lundi 29 juin 2009

les photos comme jamais d'un spectacle... IN BED WITH MOLIERE














































































Photos remarquées et marquantes...
vives intenses
la couleur
les visages les regards
l'ailleurs traversé par la brillance des yeux
les costumes ce sont eux
ce sont eux pour tout

invitation au partage du voyage
au luxe du plaisir créé par soi de soi à d'autres
avec la maitrise à quelque chose près de tous les imprévus

L'éphémère a ses vestales ses sorcières
la réalité ses malades et ses avaricieux
Dom Juan Alceste, font mal et souffrent à la fois ils ne se taisent
pas grâce à Molière, Célimène et Arsinoé ont tout loisir pour une joute
jusqu'au boutiste

avec ces acteurs là, nom de Dieu, c'était un satané plaisir,
merci au photographe d'avoir impressionné la pellicule,
si avant, si loin, si profondément, si précisément...
que le théâtre vive pour l'infini
l'horizon des anges et des amours loquaces et reconnus mélangés aux djinns et aux démons criards ou taiseux.
Le théâtre est comme l'amour, cruel et inextinguible,
il donne sa chance, la retient, la retire,
tous les plaisirs, toutes les attentes, toutes les pertes de repères
jusqu'au pertes d'âme,
Mais on le quitte ce plateau du dessous des lumières, pour un jour, un soir et on y retourne revient, sans arrêt, aux souvenirs, comme "une Mouette"
un papillon de nuit sous la lampe
-le travail du théâtre peut tourner à l'obsession ?
-comme l'amour, le sexe, la maladie...
le travail du théâtre permet de laisser aux porte-manteau certaines folies.
-comme l'écriture d'un roman, d'une musique ?
-oui non car pour moi, le théâtre change les empreintes du temps à même le corps, par une maitrise du ressenti et du ressentiment, par la joie d'autres émotions d'emprunt
-mais il laisse d'autres rides comme celle de l'inachevé et de la déception
-justement rien n'est figé associé c'est stagnant et mouvant...
c'est aussi là, ne pas avoir peur d'autrui ni de la solitude
par les textes, les œuvres innombrables registres bibles humanités....
on se reconnait et on prend de la distance dans les traces d'autrui,
sur la neige sur la moquette dans le désert
par la chair et les gestes et par ailleurs...


ET SURTOUT MERCI À VOUS !
Julien, Marie, Thomas, Marie-Laure, Claudine, Anne-Bé, Sophie D, Sophie G, Éric, Benoit, Véronique, Jean, Stéphanie, Geneviève, Jonathan, Jean-Marc...
à Mathilde qui a été obligée de céder son rôle à Claudine qui est venue voir le spectacle et qui n'a pas pu jouer... pour des raisons d'indisponibilités professionnelles
et à Stéphane pour la Régie, à Maryse pour les photos, à Thomas pour les résas et à Pascal pour la caisse...

et au Lucernaire pour d'autres cours stages d'été programmations saisons...

-mais j'ai entendu dire que le théâtre du Lucernaire -plaquette des stages d'été- avait des difficultés ?
-tu as bien entendu, ils n'ont aucune subvention et c'est trop exiger de ce lieu que de rentrer dans
leurs frais, tous leurs frais...
-mais avant du temps du Guillochet, ce lieu était subventionné, même "richement" si je peux oser l'expression
-voilà du tout au rien, d'une extrême à l'autre, ça ne peut pas !
-...

Théâtre italien-une bibliothèque de théâtre


un lien vers une bibliothèque avec tous les titres des pièces du théâtre italien
de tous les temps jusqu'au théâtre contemporain
le théâtre titre et choix d'Armand Gatti
le lien
Orphéon - Bibliothèque de théâtre Armand-Gatti
25 rue Panisson 83 390 Cuers
Tel 04 94 28 50 30
orpheon-bag@wanadoo.fr
Bibliographie du théâtre italien de la Bibliothèque Armand-Gatti

et le texte traduit de La Locandiera une de mes pièces préférées...
Univ-Paris 3, selon Visconti
http://chroniquesitaliennes.univ-paris3.fr/PDF/38/Ferrone.pdf

dimanche 28 juin 2009

Après le cours comment faire du théâtre encore mais autrement ?/Mickaël Jackson mort à 50 ans/ Catherine Cusset / Une librairie : L'Escale...


Comment sortir du cours ?
Des idées, mises en scène, choix de spectacles, de thèmes, d'auteurs pour des créations, des Ateliers ?
Après plusieurs années, voilà c'est fini ! Il faut décrocher, quitter la série, passer à d'autres choses, d'autres amis, d'autres influences...
Comment sans casser, réagir à l'inverse, aller à l'opposé ?
Comment ?
Je ne puis que donner ma façon de faire, celle qui a été la mienne

Avant... vous citer à peu près de mémoire deux citations
"Le cimetière accepte tout ce(ux) qu'on lui donne...." ce serait de Victor Hugo dans les Misérables
"Il ne faut pas avoir peur de la solitude pour se mettre en couple" ce serait de Guitry ( je n'ai pas pu le vérifier mais en passant j'en ai trouvé une autre de citation de lui, l'inimitable Sacha Guitry ... "Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer."
Car voilà comment naissent aussi les idées et comment on les rend singulières on en fait son miel...
Il est nécessaire de glaner et de ratisser large. Puis d'entasser, sans trop d'ordre sans trop de mélange, en extirper, les semences, les saveurs, les odeurs, savoir comme anticiper de ce que cela va donner en vous
comme choc d'émotions.

Et puis voilà c'est parti, avec toutes les pertes de temps, les à peu près, les malentendus, les impromptus, les abus de pouvoir ; orchestrer avec comme toile de fond : l'échéance
les choses vont en passant, à la forme progressive comme disent les anglais : au présent perfect, les choses sont en "working progress" en atelier permanent, à chaque jour son devenir,
laisser pousser les plantes sans en accélérer la croissance
Les retombées, les découragements, soit, sont obligées voir jusqu'à l'abandon.

Tout semblant, apporte comme sa part de vérité à la mémoire du corps et le personnage avec les costumes se construit immerge comme d'un naufrage.


Donc, si vous voulez partir du cours, prenez quelques potes, si vous voulez continuer le théâtre, choisissez-vous une pièce, un genre, tout en sachant un peu, qui sont ces gens, quels sont leurs caractères.
Le groupe doit plutôt être assez important, proche de 10, avec un metteur en scène extérieur qui vient voir de temps en temps et qui aux dernières semaines fait répéter et met en place en lumières avec images et sons.
Le groupe idéal, c'est qu'il n'y ait pas que des meneurs, qu'il n'y ait pas que des suiveurs...
Mais à part cela. Plus le groupe est petit plus les polémiques et la force d'inertie liées au groupe prennent de l'amplitude.
Éviter le fonctionnement du paria voir bouc émissaire, quoiqu'il y ait des provocateurs et des masos qui aiment créer ce désordre là, et qui y trouvent leur intérêt.
LE GROUPE ira...
Et la Tour de Babel est certainement l'univers qui convient le mieux au théâtre.
Le plus large et le plus étroit, les contrastes, les ruptures sont indispensables au rythme d'un spectacle.
Le théâtre c'est comme la musique et comme l'amour, un assemblage des plus improbables qui devient inopinément harmonieux.
Des "solitaires intempestifs" qui se figent ensemble pour une exigence élitaire : celle d'un spectacle en public.

-Et tu nous bassines, sans évoquer la mort de Michaël Jackson, alors que tes hommages rapportent en amplitude de visiteurs donc d'écouteurs et de visiteurs

JE RECHERCHE LES SOLITAIRES

Michaël Jackson n'est pas un inconnu certes, et j'ai des amis d'amis plus jeunes que moi qui se transcendaient en faisant des danses ou des imitations de ses meilleures chorégraphies-chansons.
Mon ami de la nuit aussi, s'est dit au petit matin, qu'il lui fallait acheter le vidéo-clip de "Thriller", et puis j'ai aimé la déclaration, de Barak Obama, "tragique", le sens du tragique, plutôt que celle de Nicolas Sarkozy, sur l'enfant...

Mais je pense à tous les enfants qui ont grandi avec lui, et à ses extraordinaires qualités de danseur chanteur rénovateur visionnaire
une sorte de Tarentino du show et de la musique
Lewis Caroll et/ou Arthur Rimbaud ?
Et si l'on parlait mieux des presqu'inconnus que de ses proches.
Pour éviter de mieux connaître car on ne peut pas tout connaître... je disais que je préférais "Prince" que je ne connaissais pas plus.

"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger."
ça c'est de Gide dans les Nourritures Terrestres ou de Michel Foucault...
Il va falloir que je vérifie que je retrouve les mots exacts,
si j'avais le temps, de mieux vider la poubelle de mes esprits
c'est de Terence
Quand j'aurais le temps : les liens, les notes, la bibliographie...
je ne repasserai plus d'examen, quoique !
l'exactitude du journaliste éclectique qui se rend à l'agora pour instruire informer manifester.

