Affichage des articles dont le libellé est Série. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Série. Afficher tous les articles

vendredi 26 avril 2024

Corps Premiers/ La machine à écrire/ La fièvre/ Le pire stagiaire

Lorsque je vais voir mes amis de théâtre et que je leur parle de mon envie de rejouer personne ne m’écoute sérieusement, en art théâtral là en l’occurrence en l’œilleton du théâtre-âtre y a pas mal de monde sur le carreau, faut choisir les plus performants… là aussi on sucre les subventions on dessale personne n’a envie de redonner une chance un plaisir à une vieille un peu folle rigolote mais qui parle trop…Cultivée. Mais, autodidacte et surtout qui ne sait pas jouer dans la vie, à l’image de marque en étant du pouvoir si fluctuant de rester à la proue du bateau en y travaillant sans cesse,  une tête artiste et en se faisant reconnaître pour cela il faut manger les têtes les plus naïves au départ. Trier les bons grains de l’ivraie.
À revoir le goût des autres. Et ils ne sont ni vengeurs ni donneurs de leçons et aiment boire un verre avec chacun….
En tête à tête ce sont tous des « gentils » ceux que j’aime dans cette petite planète si petite planète qui se croit toujours « élitaire pour tous ». Alors qu’il est urgent de sauver toute la planète. Capables comme certains de m’avoir sauvée extirpée un temps d’une pente glissante vers la folie…..Missionnaires dans les régions, étudiantes ou loin de tout, au Nord à l’Est dans le monde du travail de sauver des vies….de semer des poussières d’étoiles. Mais aucun d’entre eux ne vit en couple avec autre qu’un alter-égo ou reste seul. Ils n’épousent pas une agricultrice ou un comptable.. Mais il faut mieux être deux pour résister car avant tout ce sont des acharnés passionnés résistants. Ce sont des moines ils doivent amener à eux par le rayonnement de leur travail incessant. 

Mais pour cela le sport comme la religion sont encore plus collectifs ?! certes ! Et à force de courir on peut se lacher et le corps sait saura on volera avec un corps recouvert de plumes et des os si légers. Et tous les individus ont besoin du groupe et de la planète la plus égalitaire pour tous avant-c’est le plus difficile, d’être fraternel sans scier les plus fragiles…. Ou tuer les déjà es qualifiés les ceux à lunettes…. 
S’il y a un Dieu qu’il m’appelle il doit y avoir une porte de sortie -oui mais c’est à vous de la trouver ! Chacun et tous ensemble -mais jusqu’à quand ?!

*Voir la série Canal + : la Fièvre certes il faut être abonné riche d’autant qu’on fait de + en + , la chasse aux pauvres : non abonnés. 

*Voir les 3 docs de Nicolas Philibert au cinéma l’Arlequin Sur l’Adamant/Averroes et Rosa Parks/ la machine à écrire et autres sources de tracas, heureusement qu’il y a tjrs des anonymous qui redonnent en streaming. 

*Voir au Théâtre c’est juste cette semaine, dernière ce samedi à 18h00 ce soir à 20h30 « Corps premiers » auteur metteur en scène Cédric Orain  à l’autre bout de Paris la Banlieue Est à « L’échangeur » près de la Porte de Bagnolet. C est un excellent objet de théâtre avec trois acteurs étonnants d’une présence hors normes. J’ai ri pleure et applaudi à tout rompre. La mise en scène est belle délicate on entend tous les gestes on voit tous les mots…. (Voir liens ci dessous.)

Bon personne  n’a envie vraiment, de me revoir sur scène à part moi et de me faire travailler n’empêche que j’ai rejoué et sérieusement pour un large public grâce à lui Greg Guillotin. 
Et oui lui a compris que j’ai le seul pouvoir de ma voix fêlée comme empêchée et de ma sincérité.
Dans certaines études sociologiques de l’histoire de l’humanité on constate que dans les premières sociétés humaines on mangeait les vieux avant de comprendre qu’ils pouvaient s’occuper des petits enfants et de l’histoire et de la magie du groupe. 
#lepirestagiaire @gregguillotin @cedricorain #corpspremiers #lamachineaecrireetautressourcesdetracas @nicolasphilibert
Photo mise en ligne par David Reybier : le chasseur sur ce piège en Belgique : il y a un an, déjà 





https://lechangeur.org/programmation/spectacles/corps-premiers

samedi 25 novembre 2023

Simple comme Sylvain-Little girl blue-D’argent et de sang




https://www.lemonde.fr/culture/article/2023/11/08/simple-comme-sylvain-quand-l-amour-vous-joue-des-tours_6198976_3246.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=ios&lmd_source=default
Simple comme Sylvain-La forme du début genre prologue et chapitres, m’a comme sortie du film avant que d’y rentrer. Et puis le charme des acteurs le piquant des dialogues des ruptures a opéré… presque mais la fin a été comme pour moi un réveil je me suis sentie manipulée. Un cinéma moins excessif excité que le théâtre de Yasmina Reza mais dans la même file. Et cela me fait rire sur le moment mais après me laisse comme la gueule de bois….



Little girl blue : un très beau documentaire avec des superpositions dans tous le sens du terme mais qui m’a laissée de bois sauf pour la fin…
Alors certains de mes proches amis famille et connaissances m’ont enjointe d’aller voir ce film pour la prestation d’actrice de Marion Cotillard…. Alors non c’est bien plus facile d’imiter que de jouer tout un mystère inconnu en soi et par seulement un texte et ses silences.
Le costume la panoplie a fonctionné la correction a l’image aussi mais ce n’est pas suffisant, voir les films de Scorsese 
Certes son personnage est comme un suprême on oublie l’autre…comme un acteur des acteurs ont su le faire beaucoup mieux pour moi qu’elle Michel Bouquet Samuel Labarthe et où surtout Michel Bouquet en interprétant des hommes politiques très célèbres. Qu’est ce qui fait que tous avons en des circonstances similaires la matière gluante pour coller à la dimension d’ un autre. Le parfum ….?
Jamais son exercice ne passerait sur une scène de théâtre. Elle nous laisserait indifférent. 



D’argent et de sang série sur Canal + exceptionnel 
Les acteurs sont dimensionnels et bien loin des super-héros et heureusement ! Beaucoup plus proches des personnages d’affranchis d’escrocs à la Scorcese…
Voilà bien longtemps que je n’ai vu une série aussi prégnante. Xavier Giannoli est pour moi le plus littéraire théâtral des cinéastes français. 
France Inter - "Xavier Giannoli et Fabrice Arfi : D’argent et de sang 
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/on-aura-tout-vu/on-aura-tout-vu-du-samedi-25-novembre-2023-5259197

lundi 2 mai 2022

Rien à foutre, Le chêne, King et Seize printemps et En Thérapie

Je ne vous le refais pas à n’importe quel prix : mais quand c’est gratuit le partage ça le reste ; tout s’est effacé parce que j’ai demandé par erreur qu’un lien soit mis dans Twitter réseau que j’ai quitté -il y a plusieurs années- 
Je rectifiais pour que vous puissiez voir tous mes visuels … pour une fois c’était presque fini l’article  trop long comme d’hab… sur mes promenades préférées vers d’autres mondes par le cinéma…..

Je suis allée donc voir au cinéma Rien à foutre je vous le conseille même si je n’ai pas aimé la première partie trop scindée avec la seconde partie plus fictionelle ….et pourtant c’est incroyable ces conditions de travail dans les compagnies aériennes low coast… et aussi le rêve insensé de vivre à Dubaï…  
Le chêne : c’est un film pour enfants, oui mais pas seulement et j’emmènerai facilement les enfants les amis pour en discuter ensuite et pour les inciter à regarder d’un autre œil tout ce qui vit…. Les insectes les nuisibles les végétaux….. les oiseaux. Il n’y a pas de voix off et non plus trop de musique….

Sur FB j’ai précisé -Le chêne : Ce film vaut le détour à l’intérieur des rites de vie d’un arbre le grand chêne si hospitalier pour les petits. Toutes les histoires sont bien suivies par les enfants dont celle de la couleuvre un peu trop charnue……je les ai bien observés au Chaplin St Lambert !

Pourquoi ce titre, est-ce un film pour enfants ? Il n’y a pas de héros ou plutôt si, l’absence de l’homme, tout se regarde comme si cela se passait avant son arrivée sur les territoires de chasse ou après son départ…. Le charençon du chêne en gestation semble une création de verre translucide.
Il n’y a aucun commentaire ou voix off et ça repose si souvent les documentaires sur toutes ces voix off d’acteurs très connus et très  interprétatives…..
Il y a tellement d’autres langages, d’autres qualités de silence dans la forêt. Cet arbre qui a plus de 200 ans comment il est ? Comme « un arbre de vie »infini….immortel ? éternel ou presque.  
Suis-je allée le voir en Sologne dans la vraie vie….Non pas encore. Ou je ne m’en souviens plus. 


