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mardi 19 décembre 2023

Expo au Musée d’Orsay Louis Janmot…




Autoportrait 



2 gravures autour de la légende de Faust


































Ce dernier tableau pour moi est horrible l’effet du supplice de Mezence recherche est ainsi exprimé….
Wikipédia Du roi Mézence ou Mezentius, qui aurait appliqué ce supplice:
Il allait même, en guise de torture, jusqu'à lier des cadavres
à des vivants, mains contre mains et visages contre visages,
et ces êtres, en se liquéfiant en pus et en pourriture,
trouvaient ainsi une mort lente, dans une affreuse étreinte
— (VirgileÉnéide, L VIII)
« Textes de l’exposition en gros caractères »

À la disposition de chacun à l’entrée de l’expo

Louis Janmot le poème de l’âme 1835-1881

Le poème de l’âme, œuvre à la fois picturale et littéraire est le projet d’une vie, par le peintre, lyonnais, Louis Janmot. Il raconte l’épopée d’une âme sur la terre en 34 tableaux et dessins conservés au musée des Beaux-Arts de Lyon, formant deux séries distinctes et accompagné d’autant de poèmes en vers. L’exposition invite à parcourir l’histoire de cet âme à embarquer avec les personnages pour un voyage initiatique, à les suivre dans leur quête d’absolu. Présenté en partie à l’exposition universelle de 1855, remarqué par Charles Baudelaire et Théophile Gauthier, le cycle n’obtiendra jamais le succès espéré. Janmot était-il trop singulier pour son temps, comme le pensait, Eugène, Delacroix, admirateur et défenseur  du poème de l’âme ? 
Dans l’exposition, cinq «cabinets» permettent d’explorer les inspirations philosophiques, spirituelles et littéraires, du peintre poète et de découvrir ses affinités avec d’autres artistes de William Blake, à Odilon Redon, qui ancrent bien le poème de l’âme dans le XIXe siècle.
1er cycle
Les 20 années d’élaboration du premier cycle du poème de l’âme, aurais pu donner lieu un ensemble stylistique ment très Parables. Il se dégage pourtant de cette série de 18 tableaux, une grande cohérence visuelle. Les fonds évoquent des décors de théâtre devant lesquelles les personnages se déplacent, latéralement, comme sur une scène renforçant de la sorte, l’impression de continuité. Le peintre poète raconte ainsi le parcours initiatique d’une âme, sous les traits d’un jeune garçon, vêtu de rose, que l’on voit grandir et évoluer de tableaux en tableau. Sa quête existentielle, passe par la rencontre avec son âme sœur–une jeune fille, vêtu de blanc–qui, comme lui, aspire au ciel, à la pureté à l’harmonie, on suit les étapes, les vicissitudes de leur parcours : naissance, petite, enfance, éducation, amour, naissance et rêves d’idéal. L’apparence quiétude de cette première série, en contraste, avec la seconde est souvent contredit par des détails niché dans les œuvres, ainsi que par les poèmes envers qui souligne à chaque étape, le caractère tragique du destin de l’âme. 
Second cycle
Pour le second cycle du poème de l’âme, Janmot abandonne la peinture pour le dessin. Le fusain est associé à des réhauts colorés sur des feuilles de dimensions similaires à celles des tableaux. L’atmosphère est plus sombre, ce qui est renforcé par le médium. Marquée par la perte de la femme qu’il aimait. Le jeune homme affronte le désespoir. il cherche une issue dans les plaisirs, cède à la tentation et au doute, mais ne trouve que la souffrance. Une fin heureuse, mais ambiguë, marque l’aboutissement de ce parcours initiatique : il retrouve au ciel sa bien-aimée. Le ton pessimiste fait écho aux épreuves que Janmot, rencontre lui-même dans sa vie personnelle. La tonalité est également plus politique, en phase avec l’évolution conservatrice des milieux catholiques des années 1860-70. 
Cabinet 1 : épopées picturales et illustrées
Les cycles peints sont habituellement conçus pour s’intégrer dans une architecture. Parmi ce que Janmot a pu connaître dans sa jeunesse : l’histoire de Psyché de Raphael (1518), pour la villa Farnesina, à Rome, et la vie de Saint-Bruno d’Eustache le Sueur(1645–748), pour la chartreuse de PARIS (musée du Louvre). Mais le poème de l’âme s’intègre dans aucun lieu spécifique.
C’est plutôt l’alliance de la peinture et de la poésie qui préside à sa conception, comme dans les « livres enluminés » de William Blake. Il faut donc se tourner du côté de la littérature et de l’illustration pour trouver les sources de Janmot. L’artiste s’inspire des poésies épiques et philosophiques de son temps, comme la chute d’un ange dans Alphonse de Lamartine   (1838), la divine épopée d’Alexandre Soumet ((1840)), ou encore des grandes épopées européennes, interprété par les artistes romantiques : la divine comédie de Dante (1303-1321), le paradis perdu de John Milton (1667) ou la chanson des Nibelungen, légende médiévale allemande.