Le livre que je vous conseille d'une française qui vit aux États Unis, Catherine Cusset : "Un si brillant avenir", parce qu'il y a 2 femmes 2 générations 2 exils et des amours tout autour du monde : la Roumanie sous Ceaucescu, Israël, la France et les États Unis, on s'y ballade le cœur en bandoulière.

Et à propos de livres je suis allée dans une librairie lumineuse, claire un peu aussi avec les livres d'enfant au fond avec la 2ème sortie près du jardin de la cour intérieure d'immeuble. Comme à la véranda.
C'est une belle librairie : "L'ESCALE LITTÉRAIRE" 120 bld du Montparnasse, en face d'une autre la Librairie Tschann, plus élitiste artistique : poésie...
Cette librairie pluraliste, "L'ESCALE LITTÉRAIRE", un peu encore trop neuve, qui s'étale et qui manque d'entassements, m'a restaurée. Sa couleur est blanc crème, l'hiver ce sera donc encore l'été.
Et donc une des libraires est une jeune femme presqu'amie, elle sait vous écouter, elle connait beaucoup de choses, elle adore lire et avec son élégance naturelle, elle vous conseille, vous raconte vous propose une de vos saveurs de lecteur. Elle est exigeante et tolérante.
Elle aime les livres d'enfant : un chat gros comme un éléphant.
J'emporte avec moi pour les vacances sous ses conseils et sous mon regard qui écoute et tâte et renifle les livres :
"Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" de Mary Ann Schaeffer et Annie Barrows, "Tristes Revanches" de Yoko Ogawa et "un don" de toni morrison.

Woody Allen va tourner son prochain film à Paris, j'irais bien faire un tour sur les lieux du tournage... c'est idiot ! je n'ai jamais fait cela !

Et nous avons vu un film que je ne vous conseille pas : Jeux de pouvoirs Réalisé par Kevin Macdonald. C'est long et clinique... Un film blanc (!) à blanc sans action ni suspense, tout est bien fait bien joué et cela ne décolle pas...
Avec Russell Crowe, Ben Affleck, Jason Bateman ...
et à la télé un mélo, un film de filles, que j'ai beaucoup apprécié : Nos souvenirs brûlés
Réalisé par Susanne Bier (2008)
Avec Benicio Del Toro, inoubliable, je vous le promets, Halle Berry, David Duchovny

Télérama disait :
(...) un récit dont l'authenticité ne faiblit pas deux heures durant. Ce n'est pas si fréquent.

jeudi 25 juin 2009

Et voilà c'est fini ! les cours de Théâtre/ les programmes de l'année Radio TV /Vacances annoncées, festivals en pluie et Carmen fait son ciné./Gréco

Et voilà c'est fini ! les cours de Théâtre/ les programmes de l'année Radio TV /Vacances annoncées, festivals en pluie et Carmen fait son ciné...

A part le titre, qu'ai je le temps de vous écrire,

vous allez me manquer, mais portez-vous bien faites de beaux voyages autour de votre chambre ou plus loin

"Cultivez votre jardin, Cultivez votre amour des choses, Cultivez votre colère"
Le 1er mot qu'elle a dit bébé c'est NON !
Elle a raison Madame Gréco je l'ai écoutée à la radio
et depuis je n'ai pas eu le temps de vous poster (!) ses mots...
Sur France Inter, il y a bien une semaine.
"Il ne faut pas se coucher, il faut savoir dire "Non" ou bien "disparaissez" sans faire de bruit de vague"
"On est dans une époque terrifiante"
"je suis indignée et j'ai peur"
"L'espoir ne peut aller que vers la jeunesse"

le Grand Hope, là... c'est moi qui dit, la jeunesse...
jusqu'au bout... ne pas inscrire le mot FIN
un moment elle a ri, en notant de son impressionnante voix :
"c'est pour manger tout de suite pour ne pas emporter"
Tiens comme mon blog...

Sur mon Ipod j'ai entendu ces mots de Philippe Léotard :

"Je voudrais être le clown qui danse sur la peau d'éléphant qui recouvre mon cœur...
J'écris pour me taire,"

Tiens comme mon blog...


Rabeux au théâtre de La Bastille continue son festival avec "Le corps furieux" créé à Bobigny MC93, et puis il y a un article encore et toujours pour lui, sur la nudité dans l'HUMANITÉ
CULTURES -

Article paru
le 22 juin 2009
CULTURE
"Je fais un théâtre polyvoque "
Expérimental . Avec Trans, le théâtre de la Bastille accueille un collectif d’artistes qui pratique un théâtre en toute liberté.
C’est le metteur en scène Jean-Michel Rabeux qui est à l’instigation de cette aventure, qui se joue au Théâtre de la Bastille. Trois compagnies, trois jeunes compagnies qui n’ont quasiment aucun moyen pour elles mais, un désir de théâtre d’une esthétique radicale et audacieuse, ne s’interdisant rien. Jean-Michel Rabeux n’est pas né de la dernière pluie. Aguerri à un théâtre qui parle crûment sexe et sexualité, désir et tentation, il est sans cesse sur le fil, refusant l’érotisme bon chic bourgeois et la pornographie industrielle. Son théâtre ose des propositions qui déjouent les règles de la bien-pensance et détournent les codes de la morale, par esprit de provocation, par goût de la liberté surtout.

Vous revendiquez un théâtre en liberté…

Jean-Michel Rabeux. Le théâtre est un art du compromis. On ne peut pas tous être Van Gogh ou Lautréamont. Si on est brûlé par sa propre folie et sa propre étrangeté au monde, on n’existe pas. Cette nécessité du ici et maintenant, la présence du spectateur pour que le spectacle existe est un compromis, un renouvellement riche et douloureux nécessaire à l’acte théâtral. De cette aspiration artistique, sauvage et singulière, asociale et secrète et de la mise en scène - le rapport de cette aspiration à trouver des formes pour que cette sauvagerie soit perceptible et reçue confrontée à des impératifs sociaux (l’argent, donc les tutelles) - jaillit une contradiction inhérente à l’art théâtral.

Peut-on parler de transmission dans le cadre de votre travail au long cours avec ces jeunes compagnies ?

Jean-Michel Rabeux. Transmettre, c’est survivre à sa propre mort. Ce que je sens du théâtre, du politique, de l’érotique, de l’obscène sont des thèmes qui nous réunissent secrètement. Dans l’équipée, on compte plus de filles que de garçons. Peut-être osent-elles plus. J’ai été bouleversé par leurs spectacles et je leur apporte la logistique nécessaire, des échanges artistiques. Trans, c’est une réussite professionnelle mais avant tout humaine. Le collectif n’est pas un vain mot : il induit de la solidarité, de la collégialité, tout en respectant l’individualité de chacun. Je suis agréablement surpris de constater que, chez ces jeunes artistes, alors que le théâtre n’est pas épargné par des réflexes égoïstes, l’idée de s’en sortir collectivement et artistiquement semble naturelle. Quand l’institutionnalisation tend à nous diviser, à nous opposer les uns aux autres, eux pensent en commun.

Vos spectacles sont-ils obscènes ?

Jean-Michel Rabeux. Nous sommes en pleine régression d’expression libre, de l’éros, de l’obscène. On peut parler de notion de classes entre la pornographie et l’érotisme. Je fais un théâtre polyvoque pour provoquer l’imaginaire du spectateur. Ce qui me dérange dans la pornographie c’est qu’elle est univoque. Elle n’a qu’un seul but : l’excitation. Elle n’a donc pas sa place au théâtre. Il faut donc être en deçà de la pornographie, utiliser les gestes pour aller vers d’autres ailleurs, vers l’origine du monde, vers le néant, vers l’animalité pour accrocher l’éros au thanatos, au mystère, à la surprise.

Qu’est-ce qui vous fascine tant dans le nu au théâtre ?

Jean-Michel Rabeux. Le débat est sur le nu, pas sur le sexe. Je travaille avec des nus pas érotiques, je fais l’éloge de la pornographie et je me retrouve marqué au fer rouge par l’institution. Les interdits, cette nouvelle forme de censure, sont masqués par une surabondance du commerce pornographique. On croit à la liberté… et non. Parce que ça questionne, ça emmerde. L’institution est aux mains d’une bourgeoisie qui normalise, moralise, formate le théâtre qui, de fait, est dans le non-questionnement, perd son inquiétude. Pourtant, je reste convaincu que le théâtre est là pour ouvrir des brèches là où le social les ferme.

Festival Trans,

jusqu’au 28 juin,

au Théâtre de la Bastille.

tél. : 01 43 57 42 14. www.theatre-bastille.com. Renseignements :

Lire ci-contre la chronique théâtrale de Jean-Pierre Léonardini.