Sur FB- King : cela doit venir de la petite salle du St Lambert car ce ne peut pas être l’ingénieur du son : Nicolas Provost, l’un des plus sollicités du cinéma français ou peut-être à cause du réalisateur qui a mis trop de musiques à mon goût.  Je n’ai pas bien entendu. 
Inès,  joue bien, la comédienne donne de sa sincérité et de son émotion, mais je ne la comprenais pas, pas plus d’ailleurs que Thibault de Montalembert qui est l’acteur talentueux que l’on connaît. 
Il y a quelques belles pages dans cette histoire : l’arrachement que peut représenter la séparation d’avec un animal quand il est relié enfant voire plus sournoisement à la pre-adolescence, à d’autres abandons. Les personnages adultes sont intéressants entre burlesques et caricaturaux-réalistes : la belle mère, le grand père, le veto d’un parc d’attractions 
avec un spectacle historico divertissant inénarrable, l’acteur qui joue l’empereur romain hurle tout en gardant ses lunettes de soleil….
Cela se laisse regarder certes mais je ne le reverrais pas ….
-Quand même ! -Même pour jouer à repérer les scènes avec le lionceau, celles réelles de celles d’effets virtuels.


Dora je vous assure était en train de regarder En Thérapie, les chats qui regardent le petit écran n’ont pas été fréquents jusque là dans ma vie. 
Mais cette saison 2 m’a semblé (à moi aussi) captivante et particulièrement Suzanne Lindon si juste et si compréhensible jusqu’à ses non-dits. Aussi ai-je voulu voir son film Seize printemps que j’ai beaucoup aimé, pour ses qualités d’ellipses, avec des interprètes tous délicats. Et puis ce vertige de prises de vues d’escalier… cette ode à la sensualité, ces scènes de danse intermèdes où l’on se dit qu’à cet âge avec cette différence d’âge, de pudeur tous les mots seraient grossiers… Merci aussi à Arnaud Valois. 

J’ai biffé toutes les critiques acerbes jalouses par procuration où rien ne lui est épargné à Suzanne Lindon, (ce prénom je l’aurais bien choisi pour ma fille si j’en avais eu une, pour lui chanter la chanson de Léonard Cohen) où rien ne lui est épargné parce qu’elle est la fille de ses parents…..  



mercredi 16 juin 2021

Mes films, séries, courts métrages, fête de l’amour : Aides ….

Olivier Steiner a réalisé plusieurs films dont deux que j’ai beaucoup aimé un moins mais c’est parce que je l’ai mal regardé cela fait cela quand on aime les gens pour de vrai on se sent voyeur, c’est un peu comme une image de soi, qu’on ne veut pas voir en direct, en perf….

https://diacritik.com/2021/06/10/diacritik-aides-1-dire-oui-a-lamour-fetelamour/?fbclid=IwAR3Z4YaL0Dqaun--oM0Bw3GyuOX-n0q4C3VabON3NGrpeB1UsVx-yJZA8d4 sur FB, il y est comme moi, fidèle fou ou amoureux les trois je crois et avant tout écrivain romancier. Écrire je me suis dit en regardant ses films c’est arrêter une image sans qu’on s’en aperçoive…


Ses films à Olivier sont bien. Ils y sont tous sur FB. 

Puis j’ai regardé avec un plaisir orageux la saison 2  de Arsène Lupin … aucun rapport. Quoique, à la a fin… J’aime de plus en plus cette envolée d’aventures rocambolesques d’Arsène Lupin, qui me rappelle que le temps n’existe pas et qu’il passe aussi, avec de très bons comédiens. 



Ai vu aussi Mandibules…Nomadland….Des hommes dans cet ordre oui à condition de mettre ex æquo Mandibules et Nomadland et derrière des hommes, à voir aussi.  
Les deux protagonistes le duo d’acteurs de Mandibules qui sont-ils Grégoire Ludig, David Marsais ? Interroges sur France Inter par Augustin Trapenard 

Mes impressions et les avis pour et contre de Télérama : le cercle d’or de la critique du cinéma .....à l’avis par notoriété ils sont juste derrière le Monde et l’émission de radio le Masque et la Plume, mon beau-frère n’a pas aimé notamment la photo saturée de lumière, d’été de plage, de désert avec ce fond jaune en attente des Indiens.....

Je vais vous dire que Mandibules m’a plu pour mon premier film après tous ces mauvais rêves....
Pour notre retour en salle au grand écran même les pubs et le Jean Mineur nous ont plu. Pascal m’a tanné de me dépêcher pour ne rien manquer de la séance et nous avons à la fin tout vu du générique et en rentrant je parlais comme les deux « idiots » à notre chatte  qui du coup restait très attentive à tous les mots.... on s’attache à ces deux idiots quoiqu’il arrive.... et nous étions peu nombreux un mec est sorti : jeune et sinon quelques
rires  dont les miens un peu muselés ;
pour ne pas effrayer le monsieur du devant.
Comment vous dire que cette histoire part d’une absurdité et revient presqu’à son point de départ. Seuls « les idiots » restent amis....et je suis bien placée pour vous dire cela. 

Ma marraine une des seules « aînées » qui me reste m’a appelée suite à la nouvelle du forcené armé en fuite  en Dordogne me sachant là-bas. Elle me dit connaissant mon caractère avenant : je voulais m’assurer que c’était assez loin de là où tu es....Et que tu fermes bien la maison, pour ne pas
lui offrir le gite et le couvert....
Deux personnes m’ont appelée pour parler de ce « fait divers » comme quoi ? le collectif est inconscient.....Quentin Dupieux dans les propos du flic a bien raison, de souligner : « y en a tous les jours des atrocités mais là, ce qui compte c’est qu’il n’y a pas mort d’homme » et ils  leur font signer un questionnaire de satisfaction sur leur intervention....
Et j’adore la fin.... comme j’étais bien après comme après un bain en pleine mer où on a enfin pied .....qu’on peut se redresser...et sourire aux oiseaux au ciel bleu et à tous les enfants, les gens sur la plage et qui vous répondraient.....






Mandibules
2020 France Réalisé par Quentin Dupieux 1h17 avec Grégoire Ludig, David Marsais, Adèle Exarchopoulos
Comédie Sortie le 19 mai 2021
TT On aime beaucoup

T l’avis de la communauté 
37%

Télérama
Abonné
Critique par
Jacques Morice

Une histoire de mouche géante apprivoisée par deux paumés. Quentin Dupieux déploie à nouveau son art de l’absurde avec une Adèle Exarchopoulos hilarante. Ou nous perd en glorifiant une crétinerie sans fond ?
Pour
On aime beaucoup
Le Daim, avec Jean Dujardin et Adèle Haenel, était grinçant, plongé dans la grisaille. Le beau temps est cette fois de la partie, dans ce coin qui ressemble à une Côte d’Azur vaguement américaine, une contrée déserte aux couleurs légèrement passées. Manu et Jean-Gab sont deux simples d’esprit qui s’entendent comme larrons en foire. Ils ont le profil de filous, de glandeurs dans la dèche, surtout Manu, SDF depuis peu. Mais ces compères prennent plutôt la vie du bon côté. Un jour, ils découvrent dans le coffre d’une voiture une mouche géante et vivante. Jean-Gab a l’idée de l’apprivoiser et de la dresser pour qu’ils puissent s’enrichir avec.
Autant dire que le film vole assez haut dans le délire absurde. C’est pourtant simple : deux lieux successivement squattés (une caravane, puis une villa avec piscine), une voiture pourrie, un animal anormal. Il n’en faut pas plus au réalisateur d’Au poste ! pour nous transporter loin. Le surréalisme solaire, l’association parfaite de Grégoire Ludig et David Marsais (le duo Palma­show), les bifurcations du récit, imprévues mais non sans logique, tout cela procure une sensation d’innocence. D’autant plus troublante qu’elle s’impose naturellement. Comme si Quentin Dupieux gardait un pied dans le cinéma amateur, dégagé des obligations de raison ou d’efficacité à tous crins.
Du burlesque franchement libre, de la poésie loufoque mais aussi dérangeante par instants, voilà ce que délivre Mandibules. Un univers où une mouche géante peut paraître aussi ­attachante que les pieds nickelés qui la dorlotent. Et où l’humour culmine grâce à Adèle Exarchopoulos, surprenante et hilarante dans un numéro à contre-emploi de fille dérangée, souffrant de problèmes d’élocution, qui parle en criant et s’avère être un vrai cordon-bleu.
De nourriture, il est souvent question. Avoir à manger n’est pas le cadet des soucis des deux guignols en chef, impressionnés par « le frigo de riche » et la profusion de produits lorsqu’ils sont invités chez une amie. Quentin Dupieux s’adonnerait-il au cinéma ­social ? Si l’on veut, mais en sourdine, en s’appuyant sur le lien le plus rudimentaire qui soit, à savoir l’amitié de deux idiots. Étant entendu, bien sûr, que l’idiotie n’a rien à voir avec la sottise. Au contraire. Elle balaie ce qui s’en approche — la suffisance comme l’intelligence — pour atteindre une forme de sagesse radicale. — Jacques Morice

