Attention ce n’est pas d’après « une histoire vraie » mais cette série est aussi intéressante que Capitaine Marleau et tient au charisme de l’actrice principale mais là il y a une réelle transgression de la mort sa représentation le cadavre, « le corps parle » en est le leitmotiv. Et c’est drôle humain imprévisible les personnages autour sont soignés pas seulement des faire-valoir. Quant à Julie Depardieu elle est originale et attachante dans un rôle inattendu.
Mytho sur Arte
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Excellente série Mademoiselle Marina Hands que nous avons regardé à trois avec le chat Dora d’une traite. Et que personne ne vienne vous dire quoique ce soit sur le choix du mytho car moi j’en ai eu un, pour de vrai, un cancer du sein... il y a 2 ans Et puis c’est tellement bon un feuilleton où l’on prend le temps de s’étendre, de se détendre et de prendre de la distance, réfléchir après, beaucoup, parce que oui le texte est bien écrit, certes c’est fini la première saison mais on attend et on sait qu’il y aura une suite.... Merci sincèrement de nous trois avec fantaisie et grandes émotions. Et y en a pas qu’un mytho et y en a pas qu’un très bon acteur.... Bravo bravo Ce n’est pas d’un genre précis comme d’ailleurs « les revenants... » c’est très bien écrit, les dialogues sont inspirés avec des acteurs inspirants ; dans les rôles secondaires jouent des acteurs trop rares comme Catherine Mouchet et Yves Jacques. C’est sur Arte TV accessible à tous impossible de décrocher on a tout regardé....On a vu et revu des passages longuement comme celui d’Yves Jacques avec l’excellente Marina Hands qui lui explique pourquoi les gens s’assurent... 3 ème épisode, ou bien avec cette femme habillée en orange avec un chapeau dans certains plans (personnage totalement imaginaire) qui explique que la folie, c’est de faire tous les jours la même chose et d’en espérer autre chose....
Mytho série à ne surtout... pas rater avec Marina Hands qui dit selon cet article du Monde « J’aime les rencontres amoureuses. Cela me rend infidèle ! » le réalisateur de la série Fabrice Gobert dit qu’elle a cette qualité d’héroïne... entre James Stewart et Carry Grant, entre Audrey Hepburn et Katherine Hepburn... « Je n’ai pas beaucoup lu j’ai du mal à me concentrer, c’est mon talon d’Achille. je suis une laborieuse.» « Jouer me donne un sentiment d’hypervie. Comme les toxicos. » Au réalisateur de Mytho elle a demandé : Saison 2 vous ne me faites pas mourir , hein ? Il m’a rassurée : -À l’épisode 3, tu es toujours vivante. »
Tommaso Ragno un mélange de Kurd Jurgens et Niels Arestrup et Michel Fau et Harvey Keitel, joue un bad prêtre dans l’extraordinaire série italienne sur Arte Il Miracolo écrite pour être réalisée à l’écran par l’écrivain Nicolo Ammaniti. Voilà c’est fini ! nous avons regardé sur Arte TV les derniers épisodes, tellement nous étions comme envoûtés par tous les acteurs jusqu’à la fin sans pouvoir nous arrêter, l’histoire les liens avec « le miracle » entre les personnages, comme pour un film choral genre Magnolia. Après les lendemains, nous en avons parlé et reparlé à nos amis. sur Telerama il signent "Prodige"
Une ville fatale : Architecture, l'argent, la musique, sont comme des bouées auxquelles nous nous rattrapions, si nous le voulons, mais le fil conducteur, ce sont les voitures, Columbo, bien-sûr, et les autres personnages, tous à égal intérêt même dans les brèves apparitions comme celle du cardiologue ou de la masseuse japonaise. On ne les oublie, pas, ils ont comme une épaisseur d'humain et en tant qu'acteurs vraiment quelque chose à jouer. À l'égard des personnages, on éprouve aucun préjugé on n'est pas manipulé vers un jugement facile, même les tueurs, on arrive à glisser sur la même pente qu'eux.
Je ne traiterais pas dans mon condensé, consommé d'émotions tous les points notés en préambule ni pour cet épisode ni pour un autre.
