Affichage des articles dont le libellé est Vie en ENTREPRISE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vie en ENTREPRISE. Afficher tous les articles

lundi 3 octobre 2016

Mort d'Éric Coutellier le 23 septembre 2016 à 44 ans et sa première Toussaint

"Je voulais écrire un petit mot pour Eric Coutellier qui est mort très jeune avec femme et enfants et syndicat et chevaux. On ne saura jamais quelles furent ses dernières pensées. Quand on meurt si jeune d'une crise cardiaque, il y a tant d'inachevé...
La fréquentation des êtres par exemple dans une réunion syndicale régulière, dans une manifestation ne permet pas de connaitre les gens et l'on reste encore plus qu'entre collègues dans une posture indéchiffrable : pas trop individualiste, mais volontariste avec un peu d'exemplarité, on essaie.
Nous restions loin et à ses côtés dans les manifs plus que dans les coups durs personnels. Je suis à la retraite depuis deux ans, alors le syndicat, je ne le connais plus que de loin. Mais mon  compagnon Pascal lui y est agissant, représentant élu, de ce syndicat.
Sa réaction :
C'est une terrible nouvelle
Je suis encore sous le choc
Nous perdons là un camarade très cher
Je pense à sa famille
Je serais bien sûr aux obsèques
Pascal


Je ne savais qu'à peine qu'il avait deux enfants...
Et nous nous sommes retrouvés tous ensemble à l'église de Rambouillet à 15h, le 30 octobre, avec des tas de questions : comment savoir s'il était croyant? Son frère jumeau, sa seconde femme effondrée pleurait désespérément, ses parents, sa fille aînée, des fleurs surtout blanches avec la photo de ses deux chevaux 
J'ai échangé quelques mots avec son frère après qu'il ait lu quelques mots très touchants à l'église, il ajouta que depuis l'adolescence la vie les avait éloignés. J'ai essayé de sentir d'écouter et à un moment j'ai pris dans mes bras sa femme qui venait de s'arrêter à la sortie de l'église, après le passage du corps. Ce corps de la mort : le cercueil, de quelqu'un qui nous laisse tous seuls si seuls... De lui à nous et vis à vis de chacun.
Il y avait beaucoup de monde, des amis, des voisins, des camarades de lutte. Il était très engagé dans son combat, sous diverses formes, contre l'injustice sociale au travail ici en France,  mais aussi en Afrique.
Le curé a dit que c'était aussi un artiste et qu'il jouait du piano.
La musique qui a été choisie par ses proches sur fond de pluie, au cimetière, c'était les chansons de Renaud sur l'enfance, comme Mistral gagnant.
Il y a eu beaucoup de larmes versées, comme la pluie, elles sont venues tout d'un coup. Après que nous nous soyons rendus au cimetière, nous avions comme besoin de rester entre camarades et nous étions 7 dans une voiture break/fourgonnette, nous deux avec Pascal, à l'arrière à la place des enfants disait la chauffeuse et propriétaire du véhicule partagé. Nous étions plus gais sur le retour comme serrés dans la reconstruction. Je me dis que dans les syndicats il faudrait pouvoir dire et pouvoir aider plus encore pour la solidarité quand quelqu'un confie qu'il a des ennuis au travail ou avec son ex-femme, ses enfants, pour les choses les plus importantes de la vie et pour lesquelles il ne peut pas être aidé, ou plus, ou encore... par ses proches. Le syndicat c'est pour s'aider autrement : être là et le manifester.  Ce qui lui aurait fait plaisir, c'est plus de présence de disponibilité et de solidarité alors essayons... au Syndicat en sa mémoire, d'avoir de la compassion, plus encore sans bien-sûr s'immiscer dans la vie des gens.






No plan: une des dernières chansons de David Bowie 

Un mois après la mort d'Eric, ce jour de la toussaint, où chacun pense à ses morts, fleurit ses morts,
 je viens d'apprendre par sa sœur qu'Eric s'est suicidé, c'est une si triste réalité que je me dois de rétablir les faits, car c'est si douloureux pour sa famille à porter et parce qu'aussi désespèré que soit son geste, c'est sa vérité, sa vie.  Je pense à eux, à nous qui restons, à cette phrase de Tchekhov qui a donné lieu à un roman et ensuite à un film : "il faut enterrer ses morts et réparer les vivants". Le roman, le film : c'est réparer les vivants qui sort sur les écrans ce mercredi. Il y a eu aussi une pièce de théâtre, la fiction  si elle n'efface pas la douleur console un peu, "rend la douleur féconde"(Maria Casares) et permet de dire à nos jeunes, de faire passer aux enfants que l'homme aime, a aimé malgré tout... Avec toute la tendresse possible.
Mes morts c'est mon père incinéré, il y a 2 ans, cet ami mort du sida, il y a 20 ans, toutes les victimes pour lesquelles Eric s'est battu ici et ailleurs, ces migrants noyés, échoués entre la guerre, la famine, la misère et notre liberté, notre terre d'accueil : la France... Et ce sont aussi les enfants que je n'ai pas pu, que je n'ai pas désiré avoir...dont j'ai du avorter. Je vous embrasse à tous, les ceux qui ont du chagrin.

lundi 11 novembre 2013

pour un voyage de noce juste... par infiltration d'images peintes Vincent Debats / Elisabeth ou l'Équité au Rond Point / Bernard Menez un des écrivains, pardon un de mes acteurs préférés...../ Restons solidaires car sinon le vent nous emportera : Philippines


http://vincentdebats.blogspot.fr/2013/11/dessins-de-venise.html




  Elisabeth ou l'Équité au Rond Point
je l'ai assez dit que le théâtre sur l'entreprise ne doit pas être seulement un théâtre d'entreprise, un théâtre de vendus pour coacher, ou décompresser, avec des jeux de rôles qui frôlent  plus la DRH et les patrons d'entreprise que les syndicats... qui fricotent avec les PDG
chez Pascale Clark à France-Inter
 
La première du spectacle est reportée au 12 novembre.

J’ai failli vous bazarder à un putain de groupe de Chinois. De vrais tueurs.

