lundi 17 octobre 2016

Expo rue du retrait Pascal Briba


L'expo rue du retrait... (dans le cadre des portes ouvertes rue du retrait chaque
année). Une oasis ce dimanche. Oh oui comme c'était bien cette expo de fin d'après-midi d'un dimanche d'automne, rue du retrait et avant dans la rue qui monte de Mesnilmontand, qui monte tant, sous le soleil, comme si le pays tout entier avançait au travers de tous les arts de vivre. 
Bien loin de ces milliers de réactionnaires qui défendent la famille d'avant hier,  et tapent sur des femmes libres : les Femen. 
Et là, dans un lieu magique,  cette expo, atelier  paradis grande pièce pour tous, dont plantes vertes et un très doux petit chien noir, il faut être amoureux pour monter si haut, pour l'art de peindre ce qu'on a au dedans et par la route des rencontres qui passe forcément auprès du bleu de la mer de Bretagne. Je fus accueillie et réconfortée et en plus j'en ai pris plein les mirettes. Et on a bu des coups à cet endroit de Paris qui a contenu dans le passé des vignes et des guinguettes et d'autres choses aussi....
Du plein soleil à la nuit... un dimanche de "manifestation pour tous"...

les perles de la librairie : envoyer des livres à l'autre bout du Monde

Nikita Gilles : Aujourd'hui, j'ai vendu un livre en fonction de son poids en grammes. La dame voulait envoyer un cadeau à l'autre bout du monde et ne voulait pas que son colis dépasse un certain poids histoire de ne pas payer les yeux de la tête à la poste... et donc elle a fait son shopping avec sa petite balance en pesant une bonne vingtaine de BD's. Si si. O_o

-D'où l'intérêt de lui expliquer que l'envoi des biens culturels est 70% moins cher à la poste...

vendredi 14 octobre 2016

Robert Hirsch : Avant de s'envoler, au Théâtre de L'Oeuvre

http://m.canalplus.fr/?vid=1418164#

Je ne suis pas aussi enthousiaste que le rédacteur de cet article parce que le théâtre est fragile, et qu'il y a des différences  entre deux représentations et surtout aux premières, entre chaque regard de spectateur, entre le moment différent pour chacun où l'on se retrouve claquemuré dans sa propre vie. Cette pièce me concerne qui sait un peu trop directement, j'avais ramené avec moi un peu de froid du dehors, mais j'en ai retiré certaines phrases dont le poème sur l'oiseau qui chante avant de s'envoler et qui nous rassure dans nos cauchemars. 
Et puis le premier cri d'une actrice, trop perçant, la mise en scène trop réaliste, le décor comme la boîte noire retrouvée de maisons de mes grand-mères, depuis longtemps disparues, m'ont donné envie de fermer les yeux, de ne pas être là. Mais j'ai aimé plein de choses dans cette pièce l'oscillation entre non dits et poésie, entre comment finir sa vie, comment interpréter les absents quand on retrouve leurs écrits, les gestes, les non gestes. Je n'ai pas dormi tout m'est parvenu comme si on se rappelait plusieurs rêves à la fois et au matin après cette nuit j'ai été d'accord que le présent est comme le nom l'indique un cadeau à ouvrir. Dans la pièce il y a eu l' écho d'une autre phrase comme quoi la vie peut être interminable... à des moments et comme dans le film d'Haneke l'amour finit très mal et que faire...
Et puis,  je me suis dit que j'avais bien de la chance de voir jouer Monsieur Hirsch et Madame Sadoyan. et le théâtre de l'Oeuvre à fait peau neuve, l'accès aux toilettes est encombré pour ce spectacle un peu prévu pour le public senior (très nombreux au théâtre) et pas seulement le dimanche AM en matinée. Le bar l'Ubu est extra et surtout qu'il est ouvert avant et après le spectacle. Et pour revenir aux comédiens de cette pièce je me suis dit aussi que c'était le prologue d'un vivre ensemble autrement que de voir dans l'une distribution autant d'acteurs différents et de tous les âges.
Et puis qui sait comme l'écrit Tchekhov dans la Cerisaie : pour Trofimov l'éternel étudiant : "Et qu'est-ce que ça veut dire -on meurt ? Peut-être l'homme a-t-il une centaine de sens, et n'y en a-t-il que cinq qui périssent quand il meurt, les cinq que nous connaissons -et les quatre vingt quinze autres restent vivants.". 
Ce théâtre de l'Oeuvre depuis que j'y viens que j'y ai joué une fois a changé 3, ou 4 fois de direction et à chaque fois des petites choses voire de grandes choses ont été recomposées réadaptées rouvertes refermées et je me suis dit que cela me touchait un peu trop pour que ce soit un théâtre ordinaire. J'y ai ma meilleure amie qui a plusieurs casquettes de techniciens et elle aussi a vu et encore de plus près, tous ces changements, pour elle c'est encore pire, c'est comme si ce théâtre était entre sa peau et sa maison. Et nos peaux au moindre coup bleuissent.
C'est une ébauche d'article, un article qui restera inachevé car je sens pertinemment deux choses que la pièce à besoin de se roder, et qu'en moi elle fera son chemin. Pour ces deux raisons ne la manquez pas car je peux vous dire que le public pour la plus grande part a  manifesté longtemps par ses bravos et ses applaudissements son contentement. 
Si je peux j'y retournerais. 

mercredi 12 octobre 2016

Une veritable chanteuse de tango Jacinta et de Kurt Weil aussi





Ma chère Nathalie,
J'espère que mon courriel te trouvera en pleine forme!
Voici l'annonce d'un concert pour la sortie d'un CD
Si cela te dit, la chanteuse argentine a une voix magnifique et son accompagnateur est un virtuose de l'accordéon jazz.
Je t'embrasse, ainsi que Pascal.
P.

P.S. On peut trouver des places sur Billetreduc 

Cela me dit, mon cher P. mais j'ai trop de choses à faire comme les retraités.... qui parlent tout seul, le reste du temps....



