Affichage des articles dont le libellé est Libraires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Libraires. Afficher tous les articles

mercredi 16 novembre 2016

En préparation de la lecture dont le thème est : la littérature engagée






Premier message publié sur FB : C'était hier soir à la librairie : Au plaisir des yeux, il y avait quelque chose d'indéfinissable qui passait nostalgie utopie vivre avec tous les autres accueillir l'étranger poésie et un engagement total espoir de toutes les voix de tous les cœurs de toutes les oreilles... mon Cheri lui n'a pris que deux photos de moi... Mais d'autres vont arriver. Merci à Anne Guyot et Anne Sophie et aussi à la mairie du XIV : nous y étions tous à part entière grâce aussi à des auteurs comme Daniel Pennac Dany Laferriere Louis Aragon Léo Ferré Olympe de Gouges Annie Ernaux Georges Brassens Victor Hugo Mahmoud Darwich  Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi et pour finir le chant des partisans version Leonard Cohen (chant et guitare Jeremie Droulers, la video https://www.facebook.com/anne.sophie.7146/videos/10153893077616697/)
...et le mot de remerciement si bien écrit de notre super-libraire même si ça énerve un peu la joie des autres en ces jours de novembre si petits gris... et j'aime les escargots.
Merci
Merci à Madame le maire et à toute l'équipe qui l’entoure pour son initiative qui a permis de faire vibrer encore les mots, de faire vivre encore la culture, de penser que cela est possible, que nous sommes encore capables de dire, de lire de chanter et d'être émus
Merci à mes clients qui sont venus écouter car les textes ne sont rien si personne ne les reçoit, et qui ont échangé avec nous des sourires et des larmes... ou presque
Merci à tous les participants quel que soit leur rôle car sans eux rien n'aurait été possible
A Nicolas qui a fait quelques courses pour qu'on ait tous à boire
A Valérie et son fils Théophile qui ne sont plus de simples clients mais qui ont mis toute leur âme en donnant leur voix
A Anne-Sophie et Anabel qui ont "sauvé" la soirée un vendredi soir chez moi entre un verre de Cheverny et un ordinateur.
A Christian que je ne connaissais pas et qui a voulu participer à nos lectures avec sa belle voix de comédien.
A Nathalie qui est une amie de longue date et qui s'insurge contre toutes les injustices, contre le conformisme et la privation de liberté, qui aime les particularités de chacun, les générosités de chacun, les coups de gueules de certains.
A Jérémie pour qui les mots, leur force, l'idée de la liberté, l'âme humaine a tant d'importance qu'il les chante.
Et à Mohammed qui est bien plus qu'un client ordinaire qui est comme le colibri de Pierre Rabhi il vous laisse toujours un air dans la tête, une chanson pour l'âme et le cœur car il contient tout une sagesse qu'il aime transmettre.
Enfin merci à tous ces auteurs, femmes et hommes qui ont dit, écrit, chanté avant nous afin que vienne un monde plus juste.
J'espère vous revoir vite pour une nouvelle aventure
ah, merci aussi pour toutes les photos....


Tout d'abord il y aura d'autres textes dont celui de Victor Hugo, Le dernier jour d'un condamné à mort...
Chacun des lecteurs choisit ....
Mes propositions sont celles-là, pourquoi pas Gottingen ?

"Il n'y a plus rien" texte poème de Ferré sur tout fout le camp les poètes etc---

Il n'y a plus rien

Écoute, écoute...
Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le cœur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.
Immobile... L' immobilité, ça dérange le siècle.
C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la Vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.
 Il n'y a plus rien

.........................
Camarade tranquille, camarade prospère
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un dans ton lit
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t'en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
.........................
Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir!

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise: " Sale blanc !"
..............................

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors, il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, citoyen !
..................................................

Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, citoyens ! A l'amour, citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos aînés !
Les préfectures sont des monuments en airain
Un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas, c'est vous dire !

Nous ne sommes même plus des Juifs allemands
Nous ne sommes plus rien
Il n'y a plus rien
.......................................................
Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le Code civil Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, vous ne risquez rien
Il n'y a plus rien
Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous-en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de Nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que vous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant de vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d'administration pénitentiaire
De vos décrets
De vos prières, même
Tous ces microbes juridico-pantoufles
Soyez tranquilles,
Nous avons déjà des machines pour les révoquer
NOUS AURONS TOUT
Dans dix mille ans.



et/ou "Mourir pour des idées" de Brassens  
Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente
Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
................
Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Annie Ernaux nom d'origine Duchesne est née en 1940, à 6 ans 1/2 sa soeur est morte de la diphtérie le 14 avril 1938.