Élisabeth se débat dans une adversité masculine, se coltine OPA, rachats, offensives syndicales, courses au pouvoir. Elle est directrice des ressources humaines, DRH d’un groupe industriel appartenant à un fonds de pension américain. Un événement tragique survient dans l’entreprise, et elle voit son système se retourner contre elle, la broyer. Les lâchetés prolifèrent, les ouvriers montent au créneau, les politiciens s’en mêlent, et les Chinois se laissent tenter. Fermetures de sites, conflits sociaux, joutes syndicales, grèves et cynismes en tous genres, et dérives en tous sens, l’ultralibéralisme et la mondialisation bousculent Élisabeth, qui cherche le sens premier du mot « équité ». Fresque pour temps de crise, fable morale, Élisabeth ou l’Équité dresse un état des lieux qui fait peur. Élisabeth, femme de pouvoir, évolue au sein d’une entreprise en proie aux vacillements actuels.

Le romancier Éric Reinhardt, après les succès de Cendrillon et duSystème Victoria, s’empare du dialogue théâtral, réaliste et social, avec réunions épiques, business trips à New York, humiliations, mensonges, manipulations et séductions. Frédéric Fisbach, après avoir dirigé Juliette Binoche dans Mademoiselle Julie de Strindberg, confie le rôle-titre à Anne Consigny, actrice de la série Les Revenants et de Vous n’avez encore rien vu de Resnais. Élisabeth pose les questions fondamentales d’un monde en mutation. Analyse et miroir terrible d’un temps de doutes, l’œuvre s’ouvre sur des perspectives nouvelles. Pierre Notte
production Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, coproduction Théâtre Liberté / Toulon, Cie Frédéric Fisbach
le texte sera publié le 3 novembre 2013 aux éditions Stock

avec l'aimable participation de Maison Martin Margiela

http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/153561-elisabeth-ou-l-equite.html

Bernard Menez raconte sur France-Inter qu'il avait dit à Truffaut pourquoi tu n'as  pas pris un acteur pour faire le précepteur dans l'Enfant Sauvage.... il pensait à Charles Denner, trop de sincérité.... il n'a jamais rejoué dans un film de Truffaut. Il joue dans Occupe-toi d'Amélie au Théâtre 14.

Bernard Menez est un acteur  sincère et c'est pour cette raison qu'il joue bien Feydeau....

Il a beaucoup de mal à apprendre ses textes...
S/ France Inter, il y a eu aussi un appel aux Solidarités pour les Phillipines
http://www.fondationdefrance.org/
ce n'est pas une belle photo, qu'on regarde et après qu'on oublie, ce sont de vrais rescapés, pour cause d'humanité, il ne faut pas qu'ils meurent à leur tour de faim de maladie....

mardi 26 février 2013

Le cours Bernard Ortega ce que nous y faisions....ce qu'il est devenu : un coach de business, mais lequel ?

Je voulais vous dire que j'ai eu un coup de fil de N. elle a laissé un message sur mon poste fixe, pour avoir des détails sur notre façon de travailler ortéguienne


en vue de préparer un stage avec de jeunes adultes pour le mois de juillet;

son sujet c'était de retrouver comment nous étions si disponibles à travailler les textes de Shakespeare en groupe.

Quels exercices ils nous faisait faire pour nous faire nous écouter et être si présents sur le plateau et après intervenir avec nos textes différents, et qui n'avaient aucun lien entre eux... les rencontres la prise d'espace...


Pour elle nous courrions et un s'arrêtait pour jouer son texte, et les autres s'immobilisaient dans une écoute active


les pistes que je lui ai données, le travail sur le corps, les chutes, les matins gais et tristes, les impros ortéguiennes : individuelles et collectives, la respiration....


si vous avez des souvenirs plus précis, et j'ai oublié les critiques.... de Bernard dans les choses constructives... les devoirs : mettre en scène à plusieurs : scènes ou courtes pièces, si pas de travail, on n'allait pas plus loin.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


- Il y avait aussi les textes dits sur fond musical avec un niveau sonore variable, selon le feeling de Bernard : quand un comédien commencait à bien se lâcher, à être moins dans la gorge et plus dans le ventre, il augmentait le son petit à petit, pour faire sortir la voix



- Il y avait aussi dire le texte en décalage, pour explorer des voies hors des préjugés de l’aspect dramatique. Pour aider le décalage : costume clownesque (dire son texte terriblement tragique avec des pinces à linge ou des ballons de baudruches accrochés à son costume.)



- Quand N. parle de courir : je pense qu’elle évoque l’exercice : "on achève bien les chevaux" : tout le monde courait autour de la scène. Je crois qu’il pouvait y avoir des consignes comme :


· ça fait trois jours que vous tournez comme ça, complètement épuisé, on marche sur l’autre,

· vous retrouvez un second souffle

· … et soudain un coup de canne, ou tout le monde d’immobilise, en déséquilibre

· Pendant un de ces arrêts soudains, un prend l’initiative de dire un bout de texte

- Donner une directive comme : il fait un froid glacial, tu as une poussière dans l’œil, le soleil te gêne, tu as bu, tu regardes la neige tomber…

- Des directives plus concrètes : tu fais tes exercice de gymnastique, tu épluches les légumes…

- Et aussi le jeu avec un objet dans la main

- Et aussi « Raconte-moi ce que dit le personnage »

- Le travail sur le corps en musique -> chorégraphie sans chercher à être un danseur étoile.. puis un commence à dire son texte

- Le travail sur le corps avec la musique remplacée par une personne orchestre qui fait sa musique : chante, onomatopée, pleure, rit, et puis ajoute une phrase de Shakespeare…

- Et n’oublions pas : à table pendant le repas : tiens, toi dis-moi ton texte ..

Il y a peut-être un peu d’extrapolation de ma part…

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Quelle mémoire, donc quand tu recevras ce message qui sait le froid sera toujours là, et le week-end fini...


quelle mémoire hors le temps qui passe. Extrapolante juste un peu....car tu en fais le meilleur prof au monde et moi tu me donnes et à N.aussi(car je viens d'envoyer ta réponse par texto) des pépites. Si N. m'explique qu'elle a fait un travail de sape de bcp de choses car c'est lié à la mort de R., moi c'est par conséquent évidemment pour d'autres raisons, mais il ne me reste quasiment rien du tout de ce que tu décris comme : -on achève bien les chevaux.... de pendant le repas , avec l'objet dans la main ?!

