dimanche 22 mars 2009

PROMENADES



"Courres-y vite", tellement neuf et proche, ces incongruités avec le jeu du comédien, phrases jouées comme des redites avant même qu'elles soient...
Le quotidien, le couple donc l'adultère, la grand-mère qui assène, les amis, l'ambigüité de tous les amis, les bruitages l'irruption du décor.
C'est très fin et ça parait léger comme un bijou d'orfèvrerie discret mais étincelant de modernité... et c'est joué par tout plein de comédiens... très très bien
Promenades
de Noëlle Renaude
mise en scène Marie Rémond


Avec : Caroline Arrouas, Jean-François Auguste, Christophe Garcia (lui je le connais bien et je l'aime beaucoup comme ami et néanmoins comédien), Christiane Gufflet, Valérie Keruzoré, Nicolas Maury, Alexandre Steiger
Bob quitte Mag et rencontre Pat, est trahi par Jim, quitté par Pat et Marie-Claire, déçu par Tom avant de disparaître mystérieusement sur le chemin.
Il est question d’une disparition et de tous les petits évènements qui la précèdent. Il est question d’une rupture, et de tous les petits évènements qui la suivent. Et d’un parcours chaotique, d’une errance plutôt, qui nous conduit des canaux parisiens au lac des cygnes, de la ville à une nature aux paysages faussement paisibles, où Bob finit par se perdre. Le heurt des êtres qui ne parviennent pas à se parler, les quiproquos, les micro-évènements qui s’entremêlent et se cognent, auront finalement raison de lui.

Promenades a été mis en espace à Théâtre Ouvert par Marie Rémond en 2006.
Il a bénéficié de l'aide à la création de la DMDTS en 2006.

Coproduction Théâtre Ouvert, Cie Ceci-Cela - Marie Rémond

Théâtre Ouvert

Jardin d'hiver 4 bis, cité Véron
75018 Paris - France
Tél : réservation 01 42 55 74 40 / administration 01 42 55 55 50
Le 24/03/2009 19:00
Le 25/03/2009 20:00
Le 26/03/2009 20:00
Le 27/03/2009 20:00
Le 28/03/2009 20:00 16:00

BELLAMY et pour répondre à la crise MANIFESTATION du 19/03











Ces photos ont été prises par l'homme qui partage ma vie de tous les jours, les meilleurs comme les autres... elles sont belles, non !

Vous allez me dire en passant par ces photos que je suis LUTTE OUVRIÈRE...
Je suis syndicaliste et le syndicat principal de mon entreprise n'appelait pas à manifester, ils pratiquent une certaine politique égoïste de l'autruche, parce qu'ils considèrent jusque là maitriser les grandes manœuvres de réorganisation de l'entreprise, en accord, en jumelage avec la Direction. J'appartiens à un syndicat qui dit des choses vraies qui est conseillé, constitué par des militants de Lutte Ouvrière.
Et ces militants disent des vérités, ils n'obligent personne à militer mais eux militent toujours se placent en avant des risques des réponses juridiques sociales malgré tout.
Alors je les suis, et hier j'ai écouté entendu Nathalie Arthaud et je me suis dit qu'elle avait aussi quelque chose à dire.


On parle d'OBAMA qui donnerait une dimension poétique à la politique...
En attendant je vous réponds donc que si les manifestations sont une des grimaces de la Crise. Il y a des gens qui ne sont pas des extra-terrestres et qui sont dans la rue, licenciés, touchés par la Crise, et qui sont très loin du monde paillettes qu'on nous met en avant.
BELLAMY
Justement le cinéma de Chabrol, a trait au contraire de certains autres films qui viennent de sortir sur les écrans, avec les gens, la vie, le cinéma, l'art, la politique, le populaire, sans aucune démagogie. C'est un exemple rare d'instinct et d'intelligence. Et sa complicité avec Depardieu en est le drapeau, un vrai bonheur.
Gérard Depardieu, quand il réfléchit, quand il joue, quand il souffre quand il est reluqueur, bricoleur,quand il est dans ses pensées, tout son corps joue - énorme aujourd'hui - on l'oublie très vite. Être énorme, c'est cacher toutes ses souffrances et ses sensibilités prendre un répit une armure mais c'est aussi subir, être comme cela, voilà. Et ces deux Chabrol et Depardieu, se font clowns compères qui ont eu beaucoup de chance dans leur vie qui ne se plaignent jamais qui réfléchissent mais qui adorent la bonne chère et la chair aussi...
Ils réfléchissent aussi sur le coup de la digestion.
En passant je ne sais si c'est Simenon ou Chabrol mais ils dénoncent pas mal le monde des Assureurs, des escrocs à l'Escroquerie. Le Monde des Différences qui excluent jusqu'à la cruauté... jalousie, vengeance.

samedi 21 mars 2009

L'enterrement d'ALAIN BASHUNG hommage dernier

Je ne sais pas pourquoi, j'ai quitté comme pour y rester les devants de l'accès de l'Église de ST GERMAIN DES PRÉS.
Il y a des désirs et des non désirs aussi...

J'avais mis comme tous les jours mon feutre et mon cuir, je suis arrivée, la messe était commencée et derrière les barrières on m'a laissée avancer,
j'étais en retard quand j'ai peur de la réalité je suis toujours en retard
j'étais comme close
j'ai regardé des hommes et une jeune femme silencieux respectueux aux yeux rougis et qui souriaient à leurs amis,
et puis il y a eu la partie sermon, retransmise sur grand écran, le discours du curé qui parlait d'un amour qui n'en finit pas d'un amour qui ne déçoit pas...
comme si ça n'existait qu'après la mort...
je crois que c'est cela qui a commencé à m'exaspérer.
Le curé son visage et ses yeux semblaient pourtant bons humbles et sincères, il nous a parlé en tant que "résidents"...
il nous a demandé d'être généreux
il y avait deux écuelles à dons
autour du cercueil... de son cercueil
Là j'ai continué à m'exaspérer...
Et puis il y avait eu un photographe qui parlait à son téléphone, et puis deux trois personnes qui voulaient photographier le grand écran avec leur téléphone portable, et une dernière personne qui voulait voir, disant qu'il y avait des grandes têtes devant...
Là je l'ai regardée et lui ai demandé avec mes yeux froids dans les siens rieurs,
vous voulez voir quoi, il fallait arriver plus tôt,
et puis je dirai même déjà,
il y a eu sa femme qui a parlé, nul sermon que serment, serrement,
qu'une émotion trop tôt arrêtée, elle a parlé d'un voyage de silence et d'amour qu'en quelques années, il lui avait fait traversé des siècles
et que leur fille Poppée était arrivée, qu'ils étaient seuls quelquefois à se comprendre,
et qu'avec son fils David le fil quelquefois emmêlé mais jamais coupé...
Alors Chloé, tu étais seule aussi
tu parlais habillée de tes grands cheveux d'âme sœur digne lente sans pleurer,
blanche comme toutes les fleurs sur le cercueil
aux poignées d'argent...
Et la petite dame derrière qui me poussait toujours pour voir !?
car après il y a eu le long dédale des gens proches amis musiciens personnalités qui venaient avec leur geste et leur cœur bas,
gros, caresser et ou bénir ton dernier costume de scène, en bois verni brillant comme un lustre...
Et j'ai failli dire à la petite dame il n'y a rien à voir dégagez,
je suis plus grande et je ne vois rien non plus que la buée
que l'écran et comme vous je vois des gens de dos
et c'est bien comme cela...
il y a eu des musiques de Johnny Cash qui cernaient et cassaient le fil de temps
pour nous rappeler à ses sons, ces musiques que tu as patiemment passionnément
recueillies
avant d'égrainer et de les marier pour les lier à jamais avec des mots hirsutes tout droits sortis entre deux rochers silences
et puis et je dirais trop tard, ça y est c'était vrai, les gens, puis ton cercueil sont ressortis de l'église de St Germain des Prés
et comme seul véritable hommage au saltimbanque
il y a eu la forêt d'applaudissements noire et clairvoyante,
ton public a applaudi une dernière fois si longuement.