Ensuite ce sont des citations de son journal d'écriture : Écrire la vie.

"Ce photojournal ne constitue pas une "illustration" de mes livres.... Il n'est pas non plus l'explication d'une écriture mais il en montre l'émergence... Il faut je crois le considérer comme un autre texte, troué, sans clôture, porteur d'une autre vérité....
"Écrire n'est pas pour moi un substitut de l'amour mais quelque chose plus que l'amour ou que la vie".....

"Brusque ressouvenir d'une scène oubliée, une humiliation effrayante. Octobre 57, la Saint-Luc, la nuit un samedi. Je me promène dans la foire avec mon père, mon oncle Bernard et ma tante Marie-Louise, à jeun tous deux, heureusement. Et voilà que surgissent Gérard P. et un autre type de l'École d'agriculture. Ils vont nous suivre tout le temps en ricanant. Ils se marrent, c'est clair parce que ma famille ressemble aux familles ouvrières de cette époque, dans une petite ville de province, des ultra-péquenots pour eux (les parents de G. P. sont profs, à Nancy, ou Troyes ? Et ils le font en toute impunité puisque je ne peux pas venir vers eux, leur parler, leur dire "ça suffit". Impossible à l'époque, dans mon milieu, d'avoir l'air de connaître ces garçons. De toute façon, ils diraient que je suis cinglée. Je me souviens combien ce fut long, ce fut horrible, deux petits mecs laids, des gnomes à lunettes, à 10 mètres constamment. Eux de "bonne famille". Je revois la gabardine beige de P., l'autre, je ne le vois plus. Ma tante, sa dégaine, ses cheveux blancs coupés courts, tout juste si elle n'avait pas sa blouse de travail. Bernard l'appelait Maman ou plutôt "manman". Mes souvenirs de foire quelque chose hors de la vie  ...." 
21 juillet 2002


Sans m'en rendre compte, j'élargis le fossé entre mes parents et moi, mais ils me sont nécessaires et, à cause d'eux, je serais capable de beaucoup de choses, comme si toutes ces souffrances qu'ils ont subies, leurs humiliations, je voulais les prendre à ma charge et les venger. Si j'ai écrit, c'est un peu à cause d'eux mais ce n'était pas le roman qu'il fallait, je recommencerai, des nouvelles sans doute. Pourquoi depuis toujours, ai-je eu envie de faire le mal et par ailleurs je souffre toujours. J'ai peur, parfois comme aujourd'hui, "le scrupule".  
4 avril 1963



Depuis deux mois, lui et moi ne nous sommes plus revus - cette chose finit par ne concerner que moi. Que devenir, moi qui ait tant aimé la liberté.
décembre 63

J'attends toujours demain je retournerai chez la faiseuse d'anges puisqu'elle n'a pas "réussi".
17 janvier 64 

Soirée avortement sur Arte. Revoir Gisèle Halimi, c'est revoir ces années où nous étions encore "coupables", "salopes". En face, la représentation du Vatican, yeux clairs, image atroce de la haine de la vie, de la liberté, l'Église offrant son visage réel :"La femme veut être comme les hommes mais la femme est faite pour avoir des enfants" etc...
26 février 1993

La Passion selon saint Matthieu de Bach. Je suis bouleversée, c'est toute ma vie ici, l'art et la mort. Je suis si sûre  qu'en février 64 a eu lieu pour moi une expérience unique. Je ne sais pas si les mots sont à la hauteur, dire cela est vouloir dire l'au-delà. En même temps quelle joie profonde, comme d'être sauvée, en entendant cette Passion. Rien ne compte plus, c'est le temps retrouvé, la vraie vie.
17 décembre 1999

"Tout le passé est nécessaire pour aimer le présent."....
octobre 68

Pour moi écrire serait un "mieux être" comme si ma personne dans le monde où elle se meut n'avait pas d'équilibre ou d'épaisseur, comme si les choses m'étaient étrangères, ou pis menaçantes.
Rien pour moi n'a de réalité, ni de métier, ni les autres, sauf ce qui est attachement presque animal, enfants par exemple. Mais tant que la recherche n'aura pas abouti dans une oeuvre complète, achevée, ce ne sera que feuilles détachées de moi, rien d'essentiel. Ai-je seulement envie de parler de moi maintenant? Écrire comme les peintres font des natures mortes et y ajouter le monde - par surcroît. Ce qui refuse bien entendu le personnage - et même le "je".
5 janvier 70

