Tous les jours de la semaine sauf week-end eh oui même à la retraite
même confinée le week-end c'est sacré
une lecture pour les petits de Nathalie Feyt ici
écoutez avec vos yeux, regardez avec vos oreilles!
Cette vidéo dure 9 minutes 51... aucune notion du temps qui passe quand on lit à voix haute une belle histoire.
"Lire et faire lire" c'est une association qui bien-sûr a suspendu ses lectures, auprès des enfants, par les seniors dans les crèches, les écoles, les bibliothèques...
Juste avant que je ne commence cette aventure d'échange avec les plus jeunes, après rencontres formation, parrainage avec Jeanne qui allait 3 fois par semaine dans une micro-crèche, visite de la crèche où j'irais ; le confinement suite à la propagation du Corona virus a été décrété. https://www.lireetfairelire.org/content/epidemie-coronavirus-information-aux-benevoles-43311
Mon Perdu
Entre parenthèses ce sont mes premières réflexions après une semaine de confinement. Je ne sors pas je suis diabétique de type 2. Mon compagnon fait les courses encore à peu près 2 fois par semaine.
(ce retard, ce suspends puisse t'il nous apporter de bons réflexes, car quand j'étais comédienne élève lycéenne j'avais besoin de beaucoup de temps pour me préparer même si j'ai toujours su avec la boule au ventre improviser... les enfants les êtres ne sont pas tous égaux non seulement par l'intelligence mais par leur capacité à aller droit au but à ne pas prendre des chemins de traverse, digresser. On n'est pas obligés de tout réussir et de la même façon?quelle gageure humaine ces mesures de confinement).
(dans les amis qui me donnent de leurs nouvelles un groupe d'amis d'une amie, ils s'envoient des petits poèmes ou haïkus. En voici un
"J’ai regardé par la fenêtre
Bouquets de feuilles en explosion
Et chants d’oiseaux en ribambelle
C’est le printemps"
Et confinée j’écoute encore j’ai écouté sur France-Inter le boomerang en rediffusion de Claude Ponti
Voilà l’homme qui m’a donné envie de rester en enfance.
Au J10 c’est meilleur, que d’écouter cette émission,encore que d’écouter Julien Clerc. Un professeur de maths quand il s’est aperçu qu’il était gaucher lui a jeté une pluie de craies et ne l’a jamais ré -interrogé de toute l’année. Il demande aussi pourquoi les enfants qui sont très intelligents ne le restent pas... Il demandait à cet enregistrement, l’amnistie pour Jacqueline Sauvage... Cet homme n’a jamais cessé de s’adresser à sa fille. Il dit aussi que les bébés comprennent très vite que ce sont les pattes de mouches écrites dans un coin de l’image qu’on leur lit, parce qu’ils aiment la voix humaine....
Nathalie FeytC’est un très beau film qui explique comment regarder écouter les autres. Alors oui c’est triste et c’est aussi à propos d’une maladie... la lèpre au Japon, mais c’est au delà de toutes les peines... et souvent bien des zones sombres sont en chacun, des terres intérieures handicapant nos vies, on ne peut pas tout réussir. Mais pour aider et vivre mieux il est comme une ressource en soi celle de regarder la lune, les cerisiers en fleurs ou si vous êtes confinés, regarder cuire les légumes .... de les sentir avec tous nos sens.....ouvrez vos fenêtres le ciel est bleu mais il y a de bonnes odeurs de cuisine dans la cour intérieure un puits....
Je vais y aller avec Chien Pourri et les Mémoires d'un âne ... on verra bien s'ils me laissent lire.
Alors comment cela s’est-il passé ? Très bien... Nous n’étions qu’une petite dizaine avec 2 enfants, 4 personnes âgées des femmes, dont moi, trois bibliothécaires et quand même deux enfants 7-8 ans et leur maman. La petite fille et sa maman étaient fans absolues des histoires de Loup gris aux éditions Didier jeunesse, donc une des bibliothécaires a lu Loup gris de mauvaise humeur, pardon, de bonne humeur. Ensuite une dame âgée a lu un livre plein de photos d’enfants sur le thème de grandir d’écouter une voix et puis tous les verbes qui en découlent, il est épuisé mais traine dans les bacs des bibliothèques et ensuite elle a lu Bascule avec un renard et un lapin, très beaux dessins japonais, on les regarde, on les voit bouger, aux éditions Didier Jeunesse ; elle et une autre dame « âgées » faisaient partie de l’association "lire et faire lire". Elles lisent pour les enfants dans les écoles bibliothèques....