Contre
On n'aime pas
Ils sont stupides à manger du foin et ils veulent dresser une mouche géante. Voilà à quoi se résume l’intrigue de ce film de potes : glorifier la crétinerie. Ce n’est pas nouveau, Quentin Dupieux divise. Pour goûter ses frasques auteuristes, mieux vaut être amateur d’intrigues épaisses comme une feuille de papier et d’humour absurde. Mais on peut avoir aimé les films précédents du réalisateur (Rubber, Wrong Cops ou Au poste !) et rester hermétique à cette ­potacherie aux frontières de l’imposture. L’humour « pataphysique », ici, consiste, pour les personnages, à s’exprimer comme des ados incultes, dans un verlan ringard. L’aventure de ces perdants qui se voudraient magnifiques s’étire comme un chewing-gum, dans un décor de western rétro. Adèle Exarchopoulos hurle en zozotant, et le rappeur Roméo Elvis fait une apparition. Tout cela est plutôt stylé, mais sans consistance. Grégoire Ludig et David Marsais lassent rapidement avec leur partition beaucoup trop monotone. Le résultat est simplement ­bêta. — Hélène Marzolf
La communauté
Micro-critique de NTosic
Le propre de ce cinéaste est d'être capable de réunir des acteurs qui n'ont rien à faire ensemble sans que ça ne nous paraisse absurde. »






Lucas Belvaux c’est un très bon réalisateur et j’ai beaucoup aimé sa trilogie et aussi le film sur les 38 témoins du Havre et la Vallée de la mort  (erreur c’est Guillaume Nicloux le réalisateur)
Lucas Belvaux a réalisé aussi : Pas son genre ; 
j’ai mal vu, Des hommes, et cela m’a donné l’envie de lire les romans de Laurent Mauvinier https://youtu.be/qMEQUd9Pq1Q 
c’est quand même un film à voir et ils sont si rares sur le sujet de la Guerre d’Algérie.

Deuxième film pour nous depuis la réouverture des salles avec grand écran, premier flop : Des hommes.... pour moi on voit toutes les ficelles de la mise en scène les scènes en Algérie sont peu crédibles, il manque tout ce qui devrait nous faire partager ces horribles moments qui sont par contre pas complaisants.... pour la première fois j’ai remarqué tout le neuf des costumes ; les acteurs autres personnages que les principaux vieux, sont trop nombreux on s’y perd, ils jouent mal... j’aime tellement la vallée de la mort ou d’autres films de Lucas Belvaux que je me suis endormie et je me suis dit : comme on est bien dans cette grande salle obscure :  arrête de lutter ferme les yeux comme Ton compagnon... de voyage. Même Depardieu on n’y croit pas quand quelqu’un lui dit : « rien n’est à toi, on t’a tout donné même ton costume » on n’y croit pas ! Je n’y crois pas. Il faudrait tout de même plus travailler les détails, surtout quand la mise en scène est ambitieuse. On se demande aussi pourquoi Depardieu ne se dégage pas d’une bagarre aussi fade. J’ai pensé à Apocalypse now et même à d’autres films moins exceptionnels mais celui-ci, non, je vais vite l’oublier. 
Mais c’est un film qui m’a bousculée un peu dans mon hypersensibilité un peu fragile je ne savais plus où j’étais vraiment en sortant, j’attendais la fin...J’ai trouvé Depardieu juste bien évidemment mais Daroussin et Catherine Frot convenus. 
Voilà cela va nous calmer, prochain film une comédie bien faite : genre Podalydès et en attendant se reposer ?... non quand même pas !
Voir des films autres que les Franco-belges aussi !

Lucas Belvaux c’est un très bon réalisateur et j’ai beaucoup aimé sa trilogie et aussi le film sur les 38 témoins du Havre et la Vallée de la mort  (erreur c’est Guillaume Nicloux le réalisateur)
Lucas Belvaux a réalisé aussi : Pas son genre ; 
j’ai mal vu, Des hommes, et cela m’a donné l’envie de lire les romans de Laurent Mauvinier https://youtu.be/qMEQUd9Pq1Q 
c’est quand même un film à voir et ils sont si rares sur le sujet de la Guerre d’Algérie.





Juste après avoir vu Nomadland 
C’est vrai Pascal essaie de me calmer je voulais un van en sortant du film et même encore le lendemain.
Phil Bizt du Groupe Fans du Masque et de la plume
Un film bouleversant, fort et remarquable de Chloé Zhao qui mérite tous les prix gagnés ! Frances Mc Dormand est encore une fois exceptionnelle dans ce film que je ne peux que recommander. Ode à la vie, la nature et l’humanité.



dimanche 21 mars 2021

Départ en vrac : Série Big little lies, Martine Chevalier dans un film... ma mère...

le 15/12/21
Bon nous partons chez ma mère en Dordogne puisse t’elle aller mieux....
Alors je vous mets ici les quelques publications qui ont été mises sur FB sans retravailler les mots textes...

Nous venons de regarder le dernier épisode de Big Little Lies saison 1 très « emballés » par le dernier épisode même si la série met du temps à s’installer et je n’aime pas particulièrement Nicole Kidman mais je vous assure qu’elle « envoie » dans cette série elle nous touche et les enfants...
Doit-on regarder la série 2  je n’ai pas envie d’être déçue même si j’aime Bcp Meryl Streep.

Voilà nous avons fini dévoré encore plus la saison 2 

Bravo aux actrices aux enfants aux scénaristes c’est une gageure que d’aller malgré tout chercher plus loin dans les familles l’origine des mensonges....de tout tenter pour repartir vers un horizon à peu près dégagé quelle actrice Nicole Kidman j’espère qu’elles pourront s’accorder pour une saison 3 car cette série dit beaucoup même si c’est sur la cote ouest des États Unis, de la modernité et de ses variations sur l’amitié la sororité. Le procès car il y en a est tellement bien...ah ces américains !




La série The Undoing sur OCS mini série de 6 épisodes avec des acteurs incroyables dans tous les rôles à commencer par Donald Sutherland les avocats, la procureure, le flic, l’amie, la victime, son mari, les enfants : l’un qui pleure, l’autre moins. Les thèmes nos préjugés ceux de classe sociale dans un thriller qui nous ballade alors qu’on a toutes les clés des le départ. Ma scène préférée hors les duos des deux acteurs principaux Hugh Grant et la blonde rousse Nicole Kidman est celle avec Donald Sutherland et le directeur de l’école pour trés très riches avec comme alibi intégrer quelques pauvres...
J’ai une question devant quel tableau du Metropolitan Sutherland se recentre donne RDV : Turner ?
C’est à revoir...
J’étais orpheline après la fin de Cheyenne et Lola mais cette série toujours sur OCS nous a repassé....
Le temps ferme de notre réalité sous Covid s’est fait oublier et déconstruire...




Ah quel bonheur ! cette femme est une égérie écoutez jusqu’au bout si vous aimez le théâtre, à la fin elle dit, elle joue un extrait du mariage de Figaro de Beaumarchais, une déclaration de Marceline la mère de Figaro au procès, pour plein de raisons elle m’a mis les larmes aux yeux, Michel Fau l’adore comme à l’origine élève de Vitez
Ça vole haut dès le début :
« On ne peut pas lésiner avec Claudel »
« Jouer la comédie, jouer la vie »
VItez a changé sa vie, d’ingénue au concours du conservatoire à la voix haute, il en a fait, une des plus grandes tragédiennes. Jamais il ne montrait, il lui a ouvert l’horizon, comment ne pas rentrer dans le moule. Elle est sortie de sa classe en 1974.
Ses conseils... ne pas avoir peur de soi.
Dans la vie elle est très timide à côté de ses pompes mais sur scène elle monte aux rideaux .... le corps est un instrument....
Au théâtre l’âge l’apparence, les 40kgs à 20 ans, importent moins qu’au cinéma.
Pourquoi je n’ai pas vu ce film : Deux, sorti en février dernier il est en VOD, elle joue le silence...
Merci pour cette pépite pour l’apprentissage du théâtre, pour la vie et notre capacité à nous réinventer. Ses yeux pétillent comme ceux d’une enfant sur cette photo.



une série sur les zombies coréenne Kingdom saison 1 & 2
Bon cette série a laquelle j’ai eu du mal à m’accrocher au début de la saison 1 m’a happée pour la deuxième saison le jeu très théâtral n’est pas pour me déplaire l’esthétique les références à Kurosawa à Game of Thrones même pour moi qui n'est vu que quelques épisodes dont la guerre avec les morts... à la liste de Schindler m’ont donné un envoûtement augmenté, j’ai préféré à Parasite...