Hantée par la phrase de Breton, "S'il pouvait faire du soleil cette nuit."
Soleil rouge. J'attends "le mot qui cognera à la porte".
12 mars 1972

Tous mes voyages maintenant se superposent, simples images sans réelle signification. Ce matin je me suis dit que je n'avais plus qu'un très vague souvenir de ma chambre au Novotel de Sofia, en 87.
mai 1998


Ce sentiment que j'avais si fort, après le départ de S., que notre couple continuait d'être quelque part, comme autrefois je croyais que la fille de Rome 63 (moi) était toujours là-bas, et les amants de Venise (Philippe et moi) dans cette pension de Zattere, pleine de lierre. Mais je le crois toujours. Il n'y a pas de différence ici entre ma vie et un roman : les personnages continuent de vivre quelque part. Nous passerons sur la terre... Ma douleur, mon émotion, en revenant à Venise, viennent de ce que je ne peux pas revivre, être en 63, je ne peux pas relire ma vie...
4 janvier 1993

Ce soir dans le centre ville, sous un passage non loin de Tarte Julie, un homme est couché les pieds sur une baguette de pain. Il semble dormir, ou bien il est dans le coma. Des femmes autour. La patronne d'une boutique de fringues appelle les pompiers, Une femme "il est sûrement drogué". Je dis que ce n'est pas une raison pour le laisser là. Quand je reviens de la Fnac, les pompiers arrivent avec leur mallette, disent à un africain tout en blanc, en gandoura, "circulez y a rien à voir". Ils secouent l'homme allongé. Accablement, horreur, envie de pleurer. Ce sont tous les hommes ivres morts de mon enfance qui sont revenus, tout le malheur, la débine, l'impossibilité de survivre pour certains. La douleur jamais guérie d'avoir vu des jeunes gens tituber dans la rue pendant que je révisais mes leçons. 
1990

Je ne sais si Éric va partir ce week-end aux USA. Seuls mes enfants sont capables de me donner cette angoisse viscérale, cette hantise qu'il leur "arrive quelque chose": ce sont les seuls êtres pour lesquels j'ai l'impression que j'accepterai de mourir à leur place.
mai 96

Les choses qui m'arrivent, au moment où je les vis s'écrivent toujours déjà à l'imparfait.
21 juin 2001

Je ne travaille pas sur les mots, je travaille sur ma vie.
6 août 1990

Et si croire que je suis venue au monde pour écrire était une pure construction ? Au fil des années ?"
décembre 2001




vendredi 15 avril 2016

5 semaines sans rien écrire sur la fiction absorbée : lectures : Plusjamais d'invités ! de Vita Sackville-West/ Les bannis de LaurentCarpentier, Cinéma : Midnight Special de Jeff Nichols Médecin decampagne de Thomas Lilti et Merci Patron ! de François Ruffin, SérieTV : Hostages saison 2/Section Zéro d'Olivier Marchal, Sériehumoriste : NOU, Théâtre : Par delà les marronniers Ribes avec MichelFau, Le dernier jour d'une condamnée, d'après Victor Hugo, Antigone deAnouilh à la Mairie de Thoiry par la Cie des électrons libres CiePicrokole pour enfants Le chat botté, Musique Baptiste W. Hamon au caféde la danse Expo JC Bourdon "Rencontres"