Cabinet 2 : l’âme et l’ange gardien
Au cours du XIXe siècle, en particulier avec le romantisme, puis le symbolisme, la représentation de l’âme prend une importance considérable. Les artistes répondent de manière variée, au même problème iconographique : comment représenter une entité immatérielle, distincte du corps, ayant une existence au-delà de la mort ? Tour à tour l’âme prend la forme d’une figure féminine ailée, allégorie de la pureté et de la spiritualité, ou de matérialise sous l’aspect d’une ombre ou d’un flux s’échappant du corps. Janmot, quant à lui, la représente sous les traits d’un jeune garçon, s’élevant vers les cieux. la légèreté de l’âme, délivré de la pesanteur terrestre est le dénominateur commun d’œuvre diverses. Les ailes, attributs de l’âme, peuvent la faire confondre avec son double céleste, l’ange gardien, qui connaît lui aussi un grand succès populaire au XIXe siècle de la littérature enfantine et des manuels de piété au plus grandes œuvres littéraires et artistiques de l’époque.
Cabinet 3 : l’idéal
L’œuvre de Janmot se caractérise par un même archétype féminin, comme hors du temps, qui s’impose tout dans ses créations. S’il prend pour modèle des proches, parmi lesquels son épouse ou ses filles, il les transforme au fil de ses études en fonction de son idéal esthétique. Son goût croise plusieurs sources formelle : la perfection du dessin de son maître, Jean-Auguste Dominique, Ingres, l’antique, et la grâce de la Peinture, florentine de la renaissance, en particulier celle de Sandro Botticelli. Les figures féminines du Poème de l’âme, mêlent les références à la Vierge, dont le culte connaît alors un essor considérable, et la littérature, contemporaine ou passée. Janmot s’inspire très directement de la divine comédie du poète médiéval florentin Dante, alors très appréciée par les milieux romantiques, mais aussi catholiques. Le parcours du héros en porte la trace, quête d’une bien-aimée perdue qui emprunte à Dante le nom de Beatrix.
Cabinet 4 : cauchemar, les dangers de l’inconscient
Le rêve, très présent, dans le poème de l’âme, est tour, à tour, mélancolique, mystique, sensuel ; il s’aventure aussi dans des contrées dangereuses, lorsqu’il devient cauchemar. Janmot a peut-être eu connaissance de ce thème, alors pris dans la littérature et les arts, par les gravures d’œuvre de ses prédécesseurs, telles que le suisse  Johann Heinrich Füssli, l’anglais William, Blake ou l’espagnol Francisco de Goya. À son tour il explore les tourments psychiques et ce que l’on nommera bientôt l’inconscient. L’artiste a pu être initié par deux amis médecins, aliéniste à ces thématiques qui trouveront un écho auprès des symbolistes, puis au temps de la psychanalyse, des surréalistes. Odilon Redon a fréquenté Janmot, il lui a peut-être emprunté son goût pour le fusain. Max Hernst et Salvador Dalí n’ont pas connu le poème de l’âme. Mais Dali a exprimé sa curiosité pour l’artiste, en le découvrant, dans une exposition en 1968 .
Cabinet 5 :  paysage et réalité
Le paysage, c’est une large place dans les scènes du poème de l’âme ; il participe à l’action en s’accordant à l’État du personnage principal. S’il se forme en tant que peintre d’histoire, Janmot est sensibilisé à la pratique du paysage par deux de ses camarades lyonnais, Paul Flandrin et Florentin Servan.
A leurs côtés, il apprend l’étude en plein air pour trouver des motifs qu’il reprendra ensuite dans ses compositions. La plupart des décors sont inspirés du Bugey dans l’Ain, qui offre un aspect contrasté, alliant falaises escarpées, plateau aux prairies, verdoyantes et marais. Janmot est attaché à cette région, d’où sa famille est originaire. L’été au fil des années 1840 et 1850, il séjourne à Lacoux chez son ami Servan. Flandrin, les rejoint fréquemment, et le trio peint de concert dans la campagne environnante.
Juste pour conclure
 on s’est retrouvés(j’étais allée avec une amie à l’expo, une amie qui aime les expos) et avec les enfants et leur père, eux pour voir, et avec Pascal mon compagnon pour revoir une dernière fois Piège pour un homme seul à la Michodière et ils sont à l’apogée de leur art… ah les dernières ça roule tout seul des émotions se desagraphent…ce sont des gens dans la vie et sur scène des monstres burlesques farces et tragiques pour certains..


