janvier 2012

Auteur : Cesare Capitani
d’après le roman de Dominique Fernandez La Course à l’abîme (Grasset)
mise en scène : Stanislas Grassian
Création lumière : Bernard Martinelli
Avec : Cesare Capitani et Laetitia Favart Production : COMME IL VOUS PLAIRA
Durée : 1h10
Le 18 juillet 1610, sur une plage déserte non loin de Rome, Michelangelo Merisi dit Caravage meurt dans des circonstances obscures. Assassiné ? Probablement. Pourquoi ? Par qui ? On ne sait. Dans la vie et dans la mort du maître du clairobscur
tout est mystérieux. Il meurt à seulement 39 ans mais laisse une oeuvre imprégnée d’un réalisme brutal et d’un érotisme troublant qui bouleversera à jamais la peinture.

Séduit par cette personnalité puissante et ténébreuse, Cesare Capitani, comédien et metteur en scène formé à l'Ecole du Piccolo Teatro de Milan, est l’auteur et l’interprète d’une confession palpitante inspirée de l’ouvrage de Dominique Fernandez La Course à l’abîme (Grasset).

En écrivant ce roman qui tente de ressusciter par l’écriture la figure du peintre Caravage, je ne pensais pas voir jamais ressurgir celui-ci, sous mes yeux, en chair et en os, cheveux noirs et mine torturée, tel que je me l’étais imaginé, brûlé de désirs, violent, insoumis, possédé par l’ivresse du sacrifice et de la mort. Eh bien, c’est fait : Cesare Capitani réussit le tour de force d’incarner sur scène cet homme dévoré de passions. Il est Caravage, Moi, Caravage, c’est lui. Il prend à bras le corps le destin du peintre pour le conduire, dans la fièvre et l’impatience, jusqu’au désastre final. Dominique Fernandez

J'ai vu en avant-première à Paris, un spectacle extraordinaire. C'est un spectacle éblouissant sur la vie du Caravage qui est tiré du roman de Dominique Fernandez . La Course à l'abîme et joué par Cesare Capitani. C’est un spectacle que je vous recommande vraiment.
Jacques NERSON - FRANCE INTER : LE MASQUE ET LA PLUME

Un voyage dans le temps à travers une aventure singulière qui révolutionna la peinture. Sur la toile scénique, la lumière s’impose, perçue comme une métaphore de la liberté, telle la
lueur mouvante d’une flamme qui sculpte les visages, les corps et les volumes... Près du
peintre rebelle, la soprano Martine Midoux offre sa voix claire. Un autoportrait fascinant.
Véronique HOTTE - LA TERRASSE

http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php



samedi 7 novembre 2009

Misérables : 3 Critiques..../Christophe ALévêque au Rond Point : SUPER-REBELLE un de mes vengeurs...


Je pensais écrire une critique des critiques pour MISERABLES, je n'ai plus le temps !
et aussi vous dire que je reviens du Théâtre du Rond-Point où je suis allée voir hier soir Christophe ALévêque dans son one man show : SUPER-REBELLE, eh bien c'est fort bon de rire et de réfléchir en sortant sans aucune entrave... Il y a de l'absurde, du renvoi au cirque politique... du clown muet de l'observation c'est bourré d'impertinence avec une grande vague nouvelle non, de désespoir et cela se termine par une chanson révolutionnaire o Bella ciao. On ne sourit pas seulement, c'est mieux que la revue de presse de Bedos m'a dit mon ami...Il ne nous a pas volé nos rires il nous en a... libéré....Nous étions dans un cours de théâtre ensemble, il y a quelques années ! il s'en souvient, nous n'avons pas plus eu le temps que cela d'en parler, eh ! bien, c'est bête mais j'en suis fière ... Je n'étais pas là ou quoi ? mercredi 6 mai, le jour où il a demandé d'aller devant le Fouquet's pour une sacrée commémoration (vidéo)... Faux cul, je ne me suis pas levée ce matin là... alors que rien de tout cela ne suffit pour changer un peu notre politique française, ne nous affranchit pas à si bon compte mais quand même... restons en attente, vigilants, o bella ciao ciao ciao ...