ça a du bien me "gaver" comme exercices.....

En mémoire sont un peu plus affleurants, un peu...  : les directives concrètes et beaucoup plus des impros musicales. La personne orchestre j'ai complètement oublié et je trouve cela très rigolo,  j'adorerai le refaire.

Par contre je me souviens très bien de la danse comme les petits rats de l'Opéra, mais qu'après on jouait Shakespeare, non, ....

mémoire très fraiche encore : de raconte-moi ce que fait le personnage et même + précisément, avant la scène que tu joues (pour l'avoir utilisé en tant que prof. pas longtemps car ça colle moyen avec des amateurs et la méthode Person d'avant tout tout allier le travail au plaisir du jeu et à la répetition.)

Sinon avec N. et ce dont je me souviens  le mieux c'est donc et cela est un peu paradoxal,  tout le travail direct sur le corps : respire expire méditation... foot pour sourire un peu pandant les stages.

Et tiens me revient tous ces exercices de cris et de personnes qui tenaient à deux la personne pour l'aider à crier à sortir la voix.....

**********************************************************************************





ma photo préférée est celle avec les Tibétains....
j'en trouverai des photos de nos stages...



par contre je n'ai jamais aimé ses mises en scènes, elles m'ont tellement décue, il était au conservatoire à l'époque où Vitez était prof et il n'était pas dans sa classe.

Il m'a beaucoup apporté par son enseignement, m'a beaucoup aidée aussi mais je lui en ai voulu terriblement, car les bloquages les plus profonds quand vient le déclic, à ce moment là, précis tant de choses réaffleurent,  que j'ai détesté celui qui tenait la canne, car ce n'était pas non plus, "mon prince charmant."... Et puis je le trouvais aussi tellement petit, parfois dans ses relations avec les femmes et ses enfants, profiteur séducteur... Mais tout le monde fait des erreurs de parcours, lui non plus ne savait pas toujours dire non et à mon égard, dire oui... Je suis restée au moins 5 ans avec ses cours, j'y ai surtout fait des rencontres amicales exceptionnelles, après tout ce qu'on traversait ensemble.
Bon après des années je peux vous dire que cet homme là aime passionément l'autre et le théâtre.
son blog
son école... toujours avec la canne, rassurez-vous pour frapper au sol et le travail perpétuel sur la respiration , la méditation, le silence, savoir s'écouter et écouter.... et bien-sûr savoir dire non....
je me dis que beaucoup de cadres dans la boîte où je travaille feraient bien d'aller faire un tour du c^té de chez Tao Communication. Tao était le nom d'un de ses chats, non ? Pas vraiment puisqu'il ne gardait que les femelles.
OUI ET NON (le choix) par le coach Bernard Ortega


Tags: bon sens, maturité, sagesse

Il y a des oui qui disent non.

Il y a des non qui disent oui.

Il y a des silences qui disent oui.

Il y a des silences qui disent non.

Il y a des cultures du oui car le non est une impolitesse flagrante.

Dans nos sociétés occidentales, même si la culture du oui n’est pas ancestrale, il y a bien d’autres raisons de ne pas faire sonner le « non ».

Le non semble agressif. Le non ressemble à un refus qui va entraîner une réaction et peut-être un conflit. Mais, le oui prononcé dans ce sens, est un non intérieur, et ce oui entendu se verra vite transformé en non, qui provoquera un conflit, plus vaste encore. Et puis ce oui prononcé, n’aura-t-il pas été provoqué par une situation tendue ? N’aura-t-il pas été demandé violemment, en se justifiant de raisons pas toujours liées au sujet ? Alors, la pression exercée, l’exigence de l’instant ont libéré le oui, peut-être accompagné d’un soupir, à peine audible.

Au fond lorsque le oui est ainsi prononcé, sans un accord intérieur profond, un brin de lassitude, une pincée de lâcheté ne sont pas loin. Mais si la lassitude ne donne pas de mauvais souvenirs, il n’en est pas de même pour la lâcheté. Le lâche n’a pas tord d’être inquiet car ce oui, lui retombera dessus, fatalement. Le courage est un sentiment, un état difficile, salutaire, et il devra intervenir dans l’immédiateté. Dire non peut ressembler à un cauchemar où la guerre et l’inconfort vont apparaître violemment comme un masque hideux. Au fond, ce n’est que par la vision du court terme, que le malheur veut être évité. Et, nous sommes une civilisation du court terme, celle qui ne veut pas voir la mort et la repousse le plus loin possible. De même, en repoussant le non, on imagine repousser le conflit, et plus inconsciemment la maladie et la mort.

D’ailleurs, de l’autre côté, provoquer le oui et s’en satisfaire, égale bien à une victoire. Dans le monde de la séduction, c’est bien le oui qui est sollicité. Souvent, les efforts déployés pour arracher ce oui, sont formidables. Mais, une fois obtenu, il faudrait être certain qu’il était prononcé « vraiment ». Le oui a pu être déclaré par faiblesse, par fascination, par intérêt, par lâcheté, par calcul, par saturation. Mais, plus tard, la personne ayant prononcé le « oui » fatal se réveille brutalement, et le tonnerre gronde avec la sensation de s’être fait berner.

Quant à celui qui mesure son pouvoir à faire prononcer le oui, peut-être n’ a-t-il pas prévu les conséquences de cet engagement. Et, là encore, la catastrophe peut être au rendez-vous. Au fond, celui ou celle qui provoque, comme celui ou celle qui prononce, peuvent se préparer des lendemains difficiles. Car le oui est un engagement pour celui qui prononce comme pour celui qui sollicite. Il n’y a pas de noir ou de blanc, pas de méchant ou de gentil. L’un et l’autre seront responsables de l’engagement du « oui ». Si l’engagement n’est pas conforme, les dés seront pipés, et le conflit deviendra vite brûlant. Il vaudrait mieux prononcer un « non doux », qu’un « oui hésitant ». Même si nous devions faire des efforts pour l’expliquer ou le justifier. Le combat, s’il doit exister, sera vécu à l’instant, tout de suite…et ce sera « vraiment » terminé. Plus tard, la personne, ayant subi ce non, pourra au moins nous estimer, à défaut de penser que l’on avait raison. Et, si elle persiste à nous en vouloir, nous pourrons imaginer ce que cela aurait été en lui disant oui, puis en faisant marche arrière, plus tard.