5 semaines sans rien écrire, mais j'ai continué sur FB...pourquoi ? je crois que sinon tout fuit s'amenuise, s'éloigne, certes il vaut mieux vivre les moments avant de les cadrer pour s'apercevoir qu'ils sont vides et que le hors champ est inatteignable, mais comme les lapins sur les neiges j'aime à laisser traces de mes pas dans tous les sens, pour semer les prédateurs éventuels.
 Réflexion postée sur FB, à propos d'une vidéo de déclarations de militants frontistes récoltée par le Petit journal le 11 avril dernier, auquel des amis ont répondu : on oublie que cela existe ! :
http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-petit-journal/pid6515-le-petit-journal.html?vid=1380990&utm_content=bufferbe00f&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer
Oui car de plus en plus les gens qui lisent qui vont au théâtre vont au cinéma c'est 10 à 15% des français et non pas 85% du marché pardon de l'électorat même si les réseaux FB ou autres, voir à la radio ou même à la télé, nous font penser que tout le monde il est beau et pas con cultivé voir même généreux. SURTOUT que ces 15% fonctionnent en vase clos et sortent rarement de leur aquarium. "La tête et les jambes" c'est un slogan désaffecté au profit du corps et du fric.... la poésie est réduite à quelques rengaines, la spiritualité aux religions. La régression en plus, certains anciens ont perdu la mémoire et le désir de continuer à s'instruire parce que de toutes façons on oublie, il faut noter, relire, leurs connaissances ainsi deviennent de fausses références, sans mises à jour, leurs souvenirs fictions. Pour enfumer ce gourbis, j'écris moins mais je note toujours et relis à commencer par le théâtre que je croyais connaître et j'ai même ressorti mes livres d'enfant, les contes d'Andersen, Amadou le bouquillon, Fido chien de berger, Le chat du capitaine...
une photo du 13 avril 2012 avec Smoky morte depuis
 avec pour commentaire :
C'est la vie populaire où "tout le monde veut être célèbre". Il n'y a pas que des dangers à se regarder dans un miroir... ou se prendre en photo. Il y a comme une conscience de soi. Comme si le corps : l'instrument du danseur comme du comédien du gymnase du footballeur, existait pour chacun, qu'il en découlait enfin des tas de vies possibles et pas seulement imaginaires... à partager


Photo du 11 avril 2014 : cette librairie c'est au plaisir des yeux.... M• Plaisance à 2 pas du carrefour, 120 rue Raymond Losserand, la devanture est peinte en vert.
détacher le vrai du faux au quotidien

Lectures : Plus jamais d'invités ! de Vita Sackville-West/ Les bannis de Laurent Carpentier
les deux m'ont été comment dit-on transmis par une libraire : le premier en cadeau le second pà une rencontre signature dédicace avec l'auteur. J'ai aimé les deux et accepté d'autant de les lire en entier parce que ils étaient humains. Le premier serait comme écrit par une Jane Austen, de notre époque, la fin m'a décue mais sinon j'ai beaucoup rêvé à une adaptation cinématographique ou même théâtrale à la Yasmina Reza. Laurent Carpentier écrira je l'espère sur lui , ou sur sa grand-mère Fine, seulement, dans son second roman pour qu'aucun fil ne nous échappe. Là la saga familiale nous fait trier les personnages, certains sont décors plus que liens. Les deux sont très bien écrits traduits.

Cinéma : Merci Patron ! comédie documentaire... de François Ruffin
http://www.marianne.net/merci-patron-cri-ralliement-du-new-york-times-100242013.html
On s'est levé après le film tout le public dans la petite salle du cinéma Chaplin St Lambert a applaudi. Après on a acheté le journal Fakir pour mieux comprendre comment recréer un rapport de force entre la France d'en bas et la France d'en haut, entre la famille Klur aux abois (chômage dettes) et Bernard Arnault PDG du groupe LVMH, qui détient le plus de filiales dans les paradis fiscaux.





Médecin de campagne, j'ai beaucoup aimé car tout y semble vrai et malgré tout apaisant, réparable, rien n'est appuyé même pas les gros plans et à propos du cinéma, il y a une petite scène extraordinaire ou une vieille dame censée être la mère du médecin regarde debout la télévision et son fils lui demande pourquoi ? elle répond parce que je regarde un film. -Pourquoi debout ?  et elle rajoute pour ne pas m'endormir... Je ne me suis pas endormie et cela m'a fait du bien après être allée voir ma mère une semaine de pleurer aussi longtemps, lentement doucement avec ma voisine, inconnue...

Midnight Special de Jeff Nichols, comme ses autres films on met plusieurs jours à s'en délester, à le détailler et à voir de la science fiction partout autour de soi, c'est tout à fait différent d'ET et c'est aussi fort, fidèle à une dimension en soi reliée à l'enfance et à l'attachement de l'enfant...
un mois après je n'ai rien oublié.

