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mardi 24 janvier 2017

Barbara ma soeur par delà la mort : émission sur France 2 de Laurent Delahousse



ce 2ème lien pour cette phrase de Barbara qui est la conclusion de l'article : "ce ne sont pas les paroles qui sont importantes..."
En général je n'aime pas ces émissions qui y touchent sans y toucher, je m'explique, ces émissions qui sont convenues mais se veulent de vulgarisation artistique car surtout on y parle de la vie, plus que de l'oeuvre, mais là, je ne sais pas si c'est parce que Barbara avait étendu ses grandes ailes, si c'est parce que c'est elle, l'émission m'a convaincue. Mon ami qui n'a jamais été un aficionados de Barbara mais qui m'a enregistré mes chansons préférées c'est à dire presque toutes, sur notre play-liste commune, a dormi pendant presque toute l'émission, il s'est réveillé pour l'enterrement, ou c'est de m'avoir entendu chanté qui l'a bercé...
Un jour un destin : Barbara au delà des apparences : ça se revoit en différé au moins une semaine après, j'ai chanté, bcp pleuré, avais oublié que c'était au cimetière de Bagneux que nous nous étions tous serrés une dernière fois contre, elle n'a rien gardé pour elle tout donné à son art. Il y manquait beaucoup de chansons a cette émission... dans mes préférées, si la photo est bonne, Drouot, Pierre, le mal de vivre, Gottingen, l'homme en habit rouge... Madame... à chaque fois c'est comme la première fois, -mais c'était sur sa vie Nathalie -eh bien justement... puisque sa vie était mise en chansons mais j'ai découvert son aide incroyable dans les prisons pour les malades du sida, qu'elle tricotait des écharpes que personne ne mettait et qu'elle vouvoyait ses chats... Ce que je savais c'était ses prises de position pour la lutte contre le sida, elle nous a tous soutenu avec sa chanson à l'époque Barbara.

Dans cette émission, ils ont aussi rappelé qu'elle était drôle...  


Si d'amour à mort

Si s'aimer d'amour
C'est mourir d'aimer
Sont mourus d'amour
Sida sidamnés
Les Damnés d'amour
A mourir d'aimer
Ils sont morts d'amour
D'amour sidamné,
O Sida Sida
Danger Sida
O Sida Sida
Sid'amour à mort
O Sida Sid'assassin recherché
Mais qui a mis l'amour à mort,
Mon amour malade
Ma douleur d'aimer
Mon Damné d'amour
Sida sidamné
A vouloir t'aimer
Amour à mourir
J'en mourrais peut-être
amour sidamné,
O Sida Sida
Danger Sida
O Sid'amour à mort
Maladie d'amour
A guérissez-moi ce mal d'amour
Qui nous fait mourir
Sid'abandonné,
A pouvoir encore
S'aimer d'amour
A en mourir d'aimer
A guerir ce mal d'amour
Qui nous fait mourir
Sid'abandonné,
Si s'aimer d'amour
C'est mourir d'aimer
Sont mourus d'amour
Seuls et sidamnés
Les Damnés d'amour
A vouloir s'aimer
Ils sont morts d'amour
Sid'assassinés
(Barbara/Barbara)

jeudi 4 février 2016

Ne m'abandonne pas, quand la petite lucarne de la télévision s'éclaire.../Radio : encore Boomerang avec Anne Alvaro sur France-Inter

 Ne m'abandonne pas
sur FB j'ai posté...
Ce téléfilm était un peu comme les films de Cayatte ou Gavras : politique et pas seulement... la soirée avec débat comme les meilleurs "dossiers de l'écran" et pourtant la formule était revisitée un peu comme Augustin Trapenard (le nouveau Bernard Rapp) revisite les émissions littéraires culturelles à la radio et à la Télévision. Quand les journalistes sont bons....
 Il y aurait plein de critiques à faire et demander aussi pourquoi ils n'ont pas parlé ou cité l'excellent film Les Cowboys sur le même sujet moins optimiste.