J’ai donc pu lire ensuite mon Chien Pourri. Et puis la maman de la petite fille a lu une histoire d’Ours et de Canard : Dis, Ours, tu sors ? aux éditions Ricochet
en faisant très bien les deux voix dont celle horripilante du canard, comme la voix des personnes qui veulent bien faire et vous font plein de recommandations quand vous allez sortir quand vous êtes malades et qu’on est bien obligé d’aimer quand même et pour finir une histoire de Doudou : édité à l'école des loisirs, Berk la nuit, oublié à l’école. Pourquoi il y avait si peu de monde ?! Car fonction de la grève des transports, ils n’avaient pas communiqué sur la manifestation autre que par cette petite affiche .... Je me suis inscrite à l’association pour lire moi aussi en tant que bénévole. Ainsi, pourrais-je lire mon livre préféré, les Mémoires d'un âne, que je n'ai pas pu leur lire cette fois. Les vocations bénévoles naissent toujours d'un manque de confiance en soi et d'un désir de partage, à l'origine il faut une frustration, un manque de jeunesse, d'enfants, de public de reconnaissance par ses parents...et aussi un désengagement culturel des institutions. C'est pour cela qu'il y a tant de monde d'isolés, mais cela bouge partout vers un droit pour tous à une qualité de vie, à des relations sociales d'entraide et d'espoir .
Exposition d'ouvrages "érotiques"
Les entrées et les sorties... William Shakespeare Comme il vous plaira
Ce livre sur la fin de Winston Churchill de Philippe Forest "Je reste roi de mes chagrins" https://www.lemonde.fr/critique-litteraire/article/2019/10/09/je-reste-roi-de-mes-chagrins-de-philippe-forest-un-moment-shakespearien_6014852_5473203.html je l'ai survolé comme on regarde un gâteau derrière la vitrine d'un pâtissier, car je suis restée à peine une heure en attendant l'horaire de séance au cinéma d'à côté. Quel "luxe calme et volupté"... notre quartier. Il n'y avait plus une seule place assise de libre. Je me suis assise sur un tabouret en bout de rangée pour recueillir les ouvrages pris dans les rayons et pas reclassés. Cette bibliothèque n'a pas beaucoup bougé dans ses aménagements depuis les presque 30 ans que j'habite le quartier. Quelques ordinateurs ça et là ! Sinon ce livre m'a interpellé à cause de l'auteur, et du titre... mais il m'en fallait savoir plus. Pourquoi, je ne l'ai pas emprunté parce que j'ai trop de livres à lire chez nous.
Sur Wikipedia ils disent de l'auteur de ce livre : En 1957, le Prix Enfance du monde couronne son roman Le Seigneur des Hautes-Buttes... C'est un beau roman une belle histoire on s'y croirait aussi bien dans la peau des enfants des adultes du renard : le Seigneur des Hauttes-Buttes, à même de la peau de la forêt qu'on ne voudrait pas blesser. On ne parlait pas encore d'écologie. Dans l'écriture il y a quelque chose de l'écorce de nos rêves comme dans celle du Grand-Meaulnes. Grosfils le renard passe par tous les pièges inventés par les hommes, pour conquérir ses Terres les Hautes Butes. La fin est belle et pas empreinte de sentimentalisme. J'ai du le lire en entier enfant mais j'ai oublié sauf d'aimer les renards comme solitaires plus que rusés et prêts à tout quand ils ont une compagne et des petits, pour les défendre. Je pense que ce roman peut donner très envie d'aimer et de connaître mieux la nature la forêt. Ce livre s'adresse aux 8-10 ans. Si un jour quelqu'un en fait un film, je veux bien jouer le rôle de la Tatie... je rêve encore de rencontres improbables.
pour ces passages aussi j'aime cette histoire... le seigneur des Hautes Buttes de Michel-Aimé Baudouy
p 17
"Tatie était grande et vigoureuse. Les enfants admiraient son énergie et son entrain. Elle avait le don de soulever l'enthousiasme autour d'elle. Tout ce qu'elle faisait était inattendu. On eût dit qu'en sa présence les choses prenaient une coloration plus brillante, tous les êtres devenaient intéressants, la moindre activité était passionnante."