Le non peut être un vecteur de paix, à condition d’avoir une notion du temps plus large, plus visionnaire. La société de vitesse, pardon de précipitation et d’agitation, n’a pas le temps. C’est pourquoi, elle a cette tendance à dire oui, sans mesurer les futures conséquences. Un pays peut, par exemple, proposer son aide, son apport de capitaux, son soutien à un pays plus faible. Si le oui, immédiat repose sur l’inconfort de l’instant, le sourire du moment finira par une grimace affreuse. Ce oui, qui porte une si belle couleur, peut transformer une terre ferme en des sables mouvants. Soyons fermes et joyeux de savoir dire non, cela nous permettra, aussi joyeusement, de pouvoir dire : oui.

Bernard ORTEGA


une vidéo  : reportage Canal + : stages extérieurs....






Présidentielles en France: un roi ou un président ?


Dans nos pays voisins, les peuples ont conservé un équilibre des présences entre la royauté, la « gouvernance » et un soupçon d’église. Notre beau pays de France, exigence de son histoire et de sa grande Révolution a extirpé la noblesse et l’église de son pouvoir. Nos présidents successifs, rois de notre république auraient donc deux fonctions, de représentation et d’action. Même si le bon ton, veut, que le président préside et le premier ministre gouverne.Si nous évoquons l’aspect que l’on doit percevoir chez un roi (je ne parle pas de ceux qui descendaient des « soubrettes » et qui avaient le comportement adéquate) il nous apparaît qu’il avait reçu une éducation et une culture de qualité, ce qui devait faire ressortir son raffinement, son élégance, sa distanciation, son contrôle et son intelligence. Si nous nous arrêtons à cette image de la haute noblesse (il y en a eu aussi de basses) nous devons absolument trouver un Roi pour la France.



Il est paradoxal pour un monde qui cherche autant de référents, que nous n’ayons pu remettre ce symbole royal sur le trône, comme nos pays voisins. Peut-être les avons –nous enviés au fond, mais nos racines révolutionnaires étaient trop violentes. Pourtant lorsque nous observons, nos hauts dignitaires au sein des cours européennes, leur comportement est un brin pathétique, pour ne pas dire assez vulgaire. De tout temps les êtres humains ont eu besoin de référents, de symbole, d’identification…de rêve. Si les français semblent aussi pessimistes (beaucoup d’enquêtes le confirment) dans l’un des plus beaux pays du monde, il faut bien chercher quelque raison. Celle qui m’apparaît, ressemble bien à cette absence d’identification à une image représentative d’un homme fort, d’un symbole.



Si le star système est né, c’est bel et bien pour combler cette absence. De tout temps le peuple tourne ses yeux vers le haut pour être guidé et entraîné. Sinon, pour savourer l’éclat brillant d’une cour, d’un être « hors du commun » qui va lui apporter le rêve qui équilibre son quotidien stressant et fatiguant. Nous allons constater cette évidence par le sport de haut niveau, tennis, football, rugby, golf etc.…qui vont faire naître les représentants, vers lesquels nous allons nous identifier, et les gouvernants se servir. Nous avons tous faim et soif de héros. Et les guerres modernes récompensent davantage les inventeurs des armes électroniques que des généraux courageux sur le champ de bataille. Le monde, le monde économique, le monde politique cherche leurs sauveurs. Et, les pâles copies que l’on nous présente, ne sont, à tout prendre que des caméléons, qui, à force de vouloir rassembler tout le monde finissent par ressembler à tout le monde. Malgré leurs efforts tentaculaires pour s’identifier à ces stars, leur obsédante spéculation, transpire par tous les pores de leur peau usée.



Nos futurs candidats à la présidence suprême s’arrachent les meilleurs conseillers afin de présenter le programme le plus alléchant pour les français. Ces français qui ne croient plus à aucun programme, et qui se passionnent pour l’élection présidentielle, parce qu’ils vont pouvoir s’identifier à un homme, à leur symbole. Etrange contradiction d’un système, où l’homme devient la valeur refuge, alors que l’organisation des états bureaucratiques (grande administration) tend à robotiser, légiférer, isoler, effacer tout ce qui ressemble à l’espèce humaine. Ce sont les hommes qui font des lois afin que les lois dirigent les hommes (parfaite image de l’irresponsabilité).



Le charisme doit être inné, disent certains. Mais, l’enthousiasme, le devoir d’aider ceux et celles dont nous avons la responsabilité, la compétence et la vision qui accompagnent nos actions ne sont-ils pas à la naissance de ce charisme ? Un vrai leader concentrera la forme et le fond. Il ne fera pas qu’imiter les vedettes du showbiz, confondant ainsi pouvoir et prestige, conscient que l’image devient primordiale dans le monde moderne. La plus grande confusion peut naître en surexposant les images. Il y a des célébrités utiles et des célébrités inutiles. Car si trop de chefs tuent le chef, trop d’images tuent l’image, surtout lorsqu’il y a du vide derrière celle-ci. Le plan américain ou le gros plan, a ceci de dangereux, que nous pouvons lire « le fond de l’œil ». Le leader attendu devra donc développer une vraie conscience, un vrai souci du bien commun et projeter une image dynamique et ouverte.



Il est donc vital pour tous les potentiels candidats, présidents, grands rois, petits rois de développer cette part de charisme, d’élégance naturelle, de force et de douceur et de devenir royal. Tache difficile car un roi devrait faire ce qu’il dit, de par la noblesse qui l’oblige.