Annie Guillotin Très bon téléfilm plein de vérité Dommage que le débat n ait pas été à la hauteur : pas assez approfondi et le journaliste comme cela se fait souvent interrompait les interlocuteurs
Nathalie Feyt Les témoignages étaient quand même bien. Le journaliste à ce moment était soft, j'ai trouvé. Mais après avec les autres intervenants c'était plus confus. Les débats sont plus intéressants et divergents chez Taddei à ce soir ou jamais.






A écouter, moment intense. ANNE ALVARO, elle joue avec une autre actrice deux rôles prévus pour des hommes au Théâtre des Bouffes du Nord : dans les solitudes des champs de coton de Bernard-Marie Koltes. Elle a joué des rôles travestis par exemple Romeo. Elle nous délivre un long passage du texte merveilleux. Romanesque littéraire cruel et généreux tellement par sa voix. Émission cher Augustin, qu'on aimerait avec vous poursuivre au moins pendant une heure... 

lundi 25 janvier 2016

Vaudeville, tout le monde descend... encore 2 dates/ Grisette est partie.../ On n'est pas couché : Pascal Demolon, Camille Laurens

Dernier message laissé à ceux qui  s'interrogent encore --comment ça se joue Labiche? Vaudeville 
 Lundi 25/01, ce soir ce n'est pas relâche ?  c'est la deuxième, ils ont bien joué hier soir pour leur première : Labiche, c'est la tendresse et l'impossibilité à l'exprimer, c'est la  joie de vivre malgré toute la bêtise humaine, c'est pas évident à première vue... et puis ça dépend de la mise en scène et des interprètes, car c'est cruel aussi comme sous le trait d'un caricaturiste. Oui ! mais le théâtre, le cinéma, c'est laisser la place à chacun de se refaire son histoire, à chacun... "Un pour tous et tous pour un". Là, sur la photo, ce sont nos Roméo sans sa Juliette, et Juliette sans son Roméo, en quelque sorte...et on veut les marier contre leur gré...
Et c'est encore ce soir... et le dimanche 31/01 donc à 20h30 prix des places 10 € au Le Lucernaire au Théâtre Rouge : Les 2 pièces de Labiche : La poudre aux Yeux et Embrassons-nous Folleville ! et un intermède de Feydeau : Les Célèbres. Ne pas appeler le théâtre c'est une soirée privée, réservez à personquirepond@outlook.fr
ou ici ou sur Messenger, as you like, ou bien-sûr par mail,
et bonne année de Nathalie Feyt en passant, en s'arrêtant, en écoutant, en regardant dans les yeux...





La deuxième s'est bien passée, c'était même très bien pour une deuxième, certains des acteurs dans la Poudre aux yeux se sont plus amusés qu'hier.  Il y a eu des micro-loupés, un trou ou plutôt un balbutiement de texte, un accessoire pas utilisé comme prévu, une entrée imprécise, une sortie en ligne brisée, une entrée anticipée, des placements dans la lumière incertains, mais c'est cela le spectacle vivant, les premières, ça se rattrape, ça parait pas pour le public. Le public parlons-en,  il était moins nombreux et il y avait un spectateur agité qui faisait des commentaires tout haut quelques chut !  énergiques l'ont interrompu un bon moment mais sur la fin, lors du générique lu par Philippe Person, il a remis ça. Le metteur en scène s'adressait au public : j'espère que vous avez passé une bonne soirée, et le grand escogriffe(pourquoi les escogriffes sont toujours grands...) a répondu : "non c’était nul !" Les comédiens l'ont tous entendu,  je suppose qu'il a voulu faire un bon mot... L'humour requiert un minimum d'éducation, quand on est au théâtre. Ce n'est ni être chez soi devant la télévision,  ni être dans un grand stade à ciel ouvert où les supporters peuvent s'affronter en paroles.  En plus c'est une petite salle et puis ce sont des amateurs qui jouent comme des pros mais qui n'ont pas l'expérience d'un grand acteur ou chanteur comme j'ai pu voir, Léo Ferré qui s'était arrêté de chanter au Palais des Congrès, jusqu'à ce que les rieurs du 2 ème rang se lèvent et sortent.
Enfin comme c'est un ami une connaissance forcément d'un des comédiens, il se tiendra mieux une prochaine fois, car il aura forcément un retour, s'il se repointe dans une salle de spectacle vivant. Les autres De ce public d'un soir, étaient contents, touchés, certains scandalisés par les réflexions du monsieur plus incivil qu'un chien pour aveugle ou un orang-outan apprivoisé. "C'était bien, ils jouaient tous bien. Tu nous les présentes... On peut aller prendre un pot avec vous...." et cela je vous le dis, c'est un signe.
La troisième sera un sommet.
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Adieu , Grisette pour moi et Mimine pour ma mère
Grisette et son chaton enfin rassasiés