Kohlhaas à la Loge 77 rue de Charonne...

http://lajaseuse.fr/2016/10/07/kohlhaas/
une critique :"Viktoria Kozlova (...) a cette passion qu’ont les conteurs d’histoires de faire surgir des images dans les yeux des auditeurs.
Là où on est, il n’y a rien, il n’y a qu’elle, et pourtant nous partons loin, dans un passé qui semble soudain très présent."
http://www.estrarre.fr/theatre/?p=1410 
mes Messages sur FB dans l'ordre du temps,sur FB il faut répéter, mais rester sincère pour ne pas trop vieillir du cœur

Il faut y aller absolument il reste des places jeudi et ce théâtre la loge est une arche pour un théâtre d'origine, qui redonne la base et l'essentiel du théâtre, se sentir redoré du blason et bouleversée du cœur. Je vous assure qu'on en a besoin. Longtemps encore après on y revoit ré-entend ressent tout, cours-y vite mon ami, l'actrice est prodigieuse et nous offre, excusez le peu, un autre monde... La mise en scène, les lumières : une épure, comme si c'était à peine quelque chose d'autre, le théâtre, que de raconter quelque chose à quelqu'un, de la bouche, du corps, de l'oreille et de notre cœur par ses yeux, la spectatrice, le spectateur restent bouche ouverte et tout le monde après applaudit longtemps pour rester encore là au temps présent, rester dans le lieu où ça s'est passé, la bouche ouverte. Après ce spectacle itinérant se rejouera dans une bibliothèque, j'y retournerai avec mon Chéri qui ne l'a pas vu et à qui ça plaira tant.... Je crois bien. je vous tiendrai au courant.
photo d'une représentation au centre social Kirikou (juin 2016), photo de Romain Kosellek.
 

Courrez-y il reste des places jeudi, vendredi c'est complet.... L'actrice est prodigieuse ! Le texte, la mise en scène, les lumières, sans en avoir l'air, changent tout et si vous étiez comme un peu fatigué vous allez ressortir de là regonflé à bloc, contre toutes les injustices qui dessèchent tant, cousent les bouches et les paupières.
Tout d'abord ce petit théâtre : La Loge dans cette cour aux appartements en mezzanine extérieures avec des balcons ferrés aux plantes vertes, semble une oasis, un lieu en suspends, un radeau de culture. Pas seulement car si vous regardez la programmation, c'est aussi un lieu de débats, de discussions, même si on essaie de pas faire de bruit dans la cour après le spectacle, on est tout simplement heureux d'être là.


vendredi 7 octobre 2016

Paul Vecchiali : Corps à coeur et les autres films dans une rétrospective au Lucernaire

Échange au début repris de FB
-Suis allée revoir Corps à cœur de Paul Vecchiali, Mon dieu comme c'est beau l'amour et le cinéma, j'avais presqu'oublié  combien ce film m'avait fait pleurer de joie. Merci mille et une fois de m'avoir fait retrouver mon rêve.
-Avec Nicolas Silberg en pin-up boy
-En Brando, en combinaison bleue de garagiste et casquette passionnément éperdument amoureux d'une pharmacienne Hélène Surgère  évanescente bougeant sensuelle à chaque plan et avec la grâce d'une Delphine Seyrig pour un amour qui hélas finit... Sur la musique de Fauré, le requiem pour lui la Pavane pour elle.
-A revoir absolument dans sa version remastérisée  et quelle classe naturelle de ce Monsieur Paul Vecchiali à plus de 80 ans, rencontré à la fin de la projection au cinéma du Lucernaire
Il dit aussi qu'il déteste l'expression public et que ces films s'adressent à chaque spectateur, qu'il essaie de les faire rentrer chacun, dans son rêve, parce que ses films, sont ses rêves. Il dit que la scène initiale de ce rêve est celle du refus de l'homme par la femme, de sa maîtrise d'elle même, de son amour, de sa sensualité, de sa sexualité. Cette scène et celle des mots d'amour sont mes préférées... Mais je vous laisse découvrir ce film et l'attendre ne lisez aucune critique et même pas mon romantique retour. Un des spectateurs dans mes âges a dit : "j'ai bien fait d'attendre, c'est encore plus fort." C'est un film de 1978. Paul Vecchiali a parlé aussi de son amour de Godard, de ses plans inutiles au film, tellement beaux qu'ils le font pleurer à chaque fois. De son cinéma pur à Jean-Luc Godard.
Et ce monsieur a l'humilité de dire  : "si on n'entre pas dans mon film je comprends qu'on puisse le considérer comme ennuyeux."
Je voulais encore vous dire qu'après tout ce temps...presque 40 ans  on ne se reflète pas de la même façon dans ce film : les scènes du marché, les scènes où il s'installe SDF près de la pharmacie les voitures, les mécaniciens autos... Tout devient anachronisme ou anticipation et l'on se souvient combien l'indépendance l'autonomie des femmes étaient encore conflictuelles, combien il y avait peu de personnes vivant à l'abandon dans les rues et encore moins dans leurs voitures. ce qui ne bouge pas et ressort comme le nez au milieu de la figure c'est Le mystère de la passion. Les personnages secondaires sont dignes d'un film de Truffaut  et leurs histoires d'amour à chacun la sienne, une phrase résonne quand le Désir est si fort... La suite... dans le film.





Et donc au Lucernaire deux autres films sont projetés : Femmes, femmes, et L'Étrangleur dans cette rétrospective et bien-sûr j'irais aussi voir le dernier : Le Cancre qui vient juste de sortir avec Hélène Surgère, non pardon, elle est partie morte de maladie comme Delphine Seyrig, elles toutes deux vivent vivront à travers leur vie de cinéma remastérisée, avec donc entre autres Catherine Deneuve, Françoise Lebrun, Annie Cordy.... 