...
p 20
- la paix, vous autres ! Écouter plutôt les grillons ! Il y avait les grillons. Il y avait les insectes qui font « Tss, tss, tss ! ». Il y avait le petit crapaud des pierres qui chante, si mélancolique : «Fiau, fiau !". Il y avait le gémissement d'un arbre qui s'appuie sur un autre arbre. Il y avait la fuite précipitée d'une bête sous le nez de Mascarille, qui, incertain de la conduite à tenir revenait à tout hasard sur le sentier dans l'espoir de recevoir des compliments. Il y avait cette grande rumeur des bois et de la plaine que l'on appelle le silence, mais qui n'est pas le silence."
et puis du livre photos et illustrations de mon ancienne édition
Collection Rouge et Or Souveraine, je reprends mes livres de jeunesse quand je vais chez ma mère et je retrouve intacte l’envie de lire et de retrouver ces personnages au fur et à mesure de l’histoire car figurez-vous que c’est bien écrit et bien mené.
L’auteur a écrit des romans policiers et sous d’autres noms. Il a reçu un prix de littérature enfantine au Salon de l’enfance. J’avais toujours envie d’y aller alors que par mes parents je pouvais aller au Salon du jouet réservé aux professionnels.
En Provence, et là par une bande d’enfants qui ne veulent pas au départ intégrer un Parisien, c’est un peu la quête du film de Capra : la vie est belle ! Comment réhabiliter les habitations cabanons des plus pauvres et vieux !
Je reprends mes livres aussi pour les raconter ou pour les lire à haute voix au petit garçon dont je m’occupe une fois sur deux, le mercredi. Ce livre-ci initialement je ne l’ai pas lu jusqu’au bout, je suis certaine que le prétexte du début de chasser l’âne comme un cerf, a du m’arrêter. J’ai eu tort parce qu’en définitive même si cet âne n’est pas un ange, il le devient...
Comme ces histoires saisissent mon intérêt, sénilité? Je ne crois pas c’est comme si je pouvais en suivre le film, sans en décrocher. Et ces bandes d’amis n’ont-elles pas été pour moi fille unique d’un certain réconfort ? cette sensation je la retrouve intacte. Bien-sûr j’ai le recul tout cela... mais malgré tout, je me demande si tous ces livres n’ont pas semé le jalon de me sentir si bien dans les cours de théâtre en club en clan puis en troupe.
Ah je suis tombée sur ce passage qui m’a bien fait rire :
« - Je n’ai jamais fait de cinéma ! clama le malheureux.
- Nous non plus ! Mais tu es le plus photogénique. D’ailleurs c’est simple comme bonjour : tu souris en montrant tes dents, on te fait dire une ânerie quelconque, tu recommences cent fois, et à la fin de la journée tu empoches un salaire de ministre ! »
Le Festival Copiright à l'Étoile du NORD a commencé nous irons la semaine prochaine (attention l’éphémère passe...)
mais comment s'y retrouver qu'aller voir ?
du 18 au 27 mars Carte blanche à Stéphane Auvray-Nauroy, (directeur d'une école de formation théâtrale, acteur, metteur en scène, auteur et ami dans cette vie et une autre vie, à chaque tome une autre somme... car il fait partie des rares personnes artistes une sorte de Jacques Copeau qu'on voudrait retrouver au pays d'après la vie...)
"une manifestation pour fêter Copi auteur metteur en scène et dessinateur argentin émigré en France en 1963, artiste iconoclaste et joyeusement désespéré... des artistes de différentes générations présenteront diverses formes théâtrales (lectures, pièces, cabaret) autour de cet auteur. Nathalie Savary, Sophie Mourousi, Stéphane Mercoyrol, Mathieu Mullier-Griffiths, Florian Pautasso, Philippe Sire, Virginie Fendler et Eram Sobhani ont répondu présent !