1 Misérables d’après le Roman de Victor Hugo : le minimalisme d’une pièce face à un roman monumental.
novembre 6, 2009 by Audrey Saoli : la Boîte à sorties

"Une adaptation des Misérables en 1h15 jouée par 3 comédiens : le pari semble très audacieux. Comment résumer ce roman monstrueux en si peu de temps ? Comment saisir l’essence d’une œuvre qui réside dans sa monstruosité ?
On connait tous plus ou moins les grandes lignes de l’histoire… Tout le monde croit connaitre le roman, même ceux qui n’ont jamais ouvert le livre. Quel intérêt à re-résumer une œuvre qui a déjà tellement perdu de ses nombreux rétrécissements ?
La compagnie Philippe Person répond par le décalage et cela fonctionne.

Cette troupe en résidence au Lucernaire a choisi une adaptation très libre de l’œuvre. Le Roman de Victor Hugo sert alors de matière première pour un texte amusant de Philipe Honoré et des acteurs talentueux. Il y a beaucoup d’humilité face au roman devenu quasiment mythique. A aucun moment la troupe n’a la volonté de nous livrer un nouveau Misérables. Il y a juste, et c’est bien suffisant, trois comédiens qui vont délivrer avec impertinence un commentaire de l’œuvre, et, pour enrichir leur argumentation, vont illustrer leurs propos par des exemples joués de la pièce.
Les partis pris de scénographie sont également très bien pensés. Ils répondent avec talent et minimalisme à la folie des grandeurs de Hugo. Avec quelques subterfuges bien pensés, Vincent Blot, nous conduit sur les barricades à grands renforts de sirènes de police.
De plus la silhouette symbolisant le pugnace Javert est remarquable.
La compagnie nous conduit dans une ambiance de cabaret-cirque ou les costumes sont changés à vue et où les numéros se suivent sans véritable linéarité de l’œuvre. On se réjouit qu’il n’y ait aucune ambition narrative.
Il est toutefois dommage que le metteur en scène Philipe Person, se sente obligé d’user de procédés un peu faciles et démagogiques pour capter l’attention des spectateurs. Je me serais volontiers passée des oublis surjoués et superficiels de datation de l’œuvre ou encore du cœur en néon s’illuminant quand Cosette et Marius s’embrassent…
On retient plus volontiers les monologues très fins et bien choisis des comédiens jouant des extraits du roman.
En sortant de la pièce le spectateur n’a pas l’impression de connaitre les Misérables dans son intégralité mais il a, en revanche, une irrépressible envie de lire (ou de relire) le roman."
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2 « Misérables », d’après Victor Hugo (critique d’Emmanuel Arnault), Le Lucernaire à Paris

Victor Hugo au cabaret !

"Après s’être attaqué notamment à Proust et à Shakespeare, le duo des Philippe (Philippe Honoré, adaptateur, et Philippe Person, metteur en scène) jette cette fois son dévolu sur un monument de la littérature française : « les Misérables » de Victor Hugo, avec trois comédiens et en une heure et quart. Était-ce trop ambitieux ? Dans l’agréable et réputé Lucernaire, on constate avec ce spectacle que l’audace n’est pas toujours payante.

rois podiums couronnés d’ampoules encadrent une petite estrade centrale. La grande silhouette en carton-pâte de l’inspecteur Javert, menaçante par sa seule omniprésence, les murs dénudés du théâtre, les changements de costumes à vue : on nous a donné rendez-vous avec Victor Hugo… au cabaret ! Cette version incroyablement déjantée des Misérables refuse toute illusion théâtrale et privilégie de façon inattendue le second degré et l’humour, avec personnages caricaturaux, situations burlesques, nombreuses parties narratives, interactions avec le public, et même altercations entre les comédiens, qui commentent parfois ce qu’ils sont en train de jouer.

On est séduit par cette irrévérence, cette originalité. Hélas, l’adaptation ne fait que survoler cette immense fresque humaine : à force de trop couper, que reste-t-il de la profondeur originelle ? Le spectacle peine à trouver son rythme et s’essouffle bien vite à cause de sa forme un peu brouillonne. Il y a cependant de très bonnes idées de mise en scène, et une actualisation réussie dans des références aux « misérables » de notre temps. Malheureusement, les rires – trop souvent provoqués – asphyxient les possibles moments d’émotion.