Je viens de me rappeler pourquoi  j'avais arrêté d'aller voir ses films parce que j'étais un peu obtuse fixe dans mes choix de comédiennes et contrairement à lui je détestais Danielle Darieux à l'époque. 
-pourquoi ? parce que la référence absolue de mes aînées et que pour moi elle ne jouait pas, mais se montrait, paradait à l'économie... BIen plus tard j'ai compris la diversité des actrices et donc il y a Delphine Seyrig Hélène Surgère et Danielle Darieux et Simone Signoret et Annie Girardot et Pauline Carton.  Pour  se rapprocher des moins de vingt ans : Chantal Ladesou, Isabelle Huppert, Isabelle Carré, Corinne Masiero, Anne Alvaro, Emmanuelle Bercot, Léa Seydoux... Mais j'ai encore mes préférées et mes détestées mais c'est de moi à moi. Et pour les hommes ? VIncent Cassel tu le détestes vraiment ? Même pas, même plus, car je l'ai même trouvé touchant filmé  par Maïwenn dans Mon roi, -ce n'est pas le même genre de film d'amour que Corps à coeur-.  Je préfère quand même encore et toujours Michel Fau Pascal Demolon et Jean-Pierre Bacri à Vincent Cassel.

jeudi 6 octobre 2016

Master Class Michel Fau au Foyer nouvelle école de théâtre

http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/theatre/la-master-class-de-l-irresistible-michel-fau-on-y-etait-230337&t=La+master+class+de+l%27irr%C3%A9sistible+Michel+Fau+%3A+on+y+%C3%A9tait+%21
je suis tombée par hasard sur ce récit si bien relaté de la master Class de Michel Fau la "saison" passée, c'était gratuit et très vite complet je préférais laisser ma places à ceux qui ne le connaissent pas à des jeunes en tous les cas bravo aux élèves et à leurs profs pour le choix des scènes ....

"Un conseil ?

Et s'il devait donner un conseil à ces apprentis comédiens, lui demande son interlocuteur ? "Faire avec sa névrose, avec qui on est. Il faut avoir un peu souffert aussi, et renaitre de sa souffrance. Et puis là-dessus, il faut travailler".

lundi 3 octobre 2016

Mort d'Éric Coutellier le 23 septembre 2016 à 44 ans et sa première Toussaint

"Je voulais écrire un petit mot pour Eric Coutellier qui est mort très jeune avec femme et enfants et syndicat et chevaux. On ne saura jamais quelles furent ses dernières pensées. Quand on meurt si jeune d'une crise cardiaque, il y a tant d'inachevé...
La fréquentation des êtres par exemple dans une réunion syndicale régulière, dans une manifestation ne permet pas de connaitre les gens et l'on reste encore plus qu'entre collègues dans une posture indéchiffrable : pas trop individualiste, mais volontariste avec un peu d'exemplarité, on essaie.
Nous restions loin et à ses côtés dans les manifs plus que dans les coups durs personnels. Je suis à la retraite depuis deux ans, alors le syndicat, je ne le connais plus que de loin. Mais mon  compagnon Pascal lui y est agissant, représentant élu, de ce syndicat.
Sa réaction :
C'est une terrible nouvelle
Je suis encore sous le choc
Nous perdons là un camarade très cher
Je pense à sa famille
Je serais bien sûr aux obsèques
Pascal


Je ne savais qu'à peine qu'il avait deux enfants...
Et nous nous sommes retrouvés tous ensemble à l'église de Rambouillet à 15h, le 30 octobre, avec des tas de questions : comment savoir s'il était croyant? Son frère jumeau, sa seconde femme effondrée pleurait désespérément, ses parents, sa fille aînée, des fleurs surtout blanches avec la photo de ses deux chevaux 
J'ai échangé quelques mots avec son frère après qu'il ait lu quelques mots très touchants à l'église, il ajouta que depuis l'adolescence la vie les avait éloignés. J'ai essayé de sentir d'écouter et à un moment j'ai pris dans mes bras sa femme qui venait de s'arrêter à la sortie de l'église, après le passage du corps. Ce corps de la mort : le cercueil, de quelqu'un qui nous laisse tous seuls si seuls... De lui à nous et vis à vis de chacun.
Il y avait beaucoup de monde, des amis, des voisins, des camarades de lutte. Il était très engagé dans son combat, sous diverses formes, contre l'injustice sociale au travail ici en France,  mais aussi en Afrique.
Le curé a dit que c'était aussi un artiste et qu'il jouait du piano.
La musique qui a été choisie par ses proches sur fond de pluie, au cimetière, c'était les chansons de Renaud sur l'enfance, comme Mistral gagnant.
Il y a eu beaucoup de larmes versées, comme la pluie, elles sont venues tout d'un coup. Après que nous nous soyons rendus au cimetière, nous avions comme besoin de rester entre camarades et nous étions 7 dans une voiture break/fourgonnette, nous deux avec Pascal, à l'arrière à la place des enfants disait la chauffeuse et propriétaire du véhicule partagé. Nous étions plus gais sur le retour comme serrés dans la reconstruction. Je me dis que dans les syndicats il faudrait pouvoir dire et pouvoir aider plus encore pour la solidarité quand quelqu'un confie qu'il a des ennuis au travail ou avec son ex-femme, ses enfants, pour les choses les plus importantes de la vie et pour lesquelles il ne peut pas être aidé, ou plus, ou encore... par ses proches. Le syndicat c'est pour s'aider autrement : être là et le manifester.  Ce qui lui aurait fait plaisir, c'est plus de présence de disponibilité et de solidarité alors essayons... au Syndicat en sa mémoire, d'avoir de la compassion, plus encore sans bien-sûr s'immiscer dans la vie des gens.






No plan: une des dernières chansons de David Bowie 

Un mois après la mort d'Eric, ce jour de la toussaint, où chacun pense à ses morts, fleurit ses morts,
 je viens d'apprendre par sa sœur qu'Eric s'est suicidé, c'est une si triste réalité que je me dois de rétablir les faits, car c'est si douloureux pour sa famille à porter et parce qu'aussi désespèré que soit son geste, c'est sa vérité, sa vie.  Je pense à eux, à nous qui restons, à cette phrase de Tchekhov qui a donné lieu à un roman et ensuite à un film : "il faut enterrer ses morts et réparer les vivants". Le roman, le film : c'est réparer les vivants qui sort sur les écrans ce mercredi. Il y a eu aussi une pièce de théâtre, la fiction  si elle n'efface pas la douleur console un peu, "rend la douleur féconde"(Maria Casares) et permet de dire à nos jeunes, de faire passer aux enfants que l'homme aime, a aimé malgré tout... Avec toute la tendresse possible.
Mes morts c'est mon père incinéré, il y a 2 ans, cet ami mort du sida, il y a 20 ans, toutes les victimes pour lesquelles Eric s'est battu ici et ailleurs, ces migrants noyés, échoués entre la guerre, la famine, la misère et notre liberté, notre terre d'accueil : la France... Et ce sont aussi les enfants que je n'ai pas pu, que je n'ai pas désiré avoir...dont j'ai du avorter. Je vous embrasse à tous, les ceux qui ont du chagrin.

mercredi 28 septembre 2016

Théâtre : Le Dernier Jour d'un(e) condamné(e), Peau de Vache/ Cinéma : La Vérité, Loin du Paradis

"Le Dernier Jour d'un(e) condamné(e)"au Théâtre de l'Essaïon tous les mardis soirs à 19h30 jusqu'au 1er nov y compris, mardi de la dernière représentation, dans une mise en scène de Pascal Faber et une direction d'acteurs de Chritophe Borie avec Lucilla Sebastiani dans une adaptation du texte de Victor Hugo par Florence Le Corre Person.