Et ensuite les gens se sont dispersés, canalisés par tes flics trop peu aimables,
comme la veille à la manif contre la Crise.
Et moi je suis rentrée chez moi et je n'ai pas pu continuer
aller me rendre au Père Lachaise qui sait par respect pour ses deux enfants.

J'irai quand tout sera calmé et recouvert quand habitué au sein de la terre
tu n'auras plus peur et que moi non plus...
J''ai arrêté ce dimanche, non c'est samedi, d'écouter en boucle tes musiques chansons
et je me suis remise au choix aléatoire et là seulement aussi j'ai commencé à lire récupérer quelques articles sur ton dernier périple en voyageur solitaire...
oh Suzanne c'est par Bashung que j'ai enfin compris les paroles de la chanson de Léonard Cohen, et que j'ai arrêté d'être aussi folle...
sa guitare est sans cordes

Depuis je chante dans ma tête le voyageur solitaire de Gérard Manset...

Sur LIBÉRATION

Avant programme DU IN avec REGY/Jean-Quentin CHATELAIN


sur site rue du Théâtre[événement] Avant programme du Festival d'Avignon 2009 [IN]

Un rendez-vous aux accents du monde

Une affiche très internationale pour ce 63è festival (In) avignonnais qui se déroulera du 7 au 28 juillet 2009. Les directeurs Hortense Archambault et Vincent Baudriller l'on construit avec l'artiste d'origine libanaise, le canadien Wajdi Mouawad.

Voilà exactement 700 ans, la ville d'Avignon accueillait son premier pape. Huit autres suivront avant que Rome ne redevienne la capitale de la chrétienté. Occasion pour Marie-Josée Roig, maire d'Avignon, de souligner que la cité que l'on nomme toujours « des Papes » a retrouvé ses pèlerins grâce à un autre « pape », Jean Vilar, le créateur de ce festival en 1947.

Seront-ils toujours aussi nombreux aux rendez-vous de juillet ces pèlerins passionnés de spectacles vivants ? Parce qu'il y a crise, quand même. Les co-directeurs de la manifestation - Hortense Archambault et Vincent Baudriller - répondent par l'offensive : « Dans la période difficile que notre société traverse, nous souhaitons ce Festival créatif et insolent, énervé et enthousiaste, en aucun cas résigné ».

Reconnaissons que le programme présenté ce 18 mars en Avignon cherche délibérément à « interroger le monde ». De Beyrouth à Montréal, de l'Afrique (Madagascar comprise) à l'Europe d'est en ouest et du nord au sud, c'est à un vrai voyage dans les écritures théâtrales, chorégraphiques, plastiques et aussi, plus nouveau ici, cinématographiques, que veut nous convier ce festival. La personnalité de Wajdi Mouawad n'est pas étrangère à ces choix. Cet auteur-acteur-metteur en scène connaît les guerres (le Liban, son pays de naissance) et l'exil -il s'est installé à Montréal (Canada) après un passage par la France. Il aime le récit, la narration, le croisement des cultures. Le programme, pas tout à fait définitif, ne dit pas autre chose.

Ouverture dans la Carrière de Boulbon avec le cinéaste israélien Amos Gitaï qui propose un spectacle total où l'image cinématographique ne sera pas absente, où Jeanne Moreau sera omniprésente. Pour monter cette « Guerre des fils de la lumière contre les fils des ténèbres » (7-13 juillet), Gitaï s'est inspiré de « La Guerre des Juifs » de Flavius Josèphe. Cette production voyagera au cours de l'été des festivals (Athènes-Epidaure, Barcelone-festival Grec, Istanbul) qui ont formé avec celui d'Avignon le réseau Kadmos. Le chorégraphe espagnol Israel Galvan occupera cette Carrière de Boulbon (18-26 juillet) avec « El final de este estado de cosas, redux » (La fin de cet état de choses, redux), un flamenco bousculé avec notamment des images projetées.

Dans la Cour d'Honneur, du 8 au 12 juillet, Wajdi Mouawad regroupera trois de ses pièces déjà présentées séparément, « Littoral, Incendies, Forêts », et les proposera pour des nuits entières. Une 4è, « Ciels », ou l'odyssée d'un personnage qui veut rentrer chez lui, sera présentée à Châteaublanc/Parc des expositions du 18 au 29 juillet. L'ensemble est annoncé sous le titre « Le Sang des promesses ».

Toujours dans cette Cour d'Honneur, le Polonais Krzysztof Warlikowski qui avait déjà surpris le public d'Avignon il y a peu , revient avec « (A)pollonia » (16-19 juillet) qui s'inspire d'Euripide, Eschyle, Hanna Krall et autres. Et ce sont les Flamands Johan Simons & Paul Koek qui clôtureront sur la grande scène ce festival (23-29 juillet) avec « Casimir et Caroline » de Horvath, auteur mort à Paris en 1938, plus que jamais d'actualité par son regard sur les crises des sociétés occidentales.

La surprise Claude Régy

Retour du Belge Jan Fabre à Avignon avec « Orgie de la tolérance » (9-15 juillet) et de l'Italien Pippo Delbono avec « La Menzogna »/Le Mensonge (18-27 juillet) dans le Cour du Lycée Saint-Joseph. Retour encore de Jan Lauwers et sa Need Company avec sa trilogie « La Chambre d'Isabella »/« Le Bazar du Homard »/« La Maison des cerfs », l'ensemble présenté sous le titre « Sad face-Happy Face » (12-18 juillet) à Château Blanc-Parc des expositions. Dans ce même Parc, on verra avec intérêt la dernière création de l'iconoclaste suisse Christophe Marthaler « Butzbach-le-gros, une colonie durable » (23-26 juillet).

Autres figures très attendues, le Canadien Denis Marleau (« Une fête pur Boris » de Thomas Bernhard), Rachid Ouramdane (« Des témoins ordinaires »), la chorégraphe Maguy Marin (sa pièce n'a pas encore de titre), Joël Jouanneau (« Sous l'oeil d'Oedipe » d'après Sophocle, Euripide), Christophe Honoré qui retrouve Victor Hugo et son « Angelo, Tyran de Padoue ». Des surprises sont annoncées du côté de Stefan Kaegi/Rimini Protokoll (« Radio Muezzin »), de Lina Saneh & Rabih Mroué (« Photo-Romance ») ou de Dave St-Pierre (« Un peu de tendresse bordel de merde! »... Mais la plus grande, peut-être, est la présence pour la première fois au festival de Claude Régy qui créera « Ode maritime » de Pessoa avec Jean-Quentin Châtelain. Tout arrive.

vendredi 20 mars 2009

LUCERNAIRE : Je me souviens Jérôme ROUGER et DVD Captations des spectacles en DVD dont ceux de la Cie PHILIPPE PERSON

"Je me souviens" Jérôme ROUGER

Un spectacle comme un cadeau

Théâtre Lucernaire, salle Paradis, Jérôme Rouger se dévoile. En prévision de l’anniversaire de la mort de Georges Perec, dans quatre ans, il écrit des « petits morceaux de quotidien » commençant par « Je me souviens ». Il se souvient, nous nous souvenons avec lui.

Un ordinateur portable au centre de la scène, un écran sur lequel on projette des images, et Jérôme Rouger, seul, tout de noir vêtu, qui prend en photo le public. Arroseurs arrosés, nous restons cois, intrigués. Les premiers rires fusent. Silence, ça commence, mais pas par la voix : par l’écrit. Jérôme Rouger tape sur son ordinateur des phrases que nous lisons, projetées sur l’écran. Un dialogue muet se dessine entre le public, cet écran et le comédien. Ce procédé permet de dire ou de faire quelque chose, tout en l’illustrant sur l’écran de façon décalée, apportant des dessous insoupçonnés au texte.

« Je me souviens… », la première phrase est dite. Les souvenirs sont universels, chacun en a. Jérôme Rouger, lui, puise les siens à Terves, dans les Deux-Sèvres. Son écriture est simple et directe. Elle transmet avec simplicité les bribes d’un univers. Les morceaux de vie sont associés sans souci de fil conducteur, rythmant le spectacle à coups de « Je me souviens », déplacements, images et séquences musicales répétitives. Jolies anaphores…


© Cédric Ridouard

Au détour des mots se succèdent les visages. La galerie de portraits rappelle des gens et des situations déjà croisés : juste et drôle, en plus d’être vrai. C’est à se demander qui nous sommes, au fond, puisqu’on se reconnaît partout. Apparemment, tous fait du même bois, nous rions quand il parle du devoir d’enfant, imposé, d’embrasser des joues qu’il préférerait éviter, propos appuyé par une photo de croupe de vache.