Le prix des places tarif plein 17€
Et sinon tarif réduit 12€ tarif voisin voisine 10€
Et le pass pour toutes ces manifestations artistiques est de 25€ !!! Ce théâtre même quand il s'appellait encore le 18 Théâtre a toujours pratiqué une certaine idée du théâtre accessible pour tous.
18 Théâtre : Il est trop tard avec de gauche à droite Philippe Person Stéphane Auvray-Nauroy(co-auteur avec JP Sultan et metteur en scène, sur la chaise)Michel Fau Isabelle Hurtin Antoine Fayard Nathalie Feyt Marie Hélène Lentini feu Bruno Colomb et Patrick...
Teaser Copiright ! from L'étoile du nord on Vimeo.
**** de Copi Une visite inopportune mise en scène de Stéphane Auvray-Nauroy 14,15,16,-21,22,23-28,29,30 mars à 20h30
Belle très belle, vivace Visite inopportune créée il y a deux ans, elle a été comment dire recréée, améliorées encore plus incisive, plus drôle, plus pertinente comme miroir d’une certaine époque tout en étant visionnaire de notre « éteint » de toute cette fumée dans nos yeux qui pleurent. Ah l’interprétation les chansons les apparitions disparitions les voix, un carnaval, un mélange de solitudes universelles. Ce Copi nous a tout dit....
Photo de Jean Macqueron directeur de ce lieu en partenariat avec l’école Auvray-Nauroy, école professionnelle de théâtre ou d’« art dramatique » école artistique du corps et de l’imagination avec de l’esprit aussi et un supplément d’âme. Ce festival est ouvert à la jeunesse qui s’asseoit à tous les rangs de ce théâtre.
Cachafaz mise en scène de Éram Sobhani 18,19,20,-25,26,27 mars du lundi au mercredi à 20h30. (représentation du 19 mars) Comment dire, dans la continuité de Truddy Loreleï, c’était un crescendo des existences sur un plateau, sous la lumière, dans un décor, des corps, des voix, de la chair qui s’expose, se donne et au delà de la vie de la mort, des genres et qui se révoltent contre tout les établissements : le bien le mal les riches les saints et les damnés. Et puis comment s’aimer au delà de la mort en la partageant, puisque certains s’allient pour tout vous retirer, vous emprisonner vous tuer pour presque rien : le vol d’une saucisse. Il existe un amour travesti fou... Cachafaz le roi des révoltés a encore du boulot!
Le texte m’a fait penser à certaines pièces de Shakespeare (Titus Andronicus)dans la dimension et le hors genre : tragédie sanglante Grand guignol et amour poésie. Mais là, la chanson s’élève par deux fois puis la danse qui nous cloue au siège au delà de la vie la mort. C’est beau.
Truddy Loreleï seul en scène : Stéphane Mercoyrol 18,19,20 mars à 20h. exceptionnel j’y suis allée j’avais presque oublié comment faire exister sur un plateau tout ce qu’on dit, quand on sort de la pénombre et qu'on entre en scène, avec cet acteur on voit tous les personnages, comme si on rentrait dans sa tête : la Gare de Lyon, la cabine téléphonique, les violences, le panier à salade, les flics jusqu’à la cour du Palais de justice... bouleversant. Loretta Strong mise en scène Florian Pautasso avec Stéphanie Affalo 21,22,23 mars à 19h30 ça c’était trop bien, inimaginable, une gageure, en effet à monter ; je n’avais rien lu, je ne connaissais pas. Avec notre nièce, nous avons parlé après pour nous remettre dans la vie, de films, de science-fiction, de 2001, odyssée de l’espace ... Excellente mise en scène et interprétation. Une claque sur la solitude, l’intime dans le cosmique... Une extrapolation !