Entretien réalisé par Marie-José Sirach"

lundi 22 juin 2009

FESTIVAL 2009 ON N'ARRÊTE PAS LE THÉÂTRE


FESTIVAL QUE JE VOUS RECOMMANDE FORTEMENT TOUS LES ANS
les festivals se suivent et ne se ressemblent toujours pas...
à L'Étoile du Nord,
comme tous le festivals les places sont beaucoup moins chères...
vous n'avez aucune excuse encore cette année pour ne pas y être allés... les années précédentes
rattrapez-moi !!!!!

la Cie estrarre organise actuellement la troisième édition de

ON n'arrête pas le théâtre


festival d’été à L’étoile du nord,

qui aura lieu du 3 au 26 juillet 2009.

en savoir plus sur ON n'arrête pas le théâtre…
Au sein de ON n'arrête pas le théâtre, la Cie estrarre présentera

du 3 au 26 juillet, du mercredi au samedi à 20 heures 45, le dimanche à 16 heures

*Le Dindon de Georges Feydeau

mise en scène Julien Kosellek

avec Stéphane Auvray-Nauroy, Michaël Benoit, Gorka Berden, Coraline Chambet, Astrid Defrance, Laure Espinat, Nicolas Fustier, Tristan Gonzalez, Nicolas Grandi, Frederik Hufnagel, Bouzid Laiourate, Mathias Robinet, Julien Varin

assistant à la mise en scène Vincent Brunol

Enorme machinerie théâtrale, Le Dindon, vaudeville du désir par excellence, explore avec une jouissante cruauté les rapports entre pulsions amoureuses et société bien pensante.

Mais pourquoi diable jouer Feydeau aujourd’hui ? Et bien il est possible que ses questions soient les nôtres ; notre temps est pudibond, bien pensant et légaliste, et nous sommes toujours pleins de pulsions et de fantasmes. Pleins, trop pleins même, au bord d’exploser pour une femme qui passe dans la rue, pour celui qu’on ne doit surtout pas regarder, pour l’amant de notre femme ou la femme de notre amant. Et nous sommes toujours aussi ridicules…
ON n'arrête pas le théâtre… accueillera également

du 3 au 12 juillet, du mercredi au dimanche à 19 heures 30

*La reine de la salle de bain de Hanokh Levin

pièce encadrée par « Lettre ouverte suite à la déprogrammation de reine de la salle de bains » et « Comment j’ai rencontré mon mari suite à la déprogrammation de reine de la salle de bains »

texte français (Éditions Théâtrales) Laurence Sendrowicz

mise en scène de Laurent Brethome

avec Fabien Albanese, Antoine Herniotte, Pauline Huruguen, Geoffroy Pouchot-Rouge-Blanc, Anne Rauturier, Julie Recoing, Philippe Sire.

chansons : textes de Hanokh Levin et musiques de Sébastien Jaudon

compagnie : Le Menteur Volontaire (La Roche sur Yon)

Écrite en 1970, Reine de la salle de bains est un sketch féroce et cruel.

Une famille apparemment ordinaire… La Femme décide de chasser le colocataire de la famille - qui est le Cousin de son Mari ! Devant la résistance de celui-ci, les membres de la famille investissent la salle de bains et proclament dans un style ubuesque, leur souveraineté, une et indivisible, sur le “Grand Royaume des chiottes”.

Montée une seule fois par l’auteur lui-même, la pièce fit scandale en Israël et fut rapidement retirée de l’affiche.

Le prologue et l’épilogue proposés ici ont été écrits par Hanokh Levin en réaction au scandale provoqué à l’époque par la diffusion de sa pièce.


Je me suis attaché avec les comédiens à mettre en place une grande machine lente, sombre et implacable, cruelle et déraisonnée. Le jeu très lent, minimaliste et quasi expressionniste met en lumière les enjeux et les thèmes de la pièce. Tentative… Polémique… Coup de poing… Savon… Papier toilette… Et balle en pleine tête.

*LB

Création 2007 – production Le menteur volontaire Le menteur volontaire est conventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Pays-de-la-Loire, par la Ville de La Roche-sur-Yon et par le Conseil Régional des Pays-de-la-Loire

les 6 et 7 juillet à 20 heures 45

*Le jeu de massacre
le théâtre de la chanson réaliste

Atelier des élèves de l’école des Teintureries de Lausanne dirigé par Stéphane Auvray-Nauroy, autour de textes de chansons réalistes de 1922 à 1935.

du 15 au 26 juillet, du mercredi au dimanche à 19 heures
*Blanche-Neige de Robert Walser

traduction : Hans Hartje, Claude Mouchard

mise en scène Sylvie Reteuna

avec : Aurélia Arto, Olav Benestvedt, Claude Degliame, Eram Sobhani / scénographie costumes : Pierre-André Weitz / lumières : Jean-Claude Fonkenel / musique : Eric Sterenfeld / vidéo : Kate France / assistanat à la mise en scène : Elise Lahouassa

Robert Walser meurt le jour de Noël 1956 au cours d’une promenade solitaire dans la neige, à l’âge de 78 ans, après 23 années d’internement à l’asile d’Herisau. 50 ans plus tôt, dans Les Enfants Tanner, Walser décrivait la mort d’un poète dans la neige, c'est-à-dire, à quelques détails près, sa propre mort.

Dans Blanche-Neige, le personnage éponyme, prisonnier du rôle assigné par le conte, aspire lui aussi au repos dans la neige. Ce texte de jeunesse contient déjà ce qui sera le motif de l’œuvre, et de la vie, de Walser : « Les sensations sont des flèches qui me meurtrissent. Que faire des sentiments, sinon les laisser frétiller et crever comme des poissons dans le sable de la langue ». L’écriture de Walser, tour à tour grave et légère, désinvolte et malicieuse, ne cessera de danser, comme la propre vie du poète, éternel errant ne se tenant jamais là où on l’attend, sur les bords de cet abime.

Blanche-Neige commence là où s’arrête le conte des frères Grimm, juste avant : « Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». La pièce, comme une mécanique cassée, tourne en rond et les personnages avec elle, questionnant à l’infini cette histoire très ancienne d’amour et de haine, c'est-à-dire d’humanité.

Administration de production : Christine Tournecuillert - Conduite accompagnée

Production déléguée : La Sibylle

Partenaires actuels : : Le Vivat-scène conventionnée danse & théâtre à Armentières, Le Bateau Feu-scène nationale de Dunkerque, la rose des vents–scène nationale Lille Métropole, L’Hippodrome-scène nationale de Douai, (en cours). Avec le soutien de la Région Nord Pas de Calais

Création du 2 au 4 avril 2009, Le vivat – Scène conventionnée danse & théâtre, Armentières.

du 8 au 24 juillet, du mercredi au vendredi à 14 heures 30

Histoire du Prince Pipo
spectacle tout public à partir de 4 ans

de Pierre Gripari

adaptation et mise en scène Avela Guilloux

Guillaume Bursztyn, David Gérard, Céline Groussard, Ludovic Lamaud, Caroline Stella

musique : Yann Guilloux

costumes : Avela Guilloux

Malgré l'interdiction de sa mère la Reine, le jeune prince Pipo est passé par dessus le volcan ! Il se retrouve en pays inconnu. Qui sont ce nain et cette sorcière qui prétendent être ses parents? Il faut fuir et retrouver le Roi et la Reine ! Au cours de ce voyage, Pipo rencontrera une aubergiste étonnante, un ami qui n'en est pas vraiment un, un dragon, une armée de rois, un rat blanc et...une jolie Princesse.



TTT « on est dans l’excellence » « le talent de cinq acteurs exceptionnels », « dialogues pétillants » TÉLÉRAMA - septembre 2006

AVIGNON IN et OFF et CARMEN



Ce que je vais y aller voir ? au Festival D'Avignon !
IN
Casimir et Caroline de Odon Von Horvath, Johan Simons & Paul Koek
La Menzogna (Le Mensonge) Pippo Delbono
Sous l'œil d'Œdipe, création Joël Jouanneau
OFF
Beaucoup de Bruit pour Rien adaptation de Shakespeare, création au Lucernaire, mise en scène de Philippe Person au Théâtre du Balcon à 12h30
Tabu my fear and yours chorégraphies et performances aériennes sur L'îlot chapiteau île de la Barthelasse, chemin des Canotiers à 21h
Ticket "ni à voir ni à entendre à vivre tout simplement" île de la Barthelasse, Débarcadère de la navette fluviale, chemin des Berges 11h30, 12h30, 18h00 et 19h30
White Side Story, Comic Trust, clowns russes, Spectacle visuel tout public (à partir de 8 ans)
au Théâtre des Béliers à 10h30
les émissions Esprit Critique sur France-Inter

avec Carmen à l'Opéra Comique qui affiche complet et en multidiffusion dans toute la France)

les articles annonçant le déroulé des programmes du Festival D'Avignon (IN Réservations Tél. : 0490141414)
-les lieux à découvrir
-le débat possible : LE THÉÂTRE une sorte de musée en train de se faire à côté de parades débiles de shows comico-salaces
et/ou qui sait ? intacte le prélude "l'antichambre" à la découverte de littératures de poésies d'essais de philosophies de spiritualités d'opéras de danse de peintures d'œuvres d'arts conjuguées...
à l'intersection de toutes les diversités culturelles ethniques humaines du monde et des générations
et/ou le plaisir de faire, d'acter le théâtre qui transcenderait au lieu de réduire en "peaux de chagrins" à l'état de conserve les violences les folies les perversités les désespoirs l'animalité en chacun de soi
qui donne "des mots à la souffrance" à la culpabilité à la lâcheté à l'autocensure à la révolte auxquelles nous sommes sujets.
"Dans ce monde, les muselières ne sont plus faites pour les chiens, Thank you Satan..."
Leo Ferré