Série TV : Hostages saison 2 *****
Ils sont incroyables ces israéliens nos pairs en bien des domaines, en sécurité, en citoyenneté mais aussi en réalisation de série, les personnages sont si proches qu'aucun d'entre eux n'est discriminé. On se projette, malgré le dépaysement à leur place et on souscrit pour plusieurs saisons à être pris en otage....
http://tvmag.lefigaro.fr/le-scan-tele/series/2016/03/22/28005-20160322ARTFIG00252-cinq-bonnes-raisons-de-regarder-la-saison-2-de-hostages.php

Section Zéro d'Olivier Marchal, je ne retrouve rien dans les critiques de cette série, de ce que j'ai vu. C'est tout sauf paresseux, les personnages les décors sont bluffants. Et on ne peut pas s'en défaire facilement, cette série, elle reflète toutes les impossibilités de notre époque et c'est aussi un policier.

 Nou excellent papier sur leur dernier film à propos des frenchies kisses
 sur leur chaine You tube à l'origine de caméras cachées vous pourrez trouver d'autres succès dont les films de Bengui,  où j'ai eu l'insigne honneur de participer.

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1505586-video-du-jour-une-parodie-geniale-flingue-le-sexisme-de-guillaume-pley-et-remi-gaillard.html
https://www.youtube.com/channel/UCM1c1okZ-7cPV7BEZ-pzUGg



Théâtre : Antigone de Anouilh à la Mairie de Thoiry(78)par la Cie des électrons libres, j'aurais beaucoup de choses à dire sur ce spectacle de danse et théâtre, spectacle "amateur" exigeant et qui touche. Pour critique, les costumes m'ont heurtés et je ne me la pète pas dans le style j'ai été professionnelle, c'est bien de heurter, la ligne est osée, entre Star Wars et les pompons girls. Ils ne se laissent pas intimider, même si la mairie a demandé qu'on enlève certaines scènes trop réalistes  : le viol par les gardes et la ceinture d'explosifs "factice"... sous la cape du jeune page.
La sensualité époustoufle.
Pour caution  ils ont obtenu l'aval et la présence de Colombe Anouilh(fille de l'auteur). La Cie de danse, qui a chorégraphié le prologue et l'épilogue de la pièce est imprégnée de toutes leurs singularités et de leur force, ils sont graves et beaux, leur ballet raconte tout le désespoir d'une jeunesse bafouée alors qu'innocente. C'est une pièce là aussi qui devrait être vue réellement par tous les jeunes et leurs parents, car elle ouvre à discussions. Il y a une troupe véritable, pour la pièce de théâtre avec des étrangetés, dont un garde messager à l'accent du Sud-Ouest, une jeune femme noire -vestige du chœur antique ou du peuple moderne- qui tout le temps regarde passer le théâtre. Tout un monde décliné, comme dans la vie et non pas comme sur les images glacées des pubs télé ou sur les affiches, magazines. Et pour moi l'idée la plus forte de cette mise en scène, c'est cette  grosse pendule chronomètre attachée en fond de scène, qui avance tout le temps de la représentation et est arrêté à la fin des 2 h, par Créon. Le duo Antigone et Créon est de haute voltige celui d'Hémon et d'Antigone amoureux, celui d'Antigone et de sa Nounou, d'une folle tendresse. La transmission entre les générations de Créon à Antigone puis de Créon à l'enfant page, témoin sensible à tout, s'est comme détraqué. Les rapports sont intenses et c'est avant tout cela le théâtre, bravo à la direction d'acteurs et aux acteurs.



Le dernier jour d'une condamnée :
ACAT France (Association Chrétienne pour l'Abolition de la Torture) a assisté hier soir au théâtre Essaïon (Paris 4ème) à la représentation du spectacle Le Dernier Jour d'un(e) condamné(e) d'après le roman de Victor Hugo. Les représentantes de cette ONG internationale ont été très touchées et se sont montrées très enthousiastes sur le partenariat avec L'Embellie Turquoise qui produit ce spectacle. De très beaux projets sont à l'étude !