La stimulation, la motivation des troupes ne tient pas toujours aux récompenses, aux bons points, aux médailles et à l’argent. Ces assemblées humaines veulent donner un sens à leur vie, à leurs actions ….à leur dévouement, à leurs sacrifices. Elles ont soif de respecter, d’estimer, d’admirer. Nous ne suivons les grands hommes, les grands guerriers, non seulement parce qu’ils ont des titres, mais parce qu’ils ont l’élégance et l’authenticité de les porter. Bernard Ortega (coach)



28 juin 2011
Bernard Ortega
Général
No Comment
Read More

mercredi 6 février 2013

Etat des choses...Wajda, Hitchcock/ demain Bengui sur France 2/ le 15 opérette de Reynaldo Hahn avec femme chef d'orchestre et Michel Fau metteur en scène à l'Opéra Comique

*J'hésite à agir pour me déclarer handicapée car aujourd'hui il faut des cartes des étiquettes des états pour se protéger.... Soit vous êtes handicapé statut COTOREP c'est à dire"inefficace et peu rentable, non - performant"soit vous êtes Invalide, en rente Sécurité Sociale, soit vous êtes apte au travail. La DRH des entreprises veut une nomenclature d'identification des salariés unique et clairement identifiable, sous prétexte de protéger les personnes mais en réalité, c'est pour mieux les repérer et insidieusement les faire passer d'une catégorie à une autre. (voir cas précis sur Forum-Depression.com Espace d'entraide pour lutter contre la dépression et les pathologies associées. et voir lois de protections des personnes de statut handicapé).

*Alors donc pour se remonter le moral, pour souffler sur le gris, quelles sont les nouvelles culturelles du jour, Hitchcock
quel casting ; Hitchcock, c'est comme Colombo...  dans quelqu'état que je sois tombée, cela me permet de ressortir du puits....  comme certains livres certains films d'animation, remontée immédiate.
 et puis Wajda une petite fille en Arabie Saoudite qui entre autre fait du vélo dans la rue avec un petit garçon

Nathalie , merci de faire circuler , STP
 Wajda, (message du 10 mars).
A voir séance tenante !!


Bises et à mardi

E.


http://cinema.nouvelobs.com/articles/23501-critique-critiques-wadjda-akbar


http://www.lexpress.fr/culture/cinema/haifaa-al-mansour-avec-wadjda-je-ne-veux-pas-provoquer-mais-de-partager-mes-opinions_1217519.html



http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/wadjda/


*Bengui sur France 2 à 17h50 demain jeudi 7/02 On ne demande qu'à en rire(émission passage précédent jeudi 28/01) voir les critiques sur site France 2, pas toujours très constructives. Genre si on avait demandé à Charlot ou à Buster Keaton ou aux Marx Brothers de faire un sketch sur les vacances d'un ministre à destination "inconnue", comment ils s'en seraient sortis ? Mr Bourvil ou Damiens peut-être auraient ou ainsi que Mme Jacqueline Maillan s'en servir....
comme j'aime cet homme là, vous pouvez lui répéter il le sait déjà, car c'est lui,
car c'est elle, Michel Fau et troublant incisif et délicate Comtesse de Castiglione, maquillage de Pascale Fau, dans Ciboulette de Reynaldo Hahn  : l'amoureux de Proust, Opérette à l'Opéra Comique avec aussi Bernadette Lafont* avec Jérôme Deschamps dans son propre rôle le Directeur du théâtre et avec d'autres acteurs, grands chanteurs Jean-Claude Saragosse, une femme chef d'orchestre c'est l'histoire de Pénélope, pardon d'une Princesse, non d'une petite vendeuse de violettes, non pardon d'une vendeuse des Halles de légumes donc si jolie qu'on l'appelle Ciboulette... et et... une voyante lui promet qu'elle tombera amoureuse d'un jeune homme qu'elle trouvera endormi la tête sur un chou.... Y a même un petit chien qui joue sur scène.... L'air le plus connu : nous avons fait un beau voyage....
*Et la 1ère de l'Opérette Ciboulette à l'Opéra Comique c'est la semaine prochaine.... Mise en scène par Michel Fau qui choisit qui a été choisi par Jérôme Deschamps avec une femme chef d'orchestre : Laurence Equilbey, la parité..... dépêchez vous il n'y a plus que des places aveugles ou très haut placées au Paradis ou à l'Orchestre à 6 € ou à 120 € et pas pour toutes les séances.
*vendredi 15/02 sur France 5 : Empreintes à 21h30, video 
et voir le film : la Fiancée du Pirate, où elle joue Marie.... avec l'excellent Julien Guyomard

lundi 20 août 2012

Le retour au bureau


 Ce qui change la vie et des collègues aussi.
La radio, un livre, un film, une pièce de théâtre (cette dernière allie tous les sens puisque l'alter ego est sur la scène en simultané avec votre présence à le regarder en costume un peu de héros)  ces média tant décriés, peuvent quelquefois plus changer votre vie que tous les enseignements de vos professeurs....
J’ai entendu qu’on a trouvé l’algorithme qui permet de déterminer  avec une marge d’erreur de quelques centaines de mètres grâce aux infos collectées sur FB etc., de seulement 400 mètres, où vous serez le lendemain.
Je dis bien l’enseignement des professeurs,  car il faut aller au moins jusqu'au collège pour la base. Sinon après,  on peut avoir eu la haine de l'école parce qu'ion n’a senti y avoir aucun plaisir ou parce qu’on est mis en échec,  et qu’on n’était vraiment pas apte à capter le rythme ambiant, à se faire des amis....
Et rien ne remplace la fréquentation d'autrui amicale amoureuse...
Des collègues ! aussi ?
Par ex : dans ce dernier cadre, vous partez en vacances, vous avez plus de temps, vous pensez à des tas de choses que vous pourriez faire à la rentrée, vous revenez et avec décalage, vous retrouvez vos collègues de retour depuis une semaine et c'est eux qui ont déjà amorcé votre mutation, ils vont régulièrement à la piscine, ont modifié un je ne sais quoi, qui les rend plus beaux, parlent un peu plus, en vous regardant un peu plus longtemps et surtout ne vous coupent pas la parole en haussant le ton. C’est vrai que le collègue qui dit, à peine vous vouliez finir, et reprendre le fil de votre exposé : « j’ai pas fini, pourquoi tu me coupes toujours la parole ! » est plutôt du genre taiseux, vie publique, vie privée séparées : à se demander ce qu’il fait de ses loisirs quand il retourne chez lui, voir s’il a même une femme……  Timide, en un mot mais souriant.
Voilà ! Vous rentrez et ce collègue là non seulement, il va à la piscine, il a mis  un short long et un polo de couleur plus vive,  son bronzage doux  fait ressortir son sourire et il vous montre une photo, car vous ça fait 2 ans au moins que vous lui montrez les vôtres. Et il raconte toute une ballade.
Surtout ne pas faire la réflexion qui casserait ce fil d’ange appelé la confiance en lui sortant : « dis donc ! Tu ne deviendrais pas un peu pipelette comme certaines. » Même si c’est très tentant.
Et on vous serine qu’il faut tisser des liens de confiance avec le client, mais une chose qu’ils oublient, c’est pas une maladie virale : la confiance, il faut beaucoup de temps avec les plus touchés, les méfiants. 
Et messieurs les audits et/ou les faiseurs d’open-space : l’esprit d’équipe ça ne se construit pas sans la confiance.