Un film est quelquefois inoubliable pour une scène qui resurgit même une fois qu'on a oublié tout le reste car les épisodes dans leur entier je les ai déjà vus dans les années 70 et puis il y a 15 ans on les a revus avec mon Chéri au début de notre relation sur TV Breiz.
Les personnages féminins sont singuliers, l'ex-femme Goldie et sa dernière jeune femme Jennifer du richissime Beau Williamson. Les deux femmes sont complémentaires !
L'ex-femme n'est pas du tout caricaturale, elle est sensuelle, vive, belle plante. Quand elle se plante devant Columbo, après son massage asiatique (japonais) pour mettre son peignoir -ah les peignoirs des femmes dans Columbo c'est comme les voitures de brillantes carrosseries sauf celle de Columbo, la fameuse Peugeot 203 sale et cabossée comme son imperméable-, elle demande à Columbo de se retourner, il obtempère timidement et là où son jeu est subtil et burlesque, il le fait comme s'il perdait le sens géographique d'orientation, de la situation et pas comme s'il en perdait la tête.
Le corps et les vêtements, l'incarnation de la classe sociale, dénotent des écrivains comme Annie Ernaux ou Edouard Louis Eddy Bellegueule et donc ici c'est finement ciselé mais à l'américaine, les voitures ne s'appelaient t-elles pas les belles américaines et les femmes avec toujours un peu d'extravagance, les pinups.
Dans les files d'attente, le comportement de Columbo, ses attitudes délicates avec chacun, mais contrariantes vis à vis de lui-même du temps perdu sont dignes d'un Charlie Chaplin.
-la pause déjeuner du guichetier
-le renvoi kafkaïen d'un guichet à un autre
-le respect de son placement dans la file d'attente sans user d'un passe droit
Quelle finesse d'anti-Héros. http://www.vroom.be/fr/actualite-auto/les-voitures-des-films-la-peugeot-403-de-columbo
Il y a des périodes dans la vie pour des raisons peu relayées sur FB où l'on a comme besoin de se replier, prendre du recul, du repos, s'oublier pour mieux se retrouver : l'extérieur attendra, même au printemps. Et j'utilise sans modération, en ce moment, la vision des "feuilletons" des vieux aussi comme Columbo dans l'ordre des saisons et des séries plus récentes disponibles sur Netflix. Car cela me rapproche de l'enfance où les séries Mannix Le Fugitif Starsky et Hutsh, Amicalement vôtre, elles étaient une poche d'air à partager avec mon père ou avec ma mère, rarement les deux, quoique! : les Incorruptibles à 10h. On ne disait pas 22h, à 10h, car c'était long d'attendre, surtout que c'était le lundi soir jour de fermeture du magasin de jouets de mes parents.
À propos de Columbo, Peter Falk dans son personnage de Columbo a joué dans les Ailes du Désir de Wim Wenders. Et puisque depuis, on sait que ce personnage interprété par lui est un ange, je vous promets une analyse des épisodes dans l'ordre chronologique de mes ressentis. Et puis il faut mieux s'habituer à refréquenter les anges : ces êtres séparés entre réalité et fiction.... Les acteurs sont eux aussi par définition des anges mais quand ils quittent leurs tréteaux, ils ne sont que des hommes et ne font pas de plis à la vie....
J'ai vu la Série Marseille et je suis très contente que cette série ne soit pas un House Cards français que je n'ai pas pu regarder jusqu'à la fin de la 1ère saison. Les fils étaient tellement serrés qu'on en voyait aucun fond, aucun hors champ, aucun lyrisme (ou cliché !). Les clichés on peut les traverser les sublimer tandis que le formel pour le formel, est au bout d'un moment indigent, sans rien d'autre. House of cards ce n'est pas Twin Peaks non plus.... ni Columbo.
Marseille est beaucoup plus pertinent que Baron Noir, il ne met pas seulement en exergue les rivalités des hommes, leurs intérêts economiques et personnels. Il fait ressortir que la politique peut être un art et que si on la laisse devenir depuis des dizaines d'années que de la comm sur de la comm, elle sonne faux et paralyse toute évolution politique et sociale. Rien ne bouge plus... et cette évolution possible serait subtile à faire émerger.