Grisette, Mimine, Mistouflette (le nom que des voisins lui avaient donné, nous l'avons su que très récemment) la petite chatte de chez ma mère est partie... chez le vétérinaire et  n'est pas revenue... depuis j'y pense sans arrêt, elle qui était à première vue si insignifiante, vieillie, amaigrie, ne quittant plus son panier et inondant la cuisine de ses pipis, oui réguliers, la nuit, puis le jour, puis dans son panier... Elle nous était arrivée avec ses deux petits, à l'origine, petits que nous avions placés sans difficultés, tellement ils étaient beaux gris tigrés. 
Il suffisait de la caresser sous le menton, ou entre les deux oreilles, elle vous offrait le plus immense ronron que j'ai jamais entendu. Mon papa l'a aimée avant qu'il ne devienne trop malade pour la supporter sur ses genoux. Et elle, qu'elle ait les reins atteints, pour uriner un peu partout... "Elle a les reins foutus" a dit le vétérinaire et pour arriver à  son diagnostic, il a commencé par la raser, pour lui faire une  échographie de la vessie, qui n'a servie à rien et après il lui a fait une prise de sang... il aurait pu inverser ! "16 ans, c'est pas si vieux, il a dit, pour un chat maintenant". On les déteste toujours les vétérinaires qui conduisent à l'euthanasie d'un animal familier. Ma maman y était toute seule avec l'assistante ménagère Laure, sa 2ème fille, elles ne sont pas restées pour l'anesthésie du mot Fin.
tous les chats savent cligner de l’œil
"On n'est pas couché"  23/01 : Pascal Demolon et Camille Laurens. À un moment de ma vie réelle j'ai connu Pascal Demolon à un stage audition et puis je lui ai présenté une de mes meilleures amies et puis ils se sont séparés avec fracas, il y a bien 20 ans. Son talent singulier éclatait déjà, il était à la fois généreux et orgueilleux. Camille Laurens je la connais peu et n'arrive pas encore à lire entièrement un de ses romans. Je l'ai rencontrée à une lecture publique où nous lisions entre autres personnes avec célébrités au profit du Refuge et à l'initiative d'Olivier Steiner un de nos amis communs. Ni l'un ni l'autre à cette émission, ne sont à l'aise, c'est le jeu de passer sur le grill, l'un est comédien l'autre est écrivaine avec style, grâce et sans concessions, le comédien s'en tire mieux, il charme. L'écrivaine est plus susceptible ? Non elle n'hésite pas à aller au conflit avec Yann Moix. L'impression c'est qu'ils ne s'estiment pas. 
Bref je recueille de loin ces traces d'amitié, virtuelle comme les ruines d'une maison où j'ai passé du temps. "La réalité n'a jamais intéressé personne "CIORAN. Irais-je voir la pièce : Je vous écoute  lirais-je le livre : Celle que vous croyez, jusqu'au bout ? http://www.france2.fr/…/on-n-e…/diffusions/23-01-2016_453074
À propos de la présence de Pamela Anderson JE DIS BRAVO, et je me demande quels nouveaux monstres nous sommes p/r à la souffrance animale : plus de foie gras, plus de poisson (quelle horreur l'élevage industriel pour le foie gras = foie malade )À ce propos dans la ferme où je passais mes vacances près de Pau , les oies les canards allaient gambader après le gavage, pur le gavage avec une moulinette manuelle elle plaçait les volatiles entre ses jambes, les plus gourmands, venaient au devant de la fermière... Si nous réagissons maintenant cela sera un mieux, une résurrection ... Pour le paradis perdu de la nature avec animaux. J'ai appris aussi que seules deux espèces se tuent entre eux les hommes et les colombes. Et aussi que les femmes après 48 ans.... via Camille Laurens n'ont plus de vie amoureuse...Tu m'étonnes que l'on se détourne de la vie réelle par FB.
Ne pas accéder au bonheur c'est souvent parce qu'on s'attend à un trop grand bonheur quelque chose comme cela, toujours du même CIORAN.