Une claque d'espoir contre la peine de mort
(Critique laissée sur le site de Billet Réduc)
Force du texte et de l'interprétation, qui nous touche dans notre chair au plus profond. Quelle incarnation de femme pour nous rappeler que rien n'est jamais acquis et que si la peine de mort était abolie dans le monde entier la barbarie reculerait. Les cris, la mise en scène, la bande son emplissent ce très bel espace pour cette pièce, ce plaidoyer. Bravo, le théâtre n'est pas là seulement pour nous vider de nos émotions, de nos questionnements, mais là aussi, pour nous emplir du désir de lutter pour la dignité et l'humain. La comédienne nous arrache des larmes et des cris rentrés, car elle est profondément investie dans ce rôle à sa mesure.


Les deux pièces que j'ai vues depuis notre retour de festivals sont aux antipodes et je dois dire que là, j'ai envie de faire une pause, d'aller au cinéma même à la télé pour voir où revoir des films qui sont pour moi des chefs d'œuvre : voir la Vérité au cinéma de minuit de Clouzot et revoir Loin du Paradis de Todd Haynes pour l'inoubliable avec Julian Moore et son partenaire Dennis Quaid(ce que ce film a pu me faire pleurer).
mais revenons à La pièce Peau de Vache mise en scène par Michel Fau
Le rire pour cette envolée de décor de costumes de couleurs nous est comme une station obligée après avoir déposé notre quotidien, nos postures, nos habitudes de spectacle même montés par Michel Fau.
Je ne connaissais pas Chantal Ladesou sur scène et je pense que son style sa flamboyance dans tous ses costumes et sa gouaille m'ont décontenancée. Mais après on se laisse entrainer par le vrai public, on comprend tout et s'il y a des incidents d'accessoires ou de texte on en rie davantage comme si au feu d'artifice on aurait retrouvé toute la sécurité de faire oh ah sans aucun soucis. Les autres acteurs dans leurs personnages avec des costumes incroyables sont typés comme pour le boulevard le mari vedette au violoncelle le vétérinaire qui aime bien boire un petit coup le voisin de derrière : l'emmerdeur qui ne peut se passer de son "emmerderesse" de voisine la gentille journaliste soit disant, la peau de vache soit disant, le couple de nouveaux riches et tout cela se passe dans les jardins en zone...bourgeoisie pavillonnaire et tous ces murs mitoyens vont tomber. C'est une pièce de boulevard avec coups de théâtre garantis. J'ai préféré Fleur de Cactus, et mon Chéri qui lui n'a rien d'un théâtreux, aussi. Mais bon voila les deux pièces n'ont  rien à voir si ce n'est les auteurs, Barillet et Gredy je pense y retourner pour me laisser avoir davantage par la pièce et les acteurs, car Ils me seront plus familiers. Avec un ami de longue date comme Miche Fau et avec une amie comme sa sœur Pascle Fau qui fait merveille aux maquillages on peut leur dire qu'on aime moins même si eux ont toujours envie avant tout de s'amuser  avec le théâtre et avec un plus large public dans les décors fous de leur frère comme lorsqu'ils étaient enfants

J'ai compris deux choses ce matin en écoutant vaguement la radio en feuilletant librement les quelques journaux papiers auxquels nous restons abonnés que la différence d'âge même entre des amis contient, révèle la fin de la relation et je sens que je suis d'une certaine façon en train de dire adieu à la force à la sincérité entre amis avec quelques uns d'entre eux, même si c'était les plus rares à moins que notre relation était depuis déjà longtemps plus qu'un souvenir, qu'un fantôme sans tête et auquel on aurait arraché le coeur.
Et par ailleurs pourquoi continuer ce journal/blog ? pour rester sincère quelque part pour quelqu'un que je ne connaîtrais jamais réellement...

Petite note pour les jeunes comédiens ou autres professions du spectacle : c'est très difficile de dire ce qu'on pense sur un spectacle, parce qu'il est vivant et que toutes les personnes se sont un peu dépouilles d'eux mêmes pour que tout soit au mieux. A moins de repère un détail qui par la suite peut leur être utile il faut mieux toujours rester positifs et remarquer et respecter le travail accompli. on trouve toujours quelque chose qui vous interpelle dans lequel on se reconnaît. sinon le public a toujours raison et il y a assez de professionnels critiques. Surtout si on vous a invités ou si vous bénéficiez de réductions. Avec des frères et sœurs de métier et de votre génération avec qui vous avez joué, rêvé, travaillé, galéré, refait le monde, vous pouvez en dire un peu plus. Et si vous avez joué, ne jouez plus, vous serez malgré vous considéré comme un jaloux un théâtreux aigri. Car n'oubliez pas c'est très difficile de sortir d'apnée des grands fonds et de prendre une douche froide. On n'évite de critiquer les enfants, les amoureux et les spectacles à leurs acteurs metteurs en scènes maquilleurs quelquefois on peut discuter vraiment avec les régisseurs même s'ils se méfient beaucoup des retours... possibles. Mais moi, j'ai le culot de soutenir que les doutes et les critiques sont souvent constructifs avec raison garder et permettent d'entrevoir ce qu'a vu véritablement le public. Ah il y a une pièce encore que je veux voir : Les femmes savantes avec JP Bacri Agnès Djaoui et Evelyne Buyle dans une mise en scène de Catherine Hiegel et je me fous complètement que certaines critiques soient mauvaises....
Émission exceptionnelle du Masque et la plume sur France-Inter, sur ces pièces entre autres... Ce que j'ai ri et cela m'a confirmé  l'envie d'y retourner au théâtre pour aller voir JP Bacri, dans les femmes savantes....