Mon œil, un peu trop graphiste, n’a pu s’empêcher de tiquer à la vue de certaines photos amateurs. J’ai cependant vite oublié ce détail, car elles sont absolument cohérentes avec le propos. La mise en scène de Jean-Pierre Mesnard a lié le tout avec précision. Certains personnages, comme celui du père, par exemple, sont à chaque fois évoqués au même endroit de la scène. Avec un travail de lumière lui aussi précis, notre œil peut voyager familièrement dans ce monde dès les premiers instants.

Quand le mot fin apparaît sur l’écran, on a passé un bon moment. Touchés, oui. Jérôme Rouger et son univers sont attachants, ils nous rappellent ou nous renvoient si bien au nôtre. Quoi de plus beau que de tenter d’extraire de soi une quintessence, de l’articuler, et de la polir jusqu’à l’offrir, encore palpitante de fragilité ? Un spectacle comme un cadeau, humble, juste et plein d’autodérision : une belle façon de se rappeler sa propre humanité. ¶

Laurie Thinot
Les Trois Coups
www.lestroiscoups.com
Je me souviens, de Jérôme Rouger
Compagnie La Martingale • 7, rue de la Citadelle • 79200 Parthenay
05 49 94 32 19
martingale@cc-parthenay.fr
http://www.lamartingale.com/
Mise en scène : Jean-Pierre Mesnard
Avec : Jérôme Rouger
Création lumière : Cédric Ridouard
Réalisation bande-son : Laurent Baraton
Le Lucernaire • 53, rue Notre-Dame-des-Champs • 75006 Paris
Réservations : 01 45 44 57 34
Du 4 mars au 25 avril 2009, du mardi au samedi à 19 heures, relâche le 16 mars 2009
Durée : 1 heure
15 €


Donc si vous voulez réserver et aller au Lucernaire, n'hésitez d'aucune manière, d'autres spectacles bien-sûr dont EX-VOTO, on m'en a parlé pour les comédiens ; le texte, vous savez c'est Xavier Durringer, cinéma et théâtre ont bénéficié de son écriture, je n'aime pas non plus par ex : le film la Haine de Kassovitz... je sais il n'en est pas l'auteur, mais il y a comme une parenté.
Je n'aime pas Durringer... je préfère MINYANA par exemple : INVENTAIRES
c'est de mon époque...

LA NUIT DE L'IGUANE Ah Tennessee...MC93 Phrases inacceptables


pour voir d'autres photos de cette pièce avec Tchéky Karyo et Sara Forestier, allez sur ce site protégé de photographes professionnels 1D PHOTO

Ce n'est pas parce que Johnny Halliday a fait une chanson sur Tennessee Williams, qu'il faut le noyer au purgatoire des écrivains...
J'en aime deux beaucoup des écrivains de théâtre américains et je me demande dans ma liste, si je ne les ai pas oubliés vieille tête émotive captive obsolète et amnésique.
Eugène O'Neill et Tennessee Williams, les 2 ont donné lieu et scénario à des films avec de très grands interprètes et réalisateurs...

Il y a 2 phrases inacceptables sur lesquelles je reviendrai... entendues et qui m'ont laissée muette coi sans émission de sons tordue dans le ventre... Je sais je suis délicate et en plus comme le droit à la lenteur je revendique le droit à la lenteur et à la délicatesse pour tous
Restons solidaires et d'une extrême gentillesse.

-Ils sont où les gens qui subissent la crise ?
-Bashung on s'y attendait, car on avait bien vu ces derniers temps dans quel état il était, non ?

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Critique LA NUIT DE L'IGUANE
Georges Lavaudant épure l'oeuvre de Tennessee Williams
LE MONDE | 18.03.09 | 16h02 • Mis à jour le 18.03.09 | 16h02


L'être humain est une jungle. Ainsi le voyait Tennessee Williams, qui vit un retour en grâce, ces temps-ci. L'écrivain américain (1911-1983), tant aimé pour les films qu'il a inspirés, d'Un tramway nommé désir à Baby Doll, avait été laminé par les avant-gardes des années 1960-1970 : trop lourdement psychologique, pensait-on, trop naïf. Trop théâtral, pour tout dire.

Mais le théâtre a ceci de beau qu'avec lui l'histoire n'est jamais finie : quand une oeuvre est forte, elle finit toujours par vivre une nouvelle vie, incarnée par de nouveaux corps. C'est ce qui arrive aujourd'hui à Tennessee Williams. Après l'Allemand Frank Castorf, voici que Georges Lavaudant relit lui aussi l'auteur de Doux oiseau de jeunesse. Le metteur en scène, qui ne chôme pas depuis son départ du Théâtre de l'Odéon, en 2007, offre ainsi, à la MC 93 de Bobigny, la redécouverte d'une pièce magnifique : La Nuit de l'iguane. Loin, très loin du film mythique de John Huston avec Ava Gardner et Richard Burton.

L'histoire est celle d'un homme "au bout du rouleau", "au bout du voyage". Il a été pasteur, dans une autre vie. Aujourd'hui, il balade, dans des voyages organisés, des vieilles filles frustrées ou des businessmen pressés. Mais là, pour lui, c'est le dernier voyage : il s'échoue au Mexique, à l'Hôtel Costa Verde, coincé entre la jungle et la mer.

Et tout au long d'une longue nuit, il est confronté à quatre femmes, qui chacune incarne un choix de l'existence. Maxine, la patronne de l'hôtel, ce serait la force de vie la plus concrète, l'énergie brute. Hannah, la peintre, l'idéal artistique. Charlotte, la jeune fille, les tentations de la chair (fraîche). Mlle Fellowes, enfin, l'institutrice, le puritanisme et les conventions.

Georges Lavaudant va droit à la dimension profonde de la pièce, débarrassée de tout folklore, dans cette mise en scène qui s'inscrit dans le superbe décor stylisé de Jean-Pierre Vergier : une ligne de cactus géants, piquants, vénéneux, et presque rien d'autre. La nuit mexicaine, la jungle alentour n'en sont que plus présentes, ainsi suggérées. Et la belle traduction de Daniel Loayza contribue à cette épure, qui gomme le côté bavard que peut parfois avoir l'écriture de Williams, mais conserve toute son efficacité théâtrale.

Dans cette atmosphère légèrement fantastique, la pièce prend le cours universel et bouleversant d'un homme sur le chemin de sa délivrance. Cet homme, Shannon, qui se dégage des rets aussi bien sociaux qu'intimes qui l'enserrent, advient grâce à un acteur, Tchéky Karyo, que l'on n'avait pas vu aussi bien au théâtre depuis très longtemps. Son Shannon manque un peu d'assurance, mais il est taillé dans l'étoffe fragile de la vie, avec ses hautes aspirations et ses défaites, ses forces de vie et ses pulsions de mort, ses instincts grouillants et sa soif de beauté.

Il forme, ce Shannon, un couple magique avec Hannah. Cette Hannah qui l'aide à rejoindre son "essentielle humanité" est jouée par une Dominique Reymond fabuleuse, irradiante. On ne peut malheureusement pas en dire autant de l'ensemble de la distribution, ce qui empêche le spectacle de déployer toutes ses qualités. Sara Forestier, la belle découverte de L'Esquive (2004), le film d'Abdellatif Kechiche, confirme son exigence et sa fraîcheur dans le rôle de Charlotte, mais d'autres personnages sont trop lourdement surlignés, à l'image de la Maxine d'Astrid Bas ou de la Mlle Fellowes d'Anne Benoît.