lundi 20 janvier 2014

Le misanthrope ou l'atrabilaire amoureux : sur la 2 On n'est pas couché/et à Versailles au Théâtre Montansier/ et au THÉÂTRE DE L'OEUVRE à partir du 30 janvier 2014/Toutes les critiques

à Julie Depardieu
-Vous avez joué au théâtre déjà
-Ce n'était pas des vers
à Michel Fau
-Vous aimez qu'on déclame....
-....  j'aime la poétique, ....c'est comme si vous jouiez ou chantiez du Mozart comme du Cabrel....
http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche
à 0h42
à 1h34' 32"  l'extrait...
à 2h25,  il et elle passent dans le fauteuil, j'aime quand Michel se regarde, à l'écran de contrôle, il se marre...
Julie Depardieu et Michel Fau pour la pièce «Le Misanthrope ou l'atrabilaire amoureux», de Molière, au Théâtre de l'Oeuvre et avant une semaine à Versailles au Théâtre Montansier


 Je n'ai pas pu attendre je suis allée le voir à Versailles
article sur la Terrasse :
"La comédie de Molière est ancrée dans les dimensions sociales et intimes de son époque : les us et coutumes de la Cour, où règne l’hypocrisie, et quelques difficultés de l’auteur avec sa jeune et volage épouse Armande. Le “héros“ Alceste se détache de ses contemporains flagorneurs et imbéciles et s’attache à la coquette Célimène : paradoxe très humain où cœur et raison se contredisent. Intemporelle, l’œuvre garde toute sa pertinence aujourd’hui dans une société toujours régie par certains codes et rituels, où l’illusion et les masques dissimulent habilement une vérité pas toujours bonne à dire (évitons de piquantes allusions à l’actualité du moment). Cette œuvre est un exceptionnel terrain de jeu théâtral ! Michel Fau ne souhaite ni actualiser l’oeuvre  ni caricaturer les personnages d’Alceste (qu’il interprète) et de Célimène (interprétée par Julie Depardieu), des « héros tragiques » qui iront « au bout de leur destruction ». « ll faut rêver  le 17ème siècle (…), mettre en lumière un monde décadent et raffiné, précieux et féroce » dit-il.

Agnès Santi

Juste après
Message laissé à Michel : (j'ai du l'arranger un peu car sous l'émotion et toutes les images qui se bousculaient au portillon, c'était encore plus incompréhensible ;-)
Objet : TR: cet Alceste ce Philinte cette Célimène cette Arsinoé cet Oronte cette Eliante et ce Dubois et ces petits marquis...Acaste et Clitandre.
J'étais comme pro-pulsée dans un autre monde : livre d'images réincarnées. On entend toute l'histoire, on n'est pas manipulé, on plaint toutes ces marionnettes comme dans un film de Bergmann et ou de Fellini. Les maquillages vraiment, les costumes me touchent, car ils réveillent mon amour des plus belles poupées du magasin, de mes parents que je mettais dans la vitrine pour qu'elles soient comme vivantes, les plus belles toujours devant. Et là les poupées, ne m'ont pas déçues, elles ne sont pas allées avec n'importe quel client que je ne connaissais pas, pour jouer n'importe quoi, habillées n'importe comment ! Ce que nous avons ri, quelle écoute... les uns des autres.
A l'unisson, avec toutes les différences de personnages, c'est beau, bon et c'est la volupté de la mise en abime de ce Misanthrope à Versailles dans ce si royal écrin. Encore plus de plaisir, j'ai hâte de le revoir en version plus intime : j'espère que cela ne va pas être trop long, d'ici là. 

