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mardi 14 mars 2023

Miriam Cahn au Palais de Tokyo






















































https://palaisdetokyo.com/exposition/ma-pensee-serielle/

Visite virtuelle mais le mieux c’est d’aller la bas et de ne pas s’encadrer de légendes… se sentir écouter regarder et fermer les yeux se déraciner devant ses tableaux. Savoir seulement qu’elle accroche ses tableaux directement avec l’agrafeuse ses toiles et ses dessins à la craie noire sur les murs….ses vidéos de tous ses dessins sur une tablette….ses reprises au pastel gras en noir et blanc…. Est-elle causée de la non représentation des atrocités de la guerre  humaine au cycle de la vie de chacune et chacun ; la reprise de la guerre, avec des commentaires comme c’est le retour d’une guerre des tranchées la vente de ces armes : le nucléaire ineptie totale au corps aux pulsions de vie végétale animale…..personne ne demande si la guerre participe au réchauffement climatique….Et pourtant après,  la page blanche, la toile vierge réapparaît jusqu’à quand ? Cette femme n’a pas eu d’enfants mais qui sait elle en a perdu, en tous les cas ne cachez pas à vos enfants les combats la mort les fragilités….. n’oubliez pas de leur raconter la vérité. 
Sous prétexte qu’a toi aussi on l’avait cachée. 

Miriam Cahn
Miriam Cahn est née à BAle en 1949
Alors quelle est encore étudiante, formée
de 1968 d 1973 a la Gewerbeschule de Bila elle s’engage dans le mouvement féministe et antinucléaire. Elle pose alors les bases de son œuvre qu'elle envisage comme un site de résistance individuelle et de dissidence, dénonçant l'humiliation et la violence. Depuis trois décennies.
son œuvre se fait la caisse de résonance des conflits contemporains et de leur médiatisation, de la guerre du Golfe à celle des Balkans dans les années 1990 et des changements géopolitiques qui suivent le ‹ Printemps arabe › aussi bien que des conflits qui depuis le début des années 2000, ont poussé des centaines de milliers de personnes du Moyen-Orient et d'Afrique à migrer.
Aujourd'hui, son œuvre répond avec rage à la guerre en Ukraine et au traitement sélectif des réfugié-es aux frontières de l'Europe. Sa rage est, comme elle le dit. ‹ un moteur même de son arts
L'exploration de la souffrance humaine et de la violence (celle infligée par les États aux individus et par les individus à d'autres individus) est une tentative de rendre compte des tragédies individuelles. L'artiste rend visibles ces individus, tour à tour juif-ves, musulmanes, réfugié es, femmes, enfants isolés, individus déplacés et menacés, toutes engagées dans le cycle de la comédie humaine où les innocentes deviennent à leur tour des agresseur-ses. Dépourvues de pathos, ses images tentent de présenter l'injustice et la souffrance sans tourner à la parabole moralisatrice et en évitant le piège du spectacle sensationnaliste.
Miriam Cahn invente de nouvelles incarnations à ce qui nous dérange, à ce que l'on voudrait pouvoir zapper et qui pourtant nous fait face, nous regarde droit dans les yeux, dans un corps à corps auquel on ne peut échapper.
Sans sentimentalité ni anecdotes faciles, l'artiste dévoile dans son œuvre l'histoire de sa famille, explore les complexités de ses propres peurs, attentes et désirs et se regarde vieillir. Jour après jour, au sein d'une œuvre picturale intense qui embrasse aussi le dessin, la photographie, les films, l'écriture. Miriam Cahn met sur pause le flux des images volatiles de l'actualité politique et s'en saisit pour témoigner, résister, incarner.
Elle est aujourd'hui l'une des plus importantes artistes de la scène contemporaine, telle qu'en témoigne sa présence ces dernières années à la documenta 14, à Cassel et Athènes
(2017), à la 21• Biennale de Sidney
(2018), ses expositions en 2019 à
la Kunsthaus de Bregenz, au Museo
Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, au Kunstmuseum de Berne, à l'Haus der Kunst de Munich, au Musée d'art moderne de Varsovie, en 2020 au Power Plant de Toronto et, en 2022, à la 59• Biennale de Venise.