Inégal, le spectacle de Lavaudant dégage pourtant ce qu'il y a de particulièrement beau dans cette Nuit de l'iguane, et qui tient à la capacité de Tennessee Williams à créer des images simples et fortes. Comme cet iguane que l'on délivre de sa chaîne, en une nuit où, dans la solitude des êtres, jaillit un moment de vérité, qui ne résout rien, mais porte en lui-même sa propre nécessité.

La Nuit de l'iguane, de Tennessee Williams (nouvelle traduction de Daniel Loayza). Mise en scène : Georges Lavaudant. Interprètes : Astrid Bas, Anne Benoît, Tchéky Karyo, Sara Forestier.
MC 93, 1, bd Lénine, Bobigny. Mo Bobigny - Pablo-Picasso. Tél. : 01-41-60-72-72. Lundi, mardi, vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30. De 9 € à 25 €. Jusqu'au 5 avril. Durée : 2 heures.
Fabienne Darge
Article paru dans l'édition du 19.03.09.

mercredi 18 mars 2009

Nouvelles CIE PHILIPPE PERSON 2 spectacles 2 messages 2 représentations 19 et 23/03

URGENT
j'écoute en boucle "la mélopée" de BASHUNG si prince il y a, c'est, c'était prince des Mille et une nuits Shéhérazade de la musique, revenu au néant, repris par les Ténèbres.


Et la vie de notre Théâtre , les spectacles continuent malgré la grève, à côté...

Des nouvelles de Philippe Person et sa Cie Professionnelle
Un autre homme à la classe discrète
et qui se bat tout le temps en sourdine et élégamment
il ne se pose plus de questions si c'est sa seule voie

PHILIPPE PERSON
deux de ses spectacles se rejouent demain et lundi prochain...
le Délivrez PROUST c'est un des spectacles que je préfère de tous ceux que j'ai vus... de tous les théâtres et du sien
messages mail impressions cyan je fais vite noir....

DELIVREZ PROUST
se joue jeudi 19 mars
au Théâtre LE VILLAGE
à Neuilly sur Seine à 21 heures
Rue de Chézy. M° Sablons

"Pour cette représentation, je ne peux pas vous inviter car ce n'est pas la compagnie qui organise.

Pour celles et ceux que ça intéressent, merci aussi de me le dire par mail.
Je réserverais les places et négocierais un tarif réduit."
*************************************************
A très vite

Philippe
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Bonjour à toutes et à tous

"Ce mail pour rappeler aux absents de ces dernières semaines que Lundi prochain, le 23 mars
il n'y aura pas cours pour cause de représentation à La Pépinière."
LUNDI 23 MARS à 21H 7 r LOUIS LE GRAND PARIS 2ème Métro OPERA
d'après Pascal Bruckner
adaptation Philippe Honoré
mis en scène par Philippe Person
avec Pascal Thoreau
L'EUPHORIE PERPÉTUELLE la suite...
A lundi

Bises collectives

Philippe Person

mardi 17 mars 2009

Meurtrie et pourtant j'ai besoin d'en parler... Merci, Monsieur Bashung suite... et enterrement


-J'ai du chagrin et plein de gens viennent là en passant
je voulais vous dire que si vous vouliez comme d'autres...
porter vos pas et lui rendre un dernier hommage c'est après après demain après le jour de grève et de manif. C'est vendredi vers 11h30 une messe sera célébrée
C'est à St GERMAIN DES PRÉS et ensuite au Pére Lachaise.
Il y a un Pére dans le nom de ce cimetière, comme si c'était un peu le copain prêtre ou le nom d'un troquet, mais là c'est le dernier,
à ce propos sur France Inter ou Info ils ont rapporté l'anecdote d'un cafetier qui a mis un disque, un CD ? de Bashung (vidéos) et qui a dit : "un peu de respect, c'est toute ma génération ?"
Il y a l'Article l'hommage de Libé qu'une copine m'a passé,
il y a surtout BLEU PÉTROLE son dernier disque, à écouter en boucle
car si Monsieur Bashung vous m'avez aidé à vivre surtout à cette période avec ce disque
vous pourriez nous engager sur une voix rare et lactée celle de se respecter jusqu'au bout
de s'aimer plus de donner ce qu'il y a de plus beau et de s'en aller sous un feutre et des lunettes noires.
Je viendrais avec mon cuir aussi noir car il se pourrait qu'en plus vous m'aidiez à accepter l'inacceptable point final.
Nous aider à vivre à aimer à donner le plus beau et à mourir aussi...
j'y serai avec un foulard bleu pétrole mon cuir donc et mes vieilles bottines pointues
mon feutre et mes lunettes noires
et aussi quelques mimosas que vous aurait bien offert Mme Barbara ou qui sait Harvey Keitel.
Je dis merci à ses proches et je leur dis aussi...
je ne sais pas mais comment à tous les blessés réparés l'instant d'une musique et de ses mots à tous ceux là aussi, je dis courage, soyez digne de le recevoir,
il vous a dit des paroles et vous avez été guéris....

Le plus beau des liens, c'est celui qui a été mis en commentaire par un anonyme, ici bas,
sur une lecture blanche de Bashung avec Chloé Mons des lettres de Calamity Jane à sa fille...
Deadwood 1880, "... T'abandonner m'a presque tué... T'as une belle écriture, ça m'a fait honte de la mienne..." "le monde aura perdu un homme loyal et au cœur sincère" "je ne suis pas aussi noire que je me suis peinte" ... "et songe que je suis solitaire"
C'est comme cela qu'il faut lire les lettres d'une voix blanche, en contraste une musique nait,
une musique est née...
Et aussi
Sur ce site de France Culture tout y est, une interview au journal belge, Le Soir, des vidéos, ses albums, tout en écho et en dignité artistique s'il y a un seul site à visiter c'est celui-là.


Chloé Mons, Calamity Jane, Alain Bashung, Rodolphe Burger par Chloé Mons, Alain Bashung, Rodolphe Burger
La Balade de Calamity Jane
Naïve - 31/01/2006


Après la découverte des lettres écrites par Calamity Jane à sa fille, Chloé Mons, tombée amoureuse de ce texte, trace les 1ères lignes d'un projet où se mêlent déjà les lettres et ses chansons. Aussi est-ce dans un Atelier de Création radiophonique (ACR) qu'elle s'entoure de Alain Bashung et de Rodolphe Burger dans le studio alsacien "Klein Lebereau", pour parfaire ce "film sonore". Alain Bashung lit et fait sonner son harmonica, Chloé Mons chante, les deux se mêlant au jeu de guitare si particulier de Rodolphe Burger... Huit chansons inédites interprétées par Chloé Mons, dont 3 duos (2 avec Alain Bashung et 1 avec Rodolphe Burger) viennent ponctuer la lecture.
MERCI anonyme, MERCI (jamais un merci ne nous fut donné et rendu à cru et à cœur comme celui par Bashung lors de ses derniers concerts je sais je l'ai déjà dit..; donc cher anonyme ).
vous voyez il y a des histoires d'amours entre artistes qui mènent un peu plus loin que les éternelles impasses dois-je continuer ?....
on peut faire quelque chose à deux voix... quand on s'est choisis amoureux et artistes

Ô et puis Messieurs Arno et Manset, vous serez là aussi présents entre portées et silences, à l'enterrement...
il ne faut pas laisser les imbus rendre hommage et faire foule que maintenant,

-il faut laisser faire, chacun reconnaitra les siens... il y a le poids léger de tous ceux qui détestent les enterrements, les foules où l'on se presse pour être vu, quelque soit l'hommage

dimanche 15 mars 2009

Merci Monsieur BASHUNG



Voir article du Journal du Dimanche JDD Bashung la mort d'une légende
sur France 2 c'est dommage qu'ils ont oublié de reproduire la réaction de Jane Birkin, à la sortie du Bataclan, ses mots son émotion, un instant de grâce partagée, qu'ils ont diffusé sur la chaîne
T'es mort, vous êtes rendu aux cieux et aux étoiles qui nous manquent si souvent, y a tellement peu d'hommes qui ont l'humilité d'avoir de la classe, MERCI


"la nuit je mens, osez osez Joséphine, Madame rêve" Monsieur Alain Bashung ne "courrira" plus sur mes notes, mes musiques, avant lui que je ne connaissais pas... chez moi

"Mon ange je t'ai trahi, tant de nuits alité, que mon cœur a cessé de me donner la vie,
... c'est un grand terrain de nulle part avec de belles poignées d'argent"


Je voulais me lever ce matin
pas pour venir ici vous parler de Monsieur Bashung.