Dire o combien Philinte et Eliante nous touchent de leur grâce et ce Philinte, lui spécialement -par rapport aux autres Philinthe vus dans d'autres mises en scènes-,  me convainc,  -dans son amitié pour son monstre d'ami qui se minéralise dans toute sa solitude vaniteuse. Il est en plus drôle, à certains moments, alors qu'il écoute seulement. -Ils jouent tellement les uns pour les autres et pour le public alors que dans ce  grand théâtre, ils sont obligés de balancer, projeter-  Et Dubois, le valet, qui cherche dans la malle comme un chien, le mot perdu. Les entrées les sorties, les rapports, les intentions sont lisibles, légères et on glisse avec eux dans ce palais des glaces, des portraits. Julie Depardieu, c'est Célimène et Jean-Paul Muel c'est Oronte, Edith Scob elle s'amuse, quelle méchante Arsinoé...  ah quand au Misanthrope il nous rend amoureux de tout le genre humain, à part lui ?! 

Message du lendemain de mon ami de Versailles avec qui j'ai vu hier le Misanthrope : "Ça va en pleine forme
J ai aime notre visite des couloirs et antichambre du Montansier et la rencontre avec Michel Fau
Mais pour moi Alceste doit avoir un cote séducteur pour 
Qu il y ait un doute pour leur spectateur. Va t elle le suivre?
Ma réponse :
et que fais tu des femmes, là dedans c'est un mystère d'autant plus grand pourquoi les femmes tombent amoureuses et les amis tombent en amitié. Les poupées des ours, les gentils des atrabilaires,  parce qu'ils doivent dire malgré tout ces nounours, ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent, leurs sentiments : c'est vous ! "c'est toi que j'aime et si tu veux tu peux..." La sincérité a ses charmes et ses perversions.... L'émotion suscitée par un ours qui tout a coup grogne : un je vous aime ou plus risqué mais encore plus fort : je voudrais vous épouser et je vous emmène sur mon bateau : Pasolini et La Callas.... 


ah! une dernière petite chose, votre façon de gommer les âges, les vieux sont aussi jeunes sinon plus que les jeunes. Ça c'est un coup de maître...
Le public dont des scolaires certes à Versailles était heureux et d'ailleurs "les scolaires" se sont bien manifestés par leurs applaudissements. C'était plein de joie et de promesses pour le théâtre facétieux à venir.


à Pascale Fau 
une maquilleuse royale.
tes maquillages relèvent les expressions et aplanissent les vicissitudes de l;âge et c'est d'autant plus sensible dans l'amour l'amitié, on a tous les âges tous les jours... Merci Pascale  

si je connaissais le créateur des costumes  je lui écrirais
-On passe des reproductions sur nos anciens classiques Garnier Larousse aux cinémas de Tim Burton aux poupées de porcelaine, aux précieux de Ridicule et à nos extravagants  branchés des journées de la Mode : on rit aux costumes et les acteurs assument remplissent leurs froufrous à la fois beaux immenses et extravagants comme celui de l'Huissier l'homme de loi.-

quand à Bernard Fau l'inventeur décorateur, je n'ai pas son numéro mais son assistant m'a ramenée dans son Kangoo à Paris et je lui ai dit toute la vérité sur l'intelligence du décor des perspectives tronquées, c'est cela qui nous propulse, imaginez le palais de versailles dans un vaisseau spatial à la Star Wars, on ne sait pas quand on est dans le salon des glaces qu'on est dans l'espace... mais le tain des miroirs abimé qui ressort et qui se réverbère sur tout et tous avec la lumière... ils sont en porcelaine usée les vivants... ??

Quand au créateur lumières je ne sais pas qui c'est mais chapeau bas Monseigneur des feux....

 et cette semaine ce sera au Théâtre de l'Œuvre, jeudi 30 janvier 2014 1ère du Misanthrope
à Paris je reçois cette photo :







et j'écris encore embuée de sommeil
http://www.theatredeloeuvre.fr/misanthrope.html#.UudMLXhPec0
quel est ce prince samouraï Takeshi Kitano ? au pieds de cette fragile enfant princesse occidentale qui a perdu son rire tintinnabulant au palais des glaces....
Non c'est ce véritable misanthrope Alceste interprété par Michel Fau aux pieds d'une véritable Célimène, Julie Depardieu. Comme nous comme certains de cette époque ils se quittent, ils ne sont pas "gentils" ils existent comme des poupées coquettes branchés victimes d'éternels procès .... Et ils sont drôles malgré eux mais pas malgré leurs acteurs. Bref quand une pièce de théâtre semble refléter toute votre vie toute votre époque c'est de l'inoubliable...avec une distribution étonnante Tous, c'est une toute première fois au théâtre de l'œuvre ce Jeudi 30.