Ma mère est morte le 18/01/21
c'était donc avant le décès de ma mère pour un sommeil sans mauvais réveil délire ou respiration entrecoupée par le manque d'oxygène ... vous pouvez lui parler m'a t'on dit elle entend votre voix même dans ce coma là, je parlais fort car endormi par la morphine on reste sourd, les infirmières sont venus fermer la porte. 
les images préfabriquées de sa propre mort se superposent où l'on se voit au sommet des arbres enneigés sur un lit de nuages le pays enfin du silence retrouvé où l'on n'agresse pas sans raison où l'on ne percute pas pour voir si les bleus s'étalent sous la peau... disparaissent ou présage de la gangrène. quand le voile de la fiction se mélange à la réalité, comment en sortir quelle autre issue qu'arrêter le temps... 

time out 7 from lise bellynck frédéric aspisi on Vimeo.



dimanche 6 décembre 2020

Mandalorian

Mandalorian saison II sur Disney, comment dire ... rien ca spolie ! Mais j’aime bien un peu comme ET... 
j’ai gommé mon précédent message car on m’accusait à juste raison de spoliation .... et c’est vrai que c’est dommage si je m’ennuie en attendant la suite je n’ai qu’à revoir les précédents épisodes.
Comment ? 
Avec l’abonnement bouquet Canal + vous avez aussi OCS,
vous pouvez le regarder avec vos enfants comme un bon western ou un film de « chevaliers » mais c’est en plus Star Wars.... 
je craque pour Baby Yoda car il est vrai que dans les films basiques de la légende Star Wars on avait été frustré de ce personnage Yoda son ancêtre....
C’est toujours du Georges LUCAS.

Dans ce Cercle Canal + séries, à la 15eme minute environ,  un critique qui aime aussi,  Mandalorian, parle seulement de la musique car ils n’ont pas eu le droit d’avoir d’autres extraits que la bande-annonce, et il commente la musique et je trouve cela mieux que tout ce qu’on pourra vous dire...







mardi 17 novembre 2020

Série : Le coup de la Dame Films : La Lune de Jupiter,

Vous pouvez tout regarder de la soirée d’hier Cold War de Pavel Pawlikowski (russe) vu deux fois : pareilles émotion et voyage de la pensée après, et le fantastique La Lune de Jupiter du hongrois Kornél Mundrunczó et le film muet : Le papillon meurtri de 1919 de Maurice Tourneur mélo noir et blanc, avec même pas la moindre envie de les quitter les personnages Marcène et Daniel et le chien ...et la vilaine tante pleine d’amertume, le respect des insectes « ne soyez pas cruel » ; en 3 ème vision de ma soirée festival....il était 1h26 j’ai arrêté alors qu’après encore il y avait Usual Suspects.....

La Lune de Jupiter de Kornél Mundrunczó (hongrois)
Les valeurs de Dieu mises de côté de plus en plus souvent ; il n’y a pas que le prosélytisme et la violence des inquisiteurs, il y a aussi l’amour du prochain, l’hospitalité et le pardon. Moi ce film m’a fait penser à l’incroyable Bad lieutenant d’Abel Ferrara. 
Et aussi je voulais à tout prix le voir à sa sortie puisqu’avec un ami à la sortie des films de Wenders : Les ailes du désir et Si loin si proche, on s’était promis de voir tous les films sur les anges.......Revenons à ce film... film où l’on comprend que pour survivre dans un pays en guerre, on est obligé de tout quitter et seule reste comme « valeur » après avoir rencontré tant d’atrocités : l’amour de la famille pour certains.......on ne parle pas là de ressentiment et de vengeance, alors qu’au vu de toutes ces atrocités.... dire que celles dues au colonialisme pour soit disant apporter la civilisation....ne nous permettent même pas d’accueillir décemment après les « migrants »
Il m’a rapproché d’un autre film là français de Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic fantastique aussi, l’angle mort vu avec une autre amie... que j’aime infiniment il avait raison ce Montaigne : qu’un ami véritable est une douce chose à chaque fois qu’à Sarlat je passe devant la maison d’Étienne de la Boétie je me dis qu’il y en avait qu’il y en a eu un avant tous les autres qui a su dire qu’entre l’amour et l’amitié y a qu’un lit, de différence......



La mini série sur Netflix, réalisée par Scott Franck et du directeur de la photographie Steven Meizler : Le coup de la dame 

Oui c’est bien, mais l’avant dernier épisode, est un peu complaisant... il nous reste le dernier ; en tous les cas, l’actrice est très bien et la manière de la filmer et de filmer les parties d’échecs....sont extra ! 
Le dernier épisode  -Vu- est fantastique extraordinaire- fort émouvant, on a pleuré tous les deux et la fin : une merveille. Elle porte les beaux vêtements comme personne, peut être un peu comme se déplacent les chats. Et c’est toujours aussi bien filmé.  Je la reverrai cette série, encore merci à Virginie à Olivier et à tous ceux qui nous l’ont conseillée.
https://www.google.fr/amp/s/amp.lesinrocks.com/v/s/amp.lesinrocks.com/2020/11/02/series/series/les-parties-dechecs-du-le-jeu-de-la-dame-sont-elles-realistes/%3famp_js_v=0.1&usqp=mq331AQFKAGwASA%253D#ampf=

mercredi 22 juillet 2020

Unbelievable



Cette série est tout d’abord bien jouée oui mais aussi elle est profonde dans le sens du détail humain car elle ne tombe pas dans la victimisation d’un côté et les bourreaux de l’autre. Les portraits de femme sont extraordinaires ceux qui se rangent du côté de la facilité on n’y croit pas, comme cela plus d’histoire de viol... sont aussi très bien réalisés le retournement des gens le moindre des personnages est dense car c’est avant tout cela la force des séries rendre les personnages vrais comme des collègues pour un temps..... 
Il ne nous reste que 3 saisons pardon 3 épisodes à voir, hier on n’a pas pu s’arrêter avant avoir vu 5 épisodes. 
Quand on finit cette mini série on n’en revient pas de ces comédiennes, et de ce monde de demain qu’on attend entre femmes et hommes.



samedi 13 juin 2020

Unorthodox Série

A voir absolument, c’est pour éviter à cette sortie de crise sanitaire de se claquemurer dans des replis méfiances protections toujours plus grandes...

Sur FB 

Bravo à cette mini-série allemande réalisée par une femme Anna Winger d’après les souvenirs de Deborah Feldman et jouée principalement par une actrice tellement émouvante Shira Haas... et dépourvue d’apprêts. La partie à Berlin est totalement fictionnelle ...Tous les acteurs sont très bien on épouse chaque personnage. C’est très respectueux de leur problématique à cette communauté orthodoxe issus quasiment pour tous les  membres à l’origine, comme survivants de la Shoah ; comment se constituer en monde d’après apres avoir été trahis par ses amis, ses voisins.....après avoir perdu autant des siens dans d’aussi atroces conditions ; qui peut encore s’autoriser à changer ?! Bien-sûr nous n’avons pas levé le pied , nous étions collés à notre siège, l’actrice principale me rappelle la puissance de jeu de cette autre actrice : Noomi Rapace

Sur Netflix







lundi 11 mai 2020

Série le bureau des légendes Saison 5

Le bureau des légendes : fin de la dernière saison réalisée par Jacques Audiard ****/5 oui les deux derniers épisodes, la fin... est incroyable, j’en ai rêvé en cauchemar envahissant : cauchemar ou porte entrouverte entre la vie et l’amour et/ou la vie et la mort, c’est beau ! les personnages sont tous très photogéniques comme le paysage, ils sont transcendés, ils percutent tous nos sens avec leurs corps, comme ce dos de Matthieu Kassovits un peu copié sur celui de James Fraser dans Outlander... mais bon on se dit à cet instant et si
les corps vrais devenaient « bandants » au cinéma ce serait une révolution comme celle du baiser sur la bouche... ça se faisait pas dit encore ma mère dans la vraie vie !!! Ah bon lui avais-je répondu 
Bon revenons à la série elle est un peu poussive dans les premiers épisodes réalisés par Éric Rochant car on ne sait pas trop où l’on va et puis.... 
Voir l’émission du Cercle une interview confinée des deux réalisateurs seulement si vous avez vu jusqu’à la fin toutes les saisons pour ne pas Spolier la série

*Éric Rochant défend la fin de la série (et il a bien raison)
https://m.programme-tv.net/news/evenement/mycanal-series-films-et-doc-sur-mycanal/254188-le-bureau-des-legendes-canal-la-fin-de-la-saison-5-largement-critiquee-par-les-fans-eric-rochant-la-defend/amp/

*Le cercle du bureau des légendes 



vendredi 8 mai 2020

Série Arte : L’agent immobilier

L'agent immobilier (1/4) sur Arte 
https://www.arte.tv/fr/videos/080933-001-A/l-agent-immobilier-1-4/
Mon avis sur FB Groupe fans du masque et la Plume et d’autres avis....