samedi 20 juin 2009

TOUJOURS LE MÊME FANTASME au Festival TRANS

photo : bertrand couderc 2008
TOUJOURS LE MÊME FANTASME
ce spectacle se rejouera la saison prochaine à l'Étoile du Nord
Sur un autre blog : cequetulis.
Parfois je me demande s'il existe des internautes attentifs et curieux qui pourraient se relayer pour se donner le mot s'alerter pour enrayer l'inéluctable,
Comme la mise à la poubelle d'un osé, d'un projet qui tient autrement que dans le pli, les plis de la mode de l'art.
La nudité.
Revenons-y, il y a des stripteaseuses bien plus habillées que des acteurs , et cet acteur là, cherche comment par le jeu, à même l'acteur et dans la relation avec le spectateur, la même sensualité et la même violence et/ou mouvance que l'écrivaine avec sa page d'avant l'écriture que le lecteur avec le livre que le musicien avec les cordes ou les touches de son instrument, c'est physique et invisible. Et surtout dans ce décomposé des tempos tous sont embarqués dans le même tunnel, prêts à entendre les silences à capter les sous textes les voir naitre et se former dans la prunelle de l'acteur... dans le désir de se projeter.

Donc je me dis que peut-être pour ce soir et demain soir vous pourriez aller déambuler jusqu'à cette mouvance que la scène tu théâtre de la Bastille et tanguer avec lui? avec elle avec ce qu'ils ont créé sculpté modifié au fur et mesure des passages dans les lieux et dans le temps et dans la chair la peur le jeu de l'acteur.

Si vous voulez disséquer les effluves de la manipulation, comment y résister, c'est prendre le risque de démonter son propre jeu et présenter les assemblages comme les pièces détachées.

C'est à 21h30 et ce n'est pas un robot.

C'est un festival vous pourrez en discuter prendre un verre
TRANS c'est aussi pour TRANSCENDER le jeu de l'acteur hors les effets d'acteur déshabiller un murmure derrière lequel se cache une pensée un souffle un jeu une vie éphémère,
allez-y et parlez m'en ici pour les sans le sou c'est 12 € et 23 € pour les autres.

Et bien-sûr, il y a d'autres spectacles à voir et/ou à revoir comme PHÈDRE PAUVRE FOLLE d'Eugène Durif mise en scène de Sylvie Reteuna avec d'autres acteurs inoubliables comme Stéphane Auvray-Nauroy et Eram Sobahni
c'est un festival avec une nuit érotique.... dans un très beau lieu un théâtre.

Annonce bien à l'avance d'un spectacle 2010 qui me tient particulièrement à cœur : Michel Fau, L'impardonnable revue


L'impardonnable revue
pathétique et dégradante de Monsieur Fau

28 mai - 27 juin 2010, 18:30 - salle Jean Tardieu détail des dates
au Rond-Point
[création]

mise en scène Emmanuel Daumas avec Michel Fau distribution

synopsis autour du spectacle coup de cœur la presse
Personnellement, je trouve tout à fait normal d’aimer à la fois Paul Claudel et Maria Pacôme.
Quand il ne joue pas au théâtre, Michel Fau rêve de strass et de paillettes, de plumes de paon, de danseuses légères et d’escaliers rutilants que l’on descend dans la lumière. Il rêve des feux du music-hall, dont il regrette la disparition aujourd’hui dans nos contrées trop sages. Ces grandes revues où apparaissaient jadis sans complexe des acteurs de la trempe d’Arletty ou de Michel Simon. Aussi en homme conséquent, il a décidé de faire lui-même son music-hall en évoquant au passage ses chanteuses préférées dont il reprend les airs – pas forcément les plus connus. Zizi Jeanmaire, Betty Mars, Jacqueline Maillan, Mireille Mathieu, Georgette Lemaire, Dalida ont ses faveurs. Mais s’il se glisse dans leur peau, c’est pour donner sa propre interprétation de leurs chansons. Il interprètera également des textes écrits pour lui par Olivier Py, Jean-Michel Ribes... Des chansons qui parlent d’amour, de séduction, de désir, de sensualité et parfois même de Dieu. Des chansons légères et quelquefois désespérées. Comme il se doit dans un vrai cabaret.

mercredi 17 juin 2009

La Dame de chez Maxim's sur un site : CULTUROFIL

-Ce que j'en pense
Quelques minutes vues à la télévision sont si peu... d'un spectacle de théâtre, mas j'ai été déçue comme repoussée par les effets les silences les jeux de décors et les face public ininterrompus....
Des amis m'ont dit que c'était trop long, alors je vous laisse à votre libre arbitre comme me semble ce site... très bien fait
car les critiques doivent l'être ... critiques
on m'a parlé d'un autre spectacle à Chaillot hélas! c'est fini... et sur ce site CULTUROFIL donc c'est un peu comme si... j'y étais allée, non !
La Estupidez (la connerie) de Rafael Spregelburd, mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo et Élise Vigier, théâtre de Chaillot
Avec : Marcial Di Fonzo Bo, Marina Foïs, Pierre Maillet, Grégoire Œstermann, Karin Viard

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La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau

Par Delphine Kilhoffer • ven 29 mai 2009 • Categorie: Théâtre
Jusqu’au 25 juin 2009



"Comme souvent avec Georges Feydeau, La Dame de chez Maxim s’inscrit dans la tradition du vaudeville. Le ton est souvent égrillard, les jeux de mots volent, les quiproquos s’enchaînent, les identités sont mélangées, jusqu’à créer un méli-mélo quasi indémêlable. Tout commence au lendemain d’une cuite magistrale : le Dr Petypon a tant bu lors d’un dîner chez Maxim qu’une fois chez lui, il s’est endormi sous son canapé. À son douloureux réveil, il va réaliser que dans son lit dort la Môme Crevette, jeune dame aux mœurs légères et à la langue bien pendue, connue de nombreux messieurs parisiens. Évidemment, il va devoir la cacher à sa femme… Et pour compliquer l’affaire, l’oncle de Petypon, parti en Afrique depuis dix ans, revient brusquement : trouvant la Môme Crevette dans la chambre de Petypon, il la prend pour son épouse légitime et invite le « couple » au mariage de sa nièce qui va convoler avec – forcément – un ex-amant de la Môme !


Improbable ? Certes, mais ce joyeux imbroglio fait justement partie du charme de ce type de comédie. Chaque nouveau personnage apporte son lot de délires et de complications. Mais derrière l’amusement, le féroce dramaturge s’en donne à cœur joie pour critiquer ses contemporains et leur attachement aux apparences. Feydeau s’attaque aussi bien à la discrimination sociale à travers le personnage de la Môme Crevette dont le franc parler dérange, qu’à l’adhésion aveugle de la petite bourgeoisie de province aux modes parisiennes. Lors des préparatifs du mariage de la nièce du général, les dames de la petite ville où se passe la fête vont se ridiculiser, pour notre plus grand plaisir de spectateurs, en reproduisant tout ce que fait la Môme sous prétexte qu’elle arrive de la capitale.

Pour cette Dame de chez Maxim, Jean-François Sivadier a créé une mise en scène très visuelle, parfois un peu surchargée. Notamment, l’utilisation de panneaux en bois qui apparaissent et disparaissent régulièrement pour délimiter l’espace dans l’appartement des Petypon finit par créer plus de confusion qu’autre chose, voire à détourner l’attention de la prestation des comédiens.


Sivadier a incorporé plusieurs passages musicaux, de danse et de jeu très physiques. Tous ces éléments conviennent très bien à l’univers de Feydeau, mais l’on regrette que le metteur en scène n’en ait pas profité pour élaguer le texte, en particulier certains moments d’exposition peu utiles au public contemporain. En effet, avec une durée totale de plus de trois heures (plus un entracte, bizarrement placé au bout de 2h20 de représentation), l’ensemble est trop long, la comédie s’essouffle à plusieurs reprises, car même des acteurs aussi doués que ceux ici réunis ne peuvent maintenir sur une telle longueur le rythme endiablé que nécessite un vaudeville. Et il en va de même de l’attention du spectateur, qui a elle aussi bien du mal à rester soutenue de bout en bout.

Il faut souligner le bel ensemble des comédiens, avec un abattage comique particulièrement haut en couleur de la part de Nicolas Bouchaud dans le rôle du Dr Petypon. L’excellent Gilles Privat compose un général irrésistible. En Môme Crevette, Norah Krief nous offre de très beaux moments de pure comédie (ah ! sa magnifique prestation en séraphin venu visiter Mme Petypon !), ainsi que Nadia Vonderheyden convaincante en épouse gentiment illuminée, complètement dépassée par les évènements.

L’esprit de Feydeau est bien présent et de nombreuses scènes sont vraiment drôles. Néanmoins, une version plus courte aurait gagné en efficacité. Pour finir sur une touche que ne désavouerait pas la Môme Crevette, ce n’est pas parce que c’est plus long que c’est forcément plus bon !