 Ce que j'ai oublié d'écrire c'est que ce théâtre là, est intelligent sans être imbu, il éclaire l'histoire de cette époque et la nôtre, toutes deux écrins de brillances d'hypocrisies et de bêtise. Le texte, les personnages, on en comprend les ficelles les non dits et on en entend la musique du texte et qui ne gomme aucune des intentions facéties humanité des personnages . Ce sont de vrais hypocrites ou méchants ou amoureux ou philosophes ou gentils et dignes. 
Les pédants les précieux ne sont hélas rarement reconnus de leur vivant.... 

Une dernière critique des représentations au théâtre de l'Oeuvre


http://thomasletheatrophile.over-blog.com/2014/01/sous-l-%C3%A9gide-baroque-de-michel-fau-le-misanthrope-retrouve-toute-sa-noirceur-et-son-outrance.html

La critique (excellente) du Figaro de Armelle Heliot -qui je pense est tombée amoureuse de... d'Alceste- ce ne sera ni la première ni la dernière
"Le comédien incarne un Alceste bouleversant et dirige avec intelligence Julie Depardieu et ses camarades. Très beaux, le décor et les costumes contrastent avec une vision noire de l'œuvre de Molière.
Un soleil baroque surplombe le plateau, inquiétant. De chaque côté de la scène, deux grands panneaux de bois doré, comme de hauts murs lambrissés qui menaceraient de tomber, ouvrent et ferment l'espace. Au milieu, une banquette. Le mur du fond garde son grain imparfait et change de ton selon les lumières de Joël Fabing.
Ce décor de Bernard Fau est fermé par un rideau à dominante rouge qui reproduit en partie un tableau de Jérôme Bosch et laisse un étroit couloir, occupé d'une chaise unique, à l'avant-scène. La couleur est donnée: baroque et cauchemardesque. C'est Pascal qui inspire la vision très janséniste du chef-d'œuvre de Molière, tel que le met en scène Michel Fau, interprète étonnant de «l'atrabilaire amoureux».
Sur ce fond angoissant, les personnages surgissent dans d'éblouissants costumes imaginés par David Belugou, sous leurs perruques grand siècle et leurs maquillages de fantômes. C'est superbe et impressionnant.
Travail profond

Ici, c'est la langue, la lettre même de Molière qui régit les mouvements et les âmes. Il y a bien longtemps que l'on n'avait si bien entendu la comédie, donnée sur un rythme vif et tragique. Chaque mot, chaque silence font mouche. C'est de la langue que naît cette mise en scène qui nous rappelle lumineusement que l'auteur est un comédien de tréteaux qui écrit pour le jeu, la représentation, le rire et l'émotion.
Noirs et lisses cheveux longs encadrant son visage pâle, Michel Fau est un Alceste tout de vert vêtu, qui souffre et ne supporte pas la liberté de la femme qu'il aime. Son timbre, son souffle, sa manière de dire le vers, avec rigueur et sans sophistication excessive, traduisent la douleur insupportable d'un homme qui exècre les vanités hypocrites de la Cour et est incapable de vivre dans ce monde. Une incarnation exceptionnelle inscrite au cœur d'une mise en scène scrupuleuse où chacun donne le meilleur.
La Célimène de Julie Depardieu, jeune veuve qui fuit à sa manière en s'étourdissant de coquetteries, en se divertissant (Pascal, encore), est grave. Il y a en elle une tristesse très intéressante. Philinte, le loyal, le raisonnable, le lucide, est très finement porté par Jean-Pierre Lorit. Dans la partition d'Oronte, Jean-Paul Muel compose magistralement le grand ridicule tout en donnant au personnage un fond d'humanité qui émeut. L'Arsinoé venimeuse d'Edith Scob tétanise tandis que la très aristocratique Laure-Lucile Simon prête à Eliante, la jolie cousine, sa subtilité mélancolique. Les marquis, Roland Menou et Frédéric le Sacripan, sont excellents et Fabrice Cals passe des valets au garde avec un esprit d'arlequinade.
Un grand spectacle qui traduit un travail profond de chacun et n'étouffe jamais le rire. C'est Molière dans sa complexité, sa modernité et ses personnages, dans leur vertigineuse ambivalence. "
Dimanche 2 mars au Masque et la Plume s/France-inter 20h débat critique.
Objet: CRITIQUES Michel