Comme j’ai aimé être dans cette histoire tous les comédiens étaient extra itou la petite fille le poisson rouge... j’ai pu tout oublier, par moments c’était comme dans Alice au pays des merveilles à d’autres c’était Dostoievski ou Jacques Tati car c’était aussi avec des détails très réalistes et drôles, les fesses dans le jacuzzi... l’enterrement présumé, jamais je n’ai apprécié autant Mathieu Almaric c’est tellement mieux que Parasites...
Poétique là
Vraiment...
Je ne veux pas vous spolier plus votre désir naïf de voir cet Agent Immobilier... ouvrez la porte ! De votre appartement ! Un immeuble et si on achetait un vieil immeuble tout délabré avec des recoins à retrouver restaurer au lieu de tout raser en « moderne ».... bien isolé chacun dans son coffre fort. je suis bricoleur y a qu’à se dire et après ça suit son chemin l’entraide avec tous.....


D’autres avis 
Titi Cavel
Je confirme, c'est une petite pépite qui a un peu de mal à démarrer et à trouver le ton juste (j'ai manqué arrêter au premier épisode) mais qui prend son envol au fur et à mesure, un joli grain de folie et un M.Amalric au meilleur de sa forme !

Claudine Chaumet
Je n'ai pas réussi à accrocher malgré un Mathieu Amalric extraordinaire, Eddy Mitchell top également, l'univers fantastique, la loufoquerie qui ne me dérange pas. Je n'ai pas dépassé le début du 2e épisode. Il faut peut-être que je persévère ? à un moment où je serai mieux disposée ? Je vais refaire une tentative ! 

Jean Boulanger 
Loufoque inventif  brouillon parfois original Amalric est très bon...
Et aussi une série qui sort du lot des séries  polars

Jean-Thomas Renaud 
Le genre qualité française, j ai zappé très vite sur Netflix

Que nenni ! ce sont deux auteurs israéliens 

deux auteurs Etgar Keret et Shira Geffen.

Deux auteurs en couple à la ville comme à la scène, qui nous viennent d’Israël - et c’est peu dire que Israël est actuellement un haut lieu de la création télévisuelle – et réalisateurs en 2007 du déjà très réussi Les Méduses qui avait remporté la Caméra d’or au festival de Cannes. 


dimanche 3 mai 2020

Rocketman Yao sur Canal et série After Life 2 ème saison sur Netflix



Nous avons vu deux films sur Canal + qui nous ont parlé d’ailleurs de musique d’Amerique de Rockstar avec une grande désespérance contractée à l’enfance à cause de parents isolants heureusement la grand-mère, l’amitié, la musique, le talent, la célébrité et ses angles obtus ; mais bon j’ai aimé Rocketman pour la Musique les danses -un peu comme les chorégraphies encore mieux réussies dans Lalaland.  La recherche sur les costumes est fabuleuse et le jeu de l’acteur qui les habite, à merveille...

L’autre promesse d’ailleurs, était un film sur l’Afrique : Yao, de Philippe Godeau, y en a pas tellement des films sur l’Afrique... un film sympa (le mot cache-coeur qu’on utilise comme un mouchoir pour ne pas s’étendre mais s’entendre sur tout,  surtout en ce moment). 
Avec Omar Sy et un étonnant petit garçon : Lionel Louis Basse. Ça se passe au Sénégal : peu à Dakar et beaucoup dans des villages et sur la route puis au bord de la mer et la vie dans ces villages son intensité, son essentiel: offrir à manger, ses sourires, sa poésie, sa musique, sa danse ne sont pas colorés pour faire oublier les réalités. J’ai aimé les scènes avec le petit garçon dans le train au bord de la mer avec la danseuse chanteuse puis les scènes avec la vieille femme chamane. C’est un film sur l’Afrique qui donne une folle envie d’y atterrir et de ne plus en repartir comme la chanteuse  Fatoumata Diawara.... après avoir eu trop chaud, après avoir été malade, après avoir perdu le sommeil,  après avoir été un "petit blanc".... il suffit de passer le cap des deux semaines et de prendre certes, quelques précautions.... Les noirs qui retournent au Pays après avoir vécu en France ne sont ni noirs ni blancs, ils sont juste des "Bounty"

“ C'est un film d'Amour qui évite la niaiserie. Bravo pour la BO de M. Et aussi pour le petit Yao qui est craquant. ”


After Life 2 eme saison sur Netflix
https://www.melty.fr/after-life-saison-2-sur-netflix-tony-johnson-metamorphose-opte-pour-la-gentillesse-nos-premieres-impressions-a717989.html

Voilà c’est déjà fini j’aime l’humour le côté anglais, le format des épisodes ; le souci c’est que cela passe trop vite... Tous les personnages sont véritables et pourtant, ils se tiennent au bord du vide et de la folie mais bon c’est la marque intime de chacun et cette gageure de rendre vivant par des videos les personnes défuntes, comme des photographes qui durent plus longtemps, c'est très vrai. certains penseront.... c'est triste sur le deuil, mais non justement, c'est libérateur. Pascal mon ami n’aime ni l’humour ni l’amour pour les gens dans ce film, l’amitié profonde pour les êtres les plus border-line, c’est comme cela qu’on dit non, mais c'est une façon de porter le regard sur les autres, sans à priori....et lui est comme cela ça tient à quoi de préférer les jeux ses jeux  à partager une série, Les séries enferment-elles ?.... Dans les personnages les plus déments : le psy, le facteur, « l´entasseur » de déchets, le fils en surpoids et sa mère et puis les plus tendres l’infirmière, la veuve, la stagiaire... le patron du journal, la travailleuse du sexe et les deux les plus craquants l’enfant du patron...et le chien., la chienne. Le quotidien au bureau fonctionne bien et ce n'est pas un énième bureau de flics, non mais celui d'un journal gratuit de quartier....Un passage dans les trois avant derniers épisodes : le spectacle du groupe amateur de théâtre du quartier ou village... avec stand-up, danse, poème est incroyable... pas trop long, mais incroyable, cela ne ressemble à rien et pourtant...  c'est "monstre", c'est émouvant malgré tout alors que c'est à l'extrême du fiasco ?! mais non pas seulement...


my blog, même s'il n'est lu que par 2 personnes... ce n'est pas la quantité, mais la qualité... les jardins et les squares ne vont pas rouvrir, les cinémas les théâtres non plus, because zone rouge mais ces deux derniers domaines culturels, resteront fermés dans tout le pays, j'étouffe.... alors que les bibliothèques les librairies non, c'est déjà ça mais ce n'est pas assez.....


samedi 29 février 2020

La cérémonie des Césars : 45 ème et La série sur le service public : Il a dejà tes yeux

https://www.google.fr/amp/s/actu.orange.fr/societe/culture/les-moments-forts-de-la-45e-ceremonie-des-cesar-CNT000001o61KW.amp
L’avis de Pierre Kandel Sur FB :

Je suis arrivé en cours de route. Les remises ont dû durer bout à bout 1h, les remerciements 1h et les sketches/présentations souvent plats 2h ! Seul le texte de Emmanuelle Devos m'a fait rire (à croire que ce ne sont pas les mêmes qui l'ont écrit, peut-être Dedienne...). La coach de javelot était insupportable. On notera les tenues de soirée semblables à des sacs (pôvre Arnaud Valois). Demoustier était toute étonnée, j'attendais tellement Eva Green et sa performance physique et émotionnelle remarquable dans "Proxima". Les gants pris par certains (Darroussin...) pour éviter de s'écorcher la bouche à prononcer le nom même de Polanski m'ont mis vraiment très mal à l'aise. C'est bien que ce soit deux femmes justement qui aient remis le prix de la "réalisation" (là aussi, hypocrisie pour ne pas dire metteur en scène. De toute façon, les dés sont pipés puisque la "Meilleure réalisation" ne "doit pas être" pour le même film que le Meilleur film. En tout cas, une chose est certaine, l'année 2019 cinéma est bel et bien terminée.

Oui mais elle est aussi quand même malgré tout, un très bon cru... cette année 2019...