.

mardi 27 septembre 2016

Pour remplacer les produits ménagers et de soins pour le corps et de remèdes en version bio

Rencontre Télérama avec Annie Ernaux au Théâtre du Rond Point



Les gens se pressent pour rencontrer cette femme écrivain, pourquoi parce que c'est elle et parce qu'elle écrit pour toutes les chaises vides que nous laissons à nos côtés celles de l'écrivain inachevé que nous sommes tous à la lire, car elle écrit pour nous, pour la honte à laquelle nous nous sommes tous heurtés à pénétrer le monde de la littérature, le monde, l'amour, les autres, les reconnus et les pas, "la vie nous traverse" mais elle nous laisse vacants, inexprimés et inconnus.
Et elle donne envie Annie Ernaux car elle est généreuse attentionnée et vraie  et fière d'avoir sauté les haies de la discrimination sociale et littéraire.
J'y étais avec Olivier Steiner et la photo que j'ai prise d'eux deux raconte tout.

lundi 26 septembre 2016

Le temps est venu de changer de civilisation Entretien avec Edgar Morin

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/grands-entretiens/2016-02-11/edgar-morin-le-temps-est-venu-de-changer-de-civilisation.html
Le temps est venu de changer de civilisation et de lire jusqu'au bout cet entretien avec Edgar Morin avant qu'il ne soit trop tard, 

'C'est lorsqu'on est au bord de l'abîme que l'on décèle les réflexes salvateurs. Nous n'en sommes pas encore là et peut-être ne les trouvera-t-on pas, mais nous pouvons espérer. D'abord parce qu'il existe une marge d'incertitude sur les prédictions, par nature hypothétiques, qui annoncent l'état de la planète d'ici un siècle. Le péril sera-t-il, dans les faits, plus massif ou plus supportable, interviendra-t-il plus vite ou plus lentement ? Nous en sommes à faire des paris. Ce qui peut laisser le temps d'accomplir la seule transformation véritable et durable qui soit : celle des mentalités. Combattre les sources d'énergie sale est bien, mais ce n'est pas suffisant. Seule une prise de conscience fondamentale sur ce nous sommes et voulons devenir peut permettre de changer de civilisation. Les textes du Pape François en sont une aussi inattendue que lumineuse illustration. Et d'ailleurs, c'est aussi parce que nous manquons de spiritualité, d'intériorité, de méditation, de réflexion et de pensée que nous échouons à révolutionner nos consciences."

samedi 24 septembre 2016

Alice au pays des merveilles

https://fr.ulule.com/alice-aupaysdesmerveilles/
Alice, entre autres, de l'autre côté du miroir, source d'inspirations  et de créativités  diverses : cirque danse  théâtre haute-couture art visuel et bien-sûr musique. 
Je suis très fière que notre nièce ait participé à ce projet en tant que scénographe.
Ils ont besoin de nous pour continuer leur rêve. ils ont déjà commencé leur périple auprès du jeune public enfants malades des hôpitaux et continuer à créér avec leur public 
Ils veuent partager entrainer enseigner à faire dans lieur sillage, du théâtre, avec tous et accessible à tous, un voyage qui rend l'éphémère inoubliable... Et moi je les suis .... 


Ce dessin c'est comme si elle avait attrapé  du cinéma qu'on se fait sur l'écran de nos nuits blanches... Bien-sûr, partant d'Alice.... Au pays des dites merveilles.... et le chat(autre visuel à découvrir sur le site) multiple qui fusionne tous les changements en nous, sur le fond.

dimanche 18 septembre 2016

Manger japonais chez Guilo-guilo l'heure exquise

Manger japonais j'ai tant de fois essayé sans être convaincue tandis que chez Guilo-Guilo, on découvre une nouvelle cuisine des saveurs si fines et parfumées que l'on se dit que si cela ne pouvait plus jamais finir ce serait bien, c'est idiot mais c'est comme un voyage, pour le plaisir des sens : du riz en branches façon pop corn, un gâteau à la patate douce, des fleurs, des sushis, des légumes, des champignons noirs, des girolles, de la purée mais blanche....une dizaine de plats en petites bouchées à attraper avec des baguettes ou une petite cuillère en bois. On est installés autour de la cuisine et l'on voit tout se faire et tous s'affairer pour nous en attentions et explications. Une découverte raffinée du Japon. merci à nos chers élèves de théâtre de nous avoir fait ce cadeau de ce partage sublime. "Luxe calme et volupté", où tous  devraient être accueillis au bout de leur exil, sur terre.....
http://www.cookismo.fr/restaurant-guilo-guilo-ou-lart-du-kaiseki-paris-18e/18758

vendredi 16 septembre 2016

La manif contre la loi travail du jeudi 15 septembre 2016

Hier vers 16h45, j'ai voulu rejoindre Pascal et ses collègues syndicalistes et je me suis retrouvée coincée sur la Place de la République dans un carré fermé par deux rangs de CRS. Comme on le voit sur la photo il n'y avait que très peu de sujets provocateurs ou "casseurs", j'ai demandé à plusieurs endroits, aux CRS de me laisser sortir du carré surtout que commençaient à être tirées des bombes lacrymogènes. Un grand brun blanc, m'a tutoyé d'emblée en m'empêchant de passer et m'a dit : "Pourquoi t'es pas contente d'être là" j'ai alors élevé le ton avec ma voix pointue, que je voulais passer que j'allais rejoindre quelqu'un, il a hurlé : tu ne cries pas, et a  justifié en riant,  je peux le faire aussi ! J'ai 62 ans ai-je répliqué désemparée, son collègue de devant s'est reculé en le poussant,  pour me laisser passer, lui, antillais, bien plus noir et bien moins con que son collègue. La moindre violence subie et ce n'est rien, ne ressemble pas aux images qu'on s'en fait et j'avais oublié mes jeunes années, comme mes moyennes années de manifestations. Je n'ai eu qu'une réaction après partir marcher quitter le pays ne plus jamais voter pour la gauche au pouvoir et puis j'ai pensé  aux jeunes entrevus avant que j'arrive sur la Place par le Bld St Martin qui réunis en groupe de militants assis par terre, discutaient sûrement des leçons à en tirer des prochains RDV,  ils avaient presque tous un foulard mais là autour du cou, certains autres des lunettes de moto qui sait dans leur sac à dos et une d'entre eux, à la façon des femen, avait une couronne de marguerites factices sur la tête.   
Je me suis dit certes sur la place il y avait quelques éléments casseurs puisqu'au sol un panneau d'arrêt de  bus traînait, et mes amis syndicalistes ont vu des vitrines cassées mais très peu mais pas tous. C'est quoi de profiter de cet état d'urgence pour étouffer ces manifestations. Sur le trajet tout se passe bien, mais on ne peut jamais plus arriver sur les places fin de parcours : République ou de la Bastille. En plus pour vous dire s'ils sont au courant  les CRS, l'un d'entre eux m'a dit à moins que ce soit par cynisme : vous n'avez qu'à prendre le métro alors que toutes les stations du parcours sont désormais fermées "par mesure de sécurité". 
J'ai retrouvé Pascal et une collègue maintenant comme moi retraitée qui eux étaient sortis de la manif juste avant la fin, tout s'était bien passé pour eux il y avait du monde des politiques Cécile Duflot, Nathalie Artaud, Poutou mais pas Besancenot... On a parlé, parlé en buvant pour moi deux demis, de mes impressions vues du petit bout de ma lorgnette, des futures élections.... Et ce matin je n'ai plus ce désir de m'exiler au fin fond du Lot mais cela va être un beau devoir de rester optimiste par rapport à d'autres pays du monde, comme le soulignait le Dalaï Lama, dans l'interview faite pour les jeunes par Yann Barthes 41 ans pour son émission sur TF1 coupée par les pubs : Quotidien.
Et puis maintenant, je sais pourquoi moi aussi je porte un foulard autour du cou en cas de lacrymogènes ça  protège  sur le nez et la bouche, les voies respiratoires.