Cette critique est celle d'un journal : Le Point qui connait et aime le théâtre. "Nathalie Feyt est prodigieuse". Ce n'était pas ce critique là, c'était d'une femme connue à l'époque au Point, je ne sais plus son nom, c'est le plus beau jour de votre vie quoiqu'il en soit... quand on cite votre nom,  même si ensuite tout se détricotera, même si l'étoile filante passe déjà morte. Costaz il connait très bien et depuis longtemps les deux Philippe : Honoré et Person. Il aime le théâtre par  tous les temps. Il est invité au Masque et la Plume.
Cette critique est si précise. C'est pour cela que c'est parmi toutes ma préférée elle a le ton qu'il faut, n'en rajoute pas et reste enthousiaste.
Par 

Théâtre : un Misanthrope baroque et pascalien

Le Point.fr - Publié le 15/02/2014 à 09:39 - Modifié le 15/02/2014 à 15:58 

Michel Fau réussit une étonnante composition d'Alceste en compagnie de Julie Depardieu, Jean-Pierre Lorit et Édith Scob.

Michel Fau est l'un de nos grands histrions. Athlétique, le verbe haut, le cheveu tombant, il met souvent sa puissance de comédien picaresque au service de la parodie et d'un rire ravageur. Dans l'un de ses récents spectacles, n'a-t-il pas chanté en travesti naviguant entre la rengaine sentimentale et la moquerie assassine ? Ayant les moyens de la grandiloquence, il aime à les utiliser pour rire des poses de la solennité. "Tragediante comediante" : la formule semble avoir été écrite pour lui. La saison dernière, il montait et jouait une pièce oubliée de Montherlant, Demain il fera jour. À présent, toujours au théâtre de l'OEuvre, il s'attaque au Misanthrope de Molière, assurant là aussi la mise en scène et l'interprétation du rôle principal, Alceste. Et il nous surprend par une construction de la soirée qui intègre sa naturelle bouffonnerie dans une vision baroque et même "baroqueuse".

Un décorum louis-quatorzième

Pas de transposition dans l'ère d'aujourd'hui, comme c'est la mode. Mais, au contraire, un ancrage dans le XVIIe siècle à travers des costumes de ce temps-là, avec une surenchère de rubans, de plissés et de volumes bouffants, avec des coloris soutenus et clinquants. On n'a pas non plus lésiné sur les perruques, pour les femmes comme pour les hommes : que de boucles, sauf pour Michel Fau qui cherche la différence avec sa propre chevelure en chute libre, sans apprêt ! Signées par David Belugou, les tenues sont farouchement louis-quatorzièmes. Quant à l'espace, dû à Bernard Fau (frère de Michel), il est très inattendu, car, resserré, réduit, il freine les mouvements des acteurs au lieu de les libérer. Un premier rideau, sur lequel s'imprime un tableau représentant un Jugement dernier aux figures très charnelles, ferme la scène pour pousser les acteurs vers l'avant-scène, où le jeu se déroule de façon droite, face à la salle, avec très peu d'allées et venues. Quand le premier rideau est levé, une seconde toile, où sont peints sur les côtés les pans d'un palais glorieux, limite, elle aussi, l'aire de déplacement, un banc central permettant aux comédiens de s'asseoir là et de jouer face au public, dans une certaine raideur volontaire.

Ce sont donc bien aux codes baroques que Michel Fau se réfère, sans pour autant aller jusqu'aux reconstitutions d'un Benjamin Lazar (qui fait scander le vers de façon musicale et éclaire sa troupe à la bougie). L'acteur-metteur en scène a pris ici le parti de théâtraliser au maximum, avec une netteté, presque une rigueur, qui peuvent faire penser également au théâtre japonais classique. Mais, dans ce carcan et cette architecture, chacun joue dans la plénitude de sa voix et de ses gestes. À lui seul, chaque personnage est une comédie qui se déploie dans l'exubérance du corps et de la voix, avec quelques mouvements et fort peu de déplacements. Ainsi Fau vise-t-il à retrouver un art ancestral et à faire sentir, à travers ces grossissements, comme sous une loupe, la monstruosité de cette humanité. Son Misanthrope est sans indulgence : plus on est civilisé - comme l'est ce dispositif -, plus on est violent. Plus on est raffiné, plus on est pervers et cruel. La soirée est une parade des égoïsmes et des ambitions échevelés. Au milieu de ce carnaval mondain, Alceste se débat, pour perdre la partie face au monde et la belle Célimène.