La Dame de chez Maxim de Georges Feydeau, mise en scène de Jean-François Sivadier, théâtre de l’Odéon
Avec : Nicolas Bouchaud (Lucien Petypon), Norah Krief (la Môme Crevette), Gilles Privat (le général), Nadia Vonderheyden (Gabrielle Petypon), Stephen Butel (Mongicourt)
Crédit photographique : Brigitte Enguerand"

lundi 15 juin 2009

Festival TRANS, qu'est ce et pourquoi donc jouer à poil ? La nudité sur scène pour une actrice : question rituelle ?


Où en est t'on ? beaucoup d'hypocrisie, d'ignorance à l'origine du mystère quant au désir plaisir du jouir : le mensonge qui dit vrai de la petite mort ou de l'impuissance tant redoutée nécessitent un rituel pour que le sexe le désir la libido s'émancipent subsistent et s'ancrent dans nos vies perdurent jusqu'à cet autour d'aimer ou ce "tout sauf aimer".
Philippe Person avait créé en 1997 un spectacle sur ce thème intitulé "Tout sauf aimer" où je jouais une femme seule monologuant sans interruption avec son chat....
avec aussi des extrais de "l'Éloge de la pornographie" de Jean-Michel Rabeux des textes de Bataille et d'Aragon,
Le monologue que j'interprétais dans cette pièce, je l'avais écrit, j'étais nue sous une combinaison très légère et aux bretelles qui tombaient...
J'étais nue comme une "pas belle" avec un corps qui se montrait timide, le personnage tournait en rond avec une souris jouet pour chat, attachée à mon pied au bout d'une ficelle, à 50cm des spectateurs puisque dans cette cave, ils étaient placés sur 2 rangs, sur trois fronts, autour de nous rue du Chapelais près de la Place de Clichy
avec 9 autres comédiens dont 2 habillés en latex et une autre tenant chaque soir un poulet à vider au bout de son bras... Cette autre , vous la connaissez, elle est l'excellente comédienne de tant d'autres spectacles de Philippe Person, dans des rôles très différents, vastes et complexes, Anne Priol.
Philippe Person de son
"Tout sauf aimer" en avait écrit les scènes dialoguées, et jouait aussi
dans ce lieu inconnu, sur la vague désespérée d'une résidence refusée par un député qui deviendra ministre sous le gouvernement Jospin dans la région de Lyon.
L'hiver était rude cette année là un soir où il neigeait on a demandé aux 2 seuls spectateurs qui s'étaient déplacés de revenir une autre fois....

Alors quand les élèves me demandent comment jouer nue question aussi répandue que comment embrasser quelqu'un qu'on n'aime ni ne connaît ? Je réponds
comme le rôle et comme lorsque dans la vie cela se désire se demande ou est nécessaire hasardeux somnambulique...
"Saisir cette notion de sacrifice comme l'un des derniers mythes d'une humanité en manque de rites" Antonin Artaud

À ce propos de sacrifice, de profondeur, de jeu d'acteur et d'écriture dans ce sens de faire opposition, à la victimisation, à la société de conserve, avec ses étroites bandes à ne pas dépasser dites d'avant garde, moi je voudrais reparler de ce spectacle étonnant :
"Toujours le même fantasme"
(vu pour la cinquième fois, les autres fois dans d'autres lieux : La Ferme du Buisson, L'Étoile du Nord)
dans ce Festival, cela se joue 3 fois seulement et il y a comme un tollé, un complot de déni, parce que cela parle du viol, parce que dans la mise en scène mise en place par effet de miroirs entre les spectateurs(sur scène) le jury la femme qui se tient en arrière fond de l'espace, par toutes ces parallèles perpendiculaires
on arrive à se placer dans l'esprit, le fantasme de l'acteur, l'auteur ou le bourreau ?
c'est un exploit comme de toucher le manteau rouge de la peau incarnée incarnat de l'acteur sur scène...
Allez voir ce qui n'est pas un exploit pour ceux qui connaissent et Médée et 68 et Richard III
Frédéric Aspisi et Lise Bellynck

FestivalTRANS

Érotisme, sexe et strip-tease s'invitent sur les scènes actuelles
LE MONDE
FestivalTRANS FestivalTRANS

FestivalTRANS FestivalTRANS FestivalTRANS

Que de strip-teases, de nudité et même de jouets sexuels actuellement sur les plateaux de danse ! Une vague de fond érotique emporte les chorégraphes et les metteurs en scène. Symptômes d'une société qui se met à poil dans tous les sens du terme, ces spectacles décomplexés jouent la carte "performance et sexe" sans l'ombre d'une hésitation. Ils déplacent même les frontières de l'art vers les cabarets et les peep-shows, pour remettre le corps et ses désirs au centre du plateau.

Cecilia Bengolea, une Argentine à Paris
La figure populaire de ce mouvement s'appelle Philippe Decouflé, qui signe la nouvelle revue du Crazy Horse, à Paris : dix sexy girls à découvrir en septembre. Découflé est un habitué de l'érotisme, auteur du spectacle Coeurs croisés (2007) dans lequel on a pu découvrir des effeuilleuses pas piquées des hannetons.

Le Théâtre parisien de la Bastille accueille pour sa part, à partir du 15 juin, le FestivalTRANS, qui culminera le 23 juin avec la NuitTransErotic. "Je ne veux pas laisser l'éros au commerce, à la pub et au fric, s'énerve le metteur en scène Jean-Michel Rabeux, organisateur de la manifestation. On est envahis de pornographie avec des corps mécaniques, formatés, du sexe en plastique et du plaisir bidon. L'art doit s'occuper de l'éros. C'est même son devoir, sa responsabilité actuellement."

"ENCORE À POIL"

Jean-Michel Rabeux n'est pas né de la dernière pluie : le sexe et son secret sont au cœur de son travail théâtral depuis vingt-cinq ans. "Mais c'est le secret de tout le monde", corrige-t-il. Sans doute, mais le fait de le transformer en spectacle change la donne : en 1987, son Éloge de la pornographie lui a valu des insultes. Il a persisté et, aujourd'hui, il n'est plus seul dans cette veine. "Le sexe est dans l'air du temps, d'accord, mais il n'empêche qu'il faut se battre de plus en plus contre les interdits et la censure" assène-t-il avec virulence.

Un constat : à Paris, comme en province, actuellement, les programmateurs rencontrent apparemment peu de controverses. Au contraire : l'annonce de certains spectacles dénudés remplit parfois les salles.

Parmi les invités de son festival, la comédienne : Céline Milliat-Baumgartner présente Striptease, qu'elle a imaginé avec la complicité de Cédric Orain. "Depuis 2001, j'ai l'impression que les metteurs en scène me demandent souvent de jouer à poil, et j'en ai un peu marre, s'exclame-t-elle. J'ai eu envie, du coup, de parler en mon nom et de poser la question : qu'est-ce qui excite tant dans un strip-tease, et jusqu'où ça excite ?"

Entre Foufoune Darling et Lili la Pudeur, l'actrice s'interroge aussi sur le métier qu'elle a choisi, son goût de l'exhibition, sa passion de "se compromettre sur scène avec joie". Quitte à ce que ses amis lui disent une fois de plus : " T'es encore à poil."

Cette tendance érotique et sexuelle est surtout portée par les danseurs et les chorégraphes. L'Américaine Ann Liv Young, les Français Alain Buffard, Yves-Noël Genod, Giselle Vienne, font régulièrement parler d'eux sur le sujet. François Chaignaud et Cecilia Bengolea se sont fait une réputation avec Pâquerette (2007). Ces danseurs, qui évoluent en duo, chacun avec un godemichet bien planté, donneront une performance fin juin dans les rues parisiennes avec le soutien de l'association Act Up.

Pâquerette ne se contente pas d'effeuiller la marguerite mais de "faire danser tous les orifices, dont l'anus", selon ses auteurs. "On a envie de trouver des intensités nouvelles, loin des normes et des codes, raconte François Chaignaud. Le plateau est un espace de liberté. Les questions du désir et du plaisir y sont chez elles."

Pornographique ? Absolument pas, selon François Chaignaud, qui définit la pornographie comme une "entreprise de duplication à l'infini, alors que le désir est unique". Passé par une formation de danseur tout ce qu'il y a de classique, il déclare se sentir proche, à sa façon, des "travailleurs du sexe engagés avec leur corps". Les danseuses de l'opéra, au XIXe siècle, étaient aussi des femmes légères, comme on dit, voire des prostituées occasionnelles, proies rêvées de riches messieurs qui les dévoraient du regard depuis le balcon.

La question de la morale est rejetée par les artistes. La fameuse formule, bien commode aussi, "l'art est au-delà de la morale" fleurit un peu partout. "Mais il y a des limites à la représentation de l'acte sexuel sur un plateau, nuance Alain Buffard, dont la nouvelle pièce, Self & Others, est en tournée en France. Il ne s'agit pas d'être dans la provocation, mais de suggérer en ouvrant l'imaginaire des spectateurs". Jean-Michel Rabeux affirme présenter du "hard, mais avec délicatesse, car le choc du vivant est toujours dangereux". La Nuit TransErotic est interdite aux moins de 18 ans.