 

 

Et j’ai parlé de toi dans un compte rendu de la manif d’hier

 

 

 

Bonjour à tous

 

 

Petit compte rendu de la manifestation d’hier

 

Très sympa

Ambiance bon enfant 

Pas mal de monde, bien plus que la dernière manifestation

Nous avons rencontré nos amis de la CGT sous le ballon banques assurances

Après le RDV à Bastille à 14h le cortège est parti vers 15h et est arrivé à République à peu près vers 17h30.

Il y avait outre la CGT et FO, LO, NPA, EELV, Front de gauche sur le parcours

Il y avait aussi les jeunes du CNT, même s’ils sont un peu virulents, on ne peut pas franchement dire qu’ils sont « violents ».

 

En ce qui concerne ce qui fait presque toujours uniquement l’actualité, c’est à dire les incidents de fin de manif, il faut admettre et sans prendre parti qu’elles sont pour beaucoup à mettre sur le compte des forces de police

Un impressionnant dispositif policier avait été placé à République, je n’avais jamais vu ça en 30 ans de manifestation.

La place était entièrement encerclée de CRS qui avait ordre de ne laisser personne sortir.

Nathalie s’est retrouvée coincée au milieu de la foule, elle a voulu partir, un CRS l’a carrément agressée en l’empêchant de sortir

Alors évidemment il suffit de quelques excités au milieu pour justifier les lacrymogènes.

 

C’était la 14ème manifestation contre la loi travail, et l’utilisation des forces de police n’a jamais été aussi importante, même pour les manifestation sur le retraite qui avaient rassemblé à peu près autant de monde

 

 

Bon weekend à tous

 

Pascal

 

 

 

 

 


mercredi 14 septembre 2016

Le jardin des félins



Voir un lion blanc pour de vrai, c'est un peu comme si surgissait dans les champs une licorne...


Au parc des félins il y a en voie de disparition à Madagascar des lémuriens, des sortes de réfugiés, ils vivent en groupe et c'est une femelle qui est leur chef de tribu ils ne se battent presque pas même quand leur soigneur leur donne de la nourriture. Il ne faut pas les toucher cela perturberait le groupe que nos odeurs sur eux.  Ils ont quatre mains et des yeux extraordinaires les jeunes femelles s'entraînent à s'occuper des petits ... Dans l'échange de réponses et questions la soigneuse demandait aux enfants quels moyens d'action pour protéger ces petits animaux, et elle évoqua le parrainage en leur demandant à quoi cela leur faisait penser et une petite voix bien audible a répondu : aux paresseux.



Mon article sur cette tablette à une mise en page très aléatoire la preuve j'effectue une première rédaction avec les photos dans un format que je ne peux modifier, je crois enregistrer je reselectionne et tout est annulé.
Ça va mieux en l'écrivant même si c'est pas très intéressant.
Je vous disais que nos neveux et leur petite fille viennent en France une fois tous les trois ans car ils habitent Dubaï. Pendant leur séjour vu le prix du voyage et la brièveté de leurs congés, ils choisissent ce qu'ils veulent voir, et nous la famille on les suit
Pour s'y rendre par les transports en commun ce qui semblait le plus simple c'était un départ en train Gare de l'Est puis attendre le car etc... En définitive le RER avec un arrêt à Tournon et un taxi groupé à 30 € semblait la meilleure proposition. Comme nous avons un forfait de partage de voitures à Communauto, nous avons préféré prendre une voiture :1h avec GPS pour 60 km.

la vie heureuse.



Je vous copie les échanges écrits sur FB avec Grégory Guillotin et notre neveu Olivier Kandel, le papa de la petite Fiorella et le mari de Cynthya Muñoz.

NF-La beauté des lions blancs est incroyable.

GG-Elle l'est encore + en dehors des barreaux :)

NF-Oui mais ces barreaux là, sont pour les protéger des hommes car à l'état sauvage ils sont en survie et comme les si gentils lémuriens de Madagascar en voie de disparition, remarque de Pascal, les humains aussi de Madagascar sont décimés par la pauvreté, parce que dans la lutte contre le braconnage il faut protéger les espèces sur place et il faut agir à plusieurs niveaux vis à vis de l'espèce humaine de chasseurs,: punir les acheteurs et donner aux familles des braconniers d'autres moyens de vie et non pas de survie....