J'ai entendu dire encore hier,
pis que pendre des blogs
Alors je me suis dit ce matin,
(je n'ai pas appris avant ce matin
la mort d'Alain Bashung) que je devrais tirer le volet de la pudeur,
pour lui.

c'est au réveil, au radio réveil que j'avais oublié d'éteindre,
dans mon lit,
que j'ai entendu la nouvelle.
Alors comment faire pour être intelligent, élégant, singulier,
un peu à l'image de Monsieur Bashung qui habitait la Goutte d'Or
et qui vivait chantait avec la femme avec laquelle il s'était marié

aimer quelqu'un un homme et une femme c'est respecter ses désirs et aussi ses non désirs et c'est aussi l'amener à s'exprimer avec plus de douceur
c'est la seule personne à laquelle on a envie devant tous comme devant personne
envie ;
de déposer un baiser sur ses lèvres,
à la bouche, déposer un baiser,
son chapeau juste déposer à ses pieds, aussi quand la clope est finie

un BASHUNG qui va nous manquer à mourir

Alors si je m'exprime sur ce blog, tout à trac
c'est que je ne sais que rire et pleurer et pas prier
et que j'ai besoin de fenêtre ouverte sur le beau et sur le monde
avec mes mots
avec ma musique intérieure


c'est que j'ai conscience que quelqu'un peut passer là
et a besoin comme moi d'être réconforté
Alors vous me direz tout le monde s'exprime oui mais mal,
et tout le monde en profite nullement.



Et si on avait besoin d'être éclaboussé par la traine d'une comète
pour lui
osez toujours, ne subissez l'impératif de personne, prenez le temps de vous aimer,
ne soyez pas trop intelligent, soyez un peu comme ça, comme lui...

-pourquoi tu disais que c'est plus difficile pour un homme que pour une femme d'avoir de la classe...
-parce qu'un homme, il doit être plus dénudé... fragile pas habitué...
Il a moins d'artifice à sa disposition,
d'artifice dans la manière et dans "les tulles" costumes, maquillage, démarche
les frontières soit disant, entre vulgarité et élégance,
sont moins marquées

-cite 2 noms
-Bashung et Eastwood, 61 ans et 79 ans
pourquoi la vie t'a si vite rejeté...

J'écoute Bleu Pétrole
et je dis à mon ami, qui par pudeur n'est pas toujours très gentil quand je suis très triste,
pourquoi t'as arrête la musique...
il me répond
parce

que c'était la fin


alors je lui réponds, t'as pas mis l'autre face....


"tu vois ce convoi
qui s'ébranle
non tu vois pas."


Économie de mots, je te voue j'avoue le respect le plus grand le plus infini respect tendre,
mais moi monsieur Bashung le poète, je ne sais pas au revoir, et salue pour moi de l'autre côté du miroir,
quand tu y seras,
lâché par tous ceux qui ont trop de peine pour le moment, dont certains voisins de la Goutte d'Or
et ton chauffeur
salue pour moi chapeau bas, Mme Barbara, les amis de Monsieur Georges , Léo et le Grand Serge..... et le rital de Serge.

samedi 14 mars 2009

Pour ceux qui comme moi aiment...MOLIERE GEORGES DANDIN


J'en ai entendu le plus grand bien, d'un ami du metteur en scène
-alors c'est normal si c'est un ami...
-mais quand on est fier comme lui à nouveau de l'avoir comme ami...
c'est qu'il n'a pas démérité, c'est qu'on est doublement heureux et comblé.
Et cette inflexion de la voix, je la reconnaitrais entre mille... ce sourire, cette façon délicate, d'insister, sans trop en dire...
voyez-vous
et puis par ailleurs depuis longtemps je connais la réputation de ce Monsieur Mario Gonzalez
grand spécialiste du travail du masque au Conservatoire.
En son temps, il y a fait travailler : Maria de Medeiros...(vous connaissez son album bercé de musique brésilienne : "a little more blue" allez faire un petit tour, ce n'est pas impératif, sur son site officiel,un clip qui a de la classe, ses yeux sont, au battement de paupière près, de la musique visible, audible, presque touchée).


Allez-voir si vous le voulez-bien aussi pur Georges Dandin, revenons au travail du masque, les photos sur le site du théâtre 13...

3 mars > 12 avril 2009
Mardi, mercredi et vendredi à 20h30
Jeudi et samedi à 19h30 - Dimanche à 15h30

George Dandin
de Molière
Mise en scène Mario Gonzalez
Comédie tragique masquée - 1h30 sans entracte

Avec Mariana Araoz, Etienne Champion, Evelyne Fagnen, Stephan Kalb, Marcela Obregon, Christophe Patty et Eric Tinot.

Assistant mise en scène Didier Girauldon, Masques Etienne Champion, Scénographie Bertrand Siffritt, Costumes Sylvie Berthou, Emmanuelle Ballon et Michèle Amiel, Lumières Jean Grison

Production Collectif Masque. Coproduction le Théâtre 95 de Cergy-Pontoise (Scène Conventionnée aux écritures contemporaines) et la Cie Annibal et ses Elephants. Avec le soutien de l’Adami, La Cave à Théâtre de Colombes, la Ville de Saint Gratien (Val d’Oise) et la Cie Sara Llorca. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

SALON DU LIVRE

LIVRE MER
La plus grande librairie, le Salon du Livre, est ouverte en même temps que le salon de l'Érotisme...
Le Grenelle de la Mer,
épuisement des ressources, de plus en plus profond les usines de la mer, pêchent et détruisent la faune sous-marine... et à cause de cette mode : le poisson plus sain
les projets les plus fous remorquer les icebergs pour donner de l'eau à l'Europe.
Et si il y avait la guerre pour appropriation des ressources : quel éreintement cela serait pour l"écologie...
Ils font fort toujours plus fort, quels beaux monstres nous sommes...
J'ai fermé la radio bien-sûr, ils ont insisté aussi sur France-Inter qu'il allait faire beau.
Ouf !
cochenilles du quotidien, comment les détruire,
je m'en vais faire du théâtre et retrouver l'équipe du samedi matin....

Allez en attendant au salon du Livre dégusté un feuilleté de poésie après une farandole de BD, et avoir glané tous les romans du monde.
Pour échapper à toutes les prisons
Le verbe lire comme le verbe aimer ou rêver ne supportent pas l'impératif... a dit Pennac

vendredi 13 mars 2009

PY LE SOULIER SUR ARTE LE 21 mars de 13h à minuit en INTEGRALE

Py relève à nouveau le défi du "Soulier de satin", "pièce-monde" de Claudel

Les intégrales je sais c'est complet, si vous ne pouvez le voir ou le revoir 6 ans après comme moi, achetez en poche, au moins le livre... ou par deux soirées dans la semaine, je sais cela passe comme une éclipse de théâtre.
mais si vous voulez, vous pouvez faire comme moi, vous lever un dimanche tôt le matin et devant le théâtre vous mettre dans la file d'attente des places sont toujours délivrées le jour même, bien-sûr pas infiniment...
PARIS | Après l'avoir montée une première fois à Orléans, Olivier Py fait jouer jusqu'au 29 mars au théâtre de l'Odéon à Paris l'intégrale du "Soulier de satin", "pièce-monde" de Paul Claudel, signant une mise en scène à la hauteur de la démesure de la célèbre épopée théâtrale.

cet article du Monde sur Jeanne Balibar qui interprète PROUHÈZE avec cette phrase que lui fait dire Claudel à la fin de la pièce : "C'est l'amour qui refuse à jamais de sortir de cette éternelle liberté dont je suis la captive."
Six ans après l'avoir, présentée au Théâtre de la Ville, Olivier Py reprend cette grande histoire d'amour et de cosmos qu'est Le Soulier de satin. Même parti pris de décor mobile rouge, même distribution avec Jeanne Balibar (Prouhèze), Miloud Khetob (Camille) et, faisant le pont avec la mise en scène légendaire d'Antoine Vitez en 1986, Philippe Girard en Rodrigue. Du théâtre de haute mer pour âmes qui aiment l'exaltation et sont sans peur des ravissements et des chagrins.
sur le Figaro Armelle Eliot

Le Soulier de satin , Théâtre de l'Odéon, Place de l'Odéon (Vie). En deux parties la semaine (mercredi et jeudi à 18 h 30) et en intégrale le samedi et le dimanche (de 13 heures à minuit avec entractes et pause dîner). Tél. : 01 44 85 40 40. Jusqu'au 29 mars.