Quoi ? Zut ! Zob ! Love Cabaret inspiré par et avec Nathalie Savary, Anne Moret, Julien Kosellek, 28,29,30 à 19h30
Stéphane Auvray-Nauroy
Eram Sobhani
Nathalie Savary dans la Reine écartelée mise en scène Jean Macqueron
Dédicace à la Librairie ce samedi 16 mars à 18h venez pour l'apéro : Au plaisir des yeux 120 rue Raymond Losserand Paris 14 ème, d'Olivier Truc : Le cartographe des Indes Boréales
Et le jeudi 21 mars : Y a de la banane dans le Banania...
le petit mot de la Libraire : Chers amis, chers clients,
Je vous invite jeudi 21 mars pour une rencontre dédicace avec l'auteur Thierry Montoriol pour la sortie de son livre Le roi Chocolat la saga mouvementée et assez atypique de celui qui créa le Banania. Ce spécialiste de l'art lyrique embarqué un peu malgré lui aux frontières mexicaines et gardé en vie grâce à une boisson réservée pour les dieux à base de cacao et de farine de banane. Une peinture des années folles et de leur extravagante liberté ...
L’auteur est bien vivant conteur il raconte cette histoire à tous ceux qui lui demandent comme si c’était la toute première fois qu’il rencontrait un lecteur potentiel... Notre libraire nous a fait lecture d’un extrait : un repas pimenté...Tous après nous avons pris un verre Victor le personnage semblait être là. En tous les cas son fantôme n’est pas méchant...
dont Erri De Luca un des seuls écrivains qui regarde le ciel en marchant....même sous la guerre ; c'est aujourd'hui à la même heure pour son dernier livre : Le tour de l'oie.
Cette semaine nous n'avons rien vu au cinéma, les critiques pour les films de Dolan et de mon cher Bertrand Blier ne sont pas incitantes mais bon... un film documentaire sur un jeune renne Aïlo en Laponie me semble le meilleur choix et pas seulement pour les aurores boréales pour Le printemps du cinéma du 17 au 19 mars dans toute la France toutes les places à 4 €. Pour les enfants, oui bon mais s'il n'y a rien pour les adultes. http://www.fncf.org/online/pid170/le-printemps-du-cinema-2019.html
Pardon, ce 19 mars, nous sommes allés voir le dernier jour, du festival du cinéma avec des acteurs mirifiques Rebelles le réalisateur, c’est celui de la deuxième saison de Kaboul Kitchen, ah ! une vraie place aux femmes et au peuples franco belges, avec un humour à couper au couteau. Il y a du Tarantino et du Petit Quinquin de Bruno Dumont mais si vous voulez des références, car c’est aussi bien sans... ce qu’elles m’ont fait rire les trois copines d'usine, particulièrement Yolande ma sœur. Les hommes tous les hommes sont très bien loins des critères habituels de physique, de touchant, de cruauté etc.... ils sont presque dans des rôles secondaires. La baston presque finale est très réussie. critiques internautes de Sens Critique
Extraits de l’interview dans le Monde de Yolande Moreau « j’ai eu envie de raconter les gens » « je ne serais pas arrivée là si je n’avais pas eu mal au monde... » Elle cite la phrase de Roger Blin [metteur en scène 1907-1984] « si j’avais eu les mains coupées, j’aurais joué du piano. » Le Monde 21 janvier 2019
OUTLANDER
À propos d'addiction aux Séries nous avons presque tout vu de la saison 1 d'Outlander sur Netflix série américaine, pour le réalisateur anglaise pour les acteurs, quels acteurs, quels décors, costumes et surtout quels coups de théâtre sans des paysages à couper le souffle !
Les différences à 200 ans dans notre Europe sont minutieusement évoquées : les gens ne parlent pas la même langue l’utilisation du gaélique pour ne pas être compris de l’héroïne Claire Beauchamp une sassenach(anglaise en gaélique) d’origine française. Tous les passages échanges en gaélique ne sont pas traduits. C’est très juste pour être encore plus immergés dans cette époque. La sensualité la sexualité la perversité la brutalité la violence sont comme mises à plat dans toutes leur inhumanité ; les scènes ne sont pas esquissées mais pas complaisamment tournées, comme si elles étaient ainsi plus compréhensibles et cela les rend comme plus vraies : les violences comme les guérisons, les soins pour toutes les blessures dont celles d’amour. Les corps l’incarnation sont très présents à l’écran -comment une mère après avoir accouché se tire le lait elle même- entre autres.
Les acteurs sont fascinants.