GG-J'adorerais être d'accord avec toi et Pascal surtout que tu sais à quel point je vous apprécie et que je connais ta bienveillance à l'égard des animaux. Mais le problème c'est que là à priori il s'agit d'un zoo et non pas d'une réserve naturelle. Donc pas d'un endroit  dédié à la sauvegarde des espèces mais simplement d'un endroit où l'on décide de disposer de la vie d'animaux pour les mettre dans des espaces clos dans le but de vendre des entrées et de divertir des clients. En fait, il ne s'agit tout bonnement pas de la place d'un animal sensé vivre dans un espace naturel. En France, il n'y a pas de braconnage. Les zoos n'ont pas plus de raison d'y exister que les cirques ou les dolphinariums. Il s'agit de lieux d'exploitation où l'on dispose de la vie d'êtres sensibles à des fins commerciales. Pour se rendre compte du problème d'éthique, il suffirait de s'imaginer des hommes enfermés derrière ces mêmes barreaux pour divertir les visiteurs. Remarque ça a existé avec les noirs...  S'il s'agit vraiment de protéger des espèces, je suis pour mais dans ce cas, il s'agit de réserves naturelles et ça ne se trouve pas en France. En France, il y a peu de lions dans les rues menacés par le braconnage ou la chasse :)

OK-D'accord et pas d'accord. Nous avons nous meme arretes d'aller dans des zoos, dolphinarium, aquarium mais... ce parc est tout dans le bien-etre des animaux et surtout de ceux en voie de disparition. Aucun bébé n'est vendu, ils ont tout l'espace necessaire, la plupart sont des rescapés et tout est dans la prise de conscience de notre impact sur ces animaux et la nature en général (c'est con, mais on arrête de manger des produits ayant de l'huile de palme depuis la visite de ce zoo). Certes, ils n'ont rien à faire en France, mais je les préfère dans un vaste enclos en France, protégés et nourris, que dans une fosse aux lions, dans un cirque ou braconnés en pleine Afrique.

NF-Oui GG tu as raison cela avait un côté un peu triste et désespérant genre cette exposition universelle ou en 1900 on avait osé exposer des êtres humains appelés "indigènes" mais là les animaux semblaient presque heureux comme des humains en ville qui en définitive vivent plus longtemps heureux et bien nourris sans maladie, famine, plus besoin de chasser, que de jouer, aimer, se battre encore un peu*, faire des siestes interminables. Car leur domaine est très grand contrairement aux zoos.  La preuve c'est qu'ils ont tous fait des petits... Mais j'ai tort, car il voient les barreaux ? une espèce bcp plus petite de félin qui semblait un mariage de belette et de chat avait tracé, creusé un sentier à force de marcher le long des grilles....le jaguarondi.
*il y a plein de photographes amoureux des félins avec des super-zooms des paparazzi de la vie sauvage, j'ai discuté avec l'une d'entre elles, qui m'a montré la photo d'une lionne rousse la mère des trois lionceaux avec une longue cicatrice récente sous l'œil, sur la joue.


NF-Et tu sais  Gregory, tu m'as toujours dit que mes chats étaient heureux chez nous mais tu sais Dora passe des heures sur le rebord de la fenêtre derrière les barreaux du garde-fou, à regarder quoi dans la cour ? A la campagne elle demande la porte et s'enfouit dans les fourrés court dans le pré grimpe aux arbres. Heureusement les chats comme les félins rêvent... et Dora doit rêver de moi quelquefois mais les lions blancs rêvent-ils de leurs soigneurs ?

vendredi 2 septembre 2016

Lectures Olivier Py Les Parisiens et Rue du bout du monde et Le choix de mon père/ Radio la nouvelle émission de Vincent Josse : Récréation

PHOTO SUR FB d'Emmanuelle Battaglia
Impalpable le plaisir des images sauf quand elles sont de cette eau qui nous bascule... En écoutant le violoncelle dans l'émission -de Vincent Josse, à 16H sur France-Inter- la récréation, je suis éclaircie de bien d'autres bleus. Merci, Emmanuelle. Et toujours dans l'émission maintenant chante la Reine de la nuit puis le Papageno de la Flûte enchantée. Cela miroite aussi le son au dedans..

Cette émission est un vrai plaisir j'en ai écouté deux celle consacrée à la maîtrise de Radio France avec la directrice de ce chœur Sofi Jeannin et celle consacrée au violoncelle avec Sonia Wieder-Atherton, lundi et mercredi c'est vivant et exigeant pour tous les sons, et pas uniquement faite pour les mélomanes. Car quelquefois comme les amateurs de vin quand ils deviennent professionnels , ils sont tellement puristes que plus personne ne les comprend. 

Olivier Py: Les Parisiens j'avais comme retrouvé intact le goût de la lecture comme l'avait mon père avec gourmandise même pour des livres que je n'aurais pas choisis, dont deux romans historiques incroyablement bien écrits en détail et en suspense du devenir des personnages vivants. Il adorait cela les romans historiques. C'est comme si je lui permettais de lire sur mon épaule.
Mais revenons à Olivier Py je connais bien-sûr ses pièces et voilà le problème, il écrit ses romans comme son théâtre et son lyrisme, sa poésie des mots,  sans incarnation, sans autre son que notre voix intérieure, ça freine !  Mais je n'ai pas été encore très loin dans ce roman et dans ces quelques pages je vous dédicace cette excellente description des Parisiens du monde culturel.
Donc j'ai lu et là jusqu'au bout à part la Main de Tristan d'Olivier Steiner, qui parle, lui de Patrice Chéreau et surtout d'amour, est écrit dans un pas de deux avec le lecteur glissé, pour l'histoire les sentiments. C'est tellement juste le fracas des classes et pourtant quand il s'agit d'une personne cultivée ouverte habituée à fréquenter des gens de toutes origines générations.... ce devrait en être comme adouci.(voir autre art. ci-dessous)
Mais nous ne sommes qu'au 21 ème siècle.
La rue du bout du Monde de Hélène Clerc-Murgier édité chez Actes Sud, Au nom de la Rose chez les 3 mousquetaires à travers Paris et plus spécialement le château de Vincennes c'est passionnant comment on s'attache à ces personnages, on pleure on déteste, comme au cinéma....

Le choix de mon père de Nicolas Rabel est plus "facile"... on a l'impression que pour l'adaptation cinématographique le scénario est déjà bouclé mais c'est une belle histoire, l'évolution est un peu prévisible, mais les personnages dont Francine... sont tellement présents qu'on pourrait aussi en faire une BD à la Tardi.
Et puis je l'aime car j'imagine mon père dans le personnage du petit gamin, et en lecteur, en train de le dévorer dans la réserve du magasin ou dans son atelier de réparations pour ne pas que ma mère lui reproche de ne faire que lire... alors qu'il en a tant fait pour elle : ménage bricolage construction plomberie électricité rénovation et déco comme on dit maintenant... faut dire qu'il fallait la suivre... et puis qu'elle a renoncé à tout plaisir... dont la luxure de la lecture... S'introduire dans des autres ce n'est pas très correct...