Je raconte cela car l’été dans les bureaux, il y a le ravissement de la venue des étudiants ; en général , ceux à qui on donne le boulot accumulé en retard de toute l’année et le plus chiant possible : classement.  Eh bien notre dernier venu : Clément, veut devenir journaliste. Et peu respectueux de ses envies et de ses connaissances, mes collègues toutes contentes disent comme il travaille très efficacement et avec le sourire : « Nous on veut Clément l’année prochaine ! » et moi de préciser qu’il serait peut-être plus content de faire un stage à Radio-France. Et mes collègues de répondre : « oui, mais il n’aurait pas d’aussi bons collègues ! » et là je me retourne (on m’a placé de dos à presque tout le monde, vue l’implantation générale : il y en a 3 de dos sur 9 les 2 seniors restructurés et la noire) je la regarde bien droit dans les yeux et doucement je lui dis : « ô que oui, il aurait d’aussi bons collègues et j’en connais quelques uns ».

lundi 1 novembre 2010

Les français manifestent alors qu'ils comprennent... mieux que le reste de L'Europe

Cela m'exaspère d'entendre Monsieur Zeymour  dire que le peuple dans la rue ne comprend rien...
 et donc si tous les syndicats sont d'accord pour réagir, c'est manœuvres électoralistes. Il faut devenir technicien aujourd'hui pour installer son PC sa TV etc... il faut être presque riche pour être assisté mais ces classes moyennes là ; elles veulent avant tout partager ce qui pourrait être une meilleure vie pour le plus grand nombre et ne pas piquer quoique ce soit aux classes les plus démunies. Et réfléchir par eux-mêmes et avec moins d'isolement, de laissés pour compte, plus de justice, réapprendre à vivre collectivement. Puisqu'on est obligés de passer par la débrouille pour résister on résistera longtemps. Je ne veux pas que mes neveux et nièces me voient stressée incomprise absolument soumise et sous tension dans le travail. Si je n'avais pas été déclarée inapte par ma hiérarchie après reclassement (restructuration car fonction délocalisée) et élue sur mon site par les salarié(e)s à 75 % des femmes, c'est ce que je serais devenue...  soumise stressée sous tension pimpante avec tendance à la boulimie au régime permanent ou à l'obésité au choix... et obséquieuse, riant à toutes les blagues.....

Sur Eco 89
Les Français ont raison : la retraite à 60 ans peut être sauvée




Les manifestations qui secouent la France depuis quelques semaines mettent en lumière certaines différences avec la situation aux Etats-Unis. Les Français ont décidé, outre les grèves de grande envergure et les arrêts de travail qui se multiplient, de descendre par millions dans la rue pour défendre des acquis durement gagnés en matière de retraite.

Il faut souligner que les protestations se font de manière pacifique et que seulement un très faible pourcentage de manifestants est responsable de dommages matériels et d'actes de violence, ce que les médias omettent parfois de distinguer.

La colère populaire des Français est orientée de façon positive, à la différence des Etats-Unis où elle va se traduire par l'élection prochaine de représentants politiques qui feront leur possible pour accentuer les souffrances des travailleurs et de la classe moyenne.

Pendant sa campagne, il avait promis de ne pas relever l'âge de départ à la retraite. En le faisant, il a déclenché une indignation générale.

Une nouvelle fois, la plupart des médias pense que les Français sont irréalistes et qu'ils devraient accepter ce programme comme les autres peuples. L'espérance de vie augmente, nous devons donc travailler plus longtemps argumentent-ils.

C'est comme si on ne donnait que la moitié d'un résultat de foot
Ce point de vue est partiel. C'est un peu comme si l'on ne donnait que la moitié d'un résultat de baseball (ou de football, si vous préférez). Il est important de comprendre que la productivité et le PIB auront eux aussi augmenté en même temps et qu'il est donc en effet possible pour les Français de choisir de passer plus de temps à la retraite et de financer ce choix de société.

L'âge de départ à la retraite a été modifié pour la dernière fois en 1983. Depuis lors, le PIB par habitant a augmenté de 45%. L'allongement de l'espérance de vie est très limité en comparaison.

Le nombre d'actifs par retraité est passé de 4.4 en 1983 à 3.5 en 2010, mais la croissance du revenu national était largement suffisante pour compenser ces évolutions démographiques, incluant celle de l'espérance de vie.

Allons chercher plus loin : la croissance du revenu national lors des trente ou quarante prochaines années sera bien suffisante pour payer l'augmentation des coûts des retraites liés aux changements démographiques.

Elle laissera même aux futures générations la possibilité de profiter de meilleures conditions de vie comparées à celles des gens aujourd'hui. Il s'agit d'abord d'un choix de société qui concerne la question de savoir comment les gens veulent vivre leur retraite et se doter des moyens de la financer.

Il est possible de financer le maintien de la retraite à 60 ans
Si les Français veulent conserver l'âge de départ à la retraite tel quel, il existe de nombreuses façons de financer ce projet dans le futur sans pour autant augmenter l'âge de départ.

Une d'entre elles, proposée par la gauche française (et que Sarkozy dit appuyer au niveau international), serait de taxer les transactions financières.

Un impôt sur la spéculation pourrait générer des millions de dollars de revenus -un tel instrument existe au Royaume-Uni-, tandis qu'il découragerait simultanément les transactions spéculatives sur les actifs et ses dérivés. Les syndicats français et les manifestants demandent au gouvernement de prendre en compte ces approches.

Il est donc parfaitement raisonnable de considérer que l'allongement de l'espérance de vie puisse se traduire pour les travailleurs par un temps de retraite plus long. Et c'est ce qu'espère la plupart des citoyens français.