Art de La Tribune de Genève
AFP | 10.03.2009 | 12:57

J'adore cette photo, un sourire, que vous méconnaissez peut-être d'Olivier Py ou que vous avez oublié.

© AFP | Olivier Py le 3 mai 2007 à Paris, devant le théâtre de l'Odéon-Théâtre de l'Europe
"Heureusement qu'il n'y a pas la paire!", ironisait Sacha Guitry à propos de cette "pièce-marathon" découpée en quatre journées, rarement jouée en raison de sa durée: neuf heures - onze heures de spectacle en comptant les entractes - pour raconter l'amour impossible entre Dona Prouhèze (Jeanne Balibar) et Don Rodrigue (Philippe Girard) et de multiples histoires à travers le globe.

Olivier Py, rôdé aux longues pièces, a monté en 2003 à Orléans l'oeuvre de l'auteur catholique, qui n'avait pas été jouée en France depuis 1987, année où Antoine Vitez l'avait présentée, pour la première fois en intégrale, au Festival d'Avignon. Avant Vitez, Jean-Louis Barrault en avait monté une version raccourcie.

Six ans après sa création et une tournée mondiale, la tétralogie est présentée à l'Odéon avec une vingtaine de comédiens. "Les acteurs reviennent en ayant traversé toute l'oeuvre, ce qui leur permet d'aller plus loin", explique le directeur de l'Odéon, selon lequel "l'apprentissage" du "Soulier" est sans fin.

Cette fois, ce dramaturge engagé et catholique a voulu mettre davantage l'accent sur la dimension politique de l'oeuvre de Claudel le diplomate - il fut ambassadeur au Japon et aux Etats-Unis.

"La scène de ce drame est le monde" sont les premières didascalies du "Soulier", dont l'action se situe entre le XVIe et le XVIIe siècle, quand l'humanité découvre que la terre est ronde.

"On a l'impression que le Rodrigue et le Claudel de 1929 ont incroyablement prophétisé le monde où nous vivons maintenant, qui n'est plus le monde d'avant la chute du mur", explique dans le programme de salle le metteur en scène, qui y voit une allégorie de la mondialisation.

Claudel abolit aussi les frontières théâtrales en mêlant les genres: théâtre élisabéthain, Nô japonais, commedia dell'arte... Aux scènes lyriques et dramatiques se succèdent des scènes de comédie parfois totalement burlesques apportant une respiration bienvenue.

La mise en scène, vivante et fluide, est servie par une scénographie mobile signée Pierre-André Weitz, avec de vastes structures à étages montées sur roulettes, imitant notamment des façades d'églises de style jésuite.

Jeanne Balibar livre une interprétation remarquable de Prouhèze, portant de bout en bout les trois premières journées. Michel Fau, John Arnold et Sissi Duparc exploitent de leur côté brillamment l'écriture baroque de Claudel.

Philippe Girard campe un Rodrigue touchant sur la fin mais son jeu manque parfois de couleur, peinant à transmettre l'amour fou qui l'habite.

Le spectateur, lui, est convié à une expérience théâtrale unique dont la durée ne se fait pas (trop) ressentir, malgré un texte ardu. "Le Soulier de satin" est présenté en version intégrale les samedis et dimanches à 13h00, en deux parties en semaine à 18h30.

Le 21 mars, le site internet d'Arte diffusera la pièce en direct, de 13h00 à minuit. Elle sera ensuite disponible sur le site pendant plusieurs mois (arte.tv/soulierdesatin).

MERCI Monsieur CLINT EASTWOOD GranTorino


Vous connaissez CLINT EASTWOOD, -article sur rue 89 : journal des dissidents des révoqués de Libé- vous n'avez pu rester en dehors d'un de ses films qui que vous soyez, quelque soit votre génération, quelque soit je dirais votre origine, votre appartenance socio-culturelle, quelque soit votre désespoir, vos amours, vos illusions et vos opinions politiques.
Pourquoi ? Parce qu'hier encore pour son dernier film le GRAN TORINO, malgré toutes les critiques enthousiastes que j'avais lues ou entendues et qui quelquefois avant la découverte d'un film, vous grignotent un peu votre plaisir, malgré tout cela, j'ai été surprise, heureuse, à côté des personnages dans l'écran, à côté d'eux, j'ai ri, j'ai pleuré et je me suis dit en sortant que tout n'était pas perdu.
Et avec mon Amidou, en sortant, nous avons discuté, heureux d'être allés au cinéma, les autres gens trainaient dans la salle, je me souviens du sourire du jeune voisin de ma rangée, pendant les dialogues échangés entre le Polack et le Rital avec le Niaké.
Quelle dimension, à cette vie parallèle, que ce cinéma là.
L'humour, la distance, la précision, les limites, jusqu'où peut-on en rire ?
La vieillesse, la vie, la mort, l'amitié, la relation parent enfant, le deuil, la guerre, le pardon, la joie de vivre,
la différence des cultures et alors ? la relation à un chien, le plaisir total de la belle voiture : celle de Starsky et Hutch (c'est mon chéri qui m'a expliqué) : la Gran Torino, comment s'apercevoir qu'une femme est éprise d'un homme : le regard, les armes : quelle importance quel symbole ambivalent est-ce aux États-Unis...
Eh oui tout cela y est, comme dans un très bon roman, avec des images qui vous portent et vous emportent.
Et en plus je me dois de rester digne de ne pas m'affecter en sachant que c'est le dernier film où je vois CLINT EASTWOOD dans un film en tant que comédien.

J'espère que vous allez bien, Monsieur CLINT EASTWOOD, pour réaliser d'autres films.
Car voyez-vous, j'ai encore besoin de vous, comme hier soir après une sale journée sans humour, sans respect,
au boulot que des petits combats pervers orgueilleux ou je devais être formée et où je n'étais que prétexte à d'autres règlements de comptes.
Oui vous savez dans tout ce déroulé de petites contrariétés,que le quotidien professionnel.
(Celui qui peut m'expliquer simplement le publipostage sur Word, je l'embrasse à l'avance...)
Comment effaroucher à vie une équipe de personnes et se garder la primeur, le savoir-faire...
je vous donne son nom...
NON NON pas de doute, je ne suis pas pour la délation,
je vais faire comme Monsieur Clint, je vais réfléchir, dans un sens ma nouvelle collègue est innocente, c'est son arme, son système de défense, d'être reconnue.
Comment la convaincre du partage et de la joie à ça ?
Bon.
Et puis, pour combattre la perturbation à mon âge, du changement et des transports en commun augmentés, la solution : le plaisir de la lecture, intact, qui vous sort de toutes les prisons.
Le recours à l'Ipod quand il y a trop de monde et qu'on doit rester debout. Et une fois repéré l'horaire creux toujours le même, quand on peut, entre 9h et 10h, la lecture assise d'un bon roman. Là, IAN MAC EWAN : Samedi

lundi 9 mars 2009

Quelques photos de passionnés à jouer à aimer le théâtre et à propos des spectateurs qui s'endorment au Soulier de Satin/ Harvey MILK

LE COURS DU SAMEDI MATIN au Lucernaire, ils préparent leur spectacle sur.....
cette chronique leur est surtout consacrée

Nos chers élèves, ils y mettent tout leur cœur et leur professeur ne compte pas sa peine son enthousiasme,
il fourmille, pétille d'idées,d'intelligence de scène, à leur contact ;

bien loin des considérations de longueur de texte, de longueur de rôle des professionnels


quoique...

pour le moment je n'assiste plus Philippe sur ce cours je vais y revenir.
Ainsi, j'aurai retrouvé un œil neuf, plus critique.