Malgré cela, on se délecte du jeu des comédiens. Emmanuel Barrouyer, en tête, tire admirablement son épingle du jeu. Il est tout simplement sidérant dans une composition sans précédents d’une Mme Thénardier, ou encore une évocation ahurissante de Mickael Jackson. Il impose avec beaucoup d’élégance sa grande silhouette, dans une très grande maîtrise corporelle qui fait plaisir à voir. Sa partition est majeure dans la pièce, et il use avec spontanéité et fraîcheur de sa large palette de talents pour être aussi convaincant en Javert inhumain et calculateur qu’en Marius jeune amoureux transi. Philippe Person est aussi le metteur en scène, et peut-être à cause de cette double casquette, il a eu l’humilité de ne pas se mettre tellement en avant, ce qui est tout à son honneur. Il est présent, mais sait aussi s’effacer, et joue avec infiniment de sobriété, de délicatesse et d’humanité. Le plus souvent narrateur, il incarne aussi l’irrésistible grand-père Gillenormand et le rôle de Valjean, peut-être sans donner toute sa force à ce personnage majeur. Cette faiblesse est due aussi à l’adaptation, qui privilégie de façon incompréhensible le couple Marius-Cosette au détriment de tout le reste. Anne Priol, enfin, incarne les personnages féminins. Elle confirme, si besoin était, son grand naturel et son sens du comique à toute épreuve. Cependant, sa voix et son physique très particuliers ne lui permettent pas de composer des personnages réellement différents les uns des autres.

On nous avait donné rendez-vous au cabaret avec Victor Hugo. Mais, lui, il n’est pas venu. Et n’aurait sans doute pas reconnu sa propre œuvre adaptée par Philippe Honoré. De fait, je suis sorti de cette représentation avec un sentiment mitigé. Je n’ai pas vu les Misérables tels qu’on les connaît, mais j’ai vu un spectacle drôle, insolent, original, et vraiment singulier dans son genre. Alors, les Misérables : impossible à adapter au théâtre ? À vous d’aller en juger au Lucernaire ! "¶

3 Les Misérables en une heure quinze ?! Culotté mais pas indigne !
sur etat-critiques.com

"On connaissait la compagnie Philippe Person pour l'avoir vue dans le très réussi Beaucoup de bruit pour rien. On la retrouve avec plaisir dans cette adaptation écourtée, voire speedée, des Misérables de Victor Hugo.

Franchement, cette pièce aurait tout pour me déplaire: coupes franches dans un texte classique, musique quasi-omniprésente, décor assez hideux, comique accentué voire survolté, interaction avec le public...Bref, à peu près tout ce que je déteste habituellement au théâtre.

Et pourtant ! Et pourtant, j'ai été emballé par cette pièce qui s'apparente plus à une conférence déjantée sur les Misérables qu'à une véritable adaptation. Après une très belle entrée en matière (le récit d'un homme à la mer, la nuit), le texte de Victor Hugo est remis dans le contexte : on nous décomplexe en nous expliquant qu'on n'est pas obligé d'aimer ce monument de la littérature française (Proudhon, Lamartine, Baudelaire ne l'apprécièrent pas et le critiquèrent vertement). Les comédiens ne se privent d'ailleurs pas pour railler certains travers de Victor Hugo (« Çà monologue beaucoup dans les Misérables... »).

L'adaptation proposée par Philippe Honoré est en tout cas un bel hommage et une présentation intéressante d'un texte que je connais pas faute de l'avoir jamais lu (au moins j'en connaitrai désormais l'histoire!).

Chacun des trois comédiens campe avec énergie plusieurs personnages et se change à vue, un peu à la façon d'un Arturo Brachetti ! Les trois acteurs confirment l'étendue de leur talent, que ce soit dans le rire (certes parfois un peu trop appuyé) ou dans le drame (Anne Priol, dans le rôle de Fantine, m'a quasiment arraché des larmes)."




Thibault Dablemont
© Etat-critique.com - 31/10/2009


Misérables, d’après Victor Hugo
Adaptation libre : Philippe Honoré
Mise en scène : Philippe Person
Avec : Anne Priol, Emmanuel Barrouyer, Philippe Person
Décors : Vincent Blot
Lumières : Alexandre Dujardin
Costumes : Anne Priol et Emmanuel Barrouyer
Bande-son : APPEB
Le Lucernaire • 53, rue Notre-Dame-des-Champs • 75006 Paris
Réservations : 01 45 44 57 34
www.lucernaire.fr
À partir du 21 octobre 2009, du mardi au samedi à 20 heures
Durée : 1 h 15
30 € | 20 € | 15 €