Un jeu vif dans l'immobilité

Dans son jeu cadré par un style préétabli, Michel Fau dessine un Alceste fort drôle dans la façon exaltée de dire les vers, de leur donner différentes vitesses d'élocution, mais qui reste profondément douloureux. Il souffre, ce rigoriste incompris, et ses cris sont volontiers des plaintes. Le fait de ne se mouvoir que sur place, de rester le plus souvent prisonnier de sa chaise, ajoute à l'impression d'accablement du personnage. C'est un combattant qui va perdre  son combat. Il l'a même perdu dès la première minute. Fau restera désormais comme l'un des interprètes les plus originaux du rôle.

Incarnant Célimène, Julie Depardieu n'a pas la même singularité. Comme intimidée par son personnage, elle le campe de façon classique et prudente, mais, dans le dernier acte, elle atteint à quelque chose de très personnel et de très sensible : abandonnée, la séductrice ressent une blessure de plus en plus envahissante. En Philinte, Jean-Pierre Lorit joue une partition assez différente de celle de ses partenaires, celle de la retenue et de la nuance, rendant cet individu ennuyeux tout à fait attachant. Les autres acteurs sont tous comme les costumes, hauts en couleur, à commencer par Édith Scob à qui Fau a eu la bonne idée de confier le rôle d'Arsinoé : en prude fielleuse, elle est éclatante. De son côté, Jean-Paul Muel s'est engagé dans la création d'un Oronte ampoulé et grotesque fort amusant.

Ce Misanthrope semble arriver de la nuit des temps. Comme si l'on retrouvait dans une caverne les fantoches d'un temps révolu, mais toujours âpres dans le féroce combat mondain. À la fois fossilisés et vivants. Dans le programme, Michel Fau se réfère à Pascal : "L'homme n'est donc que déguisement, que mensonges et hypocrisie, et en soi-même et à l'égard des autres." Voilà une belle mise en scène et une très allègre interprétation des Pensées !



Le Misanthrope de Molière, mise en scène de Michel Fau. Théâtre de l'OEuvre, tél. : 01 44 53 88 88.


  • JULIE DEPARDIEU

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  • MICHEL FAU

- Cette boule d'énergie qui, nattes en bataille, dévale l'escalier menant à sa loge, est la femme de tous les paradoxes. Alors que dans la vraie vie, ce qu'elle préfère, c'est pleurer en écoutant un opéra, quand elle monte sur scène, c'est pour faire rire le public. Après Guitry, la voici chez Molière. Dans ce "Misanthrope", elle campe une Célimène tout en boucles et en féminité. Paradoxal encore, chez cette motarde invétéréé? Eh bien pas tant que ça...- Cette pièce doit être la préférée de ma mère, depuis petite j'entends parler de cette Célimène. Je l'ai lue vers 13-14 ans. 

Michel Fau

 étant pour moi le plus grand acteur du monde, quand je suis à ses côtés, je suis comme en stage de formation...
- Jouer pour la première fois une pièce de Molière, écrite qui plus est en alexandrins, pour 

Julie Depardieu

, le défi a été double.
- Elle pas eu dese jeter totalement de se jeter totalement à l'eau.
- J'en ai bavé mais c'est ça qui est bien, dans la vie. On se lance des défis, après on a peur, puis on se dit qu'on est obligé...- 

Julie Depardieu

 rêvait de réussir son entrée chez Molière, c'est gagné. Dans ce "Misanthrope" d'un baroque et d'une bouffonnerie irrésistibles, sa Célimène fascine par sa drôlerie et sa sincérité 

 


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Je devais être au ciel ce soir là car des anges m'ont saluée...