-Pourquoi, ne viens tu plus à ce cours là ?
- Parce que déjà, ils se débrouillent très bien, notent, s'entraident.
Et comme je l'ai dit à quelques-uns, trop de fatigue nuit, il faut savoir comment les choses se font et je n'en pouvais plus.
Si le lundi, je commence ma semaine trop fatiguée, le mercredi je dors sur tous les sièges, le vendredi je m'endors au boulot...
et donc comme tous les dimanches aussi nous allons en banlieue voir un de nos chers aïeux,
"je n'ai plus une minette à moi" comme dirait Tardieu dans "Un mot pour un autre"

Il me faut un matin par semaine préservé où je m'occupe que de moi où je peux trainer et me réfugier loin des quolibets....
Dans l'ensemble nos élèves et Philippe surtout, ne disent rien comprennent et me recueillent telle que je suis,
mais au boulot ou avec certains amis goguenards, vous voyez ce que je veux dire...

En passant,
ce n'est pas comme avec Michel Fau ou Olivier Py !
quand ils proposent d'aller les voir pour 11 heures de théâtre, dans le Soulier de Satin, ils savent que les gens, certains, vont s'endormir au théâtre, mais ils vont s'y réveiller, imaginer, rêver pour rattraper les progressions des personnages, l'histoire. Pour recoller, pour se recoller aux morceaux de leur vie, de la pièce, de cette bible enfouie en nous-mêmes.

Ils vont s'approprier le texte la poésie comme si on leur avait conté pour qu'ils s'endorment...
Je sais de quoi je parle car je l'ai vu lors de sa première apparition production création, au Théâtre de la Ville, mais en deux soirées.
-Et cette fois à l'Odéon ?
-j'ai très envie de me téléporter jusqu'à l'Odéon, un samedi ou un dimanche, entre jour et nuit pour l'intégrale de 13H à 24H.
***************************************************************************************
Je suis allée au cinéma, j'ai dormi là aussi. Je n'en parlerai donc pas complètement. Mais de la partie que j'ai vue, j'ai trouvé cela comme un peu trop convenu.
Sean Penn y est exceptionnel et l'histoire d'amour du début est de celles dont on a rêvé.
Et après cela m'a paru trop respectueux, genre exacte reconstitution.
C'était Harvey Milk, mais quel beau combat politique.

extrait d'un article du Parisien (voir lien plus haut)
"Il confie d'ailleurs que ce rôle, comme les autres, il l'a beaucoup travaillé pour obtenir l'interprétation qui a bluffé tout le monde : "Je n'ai pas de don spécial", explique-t-il, "mais cela s'apprend, et quand je travaille sur un personnage, je travaille avec mes tripes, à l'instinct. (...) En tout cas, quand j'ai envisagé de faire "Milk", ce n'était pas pour des raisons politiques mais parce que le scénario était formidable et que le personnage avait des échos contemporains. Harvey Milk m'a inspiré."
Et Sean Penn inspire le débat... Un cercle vertueux en somme.
Et LES PHOTOS DU COURS... là ça vient...









A bientôt et en pleine forme les amis.

dimanche 8 mars 2009

2 photos et la Route (j'ai fini)




La route de Cormac Mc Marthy est un excellent livre qui vous envahit jusqu'à tous nos tissus neurones...
je ne vous raconterai rien de plus car si vous allez comme moi le découvrir totalement
vous allez en rêver cauchemarder y retourner puis insupportablement redouter la fin...


La photo que je préfère...
Celle des loges,
c'est, c'était au théâtre du Nord-Ouest rebaptisé l'Étoile du Nord,
c'était la Femme abandonnée, dans une mise en scène de Stéphane Auvray-Nauroy, avec Catherine Piétri au 1er plan du miroir, maquillée par Pascale Fau
et dan s le second miroir on voit en reflet de son partenaire,
c'est Michel Fau.

une vidéo animalière décalquée 8



c'est dommage mais elle ne passe pas bien à l'enregistrement, la discorde des traductions de logiciels en logiciels de PC en Mac de mes méconnaissances
alors je vous la raconte
c'est un perroquet Ara et un jeune chat de gouttière
avec une de ses pattes le perroquet
patte main, gratte doucement le menton du chat,
et ce dernier lui lèche, lui nettoie tous les doigts de sa papatte
le perroquet de son bec comme vous le savez très fort et donc dangereux
la lui papouille le haut du dos pour réattirer son attention
et pour qu'il recommence son nettoyage félin de l'autre patte
il recommence avec la deuxième patte et ses longs doigts noirs
qui ressemblent à ceux d'E.T.
- quelle idée de la laisser cette vidéo là !
- quelle idée de se lever matin, un dimanche, pour s'attarder à cela !? j'écoute Atiq Rahimi avec Laurence Garcia, à la radio : Eclektic, les journalistes se suivent et se ressemblent dans leur délicatesse... Rebecca Manzoni .
les couleurs de la vidéo
leur dislocation est belle .
Sur le bouquin journal LA TERRASE qu'on vous remet à l'entrée de tous les théâtres je lis un article /entretien avec Olivier PY

Entretien / Olivier PY
Claudel, sublime et trivial

Admirable, divine, farcesque, voire potache : Olivier Py décongestionne la poésie claudélienne, trop souvent boursouflée par un lyrisme luxuriant sinon pompeux. Cinq ans après sa mémorable mise en scène du Soulier de satin, le directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe plonge à nouveau dans les eaux profondes de cette œuvre immense.


« Claudel veut en finir avec l’académisme ! »

Après Les Vainqueurs, somptueux éloge du paganisme, vous revenez au Soulier de satin, de Claudel...
Cette œuvre me semble un trésor inépuisable... Elle pourrait tisser l’ouvrage d’une vie. Comme un tableau dont chaque génération viendrait enrichir les couleurs et les contrastes. J’ai l’impression d’avoir hérité de la mise en scène de Vitez, qui lui-même avait hérité de celle de Barrault. Démesurée, la pièce ne l’est pas seulement par la durée, mais aussi par les thématiques qu’elle embrasse, par l’éclectisme des formes qu’elle choque, par le jeu d’acteurs qu’elle appelle. Y revenir nous permettra d’élucider quelques zones laissées obscures, de retravailler des scènes et d’approfondir certaines des questions abordées.

Lesquelles ?
En 2003, j’avais évidemment creusé la dimension théologique, mais également la verve comique de Claudel, suivant en cela les indications de sa fille Renée Nantet. Je voudrais maintenant éclairer davantage les résonances politiques de l’œuvre, en particulier dans la dernière journée. Avec Le soulier de satin, qui situe l’action à la charnière des 16ème et 17ème siècles, lorsque les hommes découvrent la terre ronde, Claudel livre une vision de la globalisation étonnamment moderne, à sa façon alter-mondialiste avant l’heure. Farouche adversaire des frontières, théologiques tout autant que politiques, il conçoit l’internationalisation comme l’avènement d’une conscience globale et la réunion de la planète autour des valeurs humaines. Cette conviction prend forme dans son projet théâtral, qui donne une représentation du monde par les différents théâtres du monde. Il fut le premier à s’intéresser aux scènes chinoise et japonaise, qu’il a découvertes dans les années 20.

Dans votre mise en scène, vous mélangez d’ailleurs la poésie, sublime, avec des saynètes burlesques ou carrément triviales, rejoignant l’inspiration baroque de l’œuvre.
La pièce assemble et frotte des éclats multiples, disparates, des styles extrêmement variés. A rebours d’un lyrisme élégant qui lisserait ces différences, la mise en scène doit au contraire faire tinter ce gigantesque bric-à-brac. Claudel veut en finir avec l’académisme ! Il réfute au passage tous les adjectifs dont il fut affublé : misogyne, ennuyeux, nationaliste, antisémite, prosélyte... autant de mauvaises caricatures.

Le texte dénoue aussi l’oxymore, toujours très contemporain, entre l’âme et le corps, le ciel et la terre, par le renoncement à la chair pour l’union spirituelle...
Claudel a imaginé un Eros chrétien, conciliant le Christ et Vénus. Rodrigue perce le canal de Panama, métaphore pour dire que mers charnelle et spirituelle se rejoignent.