FestivalTRANS.
Théâtre de la Bastille, 76, rue de la Roquette, Paris-11e. Jusqu'au 28 juin. De 10 € à 25 €.
Tél. : 01-43-57-42-14.

Self & Others, d'Alain Buffard.
Festival d'Uzès (Gard). 16 juin. 19 heures. Tél. : 04-66-03-15-39. De 10 € à 20 €.

Pâquerette, de François Chaignaud et Cecilia Bengolea, à la Malterie, 42, rue Kuhlmann, Lille (Nord). Le 19 juin à 21 heures. Tél. : 03-20-19-18-50. 5 €.

Article de Rosita Boisseau

dimanche 14 juin 2009

Un raccourci par les prix décernés sur la saison passée



Cet article a l'avantage d'être synthétique et de mon point de vue (théâtre)
c'est une juste récompense.
Je ne connais que de très loin l'Opéra et je pourrais m'y intéresser plus (qui sait !) après cette année, après une semaine de festival à St Céré.
Les spectacles de théâtre , les comédiens récompensés j'aurais voulu tous les voir
et triste constatation j'en ai vu aucun.
Deviendrais-je comme certains de mes vieux professeurs de théâtre qui en ayant déjà beaucoup vu pouvaient presque pressentir ce que cela serait...

La Cerisaie d'Alain Françon Grand Prix de la critique

Par Annie CHENIEUX Samedi 13 Juin 2009
Le Journal du Dimanche
Le Syndicat professionnel de la critique de Théâtre décernera lundi ses prix pour la saison 2008-2009. Le grand vainqueur est Alain Françon, récompensé pour la mise en scène de La Cerisaie, au Théâtre de la Colline.


Le syndicat professionnel de la critique de Théâtre a récompensé La Cerisaie d'Alain Françon. (Enguérand)
Sur le même sujet
Les critiques théâtre du 13 juin


Lundi prochain seront décernés les prix du syndicat professionnel de la critique de Théâtre, Musique et Danse pour la saison 2008-2009.

Ils récompensent cette année La Cerisaie, mise en scène par Alain Françon au Théâtre de la Colline, qui clôt ainsi avec éclat son mandat à la tête de cette grande maison. Son successeur, déjà en poste, Stéphane Braunschweig se voit attribuer le prix Georges-Lerminier du meilleur spectacle créé en province pour Tartuffe, créé au TNS de Strasbourg et présenté en fin de saison dernière au Théâtre de l'Odéon.

La meilleure création d'une pièce en langue française est "Vers toi terre promise" de Jean-Claude Grumberg, mise en scène par Charles Tordjman à Nancy et vu à Paris au Théâtre du Rond-Point. Le meilleur spectacle étranger est "John Gabriel Borkman" d'Ibsen mis en scène par Thomas Ostermeier, joué à l'Odéon. Ludmila Mikael reçoit le prix de la meilleure comédienne pour" l'Amante anglaise" de Marguerite Duras, au Théâtre de la Madeleine, et Hervé Pierre celui du meilleur comédien pour "La grande magie", dernier spectacle de la saison présenté à la Comédie-Française.

Le jury Musique a récompensé "Lady Macbeth de Mzensk" mis en scène par Martin Kusej, sous la direction de Hartmut Haenchen à l'Opéra de Paris et le prix Claude Rostand revient à l'Opéra de Lyon pour sa trilogie du XXe siècle: "Le joueur de Prokofiev", "Lulu de Berg" et "Mort à Venise" de Britten. Meilleure création musicale: "Yvonne, princesse de Bourgogne" de Philippe Boesmans, mis en scène de Luc Bondy, chef Sylvain Cambreling à l'Opéra de Paris. La personnalité musicale de l'année est le pianiste Roger Muraro pour sa contribution à l'année Messiaen et la révélation musicale, le quatuor Modigliani.
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mercredi 10 juin 2009

Toujours du côté de FEYDEAU interview de SIVADIER

SPÉCIAL RIRE À PARIS sur le journal Le Point du 02/04/09
Trois questions à Jean-François Sivadier
Acteur, metteur en scène, il a enchanté avec « Italienne avec orchestre » et «Le roi Lear ». C’est au tour de Feydeau et de sa « Dame de chez Maxim ».
Pourquoi Feydeau, c’est risqué, non ?
J’y pense depuis très longtemps. Ce que j’aime chez lui, outre la fameuse mécanique dont on parle toujours, c’est le vertige qu’il crée et qui est une contrainte folle pour l’acteur. Il est souvent dit que Feydeau ne dessine que des figures, que son théâtre manque de profondeur, mais c’est faux ! Tout est extrêmement construit, étudié. Le public qui va voir Feydeau sait qu’il va rire...
A quel genre de comique a-t-il recours ?
A un comique de situation, bien sûr : quiproquos, portes qui claquent. Mais ce qui est très important aussi, c’est le mécanisme de la langue, un peu comme chez Woody Allen : les gens parlent avant même d’en avoir conscience. Le monde de Feydeau est celui des gens normaux, des antihéros qui vivent dans un monde très protecteur où chaque incident provoque un cataclysme.
Et quels sont les pièges pour vous ?
Vouloir être plus malin que l’auteur. Arriver à jouer la rapidité des échanges. Feydeau exige de l’acteur un abandon. « La dame de chez Maxim » est la pièce la plus formelle et la plus libre que j’aie mise en scène. Jouer, moi ? Je n’aurais jamais pu : j’aurais rigolé tout le temps.
Du 20 mai au 25 juin. Odéon/Théâtre de l’Europe. 01.44.85.40.40. www.theatre-odeon.fr.

Brigitte Hernandez photo

Interview de SIVADIER sur PREMIÉRE

Jean-François Sivadier du côté de chez Feydeau

Rencontre avec Jean-François Sivadier à l’occasion de sa mise en scène de « La Dame de chez Maxim » au Théâtre de l’Odéon.

Propos recueillis par Marie Plantin.

Après Brecht, Büchner, Shakespeare… vous montez Feydeau , vous avez l’impression de faire le grand écart ?
Non pas vraiment, parce je fais toujours le même travail par rapport au texte, un travail de découverte de l’écriture. Simplement, avec Feydeau, il y a comme un pacte avec le public, à savoir que le public doit rire. S’il y a grand écart, il est dans le travail d’un genre très particulier. C’est ça qui est compliqué. Si on fait un film d’horreur, le public doit avoir peur. Si on monte Feydeau, le public doit rire. Il y a donc un travail sur le rire qui induit forcément quelque chose en plus dans le travail des répétitions.

Il y a toujours dans vos spectacles, même en dehors du Feydeau, une dimension comique...

Dans mes spectacles, les acteurs sont attachés à transmettre la joie de l’auteur en train d’écrire que ce soit Shakespeare ou Brecht . Parce qu'on imagine que c’est toujours un motif de joie d’écrire une pièce de théâtre. La joie, c’est un outil de communication extraordinaire. Même quand, dans certains de mes spectacles, on n’a pas cherché à faire rire, il y avait un rire qui arrivait par la présence immédiate de l’acteur. Cette impression de "comique" vient sûrement de ce travail sur la transmission du plaisir de jouer et d’écrire le texte à vue.

Nicolas Bouchaud, Norah Krief, Nadia Vonderheyden… vous travaillez toujours avec la même équipe...

Oui, il y en a avec qui j’ai fait beaucoup de spectacles avant. Mais c’est la première fois que je travaille avec autant d’acteurs avec qui je n’avais jamais travaillé. En fait, avec cette équipe permanente, on fonctionne comme une troupe. Ce sont eux qui me donnent aussi l’envie de travailler, de monter des spectacles. C’est donc important que ça se passe avec eux. Par ailleurs, je fais de l’opéra (Madame Butterfly de Puccini, Woyzzeck de Berg et Les Noces de Figaro de Mozart), et là, je dirige des chanteurs que je n’ai pas choisi. Mais au théâtre, pour l’instant, j’ai toujours rêvé mes projets en fonction d’une équipe.

On a l'impression que vous n'hésitez pas à employer certains acteurs à contre-emploi. C'était flagrant dans Le Roi Lear où Nicolas Bouchaud, en pleine force de l'âge, jouait le vieux roi. Comment se pose pour vous la question du personnage ?

Pour moi il n’y a pas de personnages au théâtre. C’est peut-être pour ça qu’on a cette impression là. Sur un plateau, il faut réinventer la langue et le texte. Prenons Phèdre par exemple, de dire à la comédienne qui joue Phèdre c’est ça et il faut que tu le fasses comme ça, c’est une impasse totale. Les grands textes sont des invitations à la liberté et à être réinventé par l’acteur tous les soirs. Par exemple, Petypon [interprété par Nicolas Bouchaud ] dans La Dame de chez Maxim c’est tout sauf un personnage. Impossible de savoir qui il est. Il est simplement défini par ce qu’il fait et ce qu’il dit. Plus l’acteur évitera d’essayer de jouer un personnage, plus les gens vont voir un personnage. Un personnage, ce serait quelque chose qui se détache de la représentation et que le public voit mais en réalité sur un plateau de théâtre, il n’y a que de l’écriture avec des acteurs.