Ma pensée sérielle au Palais de Tokyo

L'exposition au Palais de Tokyo est la première grande rétrospective consacrée au travail de l'artiste dans une institution française. Elle réunit un ensemble de plus de deux cents œuvres de 1980 à nos jours. Miriam Cahn substitue à l'unicité de l'œuvre, un flux quasi organique d'images, organisées parfois comme dans un récit, en une écriture qui se refuse à toute linéarité au profit de clusters explosifs et d'échappées, autorisant une relecture des catégories de l'histoire de l'art. Ce qui relève du portrait, du paysage, de la peinture d'histoire, de l'intime, du collectif, se mêle pour composer une totalité organique.
De nouveaux accords, des dissonances chromatiques ou spatiales apparaissent et viennent souligner combien l'enjeu de l'œuvre n'est pas la quête d'un équilibre mais l'incarnation plastique et spatiale des stridences et du chaos du monde.
Les œuvres sont accrochées sans cadre, sans protection, comme des corps sans défense, dans un état de fragilité, de non fini, jonchant le sol. Comme si l'artiste avait dû s'échapper de l'espace muséal trop balisé, partager l'état d'errance de ces corps déplacés, expulsés qui souvent quittent le centre de la toile, la centralité du mur, pour migrer vers ses extrémités. Il n'y a pas de chef-d'œuvre à magnifier, à mettre en valeur pour satisfaire la demande du marché. Il n'y a plus d'érection d'une quelconque monumentalité, pas de hiérarchie entre les œuvres. Les images combinées aux mots s'inscrivent dans un récit cyclique et infini, sans cesse rejoué, sur les pages des cahiers, à la surface des toiles, dans la prolifération des variations numériques qui défilent dans ses diaporamas.
‹ Une exposition est une œuvre en soi et je l'envisage comme une performance › précise Miriam Cahn. ‹ Si je ne peux pas disposer de mes pièces comme je l'entends, alors cela ne sert à rien d'exposer › poursuit-elle. Les liens qu'elle fisse entre les œuvres sont parfois si essentiels, consubstantiels, qu'elle invente des espaces symboliques, des chambres pour protéger l'intimité qui les relie.
Le Palais de Tokyo n'est plus un palais, plus un musée. Il n'est plus le lieu
d'une représentation, du rituel codé de l'exposition, d'un temps de consécration dans cette galerie zénithale, espace noble de ce qui fut le berceau du Musée national d'Art moderne. C'est un corps mis à nu qui peut accueillir, dans sa fragilité révélée, les œuvres de Miriam Cahn, comme d'autres corps, dans une nécessaire et possible cohabitation.
Les œuvres épousent les courbes de l'espace autant qu'elles les défient.
L'œuvre préexiste à l'espace, au temps. Elle était déjà la, hors la loi, à quelques encablures du Palais, lorsque Miriam Cahn, en résidence à la Cité internationale des arts, inscrivait en 1979 ses dessins graffitis sur les piliers du Pont de l'Alma. Quarante-quatre ans plus tard, au sein du Palais de Tokyo, elle déploie son écriture singulière, körpörlich/corporel qui, comme un muscle, s'empare des corps, les absorbe, les guide, les disperse ou les rejette en les laissant hagards et plus éveillés tout à la fois. L'espace se dissout dans les coulures des couleurs artificielles des explosions atomiques, dans les dessins des nuages noirs et des vagues d'encre.
Il devient un grand corps ouvert, un paysage instable mais offert dans lequel on peut pénétrer et parfois se réfugier.…….

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vendredi 12 juillet 2019

Dora Maar et Préhistoire une énigme moderne


Centre Pompidou
Dora Maar et les squelettes






recherche pour crème anti-rides






Les frères Prévert















Leonor Fini

Frida Kahlo

Dora Maar par Picasso












Dora Maar (1907-1997) 
cette exposition démontre comme il était facile de se retirer pour une femme de la scène artistique malgré une œuvre colossale elle a été réduite au rôle de « la muse de Picasso ».
toutes les peintures paysages sont très marquantes alors que de petits format, singuliers et aussi fortes que celles de Nicolas de Staël.

