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vendredi 15 décembre 2023

Une journée particulière, Migration

Une journée particulière 
Pourquoi un tel film si marquant dans nos têtes pourquoi pas l’immerger au théâtre ? et à part l’acteur qui joue le rôle du mari et que je ne comprenais pas alors que nous étions sur des strapontins au 2 ème et au 3eme rang d’Antonietta interprété par la lumineuse Laetitia Casta… et de Gabriele par Roschdy Zem. Oui la mise en scène est sage dans les traces, les empreintes du film, mais si je pense que le début est était trop long, les pans de décors classiques qui tournent ne m’ont pas gênée. Car ils dansent d’un endroit à l’autre. C’est si peu de chose un mur…Ici chez elle, ici chez lui, ici sur la terrasse…Mon compagnon Pascal était devant moi mais son dos était heureux d’être là comme jamais, après, c’est lui qui m’a parlé de Laetitia Casta « lumineuse », son rire... Roschdy Zem est serait un professeur de théâtre idéal humble secret élégant et incarné dans tous les rôles. Il rend son mystère à son personnage. Et aussi cette façon qu’il a de danser son pas. Il quitte la scène en imperméable et salue aussi dans ce vêtement masquant plutôt que protégeant…la salle était comble et le public était comblé…





Migration
Piou piou et ses darons ! 

Elle est encore petite. Ses parents la nourrissent. 


À propos  d’oiseaux, j’ai vu le film Migration sur une famille de colverts mais il y a des pigeons avec leur chef : la cruche…. plein d’autres canards un oiseau du paradis deux hérons et un homme : super Méchant une sorte de fils caché du critique culinaire de Ratatouille. Nous étions 5 dans une petite salle suspendue au Gaumont Convention : deux mères et leurs fils. J’ai ri mais j’ai surtout versé ma larme toujours au même tire-larmes : quand les enfants sont reconnus par leurs parents. Ah personnellement j’ai par contre peu apprécié le court métrage avec les Minions avant. La version française est doublée par Pio Marmaï  et Laure Calamy, ils sont épatants dans le couple des parents colverts. Vous pouvez emmener toutes les âmes d’enfants…..

samedi 22 février 2020

L’Odyssée de Choum, Le prince oublié

https://m.youtube.com/watch?v=lb3D4SVluHc


C’est un film bienfaiteur à partir de trois ans. J’étais seule dans une salle avec plein d’enfants. Et je peux vous dire que même petits ils suivaient tout,  toutes les péripéties de cette belle Odyssée avec ces passages dans la nature ou la petite fille d’à côté demandait à chaque nouvelle bête rencontrée : il est gentil ? Mais il y a pas le loup ?.....
Sur ce site vous pourrez voir toutes les bandes annonces des bons films pour jeune public




Avec mes deux petits gars bien plus grands je, nous, sommes allés voir le Prince oublié et ce film fort décrié nous a plu, car là aussi il y avait beaucoup, voir beaucoup plus d’enfants dans l’âge des nôtres d’enfants d’adoption, dans la salle Gaumont Boulogne. Eh bien ils étaient aussi attentifs et mon cher compagnon était lui par contre assez critique après, mais il a essayé de rester nuancé pour ne pas casser leur "après film".... : c'est cucu la praline, c'est pas beau les décors du monde des contes ; c'est surtout un vaste capharnaüm de tout et n'importe quoi qui se fera et se fait déjà,  c'est selon moi fait exprès, c’est la démarcation entre le monde imaginaire et le monde réel qui avec ses tristesses, réalités, disputes, rencontres ressort comme meilleur que l’imaginaire traduit en images. Et donc, j'ai aimé et même ai été émue, les acteurs sont très bien. La Fin surtout est émouvante car contrairement à Coco(le film), les personnages imaginaires même si on les oublie un temps... peuvent renaître revivre...


Et il faudra encore des siècles d’histoires pour apprivoiser les méchants.....

samedi 4 janvier 2020

Mes fictions du nouvel an : Joyeuse retraite, Pat et Mat, Le bazar de la Charité et Joker et Le cirque Charlie Chaplin