Interprétation : Lucilla Sebastiani
Mise en scène : Pascal Faber et Christophe Borie
Adaptation : Florence Le Corre-Person

Pour réserver ce spectacle :
Téléphoner à L'Essaïon au 01 42 78 46 42
ou aller sur le site de L'Embellie Turquoise www.embellieturquoise.fr onglet "Réservations en ligne (hors scolaire)"


Par delà les marronniers, au Théâtre du Rond-Point avec Michel Fau mis en scène par Jean-Michel Ribes, j'ai hâte j'y vais samedi... j'adore cette expression par delà, le théâtre c'est pardelà la vie surtout avec Michel Fau.
Ça y est j'ai vu par delà les marronniers. La dernière image, oui elle a fait mouche et aussi celle du personnage interprété par Michel Fau : Arthur ou Alfred Vacan ... Qui traîne sa barque et meurt : Vacan ? Un géant de deux mètres et boxeur, tu y vas quand ? Ce spectacle fait penser à Palace, Oscar Wilde et tous les surréalistes, les suicidés, les oubliés, les ratés magnifiques, Dali, les apolitiques et pourquoi cela redonne  : envie de vivre, de faire la fête avec deux ou trois amis  et du courage ? parce que dans les périodes les plus tristes, en faillite, en guerre, il y a toujours une élégance possible et non convenue. 
Car l'art musée, pompier, sacré, quelle rigolade entre nous comme Isabelle Huppert dans Phèdre... Et sans Gérard Depardieu en Thésée.  ARTHUR CRAVAN et JACQUES VACHÉ et JACQUES RIGAUT, c'est autre chose que des humoristes, ils enfourchent le même cheval que les dé-penseurs et les poètes... Clowns désespérés. "leur vie a été courageuse, une brillante résistance contre la tyrannie des certitudes." 
Dans la foule au restaurant après, c'est tellement agréable le théâtre, et après avec ses amis, ses compagnons d'au delà, d'aller manger juste en bas sur place et d'y rencontrer les comédiens et toutes sortes de badauds comme Yves-Noël Genod (qui lui était venu voir : Sur les cendres en avant de Pierre Notte). 
J'étais avec une nouvelle amie, pour la 1ère fois nous allions au théâtre ensemble, elle nous dit à Pascal et à moi je ne vais pas au cinéma car je trouve cela cher et tant qu'à sortir je préfère pour 10€ de plus, aller au théâtre c'est quand même autre chose...  
et ton Michel Fau ? Il joue un géant déserteur, boxeur, poète déblayeur, amoureux et époux d'une poétesse :  "je la respecte avec la timidité des girafes pour la lune." comme cela lui va bien, cette phrase dans sa bouche,  m'a fait verser des larmes  : 2 ou 3 je vieillis....
J'adore les trios.... C'est un spectacle d'exception, il n'est pas prédigéré, il est sous les paillettes d'un cabaret où la vie a  une chance de changer. 
Mais t'as ri ? Pas tout le temps pas à m'en décrocher la mâchoire j'ai souri aussi sans que les anges en soient contrariés, par exemple quand assis sur trois chaises, ils se tirent, se taillent, changent de place quand une chanteuse vient leur souffler son air d'opéra, ils dégagent plusieurs fois. 
Pascal a conclu : Michel Fau il est toujours bien... 
Et le passage sur Hamlet est croustillant et grand guignol à la fois et fait un peu peur, nous sort de notre posture face à Shakespeare. 
Cours-y vite toi qui est passé déjà par des affres..... Et qui rêve sans arrêt à plus d'impertinence.
Critique sincère de Gilles Costaz pour ce spectacle qui "rit d'une artère et qui pleure de l'autre"....

https://www.parisbouge.com/mag/articles/par-dela-les-marronniers-la-piece-loufoque-de-jean-michel-ribes-au-theatre-du-rond-point-2682



http://www.folietheatre.com/?page=Spectacle&spectacle=216&PHPSESSID=9d178a119deac2d69b1deabd2ceec2b0
http://picrokole.chez.com/ 
allez-y je vous promets c'est bien je veux bien y emmener vos enfants, ce sera l'occasion d'y retourner, il y a un enchantement sur le fil c'est comme fragile...
Programmé du 6 avril au 2 juillet 2016,
les mercredis et samedis à 16h30.
Pendant les vacances scolaires du 18 au 29 avril 2016 : du lundi au vendredi à 10h30 (même les mercredis – pas de séance à 16h30) et le samedi à 16h30.
A la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt - 75011 Paris (Métro St Ambroise). tarifs super intéressants sur billetreduc, qu'on se le dise !


Musique à ne pas rater avec ce jeune homme pur,  Baptiste W. Hamon
https://www.facebook.com/events/579267038893395/?ref=22&feed_story_type=22&action_history=null 





Expo aussi à venir de JC Bourdon Rencontres Maison de la Suède, Cité Universitaire, 7F Bd Jourdan Paris 14,  le 4 mai à 18h