Les enfants n’en n’ont pas perdu une miette au Théâtre de la Michodière 
J’entendais leurs rires et les voyais tous attentifs ça c’est Noël …




vendredi 15 décembre 2023

Expo au 57 rue Sedaine





 Élu là il est arrivé chez nous ! Pascal Briba, mon autre Pascal a dit mais c’est un musée Pascal Briba ici…Non, c’est une série de fils invisibles qui relient les êtres comme les artistes à leurs œuvres et quand on les rencontre à l’expo puis quant on les garde les regarde chez nous ils sont à notre mesure et on se sent funambules….
Mais il y en a d’autres chez nous Isabelle Cochereau Cyril Accorsi et encore à l’expo Monica Mariniello (sculptures/peintures) et Fredde Rotbart (dessins au crayon noir/à papier). Passez y vous ne serez pas restés sur votre quant à soi, allez jusqu’au 57 rue Sedaine et à côté il y a d’autres boutiques friperies vente de brioches des caves bistrots tout près du Théâtre de la Boutonnière où vous avez sûrement amoureux du théâtre vu un spectacle en ébauche en répétition publique ou bien vous y êtes allés pour une représentation amateurs d’un Tchekhov… une Cerisaie au Théâtre de la Boutonnière. Souvenirs de 2017
C’est jusqu’au 31 décembre l’expo au 57 rue Sedaine. Il y a des idées de petits cadeaux des miroirs de poches…
Il fait toujours beau aux expos…


Isabelle Cochereau son dessin s’endort à la nuit.


Et celui là, j’en ai profité pour lui trouver un petit cadre.
 



J’aime tellement ce gentil chien stressé tellement parce qu’il aime….tellement « Galopin de nos corps »


Ces masques sont-ils sans voix ? Cyril Accorsi était plus adepte de la vie en rose avec sa série de bigoudènes d’avant….








jeudi 7 décembre 2023

Ricardo et la peinture

 1 ère impression 

Ricardo et la peinture film de Barbet Schroeder Ricardo Cavallo film encore vu à l’Entrepôt. Je suis revenue pour photographier le cinéma, à la sortie même j’ai discuté avec des spectateurs émerveillés comme moi et ces trois personnes étaient encore là à attendre devant le cinéma. Car c’est vrai le bonheur est dans ce film. Dans l’art, l’histoire de l’art à travers cet artiste, son art de vivre. En rentrant après manger, pour vous dire, j’ai fait le même menu que lui… Voir la vie, la nature, le plaisir de peindre et tout son travail son deroulé, le temps, l’étude l’observation à même de son œuvre, comment s’y jeter à bras le corps. Et puis il y a l’amitié entre ces deux hommes qu’ils sont beaux quand ils se promènent au Louvre de dos, comme lorsqu’ils sont en pleine nature auprès des arbres comme dans cette caverne au bord de l’océan. Et puis il y a l’école de peinture dans le Finistère qu’il a ouverte dans la maison d’à côté école gratuite, il faut leur offrir le dessin, la peinture aux enfants pour qu’ils soient  mieux armés pour la vie. C’est  bien mieux qu’une visite au musée ce cinéma, car quelle lumière, quels guides. Et cela se déroule sur plusieurs lieux avec un retour sur sa période à Paris près de Paris, dans sa chambre de bonne intacte avec la grande cave… et ses promenades pour peindre mais aussi son matériel…. Je ne vous dis pas tout même si je vous en dis beaucoup… 
Là aussi pour voir l’entièreté du film il faut attendre la fin du générique.
N’oubliez-pas, c’est sur le bonheur…