Les gilets jaunes défendus par Pierre Perret dans le Monde du 18 fev 2019
Que devenons-nous, où exprimer nos sentiments ? je réalise peu à peu que je n'ai plus trop envie d'aller jouer sur scène ou alors pour quelque chose de démesuré comme la Valse des toréadors d'Anouilh ou les beaux jours de Beckett ou pour défendre une cause....
pourtant quand j'assiste Philippe Person et que je regarde jouer les amateurs, je me dis que la scène est la dernière "place royale" pour exprimer ses sentiments.
En regardant jouer les élèves je me disais que j'avais toujours aimé me tenir dans un coin des cours de théâtre et prendre des notes infiniment, que c'était là comme une source d'inspiration majeure pendant une dizaine d'années en tant qu'élève ou stagiaire et maintenant grâce à Philippe Person en tant qu'assistante. Voir sans être vue.
Je me suis dit hier que dès que quelqu'un s'arrête de jouer, son jeu reste comme en suspends dans les cintres, les coulisses accroché à l'obscurité d'entre les projecteurs. Ainsi quand Jean-Pierre Marielle se repose quelqu'un reprend son jeu. Et chez les amateurs ou les apprentis ce qui est beau c'est qu'on entend comme un déclic, la démesure devient juste ou la justesse a trouvé son geste et son phrasé. Le jeu laissé en suspends refond sur quelqu'un, se décroche du noir et du silence et surtout de l'indifférence, pour retrouver une nouvelle "peau d'âme". On ne meurt vraiment pas au théâtre..
https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-12-decembre-2016 Oh comme j'ai aimé cela petit déjeuner avec Claude Ponti sur France Inter et Augustin Trappenard écouter toute l'émission Boomerang avec un de mes poètes préférés et sa déclaration pour la grâce totale comment peut-on faire moins en faveur de Jacqueline Sauvage, femme victime avant tout de violences extrêmes contre ses filles et elle même et qui a dit Stop avant de succomber jusqu'au fond du corps sensible c'est à dire l'âme. Monsieur le président ne soyez pas déjà un ex-président sur cette triste affaire là, si triste...C est un cas de légitime défense. Signé une femme fille. Sa déclaration à Monsieur Claude Ponti que j'ai recopié à l'oreille mot à mot : "Voir ses enfants violés, être battue, violée pendant des années par son conjoint est une souffrance qui ôte toute parole, tout respect de soi, toute force, qui noie dans la honte, dans l'impuissance, dans la culpabilité, parce qu'on n'a pas été choisie au hasard mais sur sa faiblesse et sa fragilité. Madame Jacqueline Sauvage s'est sortie de l'abîme en tuant son conjoint. C'est punissable et puni mais je voudrais que ma société qui trouve Madame Sauvage trop victime et pas assez coupable comprenne que c'est un long chemin et un chemin difficile pour arriver à se vivre enfin comme une victime. Vivre ces violences destructrices, déstructurantes et avilissantes est bien décrit en psychiatrie et en psychologie. Ce syndrome doit devenir un cas qualifié par la justice comme dommages "gravissimes" infligés à la personne battue. Cette année près de 120 femmes sont mortes en silence des violences subies pour n'avoir pas assez eu conscience d'être victime et n'avoir pas su ou osé parler. Je suis de ceux qui demandent aux plus hautes autorités de mon pays que soit infligée à Madame Sauvage une grâce pleine et entière."
http://www.bfmtv.com/societe/les-soutiens-de-jacqueline-sauvage-demandent-une-grace-totale-1069262.html et pour la pluralité d'opinions et retrouver le déroulement des faits http://www.vududroit.com/2016/02/affaire-sauvage-le-culte-des-coupables-innocents/ Cet article est plus instruit du dossier et permet de mieux comprendre... que celui du Figaro http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/29/31003-20160129ARTFIG00268-affaire-sauvage-ne-pas-confondre-justice-et-feminisme.php L'arabe du futur 3 Une jeunesse au Moyen-Orient (1985-1987) Y aurait-il que dans les BD de Riad Sattouf que la ville d'Alep est la ville d'à côté quand on referme ses bouquins on est comme sorti de chez soi et Riad le petit garçon aux cheveux blonds en Syrie dans ces années qu'il décrit ne pouvait pas savoir qu'aujourd'hui on en serait là. Il a un secret pour nous tenir si proches et si loin à la fois de lui. L'arabe du futur 3 j'ai hélas déjà fini ! mais le 4 est en route, c'est un peu comme les albums d'un de nos chanteurs préférés, la vie continue moins bien entre ses albums. Dans ces albums on le voit jouer aux petits soldats : les juifs contre les arabes. Comme lorsque dans l'immeuble de chez mes parents le petit voisin jouait aux soldats français contre les allemands...