Il est possible que tous n'aient pas fait de l'arithmétique mais ils se rendent compte intuitivement qu'étant donné que les richesses du pays augmentent année après année, ils ne devraient pas passer plus de temps de vie à travailler.

La France était le pays qui réduisait le plus les inégalités
L'allongement de l'âge de départ à la retraite est une mesure hautement régressive qui frappera durement les travailleurs. Les actifs les plus pauvres, qui ont une espérance de vie plus courte, sont ceux qui perdront la plus grande proportion d'années de retraite.

Les travailleurs qui devront se retirer tôt à cause du chômage ou d'autres difficultés penseront que la baisse de leur pension est une conséquence de ce changement. Et bien sûr, cette baisse n'aura pas d'impact sur les plus riches de la société, qui pour la plupart ne dépendent pas vraiment du système public de retraites, mais de leurs revenus accumulés.

La France a un niveau d'inégalités plus réduit que la plupart des pays de l'OCDE. Elle est, en outre, un des cinq pays -sur les trente que comprend cet organisme- qui a vu ses inégalités baisser entre le milieu des années 80 et le milieu des années 2000.C'est aussi le pays au sein de ce groupe à avoir connu la plus forte réduction des inégalités, bien que celle-ci se soit concentrée entre le milieu des années 80 et le milieu des années 90.

La France a jusqu'ici résisté à de nombreux changements qui ont provoqué une régression sociale pour les travailleurs et, plus spécifiquement, pour les actifs à faibles revenus des pays riches.

En se battant, les Français montrent l'exemple au reste de l'Europe
Les autorités européennes (dont la Commission européenne et la Banque centrale européenne) et le Fonds monétaire international sont en train d'accélérer actuellement ces processus de régression dans les économies affaiblies de la zone Euro (tels que la Grèce, l'Espagne ou l'Irlande).

Toutes ces institutions, ainsi que de nombreux responsables politiques, essaient d'utiliser comme prétexte les problèmes économiques actuels en Europe pour promouvoir des réformes de droite.

Les sondages montrent que plus de 70% des Français soutiennent les manifestations, en dépit des inconvénients et des perturbations que cela engendre. Les Français en ont assez de leur gouvernement de droite, et c'est en partie ce qui fait naître les protestations.

Malgré la faiblesse des récents résultats électoraux du Parti socialiste, la France a une gauche plus forte que dans la plupart des autres pays. Une de ses grandes forces est sa capacité et son habileté à organiser des manifestations de masse, des blocages et des campagnes de sensibilisation.

Les Français sont en train de se battre pour l'avenir de l'Europe et donnent un bon exemple aux autres pays. Nous pouvons seulement espérer qu'ici, aux Etats-Unis, alors que des attaques contre les acquis se préparent, nous serons capables de repousser les coupes budgétaires prévues contre un système de sécurité sociale déjà mis à mal.

Photo : manifestation contre la réforme des retraites de 28 octobre. Environ 200 participants, encadrés par deux gendarmes, « du jamais vu de mémoire de Bellilois » raconte Bruno Fischer, qui nous a envoyé ce cliché.

vendredi 26 mars 2010

Aujourd'hui E.A.D ? et donc au théâtre ? au Lucernaire en priorité

"Le monde du travail, ce n'est pas la démocratie" a répliqué un manager à une employée administrative lors d'un (écoutez-bien le choix des mots dans tous ces mondes parallèles) Entretien Annuel d'Appréciation....
Un capitaine de gendarmerie s'est fait radier par décret présidentiel pour avoir critiqué le rapprochement : police gendarmerie...
Le monde du travail n'est pas celui du bénévolat ou des associations socio-culturelles, ou des compagnies de théâtre mais ce n'est pas non plus l'église où les règles strictes ne sont pas re-tenues par les dignitaires et ou tous les abus voir les plus sordides sont couverts par les plus hautes sphères du système (voir ces dernières "nouvelles" sur un parent du Pape).
Hier soir, j'ai regardé avant de succomber au sommeil après une journée consacrée pour la plus grande part à "l'appréciation" un documentaire sur Vichy... Certes, je ne suis pas une historienne, mais déjà écolière, je me disais comment tant de gens ont pu se tromper à ce point... les papiers d'identité tamponnés en rouge : JUIF.
Comme c'est insidieux, les abus d'une pensée dominante sous couvert de démocratie, les effets sont toujours les mêmes pourtant faciles à identifier, on repousse les différences comme boucs émissaires et on laisse faire les plus bas instincts revanchards, on leur donne la légitimité, on s'érige en juge pour défendre le bien moral du plus grand nombre, en temps de crise, déja ! en temps de guerre, vous n'imaginez-pas c'est inimaginable !

Je suis comme chaque matin en train d'écouter les matinales de France-Inter... Quel éclectisme lénifiant, quel travail d'ouverture, de conciliations et de critiques et de culture. C'est mon bain mon immersion, mon acuité d'œil extérieur. C'est "la pensée unique de gauche" répondent certains. C'est la non abstention... c'est la réunion de différences responsables.


Je vais aller voir cette exposition Crime et Châtiment sous conseils de Robert Badinter au Musée d'Orsay.

Je vais aller habiter en Corse, une fois retraitée, région qui à élu un communiste comme représentant.

Et en attendant...

Au théâtre avant de partir en vacances : Christophe Garcia Ismail /Hamlet à l'Étoile du Nord, c'est déjà l'avant dernière...
*******************************************************************************

J'y suis allée donc hier soir tout spécialement, c'est unique, quel jeu solitude et générosité, toutes les compositions dans le jeu concret.
C'est surprenant courez-y aujourd'hui.
Quelle libération, un peu comme après un film de Clint Eastwood, la mort, la vie et j'ai ri tant à des moments.
La mise en scène le texte sont forts et limpides.
Bravo puissance 10, tous les élèves apprentis comédiens devraient y courir pour savoir comment incarner et habiter de tout le corps, s'approprier un espace théâtral.
Foi d'animal !
Je vous embrasse si vous y allez... allez voir le comédien après, il est professeur de théâtre et simplement à l'écoute.
ISMAIL/HAMLET à l'Etoile du Nord 2 dernières à 16h et à 19h30