Après la nuit 

- Le bonheur est dans ce film. -Oui c’est un documentaire. -Le peintre, non, je ne le connaissais pas avant d’avoir vu ce film… et si je n’ai pas encore réussi à convaincre qui que ce soit d’y aller jusque là et oui, ça me rend triste…. Toute l’histoire de la peinture y est évoquée avant le XV e S les peintres étaient des « artisans ». Comme en Grèce ancienne les sculpteurs sculptaient et les peintres peignaient ensuite.. Cet homme cet ami s’est installé en pleine nature dans le Finistère il a ouvert pour les enfants une école libre et gratuite…. C’est mieux qu’une visite guidée car c’est son ami depuis 40 ans et un merveilleux cinéaste :   Barbet Schroeder qui le filme… et tous sont filmés réalisateur éditeur galeriste assistants  et les enfants du village, c’est du bonheur qui lève comme une très bonne pâte à crêpes 


mercredi 6 décembre 2023

Anselm de Wim Wenders

Anselm Kiefer par Wim Wenders cet artiste allemand plasticien a le même âge que le realisateur. Ils ont 9 ans de plus que moi, Je suis allée voir ce film à l’entrepôt, cinéma indépendant, où les personnes qui nous accueillent, sont très proches souriantes et parlent aussi des films pour lesquels elles donnent des billets. « Sans le cinéma je meurs »ai-je dit à une jeune femme. 
Anselm Kiefer je l’ai découvert au musée Rodin mon compagnon m’avait dit que j’y étais allée à cause de son nom Kiefer homonyme de Kiefer Sutherland…à cause aussi d’un cancer qui me faisait préférer la tranquillité de ce jardin et cette exposition m’avait comme ce film secoué entre art mythologie et ces désastres humains que sont les guerres. Anselm a 78 ans comme Wim ce sont des poètes absolus et presque rendus muets par leurs contemplations de toutes les superpositions d’images. Quand on ressort et qu’on a visité tous les souterrains de ses œuvres  d’Anselm et par écho les souterrains de nos pensées réflexions et qu’en sortant il pleut sur le soir tombé dans une rue illuminée rue Raymond Losserand pour les fêtes de Noël. On n’a plus peur de rien car tout peut arriver partout…
Je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas allée  voir à côté de chez nous, en 2022, l’exposition au Grand Palais Éphémère  bref le cinéma pour moi résume concentre tous les mondes souterrains externes artificiels et un peu seulement mythologiques 
« Je pense que les êtres humains ont un défaut de fabrication. » Anselm Kiefer

https://images.app.goo.gl/HdTFzD1g4CTMcRhB8



mardi 25 février 2020

Têtes de mort au Parc de la Villette

https://lavillette.com/programmation/alebrijes-mexicraneos_e676
Pour tous ceux qui ont aimé le film Coco d’animation qui révèle l’importance de la fête des morts au Mexique allez-faire un tour au Parc de la Villette et vous verrez ces statues peintes et décorées de têtes de mort monumentales. 
























Sur FB j’ai publié ces photos avec en premier la dernière Graph Art.

La photo (les photos sont de Pascal Kandel j’avais oublié mon portable) Emblème de notre promenade, la 1ère : la princesse de Turandot à Pantin sur les bords du canal de l’Ourcq, il ne faisait pas beau et pourtant marcher dans ce quartier reconstruit est comment dire un peu vertigineux on se croirait à New-York avec ces nouveaux immeubles pas trop hauts et avec leur façades dans des muances de gris des balcons des murs végétaux possibles, on sort du blanc.... pour essayer de résister au réchauffement.