Entretien réalisé par Gwénola David
Le Soulier de satin, de Paul Claudel, mise en scène d’Olivier Py. Du 7 au 29 mars 2009. Première partie le mercredi à 18h30 ; deuxième partie le jeudi à 18h30 ; intégrale le samedi et le dimanche à 13h (durée : 11 heures avec trois entractes). A l’Odéon, Théâtre de l’Europe, 75006 Paris. Réservations au 01 44 85 40 40.

samedi 7 mars 2009

de "la gloire et la vertu" au "Soulier de satin"




Ah quelle soirée, Michel FAU, en femme, toute en noir habillée comme une diva et aussi comme une dame patronnesse de Gisors qui nous contait la nouvelle du rosier de Madame Husson, j'ai ri et pleuré, tous les jeux de l'acteur de l'actrice à la diva, le professionnalisme de la forme, de l'accompagnement musical, du costume, du maquillage de Pascale Fau, un petit bijou, en son sein.
De l'Opéra Comique hier à 18H30, à demain l'Odéon, AUJOURD'HUI pour le Soulier de Satin, 11 h de spectacle en intégrale, que les Anges soient avec vous... ça commence à 13H, j'ai dormi entre j'ai rêvé peut-être que rien de tout cela n'a été.

Il y a à voir jouer certains artistes une joie d'épousailles comme au sortir de la Chrysalide un papillon, quand un artiste humain comédien de son premier état, se met à chanter comme s'il était une femme, c'est l'esquisse des premiers pas, c'est : "quelle voix va sortir de son corps ?" de notre corps, c'est la peur et l'accompagnement, on s'entend chanter, c'est foutu, on continue avec tous les trémolos on est une grande et on n'est rien, Michel Fau a le talent de nous tenir entre rêve et réalité, entre catastrophe et virtuosité.
Tout l'éventail du jeu, tout l'inventaire, toutes les ruptures de la démesure et je vois les enfants rire devant moi, leur dos se soulever et un vieux monsieur écouter sans sourciller, il entend tous les mots de cette incroyable nouvelle de Maupassant, ou le naïf, quand il touche un peu à la gloire, à la une du concours du Rosier (car on n'a pas trouvé de rosière = vierge convenue) de son village, après ces premières manipulations de tous les notables, il devient un irréversible pochard....
Michel Fau fait rire dérange et réconcilie chacun avec ce qu'il aurait voulu être, chacun est troublé et ne sait pas bien par quelle vie parallèle, il est attiré et
Michel Fau s'adresse à tous les publics, comme tous les funambules et les papillons.

Ce matin, il a Michel Fau, rangé son costume de Madame Verdurin (personnage de La recherche du temps perdu de Marcel Proust), et repris celui de l'ange du Soulier de Satin, et de la Reine Mary, rouge incarnat, je pense infiniment à eux, à tous les acteurs et à Olivier Py, je vais y retourner, cette fois pour l'Intégrale je veux être bercée par l'envergure de cette poésie là qui va jusques aux cieux même s'ils sont vides.

mercredi 4 mars 2009

DICK ANNEGARN


DICK ANNEGARN
un article interview des Inrockuptibles qui date de dix ans...
Il faut y aller à son concert
Dick Annegarn, je ne suis pas digne de te recevoir

mais j'écoute tes paroles j'entends la musique
et je te vois avec tes Musiciens et je suis guérie...

C'est à LA BOULE NOIRE
LA PETITE SALLE juste à côté de LA CIGALE
IL Y A DES CHANSONS INOUBLIABLES
L'une sur Brel
l'autre sur Van Gogh qui s'appelle THÉO
Et de l'indescriptible, amoral et poète et si simplement là avec le public,
proche et loin très loin d'être dissous dans le musicalement correct...

lundi 2 mars 2009

Je poursuis LA ROUTE/ j'ai hâte d'aller voir CLINT EASTWOOD/ quelques autres LIVRES / à la télé : L'objet du Scandale

Je me suis un peu endormie hier soir devant la télé, comme d'habitude, mais j'ai passé un bon moment à regarder le match / LYON-RENNES... J'entends souvent cette critique, les français ne marquent pas, oui, mais s'ils jouent comme cela c'est mieux encore, car un but de marqué, c'est une erreur du gardien ou de la défense.
La Route de Cornac Mac Carthy me fait du bien, c'est un roman difficile, âpre et poétique, mais c'est au delà de la désolation et l'on cherche avec eux dans la cendre qu'est devenue la terre après l'apocalypse, des pommes ridées ou des truffes oubliées et/ou de l'eau fétide...
Quelle horreur, penserez-vous et ce n'est pas là, bien-sûr encore le bout de la barbarie humaine, il y a pire, on s'imagine dans un monde entre survivants, dès lors la disparition de toutes les ressources : dieu, qu'est-ce donc alors ?
Ce roman, c'est un livre didactique parabole allégorie, c'est un livre hautain, un peu imbus, mais c'est un livre qui m'a recollé le nez dans les pages...
c'est un terrible médoc pour le cœur.


Le Gran TORINO, c'est cela, le titre de Clint, le dernier film de Monsieur Eastwood, avec lui, comme j'ai hâte d'y aller mais je retarde le plaisir, d'être portée par ce phare de la sensibilité et de la conscience cinématographique. Un autre Grand Monsieur responsable de la relation qu'il entretient avec son public.
Bon je me dépêche : la liste de livres, lors d'une promenade chez un libraire, je glane les titres je lis les 4èmes de couvertures, je feuillette, on me laisse, c'est silencieux, je suis dans un jardin de délices.
Et si le Monde était sauvé de la Crise par l'Asie et le Cinéma...
-Qu'est-ce que tu dis ?
-Par le cinéma, les rêves, l'esprit d'Asie , les livres et l'agriculture des terres telles qu'elles étaient.
Si on tenait compagnie aux personnes âgées, qui perdent un peu la tête mais qui rient, racontent les souvenirs qu'ils, qu'elles préfèrent. Personnes âgées qui lisent un peu Gala, qui regardent Michel Drucker et qui survolent la vie de leur sourire redevenu bon, confiant, qui ne s'absente plus de leurs visages. Elles sont seules mais chez elles, assistées chaque jour par une infirmière et une aide ménagère, elles sont comme des reines, elles ont bien mérité et leurs enfants s'occupent d'elles avec cœur simplicité et responsabilité. Le dimanche il y en a toujours 2 ou 3 qui passent et l'appartement résonne d'anciens rires qui se confondent avec les nouveaux, avec le récit de leur enfance qui enfin resurgit et qui se dit entre adultes et vieux.
A propos je dois rendre justice au documentaire : Les plages d'Agnès sur Agnès Varda et d'Agnés Varda : quel beau regard sur nos vieux.

Et aussi,
toujours à la télé cet autre animal technologique de compagnie bien avant l'Ipod, tant décrié alors que... même sans le câble... il y a des bons moments.
L'objet du Scandale sur la nouvelle pilule pour maigrir, avec pleins de gros sur le plateau, avec un exceptionnel numéro de Jérôme Bonaldi, gonflé d'un costume de gros avec Benichou qui ne mâche pas ses mots, avec un poète Pierre Sterckx qui parle de Rubens et de sa légèreté, avec... dire l'explosion que représente l'extrême obésité, l'explosion du corps ; avec de très belles femmes habillées comme des femmes de rêve qu'elles sont aussi les très rondes, et repartant toutes au bras de Bonaldi Jérôme, habillées et se déplaçant comme tous les mannequins. J'adore cette émission. Bravo Monsieur Guillaume Durand et vos compères : Stéphane Blakowski, Jérôme Bonaldi, Pierre Sterckx.

Ma liste de livres le dernier JMG le Clézio : La ritournelle de la faim, le Stéphane Audeguy : Nous autres, Olivier Adam ??? , Paul Auster : Seul dans le noir et Ian Mac Ewan : Sur la plage de Chésil et puis celui d'une dame irlandaise dans une très belle collection, et et le dernier Annie Ernaux c'était quoi...
je vous complèterai les trous les blancs plus tard, là je pars