Dans La Dame de chez Maxim, le décor n'a rien à voir avec le genre de salon bourgeois attendu chez Feydeau. Voiles, cordes, poulies, il ne correspond pas à une typographie précise. La frontière entre intérieur et extérieur est abolie. Il y a un côté théâtre de tréteau...

Théâtre de tréteau, c’est une expression qui est employée un peu à tort et à travers tout ça parce qu’il y a du bois sur le plateau. Oui, en effet, Je n’aime pas les plateaux qui sont fermés, je n’aime pas y sentir un enfermement. Et j’aime l’artisanat sur scène, les matériaux, le bois... En fait, j’aime que le décor ne soit pas plus important que les acteurs, qu’il soit à échelle humaine et qu’il y ait une dimension artisanale ainsi qu’une dimension épique. Un spectacle qui est tourné vers le public, c’est un spectacle qui va permettre de faire jouer le public à la pièce en même temps que les acteurs et de le faire réfléchir sur ce qu’il voit. L'idée c'est de ne pas lui montrer un produit fini.

Jusqu'à présent vous ne montez que des auteurs qui appartiennent au passé. Les écritures contemporaines ne vous intéressent pas ?

Si, il y a pleins d’auteurs qui m’intéressent. Le problème c’est que j’ai beaucoup travaillé avec Gabily qui écrivait les textes avec les acteurs qu’on était et pour les acteurs qu’on était. Du coup, j’ai été très influencé par son écriture donc j’ai beaucoup de mal à lire le théâtre contemporain. Mais il y a beaucoup d’écritures qui m’intéressent énormément : Wajdi Mouawad, Jean-Luc Lagarce, Olivier Py (même si je pense qu’il est le meilleur metteur en scène de ses propres textes).

La Dame de chez Maxim , jusqu'au 25 juin, au Théâtre de l'Odéon.

Retrouvez Jean-François Sivadier au Festival d’Avignon dans :
Parallèle et paradoxe, Entretien de Daniel Barrenboïm (chef d’orchestre) avec Edouard Saïd (écrivain américain), le 11 juillet au Musée Calvet

mardi 9 juin 2009

Le FEYDEAU triomphe j'en étais sûre... mais irais-je ou à la TV le verrais-je ? IN BED WITH MOLIERE a triomphé autant.



LE BOUQUET D'HENRI(le cinéaste venu capter le spectacle) offert à la Troupe avec des œillets de poète... et des roses de toutes les couleurs....

Photos de représentations de "IN BED WITH MOLIÈRE"







Je reviens des 2 premières représentations du 1er spectacle de nos chers élèves donc ce mois de juin je suis accaparée prise passionnée occupée et heureuse au complet...

et donc je n'irai pas vous voir Norah Krief et Nicolas Bouchaud à l'Odéon,

car je suis constante au Lucernaire et cela continue les 14/15, les 21/22 juin à 20h30
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Photos de répétitions de "Passions meurtres et rillons" au Théâtre du Lucernaire

*PASSIONS MEURTRES ET RILLONS... Scènes diverses à la manière de....14 et peut-être 15 juin 20h30 au LUCERNAIRE

*GOLDORIBES de Goldoni à Jean-Michel RIBES 21 et 22 juin 20h30 au LUCERNAIRE
tel 06 62 88 31 61 ou mail de portable : 0662883161@imode.fr

pour réserver vos places vous pouvez bien-sûr passer aussi par mon adresse mail perso nathaliefeyt@orange.fr

Ces deux spectacles se jouent
au LUCERNAIRE
53 rue Notre-Dame des champs, 75006 Paris.
Métro :
ligne 12 Station Notre-Dame des Champs
ligne 4 Station Vavin ou Saint Placide
ligne 6 Station Edgar Quinet
Bus : Lignes 58, 68, 82, 91, 94, 96
Train : Gare Montparnasse

Attention ! : pour les spectacles de nos élèves NE PAS APPELER LE THÉÂTRE, soirées privées.

Les premiers ont joué, ont réalisé leur spectacle, ont crevé l'écran, ont passés un cap,
quel beau spectacle vous nous avez donné nos chers grands amateurs ces 2 derniers jours...
IN BED WITH MOLIERE
je me tire ailleurs pour les liens tout cela, voyez par vous-même
je reviendrai un autre soir
pour évoquer le partage de cet instant, IMMENSE...
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Magazine Ouest France

"mardi 09 juin 2009
Théâtre : la Môme Crevette met le bazar sur Arte


Le respectable docteur Petypon (Nicolas Bouchaud) et la délurée Môme Crevette (Norah Krief) forment un couple que tout sépare.. Pour le meilleur et pour le rire ! : DR
La dame de chez Maxim, un ébouriffant Feydeau créé à Rennes, passe demain à la télévision, en direct de l'Odéon et en début de soirée.

Le docteur Petypon ne boit jamais. Et patatras ! Voilà qu'au terme d'une inconcevable nuit d'ivresse, il se retrouve au lit avec la Môme Crevette, danseuse du Moulin Rouge à la cuisse légère.

L'implacable mécanique vaudevillesque de Georges Feydeau s'enclenche dès l'ouverture de La dame de chez Maxim : la Môme Crevette, sa gouaille et son franc-parler de Parisienne délurée mettent le bazar en province, dans une tribu de notables bien-pensants, bouffis d'hypocrisie. Feydeau, c'est du Chabrol qui partirait en vrille. Jusqu'au délire d'un docteur Petypon, dégringolant inexorablement de son respectable piédestal...

Jean-François Sivadier, à la mise en scène, imprime un rythme d'enfer à la pièce. Son ironie, si juste et ravageuse dans Italienne avec orchestre où il tournait en dérision le monde de l'opéra, fait merveille chez Feydeau dont les quiproquos, jamais graveleux, s'enchaînent avec une réjouissante légèreté. Après deux tragédies (La mort de Danton et Le roi Lear), Sivadier revient donc à la comédie, genre où il excelle. Sa troupe est au diapason : Nicolas Bouchaud finit en nage en Petypon dépassé par les événements, mené par le bout du nez par une Norah Krief, impayable en Môme Crevette chafouine et rentre-dedans.

3 h 30 de théâtre

La pièce triomphe actuellement sur la scène de l'Odéon. Le tout-Paris culturel s'y presse : Isabelle Huppert, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ont adoré. Arte lui ouvre son antenne, dès 20 h 45, demain soir. La chaîne ose trois heures trente de théâtre en prime time ! « Et en direct, précise Emmanuel Suard, directeur adjoint des programmes d'Arte. La tension, qui accompagne une telle retransmission, ajoute au plaisir de la découverte. »

Un bonheur de plus pour Sivadier, déjà sur un nuage. « C'est important que le théâtre subventionné soit ainsi diffusé, estime-t-il. Un théâtre de qualité ne se limite pas à Pierre Arditi et Bernard Murat. » La magie de la scène opérera-t-elle sur le petit écran ? « La télévision ne peut retranscrire toutes les émotions du théâtre, admet Emmanuel Suard, mais nous nous y employons en déployant de gros moyens techniques. Il le faut pour suivre les multiples rebondissements de ce Feydeau audacieux et innovant. »

Sa durée de vie ira bien au-delà de la retransmission de demain. Créée à Rennes en avril (Jean-François Sivadier est artiste associé au Théâtre national de Bretagne depuis sept ans), La dame de chez Maxim repartira pour une longue tournée à l'automne. Elle passera par le théâtre de Caen (du 18 au 21 novembre) et le Grand T à Nantes (du 8 au 12 décembre).

Benoit LE BRETON.

lundi 8 juin 2009

OLIVIER PY : L'OEUVRE A L'OPERA



OLIVIER PY : L'OEUVRE A L'OPERA
Olivier Py. Portrait. L'oeuvre à l'opéra
sur Classique news.com

par Ernst Van Bekdimanche 7 juin 2009
Olivier Py
(né en 1965)



"L'oeuvre à l'opéra

Comédien, dramaturge, metteur en scène, -et même chanteur-, le directeur de l’Odéon (depuis mars 2007) et Olivier Py est un créateur scénique hors norme, véritable poète des planches. Il a certes le sens du drame et rien ne semble lui poser de problème. A la différence d'un Chéreau qui depuis sa Tétralogie wagnérienne, pour le Centenaire de Bayreuth (avec la baguette de Pierre Boulez, en 1976), n'a guère su se renouveler (même pour de la maison des morts et Tristan, et surtout son dernier Cosi, tous d'un statisme théâtral assez ennuyeux), Olivier Py recherche toujours,invente constamment, et trouve souvent des idées visuelles et scéniques spécifiques pour chaque production présentées. En octobre et novembre sur la scène genevoise, son cycle tripartite (Trilogie du diable) l'a démontré récemment, en particulier ses Contes d'Hoffmann, comme aussi son Tristan und Isolde, également "créé" en 2005 à Genève, et qui est repris avec force conviction vocale (ce qui était moins le cas en Suisse) à Angers, Nantes et Dijon d'avril à juin 2009. Enfin n'oublions pas aussi son Pelléas, sujet d'un film documentaire captivant "Le Chant des aveugles" (sortie dans les salle de cinéma en mars 2009), où la scansion des images, comme des flash rétrospectifs immergent le spectateur dans un monde irréel et psychanalytique purement féerique.