Depardieu est immense et humain, Benoit Magimel en prédateur obsédé par la recherche d'un sens à sa vie désertée, depuis l'enfance, est crédible, il existe avec singularité, à côté de Depardieu. Le casting est bon, les coups de théâtre qui nous font attendre la suite, sont très bons.
Les meilleures critiques données à cette série,(il y en a peu) n'acceptent pas le langage utilisé, des mots trop crus, quand je vous disais qu'on place tout dans les apparences. Les mots crus sont le contraire de la vulgarité quand ils correspondent à une humeur comme la colère, le désespoir, la perte totale de repères affectifs. La fin on la sent arriver bien sûr, mais on se dit que le son d'un stade de foot à Marseille, ce n'est pas seulement un cliché, quel homme politique ne va pas voir les matches de foot, les clasicos à Paris et à Marseille .
Deux scènes sont pour moi inoubliables, l'une par le jeu de Depardieu, l'autre par la mise en scène et le cadrage.
La femme de Depardieu est touchée par une maladie rare de paralysie qui a commencé par la priver de sa main droite alors qu'elle est violoncelliste. Depardieu dans le rôle de son mari lui confie qu'il avait décidé de quitter le postulat de maire de Marseille pour s'occuper d'elle et après bien-sûr un silence mais pas trop long, il dit, on devrait prendre un chien, c'est tellement juste qu'on voit le chien dans son regard, rien ne bouge dans son visage pourtant.
L'autre scène, il entre dans leur maison comme à l'habitude en s'approchant il l'entend jouer il la découvre de dos avec son violoncelle, il sourit comme un enfant au son de la musique retrouvée et en approchant en gros plan sur Géraldine Paillas, on voit que le violoncelle est sans cordes et que le son vient des enceintes et donc d'un enregistrement. Jamais je n'avais perçu que tous les enregistrements, captations possibles ne rendraient à la musique à l'art sa vie... Et j'ai pleuré avec elle. Je voulais dire aussi comme cela en passant que la complicité des deux acteurs, est intacte, comme dans les films de Pialat. L'importance des costumes, qui tombent impeccablement sur le corps massif de Depardieu lui donne une sensualité tendre comme celle d'un rempart protecteur, qui pourrait ouvrir les bras plus larges, des bras de soie. Car il y en a dans la trame de ces costumes...
Iron Fist est un alliage Manga et Marvel mais là aussi bien fait. Et surtout on ne s'y perd pas dans les personnages et leurs quêtes. Une phrase qui j'ai relevée toute simple : les hommes ont des fusils mitrailleurs parce qu'ils ne savent plus se battre. Ce n'est pas si fantastique et violent que cela. Là aussi comme dans Homeland que je place quand même toujours en numéro 1, les femmes sont complexes libres et à part entière l'égale de l'homme, et c'est cela le vrai miracle des séries... http://www.journaldugeek.com/2017/03/17/alors-on-regarde-iron-fist-que-vaut-la-nouvelle-serie-de-super-heros-de-netflix/
Le problème de cette série c'es qu'elle est un peu trop fabriquée, les expositions sont très bavardes et les ressorts de l'action un peu téléphonés, mais les combats sont réussis et impressionnants pas autant que dans un film de Tarantino, comme si ils n'osaient pas l'humour seulement l'extravagance. Iron Fist va fonctionner en équipe : The Defenders, prochaine série sur Netflix.
Sinon j'accorde assez peu d'importance aux génériques mais j'adore ceux de Homeland et de Marseille beaucoup moins celui de Iron Fist quoique la musique sur la fin, j'étais persuadée de l'avoir déjà entendue quelque part... dans une autre série. https://fr.wikipedia.org/wiki/DC_Comics https://fr.wikipedia.org/wiki/Iron_Fist_(comics) https://fr.wikipedia.org/wiki/Marvel_Comics
5 semaines sans rien écrire, mais j'ai continué sur FB...pourquoi ? je crois que sinon tout fuit s'amenuise, s'éloigne, certes il
vaut mieux vivre les moments avant de les cadrer pour s'apercevoir
qu'ils sont vides et que le hors champ est inatteignable, mais comme les lapins
sur les neiges j'aime à laisser traces de mes pas dans tous les sens, pour semer
les prédateurs éventuels.