2 messages film doc iranien : NO LAND'S SONG et Pièce aux Enfants Terribles : LA GRANDE FAMILLE


Vous avez peut-être déjà vu le film NO LAND’S SONG, de Ayat Najafi, documentaire sorti en mars 2016 en France.
Aujourd’hui, les artistes français et iraniens de ce film qui relate le défi d’une jeune femme aux autorités de son pays interdisant aux femmes de chanter devant un public mixte. Le concert aura finalement lieu après bien des embûches en septembre 2013 à Téhéran.

Aujourd’hui à Paris, au Monfort Théâtre, le 12 septembre 2016, aura lieu ce même concert. Soirée unique, soirée événement. COMPLET/400 places. Comme cela ne suffit pas à financer la soirée, nous avons lancé une campagne de crowdfunding dont voici le lien, qui permet d’apporter une part de financement au projet et d’avoir le DVD par exemple de ce très beau film.
 Voici le lien via ULULE : https://fr.ulule.com/no-lands-song/
 soyez patient le site est pour le moment très demandé.....


http://2j72g.r.a.d.sendibm1.com/k9rhbgs9vf.html
Un petit mail rapide personnalisé pour vous préciser que les réservations tombent progressivement depuis une semaine, c'est cool!
Mais avec une étrange concentration sur la seconde session (16,17 et 18/09) et très/trop peu sur les 9,10 et 11/09 .
Par ex: 7 résas pour la grande première du 9/09 mais 39 sur le 17/09 pour une jauge de 50 places!
Donc ce serait top si vous pouviez réserver sur les 1ières dates svp? Ou dommage que vous ne puissiez pas venir faute de place ;-)
http://www.billetreduc.com/162906/evt.htm

Je compte sur vous!
Merci

Rdv au théâtre

jeudi 1 septembre 2016

Un film bouleversant documentaire sur la danse MR GAGA... OHAD NAHARIN/ Peau de Vache avec Chantal Ladesou dans une mise en scène de MICHEL FAU


Quand j'ai des amis, j'aime à aller voir les films qu'ils ont vus et j'ai adoré le film sur le chorégraphe israélien Ohad Naharin, c'est incroyable cette envie de danser que j'ai encore depuis, j'en ai même rêvé. Il est beau certes comme un dieu méditerranéen mais il est tellement animal et à l'écoute des êtres intérieurs dans leur corps. Tous, et il n'ennuie jamais.
Il résiste aux politiques aux courants artistiques, il aime une danseuse passionnément. La salle au MK2 Beaubourg est petite mais elle était pleine à craquer.

Dans ce film il y a deux choses que je retiens sur le mensonge et la chute.
 Il dit qu'il faut savoir tomber sans se faire mal, qu'il faut pour cela lâcher prise. Mon prof de théâtre Bernard Ortega me l'a appris et nous tombions spontanément, sur juste des tapis de sol, sur signe de sa canne après un travail régulier sur le corps yoga et aïkido footing et sport collectif : football, j'aurais préféré danser....
Il parle du mensonge qu'il a fait à une interview en Australie, on lui demandait pourquoi il s'était mis à danser quand etc... et il a inventé un frère autiste qui ne communiquait qu'avec sa grand-mère  lorsqu’elle dansait. Et que lorsque sa grand-mère est décédée dans un accident, il a voulu continuer a communiquer avec ce frère autiste en dansant à son tour. Et cela me fait penser à Grégory Guillotin qui a inventé son personnage Bengui. Il y a des questions auxquelles on répond toujours à côté, pourquoi faire du théâtre, pourquoi inventer un personnage et pour approcher de la réponse, avec singularité, il faut continuer à inventer...
Et dans le film comment il résiste aux pressions du gouvernement israélien, et c'était il y a assez longtemps bien avant la remontée d'idées nauséabondes sur la femme et entre autres sa façon de s'habiller. Lors du jubilé des 50 ans de la création de l'état d’Israël, tous les présidents notoriétés invités, on lui demande de "burkiniser"ses danseurs, de changer les shorts en collants de danse. Il dit à ses danseurs qu'ils pourront bien-sûr danser mais que lui démissionner. Ils refusent tous et le lendemain il y a plein de manifestations dans la rue contre cette forme de recul de censure artistique.
 
https://www.facebook.com/nathfeyt/posts/102090263186466
https://www.facebook.com/nathfeyt/posts/102090263492073

http://www.elle.fr/Loisirs/Cinema/News/La-lecon-de-danse-de-Ohad-Naharin-3105175

pour réserver au Théâtre Antoine du jeudi 8 septembre 2016
au dimanche 13 novembre 2016
http://www.theatre-antoine.com/peau-de-vache
Chantal Ladesou et Michel Fau dans la Bande Originale de Nagui sur France-Inter,
https://www.facebook.com/nathfeyt/posts/10209026176643073
interrogé par

"Leïla Kaddour-Boudadi : la chroniqueuse devenue l’égérie des gamers"qui revient très intelligemment, sur les Césars les Molières et sa prise de position contre Joël Pommerat, Michel Fau lui répond très simplement qu'il a fait remarquer qu'il a reçu 8 nominations et qu'il fallait se méfier quand on est trop "consensuel" en art. Alors que lui a été nommé presque autant de fois 7, mais jamais choisi et que cela est révélateur, non ? Il précise que Pommerat est parait-il en pleine dépression alors que lui Michel Fau, lui va bien... Et il précise encore que ce n'est pas méchant mais franc, il se méfie beaucoup des gens trop gentils. Et il dit aussi demandez à ces gens, les jurés des Molière, les "politiquement corrects" du Théâtre Public,  ce qu'ils pensent de moi...

Michel Fau a plein de projets dont au cinéma, un beau rôle dans le prochain film de Téchiné avec Pierre Deladonchamps que j'ai adoré dans l'Inconnu du Lac et chez Ruquier, samedi dernier à On n'est pas couché pour Le fils de Jean.

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Loisirs/Cinema/n/Contenus/Articles/2016/08/31/Pierre-Deladonchamps-Je-vis-de-ma-passion-et-c-est-une-vraie-chance-2824083

http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche