J'en étais où ?
à la mode à ce couturier flamand qui parlait dans l'article de Télérama, de toujours observer trouver quelque chose à "du mal porté" ce matin j'ai entendu Jean-François Sivadier qui metteur en scène de théâtre l'est aussi d'Opéra et là de Carmen à l'Opéra de Lille avec Jean-Claude Casadesus comme chef d'orchestre , le metteur en scène Sivadier qui disait toute sa fascination pour la respiration de tout un corps à travers la musique (retransmission ce soir sur France Inter -quelle journée, quelle ville, je vais habiter là-bas ! oui vous avez bien lu France Inter).
Et puis les maisons de Folie à Lille avec une expo de cascade en papiers déchiquetés vos papiers d'un africain Pascal... Pascale Martine Tayou c'est un homme et quand on lui dit pourquoi Pascale il répond c'est pour ma part de féminité, on lui répond : pourtant... il (répartie) : "justement, il faut chercher..."
Pascale Martine Tayou
L’artiste contemporain Pascale Marthine Tayou est invité par lille3000 pour une exposition monumentale. Dans un jeu de formes, les œuvres de Pascale Marthine Tayou sont autant de pièces d’un seul et même puzzle qui constitue une véritable expérience sensitive difficile à décrire. L’artiste parle de ses travaux comme d’œuvres collectives, une attitude honorant une somme de moments quotidiens, de rencontres, de hasard.
Pour Lille et la Gare Saint Sauveur, l’artiste a pensé l’exposition Traffic Jam comme un immense carrefour en plein embouteillage, chacun cherchant sa voie pour circuler au milieu des sculptures fragiles et des échafaudages animés...
Exposition gratuite
Ouvert du mercredi au dimanche
de 12h à 19h du 25 mars au 13 juin 2010
Et alors, je pense qu'entre temps il y a le Festival de Cannes avec des chocs visuels des portes étroites ouvertes plus larges entre la télévision et le cinéma : Carlos d'Olivier Assayas B.O. grâce ou à cause de Canal +
et messieurs Godard et Manoel de Oliveira 102 ans d'estimables vieillards, je pense aux chaises vides d'un réalisateur iranien et du ministre de la Culture italien mécontent du choix dans la sélection d'un documentaire italien qui dénonce tout de la censure des médias sous l'emprise de Berlusconi. Le cinéma devenu loupe des angoisses des luttes et du rêve aux milles et une fêtes, paillettes, rêveries, modes, pulsions désespérées de tout un monde qui derrière lui, survit et vibre d'un "fol espoir"...
Antoine Vitez vous qui allez aborder de jouer en public Tchekhov, je n'ai pas encore mis les photos des dernières répétitions, c'est plus beau en direct, les photos qu'un lien pour un site où l'on ne va pas faute de temps; il faut le mériter le théâtre et commencer sans complexes à aborder toute la culture qu'il recèle décèle révèle ; Antoine Vitez vous le connaissez ? Il y a des expositions des lectures des films, profitez-en c'est une année commémorative. J'ai connu des passionnés de théâtre pas issus d'un milieu bobo ou cultivé plus que ça, qui sont devenus des encyclopédistes tranquilles mais jeunes ils se battaient en joutes verbales se réclamaient les uns enfants de Vitez, les autres enfants de Chéreau, il faut les connaître ces grandes œuvres s'y ballader c'est facile avec Internet, il y a des captations de ces éphémères car le mieux pour ancrer les connaissances c'est d'aller vers, se déplcer pour voir avec un public une expo, quoique quelquefois trop d'expos tuent l'expo.
-oui, bon passons pour le moment... donnons les indices
Vitez c'est un peu au théâtre ce qu'est Godard au cinéma. Il est mort Vitez lui trop jeune alors qu'il était administrateur de La Comédie Française.
Hommage à Antoine Vitez sur Webthea
Hommage à Antoine Vitez à l’occasion des vingt ans de sa disparition, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique organise une soirée en relation avec l’association des amis d’Antoine Vitez avec des lectures de textes faites par Nada Strancar, Dominique Valadié, Daniel Mesguish et les élèves François de Brauer, Yannik Landrein, Clara Noël.
CNSAD, 2 bis rue du conservatoire, 75009 le 14 mai 2010 à 20h30. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Tel : 01 42 46 12 91. www.cnsad.fr
Antoine Vitez photographe. Exposition en deux parties :
Portraits de familles. A l’espace Niemeyer, 2, place du Colonel Fabien, 75019 Paris. Jusqu’au 28 mai.
Portraits au miroir. Au théâtre du Vieux-Colombier, 75006 Paris. Jusqu’au 14 mai.(là c'est fini mais sur Internet...les amis d'Antoine Vitez sur site RUE DU CONSERVATOIRE)
vendredi 14 mai 2010
dimanche 9 mai 2010
Dries Van Noten
Dans ce numéro de Télérama n° 3146 il y a également un article qui lui reste inaccessible à moins d'achèter en ligne le journal.
Il s'intitule : La Note Van Noten, c'est un homme, à lire cet entretien, déconcertant de contrastes et de simplicité. Il est évidemment "a parte".
Je vous ai trouvé ses derniers commentaires sur un concours : défilés de jeunes stylistes.
Hyères: défilés de stylistes prometteurs, sous le regard de Dries Van Noten
AFP | 01.05.10 | 12h12
"Une ruelle de la vieille ville de Hyères (Var), légèrement en pente: sous un ciel bleuté, éclairé d'énormes lampions blancs festifs, apparait le premier mannequin en robe courte, toute en plissés torsadés gris parme. C'est la jeune créatrice française d'origine chinoise, Yiqing Yin, qui ouvre le bal, avec une demi-douzaine de modèles architecturés et aériens. Suivent les tenues imaginées par les neuf autres stylistes pré-sélectionnés pour le concours du Festival de la mode, présidé cette année par le célèbre couturier belge Dries Van Noten. A la clé de cette manifestation qui s'achève lundi, une bourse de 15.000 euros et notamment un lieu prêté pour un prochain défilé à Paris. La rue des Porches, avec ses voûtes créées par les bâtiments qui l'enjambent, a été fermée de chaque côté par un grand rideau noir. Sur les bancs, tout le petit monde parisien de la mode se retrouve, en mode détente. Le public, où se mêlent aussi des amateurs de la région, a été prié de s'habiller pour la circonstance en noir et/ou blanc... Sur les pavés recouverts de sable noir, autant d'univers métissés et fantasques que de créateurs: de la Coréenne Yun Jung Kim fascinée par la dentelle noire des coiffes de dévotes espagnoles, à l'Anglais Jasper Sinchai Chadprajong qui raconte en vêtements ses peines de coeur, en passant par la steppe mongole de Tsolmandakh Munkhuu et les robes ajourées, style cahier d'écolière découpé, de la Belge Alexandra Verschueren.
Ces stylistes prometteurs travaillent "énormément la matière, ils découpent, plient, griffent les tissus", remarque Dries Van Noten, interrogé par l'AFP en marge du défilé. "Pour eux, cela ne suffit pas de créer une silhouette, ils veulent apporter quelque chose de plus personnel au tissu", note cet enseignant en master class à l'Académie d'Anvers, l'une des écoles de mode les plus réputées au monde. La limite de l'exercice, parfois, est que "le vêtement devient tellement chargé d'émotion, un peu comme une oeuvre d'art aboutie, qui s'arrête là: on ne peut presque plus entrer, on reste dehors, devenant spectateur au lieu de participant. Or, on doit pouvoir rêver, investir, s'approprier le vêtement", met en garde le président du jury. Mais paradoxalement, "ce sont parfois les collections les plus folles qui sont les plus abordables", s'amuse-t-il. Si le couturier s'inquiète de l'influence grandissante du tout puissant marketing dans le monde de la mode, où les vêtements des défilés ne se retrouvent souvent pas en boutique mais servent seulement d'image pour vendre "toujours plus de sacs, de chaussures, de parfums ou de maquillage", il se réjouit des possibilités pour la jeune génération. "La mode aujourd'hui n'est plus seulement sexy, conceptuelle, colorée, chic ou sport: aucun modèle ne s'impose. Il y a de la place pour tout le monde", ajoute-t-il.
Il s'intitule : La Note Van Noten, c'est un homme, à lire cet entretien, déconcertant de contrastes et de simplicité. Il est évidemment "a parte".
Je vous ai trouvé ses derniers commentaires sur un concours : défilés de jeunes stylistes.
Hyères: défilés de stylistes prometteurs, sous le regard de Dries Van Noten
AFP | 01.05.10 | 12h12
"Une ruelle de la vieille ville de Hyères (Var), légèrement en pente: sous un ciel bleuté, éclairé d'énormes lampions blancs festifs, apparait le premier mannequin en robe courte, toute en plissés torsadés gris parme. C'est la jeune créatrice française d'origine chinoise, Yiqing Yin, qui ouvre le bal, avec une demi-douzaine de modèles architecturés et aériens. Suivent les tenues imaginées par les neuf autres stylistes pré-sélectionnés pour le concours du Festival de la mode, présidé cette année par le célèbre couturier belge Dries Van Noten. A la clé de cette manifestation qui s'achève lundi, une bourse de 15.000 euros et notamment un lieu prêté pour un prochain défilé à Paris. La rue des Porches, avec ses voûtes créées par les bâtiments qui l'enjambent, a été fermée de chaque côté par un grand rideau noir. Sur les bancs, tout le petit monde parisien de la mode se retrouve, en mode détente. Le public, où se mêlent aussi des amateurs de la région, a été prié de s'habiller pour la circonstance en noir et/ou blanc... Sur les pavés recouverts de sable noir, autant d'univers métissés et fantasques que de créateurs: de la Coréenne Yun Jung Kim fascinée par la dentelle noire des coiffes de dévotes espagnoles, à l'Anglais Jasper Sinchai Chadprajong qui raconte en vêtements ses peines de coeur, en passant par la steppe mongole de Tsolmandakh Munkhuu et les robes ajourées, style cahier d'écolière découpé, de la Belge Alexandra Verschueren.
Ces stylistes prometteurs travaillent "énormément la matière, ils découpent, plient, griffent les tissus", remarque Dries Van Noten, interrogé par l'AFP en marge du défilé. "Pour eux, cela ne suffit pas de créer une silhouette, ils veulent apporter quelque chose de plus personnel au tissu", note cet enseignant en master class à l'Académie d'Anvers, l'une des écoles de mode les plus réputées au monde. La limite de l'exercice, parfois, est que "le vêtement devient tellement chargé d'émotion, un peu comme une oeuvre d'art aboutie, qui s'arrête là: on ne peut presque plus entrer, on reste dehors, devenant spectateur au lieu de participant. Or, on doit pouvoir rêver, investir, s'approprier le vêtement", met en garde le président du jury. Mais paradoxalement, "ce sont parfois les collections les plus folles qui sont les plus abordables", s'amuse-t-il. Si le couturier s'inquiète de l'influence grandissante du tout puissant marketing dans le monde de la mode, où les vêtements des défilés ne se retrouvent souvent pas en boutique mais servent seulement d'image pour vendre "toujours plus de sacs, de chaussures, de parfums ou de maquillage", il se réjouit des possibilités pour la jeune génération. "La mode aujourd'hui n'est plus seulement sexy, conceptuelle, colorée, chic ou sport: aucun modèle ne s'impose. Il y a de la place pour tout le monde", ajoute-t-il.
Beth Ditto : “Bousculer les clichés et les préjugés, c'est ce qui me procure le plus de plaisir”
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Grand entretien sur Télérama
La chanteuse de Gossip
Beth Ditto : “Bousculer les clichés et les préjugés, c'est ce qui me procure le plus de plaisir”
Le 29 avril 2010 à 18h00
Tags : Beth Ditto soul punk Etats-unis entretien
LE FIL MUSIQUE - Corps de Botero assumé, voix soul qui dynamite le punk, féministe épanouie... Beth Ditto est une icône hors-normes. L'explosive chanteuse américaine parle de son engagement pour le droit à la différence, de son enfance en mobile home, de sa mère qui écoutait Boy George, de son amour pour les femmes et la vie en général. Rencontre avec une généreuse, à la ville comme à la scène. Son groupe Gossip sera en concert les 25 et 26 mai à Paris."
C'est complet !
"Beth Ditto, bête de scène, boule d'énergie. La très plantureuse chanteuse du groupe Gossip, hurleuse soul dans la lignée d'Aretha Franklin ou de Tina Turner, est devenue une véritable icône. Il y a trois ans encore, elle n'était connue que des milieux marginaux. Sortie du fin fond de l'Arkansas, cette fille sans complexes écumait avec son groupe les festivals alternatifs ou féministes, brûlant les planches avec un rhythm'n'blues cru aux accents punk. Jusqu'à ce qu'en 2007, leur titre Standing in the in way of control (voir vidéo ci-dessous), plaidoyer anti-Bush et pro-mariage gay, bombe pour piste de danse, fasse de Gossip des stars et de Ditto l'objet de toutes les attentions. Avec son réjouissant franc-parler, son physique assumé, sa sexualité affirmée et sa joie de vivre communicative, l'Américaine explosive s'est vue propulsée ambassadrice de la différence et de l'épanouissement personnel. A l'heure où les stars populaires sont pour la plupart fabriquées par le marketing ou la télé-réalité, Beth Ditto incarne le triomphe de la foi, de l'engagement et de l'indépendance.
Après des années de fuite, avez-vous le sentiment d'avoir trouvé votre chez-vous ?
Longtemps, j'ai redouté de me poser. Quand on fait un métier comme le mien, je pensais qu'on ne pouvait pas être marié. Et posséder une maison, c'est un peu comme être marié à un lieu. Il y a un an, j'ai acheté une maison à Portland, et j'adore. Avant, tout ce que je gagnais partait en gaufres et en babioles. Aujourd'hui, je m'occupe de mon jardin, je plante des fleurs, je peins, je bricole. J'ai presque du mal à repartir en tournée... Mais j'ai envie de tout essayer. Et dans des domaines où je serais sûrement meilleure que dans la musique. J'ai une voix, c'est tout. J'ai 29 ans et la vie devant moi. Je n'ai pas envie de me dire que tout sera fini le jour où je n'aurai plus de succès. Ça fait onze ans que Gossip existe, c'est déjà beaucoup, c'est toute ma vie d'adulte.
La musique aura juste été un moyen de vous en sortir ?
C'est ce qui m'est venu le plus naturellement. J'en écoutais tout le temps. A l'école, lorsqu'il fallait dire ce que l'on voulait faire plus tard, plein d'envies me passaient par la tête : médecin, infirmière, architecte... Mais seule la musique me paraissait évidente, accessible. C'était instinctif, j'ai toujours chanté par plaisir. Et chaque fois, on s'intéressait à moi, on me faisait même des compliments. Je n'étais ni belle ni sage ou aimable - j'étais gentille mais plutôt agitée. Autant dire qu'on ne m'appréciait pas spécialement. Sauf quand je chantais...
Aimez-vous la soul à cause de votre voix ou bien chantez-vous ainsi parce que vous aimez la soul ?
Là d'où je viens, la culture underground n'existait pas. Ce n'était pas faute de chercher, mais l'Arkansas était coupé du monde. Vers la fin des années 1980, ce qui se rapprochait le plus d'une culture alternative, c'étaient les radios « oldies » qui passaient des vieux disques soul : la Motown, Stax, etc. Ma mère écoutait pas mal de blues, alors je me documentais sur B.B. King et les autres. C'est par ce biais que je me suis intéressée à l'histoire, aux luttes sociales, aux inégalités... Ma mère avait aussi une étrange passion pour Boy George, allez savoir pourquoi ! Elle était jeune, elle avait 24 ans à ma naissance, et j'étais son quatrième enfant. Elle en a eu quatre autres après...
Vous viviez à huit ou neuf dans un mobile home...
... où tout était récupéré et rafistolé. On était très pauvres. Nous étions des « white trash » (1) aux yeux des autres. Mais ma mère refusait cette appellation. Un jour, j'ai lâché : « On est vraiment trop trash ! » et elle m'a reprise sévèrement : « Toi peut-être, ma petite, mais moi, sûrement pas ! » Ma mère a toujours travaillé dur pour échapper à ce stéréotype qui voudrait qu'être pauvre signifie être bête, inculte, bon à rien. Grâce à elle, on s'est toujours bien exprimés, elle nous reprenait toujours lorsqu'on parlait mal, nous a appris les bonnes manières. Je vois bien la différence avec Nathan, le guitariste de Gossip et mon plus vieil ami, qui est issu d'un milieu rural totalement démuni aussi bien financièrement que culturellement. Son père était un pur fermier réac qui ne se souciait que de ses bêtes et de son flingue. Mes frères et soeurs et moi, on s'en est tous sortis par l'éducation.
“Pour moi, le punk incarnait la solidarité envers tous ceux qui étaient maltraités.”
Vous devez beaucoup à votre mère, en somme...
Sûrement. Je ne dirai jamais de mal d'elle. Il y aurait de quoi, mais, en tant que féministe, je me l'interdis, parce que je me rends compte de ce qu'elle a enduré. Elle m'a fait mesurer à quel point le combat des femmes est encore loin d'être gagné. Pourquoi s'est-elle retrouvée seule à élever ses enfants, sans aide de leurs pères ? La plupart des gamins qui deviennent punk sont en rébellion contre l'autorité parentale. Moi, j'étais en colère parce que je ne comprenais pas pourquoi ma mère subissait le jugement des autres, pourquoi sa vie était si dure. On lui reprochait de ne pas payer ses factures ou de ne pas assez bien nous nourrir. Et pendant ce temps - elle était infirmière -, elle conseillait des gamines paumées, leur parlait de contraception. C'était mal vu. Mais on ne reprochait jamais rien aux hommes. C'était aux femmes d'être irréprochables. Pour moi, le punk incarnait la solidarité envers tous ceux qui étaient maltraités.
Et votre mère vous a toujours soutenue ?
Toujours. Elle a un instinct protecteur très fort. Elle a eu une enfance très violente, puis elle a eu tous ces gamins de pères différents. Qu'on s'en soit tous aussi bien sortis en dit long sur sa force, sa volonté de nous protéger. Ma mère, c'est moi en dix fois plus énergique, tout en étant à la fois très croyante et très progressiste. C'est dire si elle est complexe. Mais je sais qu'elle a permis à ses enfants de s'épanouir. C'est elle qui m'a encouragée à quitter Searcy, notre ville...
Vous êtes allée à Olympia, dans l'Etat de Washington, où vous avez monté le groupe...
En fait, je suis allée rejoindre Nathan qui était parti avant moi. Je tenais à terminer mes études. Mais j'étais malheureuse, je me sentais très seule. Je l'aurais rejoint n'importe où. Il avait choisi Olympia parce que c'était la ville où s'était développée une scène alternative punk et gay très dynamique. C'est de là qu'est parti le mouvement des Riot grrrls, ces groupes radicaux, féministes, comme Huggy Bear, Sleater-Kinney, Bikini Kill...
Je pensais y trouver une petite communauté et j'ai eu un choc : on y jouait devant quatre cents personnes, quasiment la population du bled d'où je venais ! Pendant nos années de galère, on ne se souciait jamais du succès. Pouvoir jouer devant un public, enregistrer des disques artisanaux en vivotant, c'était déjà extraordinaire. Et puis un jour, ça nous est tombé dessus : on s'est retrouvés à voyager dans un car confortable, à dormir dans des chambres d'hôtel... Mais on est contents d'avoir connu ces années pleines d'imprévus et de catastrophes que l'on ne connaît que dans la dèche...
D'où vous vient cette « positive attitude » ?
J'ai bien essayé, petite, d'être négative, mais je ne pouvais pas m'empêcher de toujours tout relativiser. Je cherchais chaque fois à expliquer les raisons de ma colère et, du coup, elle se dissipait. Ce qui m'intéressait dans le mouvement Riot grrrl, c'était moins de crier ma rage que de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Pour moi, ça devrait être la fonction de tout mouvement radical : ouvrir les yeux des gens, expliquer plutôt que se couper du reste du monde. Malheureusement, le milieu alternatif s'est révélé replié sur lui-même. Comme s'il ne souhaitait pas aider les autres.
“A la chorale, toutes les filles se moquaient de moi. Ça m'a blessée sur le coup, et puis subitement j'ai décidé de m'en foutre.”
Or je n'ai jamais méprisé qui que ce soit, je ne me suis jamais sentie supérieure. Surtout, je n'ai jamais voulu traiter les autres comme on m'a traitée. On m'a rejetée parce que j'étais pauvre, grosse, mal habillée. Je me souviens, avec la chorale, on chantait We are the world, je devais avoir 8 ans, et je fermais les yeux en chantant, tant j'y croyais. Et toutes les autres filles se moquaient de moi. Ça m'a blessée sur le coup, et puis subitement j'ai décidé de m'en foutre. J'étais bien comme ça, alors j'ai continué et je me suis sentie libérée. J'ai assumé ma différence. C'est ainsi que je suis venue au féminisme.
Lisiez-vous la littérature féministe ?
Pas trop. Enfin, plus tard j'ai dévoré la romancière américaine Carson McCullers. Mais plus jeune, je me passionnais surtout pour l'histoire, des articles de revues ou bien les biographies de gens que j'admirais. Comme Mama Cass, la chanteuse obèse de The Mamas and The Papas, morte à 32 ans en laissant une petite fille de 2 ans. Je savais tout sur elle. Et puis je lisais tout ce que je trouvais sur l'Holocauste, le sort des filles en Chine ou la famine en Ethiopie... Je suis vraiment de la génération We are the world. Je prenais les paroles au premier degré. Comme quoi, la culture pop peut réellement influer sur les mentalités. Ensuite, le mouvement grunge est arrivé et je m'y suis plongée tête la première...
Petite, qui étaient vos modèles ?
Madonna, évidemment. Et Cyndi Lauper. Je me maquillais comme Madonna, avec le mascara de ma mère, et je m'habillais comme Cyndi Lauper. Sinon, j'adorais les grandes voix comme Janis Joplin ou Aretha Franklin. Même le gospel de Mahalia Jackson. Je chantais à l'église, comme toute bonne fille du Sud. J'aimais aussi Prince et Michael Jackson. Je rêvais que je me mariais avec Michael...
Pas très punk tout ça...
Le punk est arrivé après. Il y a eu un grand vide à la fin des 80's. Chez nous, dans l'Arkansas, on ne recevait même pas MTV. On avait juste la radio, le son et pas l'image. Il fallait l'imaginer. Alors, on inventait des looks, des coiffures, on faisait nos fringues... C'était ça être punk pour nous. Et puis Nirvana est arrivé. Dans la foulée ont émergé ces groupes de filles militantes, comme Huggy Bear ou Bikini Kill. Des gens qui me ressemblaient, enfin. On est allés à Olympia pour ça, pour participer à cette culture alternative, avec des fanzines, des labels indépendants... Le punk, c'était un esprit, un style de vie plus qu'un genre musical.
La religion a-t-elle compté pour vous ?
Je craignais Dieu. La culpabilité me rongeait quand j'étais plus jeune. J'ai même eu un fiancé parce que je culpabilisais d'être attirée par les filles. J'espérais même être enceinte de lui, pour devenir « normale ».
C'était plus facile de vous accepter grosse que lesbienne ?
Bien sûr. Si j'ai pas mal souffert du regard des autres, je me suis assez vite rendue à l'évidence : je n'avais pas vraiment le choix. J'aurais pu décider de passer ma vie à faire des régimes, à aller à la gym, mais quel ennui ! Il y a des choses plus intéressantes dans la vie que d'être obsédé par sa ligne.
Et votre homosexualité ?
Je suis convaincue d'être née lesbienne. Je ne me souviens pas avoir été attirée par des hommes. J'étais juste un peu amoureuse de Boy George ou de George Michael, des mâles très efféminés... Mais j'étais toujours mieux en compagnie de femmes. Même bébé, il paraît que je n'étais bien que dans des bras féminins ! En fait, c'est comme mon poids. Toute petite, je mangeais deux fois plus de petits pots que les autres enfants. Je ne suis pas devenue grosse à la puberté, c'était dans ma nature bien avant.
C'est cette manière d'assumer ce que vous êtes, sans agressivité, qui vous rend si populaire... Il n'y a rien de forcé chez vous, comme chez ces vedettes issues de la télé-réalité...
C'est terrible, ces émissions. On me demande d'y participer, mais je ne veux pas. Ce n'est pas la faute des gamins, ils ne savent pas ce qu'ils font. Ce ne sont pas des artistes, juste des chanteurs de karaoké. Mais leur souci, c'est seulement d'être connus, à n'importe quel prix. Ils ne réalisent pas que ces émissions ne sont qu'une caricature de tout ce qui ne va pas dans le show-biz.
“L'important est de savoir ce que l'on veut et ce que l'on peut, pas ce que l'on doit ou pas.”
Ce culte d'une prétendue perfection où les gens seraient tous beaux, où ils chanteraient tous juste, où ils ne transpireraient jamais... Le jury n'est là que pour éliminer les imperfections ! Il n'y a que le succès de Susan Boyle qui me réjouisse. A cause de l'effet « arroseur arrosé ». Ça a commencé comme une blague, puis ils ont essayé de la récupérer. Et aujourd'hui, elle a un succès immense et à la fois elle leur échappe. Parce qu'elle n'est pas formatée. L'important est de savoir ce que l'on veut et ce que l'on peut, pas ce que l'on doit ou pas. C'est la base de la thérapie. Une fois qu'on a compris ça, la moitié du chemin est fait.
Vous avez suivi une thérapie ?
Forcément, j'ai quand même fait deux dépressions nerveuses. C'est le prix à payer lorsque on est trop positif dans un monde qui ne l'est pas ! Tant de choses vous chagrinent, c'est épuisant. Surtout, quand on est positif, on est souvent mal compris parce que c'est inhabituel. C'est ce qui m'insupporte le plus. Qu'on n'aime pas ma musique, ça m'est égal. Mais qu'on déforme mes propos parce qu'on n'aime pas ce que j'incarne est odieux.
Vous vous présentez souvent nue, sur scène ou dans les journaux...
Ça a commencé tout naturellement. Ce n'était pas du tout pour provoquer. Dans les concerts punk et féministes, ça se faisait beaucoup, dans le public, de se déshabiller. Notamment parce qu'il faisait très chaud. Alors j'ai commencé à le faire aussi, spontanément, pour montrer que je n'étais pas différente des gens qui me regardaient.
“Le fait d'être grosse a transformé le geste de se présenter nue en acte militant.”
Mais le fait d'être grosse a transformé le geste en acte militant. Et plus le public s'est élargi, plus c'est devenu symbolique : une manière de prouver qu'on peut être bien dans son corps sans ressembler pour autant à un mannequin. Gros, maigre, hétéro, gay, blanc, noir, quelle importance ?
Vous avez le sentiment de décomplexer les gens...
Je l'espère. C'est ce qui me procure le plus de plaisir dans ce que je fais. Bousculer les clichés, les préjugés. Je suis grosse, mais j'ai de l'énergie à revendre. Ça casse l'image du bouboule mou et paresseux qui ne pense qu'à s'empiffrer. C'est comme l'image de la féministe qui n'aurait aucun humour et qui détesterait tous les hommes, avec qui il est impossible de discuter. Je dis ce que je pense, mais je ne suis ni frustrée ni agressive. Je connais bien les mécanismes de l'intolérance, fondés uniquement sur la peur et les préjugés. J'ai grandi dans le sud des Etats-Unis, dans un environnement raciste et homophobe. Ma mère disait toujours que la gentillesse est la meilleure des armes. Et ça m'est resté. Si l'on m'attaque, je me défends en étant gentille. C'est assez efficace !
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Hugo Cassavetti
Télérama n° 3146
(1) « White trash », littéralement « déchet blanc », terme d'argot péjoratif désignant les Américains blancs pauvres.
A voir :
Gossip en concert les 25 et 26 mai au Zénith de Paris. Et toutes les dates de la tournée sur myspace.com/gossipband
A écouter :
Music for men (Columbia, 2009)
Grand entretien sur Télérama
La chanteuse de Gossip
Beth Ditto : “Bousculer les clichés et les préjugés, c'est ce qui me procure le plus de plaisir”
Le 29 avril 2010 à 18h00
Tags : Beth Ditto soul punk Etats-unis entretien
LE FIL MUSIQUE - Corps de Botero assumé, voix soul qui dynamite le punk, féministe épanouie... Beth Ditto est une icône hors-normes. L'explosive chanteuse américaine parle de son engagement pour le droit à la différence, de son enfance en mobile home, de sa mère qui écoutait Boy George, de son amour pour les femmes et la vie en général. Rencontre avec une généreuse, à la ville comme à la scène. Son groupe Gossip sera en concert les 25 et 26 mai à Paris."
C'est complet !
"Beth Ditto, bête de scène, boule d'énergie. La très plantureuse chanteuse du groupe Gossip, hurleuse soul dans la lignée d'Aretha Franklin ou de Tina Turner, est devenue une véritable icône. Il y a trois ans encore, elle n'était connue que des milieux marginaux. Sortie du fin fond de l'Arkansas, cette fille sans complexes écumait avec son groupe les festivals alternatifs ou féministes, brûlant les planches avec un rhythm'n'blues cru aux accents punk. Jusqu'à ce qu'en 2007, leur titre Standing in the in way of control (voir vidéo ci-dessous), plaidoyer anti-Bush et pro-mariage gay, bombe pour piste de danse, fasse de Gossip des stars et de Ditto l'objet de toutes les attentions. Avec son réjouissant franc-parler, son physique assumé, sa sexualité affirmée et sa joie de vivre communicative, l'Américaine explosive s'est vue propulsée ambassadrice de la différence et de l'épanouissement personnel. A l'heure où les stars populaires sont pour la plupart fabriquées par le marketing ou la télé-réalité, Beth Ditto incarne le triomphe de la foi, de l'engagement et de l'indépendance.
Après des années de fuite, avez-vous le sentiment d'avoir trouvé votre chez-vous ?
Longtemps, j'ai redouté de me poser. Quand on fait un métier comme le mien, je pensais qu'on ne pouvait pas être marié. Et posséder une maison, c'est un peu comme être marié à un lieu. Il y a un an, j'ai acheté une maison à Portland, et j'adore. Avant, tout ce que je gagnais partait en gaufres et en babioles. Aujourd'hui, je m'occupe de mon jardin, je plante des fleurs, je peins, je bricole. J'ai presque du mal à repartir en tournée... Mais j'ai envie de tout essayer. Et dans des domaines où je serais sûrement meilleure que dans la musique. J'ai une voix, c'est tout. J'ai 29 ans et la vie devant moi. Je n'ai pas envie de me dire que tout sera fini le jour où je n'aurai plus de succès. Ça fait onze ans que Gossip existe, c'est déjà beaucoup, c'est toute ma vie d'adulte.
La musique aura juste été un moyen de vous en sortir ?
C'est ce qui m'est venu le plus naturellement. J'en écoutais tout le temps. A l'école, lorsqu'il fallait dire ce que l'on voulait faire plus tard, plein d'envies me passaient par la tête : médecin, infirmière, architecte... Mais seule la musique me paraissait évidente, accessible. C'était instinctif, j'ai toujours chanté par plaisir. Et chaque fois, on s'intéressait à moi, on me faisait même des compliments. Je n'étais ni belle ni sage ou aimable - j'étais gentille mais plutôt agitée. Autant dire qu'on ne m'appréciait pas spécialement. Sauf quand je chantais...
Aimez-vous la soul à cause de votre voix ou bien chantez-vous ainsi parce que vous aimez la soul ?
Là d'où je viens, la culture underground n'existait pas. Ce n'était pas faute de chercher, mais l'Arkansas était coupé du monde. Vers la fin des années 1980, ce qui se rapprochait le plus d'une culture alternative, c'étaient les radios « oldies » qui passaient des vieux disques soul : la Motown, Stax, etc. Ma mère écoutait pas mal de blues, alors je me documentais sur B.B. King et les autres. C'est par ce biais que je me suis intéressée à l'histoire, aux luttes sociales, aux inégalités... Ma mère avait aussi une étrange passion pour Boy George, allez savoir pourquoi ! Elle était jeune, elle avait 24 ans à ma naissance, et j'étais son quatrième enfant. Elle en a eu quatre autres après...
Vous viviez à huit ou neuf dans un mobile home...
... où tout était récupéré et rafistolé. On était très pauvres. Nous étions des « white trash » (1) aux yeux des autres. Mais ma mère refusait cette appellation. Un jour, j'ai lâché : « On est vraiment trop trash ! » et elle m'a reprise sévèrement : « Toi peut-être, ma petite, mais moi, sûrement pas ! » Ma mère a toujours travaillé dur pour échapper à ce stéréotype qui voudrait qu'être pauvre signifie être bête, inculte, bon à rien. Grâce à elle, on s'est toujours bien exprimés, elle nous reprenait toujours lorsqu'on parlait mal, nous a appris les bonnes manières. Je vois bien la différence avec Nathan, le guitariste de Gossip et mon plus vieil ami, qui est issu d'un milieu rural totalement démuni aussi bien financièrement que culturellement. Son père était un pur fermier réac qui ne se souciait que de ses bêtes et de son flingue. Mes frères et soeurs et moi, on s'en est tous sortis par l'éducation.
“Pour moi, le punk incarnait la solidarité envers tous ceux qui étaient maltraités.”
Vous devez beaucoup à votre mère, en somme...
Sûrement. Je ne dirai jamais de mal d'elle. Il y aurait de quoi, mais, en tant que féministe, je me l'interdis, parce que je me rends compte de ce qu'elle a enduré. Elle m'a fait mesurer à quel point le combat des femmes est encore loin d'être gagné. Pourquoi s'est-elle retrouvée seule à élever ses enfants, sans aide de leurs pères ? La plupart des gamins qui deviennent punk sont en rébellion contre l'autorité parentale. Moi, j'étais en colère parce que je ne comprenais pas pourquoi ma mère subissait le jugement des autres, pourquoi sa vie était si dure. On lui reprochait de ne pas payer ses factures ou de ne pas assez bien nous nourrir. Et pendant ce temps - elle était infirmière -, elle conseillait des gamines paumées, leur parlait de contraception. C'était mal vu. Mais on ne reprochait jamais rien aux hommes. C'était aux femmes d'être irréprochables. Pour moi, le punk incarnait la solidarité envers tous ceux qui étaient maltraités.
Et votre mère vous a toujours soutenue ?
Toujours. Elle a un instinct protecteur très fort. Elle a eu une enfance très violente, puis elle a eu tous ces gamins de pères différents. Qu'on s'en soit tous aussi bien sortis en dit long sur sa force, sa volonté de nous protéger. Ma mère, c'est moi en dix fois plus énergique, tout en étant à la fois très croyante et très progressiste. C'est dire si elle est complexe. Mais je sais qu'elle a permis à ses enfants de s'épanouir. C'est elle qui m'a encouragée à quitter Searcy, notre ville...
Vous êtes allée à Olympia, dans l'Etat de Washington, où vous avez monté le groupe...
En fait, je suis allée rejoindre Nathan qui était parti avant moi. Je tenais à terminer mes études. Mais j'étais malheureuse, je me sentais très seule. Je l'aurais rejoint n'importe où. Il avait choisi Olympia parce que c'était la ville où s'était développée une scène alternative punk et gay très dynamique. C'est de là qu'est parti le mouvement des Riot grrrls, ces groupes radicaux, féministes, comme Huggy Bear, Sleater-Kinney, Bikini Kill...
Je pensais y trouver une petite communauté et j'ai eu un choc : on y jouait devant quatre cents personnes, quasiment la population du bled d'où je venais ! Pendant nos années de galère, on ne se souciait jamais du succès. Pouvoir jouer devant un public, enregistrer des disques artisanaux en vivotant, c'était déjà extraordinaire. Et puis un jour, ça nous est tombé dessus : on s'est retrouvés à voyager dans un car confortable, à dormir dans des chambres d'hôtel... Mais on est contents d'avoir connu ces années pleines d'imprévus et de catastrophes que l'on ne connaît que dans la dèche...
D'où vous vient cette « positive attitude » ?
J'ai bien essayé, petite, d'être négative, mais je ne pouvais pas m'empêcher de toujours tout relativiser. Je cherchais chaque fois à expliquer les raisons de ma colère et, du coup, elle se dissipait. Ce qui m'intéressait dans le mouvement Riot grrrl, c'était moins de crier ma rage que de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Pour moi, ça devrait être la fonction de tout mouvement radical : ouvrir les yeux des gens, expliquer plutôt que se couper du reste du monde. Malheureusement, le milieu alternatif s'est révélé replié sur lui-même. Comme s'il ne souhaitait pas aider les autres.
“A la chorale, toutes les filles se moquaient de moi. Ça m'a blessée sur le coup, et puis subitement j'ai décidé de m'en foutre.”
Or je n'ai jamais méprisé qui que ce soit, je ne me suis jamais sentie supérieure. Surtout, je n'ai jamais voulu traiter les autres comme on m'a traitée. On m'a rejetée parce que j'étais pauvre, grosse, mal habillée. Je me souviens, avec la chorale, on chantait We are the world, je devais avoir 8 ans, et je fermais les yeux en chantant, tant j'y croyais. Et toutes les autres filles se moquaient de moi. Ça m'a blessée sur le coup, et puis subitement j'ai décidé de m'en foutre. J'étais bien comme ça, alors j'ai continué et je me suis sentie libérée. J'ai assumé ma différence. C'est ainsi que je suis venue au féminisme.
Lisiez-vous la littérature féministe ?
Pas trop. Enfin, plus tard j'ai dévoré la romancière américaine Carson McCullers. Mais plus jeune, je me passionnais surtout pour l'histoire, des articles de revues ou bien les biographies de gens que j'admirais. Comme Mama Cass, la chanteuse obèse de The Mamas and The Papas, morte à 32 ans en laissant une petite fille de 2 ans. Je savais tout sur elle. Et puis je lisais tout ce que je trouvais sur l'Holocauste, le sort des filles en Chine ou la famine en Ethiopie... Je suis vraiment de la génération We are the world. Je prenais les paroles au premier degré. Comme quoi, la culture pop peut réellement influer sur les mentalités. Ensuite, le mouvement grunge est arrivé et je m'y suis plongée tête la première...
Petite, qui étaient vos modèles ?
Madonna, évidemment. Et Cyndi Lauper. Je me maquillais comme Madonna, avec le mascara de ma mère, et je m'habillais comme Cyndi Lauper. Sinon, j'adorais les grandes voix comme Janis Joplin ou Aretha Franklin. Même le gospel de Mahalia Jackson. Je chantais à l'église, comme toute bonne fille du Sud. J'aimais aussi Prince et Michael Jackson. Je rêvais que je me mariais avec Michael...
Pas très punk tout ça...
Le punk est arrivé après. Il y a eu un grand vide à la fin des 80's. Chez nous, dans l'Arkansas, on ne recevait même pas MTV. On avait juste la radio, le son et pas l'image. Il fallait l'imaginer. Alors, on inventait des looks, des coiffures, on faisait nos fringues... C'était ça être punk pour nous. Et puis Nirvana est arrivé. Dans la foulée ont émergé ces groupes de filles militantes, comme Huggy Bear ou Bikini Kill. Des gens qui me ressemblaient, enfin. On est allés à Olympia pour ça, pour participer à cette culture alternative, avec des fanzines, des labels indépendants... Le punk, c'était un esprit, un style de vie plus qu'un genre musical.
La religion a-t-elle compté pour vous ?
Je craignais Dieu. La culpabilité me rongeait quand j'étais plus jeune. J'ai même eu un fiancé parce que je culpabilisais d'être attirée par les filles. J'espérais même être enceinte de lui, pour devenir « normale ».
C'était plus facile de vous accepter grosse que lesbienne ?
Bien sûr. Si j'ai pas mal souffert du regard des autres, je me suis assez vite rendue à l'évidence : je n'avais pas vraiment le choix. J'aurais pu décider de passer ma vie à faire des régimes, à aller à la gym, mais quel ennui ! Il y a des choses plus intéressantes dans la vie que d'être obsédé par sa ligne.
Et votre homosexualité ?
Je suis convaincue d'être née lesbienne. Je ne me souviens pas avoir été attirée par des hommes. J'étais juste un peu amoureuse de Boy George ou de George Michael, des mâles très efféminés... Mais j'étais toujours mieux en compagnie de femmes. Même bébé, il paraît que je n'étais bien que dans des bras féminins ! En fait, c'est comme mon poids. Toute petite, je mangeais deux fois plus de petits pots que les autres enfants. Je ne suis pas devenue grosse à la puberté, c'était dans ma nature bien avant.
C'est cette manière d'assumer ce que vous êtes, sans agressivité, qui vous rend si populaire... Il n'y a rien de forcé chez vous, comme chez ces vedettes issues de la télé-réalité...
C'est terrible, ces émissions. On me demande d'y participer, mais je ne veux pas. Ce n'est pas la faute des gamins, ils ne savent pas ce qu'ils font. Ce ne sont pas des artistes, juste des chanteurs de karaoké. Mais leur souci, c'est seulement d'être connus, à n'importe quel prix. Ils ne réalisent pas que ces émissions ne sont qu'une caricature de tout ce qui ne va pas dans le show-biz.
“L'important est de savoir ce que l'on veut et ce que l'on peut, pas ce que l'on doit ou pas.”
Ce culte d'une prétendue perfection où les gens seraient tous beaux, où ils chanteraient tous juste, où ils ne transpireraient jamais... Le jury n'est là que pour éliminer les imperfections ! Il n'y a que le succès de Susan Boyle qui me réjouisse. A cause de l'effet « arroseur arrosé ». Ça a commencé comme une blague, puis ils ont essayé de la récupérer. Et aujourd'hui, elle a un succès immense et à la fois elle leur échappe. Parce qu'elle n'est pas formatée. L'important est de savoir ce que l'on veut et ce que l'on peut, pas ce que l'on doit ou pas. C'est la base de la thérapie. Une fois qu'on a compris ça, la moitié du chemin est fait.
Vous avez suivi une thérapie ?
Forcément, j'ai quand même fait deux dépressions nerveuses. C'est le prix à payer lorsque on est trop positif dans un monde qui ne l'est pas ! Tant de choses vous chagrinent, c'est épuisant. Surtout, quand on est positif, on est souvent mal compris parce que c'est inhabituel. C'est ce qui m'insupporte le plus. Qu'on n'aime pas ma musique, ça m'est égal. Mais qu'on déforme mes propos parce qu'on n'aime pas ce que j'incarne est odieux.
Vous vous présentez souvent nue, sur scène ou dans les journaux...
Ça a commencé tout naturellement. Ce n'était pas du tout pour provoquer. Dans les concerts punk et féministes, ça se faisait beaucoup, dans le public, de se déshabiller. Notamment parce qu'il faisait très chaud. Alors j'ai commencé à le faire aussi, spontanément, pour montrer que je n'étais pas différente des gens qui me regardaient.
“Le fait d'être grosse a transformé le geste de se présenter nue en acte militant.”
Mais le fait d'être grosse a transformé le geste en acte militant. Et plus le public s'est élargi, plus c'est devenu symbolique : une manière de prouver qu'on peut être bien dans son corps sans ressembler pour autant à un mannequin. Gros, maigre, hétéro, gay, blanc, noir, quelle importance ?
Vous avez le sentiment de décomplexer les gens...
Je l'espère. C'est ce qui me procure le plus de plaisir dans ce que je fais. Bousculer les clichés, les préjugés. Je suis grosse, mais j'ai de l'énergie à revendre. Ça casse l'image du bouboule mou et paresseux qui ne pense qu'à s'empiffrer. C'est comme l'image de la féministe qui n'aurait aucun humour et qui détesterait tous les hommes, avec qui il est impossible de discuter. Je dis ce que je pense, mais je ne suis ni frustrée ni agressive. Je connais bien les mécanismes de l'intolérance, fondés uniquement sur la peur et les préjugés. J'ai grandi dans le sud des Etats-Unis, dans un environnement raciste et homophobe. Ma mère disait toujours que la gentillesse est la meilleure des armes. Et ça m'est resté. Si l'on m'attaque, je me défends en étant gentille. C'est assez efficace !
.
Hugo Cassavetti
Télérama n° 3146
(1) « White trash », littéralement « déchet blanc », terme d'argot péjoratif désignant les Américains blancs pauvres.
A voir :
Gossip en concert les 25 et 26 mai au Zénith de Paris. Et toutes les dates de la tournée sur myspace.com/gossipband
A écouter :
Music for men (Columbia, 2009)
Daniel Keene à la Colline avec Carlo Brandt/ Matinée gratuite Roland Barthes ce Lundi seulement à Bastille/maison de poupées mise en scène à l'Athénée par un scandinave/Nuage
Théâtres ce que j'ai récolté en survolant les ondes...
Ondes nouvelles papier radio internet télé
trier recouper hiérarchiser
C'est aussi un jeu de s'éduquer de se cultiver de rassembler de petits gestes singuliers qui vous ressemblent qui vous rassemblent le temps de monter les pentes arides. Maladie solitude incomplétude malentendus insolvabilité cela veut dire galères hébergement...
Comment ne pas décolérer entre deux guerres et accueillir s'accueillir se recueillir faire son deuil éviter les écueils
Il faut de petits gestes à soi des rituels des objets sacrés des cachoteries. Il faut comme dans les loges remplir sa table et tout autour de la glace rassembler la lumière et ses esprits.
Il y a toujours un moment même si ces montées par exemple à vélo ne semblent pas finir où nos pieds nos jambes tout le bas de notre corps ne se souvient plus de l' effort, tellement il est heureux dans les descentes avec presque la sensation de voler.
Et pourtant faire du vélo, refaire du vélo c'est apprendre à se balader du regard anticiper entretenir la bécane la gazelle les freins un peu d'huile sur la chaîne et bien gonfler les pneus. Sans oublier la sonnette au beau son.
Répéter c'est bien des contraintes, entretenir, s'entretenir, s'accepter, je connais de vieux comédiens qui passent par le déni : mais non je sais, y palier faire avec et se ré-amuser comme aux premiers jours de l'enfance, sans autres plaintes, auto-mutilations, freins excessifs. C'est pas si facile d'accepter le regard de l'autre de soi à soi.
Vous imaginez à vélo si vous freinez sans arrêt ou trop, excessivement. Comme ces jeunes gens qui à l'arrêt n'arrêtent pas de faire vrombir leur moteur de scooter pour être sûr qu'il ne s'arrêtera pas. A vélo c'est son allure à soi et de soi pour éviter l'accident toujours possible qui compte. Toute esbroufe vous est décomptée... jusqu'à passer par dessus le guidon.
J'aurais donc au théâtre envie de voir :
à la Colline Ciseaux, papier, caillou de Daniel Keene
-parce qu'il y a Carlo Brandt ? -certes mais aussi à cause de cet auteur que je ne connais pas bien et dont j'ai entendu parler : recoupement noter hiérarchiser continuer à s'instruire
au Théâtre de la Bastille ce lundi AM c'est gratuit ? c'est unique Roland Barthes
- ce sont des avant ou des après spectacles ?
-? tu cliques sur le lien ! parce que c'est gratuit et j'aime les jeux les conversations et j'ai adoré Lire Roland Barthes pour m'imprégner d'amour de théâtre pour glaner les dessous de l'inconscient collectif
- et Arnaud Churin ?
- ?
à L'Athénée Maison de poupées par un jeune metteur en scène scandinave
-parce que j'aime tous les personnages de cette pièce notamment les amis du couple et c'est un de mes théâtres préférés... il y a Féodor Atkine
- et au Lucernaire ? t'as rien dit ?
-Stabat Mater, Attila reine des Belges, Karl Marx et Morphine ça te va ? t'as qu'à y aller voir un peu sur Internet, je n'ai pas encore vu sauf Stabat Mater qui afflue encore en moi... je sais je l'ai déjà dit.
Il va falloir que je baigne les plantes orchidées même si toutes les fleurs sont tombées depuis longtemps. Et que j'aille faire le marché.
J'écoute Arno : "Quelqu'un a touché ma femme" ; j'ai 2 places de concert pour Arno le 1er juin, et personne pour me les racheter, je ne peux pas y aller...
Nuage islandais, personne de reconduit en avion dans son pays, plus aucun fruit qui viennent de l'autre bout du monde, Nuage : colère des Dieux...
Ondes nouvelles papier radio internet télé
trier recouper hiérarchiser
C'est aussi un jeu de s'éduquer de se cultiver de rassembler de petits gestes singuliers qui vous ressemblent qui vous rassemblent le temps de monter les pentes arides. Maladie solitude incomplétude malentendus insolvabilité cela veut dire galères hébergement...
Comment ne pas décolérer entre deux guerres et accueillir s'accueillir se recueillir faire son deuil éviter les écueils
Il faut de petits gestes à soi des rituels des objets sacrés des cachoteries. Il faut comme dans les loges remplir sa table et tout autour de la glace rassembler la lumière et ses esprits.
Il y a toujours un moment même si ces montées par exemple à vélo ne semblent pas finir où nos pieds nos jambes tout le bas de notre corps ne se souvient plus de l' effort, tellement il est heureux dans les descentes avec presque la sensation de voler.
Et pourtant faire du vélo, refaire du vélo c'est apprendre à se balader du regard anticiper entretenir la bécane la gazelle les freins un peu d'huile sur la chaîne et bien gonfler les pneus. Sans oublier la sonnette au beau son.
Répéter c'est bien des contraintes, entretenir, s'entretenir, s'accepter, je connais de vieux comédiens qui passent par le déni : mais non je sais, y palier faire avec et se ré-amuser comme aux premiers jours de l'enfance, sans autres plaintes, auto-mutilations, freins excessifs. C'est pas si facile d'accepter le regard de l'autre de soi à soi.
Vous imaginez à vélo si vous freinez sans arrêt ou trop, excessivement. Comme ces jeunes gens qui à l'arrêt n'arrêtent pas de faire vrombir leur moteur de scooter pour être sûr qu'il ne s'arrêtera pas. A vélo c'est son allure à soi et de soi pour éviter l'accident toujours possible qui compte. Toute esbroufe vous est décomptée... jusqu'à passer par dessus le guidon.
J'aurais donc au théâtre envie de voir :
à la Colline Ciseaux, papier, caillou de Daniel Keene
-parce qu'il y a Carlo Brandt ? -certes mais aussi à cause de cet auteur que je ne connais pas bien et dont j'ai entendu parler : recoupement noter hiérarchiser continuer à s'instruire
au Théâtre de la Bastille ce lundi AM c'est gratuit ? c'est unique Roland Barthes
- ce sont des avant ou des après spectacles ?
-? tu cliques sur le lien ! parce que c'est gratuit et j'aime les jeux les conversations et j'ai adoré Lire Roland Barthes pour m'imprégner d'amour de théâtre pour glaner les dessous de l'inconscient collectif
- et Arnaud Churin ?
- ?
à L'Athénée Maison de poupées par un jeune metteur en scène scandinave
-parce que j'aime tous les personnages de cette pièce notamment les amis du couple et c'est un de mes théâtres préférés... il y a Féodor Atkine
- et au Lucernaire ? t'as rien dit ?
-Stabat Mater, Attila reine des Belges, Karl Marx et Morphine ça te va ? t'as qu'à y aller voir un peu sur Internet, je n'ai pas encore vu sauf Stabat Mater qui afflue encore en moi... je sais je l'ai déjà dit.
Il va falloir que je baigne les plantes orchidées même si toutes les fleurs sont tombées depuis longtemps. Et que j'aille faire le marché.
J'écoute Arno : "Quelqu'un a touché ma femme" ; j'ai 2 places de concert pour Arno le 1er juin, et personne pour me les racheter, je ne peux pas y aller...
Nuage islandais, personne de reconduit en avion dans son pays, plus aucun fruit qui viennent de l'autre bout du monde, Nuage : colère des Dieux...
vendredi 7 mai 2010
Le CHANDELIER MUSSET au LUCERNAIRE suite
J'ai vu hier soir la pièce et avant tout je peux vous dire que le public était content.
Les acteurs de la compagnie du théâtre du trèfle, sont presque des acrobates-comédiens. Il ont un talent qui fait rêver.
Le bémol tout à fait personnel que ce roulis m'a donné à penser, c'est que le texte n'était qu'un prétexte alors que sont induits chez Musset d'autres confessions que celles-ci corporelles et mouvementées.
On y trouve un équilibre entre la création et le théâtre classique. Je ne suis pas restée pour les remercier leur parler un peu plus, il fallait que je fasse vite. Les costumes m'ont plus convaincus que les rideaux couvre-lit, dépareillés en guise de décor avec un piano qui semble mécanique pour une partition inachevée. Mais il faut faire vite car ce théâtre est enlevé... Au Lucernaire on enchaîne chaque soir deux spectacles par salle et comme aux festivals on attend dans l'escalier que le public sort...
Du côté des coulisses je me souviens chaque soir un comédien grand par la taille et le talent quand nous jouions nous disait à l'heure où soit le régisseur, soit le metteur en scène nous avertit de l'entrée des spectateurs dans la salle, à l'heure où le trac atteint des sommets.: "Le public rentre et le hareng saur" . Comme cette phrase rit en ma mémoire quand j'y repense. Merci Antoine Fayard.
Mais revenons à notre Chandelier, qui se joue jusqu'au 16 mai, précipitez-vous, les comédiens méritent qu'on les applaudisse longuement, comme hier soir.
On nous prévient avant le début du spectacle qu'un des comédiens s'est blessé et c'est le jeune homme, Fortunio. Bien-sûr quand il rentre sur scène avec ses béquilles, on ne voit plus que lui il est chargé de toute la sympathie du public. Il nous la rend bien avec toute la générosité requise à la confession d'un jeune homme. Son regard est noir mais sur fond de velours rouge et quand il se met près du mur pour ne pas s'effondrer , mais s'évanouir, on se glisse entre lui et les jolies mains baignées de larmes de Jacqueline avec sa si jolie robe...
Cette robe est blanche mais elle parait chatoyer. C'est du Musset léger, m'a dit un ami enthousiaste.
Une très bonne critique PAR JEAN-MAX MÉJEAN sur http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/cinelivres/20100330/18550/le-chandelier-au-lucernaire.
Les acteurs de la compagnie du théâtre du trèfle, sont presque des acrobates-comédiens. Il ont un talent qui fait rêver.
Le bémol tout à fait personnel que ce roulis m'a donné à penser, c'est que le texte n'était qu'un prétexte alors que sont induits chez Musset d'autres confessions que celles-ci corporelles et mouvementées.
On y trouve un équilibre entre la création et le théâtre classique. Je ne suis pas restée pour les remercier leur parler un peu plus, il fallait que je fasse vite. Les costumes m'ont plus convaincus que les rideaux couvre-lit, dépareillés en guise de décor avec un piano qui semble mécanique pour une partition inachevée. Mais il faut faire vite car ce théâtre est enlevé... Au Lucernaire on enchaîne chaque soir deux spectacles par salle et comme aux festivals on attend dans l'escalier que le public sort...
Du côté des coulisses je me souviens chaque soir un comédien grand par la taille et le talent quand nous jouions nous disait à l'heure où soit le régisseur, soit le metteur en scène nous avertit de l'entrée des spectateurs dans la salle, à l'heure où le trac atteint des sommets.: "Le public rentre et le hareng saur" . Comme cette phrase rit en ma mémoire quand j'y repense. Merci Antoine Fayard.
Mais revenons à notre Chandelier, qui se joue jusqu'au 16 mai, précipitez-vous, les comédiens méritent qu'on les applaudisse longuement, comme hier soir.
On nous prévient avant le début du spectacle qu'un des comédiens s'est blessé et c'est le jeune homme, Fortunio. Bien-sûr quand il rentre sur scène avec ses béquilles, on ne voit plus que lui il est chargé de toute la sympathie du public. Il nous la rend bien avec toute la générosité requise à la confession d'un jeune homme. Son regard est noir mais sur fond de velours rouge et quand il se met près du mur pour ne pas s'effondrer , mais s'évanouir, on se glisse entre lui et les jolies mains baignées de larmes de Jacqueline avec sa si jolie robe...
Cette robe est blanche mais elle parait chatoyer. C'est du Musset léger, m'a dit un ami enthousiaste.
Une très bonne critique PAR JEAN-MAX MÉJEAN sur http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/cinelivres/20100330/18550/le-chandelier-au-lucernaire.
jeudi 6 mai 2010
Jean Rochefort : la mort d'un ami on ne s'en remet pas...
Je ne vous en dis pas plus sur le site People où j'ai trouvé ces bris d'interview, bien-sûr Match le journal garde ses tablettes, mais comme disait l'éditorialiste de la revue de presse de France Inter l'interview de "ce vieux singe donne la banane..."
-Tiens bon Jean, en tant qu'humain, en tant que femme, en tant que SDF, en tant que bestiole, on a besoin de toi encore pour longtemps, en tant qu'ami de tout ton art...
Bien-sûr j'ai vu le documentaire : Lost in la Mancha depuis c'est mon Don Quichotte.
"Sa finesse est légendaire, son charisme indiscutable. Jean Rochefort a prouvé tout son talent en étant acteur mais à 80 ans, il a décidé de se lancer comme réalisateur pour Cavaliers seuls (co-signé avec Delphine Gleize, au cinéma le 5 mai). Hommage au champion de saut d'obstacles Marc Bertran de Balanda et déclaration d'amour à ce noble sport qu'est l'équitation, Cavaliers Seuls se penche sur un trio de solitaires que la mort va dissoudre. La solitude, le spleen, ce sont des sentiments que Jean Rochefort connaît lui-même, bien qu'il soit ravi de ce que la vie lui a apporté. Dans Paris Match, il se dévoile en toute sensibilité. Extraits.
Un jeune homme torturé : "Je me suis longtemps considéré comme un simple amuseur. J'y prenais parfois grand plaisir, mais j'osais à peine le dire dans ma famille." Le métier l'a sauvé, avoue-t-il humblement : "Il m'a servi de psy. J'ai mis longtemps à comprendre que les acteurs comptaient pour les gens. Je l'ai réalisé lorsque Philippe Noiret est mort. Au vide qu'il laissait derrière lui."
La mort de son ami Noiret le 23 novembre 2006 des suites d'un cancer généralisé a bouleversé la France. L'émotion de Jean Rochefort, trois ans et demi après, est toujours aussi vive : "J'ai perdu un ami et je ne m'en remets pas. La disparition d'un être cher, ça arrive avec nos parents, c'est dans l'ordre des choses ; avec des amis, c'est différent."
Dépressif, il l'a été et l'est encore : "Surtout depuis qu'il y a dix ans j'ai dû arrêter le Don Quichotte de Terry Gilliam, quinze jours après le début du tournage [en raison d'une hernie discale]. Le film s'est interrompu, n'a jamais repris. Je me suis senti si coupable." Ce long métrage a été marqué par d'autres malédictions qui ont entraîné la réalisation d'un documentaire passionnant sur le making of, Lost in la Mancha.
Ce Don Quichotte avorté lui a permis de rencontrer Johnny Depp qui tournait dans ce film avec sa compagne Vanessa Paradis, enceinte de leur première fille Lily-Rose : "Un jour, il m'a demandé de poser les mains sur le ventre tout rond de Vanessa. Johnny est à moitié indien, c'était une sorte de superstition." Après s'être perdus de vue, les deux acteurs se sont retrouvés : "Il y a trois semaines, j'ai dîné avec lui et Vanessa. Nos retrouvailles furent douces et joyeuses. Je lui ai proposé de tourner un remake de Tarzan. Il ferait Tarzan, je ferais Cheeta parce que j'imite très bien les chimpanzés, vous savez."
A présent, on l'attend dans le long métrage de Fernando Trueba qu'il va tourner à la rentrée, L'Artiste et son modèle : "Ce film, inspiré de la fin de la vie du peintre Maillol, se situe pendant la Seconde Guerre mondiale. Maillol cherche un modèle. Sa femme, qui sera jouée par Claudia Cardinale, le trouvera pour lui."
Auprès de son épouse Françoise, qu'il connaît depuis vingt-sept ans, il coule des jours heureux mais ses relations avec tous ses enfants ne sont pas simples : "Je voudrais dire plus souvent à mes enfants que je les aime. Marie [qu'il a eue avec sa première femme Alexandra], ma fille aînée, avec qui les relations sont douloureuses en ce moment. Julien, l'acteur-ornithologue. [...] Pierre, le fils que j'ai eu avec Nicole Garcia, un artiste en vibration permanente."
Jean Rochefort est également papa de deux filles qu'il a eues avec Françoise : Louise, la cavalière qui manque un peu de confiance en elle comme [lui] à son âge. "Elle me ressemble tant", s'exclame-t-il. Et puis la dernière, Clémence, 17 ans, "qui a le sourire de sa mère."
Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans Paris Match, en kiosque le 6 mai 2010
-Tiens bon Jean, en tant qu'humain, en tant que femme, en tant que SDF, en tant que bestiole, on a besoin de toi encore pour longtemps, en tant qu'ami de tout ton art...
Bien-sûr j'ai vu le documentaire : Lost in la Mancha depuis c'est mon Don Quichotte.
"Sa finesse est légendaire, son charisme indiscutable. Jean Rochefort a prouvé tout son talent en étant acteur mais à 80 ans, il a décidé de se lancer comme réalisateur pour Cavaliers seuls (co-signé avec Delphine Gleize, au cinéma le 5 mai). Hommage au champion de saut d'obstacles Marc Bertran de Balanda et déclaration d'amour à ce noble sport qu'est l'équitation, Cavaliers Seuls se penche sur un trio de solitaires que la mort va dissoudre. La solitude, le spleen, ce sont des sentiments que Jean Rochefort connaît lui-même, bien qu'il soit ravi de ce que la vie lui a apporté. Dans Paris Match, il se dévoile en toute sensibilité. Extraits.
Un jeune homme torturé : "Je me suis longtemps considéré comme un simple amuseur. J'y prenais parfois grand plaisir, mais j'osais à peine le dire dans ma famille." Le métier l'a sauvé, avoue-t-il humblement : "Il m'a servi de psy. J'ai mis longtemps à comprendre que les acteurs comptaient pour les gens. Je l'ai réalisé lorsque Philippe Noiret est mort. Au vide qu'il laissait derrière lui."
La mort de son ami Noiret le 23 novembre 2006 des suites d'un cancer généralisé a bouleversé la France. L'émotion de Jean Rochefort, trois ans et demi après, est toujours aussi vive : "J'ai perdu un ami et je ne m'en remets pas. La disparition d'un être cher, ça arrive avec nos parents, c'est dans l'ordre des choses ; avec des amis, c'est différent."
Dépressif, il l'a été et l'est encore : "Surtout depuis qu'il y a dix ans j'ai dû arrêter le Don Quichotte de Terry Gilliam, quinze jours après le début du tournage [en raison d'une hernie discale]. Le film s'est interrompu, n'a jamais repris. Je me suis senti si coupable." Ce long métrage a été marqué par d'autres malédictions qui ont entraîné la réalisation d'un documentaire passionnant sur le making of, Lost in la Mancha.
Ce Don Quichotte avorté lui a permis de rencontrer Johnny Depp qui tournait dans ce film avec sa compagne Vanessa Paradis, enceinte de leur première fille Lily-Rose : "Un jour, il m'a demandé de poser les mains sur le ventre tout rond de Vanessa. Johnny est à moitié indien, c'était une sorte de superstition." Après s'être perdus de vue, les deux acteurs se sont retrouvés : "Il y a trois semaines, j'ai dîné avec lui et Vanessa. Nos retrouvailles furent douces et joyeuses. Je lui ai proposé de tourner un remake de Tarzan. Il ferait Tarzan, je ferais Cheeta parce que j'imite très bien les chimpanzés, vous savez."
A présent, on l'attend dans le long métrage de Fernando Trueba qu'il va tourner à la rentrée, L'Artiste et son modèle : "Ce film, inspiré de la fin de la vie du peintre Maillol, se situe pendant la Seconde Guerre mondiale. Maillol cherche un modèle. Sa femme, qui sera jouée par Claudia Cardinale, le trouvera pour lui."
Auprès de son épouse Françoise, qu'il connaît depuis vingt-sept ans, il coule des jours heureux mais ses relations avec tous ses enfants ne sont pas simples : "Je voudrais dire plus souvent à mes enfants que je les aime. Marie [qu'il a eue avec sa première femme Alexandra], ma fille aînée, avec qui les relations sont douloureuses en ce moment. Julien, l'acteur-ornithologue. [...] Pierre, le fils que j'ai eu avec Nicole Garcia, un artiste en vibration permanente."
Jean Rochefort est également papa de deux filles qu'il a eues avec Françoise : Louise, la cavalière qui manque un peu de confiance en elle comme [lui] à son âge. "Elle me ressemble tant", s'exclame-t-il. Et puis la dernière, Clémence, 17 ans, "qui a le sourire de sa mère."
Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans Paris Match, en kiosque le 6 mai 2010
mardi 4 mai 2010
THEATRE du 17 au 22 mai RESERVATION INDISPENSABLE ENEAS NEUF PARIS VILLETTE
Je connais très bien cette Compagnie c'est un travail de création exigeant et surtout aussi... une vraie leçon de théâtre, comme je dis... Le théâtre Paris-Villette et son directeur sont assez courageux -eux-aussi, pour programmer des créations. C'est de plus en plus des oiseaux rares..." La Cie s'appelle des Affinités Électives et en est pas à sa première entreprise, vous pouvez les retrouver sur Internet et dans mes articles plus anciens.
- Réservation indispensable au
01 40 03 72 23 –
ou Par mail : - resa@theatre-paris-villette.com
ou sur le site de Paris Villette
CREATION D'ENEAS, NEUF
Réservez vos dates !
Enéas, neuf
Conception et mise en scène: Frédéric Constant
Assistante à la mise en scène: Sophie Affholder
Dramaturgie: Xavier Maurel
Collaboration artistique: Catherine Pietri
Scénographie: Denis Fruchaud assisté de Corinne Forsans
Costumes: Muriel Delamotte et Anne Deschaintres
Lumière: Christophe Pitoiset
Son: Joris Chrétien
Régie générale: Benoit André
Régie lumière: Jérôme Allart
Avec: Véronique Affholder, Amélie Gonin, Geoffroy Guerrier, Guillaume Junot, Jean Lescot, Catherine Pietri, Pierre Poirot, Christophe Vandevelde
"Après Tableau autour de G, la compagnie Les Affinités Electives prolonge son périple dans la mythologie grecque et romaine. Enéas, neuf est le deuxième volet du projet Les années de cendres, chroniques des temps de guerre, qui propose de réfléchir notre époque en interrogeant la guerre. Et si le monde, depuis son origine, n'était qu'une guerre entrecoupée par des instants de paix ?
C'est à partir de L'Enéide de Virgile qu'est bâti le spectacle. Ce poème qui s'inspire de l'Iliade et l'Odyssée d'Homère raconte les aventures du rescapé troyen, Enée, ancêtre mythique du peuple romain. Pour Frédéric Constant, l'œuvre de Virgile est un point de départ, une source d'inspiration qui donne à penser notre présent. Dans une joyeuse mise à distance du mythe, le texte nous donne à lire une tragédie existentielle ; une histoire dans laquelle il semblerait que ce soit Enée qui supporte le tragique. D'un bout à l'autre de sa vie, il le porte comme un poids trop lourd dans son être, dans ses espoirs, dans ses errances et dans son sentiment de ne pouvoir s'appartenir. Énée, héros ou anti-héros ? Symbole ou figure ? Il est un peu tout cela à la fois dans un monde où hommes et femmes, "semblables à des demi-spectres, cherchent les bribes d'un futur dans lequel s'inscrire pour reprendre vie".
Formé au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Frédéric Constant est acteur et metteur en scène. Il a notamment joué sous la direction de Jean-louis Thamin, Yves Pignot, Jean-Pierre Vincent, Alain Bézu, Catherine Marnas, Bernard Lévy, Georges Lavaudant, Dominique Pitoiset, Gilberte Tsaï.
Il a ancré son travail de metteur en scène en Région Centre où il fonde la compagnie LES AFFINITÉS ÉLECTIVES en 1997. Leur première création, TITANIC CITY, posait déjà les bases d'un travail collectif qui considère le théâtre comme matière et comme possible pour le spectateur de porter un autre regard sur le monde présent.
Coproduction: Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre, CDR de Tours, Equinoxe - Scène Nationale de Châteauroux, Les Affinités Electives
Coréalisation: Théâtre Paris-Villette
En tournée
19 JAN—21 JAN 2010
Centre Dramatique Régional de Tours
28 JAN 2010
Théâtre 95, Cergy-Pontoise
25 FEV2010
L'Hectare, Scène Régionale de Vendôme
2 MAR 2010
Équinoxe, Scène Nationale de Châteauroux
17 MAI – 3 JUIN 2010 Théâtre Paris Villette
lundi 3 mai 2010
Le bien lire !!! Cie des Dramaticules du nouveau dont Sketches à deux voix
Non mais c'est vrai cela ce bien lire qui fait ne plus avoir aucune liberté avec la lecture d'un texte, avec l'apprentissage d'un texte, qui vous fait imprimer à espaces réguliers des rythmes mal à propos, des rythmes laids, comme ces vilains collèges préfabriqués dans lesquels nos professeurs nous retenaient enfermés plusqu'attachés au moindre mot de leurs lèvres.
voir sur ce site de la Cie http://www.dramaticules.fr/rencontre/lectures/faire-sonner-l-ecriture
FAIRE SONNER L'ÉCRITURE
Lectures publiques par Jérémie Le Louët
A partir de lectures d’œuvres du répertoire classique et contemporain, Jérémie Le Louët interroge le « bien lire » juste et conventionnel.
S'appuyant sur des contraintes formelles (la gestion du souffle, le tempo, la dynamique, le phrasé...), il propose des lectures expressives, dont les nerfs sont l'intensité et l'engagement physique.
Par ce biais, il souhaite partager son goût de la rythmique et porter au plus intense le souffle de l'auteur. Il redonne leurs places aux rythmes, aux sons et aux différentes utilisations de la voix.
Le Horla - Guy de Maupassant
Sketchs à deux voix
"Il est évident que nos personnages sont fous, malheureux, perdus, stupides, conventionnels, et que leur langage est désagrégé, comme leur pensée. Nous expérimentons en ce moment, il me semble, l’aventure renouvelée de la tour de Babel."
Eugène Ionesco
Accompagné de Julien Buchy, comédien de la Compagnie des Dramaticules, Jérémie Le Louët donnera à entendre une compilation de saynètes issues du répertoire contemporain.
Les sketchs mettent en voix deux protagonistes (A et B, pour faire très simple) qui à travers des jeux de langage d’une qualité rythmique époustouflante, nous font partager leur bêtise, leur méchanceté, mais aussi leur magnifique émerveillement d’être des animaux parlants.
Proverbes truqués, faux calembours, jeux de sonorité, énumérations, répétitions, chaînes de mots, automatismes… C’est une mise en crise de la parole dénonçant une crise de la pensée.
Dans ces « dialogues à deux voix », à coup de blagues, de sarcasmes et de sublimes candeurs, un archétype nouveau est créé : le Buster Keaton qui parle trop.
Le journal d'un fou - Nicolaï Gogol
En tournée
20 novembre 2009 – Hôtel de Ville d'Arcueil – Sketchs à deux voix - dans le cadre du Midi des Mots - 12h
2 février 2010 – Collège Dulcie September à Arcueil – Le Horla de Guy de Maupassant - 11h
13 février 2010 – Bibliothèque Municipale au Kremlin-Bicêtre – Le Journal d'un fou de Nicolaï Gogol - 17h30
17 février 2010 – Collège Dulcie September à Arcueil – Le Horla de Guy de Maupassant - 10h
18 février 2010 – Collège au Kremlin-Bicêtre – Le Horla de Guy de Maupassant - 15h45
1 avril 2010 – Lycée du Val de Bièvre à Gentilly – Le Horla de Guy de Maupassant - 14h30
7 avril 2010 – Collège Paul Bert à Cachan – Le Horla de Guy de Maupassant - 9h
8 avril 2010 – Lycée Maximilien Sorre à Cachan – Le Horla de Guy de Maupassant - 15h30
13 avril 2010 – Bibliothèque à l'Haÿ-les-Roses – Le Horla de Guy de Maupassant - 19h
15 avril 2010 – Collège Pasteur à Villejuif – Le Horla de Guy de Maupassant - 13h30
21 avril 2010 – Hôpital Paul Brousse à Villejuif – Le Horla de Guy de Maupassant - 14h30
27 mai 2010 – Pour l'inauguration de la Biennale d'Art contemporain au Château Raspail à Cachan –
Sketchs à deux voix
voir sur ce site de la Cie http://www.dramaticules.fr/rencontre/lectures/faire-sonner-l-ecriture
FAIRE SONNER L'ÉCRITURE
Lectures publiques par Jérémie Le Louët
A partir de lectures d’œuvres du répertoire classique et contemporain, Jérémie Le Louët interroge le « bien lire » juste et conventionnel.
S'appuyant sur des contraintes formelles (la gestion du souffle, le tempo, la dynamique, le phrasé...), il propose des lectures expressives, dont les nerfs sont l'intensité et l'engagement physique.
Par ce biais, il souhaite partager son goût de la rythmique et porter au plus intense le souffle de l'auteur. Il redonne leurs places aux rythmes, aux sons et aux différentes utilisations de la voix.
Le Horla - Guy de Maupassant
Sketchs à deux voix
"Il est évident que nos personnages sont fous, malheureux, perdus, stupides, conventionnels, et que leur langage est désagrégé, comme leur pensée. Nous expérimentons en ce moment, il me semble, l’aventure renouvelée de la tour de Babel."
Eugène Ionesco
Accompagné de Julien Buchy, comédien de la Compagnie des Dramaticules, Jérémie Le Louët donnera à entendre une compilation de saynètes issues du répertoire contemporain.
Les sketchs mettent en voix deux protagonistes (A et B, pour faire très simple) qui à travers des jeux de langage d’une qualité rythmique époustouflante, nous font partager leur bêtise, leur méchanceté, mais aussi leur magnifique émerveillement d’être des animaux parlants.
Proverbes truqués, faux calembours, jeux de sonorité, énumérations, répétitions, chaînes de mots, automatismes… C’est une mise en crise de la parole dénonçant une crise de la pensée.
Dans ces « dialogues à deux voix », à coup de blagues, de sarcasmes et de sublimes candeurs, un archétype nouveau est créé : le Buster Keaton qui parle trop.
Le journal d'un fou - Nicolaï Gogol
En tournée
20 novembre 2009 – Hôtel de Ville d'Arcueil – Sketchs à deux voix - dans le cadre du Midi des Mots - 12h
2 février 2010 – Collège Dulcie September à Arcueil – Le Horla de Guy de Maupassant - 11h
13 février 2010 – Bibliothèque Municipale au Kremlin-Bicêtre – Le Journal d'un fou de Nicolaï Gogol - 17h30
17 février 2010 – Collège Dulcie September à Arcueil – Le Horla de Guy de Maupassant - 10h
18 février 2010 – Collège au Kremlin-Bicêtre – Le Horla de Guy de Maupassant - 15h45
1 avril 2010 – Lycée du Val de Bièvre à Gentilly – Le Horla de Guy de Maupassant - 14h30
7 avril 2010 – Collège Paul Bert à Cachan – Le Horla de Guy de Maupassant - 9h
8 avril 2010 – Lycée Maximilien Sorre à Cachan – Le Horla de Guy de Maupassant - 15h30
13 avril 2010 – Bibliothèque à l'Haÿ-les-Roses – Le Horla de Guy de Maupassant - 19h
15 avril 2010 – Collège Pasteur à Villejuif – Le Horla de Guy de Maupassant - 13h30
21 avril 2010 – Hôpital Paul Brousse à Villejuif – Le Horla de Guy de Maupassant - 14h30
27 mai 2010 – Pour l'inauguration de la Biennale d'Art contemporain au Château Raspail à Cachan –
Sketchs à deux voix
sur Paper blog à propos d'une pièce sur la Mémoire
La mémoire comme le stress ont bon dos... soi c'est un petit papier de soie... entre l'esprit et la folie il n'y a qu'un pas...
il faut le défendre le respecter l'entretenir, ce petit papier de "soi" chacun le sien... s'il y a souffrance dépression incapacité il faut s'arrêter, alerter, changer.
Le travail use. Il n'y a pas aujourd'hui, vu les avancées de la technologie, de problème humain sans remède, presque plus de problèmes sans solution.
Si vous n'avez pas de don, d'enthousiasme, c'est qu'il y a eu une intervention pour vous réduire, pour vous placer dans une impasse, un labyrinthe.
Du jour au lendemain, de joie de vivre vous êtes passés à peau de chagrin quand ce n'est pas jusqu'au suicide jusqu'à la crise c'est qu'il y a bien une raison. Il faut regarder écouter mais il faut aussi réapprendre à crier manifester que la limite du possible de l'insoutenable est dépassée.
Des acteurs des grands acteurs devenus un peu plus âgés ont des trous de mémoire fréquents, on les stigmatisent on répète on passe l'info sous le manteau, qu'ils ont l'oreillette, et alors ! Comme dans les cours où les distributions on se moque on se plaint on dénonce quelquefois des élèves qui mémorisent moins bien que les autres leurs textes sans savoir pour quelles raisons. Il peut y avoir maladie.
Alors qu'il y a toujours possibilité d'utiliser un souffleur ou une oreillette.
Et ce n'est pas de savoir le texte qui est le plus déterminant pour "fédérer" un public mais c'est de savoir jouer. Cela me rappelle ces temps reculés où l'on n'avait pas le droit d'apporter une calculette aux examens...
Ce texte m'intéresse car j'ai joué un rôle de femme Alzheimer
******************************************************************************
sur Paperblog mais à l'origine sur Bride Abbatue
Le jeu de la mémoire, avec Stéphanie Lanier au Petit Hébertot
"Créé au festival off d'Avignon au Chien qui fume (un des meilleurs théâtres du Off) en juillet 2009, voilà le Jeu de la mémoire posé sur le plateau d'une scène parisienne pour 30 représentations exceptionnelles depuis le 27 avril.
Exceptionnel, l'adjectif est courant. Ici il est juste. La comédienne interprète une actrice qui vacille dans la folie. A cause de son tempérament, de sa propre histoire, de son métier, du metteur en scène qui vampirise ses émotions ... ?
C'est elle qui dérive, mais cela pourrit être toi ou moi car çà n'arrive pas qu'aux autres ... On pense à Catherine Deneuve dans le film de Marie Trintignant, à Romy Schneider, à Anna Karina, à Brigitte Bardot, à Edith Piaf.
Stéphanie Lanier les synthétise toutes et son jeu est explosif. Ultra féminine, façon Arielle Dombasle, mère déchirée comme Méryl Streep dans Kramer contre Kramer, caustique dans ses réflexions sur le cinéma ou persiflant son metteur en scène qui se prend pour Visconti. Personnellement j'aurais dit Godard. Lui aurait sans doute préféré Marcel Carné. Chacun ses références. Il cite bien discrètement Fellini : E la nave va ... Chacun son voyage.
- C'est fini, Stéph. La voix off du réalisateur n'est guère rassurante. Tout s'embrouille : le scénario, la vraie vie, le texte, les faux souvenirs, les reconstitutions, les démons. La comédienne vit une crise de schizophrénie, comme d'autres feraient de la tachycardie. Le personnage est totalement superposé à l'interprète. Même nom. Même diminutif.
Elle a joué. Elle a gagné. On y a cru. Il faut la voir ensuite discuter avec ses amis, joyeuse en sortant de scène, légère en quittant le théâtre au bras d'une vieille connaissance, traverser la cour rondement pavée et partir gracieuse sur ses talons hauts.
C'est pas le scénario mais c'est vrai et nous voilà rassurés. Elle saura retenir le plus longtemps possible les instants de bonheur.
Le jeu de la mémoire de Gérard Vantaggioli
Interprété et mis en scène par Stéphanie Lanier
Au Théâtre du Petit Hébertot (un des théâtres où nous avons joué avec la Cie Philippe Person), 78 bis boulevard des Batignolles, 75017 PARIS
Du mardi au samedi à 19h30 et le dimanche à 15h00. Relâche le lundi.
Location et renseignements: 01 55 63 96 06
Plus de renseignements, photos et vidéos sur le site http://www.jeudelamemoire.fr/
Production Lycoprod (Laurent Preyale) 5 Bld Poissonnière - 75002 Paris - 06 78 91 15 57
ou LSP 18, rue Sthrau - 75013 Paris - 06 86 08 57 77
il faut le défendre le respecter l'entretenir, ce petit papier de "soi" chacun le sien... s'il y a souffrance dépression incapacité il faut s'arrêter, alerter, changer.
Le travail use. Il n'y a pas aujourd'hui, vu les avancées de la technologie, de problème humain sans remède, presque plus de problèmes sans solution.
Si vous n'avez pas de don, d'enthousiasme, c'est qu'il y a eu une intervention pour vous réduire, pour vous placer dans une impasse, un labyrinthe.
Du jour au lendemain, de joie de vivre vous êtes passés à peau de chagrin quand ce n'est pas jusqu'au suicide jusqu'à la crise c'est qu'il y a bien une raison. Il faut regarder écouter mais il faut aussi réapprendre à crier manifester que la limite du possible de l'insoutenable est dépassée.
Des acteurs des grands acteurs devenus un peu plus âgés ont des trous de mémoire fréquents, on les stigmatisent on répète on passe l'info sous le manteau, qu'ils ont l'oreillette, et alors ! Comme dans les cours où les distributions on se moque on se plaint on dénonce quelquefois des élèves qui mémorisent moins bien que les autres leurs textes sans savoir pour quelles raisons. Il peut y avoir maladie.
Alors qu'il y a toujours possibilité d'utiliser un souffleur ou une oreillette.
Et ce n'est pas de savoir le texte qui est le plus déterminant pour "fédérer" un public mais c'est de savoir jouer. Cela me rappelle ces temps reculés où l'on n'avait pas le droit d'apporter une calculette aux examens...
Ce texte m'intéresse car j'ai joué un rôle de femme Alzheimer
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sur Paperblog mais à l'origine sur Bride Abbatue
Le jeu de la mémoire, avec Stéphanie Lanier au Petit Hébertot
"Créé au festival off d'Avignon au Chien qui fume (un des meilleurs théâtres du Off) en juillet 2009, voilà le Jeu de la mémoire posé sur le plateau d'une scène parisienne pour 30 représentations exceptionnelles depuis le 27 avril.
Exceptionnel, l'adjectif est courant. Ici il est juste. La comédienne interprète une actrice qui vacille dans la folie. A cause de son tempérament, de sa propre histoire, de son métier, du metteur en scène qui vampirise ses émotions ... ?
C'est elle qui dérive, mais cela pourrit être toi ou moi car çà n'arrive pas qu'aux autres ... On pense à Catherine Deneuve dans le film de Marie Trintignant, à Romy Schneider, à Anna Karina, à Brigitte Bardot, à Edith Piaf.
Stéphanie Lanier les synthétise toutes et son jeu est explosif. Ultra féminine, façon Arielle Dombasle, mère déchirée comme Méryl Streep dans Kramer contre Kramer, caustique dans ses réflexions sur le cinéma ou persiflant son metteur en scène qui se prend pour Visconti. Personnellement j'aurais dit Godard. Lui aurait sans doute préféré Marcel Carné. Chacun ses références. Il cite bien discrètement Fellini : E la nave va ... Chacun son voyage.
- C'est fini, Stéph. La voix off du réalisateur n'est guère rassurante. Tout s'embrouille : le scénario, la vraie vie, le texte, les faux souvenirs, les reconstitutions, les démons. La comédienne vit une crise de schizophrénie, comme d'autres feraient de la tachycardie. Le personnage est totalement superposé à l'interprète. Même nom. Même diminutif.
Elle a joué. Elle a gagné. On y a cru. Il faut la voir ensuite discuter avec ses amis, joyeuse en sortant de scène, légère en quittant le théâtre au bras d'une vieille connaissance, traverser la cour rondement pavée et partir gracieuse sur ses talons hauts.
C'est pas le scénario mais c'est vrai et nous voilà rassurés. Elle saura retenir le plus longtemps possible les instants de bonheur.
Le jeu de la mémoire de Gérard Vantaggioli
Interprété et mis en scène par Stéphanie Lanier
Au Théâtre du Petit Hébertot (un des théâtres où nous avons joué avec la Cie Philippe Person), 78 bis boulevard des Batignolles, 75017 PARIS
Du mardi au samedi à 19h30 et le dimanche à 15h00. Relâche le lundi.
Location et renseignements: 01 55 63 96 06
Plus de renseignements, photos et vidéos sur le site http://www.jeudelamemoire.fr/
Production Lycoprod (Laurent Preyale) 5 Bld Poissonnière - 75002 Paris - 06 78 91 15 57
ou LSP 18, rue Sthrau - 75013 Paris - 06 86 08 57 77
Claude Parent : architecture/Jean Rochefort : surréaliste... "L'Art c'est l'espoir"/Cinéma : Tim Burton et son Alice/ Compagnie de l'Entreprise : Cervantes.
C'était ce week-end sur France-Inter une émission de Contestation, de Stéphane Paoli et Sandra Freeman, Contestation avec un grand C ? ça n'engage qu'eux, émission du matin où était dénoncée pour le 1er mai une société à rebours basée sur "l'évaluation" avec aussi la philosophe Barbara Cassin pour "l'appel des appels, remettre l'humain au cœur de la société". Exercice obligé ? à quand la fête de la Contestation, un jour par an et le reste de l'année profil bas. Sur place la manifestation du 1er mai n'était point ventrue prête à mordre, manque de mot d'ordres, plutôt rassemblement des toujours mêmes sentinelles : les politiques.
Revenons à l'émission, étaient invités Claude Parent, un vieux Monsieur architecte de l'Oblique. Il a construit plein d'endroits rares et je n'en connais qu'un : le théâtre Sylvia Montfort, si drôle de l'extérieur comme un chapeau de sorcière et si beau de l'intérieur, si confortable aussi pour voir et entendre et y être bien assis.
Claude Parent, l'exposition est finie... à la cité de l'architecture ; demeurent les dossiers de presse les livres les images. Et donc ce Monsieur m'a interpellée, car c'est vrai que tout est basé sur la verticalité et sur l'horizontale. J'ai connu un élève en architecture qui me parlait des charrettes, des maquettes, des cités de la Joie : Le Corbusier... Et puis de Jean Nouvel... Il me faisait croire que l'architecture pouvait changer la vie. J'aimais cela autant que notre bataille de boules de neige à son retour de voyage à New-York. Sur place, il m'envoyait des enregistrements cassettes audio de ses impressions...
L'architecture c'est aussi quelqu'un qui rêve pour moi d'un ascenseur à l'horizontale qui nous emmènerait dans toute les grandes villes du monde. Ou de constructions suspendues...
Claude Parent, un fou de l'oblique, quel titre ! Cet architecte détonnant m'a interpellée quand il disait qu'aujourd'hui un architecte qui s'intéresserait à l'art en plus, en parallèle de son travail ne serait pas évalué, embauché comme un bon professeur. C'est un petit signe, c'est une toute petite lucarne mansardée obstruée de la Tour de Babel?! mais c'est tellement absurde à crier...
Le lendemain j'ai écouté avec délice un certain regard... toujours à la radio, avec Rebecca Manzoni, celui de Jean Rochefort à cause d'un documentaire qui va être distribué !? Cavaliers Seuls,
"Pour la première fois, Jean Rochefort vient de co-réaliser un documentaire avec la cinéaste Delphine Gleize. Ils ont intitulé leur film Cavaliers Seuls.
C’est le quotidien d’un homme qui consacra sa vie aux chevaux… et aux femmes. Cavaliers Seuls sort en salles mercredi prochain et la conversation que vous allez entendre eut lieu au printemps 2007. A la campagne."
il disait (je n'arrête pas de la répéter cette phrase si simple) "l'Art c'est l'espoir", car allez le faire entendre à qui que ce soit aujourd'hui par exemple dans une entreprise. Vous faîtes du Théâtre, ahahaha intéressant ! et l'on vous choisit comme une sorte d'invidu animal de laboratoire que l'on va essayer de redresser contraindre presser à redevenir "normé". Le sport oui mais à condition de se coucher tôt, de se lever tôt, pour travailler plus. Alors donc cela vous étonne le désengagement culturel de l'État.
Je me rappelle une image à la Scorsese, une fois riches par l'argent de la prohibition, évertué au sexe à la drogue, être passé par un délire de maisons bijoux vêtements, que fait-on ? on danse on boit on jouit et après ?
C'est comme les gains à la Loterie, pardon au Loto? une descente aux Enfers pour certains, je m'égare ! et surtout j'ai j'avais l'impression que toutes ces évidences comme la venue d'un enfant qui doit être désirée étaient comme induites ou sous-entendues. Je suis ringarde là non oui... Pourquoi ne plus croire au progrès cela profite à qui ?
Et c'est pour cela que j'ai trouvé plus que plaisant de m'envoler de m'engouffrer à regarder le dernier film de Tim Burton : "énoncer chaque matin six choses impossibles..."
Quelle belle Alice, elle est comme la jeune Nina au début de la Mouette...
Tant de beauté en chevauchée fantastique au travers de références comme si on ne s'en foutait pas mais on était aspiré par ailleurs. Tim Burton n'est pas à la mode il court-circuite toutes les modes : anglaises, américaines, humour, animation, les amours courtoises, la chevalerie.... En 3D, pour attraper surtout les ailes bleues d'une chenille devenue papillon. C'est un enchainement ? non un enchantement délesté de repères temporels. Je l'ai dit en rentrant à mon félin, enfant gâté, ce n'est pas de leur faute aux enfants gâtés uniques, s'ils aiment être avant tout le plus heureux possible. Il n'y a que le chat qui sourit qui n'est pas très réussi, dans sa représentation, mais dans son invisibilité, il est comme les génies des Mille et Une nuits. Johnny Deep dans le Chapelier, c'est tous les jeux les acteurs à la fois... Enchanteur et triste. "Comme ces roses d'automne, charmantes et tristes"...
CLAUDE PARENT : L'OEUVRE CONSTRUITE, L'OEUVRE GRAPHIQUE
"Reconnu aujourd’hui par les jeunes générations, Claude Parent fut longtemps oublié, marginalisé dans une utopie qui fascine encore hors de nos frontières, en Amérique comme en Asie. “Utopiste du territoire”, comme le qualifiait récemment Paul Virilio, son complice dans l’aventure de la “Fonction oblique”, Claude Parent est l’un des héros de la modernité.
sur site cité de l'architecture et du patrimoine
L’expérimentation est son champ d’investigation permanent. On lui doit deux des icônes de l’architecture contemporaine : la Maison de l’Iran à la Cité universitaire de Paris 5avec Heydar Ghiaï, Mohsen Foroughi, architectes et André Bloc, plasticien conseil) et l’église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers. Auteur également de « maisons cultes » comme la Maison Drusch à Versailles (le célèbre cube renversé), ou la Maison Bloc à Antibes, Claude Parent a travaillé en série sur deux programmes qui manient la grande échelle : les centres commerciaux et les centrales nucléaires. Pour EDF, il deviendra en quelque sorte le directeur artistique du programme “architecture du nucléaire” et dessinera personnellement deux “Maisons de l’atome” sur les sites de Cattenom et de Chooz.
Parallèlement à l’œuvre construite se développe l’œuvre graphique. L’exposition exploite la mine d’archives, notamment maquettes et dessins, conservées par le FRAC Centre (à l’initiative de Marie Ange Brayer et Frédéric Migayrou – ce dernier étant commissaire de l’exposition, aux côtés de Francis Rambert, directeur de l’Ifa) et l’Institut français d’architecture.
L’exposition s’attache aussi à mettre à jour les influences affichées ou non des idées de Parent dans le travail d’autres architectes, dont Rem Koolhaas, Snohetta ou Zaha Hadid…
Le parcours de Claude Parent est jalonné de rencontres décisives avec des personnalités comme Ionel Schein, André Bloc, Paul Virilio, mais aussi des artistes comme Nicolas Schöffer, Jean Tinguely, Yves Klein. Autant de « périodes » de son œuvre ou de collaborations ponctuelles qui font de cet architecte une figure complexe dont le visiteur de l’exposition découvrira toutes les facettes.
Exposition produite par la Cité de l’architecture et du patrimoine/Institut français d’architecture, avec le concours du FRAC Centre et du Centre Pompidou, grâce au mécénat de la Fondation EDF Diversiterre et au soutien de LVMH / Moët Hennessy . Louis Vuitton, ainsi qu’avec le concours des sociétés Alcan composites (Dibond®), Plexiglas® et ThyssenKrupp Cadillac Plastic, iGuzzini, Lafarge et Tollens
Commissariat : Frédéric Migayrou et Francis Rambert
Scénographie : Jean Nouvel"
En vous cherchant des liens, je viens de découvrir une émission de Guillaume Gallienne de 18h10 à 19h le samedi, intitulée : "ça ne peut pas vous faire de mal", sur les romans épistolaires avec les voix de Michel Bouquet et Marguerite Yourcenar et avec la comédienne Dominique Rémond, comme c'est bon de s'étirer comme un chat-génie invisible excepté sur Internet avec un esprit d'escalier...
Michel Bouquet disait selon Luchini "Quand on va sur scène, on y va pour quelque chose de plus grand..." "on y va pour fédérer un public"
Oui sur Internet aussi ce peut-être, un jeu de l'intérieur vers l'extérieur ou de l'extérieur vers l'intérieur.
La Cie de l'Entreprise avec François Cervantès et surtout pour moi à l'époque Dominique Chevalier
J'ai travaillé pendant un stage-audition de toute une semaine avec eux, j'en ai déjà parlé ici, j'étais contente car j'y ai trouvé mon miel même si en fait je n'ai été retenue que dans les dix derniers et pas pour le seul rôle qu'ils cherchaient, je me suis dit qu'ils cherchaient de préférence un homme... et que comme d'habitude la comédienne qui jouait le plus c'était sa copine...
Ils ont un côté exigeant où ils excellent ils sont de la même famille que Yves Hunstad, les clowns de Fellini, ils ont une force qui les font voir de loin comme une troupe-secte à la Mnouchkine en plus petit, plus saltimbanques, le clown comédien c'est avec eux que je l'ai compris, intégré, ils se produisent au Théâtre de Sartrouville, Centre Dramatique National, temple du théâtre subventionné, c'est à dire que les places ne sont pas chères que tout est fait navettes plan indication pour vous faciliter l'accès heureusement car c'est à Sartrouville : 3 spectacles ce mois de mai un amour un des 3 metteurs en scène pour ce spectacle avec Parice Chéreau et François Rancillac, la table du fond texte et mise en scène de François Cervantes et Le Dernier Quatuor pour un homme sourd de François Cervantes et Francine Ruel mise en scène François Cervantes.
Revenons à l'émission, étaient invités Claude Parent, un vieux Monsieur architecte de l'Oblique. Il a construit plein d'endroits rares et je n'en connais qu'un : le théâtre Sylvia Montfort, si drôle de l'extérieur comme un chapeau de sorcière et si beau de l'intérieur, si confortable aussi pour voir et entendre et y être bien assis.
Claude Parent, l'exposition est finie... à la cité de l'architecture ; demeurent les dossiers de presse les livres les images. Et donc ce Monsieur m'a interpellée, car c'est vrai que tout est basé sur la verticalité et sur l'horizontale. J'ai connu un élève en architecture qui me parlait des charrettes, des maquettes, des cités de la Joie : Le Corbusier... Et puis de Jean Nouvel... Il me faisait croire que l'architecture pouvait changer la vie. J'aimais cela autant que notre bataille de boules de neige à son retour de voyage à New-York. Sur place, il m'envoyait des enregistrements cassettes audio de ses impressions...
L'architecture c'est aussi quelqu'un qui rêve pour moi d'un ascenseur à l'horizontale qui nous emmènerait dans toute les grandes villes du monde. Ou de constructions suspendues...
Claude Parent, un fou de l'oblique, quel titre ! Cet architecte détonnant m'a interpellée quand il disait qu'aujourd'hui un architecte qui s'intéresserait à l'art en plus, en parallèle de son travail ne serait pas évalué, embauché comme un bon professeur. C'est un petit signe, c'est une toute petite lucarne mansardée obstruée de la Tour de Babel?! mais c'est tellement absurde à crier...
Le lendemain j'ai écouté avec délice un certain regard... toujours à la radio, avec Rebecca Manzoni, celui de Jean Rochefort à cause d'un documentaire qui va être distribué !? Cavaliers Seuls,
"Pour la première fois, Jean Rochefort vient de co-réaliser un documentaire avec la cinéaste Delphine Gleize. Ils ont intitulé leur film Cavaliers Seuls.
C’est le quotidien d’un homme qui consacra sa vie aux chevaux… et aux femmes. Cavaliers Seuls sort en salles mercredi prochain et la conversation que vous allez entendre eut lieu au printemps 2007. A la campagne."
il disait (je n'arrête pas de la répéter cette phrase si simple) "l'Art c'est l'espoir", car allez le faire entendre à qui que ce soit aujourd'hui par exemple dans une entreprise. Vous faîtes du Théâtre, ahahaha intéressant ! et l'on vous choisit comme une sorte d'invidu animal de laboratoire que l'on va essayer de redresser contraindre presser à redevenir "normé". Le sport oui mais à condition de se coucher tôt, de se lever tôt, pour travailler plus. Alors donc cela vous étonne le désengagement culturel de l'État.
Je me rappelle une image à la Scorsese, une fois riches par l'argent de la prohibition, évertué au sexe à la drogue, être passé par un délire de maisons bijoux vêtements, que fait-on ? on danse on boit on jouit et après ?
C'est comme les gains à la Loterie, pardon au Loto? une descente aux Enfers pour certains, je m'égare ! et surtout j'ai j'avais l'impression que toutes ces évidences comme la venue d'un enfant qui doit être désirée étaient comme induites ou sous-entendues. Je suis ringarde là non oui... Pourquoi ne plus croire au progrès cela profite à qui ?
Et c'est pour cela que j'ai trouvé plus que plaisant de m'envoler de m'engouffrer à regarder le dernier film de Tim Burton : "énoncer chaque matin six choses impossibles..."
Quelle belle Alice, elle est comme la jeune Nina au début de la Mouette...
Tant de beauté en chevauchée fantastique au travers de références comme si on ne s'en foutait pas mais on était aspiré par ailleurs. Tim Burton n'est pas à la mode il court-circuite toutes les modes : anglaises, américaines, humour, animation, les amours courtoises, la chevalerie.... En 3D, pour attraper surtout les ailes bleues d'une chenille devenue papillon. C'est un enchainement ? non un enchantement délesté de repères temporels. Je l'ai dit en rentrant à mon félin, enfant gâté, ce n'est pas de leur faute aux enfants gâtés uniques, s'ils aiment être avant tout le plus heureux possible. Il n'y a que le chat qui sourit qui n'est pas très réussi, dans sa représentation, mais dans son invisibilité, il est comme les génies des Mille et Une nuits. Johnny Deep dans le Chapelier, c'est tous les jeux les acteurs à la fois... Enchanteur et triste. "Comme ces roses d'automne, charmantes et tristes"...
CLAUDE PARENT : L'OEUVRE CONSTRUITE, L'OEUVRE GRAPHIQUE
"Reconnu aujourd’hui par les jeunes générations, Claude Parent fut longtemps oublié, marginalisé dans une utopie qui fascine encore hors de nos frontières, en Amérique comme en Asie. “Utopiste du territoire”, comme le qualifiait récemment Paul Virilio, son complice dans l’aventure de la “Fonction oblique”, Claude Parent est l’un des héros de la modernité.
sur site cité de l'architecture et du patrimoine
L’expérimentation est son champ d’investigation permanent. On lui doit deux des icônes de l’architecture contemporaine : la Maison de l’Iran à la Cité universitaire de Paris 5avec Heydar Ghiaï, Mohsen Foroughi, architectes et André Bloc, plasticien conseil) et l’église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers. Auteur également de « maisons cultes » comme la Maison Drusch à Versailles (le célèbre cube renversé), ou la Maison Bloc à Antibes, Claude Parent a travaillé en série sur deux programmes qui manient la grande échelle : les centres commerciaux et les centrales nucléaires. Pour EDF, il deviendra en quelque sorte le directeur artistique du programme “architecture du nucléaire” et dessinera personnellement deux “Maisons de l’atome” sur les sites de Cattenom et de Chooz.
Parallèlement à l’œuvre construite se développe l’œuvre graphique. L’exposition exploite la mine d’archives, notamment maquettes et dessins, conservées par le FRAC Centre (à l’initiative de Marie Ange Brayer et Frédéric Migayrou – ce dernier étant commissaire de l’exposition, aux côtés de Francis Rambert, directeur de l’Ifa) et l’Institut français d’architecture.
L’exposition s’attache aussi à mettre à jour les influences affichées ou non des idées de Parent dans le travail d’autres architectes, dont Rem Koolhaas, Snohetta ou Zaha Hadid…
Le parcours de Claude Parent est jalonné de rencontres décisives avec des personnalités comme Ionel Schein, André Bloc, Paul Virilio, mais aussi des artistes comme Nicolas Schöffer, Jean Tinguely, Yves Klein. Autant de « périodes » de son œuvre ou de collaborations ponctuelles qui font de cet architecte une figure complexe dont le visiteur de l’exposition découvrira toutes les facettes.
Exposition produite par la Cité de l’architecture et du patrimoine/Institut français d’architecture, avec le concours du FRAC Centre et du Centre Pompidou, grâce au mécénat de la Fondation EDF Diversiterre et au soutien de LVMH / Moët Hennessy . Louis Vuitton, ainsi qu’avec le concours des sociétés Alcan composites (Dibond®), Plexiglas® et ThyssenKrupp Cadillac Plastic, iGuzzini, Lafarge et Tollens
Commissariat : Frédéric Migayrou et Francis Rambert
Scénographie : Jean Nouvel"
En vous cherchant des liens, je viens de découvrir une émission de Guillaume Gallienne de 18h10 à 19h le samedi, intitulée : "ça ne peut pas vous faire de mal", sur les romans épistolaires avec les voix de Michel Bouquet et Marguerite Yourcenar et avec la comédienne Dominique Rémond, comme c'est bon de s'étirer comme un chat-génie invisible excepté sur Internet avec un esprit d'escalier...
Michel Bouquet disait selon Luchini "Quand on va sur scène, on y va pour quelque chose de plus grand..." "on y va pour fédérer un public"
Oui sur Internet aussi ce peut-être, un jeu de l'intérieur vers l'extérieur ou de l'extérieur vers l'intérieur.
La Cie de l'Entreprise avec François Cervantès et surtout pour moi à l'époque Dominique Chevalier
J'ai travaillé pendant un stage-audition de toute une semaine avec eux, j'en ai déjà parlé ici, j'étais contente car j'y ai trouvé mon miel même si en fait je n'ai été retenue que dans les dix derniers et pas pour le seul rôle qu'ils cherchaient, je me suis dit qu'ils cherchaient de préférence un homme... et que comme d'habitude la comédienne qui jouait le plus c'était sa copine...
Ils ont un côté exigeant où ils excellent ils sont de la même famille que Yves Hunstad, les clowns de Fellini, ils ont une force qui les font voir de loin comme une troupe-secte à la Mnouchkine en plus petit, plus saltimbanques, le clown comédien c'est avec eux que je l'ai compris, intégré, ils se produisent au Théâtre de Sartrouville, Centre Dramatique National, temple du théâtre subventionné, c'est à dire que les places ne sont pas chères que tout est fait navettes plan indication pour vous faciliter l'accès heureusement car c'est à Sartrouville : 3 spectacles ce mois de mai un amour un des 3 metteurs en scène pour ce spectacle avec Parice Chéreau et François Rancillac, la table du fond texte et mise en scène de François Cervantes et Le Dernier Quatuor pour un homme sourd de François Cervantes et Francine Ruel mise en scène François Cervantes.
vendredi 30 avril 2010
Au Lucernaire : Stabat Mater
Mes deux chapeau bas, à Annie Mercier et à la Programmation artistique du Lucernaire.
Hier soir je suis donc allée au Lucernaire voir Stabat Mater à 21h30 malgré la fatigue qui m'a fait fermer les yeux (comme d'hab très peu de temps) j'ai tout ressenti j'ai tout pris dans le caisson.
Comme dit un de mes amis, "une vraie leçon de théâtre".
Dans l'escalier pour la file d'attente, j'ai vu Karine qui descendait d'Attila Reine des belges, faut dire qu'en ce moment les belges ...
Elle était avec une copine, elles étaient ravies, elles vont battre le rappel : "c'est excellent !"
J'ai vu Thibault à la Caisse bien-sûr j'ai encore oublié de lui demander son adresse mail.
Stabat Mater, Antonio Tarantino, le texte peut décontenancer, la mise en scène trop réaliste aussi n'aide pas toujours, on n'est pas au cinéma on est au théâtre, mais le jeu..
l'hyper réalisme ce serait de l'entendre en italien surtitré !
Bon les filles vous êtes assez nombreuses dans le cours, il faut aller voir jouer Annie Mercier, son déplacement chaloupé, sa démesure, ses petits gestes : les cheveux qu'elle rejette en arrière, comment elle boit à la bouteille, comment elle prend le public à témoin, comment elle s'avance sur lui, comment elle change de registre : voix grave, cri, voix émouvante, ruptures, toujours très audible...
Et pourtant dans la salle il n'y avait que 25 personnes.
Qu'est que foutent les gens, ils ont besoin d'espoir... ou de mensonge ?
certes mais au lieu d'attendre une place illusoire puisque c'est complet à la Cartoucherie : Les Naufragés du Fol Espoir, allez-voir ce décapant là.
L'espoir j'en prendrais bien aussi, certes mais pas sur une base de mièvrerie, alors car c'est vite fait, il faut entretenir la lucidité par le CRU d'une Brigitte Fontaine et pour cela relever les bras de chemise, il faut se colter avec la violence :
"L'intelligence c'est pas un cadeau pour les pauvres..." c'est dans cette pièce.
Le théâtre faut laisser infuser, décanter, parfois on sort de là en colère contre ce qu'on imagine être les Autres, alors que c'est contre soi, la vie, la mort, qu'on en a, on a repêché de l'âpreté dans le regard et dans le cœur.
C'est ce matin juste que j'ai reconstitué le puzzle, que je l'ai décollé de mes habitudes comme celle d'écouter en ce moment les textes de Guitry ou de Tchekhof..
Tiens aujourd'hui justement dans le métro j'ai raté ma correspondance en en lisant une de pièce de Guitry, entièrement, La Prise de Berg-op-Zoom.
Ce qui m'a fait de la peine hier là sur le coup, c'est que la comédienne elle s'est donnée seulement à 25 personnes dans la salle qui étaient contentes, qui applaudissaient à tout rompre, surtout le silence des absents.
Mais la comédienne elle n'est pas revenue au troisième rappel... Trop triste.
Il faut y aller ou sinon vous n'apprendrez jamais ce qu'est aussi ce théâtre là.
Et en tous cas Chapeau au choix de cette programmation exigeante et déconcertante.
Hier soir je suis donc allée au Lucernaire voir Stabat Mater à 21h30 malgré la fatigue qui m'a fait fermer les yeux (comme d'hab très peu de temps) j'ai tout ressenti j'ai tout pris dans le caisson.
Comme dit un de mes amis, "une vraie leçon de théâtre".
Dans l'escalier pour la file d'attente, j'ai vu Karine qui descendait d'Attila Reine des belges, faut dire qu'en ce moment les belges ...
Elle était avec une copine, elles étaient ravies, elles vont battre le rappel : "c'est excellent !"
J'ai vu Thibault à la Caisse bien-sûr j'ai encore oublié de lui demander son adresse mail.
Stabat Mater, Antonio Tarantino, le texte peut décontenancer, la mise en scène trop réaliste aussi n'aide pas toujours, on n'est pas au cinéma on est au théâtre, mais le jeu..
l'hyper réalisme ce serait de l'entendre en italien surtitré !
Bon les filles vous êtes assez nombreuses dans le cours, il faut aller voir jouer Annie Mercier, son déplacement chaloupé, sa démesure, ses petits gestes : les cheveux qu'elle rejette en arrière, comment elle boit à la bouteille, comment elle prend le public à témoin, comment elle s'avance sur lui, comment elle change de registre : voix grave, cri, voix émouvante, ruptures, toujours très audible...
Et pourtant dans la salle il n'y avait que 25 personnes.
Qu'est que foutent les gens, ils ont besoin d'espoir... ou de mensonge ?
certes mais au lieu d'attendre une place illusoire puisque c'est complet à la Cartoucherie : Les Naufragés du Fol Espoir, allez-voir ce décapant là.
L'espoir j'en prendrais bien aussi, certes mais pas sur une base de mièvrerie, alors car c'est vite fait, il faut entretenir la lucidité par le CRU d'une Brigitte Fontaine et pour cela relever les bras de chemise, il faut se colter avec la violence :
"L'intelligence c'est pas un cadeau pour les pauvres..." c'est dans cette pièce.
Le théâtre faut laisser infuser, décanter, parfois on sort de là en colère contre ce qu'on imagine être les Autres, alors que c'est contre soi, la vie, la mort, qu'on en a, on a repêché de l'âpreté dans le regard et dans le cœur.
C'est ce matin juste que j'ai reconstitué le puzzle, que je l'ai décollé de mes habitudes comme celle d'écouter en ce moment les textes de Guitry ou de Tchekhof..
Tiens aujourd'hui justement dans le métro j'ai raté ma correspondance en en lisant une de pièce de Guitry, entièrement, La Prise de Berg-op-Zoom.
Ce qui m'a fait de la peine hier là sur le coup, c'est que la comédienne elle s'est donnée seulement à 25 personnes dans la salle qui étaient contentes, qui applaudissaient à tout rompre, surtout le silence des absents.
Mais la comédienne elle n'est pas revenue au troisième rappel... Trop triste.
Il faut y aller ou sinon vous n'apprendrez jamais ce qu'est aussi ce théâtre là.
Et en tous cas Chapeau au choix de cette programmation exigeante et déconcertante.
jeudi 29 avril 2010
Ma ballade à vélo
Ma ballade à vélo : Rue de l'abbé Groult à Place du Colonel Fabien
Mes 3 points d'ancrage du matin d'hier lors de ma ballade à vélo...
Je voulais écrire quelque chose en direct de ma ballade à vélo, une urgence empêchée cela fait 2 jours que ça couve, grommelle, reste inarticulé en moi…
Et après je vous lâche avec cela...
Le vélo ça allège les chagrins, ça soulève les idées reçues.
-C’est mieux que le théâtre
-Ce matin, j’ai repris le métro ;
Les avancées plus que les retours permettent des pointillés
-Tu parles de quoi …
-De mise en page…
Pour aller au boulot, j’ai repris le métro aujourd’hui.. et je suis bien seule
Donc hier matin en sortant ma gazelle du garage à vélo, j'ai rencontré le chien bouledogue "bringé" (c’est ce mot là qui signifie zébré chez les chiens ?! -en général c’est plus courant pour les boxers, quand ils ont une robe, un pelage fauve avec des rayures noires)
Le chien, il avait l’air de se demander : « Tiens elle est à vélo, difficile de lui faire la fête avec cet animal mécanique à ses côtés -il a des jambes ou des ailes ? … »
Et puis une fois partie, j’ai rencontré une petite fille d’environ 3 ans noire avec plein de petites tresses elle avait un imper rose et marchait lentement à cause d’un ours en peluche qu’elle trainait déguisé en esquimau, tout aussi grand qu’elle. Elle s’est retournée sur moi et m’a fait un grand signe de la main. « Bonjour ! » lui ai-je crié, alors que je voulais lui dire merci.
Un moment, j’ai ressenti une odeur de bonheur, était-ce du seringa ou des lilas –à cet endroit ?
Comme trajet j’ai pris le mieux, c’est longer la Seine par la piste cyclable ombragée, serait-ce des platanes ?
Mais non, ce sont des marronniers en fleurs, c’est cela l’odeur du bonheur.
Retenir l’instant sur le moment-même, une grande liberté. Cet instant est parfait et je peux le retrouver quand je veux. Ou du moins à tous les printemps.
Retenir l’instant, c’est une campagne publicitaire pour la poésie dans le métro qui m’a fixé sur cette pensée là. Dans le métro, le contraste est tellement saisissant qu’on ne peut la louper. L’illustration, c’est un pot de fleurs avec une plante, une première tige , une première feuille.
-C’est pour cela que si le Paradis avait existé, ce serait l’Eden, un jardin.
Où c’est que j’ai appris cela, en cours pour de la Publicité, justement.
J’ai revu presqu’à hauteur de la gare de l’Est sur le boulevard de Strasbourg, un autre poupon, un petit garçon avec du bleu dans ses vêtements, avec une grosse peluche, genre lion, difficile à traîner, même dans une remorque à tricycle. Et j’ai pensé les parents sont déraisonnables puis… les petits enfants sont ambitieux, cette génération nous sauvera, nous qui nous ? ma petite nièce de 7 ans, les grandes aussi qui d’ici là vivront longtemps loin de la retraite ! en attendant comme disent les syndicats et le Patronat, les pires années sont devant nous…
Le vélo arrimé avec ses 2 cadenas, semble vous attendre comme dans un western, c’est un peu long d’attacher ses 2 ailes et la selle, mais c’est tellement décevant quand on sort et que la place est vide.
Il paraît que sur Paris avec les Vélibs, il y a beaucoup moins de vols de vélos.
-Comme quoi ?
-Comme quoi, quoi ?
-Je n’ai pas l’énergie là, de me lancer dans un débat, mais avec un raccourcis certes, j’ai envie de dire s’il y avait du boulot ou un revenu décent pour tout le monde, il y aurait moins de délinquants…
Quand j’ai rangé mon vélo, il y a juste une dame dans mes âges, qui m’a demandé une pièce pour manger, j’ai répondu non.
-parce que j’avais peur de la revoir tous les jours, parce que c’est pas vrai que c’est pour manger, parce que je donne déjà aux Restaus du cœur…
-parce que… ce n’est pas un argument.
Ah ! j’ai oublié de vous dire quand je passe assez tôt derrière l’École Militaire, je vois les chevaux
qui se dégourdissent les pattes avec leurs maîtres… c’est comme moi avec mon vélo.
Et puis surtout, que ma petite nièce, Nanou, vole depuis quelques jours en vacances sur l’Ile de Ré sur son vélo sans petites roues…
Voilà, j’ai exprimé sur ce sujet tout mon « content ».
Et si vous en avez marre de prendre l’avion prenez le vélo, c’est le sous titre d’un livre….
Merci aux lecteurs.
Sujet : Politique et Quotidien.
Mes 3 points d'ancrage du matin d'hier lors de ma ballade à vélo...
Je voulais écrire quelque chose en direct de ma ballade à vélo, une urgence empêchée cela fait 2 jours que ça couve, grommelle, reste inarticulé en moi…
Et après je vous lâche avec cela...
Le vélo ça allège les chagrins, ça soulève les idées reçues.
-C’est mieux que le théâtre
-Ce matin, j’ai repris le métro ;
Les avancées plus que les retours permettent des pointillés
-Tu parles de quoi …
-De mise en page…
Pour aller au boulot, j’ai repris le métro aujourd’hui.. et je suis bien seule
Donc hier matin en sortant ma gazelle du garage à vélo, j'ai rencontré le chien bouledogue "bringé" (c’est ce mot là qui signifie zébré chez les chiens ?! -en général c’est plus courant pour les boxers, quand ils ont une robe, un pelage fauve avec des rayures noires)
Le chien, il avait l’air de se demander : « Tiens elle est à vélo, difficile de lui faire la fête avec cet animal mécanique à ses côtés -il a des jambes ou des ailes ? … »
Et puis une fois partie, j’ai rencontré une petite fille d’environ 3 ans noire avec plein de petites tresses elle avait un imper rose et marchait lentement à cause d’un ours en peluche qu’elle trainait déguisé en esquimau, tout aussi grand qu’elle. Elle s’est retournée sur moi et m’a fait un grand signe de la main. « Bonjour ! » lui ai-je crié, alors que je voulais lui dire merci.
Un moment, j’ai ressenti une odeur de bonheur, était-ce du seringa ou des lilas –à cet endroit ?
Comme trajet j’ai pris le mieux, c’est longer la Seine par la piste cyclable ombragée, serait-ce des platanes ?
Mais non, ce sont des marronniers en fleurs, c’est cela l’odeur du bonheur.
Retenir l’instant sur le moment-même, une grande liberté. Cet instant est parfait et je peux le retrouver quand je veux. Ou du moins à tous les printemps.
Retenir l’instant, c’est une campagne publicitaire pour la poésie dans le métro qui m’a fixé sur cette pensée là. Dans le métro, le contraste est tellement saisissant qu’on ne peut la louper. L’illustration, c’est un pot de fleurs avec une plante, une première tige , une première feuille.
-C’est pour cela que si le Paradis avait existé, ce serait l’Eden, un jardin.
Où c’est que j’ai appris cela, en cours pour de la Publicité, justement.
J’ai revu presqu’à hauteur de la gare de l’Est sur le boulevard de Strasbourg, un autre poupon, un petit garçon avec du bleu dans ses vêtements, avec une grosse peluche, genre lion, difficile à traîner, même dans une remorque à tricycle. Et j’ai pensé les parents sont déraisonnables puis… les petits enfants sont ambitieux, cette génération nous sauvera, nous qui nous ? ma petite nièce de 7 ans, les grandes aussi qui d’ici là vivront longtemps loin de la retraite ! en attendant comme disent les syndicats et le Patronat, les pires années sont devant nous…
Le vélo arrimé avec ses 2 cadenas, semble vous attendre comme dans un western, c’est un peu long d’attacher ses 2 ailes et la selle, mais c’est tellement décevant quand on sort et que la place est vide.
Il paraît que sur Paris avec les Vélibs, il y a beaucoup moins de vols de vélos.
-Comme quoi ?
-Comme quoi, quoi ?
-Je n’ai pas l’énergie là, de me lancer dans un débat, mais avec un raccourcis certes, j’ai envie de dire s’il y avait du boulot ou un revenu décent pour tout le monde, il y aurait moins de délinquants…
Quand j’ai rangé mon vélo, il y a juste une dame dans mes âges, qui m’a demandé une pièce pour manger, j’ai répondu non.
-parce que j’avais peur de la revoir tous les jours, parce que c’est pas vrai que c’est pour manger, parce que je donne déjà aux Restaus du cœur…
-parce que… ce n’est pas un argument.
Ah ! j’ai oublié de vous dire quand je passe assez tôt derrière l’École Militaire, je vois les chevaux
qui se dégourdissent les pattes avec leurs maîtres… c’est comme moi avec mon vélo.
Et puis surtout, que ma petite nièce, Nanou, vole depuis quelques jours en vacances sur l’Ile de Ré sur son vélo sans petites roues…
Voilà, j’ai exprimé sur ce sujet tout mon « content ».
Et si vous en avez marre de prendre l’avion prenez le vélo, c’est le sous titre d’un livre….
Merci aux lecteurs.
Sujet : Politique et Quotidien.
mardi 27 avril 2010
Mes théâtres et à vélo : photos

Mes théâtres et à vélo
Je ne vais plus vous écrire autant mais je penserai à vous. Et tout aussi intensément car je vais reperdre ! (effet de rupture au théâtre) pardon, reprendre mes promenades à vélo. Moins de métro, signifie beaucoup moins de temps mort, quand on peut disposer bien-sûr, d'une place assise pour s'asseoir et prendre des notes.
Conséquences, je devrais me lever bien plus tôt, 1 heure de trajet, le vélo ouvre la tête au vent à Paris et à d'autres pensées, c'est le seul moyen de voir les mauves les violets, de sentir en passant le parfum des glycines et des lilas en fleurs. Ils déteignent même sur les nuages.
S'y rendre par le chemin le plus agréable avant de finir sa carrière, au boulot, les pires années sont devant nous, disent de concert les syndicats comme la direction des entreprises, alors ménageons notre corps et notre esprit en équilibre...
Le sourire aux lèvres et la tête haute.
Quotidien et Vie en Entreprise
Je ne vais plus vous écrire autant mais je penserai à vous. Et tout aussi intensément car je vais reperdre ! (effet de rupture au théâtre) pardon, reprendre mes promenades à vélo. Moins de métro, signifie beaucoup moins de temps mort, quand on peut disposer bien-sûr, d'une place assise pour s'asseoir et prendre des notes.
Conséquences, je devrais me lever bien plus tôt, 1 heure de trajet, le vélo ouvre la tête au vent à Paris et à d'autres pensées, c'est le seul moyen de voir les mauves les violets, de sentir en passant le parfum des glycines et des lilas en fleurs. Ils déteignent même sur les nuages.
S'y rendre par le chemin le plus agréable avant de finir sa carrière, au boulot, les pires années sont devant nous, disent de concert les syndicats comme la direction des entreprises, alors ménageons notre corps et notre esprit en équilibre...
Le sourire aux lèvres et la tête haute.
Quotidien et Vie en Entreprise
lundi 26 avril 2010
L'espoir féminin du théâtre aux Molières 2010, Plus belle la vie,
C'est parti trop vite de mon Iphone, je sais, je suis un peu adic moi aussi avec ce bel objet qui
me rive à la fois proche et loin des Autres... me rapproche de la vie loin du bureau "Envoyé de mon Iphone" quelle fatuité que cette publicité gratuite et pré-inscrite sur tous les mails qu'on envoie...
Je disais donc que Line Renaud était touchante quand elle parlait de
la petite porte par laquelle elle était venue au théâtre, elle vient
du Music Hall...
Le Théâtre est quelquefois "imbu" comme un peu son grand-cousin
l'Opéra et au Lucernaire comme au Festival d'Avignon Off, on pratique ouverture lien créativité
mélange et simplicité, ce qui n'ôte pas à l'exigence. Et donc son Directeur Philippe Person
revendique pour les spectacles du Lucernaire, théâtre indépendant, la possibilité d' être nommés nominés aux Molières.
La jeune femme, espoir féminin aux Molières 2010 venait d'Avignon.
L'espoir féminin du théâtre, c'est Alice Belaïdi, elle a parlé du Théâtre du Chêne Noir à Avignon,
le Théâtre public et privé ne s'y épousent-ils pas ? Allez voir sur le site la galerie de leurs portraits d'artistes
Je vous ai trouvé ce matin une photo de la charmante jeune
comédienne, son sourire éclatant, ses parents dans la salle, vive le théâtre...
C'est devenu assez constant sur France 2 hier Antenne 2 les fondus enchainés sur les personnages attachants, qu'ils soient comme ici un peu entre avenir et passé fiction et réalité privé et public.
"Plus belle la vie" n'est-il pas entre la photo (voir ce si beau film "Smoke" où le personnage interprété par Harvey Keitel prend une photo du quartier tous les matins à la même heure du même endroit). "Plus belle la vie" est entre l'album photo la série et l'ancien feuilleton.
Comment s'appelait l'émission de Jacques Martin où il faisait chanter les enfants, "L'École des fans"y étaient invités les parents ? le présentateur disait : "Tes parents sont dans la salle ?" hier dimanche soir Michel Drucker a dit cela aussi à la jeune femme pour toucher un large public...
Michel Galabru a raconté ses anecdotes comme Line Renaud et ils étaient plutôt convaincants.
L'anecdote sur Louis Jouvet : "Vous êtes au conservatoire, Mademoiselle et pas pour longtemps ?"
Il l'a rectifiée en précisant que la jeune femme passait une scène de Psyche et qui commence donc par "Où suis-je ?". Tout le monde a ri qui connaît Psyche, c'est pourtant de MOLIÈRE ?
Les jeunes femmes autorisent le ridicule, l'émotion et tant de mensonges à une époque d'hypocrisie. La meilleure démagogie, l'utilisation du cliché, c'est le théâtre aussi ? comme dit Galabru, on a supprimé "au Théâtre ce soir" à la télévision alors que c'était une entrée en matière avant que d'aborder d'autres textes plus ardus.
Cet article est fagoté, et donc je vous le livre encore dans la confusion et pourtant je m'y suis attelée plusieurs fois...
J'ai joué 2 fois au festival d'Avignon Off, 3 fois même... ce sont parmi mes plus beaux souvenirs de rencontre avec le public et j'y ai appris à tracter, distribuer les tracts, cela aide pour le syndicalisme...
me rive à la fois proche et loin des Autres... me rapproche de la vie loin du bureau "Envoyé de mon Iphone" quelle fatuité que cette publicité gratuite et pré-inscrite sur tous les mails qu'on envoie...
Je disais donc que Line Renaud était touchante quand elle parlait de
la petite porte par laquelle elle était venue au théâtre, elle vient
du Music Hall...
Le Théâtre est quelquefois "imbu" comme un peu son grand-cousin
l'Opéra et au Lucernaire comme au Festival d'Avignon Off, on pratique ouverture lien créativité
mélange et simplicité, ce qui n'ôte pas à l'exigence. Et donc son Directeur Philippe Person
revendique pour les spectacles du Lucernaire, théâtre indépendant, la possibilité d' être nommés nominés aux Molières.
La jeune femme, espoir féminin aux Molières 2010 venait d'Avignon.
L'espoir féminin du théâtre, c'est Alice Belaïdi, elle a parlé du Théâtre du Chêne Noir à Avignon,
le Théâtre public et privé ne s'y épousent-ils pas ? Allez voir sur le site la galerie de leurs portraits d'artistes
Je vous ai trouvé ce matin une photo de la charmante jeune
comédienne, son sourire éclatant, ses parents dans la salle, vive le théâtre...
C'est devenu assez constant sur France 2 hier Antenne 2 les fondus enchainés sur les personnages attachants, qu'ils soient comme ici un peu entre avenir et passé fiction et réalité privé et public.
"Plus belle la vie" n'est-il pas entre la photo (voir ce si beau film "Smoke" où le personnage interprété par Harvey Keitel prend une photo du quartier tous les matins à la même heure du même endroit). "Plus belle la vie" est entre l'album photo la série et l'ancien feuilleton.
Comment s'appelait l'émission de Jacques Martin où il faisait chanter les enfants, "L'École des fans"y étaient invités les parents ? le présentateur disait : "Tes parents sont dans la salle ?" hier dimanche soir Michel Drucker a dit cela aussi à la jeune femme pour toucher un large public...
Michel Galabru a raconté ses anecdotes comme Line Renaud et ils étaient plutôt convaincants.
L'anecdote sur Louis Jouvet : "Vous êtes au conservatoire, Mademoiselle et pas pour longtemps ?"
Il l'a rectifiée en précisant que la jeune femme passait une scène de Psyche et qui commence donc par "Où suis-je ?". Tout le monde a ri qui connaît Psyche, c'est pourtant de MOLIÈRE ?
Les jeunes femmes autorisent le ridicule, l'émotion et tant de mensonges à une époque d'hypocrisie. La meilleure démagogie, l'utilisation du cliché, c'est le théâtre aussi ? comme dit Galabru, on a supprimé "au Théâtre ce soir" à la télévision alors que c'était une entrée en matière avant que d'aborder d'autres textes plus ardus.
Cet article est fagoté, et donc je vous le livre encore dans la confusion et pourtant je m'y suis attelée plusieurs fois...
J'ai joué 2 fois au festival d'Avignon Off, 3 fois même... ce sont parmi mes plus beaux souvenirs de rencontre avec le public et j'y ai appris à tracter, distribuer les tracts, cela aide pour le syndicalisme...
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