et ce matin mercredi 14/12 le billet de Nicole Ferroni sur France-Inter à propos d'Alep et des civils qui attendent toujours d'être évacués. Elle termine en larmes et nous avec, en rapportant ces mots de son père les gens se mangeaient entre eux ça s'appelait le cannibalisme faites qu'un jour la guerre soit aussi loin derrière qu'aujourd'hui derrière nous, le cannibalisme. Mais la guerre aujourd'hui s'en est une de ses formes dérivées du cannibalisme et avec le perfectionnement des armes d'aujourd'hui de tout anéantir de civilisé avec eux : les victimes, les morts, les blessés pas encore réfugiés.
C'est étrange comme cet exercice m'a plu, animer des dessins coloriés sur des contes, parce que ce sont mes contes préférés, parce que l'un m'était inconnu et l'autre un de ceux que je connaissais le mieux et aussi parce qu'un petit garçon de 5 ans, n'a retenu qu'un épisode, qu'il s'est repassé plusieurs fois : la naissance du Vilain petit canard.
Je me suis dit c'est un conte pour la Résilience à perpétuité. Dans un conte comme dans un poème tout est mis en place. C'est un temps irréel mais pas virtuel, tout vous parle, vous contient et vous engage à voyager à rencontrer sans méfiance mais avec intelligence et cœur, dans la solitude de chacun, enfant adulte ou vieillard.
L'illustration sonore est bien. Certes il faut une tablette numérique et acheter le livre à colorier, et installer l'application gratuite Blink book, pour photographier et cadrer chaque dessin, le cadrage est le plus délicat.
Le rossignol et l'Empereur a comme harmonisé les couleurs de ma vie, je me suis vue Rossignol et Chambellan. L'Empereur je l'ai distribué, je ne vous dirais pas à qui.
Le Vilain petit canard, je ne connaissais pas l'épisode de la Poule et du Minet, rôles aussi que j'ai distribués aux parents, aux adultes en général, les cygnes aux artistes que j'ai admirés.
Et comment se fait-il, que j'ai essayé de lire le texte intégral comme si je n'avais jamais été comédienne ? Mon chat est resté tout le temps des enregistrements sur la table comme fasciné en douceur et cela est un signe, comme je dis sans vouloir vous influencer à les regarder, ou à vous procurer les livres pour vos enfants.
mon ami François, Apprendre un texte : vaste question ! d'inégalité entre les êtres ; il y a deux étapes : travailler avec le texte pour enregistrer les déplacements qui servent de point de repère. Et après lâcher le texte assez tôt pour être libre en confiance, demander l'aide d'un souffleur. Sinon ne pas se départir d'un texte vierge sans annotations pour retrouver le sens, pour revenir au texte. Après selon les mémoires, l'enregistrer et l'écouter la nuit, le matin, dans les transports, en voiture avec bien-sûr le début et surtout la fin des répliques des partenaires. ou l'écrire de sa main, le texte et/ou le taper sur Word pour finir faire des italiennes(textes au km sans les intonations) avec un répétiteur ne pas rester entre soi, car on croit toujours savoir le texte et en fait il s'envole dès qu'on change de cadre. Le tester en commençant par le milieu, la fin. Très important de le crier, l'articuler sous toutes sortes d'humeurs, d'émotions, d'accents de le changer, de casser les habitudes d'intelligence, qu'on croit avoir perçu du texte. À l'extérieur aussi. Changer intervertir les rôles avec son partenaire. C'est toujours aux mêmes endroits que l'on perd le texte ou transforme les mots alors ne pas avoir peur de cela, éviter de se crisper toujours un peu avant le même passage, respirer le corps l'articulation eux s'en souviennent et mettre à découvert sa mnémotechnique : l'alphabet ou les chiffres Bon sinon il y a aussi le moyen de recourir à un coach pour une fois par semaine répéter avec lui. Et plus tard quand on joue bien écouter ses partenaires, l'évidence de leur répondre, et puis improviser un mot une phrase à la place d'autres n'a jamais arrêté la terre de tourner le spectacle de continuer. Chaque jour se refaire au moins le texte dans sa tête et relire aussi, le texte d'origine, comme pour arroser les fleurs, elles se fanent si vite, même si les chrysanthèmes tiennent un peu plus longtemps.