Quelques souvenirs de Dora Maar

DORA et PABLO
Dora Maar (Henriette Théodora Markevitch) est née à Paris le 22 novembre 1907, d’un père architecte croate et d’une mère catholique de Tours. Après quelques années passées à Buenos Aires, la famille rentre à Paris en 1926.
Dora Maar, comme elle s’appelle maintenant, suit les cours d’une école d’art avec Jacqueline Lamba, future femme d’André Breton, avant de devenir photographe, principalement de mode.
Liée avec Georges Bataille, elle fréquente les surréalistes, qui adoptent son Portrait d’Ubu comme icône.
Quand elle désire rencontrer Pablo Picasso, elle demande conseil à Jacqueline, qui lui suggère d’aller dans un café où il a ses habitudes -ce qu’elle fait sur le champ-. Un après-midi, au début de 1936, au café des Deux Magots, elle sort un petit canif et le plante dans la table plusieurs fois entre ses doigts, en égratignant de temps en temps ses doigts, et une goutte de sang vient tâcher ses gants de dentelle noire, avec des roses...
Le geste attire Picasso, qui demande à Paul Eluard de le présenter à la jeune femme, qui lui parle espagnol... le reste de l’histoire est bien connue.
Ils partent ensemble, dans le sud de la France, à Mougins, avec Paul Eluard et Nusch, (autre muse du surréalisme) Man Ray et son amie Ady. A Paris, c’est elle qui lui signale l’immeuble où Picasso installera son atelier : 7 rue des Grands Augustins, l’immeuble où est situé Le chef d’oeuvre inconnu de Balzac, et où avaient lieu les rencontres du group Contr-attaque dont Dora a fait partie.
Elle réside dans son appartement 6 rue de Savoie, à deux minutes des Grands Augustins, arrivant dans l’atelier de Picasso uniquement quand il le lui demande. Au moment de l’événement terrible de Guernica, c’est Dora qui photographie Picasso en train de peindre son grand tableau à ce sujet. C’est aussi Dora à laquelle est identifié « la femme qui pleure » dans le tableau. On dit que, bien souvent, passant dans la rue de Savoie, Picasso avait l’habitude de dire « là-dedans réside Dora qui ne s’arrête pas de pleurer. »
Il y avait de quoi : non seulement du fait des rapports continus du peintre avec Marie-Thérèse Walter, mais également à cause de ses accès de cruauté. Finalement, en 1942, lors du commencement des rapports de Picasso avec la jeune Françoise Gilot, Dora commence à montrer des symptômes de folie, cause de son traitement à l’asile de Sainte-Anne, d’où Jacques Lacan la sort à la demande d’Eluard et de Picasso. Lacan raconte qu’il aurait pu la mettre dans une camisole de force ou entre les bras de l’Eglise.
Cette dernière solution sera la bonne, et elle se retira petit à petit dans sa maison de Ménerbes, en Provence, que Picasso lui avait donnée, et dans son appartement rue de Savoie.
De la rue de Savoie viennent les livres et objet de la vente, livres-témoins de ses relations constantes avec
l’avant-garde parisienne, et de sa liaison avec Picasso, qui ne peut s’empêcher d’exercer sa créativité sur tout, êtres ou choses, qui passent à sa portée. Un peu comme s’il ne voulait pas d’une vie autonome pour son amante, Picasso appose sa marque jusque dans l’intimité d’un envoi, ou d’un petit portrait de Dora, si reconnaissable avec ses longs cils, que l’artiste l’a répété à l’envi.
Et que pensait Dora Maar de ces portraits? « Ce sont tous des Picasso, pas un n’est de Dora Maar.... Croyez-vous que cela m’importe? Madame Cézanne s’en soucie-t-elle? Et Saskia Rembrandt? »
Mary Ann Caws
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Préhistoire une énigme moderne,
Et pour se donner des pistes des ouvertures un avenir interroger la préhistoire en tant qu’artiste... « aujourd’hui à un tournant anthropologique majeur, la quête des origines aide à mieux questionner le futur de l’humanité »






Vénus des Eyzies 

figure féminine dite Venus de Lespugue 23000 ans ivoire de mammouth





Richard Long 1991 Snake Circle