Oui je partage l’avis de mon beau frère cinéphile qui s’est passablement emmerdé à cette cérémonie mais bon l’exercice était périlleux... Et même « on aura tout vu » sur France-Inter note comme exceptions les deux prix... accordés à Roschdy Zem et Anaïs Demoustier et aussi l’intermède d’Emmanuelle Devos et je me sentais comme un peu solidaire de la difficulté au moment et  discours de Sandrine Kiberlain et j’ai aimé l’introduction de Florence Foresti.. Le plus grand Flop comme dirait un journaliste de foot,  ça été pour moi, l’intermède avant le prix pour la musique... Sinon je ne commenterais pas plus la flopée d’hommes pour Misérables.... les trois prix de J’accuse qui méritait sa récompense même si j’aime ces films avec pour chacun un bemol(voir les articles spécifiques déjà sur ce blog). Un petit flop aussi pour un de mes acteurs préférés son texte de remettant : Daroussin. Et un moment de grand malaise sur la diversité ou plutôt de manque de diversité dans le cinéma français et la désapprobation de Vincent Cassel quand l’actrice remettante le nomme en soutien !
Et aussi un autre bon moment c’est le regard de Fanny Ardant sur le jeu des Césars elle non plus pas du tout remarquée à France- Inter. ils ne doivent pas aimer le film de Nicolas Bedos (que je n’ai toujours pas vu !) J’ai bien aimé sa joie son enthousiasme dans ses remerciements à lui aussi https://www.franceinter.fr/emissions/aura-tout-vu
https://www.franceinter.fr/emissions/aura-tout-vu


L'actrice française Aïssa Maïga prononce un discours, avant de remettre le César du meilleur espoir féminin

Au sujet de cette actrice je voudrais parler de cette mini série qui mérite tous les prix qui est passée à la télévision et sur le Service Public  :  « il a déjà tes yeux » de Lucien Jean-Baptiste toute en pudeur émotion avec un casting étincelant de diversité et d’inclusion et une histoire qui aussi promeut l’enthousiasme, le courage, malgré la lucidité sur certaines des dérives injustes de notre accueil aux migrants. Les deux ados mais aussi les autres acteurs étaient magnétiques...



J’espère qu’il y aura une suite, même si la fin était si bien, car ça pourrait s’arrêter ou voir continuer les spectateurs ne sont pas pris en otage et par leurs addictions....aux images sonores et qui bougent... la vie par défaut. 

lundi 17 février 2020

La chute de mon blog de 800 à 1000 je passe de 100 à 50 qu'est-ce qui a changé ? Outsider et Outlander, Séries... Oscars.

Si je fais cet article en essayant d'élargir la portée, l'impact, l'audition, la visibilité, le partage, la cible c'est parce qu'il a presque touché à nouveau le fond, my blog, comme chaque année à la période des vacances ? et en même temps je ne me trahis pas en y mettant ce que j'y mets. Les Oscars, c'est trop américain ! me dit mon Chéri.
-je n'en sais rien,  il y a deux ans quand j'ai eu mon traitement à long cours chimio rayons etc c'était un peu comme si je sortais le périscope de mon submarine... quand je regardais les Oscars 2018 vers une renaissance à la nouvelle page de l'éphéméride tout en restant chez moi derrière les écrans

Les Oscars 2020
https://www.google.fr/amp/s/mobile.francetvinfo.fr/culture/cinema/oscars/oscars-2020-les-sacres-de-parasite-renee-zellweger-et-joaquin-phoenix-ce-qu-il-faut-retenir-de-la-ceremonie_3819875.amp

Merci surtout pour avoir nommé un Outlander comme meilleur film, ce film Parasite qui est originaire de Corée du Sud, pour le discours et le prix d'interprétation attribué à Joaquin Phoenix dans Joker.
Pourquoi regarder les Oscars sur Canal +? parce qu'ainsi on a un temps infini devant soi. Cela dure avec le long prélude du tapis rouge presque 5 heures et c'est comme une nuit blanche même si cette année, je l'ai regardé en Replay et puis c'est comprendre combien Hollywood fait partie des Etas Unis un peu comme le Vatican fait partie de l'Italie. C'est mesurer de combien l'influence des Etats Unis est importante  sur le Monde et pour la première fois il m'a semblé voir une réciproque. Comme quoi on pourrait se relever de toutes les idéologies en "isme"et calculer autrement.
Pas seulement pour le cinéma (l'économie y serait comme utile à grande échelle pour les peuples, pour enfin évoluer vers un autre Monde de paix et de respect considération de toutes les altérités).  minorités  espèces et leur accorder de la visibilité sous les paillettes .
Et puis cela m'a permis d'avoir envie de voir Marriage story, envie de revoir Parasite, envie de mieux considérer le cinéma et son influence sur nos vies d'ici et maintenant.
https://www.canalplus.com/articles/cinema/le-palmares-et-les-meilleurs-moments-de-la-92e-ceremonie-des-oscars-2020

Joaquin Phoenix Géant aux pieds d’argile, et après il a parlé de son jeune frère décédé jeune et qu’il n’oubliera jamais. Il a dit aussi qu’à une époque dans son métier il s’était mal comporté avec les autres ...





Le bien le beau et l’être : sur FB d'Olivier Steiner
"J’ai l’impression que, parfois, on essaie de nous faire croire qu’on se bat pour des causes différentes alors que je vois une cause commune. Qu’on parle d’inégalités entre les genres ou de racisme, des droits de la communauté queer ou des droits des animaux, on parle en fait de la lutte contre l’injustice. On est là pour être unis et un groupe ethnique, un genre ou une espèce ne sauraient dominer les autres en toute impunité. Je crois que nous nous sommes déconnectés de la nature. Beaucoup d’entre nous sont coupables d’avoir un point de vue très égocentrique du monde, nous croyons être le centre de l’univers. Nous détruisons la nature pour en exploiter les ressources. On considère qu’on a le droit de pratiquer l’insémination artificielle sur une vache et quand elle met bas, on vole son bébé, malgré ses cris d’angoisse. Et on prend son lait pour le mettre dans notre café et nos céréales. On a peur de changer à titre personnel, parce qu’on pense que cela rime avec sacrifice. Mais les êtres humains sont tellement créatifs et ingénieux que si on utilise l’amour et la compassion pour nous guider, on est capable de créer des systèmes de changement qui bénéficieraient à tous les êtres vivants et à l’environnement." Joaquin Phœnix

Série Saison 1 de The Outsider Saison 5 de Outlander à l'heure américaine sur OCS
Cette cérémonie des Oscars m'a permis presqu'au bout de cinq heures de commencer à mieux entendre et donc à espérer un jour parler presque anglo-américain, et pour les Séries qui aux Etats Unis influencent toutes les composantes du Cinéma, j'ai reconnu l'étonnante Cynthia Erivo qui interprétait une chanson, Stand Up de Harriet
Courrier International
"L’actrice et chanteuse britannique d’origine nigériane a prêté ses traits à Harriet Tubman, une ancienne esclave devenue une célèbre militante abolitionniste (1820-1933). Dans Harriet, le film de Kasi Lemmons sorti en novembre aux États-Unis et pour l’instant inédit sur les écrans français, elle crève l’écran. Mais la jeune femme de 33 ans est aussi nominée pour l’Oscar de la meilleure chanson originale, ayant composé et interprété la chanson Stand Up qui accompagne le générique final du long-métrage."
The Outsider avec Cynthia Erivo



J'aime beaucoup cette série et j'en suis très addicte (épisode 6) même si elle est particulièrement dé-rythmée pour faire peur.... on attend les prochains meurtres en craignant pour tous les personnages à la fois alors que visiblement tous enquêtent seulement et se débattent avec leurs propres démons fantômes...J'ai eu peur l'autre fois jusqu'à frissonner dans la réalité à la vue dans le métro de personnes avec des larges capuches qui leur cachaient la tête. L'actrice anglaise Cynthia Erivo y est exceptionnelle car elle y est très réaliste avec son regard d'enfant extra-lucide : "Vous voulez que je sois franche avec vous, on dirait qu'on vous a arraché le coeur." Cette série a vocation d'envoutement , jusque là c'est réussi.
http://www.premiere.fr/Series/News-Series/The-Outsider-sur-OCS-un-polar-noir-et-brillant-critique

Outlander saison 5, épisode 1
Enfin ! mais cette fois ce sera la dernière saison, tous les personnages sont à l'appel pour ce début et nous sommes tellement contents mon ami et moi de les retrouver. C'est un peu fantastique et historique mais surtout romanesque et plus ça va, plus, il y a de couples amoureux, de tous les âges et de toutes les confessions, ils prévoient hélas les guerres et massacres à venir.  Est-ce que vous seriez prêt à retourner presque 3 siècles en arrière pour suivre et vivre avec l'homme que vous aimez... comme alors plein de détails, prennent de l'importance et viennent à manquer : la médecine, la musique, danser un rock, prendre une photo du papier toilettes.... et même les infos.Il y a qu'une seule chose qui demeure entière c'est la chose privée de la force de l'amour, une fois les corps et le désir apprivoisé. 

vendredi 31 janvier 2020

Théâtre du Rond Point : Détails/ Livres : Propriété privée, Les petites vertus, Rappel : Les yeux ouverts... Série : The outsider

Les yeux ouverts un de mes livres de chevet : dialogue entre Matthieu Galley et l'écrivain

les petites vertus de Natalia Ginzburg (en construction d'autres extraits à venir)
"Dès que nos fils commencent à aller à l'école, nous leur promettons, s'ils travaillent bien de l'argent en récompense. C'est une erreur car ainsi nous mélangeons l'argent qui est une chose sans noblesse, à une chose méritoire et digne qui est l'étude et le plaisir de la connaissance..."Les petites vertus de Natalia Ginzburg à lire sans modération
Ce livre est un cadeau pour viser non pas les petites vertus mais les grandes par exemple plutôt « la générosité et l’indifférence à l’argent plutôt que l’épargne »... Ce sont des nouvelles donc il y en a d’autres que celle qui donne son nom au recueil ; une autre sur les rapports humains, une autre infiniment précise sur le métier d’écrire ; une sur « le fils de l’homme » l’écart de générations ; une sur la relation à deux ; deux sur l’Angleterre dont une pleine d’humour ; une sur les Abruzzes la première car l’auteur comme son nom ne l’indique pas est italienne et juste après sur la perte d’un ami et enfin une que je n’oublierais pas sur des chaussures trouées. c’est cela la complication d’un recueil de nouvelles on a tendance à en préférer certaines à d’autres mais pas là. car il y’a une très belle écriture et comme une focale inversée rapprochée qui culmine en introspection et en désir de transmettre le meilleur et surtout le plaisir à aider véritablement l’autre l’enfant en « le laissant germer ».
https://www.babelio.com/livres/Ginzburg-Les-petites-vertus/651372
P 25-29 Portrait d’un ami
Il était, parfois, très triste ; mais nous avons cru pendant longtemps, qu’il guérirait de cette tristesse, lorsqu’il se serait décidé à devenir un adulte ; parce que sa tristesse nous semblait celle d’un enfant, la mélancolie voluptueuse et rêveuse d’un enfant, qui n’a pas encore touché terre et qui se meut dans le monde aride et solitaire des songes. Parfois, le soir, ils venait nous voir : il s’asseyait, pâle, son écharpe autour du cou, en tortillant ses cheveux, ou en froissant une feuille de papier : il ne prononçait pas un mot de la soirée ; il ne répondait à aucune de nos questions. Enfin, d’un bond, il empoignait son manteau et s’en allait. Humiliés, nous nous demandions si notre compagnie l’avait déçu, s’il avait cherché auprès de nous un réconfort et ne l’avait pas trouvé, ou au contraire s’il s’était tout simplement proposé de passer une soirée silencieuse sous une lampe qui ne fût pas la sienne.

Parler avec lui, d’autre part, n’était jamais facile, même lorsqu’il était de bonne humeur ; mais un entretien avec lui, même fait de peu de mots, pouvait être plus tonique et stimulant qu’avec quiconque. En sa compagnie, nous devenions bien plus intelligents, nous nous sentions poussés à mettre dans les mots ce que nous avions en nous de meilleur et de plus sérieux, nous rejetions les lieux communs, les idées imprécises, les paroles confuses.

Près de lui, nous nous sentions souvent humiliés, parce que nous ne savions pas, comme lui, être réservés, ni modestes comme lui, ni, comme lui, généreux et désintéressés. Il nous traitait, ses amis, avec brusquerie, et ne nous pardonnait aucun de nos défauts ; mais, si nous étions malheureux ou malades, il se montrait attentif comme une mère. En principe il se refusait à connaître des gens nouveaux ; mais il arrivait que tout à coup, avec une personne inattendue et inconnue, une personne même vaguement méprisable, il se montrât expansif et affectueux, prodigue de rendez-vous et de projets. Si nous lui faisions observer que cette personne était, à bien des égards, antipathique et méprisable, il disait qu’il le savait parfaitement ; et parce qu’il aimait toujours tout savoir, il ne nous accordait jamais la satisfaction de lui apprendre quelque chose ; mais pour quel motif il se comportait si familièrement avec cette personne, et au contraire n’accordait pas son amitié à d’autres qui le méritaient davantage, il ne l’expliquait pas, et nous ne l’avons jamais su.

Il s’intéressait parfois à des personnes qui lui semblaient faire partie du monde élégant, et il les fréquentait ; il pensait peut-être s’en servir pour ses romans ; mais il se trompait dans son jugement, sur le raffinement social ou le comportement, il prenait pour du cristal les fonds de bouteilles ; et en cela il était naïf, mais en cela seulement. Il se trompait sur le raffinement du comportement ; mais quand au raffinement du cœur et de l’esprit, il n’a jamais été dupe.
…
Il avait les derniers temps, un visage creusé et raviné, ravagé par ses torturantes pensées : mais, jusqu’à la fin, il garda, dans son allure, la grâce d’un adolescent. Dans les dernières années, il devint un écrivain célèbre ; mais cela ne changera en rien ses habitudes revêches, ni la modestie de son attitude, ni l’humilité, consciencieuse jusqu’au scrupule de son labeur quotidien. Quand nous lui demandions s’il était content d’être célèbre, il répondait avec un ricanement orgueilleux, qu’il s’y attendait depuis toujours ; car il avait, parfois un ricanement sardonique et orgueilleux, puéril et malveillant, qui brillait comme un éclair puis disparaissait. Mais le fait de s’y attendre depuis toujours signifiait que le but atteint ne lui procurait plus aucune joie : il n’était pas capable de jouir des choses et de les aimer, dès qu’il les avait. Il disait qu’il connaissait désormais son art si à fond qu’il ne lui offrait plus aucun secret : et ne lui offrant plus de secrets, cela ne l’intéressait plus. Nous-mêmes, ses amis, nous disait-il, nous n’avions plus de secret pour lui, et nous l’ennuyons terriblement ; et nous, très vexés de l’ennuyer, nous ne parvenions pas à lui dire que nous voyons bien où était son erreur ; c’était de ne pas vouloir se plier à aimer le cours quotidien de l’existence, qui se déroule uniformément, et sans mystère apparent. Il lui aurait fallu conquérir la réalité quotidienne : mais pour lui, elle était interdite et insaisissable, pour lui qui en avait à la fois le désir et l’horreur ; de sorte qu’il ne pouvait que la regarder comme dans un lointain sans bornes.

P 38 Éloge et complainte de l’Angleterre
Le misanthrope reste misanthrope. De plus, sur la timidité la misanthropie initiale, s’étend la grande l’infinie tristesse anglaise, comme une prairie sans limites ou le regard se perd.
En outre, il est vain pour les parents d’espérer que leurs enfants, pendant ces séjours d’été, apprendront l’anglais, langue très difficile à connaître, que très peu d’étrangers savent, et que chaque anglais parle à sa façon.

L’Angleterre est un pays où l’on reste absolument ce que l’on est. L’esprit n’accomplit pas le plus petit mouvement. Il reste là, immobile, immuable, protégé par un climat doux, tempéré, humide, sans écarts de saison, de même que reste immuable, à chaque saison, l’herbe verte des prés, que l’on ne pourrait pas imaginer plus verte : elle n’est ni mordue par le gel, ni dévorée par le soleil. L’esprit ne se libère pas de ses défauts, et n’en acquiert pas non plus de nouveaux. Comme l’herbe, l’esprit est bercé en silence dans sa verdoyante solitude, désaltéré par une pluie tiède.

Il y a de magnifiques cathédrales. Non pas serrées entre les maisons et les boutiques, mais étalées sur de vertes prairies. Il y a de très beaux cimetières, avec de simples pierres gravées, dispersées dans l’herbe dans une paix profonde, au pied des cathédrales. Aucun mur ne les défend, elles sont là en perpétuelle intimité avec la vie, et cependant plongées dans une paix suprême.

Au pays de la mélancolie, l’esprit est toujours tourné vers la mort. Il ne craint pas la mort, comparant l’ombre de la mort à l’ombre vaste des arbres, au silence déjà présent dans l’âme, perdu dans son vert sommeil.

P 67 à 68 mon métier
Mon métier est d’écrire. Je le connais bien, depuis très longtemps. J’espère ne pas me faire mal comprendre. Sur la valeur de ce que j’ai écrit je ne sais rien. Je sais qu’écrire est mon métier. Lorsque je me mets à écrire, je me sens extraordinairement à mon aise, et je me meus dans un élément qu’il me semble connaître extraordinairement bien. J’utilise des instruments qui me sont connus et familiers, et je les sens bien stables entre mes mains. Si je fais quoi que ce soit d’autre, si j’étudie une langue étrangère, si je cherche à apprendre l’histoire ou la géographie, ou la sténographie, ou si j’essaye de parler en public, ou de tricoter ou de voyager, je souffre, et je me demande constamment comment les autres font ces mêmes choses, j’ai toujours l’impression qu’il doit y avoir un bon moyen pour faire ces mêmes choses, et qui est connu des autres et inconnu de moi. Et il me semble être sourde et aveugle, et j’ai comme une nausée au fond de moi. Au contraire, lorsque j’écris, je ne pense jamais qu’il y a peut-être un meilleur moyen dont les autres écrivains se servent. Ce que font les autres écrivains m’est tout à fait égal. Entendons-nous bien : je ne peux écrire que des histoires. Si je tente d’écrire un essai critique, ou un article sur commande pour un journal, cela va assez mal. Et ce que j’écris alors, je dois le chercher péniblement, comme en dehors de moi. Je peux le faire un peu mieux que d’étudier une langue étrangère, ou parler en public, mais seulement un peu mieux. Et j’ai l’impression d’escroquer mon prochain avec des mots empruntés au chapardés ici est là. Et je souffre et je me sens en exil. Au contraire, lorsque j’écris des histoires, je suis comme quelqu’un qui est dans sa patrie, sur les routes qu’il connaît depuis son enfance, et au milieu de murs et d’arbres qui sont les siens. Mon métier est d’écrire des histoires, des choses inventées ou des choses de ma vie dont je me souviens, mais, en tout cas, des histoires, des choses où n’entre pas la culture, mais seulement la mémoire et la fantaisie. C’est cela mon métier, et je le ferai jusqu’à ma mort. Je suis très contente de ce métier, et je n’en changerai pour rien au monde ; j’ai compris, Il y a très longtemps, que c’était là mon métier. Entre 5 et 10 ans je n’en étais pas sûre, et je m’imaginais un peu pouvoir peindre, un peu conquérir des pays à cheval, et un peu inventer de nouvelles machines très importantes ; mais après l’âge de 10 ans je l’ai toujours su, et je me suis exprimée comme je l’ai pu, avec des romans et des poésies.

P 72 
J’avais 17 ans à cette époque, et j’avais été recalée en latin, en grec et en mathématiques. J’avais beaucoup pleuré lorsque je l’avais su. Mais maintenant que j’avais écrit cette nouvelle, j’avais un peu moins honte. C’était l’été, une nuit d’été. La fenêtre était ouverte sur le jardin et des papillons sombres volaient autour de la lampe. J’avais écrit ma nouvelle sur du papier quadrillé, et je me sentais heureuse comme jamais cela ne m’était arrivé dans la vie, et riche de pensées et de paroles.
…
Et j’en ai [des récits] écrit un certain nombre, à intervalles d’un ou deux mois, quelques-uns assez beaux, d’autres pas. J’ai découvert alors que l’on se fatigue si l’on écrit une chose sérieusement. C’est mauvais signe si l’on ne se fatigue pas. On ne peut espérer écrire quelque chose de sérieux ainsi à la légère, comme d’une seule main, en voltigeant, tout frais. On ne peut s’en tirer si facilement. Lorsque quelqu’un écrit une chose sérieuse, il tombe dedans, il se noie vraiment dedans jusqu’aux yeux ; et s’il a dans son cœur des sentiments très forts qui l’inquiètent, s’il est très heureux ou malheureux pour une raison quelconque, disons terrestre, qui n’a rien à voir avec ce qu’il est en train d’écrire, alors, si ce qu’il écrit est valable et digne de création, tout autre sentiment s’endort en lui. Il ne peut espérer garder intact et frais son cher bonheur ou son cher malheur, tout s’éloigne et s’évanouit, et il est seul avec sa page ; aucun bonheur et aucun malheur ne peut subsister en lui qui ne soit étroitement lié à cette page, il ne possède rien d’autre et il n’appartient pas aux autres ; s’il n’est pas ainsi, cela signifie alors que sa page ne vaut rien.

P 74
Parce que, à l’époque où j’écrivais ces brefs récits, je m’arrêtais toujours aux personnages et aux choses grises et déjetées, je cherchais une réalité méprisable et sans gloire. Dans ce goût que j’avais alors de découvrir des détails minimes, il y avait de la méchanceté de ma part, un intérêt avide et mesquin pour les petites choses, petites comme des puces, c’était une recherche obstinée et médisante. 

P 76
Et puis mes enfants sont nés, et moi au début, lorsqu’ils étaient très petits, je n’arrivais pas à comprendre comment on parvenait à écrire en ayant des enfants. Je ne concevais pas comment j’aurais pu me séparer d’eux pour suivre un personnage dans un récit. Je m’étais mise à mépriser mon métier. J’en avais, par moments du regret, je me sentais exilée, mais je m’efforçais de le mépriser et de m’en moquer pour ne m’occuper que de mes enfants. 

P 81-82
Du reste, je ne pourrais même pas imaginer ma vie sans ce métier. Il s’est toujours trouvé là, il ne m’a pas quitté, même une minute, et même lorsque je le croyais endormi, son œil vigilant et resplendissant me regardait.
C’est cela mon métier. L’argent, voyez-vous, il n’en rapporte pas beaucoup, et même on est presque toujours obligé d’avoir en même temps, un autre métier pour vivre. Parfois, pourtant il en rapporte un peu : et l’argent obtenu grâce à lui est une chose très douce, comme de recevoir de l’argent et des cadeaux des mains de l’être aimé. C’est cela mon métier.




… 

Détails de Lars Norén au théâtre du Rond-Point puis tournée la Comédie de Reims du 3 au 6 mars mise en scène de Frédéric Belier-Garcia avec entre autres Isabelle Carré et Laurent Capelutto Alors voilà comment vous dire plus de deux heures où je suis restée clouée à mon fauteuil mais voilà l’appareillage systématique pour le son des comédiens déterminant du jeu mais aussi de la mise en scène m’empêche un peu d’être au théâtre. Ces acteurs dans une très belle épure de mise en scène ne s’adressent jamais au public et donc par moments malgré leur crédibilité, justesse, délicatesse je reste extérieure. Bon ceci dit le texte l’ensemble des scènes, les « détails » apostrophants sur leur vie intime qui caractérise aussi les époques, les rapports de révision de l’adultère : des névroses, bouffées délirantes et si l’amour bientôt risquait d’être diagnostiqué comme bouffée délirante au « bénéfice » de la raison et laquelle ? Allez y pour les deux acteurs les plus vieux!  de la distribution, dont Isabelle Carré... et le texte et la fluidité la pureté de la mise en scène.
Christian Jannot Oui moi j'ai aimé cette pureté un peu froide, et j'adore tjrs Isabelle Carré..pour moi seul le plus jeune acteur était microté..sf quand ils sont tous au fond...
UzpfSTE1NzcxNzM0NDg6MTAyMTg3ODMwNjc0MzkyNDU Interview très intéressante pour les apprentis comédiens sur la bienveillance du public les rituels..... et sur le fond pourquoi dépasser sa peur ? pour faire sur scène tout ce qu'on ne peut pas faire dans la vie...




 Propriété privée de Julia Deck : Je vais aller voir cette écrivain à la dédicace chez mon amie et libraire préférée Au plaisir des yeux car n'y a t'il pas plus beau voyage que le roman (entendu à France-Inter Boomerang par Ian Mac Ewan un autre de mes écrivains préférés ; sortir une heure au moins une heure seulement des écrans réseaux par jour.et de leur torpeur..)... et pour une fois j'ai acheté le livre et je l'ai lu avant de rencontrer son auteure mais comment vous dire je l'ai lu d'une traite un peu comme on regarde fasciné  un film d'horreur une série (The outsider-3 premiers épisodes  disponibles sur OCS à l'heure américaine) tirée d'un roman de Stephen King ou une pièce au théâtre de Yasmina Reza, sans pouvoir s'en extraire... avoir même le recul après quelques jours... Donc il faut par contraste  y réfléchir longtemps, le vieillir comme un bon vin, parce qu'il nous a surpris ; c'est un livre pour sortir les bobos de presque leurs cités interdites, alors certes ils y vivent bien, mais qu'apparemment... sans ma conseillère et cette occasion,  j'aurais pu acheter ce livre en le feuilletant, pour l'éditeur, puis saisie par la modernité de l'écriture.