Au théâtre

Il est né à Grasse en 1965, soit il y a 44 ans, Olivier Py intègre l’ENSATT à Paris, avant le Conservatoire national supérieur d’art dramatique (1987), tout en suivant des études de théologie à l’Institut catholique. Très tôt, sa propre compagnie de théâtre, "L’inconvénient des boutures" adapte sur les planches ses premiers textes dont Les aventures de Paco Goliard…). L'élan mystique de son théâtre, ce questionnement permanent sur l'être, l'humain, la situation d'exister, le rapport à l'autre l'impose immédiatement parmi les créateurs et les scénographes majeurs de l'espace français, voire européen. A Avignon, ses pièces remportent un engouement qui ne s'est jamais démenti: La Servante, histoire sans fin (1995), Le visage d’Orphée (1997). Sa grand-mère chanteuse lui a révélé la beauté fascinante de l'opéra. Il s'est un temps rêvé en ténor d'opéra, écoutant et réécoutant grâce au disque les grandes voix dans les grandes oeuvres du répertoire. Il était normal qu'il arrive inévitablement à l'adaptation des œuvres lyriques. Et la rencontre s'avère bénéfique, d'une grande richesse poétique, où l'inventivité s'allie à la profondeur mystique et humaniste, sans jamais préférer la facilité du clinquant ou du strictement décoratif.


A l'opéra: Du Freischutz à Tristan et Pelléas...

Il débute surtout avec Der Freischütz de Weber à Nancy (1999), réussite indiscutable. Pour l'Opéra de Genève (et son directeur Jean-Marie Blanchard), Olivier Py monte ce qui sera ensuite "la trilogie du diable": Les contes d’Hoffmann d’Offenbach (2001), La damnation de Faust de Berlioz (2003). Les deux ouvrages avec Der Freischütz (totalement repensé en 2008) compose en trois volets un questionnement central sur le désir humain, sa volonté de dépassement et de sublimation, sa faiblesse morale et son aptitude fantastique à se soumettre à l'oeil de Satan... En 2004, il a écrit le livret et assurer la mise en scène du Vase de parfum de Suzanne Giraud.
Des meilleures réalisations d'Olivier dans le domaine de l'opéra, nous retiendrons surtout le Tristan und Isolde qui fort heureusement refait l'affiche lyrique de ce printemps 2009 en France. Il y eut aussi un Tannhaüser qui outre l'excellente Elisabeth de Nina Stemme, suscita un certain émoi chez public et critique car le metteur en scène n'hésita pas à engager un acteur porno au sexe démonstratif, dans la scène de la Bacchanale... Mais aussi, ce Pelléas réalisé en 2007 au Théâtre Musical Stanislavski...
Sombre, grave, ardent, révélateur de la lumière noire qui fait les grandes oeuvres (voir ici le final de son Tristan où Isolde devient déité verticale éblouissant au sens strict le parterre) tel un "phare pour l'humanité future", Olivier Py rêve aujourd'hui d'accoster sur d'autres rives, celles plus colorées et vibrantes encore, voire exotiques, de Puccini, comme Madama Butterfly ou Tosca...

Illustrations: Olivier Py. Tristan (2009), Pelléas et Mélisande (2007) (DR)"

mardi 2 juin 2009

FRANCIS BLANCHE au Lucernaire


FRANCIS BLANCHE au Lucernaire,

vous savez peut-être pas encore, je rêve...
mais il y a d'excellents spectacles au Lucernaire pour se sentir comme déjà dans le OFF,
pour tous les publics et les générations à la Prévert, Renoir, Jacques Tati, Boris Vian, Pierre Dac et Francis Blanche, justement des Touches à Tout....

si plus de générations se donnaient la main...
ils riraient comme à ce spectacle, ils s'en prendraient un bol d'air de rire, de musique, de finesse et d'excellent théâtre
COURS Y VITE te donner la main,
je parlerai, j'écouterai parler des heures encore après les auteurs créateurs comédiens musiciens de ce spectacle.

Car Francis Blanche ne jouait pas que dans les Tonton Flingueurs, il était aussi écrivain de sketchs et de chansons.... et quelles chansons ! dont une sur le chagrin... "la peau de chagrin" plus exactement.

Allez-y sans tarder nostalgiques et/ou découvreurs....

lundi 25 mai 2009

Le meilleur pour le pire ou le pire pour le mieux : Cannes PALMARÈS


Je suis comme heureuse un peu, un tout petit peu comme M. HANEKE ou MLE GAINSBOURG,
par réflexion de cette boule à facettes qui tourne tourne au dessus de nos têtes...
Les résultats, le palmarès
sont trop marqués par l'intelligence les goûts professionnels légitimes intelligents de Madame Huppert.
Le groupe du jury était comme disloqué partagé
je suis certaine que le palmarès de M. James Gray n'était pas celui-là,
un peu trop français, un peu trop élitiste,
et ce n'est pas cela le cinéma même à Cannes.

À part CHARLOTTE qui à la grâce de sa mère le cœur, l'intelligence, l'élégance de son père en étant tout sauf bourgeoise
et une singularité à la Greta Garbo qui ne tient qu'à un fil...
C'est un drôle de monde que d'être à l'usine de la fiction avec comme seul instrument son corps, c'est une parenthèse et il faut absolument trouver dans la vraie vie l'équilibre affectif aussi notamment
mais c'est aussi une nécessité d'amour de soi à la mesure du don
de l'exposition
alors chère très chère Mademoiselle Gainsbourg je vous remercie pour vos mots pour votre travail.
Et c'est acteur allemand qui a dit : "Merci de m'avoir redonné Monsieur Tarantino ma vocation", c'est quelque chose cela :
Christoph Waltz


TOUT LE PALMARES

Le Jury officiel du 62e Festival de Cannes, présidé par Isabelle Huppert, a dévoilé son Palmarès lors de la Cérémonie de clôture du 24 mai.

EN COMPETITION - LONGS METRAGES

Palme d'Or
DAS WEISSE BAND (Le Ruban blanc) réalisé par Michael HANEKE

Grand Prix
UN PROPHÈTE réalisé par Jacques AUDIARD


Prix spécial pour l'ensemble de sa carrière et sa contribution exceptionnelle à l'histoire du cinéma
Alain RESNAIS

Prix de la mise en scène
Brillante MENDOZA pour KINATAY

Prix du Jury
FISH TANK réalisé par Andrea ARNOLD
BAK-JWI (Thirst, ceci est mon sang…) réalisé par PARK Chan-Wook

Prix d'interprétation masculine
Christoph WALTZ dans INGLOURIOUS BASTERDS réalisé par Quentin TARANTINO

Prix d'interprétation féminine
Charlotte GAINSBOURG dans ANTICHRIST réalisé par Lars von TRIER

Prix du scénario
MEI Feng pour CHUN FENG CHEN ZUI DE YE WAN (Nuits d’Ivresse printanière) réalisé par LOU Ye

Le Prix Vulcain de l’Artiste-Technicien
Aitor BERENGUER, mixeur son du film MAP OF THE SOUNDS OF TOKYO réalisé par Isabel COIXET.




EN COMPETITION - COURTS METRAGES


Palme d'Or
ARENA réalisé par João SALAVIZA

Mention spéciale
THE SIX DOLLAR FIFTY MAN (L’Homme qui valait 3,5 Dollars) réalisé par Mark ALBISTON, Louis SUTHERLAND



CAMERA D'OR
SAMSON AND DELILAH réalisé par Warwick THORNTON (présenté à Un Certain Regard)

Mention Spéciale Caméra d'Or
AJAMI réalisé par Scandar COPTI, Yaron SHANI (présenté à la Quinzaine des Réalisateurs)


UN CERTAIN REGARD

Prix Un Certain Regard - Fondation Gan pour le Cinéma
KYNODONTAS (Dogtooth) de Yorgos LANTHIMOS


Prix du Jury
POLITIST, ADJECTIV (Police, Adjective) de Corneliu PORUMBOIU.


Prix Spécial Un Certain Regard 2009
KASI AZ GORBEHAYE IRANI KHABAR NADAREH (No One Knows About Persian Cats) de Bahman GHOBADI
LE PÈRE DE MES ENFANTS (Father of my children) de Mia HANSEN-LØVE



CINEFONDATION

Premier Prix de la Cinéfondation

BÁBA réalisé par Zuzana Kirchnerová-Špidlová (FAMU, République Tchèque)


Deuxième Prix de la Cinéfondation

GOODBYE réalisé par Song Fang (Beijing Film Academy, Chine)


Troisième Prix de la Cinéfondation (ex aequo)

DIPLOMA réalisé par Yaelle Kayam (The Sam Spiegel Film & TV School, Israël)

NAMMAE UI JIP réalisé par Jo Sung-hee (Korean Academy of Film Arts, Corée du Sud)