Une critique  très critique d’un film Joker, que je n’ai pas ressenti comme cela, car j’ai été très impressionnée comme après avoir vu la Chute sur Hitler ou Ludwig de Visconti sur Louis II de Bavière car là c'est la démarche inverse partir d'un mythe de" bad boy" et le ramener à notre réalité, la science-fiction de la cité de Gotham et l’influence des années 70-80 jusqu’à nos jours sont si finement mélangées qu'on s'implique, en tant que spectateur "intelligent" ; ce film est un autre antidote à Parasite, je n’ai pas eu l’impression d’être manipulée. 
Oui c’est psychologique, sociologique mais c’est au delà de tous ces masques, dont on est revenu et c’est l’analyse du pur malaise, des contradictions et de l’inévitable de l’incompréhensible de l’utilisation sans vergogne, sans aucune déontologie, respect dans les médias de l’anonymat pour un Striptease faisant l’apologie du voyeurisme. 
Oui c’est beau, certaines images de la ville font penser aux tableaux de Edward Hopper qui jette la beauté des villes sur le contraste avec l’extrême solitude de ses personnages. Oui Joker ou bien Arthur est hypnotique envoûtant mais touchant aussi. Surtout que l’on mesure de quelle autre vie, il aurait rêvé... ses délires amoureux ne sont-ils pas plus beaux que sa réalité, comme ceux sur sa mère ? Alors là aussi nous spectateur, on a envie d’y croire mais il y a les dossiers médicaux... à quoi tout l’incompréhensible du monde et de l’individu est réduit. La fin, les scènes du métro, de foules sont hallucinées et l’on ne lâche pas la trajectoire de cet acteur rendu à la fois famélique presque bossu de maigreur et si élégant séduisant pour nos yeux incrédules mais conquis, par lui, tel par un Richard III.
Ce film est un chef d’œuvre mais il serait bon que son histoire à Joker s’arrête là, et ne s’épuise pas en une demande de suite, voire de trilogie ?!
A certains moments, quand il danse on se croirait en présence plus de l’incroyable Michael Jackson plutôt qu’en presence d’Iggy Pop. 
Oui, je le reverrais. J'ai attendu le lendemain pour écrire mais je me sens comme abandonnée d'un univers de fiction aussi triste que le réel sur cette planète mais dont forcément on sortira, après toute cette violence larvée... Il a fait miroir réfléchissant : Joker de Todd Phillips.




Joyeuse retraite ! Bon je viens de voir le film. Dans mon ciné de quartier je ne m’attendais pas à un film  désopilant eh bien je n’ai pas beaucoup ri, mais j’ai aimé quelques moments grâce à Judith Magre surtout. Il y a même une excellente blague dite par Judith Magre à toutes les petites vieilles comme elle, dans une maison de retraite ! Cette femme garde ses yeux qui brillent comme des étoiles. Certains seconds rôles sont très mauvais ! Mais ils ne restent pas trop longtemps comme l’architecte soit disant portugais !!! Ah aussi les deux enfants sont mignons, avec ses lunettes pour le petit garçon, mais pas très bons et ça plombe un peu... Par contre la fin est jolie. Nicole Ferroni n’est pas encore comédienne mais elle est elle, et cela passe très très bien pour moi au cinéma, parce que je l’aime bien.

À propos d’enfant au cinéma avez vous vu la Série TF1 sur le Bazar de la Charité les enfants Thomas et Camille et aussi le petit gavroche sont très bons comédiens et on s’attache à eux comme aux autres rôles  l’histoire est très bien ficelée même si elle est un peu complaisante à l’horrible de la situation tout y est crédible. Quels acteurs les adultes on les dirait choisis par Josée Dayan ou Canal +, Gilbert Melki est époustouflant en méchant sadique pervers intelligent odieux et séducteur quant aux autres avec Audrey Fleurot et Josiane Balasko dans les plus connus ils sont tous vraiment bien. Le rythme est haletant j’ai beaucoup aimé et Pascal aussi. Mention bien pour Stéphane Guillon il a une formation de comédien et est devenu humoriste par défaut....
Julie de Bona (Rose) et Adrien Guionnet (Thomas)




Critique de Télérama très très nuancée comme ils en ont le secret
Saga
“Le Bazar de la Charité” ouvre ses portes sur Netflix 
Réservé aux abonnés
Aude Dassonville Publié le 26/12/2019.
Audrey Fleurot, dans Le Bazar de la Charité.
La plateforme propose à ses abonnés la super-production qui a enflammé les audiences de TF1 cet automne. À mi-chemin entre “Angélique, marquise des anges” et “La Reine des neiges”, reposant sur un scénario souvent faché avec la vraissemblance, la série souffre de quelques gros défauts. Et pourrait provoquer la lassitude des téléspectateurs.
Paris, 1897. Chacune de leur côté, trois femmes se rendent au Bazar de la charité, une vente de bienfaisance très courue de la bonne société de la capitale. Ça papote, ça virevolte, ça se pavane… quand soudain, la surchauffe d’un cinématographe provoque un incendie. En une demi-heure (soit l’essentiel du premier épisode) tout est consumé : le bâtiment, mais aussi les espoirs d’une vie meilleure que nourrissaient les trois héroïnes. Le divorce de l’une (Audrey Fleurot) se complique, le projet de mariage d’une autre (Camille Lou) s’éloigne, quant au rêve de voyage à New York de la troisième (Julie de Bona), grièvement blessée, il est brisé. Dans les sept épisodes suivants, il ne sera plus question que des destins contrariés de ces héroïnes en voie d’émancipation, frondeuses parce que amoureuses – des féministes par accident, en quelque sorte.