petit "nota bene" après la seconde Master Class de Jean-Jacques Beineix au Lucernaire, à propos de l'apprentissage du texte. Comme il m'a décue en disant cette ineptie que nous étions tous égaux devant l'apprentissage du texte. Sinon il a dirigé tous les élèves de l'école professionnelle... A moins que de leur faire croire à l'égalité c'est un moyen de les coacher les encourager. C'est comme si on demandait aux aventuriers de la recherche mathématique d’être tous bons en calcul mental ou à tous les élèves d’éducation sportive de devenir des athlètes... Il a l'oeil pourtant et le bon pour déceler les singularités d'acteurs mais qui sait, pas au delà d'un certain confort, le sien. Comme si c'était le plus difficile quand on a repéré l'acteur pour jouer un rôle, de lui faire apprendre le texte. Bien-sûr que les gens sont inégaux devant l'apprentissage du texte et que celui-ci peut être une limite une borne de l'inconscient auxquels certains se raccrochent pour ne jamais franchir le pas, celui de la liberté ou de la folie. J'ai vu dans ma longue expérience des psys, après avoir été très à l'aise avec la scène et le texte, faire systématiquement un blocage et à chaque fois qu'ils étaient en scène faire un bloquage et ne plus réagir du tout ensuite. J'ai vu des proches de l'autisme connaître tous les textes quasi simultanément de toutes les scènes quand les autres les jouaient et les retenir indéfiniment. J'ai vu des acteurs reprocher à ceux qui par exemple dyslexiques, avaient des étapes à franchir, de ne pas savoir exactement mot à mot leur texte alors qu'eux mêmes ne le savaient pas tant que cela et surtout étaient incapables d'intégrer un incident et/ou d’improviser. A l'intérieur de ces limites j'ai rencontré des acteurs qui savaient le texte dès le départ et qui ensuite enregistraient aussi les intonations et avoir beaucoup de difficultés ensuite à en changer. D'autres ont besoin de travailler longtemps en lectures, en répétitions, avant d'intégrer leurs partition (nous n'avons pas tous la même oreille, pour l'incarner et perdent le texte à chaque évolution et ne le fixent définitivement qu'avec la présence du public. Ce n'est pas un manque de travail c'est une singularité avec laquelle il faut composer. Et encore je vous épargne les noms de tous les grands acteurs qui ont beaucoup de mal avec le texte : les clowns ! et aussi Marlon Brando Michel Simon et avec l'âge.... Au fait depuis les calculettes qui demande à quiconque d'être fortiche en calcul mental. Et au temps du cinéma muet ? Je connais un metteur en scène chorégraphe Yves-Noël Genod qui n'aimait que l'acteur-auteur sur l'instant et qui faisait travailler l'éphémère des acteurs qu'avec leur corps et le texte en main (Valérie Dréville). http://nathpasse.blogspot.fr/2012/06/je-moccupe-de-vous-personnellement-au.html
Et la pièce le journal d'une femme de chambre au Lucernaire à 18h30 se termine le 31 octobre !
vous ne direz pas que vous ne saviez pas, ni
pour le texte
ni pour la fin du JDFC
dédicace de Fanny Ducassé Le jardin des Ours à la librairie au Plaisir des yeux le mercredi 4 novembre, j'aime bien son univers, m'a dit mon amie libraire, je cherche sur Internet et je vois qu'elle m'a dessinée et m'a appelée Vieille...
et il y a une video sur Vimeo elle est jolie dis-donc avec son petit grain de beauté à la base de son cou et sa maison est décorée comme ses livres....