Réflexion postée sur FB, à propos d'une vidéo de déclarations de militants frontistes récoltée par le Petit journal le 11 avril dernier, auquel des amis ont répondu : on oublie que cela existe ! : http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-petit-journal/pid6515-le-petit-journal.html?vid=1380990&utm_content=bufferbe00f&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer Oui
car de plus en plus les gens qui lisent qui vont au théâtre vont au
cinéma c'est 10 à 15% des français et non pas 85% du marché pardon de
l'électorat même si les réseaux FB ou autres, voir à la radio ou même à
la télé, nous font penser que tout le monde
il est beau et pas con cultivé voir même généreux. SURTOUT que ces 15%
fonctionnent en vase clos et sortent rarement de leur aquarium. "La
tête et les jambes" c'est un slogan désaffecté au profit du corps et du
fric.... la poésie est réduite à quelques rengaines, la spiritualité aux religions. La régression en
plus, certains anciens ont perdu la mémoire et le désir de continuer à
s'instruire parce que de toutes façons on oublie, il faut noter, relire,
leurs connaissances ainsi deviennent de fausses références, sans mises à jour, leurs souvenirs
fictions. Pour enfumer ce gourbis, j'écris moins mais je note toujours et
relis à commencer par le théâtre que je croyais connaître et j'ai même
ressorti mes livres d'enfant, les contes d'Andersen, Amadou le
bouquillon, Fido chien de berger, Le chat du capitaine...
une photo du 13 avril 2012 avec Smoky morte depuis
avec pour commentaire :
C'est la vie populaire où "tout le monde veut être célèbre". Il n'y a pas que des dangers à se regarder dans un miroir... ou se prendre en photo. Il y a comme une conscience de soi. Comme si le corps : l'instrument du danseur comme du comédien du gymnase du footballeur, existait pour chacun, qu'il en découlait enfin des tas de vies possibles et pas seulement imaginaires... à partager
Photo du 11 avril 2014 : cette librairie c'est au plaisir des yeux.... M• Plaisance à 2 pas du carrefour, 120 rue Raymond Losserand, la devanture est peinte en vert.
détacher le vrai du faux au quotidien
Lectures : Plus jamais d'invités ! de Vita Sackville-West/ Les bannis de Laurent Carpentier
les deux m'ont été comment dit-on transmis par une libraire : le premier en cadeau le second pà une rencontre signature dédicace avec l'auteur. J'ai aimé les deux et accepté d'autant de les lire en entier parce que ils étaient humains. Le premier serait comme écrit par une Jane Austen, de notre époque, la fin m'a décue mais sinon j'ai beaucoup rêvé à une adaptation cinématographique ou même théâtrale à la Yasmina Reza. Laurent Carpentier écrira je l'espère sur lui , ou sur sa grand-mère Fine, seulement, dans son second roman pour qu'aucun fil ne nous échappe. Là la saga familiale nous fait trier les personnages, certains sont décors plus que liens. Les deux sont très bien écrits traduits. Cinéma : Merci Patron ! comédie documentaire... de François Ruffin http://www.marianne.net/merci-patron-cri-ralliement-du-new-york-times-100242013.html
On s'est levé après le film tout le public dans la petite salle du cinéma Chaplin St Lambert a applaudi. Après on a acheté le journal Fakir pour mieux comprendre comment recréer un rapport de force entre la France d'en bas et la France d'en haut, entre la famille Klur aux abois (chômage dettes) et Bernard Arnault PDG du groupe LVMH, qui détient le plus de filiales dans les paradis fiscaux.
Médecin de campagne, j'ai beaucoup aimé car tout y semble vrai et malgré tout apaisant, réparable, rien n'est appuyé même pas les gros plans et à propos du cinéma, il y a une petite scène extraordinaire ou une vieille dame censée être la mère du médecin regarde debout la télévision et son fils lui demande pourquoi ? elle répond parce que je regarde un film. -Pourquoi debout ? et elle rajoute pour ne pas m'endormir... Je ne me suis pas endormie et cela m'a fait du bien après être allée voir ma mère une semaine de pleurer aussi longtemps, lentement doucement avec ma voisine, inconnue...
Midnight Special de Jeff Nichols, comme ses autres films on met plusieurs jours à s'en délester, à le détailler et à voir de la science fiction partout autour de soi, c'est tout à fait différent d'ET et c'est aussi fort, fidèle à une dimension en soi reliée à l'enfance et à l'attachement de l'enfant...
un mois après je n'ai rien oublié.
Section Zéro d'Olivier Marchal, je ne retrouve rien dans les critiques de cette série, de ce que j'ai vu. C'est tout sauf paresseux, les personnages les décors sont bluffants. Et on ne peut pas s'en défaire facilement, cette série, elle reflète toutes les impossibilités de notre époque et c'est aussi un policier.
Nou excellent papier sur leur dernier film à propos des frenchies kisses
sur leur chaine You tube à l'origine de caméras cachées vous pourrez trouver d'autres succès dont les films de Bengui, où j'ai eu l'insigne honneur de participer.
Théâtre : Antigone de Anouilh à la Mairie de Thoiry(78)par la Cie des électrons libres, j'aurais beaucoup de choses à dire sur ce spectacle de danse et théâtre, spectacle "amateur" exigeant et qui touche. Pour critique, les costumes m'ont heurtés et je ne me la pète pas dans le style j'ai été professionnelle, c'est bien de heurter, la ligne est osée, entre Star Wars et les pompons girls. Ils ne se laissent pas intimider, même si la mairie a demandé qu'on enlève certaines scènes trop réalistes : le viol par les gardes et la ceinture d'explosifs "factice"... sous la cape du jeune page.
La sensualité époustoufle.
Pour caution ils ont obtenu l'aval et la présence de Colombe Anouilh(fille de l'auteur). La Cie de danse, qui a chorégraphié le prologue et l'épilogue de la pièce est imprégnée de toutes leurs singularités et de leur force, ils sont graves et beaux, leur ballet raconte tout le désespoir d'une jeunesse bafouée alors qu'innocente. C'est une pièce là aussi qui devrait être vue réellement par tous les jeunes et leurs parents, car elle ouvre à discussions. Il y a une troupe véritable, pour la pièce de théâtre avec des étrangetés, dont un garde messager à l'accent du Sud-Ouest, une jeune femme noire -vestige du chœur antique ou du peuple moderne- qui tout le temps regarde passer le théâtre. Tout un monde décliné, comme dans la vie et non pas comme sur les images glacées des pubs télé ou sur les affiches, magazines. Et pour moi l'idée la plus forte de cette mise en scène, c'est cette grosse pendule chronomètre attachée en fond de scène, qui avance tout le temps de la représentation et est arrêté à la fin des 2 h, par Créon. Le duo Antigone et Créon est de haute voltige celui d'Hémon et d'Antigone amoureux, celui d'Antigone et de sa Nounou, d'une folle tendresse. La transmission entre les générations de Créon à Antigone puis de Créon à l'enfant page, témoin sensible à tout, s'est comme détraqué. Les rapports sont intenses et c'est avant tout cela le théâtre, bravo à la direction d'acteurs et aux acteurs.
Le dernier jour d'une condamnée :
ACAT France (Association Chrétienne pour l'Abolition de la Torture) a assisté hier soir au théâtre Essaïon (Paris 4ème) à la représentation du spectacle Le Dernier Jour d'un(e) condamné(e) d'après le roman de Victor Hugo. Les représentantes de cette ONG internationale ont été très touchées et se sont montrées très enthousiastes sur le partenariat avec L'Embellie Turquoise qui produit ce spectacle. De très beaux projets sont à l'étude !
Interprétation : Lucilla Sebastiani
Mise en scène : Pascal Faber et Christophe Borie
Adaptation : Florence Le Corre-Person
Pour réserver ce spectacle :
Téléphoner à L'Essaïon au 01 42 78 46 42
ou aller sur le site de L'Embellie Turquoise www.embellieturquoise.fr onglet "Réservations en ligne (hors scolaire)"
Par delà les marronniers, au Théâtre du Rond-Point avec Michel Fau mis en scène par Jean-Michel Ribes, j'ai hâte j'y vais samedi... j'adore cette expression par delà, le théâtre c'est pardelà la vie surtout avec Michel Fau.
Ça y est j'ai vu par delà les marronniers. La dernière image, oui elle a fait mouche et aussi celle du personnage interprété par Michel Fau : Arthur ou Alfred Vacan ... Qui traîne sa barque et meurt : Vacan ? Un géant de deux mètres et boxeur, tu y vas quand ? Ce spectacle fait penser à Palace, Oscar Wilde et tous les surréalistes, les suicidés, les oubliés, les ratés magnifiques, Dali, les apolitiques et pourquoi cela redonne : envie de vivre, de faire la fête avec deux ou trois amis et du courage ? parce que dans les périodes les plus tristes, en faillite, en guerre, il y a toujours une élégance possible et non convenue.
Car l'art musée, pompier, sacré, quelle rigolade entre nous comme Isabelle Huppert dans Phèdre... Et sans Gérard Depardieu en Thésée. ARTHUR CRAVAN et JACQUES VACHÉ et JACQUES RIGAUT, c'est autre chose que des humoristes, ils enfourchent le même cheval que les dé-penseurs et les poètes... Clowns désespérés. "leur vie a été courageuse, une brillante résistance contre la tyrannie des certitudes."
Dans la foule au restaurant après, c'est tellement agréable le théâtre, et après avec ses amis, ses compagnons d'au delà, d'aller manger juste en bas sur place et d'y rencontrer les comédiens et toutes sortes de badauds comme Yves-Noël Genod (qui lui était venu voir : Sur les cendres en avant de Pierre Notte).
J'étais avec une nouvelle amie, pour la 1ère fois nous allions au théâtre ensemble, elle nous dit à Pascal et à moi je ne vais pas au cinéma car je trouve cela cher et tant qu'à sortir je préfère pour 10€ de plus, aller au théâtre c'est quand même autre chose...
et ton Michel Fau ? Il joue un géant déserteur, boxeur, poète déblayeur, amoureux et époux d'une poétesse : "je la respecte avec la timidité des girafes pour la lune." comme cela lui va bien, cette phrase dans sa bouche, m'a fait verser des larmes : 2 ou 3 je vieillis....
J'adore les trios.... C'est un spectacle d'exception, il n'est pas prédigéré, il est sous les paillettes d'un cabaret où la vie a une chance de changer.
Mais t'as ri ? Pas tout le temps pas à m'en décrocher la mâchoire j'ai souri aussi sans que les anges en soient contrariés, par exemple quand assis sur trois chaises, ils se tirent, se taillent, changent de place quand une chanteuse vient leur souffler son air d'opéra, ils dégagent plusieurs fois.
Pascal a conclu : Michel Fau il est toujours bien...
Et le passage sur Hamlet est croustillant et grand guignol à la fois et fait un peu peur, nous sort de notre posture face à Shakespeare.
Cours-y vite toi qui est passé déjà par des affres..... Et qui rêve sans arrêt à plus d'impertinence.
http://www.folietheatre.com/?page=Spectacle&spectacle=216&PHPSESSID=9d178a119deac2d69b1deabd2ceec2b0 http://picrokole.chez.com/
allez-y je vous promets c'est bien je veux bien y emmener vos enfants, ce sera l'occasion d'y retourner, il y a un enchantement sur le fil c'est comme fragile...
Programmé du 6 avril au 2 juillet 2016,
les mercredis et samedis à 16h30.
Pendant les vacances scolaires du 18 au 29 avril 2016 : du lundi au vendredi à 10h30 (même les mercredis – pas de séance à 16h30) et le samedi à 16h30.
A la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt - 75011 Paris (Métro St Ambroise). tarifs super intéressants sur billetreduc, qu'on se le dise !