Étoile du Nord tél 0142264747 www.etoiledunord-theatre.com

mail : contact@etoiledunord-theatre.com

sur FB http://www.facebook.com/event.php?eid=388145972066&ref=mf


Sinon je veux, j'aimerai aller voir au théâtre :
. la lecture d'Extinction de Thomas Bernhard Jusqu'au 18 avril Théâtre de Madeleine tel 01 42 65 07 09 par Serge Merlin
(PUBLIÉ PAR JOSHKA SCHIDLOW sur blog allegro théâtre)
. revoir la version de "Maison de Poupée" d'Ibsen, mise en scène Michel Fau avec lui-même et Audrey Tautou au Théâtre de Madeleine tel 01 42 65 07 09
. au Lucernaire : la ballade de Simone ce sont les prolongations, Stabat mater et Attila reine des belges
Au Lucernaire donc mon navire préféré ou l'humain est serti à tous les étages, il y a un millésime qui me donne du soucis, je n'ai pas le temps de tout voir.
Il y a des hommes rares comme Robert Badinter qui m'ont toujours inspiré l'espoir et le respect à un point si intense qu'il m'a toujours inviter à la lutte et à la résistance par tous les temps de la vie en société, ici et maintenant aussi !

Voilà c'est tout pour aujourd'hui il faudra que je vous parle d'un homme devenu sculpteur qui comme Robert Badinter, là dans le management et dans l'entreprise où je travaille m' a inspiré l'espoir et l'intelligence de travailler ensemble : Jean-Claude Bourdon, ses sculptures lui ressemblent en acier et en bronze semblent marcher dignes vers un autre monde parallèle et ce n'est pas de la science fiction

samedi 20 février 2010

LE STRESS AU TRAVAIL, prévention un CODE ANTI-STRESS


Les suicides se poursuivent chez France Télécom, 6 en deux mois, à ce rythme là, ils vont battre le triste record de l'an passé. On se suicide dans les prisons et dans les bureaux comme jamais !
Ce sont les chevaux qui quelquefois en troupeau se précipitent dans le ravin, ou les rats qui pratiquent le suicide collectif. Les cochons hurlent leur ressenti quand on les mène à l'abattoir.

Mais où sont la révolte et le, comment disent-ils, déjà : dialogue social !

Des mesures au mois d'Octobre dernier ont été préconisées par le Ministère du travail, les entreprises de plus de 1000 personnes ont du répondre présentes à un questionnaire et fonction des réponses ou des mesures, décisions, nouvelles structures d'écoute et de détection qu'elles ont envisagées, elles sont sur liste verte, liste orange ou liste rouge. Depuis 2 jours on n'a plus accès aux zones oranges et rouges, elles sont en chantier ; de nouvelles listes sont sur le point d'être établies.
Art du Monde
Chez Renault les initiatives prises depuis le, les drames ont repoussé la vague.
Je vous ai mis tous les liens ce problème me touche car il est phare flagrant du point absurde, aliénant, enfermant dans lequel nous avons été placés dans l'entreprise et la Société (mot qui comme collectif paraissent datés).

Dans pas mal d'entreprises des actions sont menées pour motiver leur personnel à l'appartenance, l'identification à la marque de son entreprise. Les employés sont sollicités à innover, à devenir eux mêmes des "innov'acteurs" de leur boîte.
En demi-finale un jury choisit 70 idées sur mille. Le thème était "100% plus simple" et j'ai choisi un code anti-stress, pour rappeler à tous les intervenants : les lois qui protègent la santé des salariés, les comportements à adopter pour un dialogue social que ce soit dans une équipe, en réunion. Ce passage du code devait être ludique sous forme de @learning, formation en ligne avec système de notation, confidentiel comme un peu le code de la route : trois comportements ou trois propositions au choix quelle est la plus adaptée. Bien-sûr n'entrainant pas de pénalités....
Je n'ai été retenue qu'en demi-finale et pas dans les 6 finalistes.

Si cela peut donner quelque chose pour ailleurs,
une autre entreprise je peux vous laisser mon dossier,
et vous lister ici la documentation que j'ai consultée,
ça va mieux en s'informant !

Il faut demander du respect et refuser les humiliations face aux changements de poste, donc de considération, de relations.
Pour cela la sensibilisation étant, il ne faut pas hésiter dans vos entreprises à saisir la médecine du travail, l'assistante sociale, la DRH, les syndicats et les directeurs de votre secteur.
-Tous à la fois...
- S'il le faut !

Et rappelez -vous une négociation est peut-être envisageable, une démission en dernier recours mais vivez, révoltez-vous, ne vous taisez pas ; il y a des tas de "misérables" partout et sous prétexte que des tas de gens, des tas de détresse sont passées à la trappe chez les gens venus d'ailleurs, les sans papiers, les chômeurs, les agriculteurs, les ouvriers, les infirmières, les enseignants, il ne faut rien dire. Plus rien dire, car on a du travail, on est cadre endetté et on est obligé de tenir l'image de la réussite, malgré tout, de plus en plus,"toujours plus". Souvenez-vous de l'affaire Jean-Claude Romand !

Il n'y a qu'une méthode pour éviter le stress, l'équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, la passion, le dévouement sont pour d'autres êtres, causes. Aimer son travail, ce n'est pas en être totalement dépendant ; ne plus vivre que pour réaliser quoi des objectifs ?... de production. L'aimer son travail : "la passion du service", comme si c'était une création artistique un record athlétique, qui profite de ces confusions ?!
Oui, "je suis énervée" comme dirait Brigitte Fontaine "viens me chercher il s'en passe"

Et le partage du travail et la liberté et l'expression et la culture du corps et de l'esprit c'est pour quand subsidiaire ? un survol de vacances. La mauvaise fiction se substitue à la vie. En plus vous allez déprimer vos enfants, vos proches ; passionnés par votre travail soit mais à quel prix : HS tous les soirs, les yeux pochés de gris.
On n'est pas sûr qu'il y a une autre vie après la mort, mais une autre vie après le boulot ça c'est sûr.
Sur ce je vais faire du théâtre c'est samedi matin
je reviendrais peaufiner (avec liens vers documents et sites officiels) cette ébauche jetée au saut du lit, au débotté... J'ai encore mal dormi...
le stress au travail de l'INRS


la dépendance au travail : le workaholisme

Code du travail Art L4121-1

Surmonter le stress au travail : enfin des solutions