Gros fil blanc
Produit par Quad TV pour TF1, en partenariat avec Netflix, Le Bazar de la charité a fourni à la Une l’un de ses plus beaux succès d’audience de l’année. Rien d’étonnant là-dedans : la promesse d’une série pleine de fougue et de passion est tenue, pour qui aime les dorures éclairées à la bougie et les dentelles qui dégringolent comme les cheveux des femmes après l’amour. À mi-chemin entre Angélique, marquise des anges et La Reine des neiges – dans une version où le patriarcat tiendrait lieu de pouvoir glaçant –, la narration explore toutes les voies du romanesque… jusqu’à l’égarement. Cousue de gros fil (blanc), fâchée avec la vraisemblance, truffée de dialogues redondants avec l’action, mal jouée (seul Gilbert Melki campe un méchant crédible), ce Bazar nous prend pour des enfants. Mieux définis, certains personnages vicieux auraient pu susciter l’angoisse, et quelques belles âmes des élans empathiques irrépressibles. Au lieu de quoi, les uns et les autres brillent par leur tempérance et leur docilité. Insignifiants, ils sont bien vite oubliés.
Gilbert Melki et Audrey Fleurot, dans Le Bazar de la Charité.

Surréaliste
Ensuite, sans être spécialiste de la fin du XIXe siècle ni arc-bouté sur le réalisme historique, on peine à rester stoïque à la vue de nos héroïnes en cheveux dans les rues. On sursaute d’entendre un « fils de pute » jaillir d’une bagarre ou un « c’est génial » s’échapper de la bouche d’une femme (on passe sur « Me prends pas pour un con » ou l’ultra contemporain tic de langage « en fait »). Et l’on s’étonne, au minimum, que les personnages se parlent et se retrouvent n’importe où dans Paris avec la facilité de ceux qui viennent de s’envoyer un texto… Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’addition de jolis décors, de beaux costumes (quoique peu variés) et de flamboyants effets spéciaux (un incendie et des cicatrices chéloïdes sur un visage) ne suffisent pas à faire une bonne série. Et si la prochaine fois TF1 cessait de vouloir tout simplifier, réduire, abréger, édulcorer et faisait confiance à l’intelligence des téléspectateurs...



https://www.senscritique.com/film/Pat_et_Mat_en_hiver/critique/208726362
Pat et Mat en hiver film d'animation pour les enfants à partir de 3 ans 
Donc quand je rentre de chez ma mère, tellement âgée et qui se bat comme une lionne encagée, pour rester autonome,  et faire des choses pour elle qui ont du sens, dans son si beau paysage comme laver ses carreaux,il faut que j’aille tres vite au cinéma. Et pendant les vacances, j’ai la chance de pouvoir aller voir des films d’animation dans le cycle de l’enfance de l’art. Dans la salle trois enfants deux petites filles et leur maman et un encore plus petit garçon et ses grands parents. Le petit garçon est déjà impatient alors que les bandes annonces pubs sont assez courtes au ciné Chaplin Saint Lambert. Une des petites filles me rappelle une autre par ses commentaires. Le petit garçon a juste 3 ans avec ses grands parents trop désireux seulement de l’emmener au ciné, ils s’en iront discrètement au bout d’un quart d’heure. Tandis que la petite fille m’a bien dit qu’elle a beaucoup aimé et sa mère m’a confirmé qu’elle a beaucoup commenté les « bêtises » qu’ils font. Et moi donc ? J’ai aimé surtout l’esprit d’ingénuité des personnages et leurs actions pour peupler leur amitié et leur solitude. Comme ce film se présente sous la forme de plusieurs petits films, celui donc où ils se font des cadeaux m’a beaucoup plu, car ils se font les mêmes cadeaux que nous deux Pasc et Nat ce noel... j’en ris encore. C’est un art de vivre l’amitié quoiqu’il arrive et à tous les âges, le sous texte.... de la vie et de ce film, le fond commun.
À un enfant de six ans un philosophe français demandait quel sens donner à sa vie, il a répondu ; "s'entendre" vaste programme.


Le cirque sur Arte
Un film de Charlie Chaplin que je n’avais jamais vu après avoir revu les lumières de la ville(avec le fameux match de boxe) et pour couronner le tout un doc sur la vie du compositeur Charlie Chaplin, il composait toutes les musiques et n’a jamais pris un seul cours de musique.... Quelle soirée mes aïeux ! Pascal lui se rappelle impeccablement du déroulé du film : les lumières de la ville, moi il faut toujours que je gomme pour me retrouver comme stagiaire,  nouvelle, aux films que j’aime et l’avantage de les voir à la maison, c’est que je peux m’exprimer, m’esclaffer  de rire, frissonner d’émotion, Pascal à l’habitude et rit de me voir rire. Donc revenons à cet inconnu pour nous deux : le Cirque je me suis demandée si Tim Burton ne s’en était pas inspiré dans son Dumbo ou le dernier « comme des bêtes » eh bien !  ils ont eu raison car c’est un petit bijou de tendresse, de romantisme d’amitié... vous connaissez le romantisme d’amitié, c’est s’effacer quand on est amoureux de quelqu’un au « profit »(dire qu’il n’y a pas d’autre mot)de quelqu’un d’autre qui lui, le rendra plus heureux, qui est plus dans ses cordes...(Charlot devient par amour funambule) ses accords... ses talents et partir seul, ensuite comme un éternel vagabond à la recherche d’amitié avec tous, les bestioles, les humains du plus petit ou plus grand ; c’est cela Charlot, et je les revois quand je les ai déjà vus, ses films, avec un plaisir intensifié, il est en tant qu’acteur « comique »  (là, non plus il n’y a pas d’autre mot) d’une précision invincible toujours en quête de l’exactitude dans les répétitions des gestes, des scènes, je lis toutes sous-textes et je ris d’autant plus.... Gregory Grégory Guillotin dans son art de la caméra cachée est à la même école et dans une autre dimension pour le partage et le « oser tout » Michel Fau aussi. D’autant que tous deux connaissent le romantisme en amitié et en jeu se mettre de dos pour laisser ses partenaires en pleine lumière alors qu’ils sont apparemment au premier plan.... oui mais uniquement pour prendre tous les risques ... C'est cela un metteur en scène acteur, il part en éclaireur et reste en lumières pour prendre toutes les critiques.... 
https://www.arte.tv/fr/videos/017218-000-A/le-cirque/



lundi 28 janvier 2019

Miraï , ma petite sœur

Un film étonnant de justesse, et de fantastique, les gens y sont beaux ! Dans la petite salle comble avec enfants et deux jeunes femmes japonaises qui ont bien ri, au ciné club de mon quartier, Miraï Kum leurs parents grands-parents sans oublier le chien, nous ont laissé ébahis. 

J’adore regarder les gens et surtout les enfants qui regardent un film ! Certes il ne faut pas les gêner mais avec les enfants on est tranquille rien ne les détourne de leur attention.  Une petite fille blottie contre son papa qui lui quelquefois en profitait pour s’assoupir un peu tandis qu’elle la bouche entrouverte, n’en a pas perdu une image. Doublé en VF par des acteurs pas trop connus on n’en a pas perdu non plus un seul mot. Si vos enfants ont 6-8 ans emmenez-les surtout s’ils ont des frères et sœurs mais aussi si enfants uniques ils sont complètement déroutés par leurs émotions dont la jalousie et ne comprennent pas combien on est lié les uns aux autres par la famille. On peut être aussi proche enfant d’un grand-père que de son chien on n’a pas encore de barrières de hiérarchie aux sentiments, on aime on aime pas on obéit on fait mal et tout passe... mais c’est quoi les souvenirs....

Dans le dessin je pense à notre nièce Nanou Mes Dessins c’est un miracle que les corps placés dans l’espace comme le petit garçon quand il dort ou sa soeur bébé quand elle glisse du relax... ou quand le Grand frère explore son visage pendant qu’elle dort, les quelques secondes bien-sûr avant qu’elle ne se réveille en pleurant. Le passage dans l’immense gare japonaise avec l’arrivée extraordinaire pour un petit garçon, mais pour nous aussi, de tous les trains et de la foule, est inoubliable.

https://www.avoir-alire.com/mirai-ma-petite-soeur-la-critique-du-film