vendredi 14 novembre 2008

Promenade à Blandy les Tours, un château de rêve/Ce soir une nouvelle émission à la télé sur le Théâtre : 20h50 "TOUS AU THÉÂTRE" France 2




Promenade à Blandy les Tours, un château médiéval de rêve qui mérite le détour, près de Melun, tout près de Vaux le Vicomte qui est fermé en ce moment... privé contre public...




Photographie, je voulais je veux vous parler de 2 expositions de photos au Lucernaire, et voilà entre temps l'une est dépassée l'autre ne va pas tarder à s'achever, l'une était en couleurs, Mathieu Détaint, l'autre est en noir et blanc...Michel Rajkovic.
Ces deux expos m'ont interpelée, représentations de mon mental...

Ce soir une énième photo... du théâtre français, privé essentiellement, je suppose, sur F2, TOUS AU THÉÂTRE, "une initiative louable"dit Télérama, (journal que je critique si souvent mais bon quand même, petite génuflexion devant la référence) énième émission sur le théâtre à la télé, avec des initiatives comme Laurent Baffie qui joue du Bigard. L'émission est présentée sur France Inter par Isabelle Giordano, on entend Michel Bouquet, François Morel et dans la cacophonie, Laurent Ruquier commente. Michel Bouquet dit, vous êtes quelqu'un de rare, à Laurent Baffie.
Laurent Ruquier incise : "Il a du se tromper de personne..."
 c'est c'était à – 23h 00 : Tous au théâtre !

"Afin de mettre en valeur le spectacle vivant et de donner envie aux téléspectateurs d'aller ou de retourner dans les salles applaudir les comédiens et les artistes, Laurent Ruquier et Jean-Luc Moreau orchestrent cette soirée exceptionnelle sous forme d'hommage au théâtre et rythmée de différents événements, duos, sketches et chansons. Sur la scène du théâtre Marigny, les animateurs ont réuni les comédiens des principales pièces à l'affiche de cette saison théâtrale, notamment Michel Bouquet dans «Le Malade imaginaire», Claude Rich avec «Le Diable rouge» et Fabrice Luchini avec «Le Point sur Robert». Ce dernier jouera le rôle de parrain de cette soirée consacrée à la passion des planches."

...je suis allée voir la Mer et j'y suis restée, hier soir, ce matin, on m'a mangé le temps dans mes mains sur ce clavier, je cours vite retrouver nos chers élèves, au Lucernaire, n'oubliez-pas de voir et regarder les photos, ces photos en passant...

mercredi 12 novembre 2008

Je suis allée voir OTHELLO mis en scène par Éric VIGNER, À L'ODÉON, RÉVEILLONS-NOUS...





Je viens d'écouter une critique de la douairière de Télérama Madame Pascaud qui assène : N'allez-pas voir la pièce ( je l'ai vue pour vous) les comédiens n'arrivent pas à phraser le texte même Michel Fau, ils ne croient pas à ce qu'ils jouent, texte pris à contre pied, l'amour de deux hommes...
Et alors là, écoutez-là, c'est à mourir de rire, de déplaisir, si elle lit son texte, elle le lit mal, mais en plus elle parle comme si elle était lasse et peu amoureuse ... du théâtre.
Je la verrais très bien comme cela, imitation du chic anglais et réactionnaire pour faire genre. Elle n'a pas vu la même pièce que moi, ça pourquoi pas, mais où l'on arrive à des extrêmes, c'est quand elle dit que c'est une histoire d'amour entre deux hommes... elle superpose une autre version.
Elle s'est mise tellement près qu'elle a sombré.
Elle a vu la "beauté sépulcrale" et fatiguée elle a du s'endormir, ouvrir un peu les yeux, pour lire le dossier de presse.
Et non ce n'est pas le rêve qu'on se fait d'Othello, plaqué par une représentation intégrée au cinéma,
c'est le Maure, L'Étranger parvenu au pouvoir, amoureux désespérément de la Beauté incarnée en Desdémone, chevelure désirée.
C'est tout un jeu d'émotions qui se lisent invisibles sensuelles jusques aux cris, ces voix ont chacune leur résonance interne.
C'est une histoire d'amour qui à un moment n'a plus d'autre issue que de ne pas y croire, de ne plus croire en l'autre.
Comment accepter d'être aimé quand tout concoure pour qu'on ne s'aime pas en soi, depuis des générations... les blessures au passé collectif et individuel inconscient, ça se répare comment ?

Ce sont des comédiens tous excellents, beaux à tomber : de la Chevalerie, aux représentations de la science-fiction via : Matrix, Star Wars, le décor n'a ni endroit ni envers il est tantôt blanc tantôt noir, les héros n'existent pas quelle que soit l'enveloppe.
Qu'est-ce que le masque de l'honnêteté, quelles sont les machineries qui sous-tendent inexorablement les êtres... Pourquoi malgré tout ce qu'on sait, on en arrive à choisir l'impasse, la plus mauvaise des déchéances... Iago croit savoir agir maitriser toutes ses volontés mais il sombre aussi, il y perd la vie.
Qu'est-ce qui nous fait gravir toutes les marches et les redescendre...
- se retourner sur ses doutes, son passé...

J'ai enfin bien dormi cette nuit, ce théâtre là renouvelle les cordes les codes de notre inconscient.
Enfin, il n'est plus question des bons et des méchants.

Le décor il s'articule, se désarticule nous fait voir des électroniques des réseaux intégrés, des langages codés, des constructions, des dentelles, si difficiles à maitriser à reproduire, des jalousies derrière lesquelles on se cache, où l'on regarde
les praticables sont de grands escaliers qui vous font monter très haut avant que de redescendre très bas. Le plateau est d'un noir marbre, noir de caveau, pierre tombale tournante qui redonne une dimension qui n'en finit plus, en reflétant les silhouettes.
Les êtres sont au moins égaux au double...

Desdémone a peur de mourir puis pardonne, elle est, devient l'un des plus beaux rôles de femme du répertoire.
Et Iago, devrais-je le dire, vous connaissez mon admiration pour l'acteur, nous touche.
Eh ! oui les méchants, tels les Dark Vador, en sont arrivés là, mais avant ? mais aussi...

Le public rit reste suspendu aime et applaudit fort longuement, le public rassemblé ne boude pas toutes ces forces, ces énergies qui le parcourent, le laissent ouvert et curieux, sur enfin un texte dont on entend chaque mot et qui devient limpide talisman.

Sans affectation, le jeu est un peu distancié, chorégraphie des sons des accents...
Mais n'en déplaise à Madame Pascaud, Brecht Kantor et Grüber ont donné de nouvelles palettes au jeu de l'acteur.
Les costumes sont beaux de toutes les époques, ils allongent toutes les silhouettes au cadran du passé présent avenir et des origines européennes nordiques africaines.

Venise c'était un peu l'Amérique à une certaine époque de commerce et pas encore de libéralisme capitaliste, mais de là, à regretter que l'acteur ne soit pas noir. Non, il est Maure, arabe et envoutant. C'est aussi dans Shakespeare. De là à regretter Orson Welles maquillé au fard gras en "nègre" c'est consternant.

Il y a des paris difficiles comme faire ressortir la sensualité avec toutes les distances du théâtre.
La beauté est rarement sensuelle, et là justement cet "épousement" devient romantique.

Comment accepter que l'on vous aime, comment croire avec toutes les auto-critiques, la culpabilité, le cynisme, qu'on est aimable, qu'on est autre chose qu'une bête sauvage capable de tuer et/ou de s'anéantir aussi vite ?
Comment tout ce sombre destructeur de la passion amoureuse resurgit après avoir été vertigineux par le jouir le bon jusques aux profond des corps ensemble extasiés ?
Comment amorcer une descente d'émotions respectueuse, à l'écoute des êtres, des textes et des sous-textes ?

La distance peut-être sensuelle et alors qui sait ? Tout se délie en soi et en l'autre
après nous être avoué ou tu, nos doutes, le mystère reste espérance, à chaque jour...

Pourquoi j'aime le théâtre ? Parce qu'il ne m'abrutit pas, il me fait décoller vers d'autres sphères de conscience. L'inoubliable du théâtre me redonne envie d'aimer.
Merci à Monsieur Vigner et à ses comédiens et au Théâtre de L'Odéon, théâtre où l'on est bien accueilli, guidé vers les meilleures places si celles-ci ne sont pas occupées.
Je rappelle, j'y suis allée au dernier moment, à 7h - le quart, pour 8h, j'ai eu une place (les + chères sont à 30 €).
J'ai pris un thé au bar j'ai trainé à la Librairie, où l'on m'a laissé tout lire...
Je suis restée en joie les yeux écarquillés encore après 2h40 de spectacle.
Le théâtre plus que le cinéma me reconnecte à la tendresse pour le Cosmos.

Quel ennui serait la vie pour moi sans l'amour et le théâtre !

Et dans cet Othello il y a les 2 : l'amour et le théâtre.


Cet Othello est sublime, pour moi, les "goûts des autres" sont ennuyants, voir c'est aller voir, sans trop de mémoire. "Othello", "Hamlet" "Mesure pour Mesure" "Le Songe d'une nuit d'été" "Beaucoup de bruit pour rien" que je vous recommande encore plus aujourd'hui, au Lucernaire, avec cet abrutissement par la morosité).
Shakespeare est revenu en force sur tous les fronts les flancs, tout Shakespeare, qui sait c'est peut-être du à une recherche de compréhension de l'intime du pouvoir...
Alors que Shakespeare c'est avant tout le grand écart, les mouvements intrinsèques de la Machinerie du Temps. Les êtres y sont assez ordinaires. Ils nous touchent d'autant.

mardi 11 novembre 2008

Une mauvaise critique, qui me fait sortir de mes gonds, sur OTHELLO....

Une mauvaise critique, qui me fait sortir de mes gonds, sur OTHELLO...
déjà, je vais y aller ce soir même, je ne puis plus attendre que tel ou tel autre ami, soit prêt convaincu, que j'ai réservé les places... envoyé un plan.

Car voilà pour le théâtre il faut y aller en douceur, il y a mystère aux réticences à aller voir à détester aimer.
Être dérangé avant d'aimer, c'est souvent comme cela.

Et je ferais la queue avec un bon livre dans la tempête car c'est complet.

Mais lorsqu'on est Critique Pro que diable ! on se doit de regarder en large en Technicolor en visionnaire, on peut ne pas aimer et l'on se doit de le dire et l'écrire soit, mais ne rien sauver, s'empêtrer dans : ...l'acteur principal n'est pas noir et c'est dommage...
Cela m'a écarquillé les yeux, c'est quoi ce conformisme inversé, ce passéisme de toujours voir la stature de Monsieur Welles Orson, dans Othello ou Macbeth.

Mais je serais émue que Charlie Chaplin, Charlot ait été Othello, "le noir est couleur de lumière", (lire l'article de Télérama,"l'outre-noir") va falloir quand même arrêter la Obamania-nivellement par le bas.
Le comique, le clodo, peut se transformer en amoureux, en prince éconduit sur la planète Trou Noir, de la Jalousie. Dans "les Lumières de la ville", Charlot n'est-il pas amoureux, d'une aveugle.

Le Maure est arabe et ça ne convient pas à Madame la critique, il est fragile et alors Michel Fau dans Iago, représente peut-être le cynisme, la manipulation tapie dans les mots, il compte pour du beurre ?
et si le metteur en scène avait travaillé sur d'autres oppositions plus souterraines et mêlées diffusées que celles du textes.

J'ai une amie éclaireuse qui coure aux 1ères et qui aime beaucoup les acteurs, qui elle non plus n'a pas aimé mais elle a dit avant tout que ce n'était pas du théâtre pour nouveaux spectateurs...
que c'était long... mais elle a parlé de l'autre rôle : Iago, inoubliable, là aussi Michel Fau.
La longueur, bon ça me fait rire, je rappelle que l'Odéon est dirigé par Monsieur Olivier Py et qui a écrit une pièce de 24h, "la Servante".

Je sais on ne peut pas parler d'un spectacle sans y être allé...
Quoique !






Premier Shakespeare de la saison, un "Othello" gadget à l'Odéon
LE MONDE
La rentrée théâtrale de novembre tire des bords d'une pièce de Shakespeare à l'autre : quatre sont à l'affiche ce mois-ci à Paris. Quatre pièces très différentes, et emblématiques du génie élisabéthain : Othello, pure tragédie, est au Théâtre de l'Odéon jusqu'au 7 décembre ; Mesure pour mesure, tragi-comédie passionnante et mal connue, à la MC 93 de Bobigny, jusqu'au 2 décembre ; à partir du 12, on pourra voir, toujours à l'Odéon, aux Ateliers Berthier, la plus féérique des comédies : Le Songe d'une nuit d'été ; enfin, au Théâtre Nanterre-Amandiers, à partir du 21, il y aura la reprise de Coriolan, sans doute la plus grande pièce politique du répertoire occidental, dans la belle mise en scène de Christian Schiaretti.



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On commencera donc avec cet Othello que l'on se dépêchera d'oublier : le spectacle est d'une indigence rare sur les plateaux du Théâtre de l'Odéon. L'équipe semble avoir comme à plaisir multiplié les contre-pieds stériles. A commencer par cette nouvelle traduction, qui tire vers la dérision une des plus bouleversantes tragédies de Shakespeare. Elle est due à Rémi De Vos, auteur de comédies qui attrapent joliment l'air du temps. Son talent n'est pas en cause. Mais peut-être n'était-il pas, ici, l'homme de la situation.

DÉCOR DE LEGO GÉANT

L'univers visuel déployé par le metteur en scène, Eric Vigner, confirme cette tendance au gadget plutôt qu'à la réflexion de fond : costumes d'heroic fantasy à la limite du ridicule et décor de Lego géant recouvert d'écriture en braille, signifiant l'aveuglement du héros. Mais le choix le plus contestable concerne l'acteur qui joue Othello. D'abord parce que Samir Guesmi n'est pas à la hauteur du rôle, qui exige à la fois puissance et fragilité - souvenons-nous d'Orson Welles, dans le magnifique film qu'il a tiré de la pièce (1952).

Mais surtout parce que, en choisissant un acteur d'origine arabe, et non pas noir, Eric Vigner se prive de la dimension essentielle de la pièce. Tragédie de la jalousie, Othello est, d'abord et avant tout, tragédie du rapport entre le noir et le blanc. A travers l'histoire d'amour fatale entre Othello, le Maure de Venise, et la blanche et pure Desdémone, Shakespeare interroge, de toutes les façons possibles, les représentations qui s'attachent à ces deux couleurs, leur symbolique, et les ravages intimes qu'elle produit.

Il aurait été particulièrement intéressant de les mettre en jeu sur la scène du théâtre aujourd'hui, ces représentations, à l'heure où un candidat noir a été en mesure d'accéder à la présidence de la plus grande puissance mondiale. Cette erreur majeure est à l'image d'une mise en scène d'où sont absents le tragique, l'immense poésie shakespearienne qui inscrit l'homme dans le cosmos, et qui faisait écrire à Victor Hugo que dans Othello "la nuit est amoureuse du jour". Il faudra attendre les productions suivantes pour retomber, peut-être, "in love with" Shakespeare.

Othello, de William Shakespeare. Avec Bénédicte Cerutti, Michel Fau, Samir Guesmi, Thomas Scimeca...
Théâtre de l'Odéon, place de l'Odéon, Paris-6e. M° Odéon. Du mardi au samedi à 20 heures, dimanche à 15 heures, jusqu'au 7 décembre. Tél. : 01-44-85-40-40.
De 7,5 € à 30 €. Durée : 2 h 40.

Fabienne Darge

dimanche 9 novembre 2008

Othello, mes nièces... et aussi Ciné.


Critique /du journal LA TERRASSE fourre tout qu'on vous distribue à l'entrée des théâtres qui vous encombre toute la représentation, qu'on survole et dans lequel aucun jamais article n'accroche....
Othello
"Une magnifique dentelle noire araignée pour la scénographie ouvragée et glacée d’Éric Vigner. La tragédie shakespearienne vogue sur les méandres dangereux de la passion et d’un pouvoir à conserver. Avec la femme au cœur des désirs virils.
« On est toujours jaloux de deux personnes à la fois, je suis jaloux de qui j’aime et de qui l’aime », écrit Barthes via Fragments d’un désir amoureux. Dans Othello de Shakespeare, on reconnaît aisément Iago (Michel Fau au verbe déjeté dont il semble toujours vouloir se débarrasser), le fieffé rusé, félon et déloyal. C’est le porte-enseigne envieux du général républicain Othello (stature sereine et princière de Samir Guesmi) et de son lieutenant florentin Cassio (Thomas Scimeca décontracté), dont il convoite le poste. Mais Othello, le Maure converti au panache nomade en partance pour Chypre à défendre contre les Turcs, est vite jaloux de sa belle chrétienne Desdémone (Bénédicte Cerrutti, voix boudeuse et profonde) et des regards portés sur elle par Cassio. Le sentiment douloureux de la jalousie est vu comme une équation à trois termes, retraduit par Rémi de Vos et Eric Vigner. Il fallait se pencher, à la lumière de notre histoire et en les radicalisant au goût du jour, sur les relations masculines et féminines, berbères et chrétiennes, issues des continents blanc et noir. L’occasion d’un zoom sur le racisme ambiant à travers la peur de l’étranger, la crainte de ce que « Esclaves et païens finiront par nous gouverner ».

Le fameux mouchoir est une pièce maîtresse de ce métier à tisser

De ces nœuds enchevêtrés que nourrit un sentiment hostile né de l’envie - désir de possession exclusive, crainte, soupçon d’infidélité -, résultent les figures récurrentes de perdants prédéterminés. Sont mis hors-jeu et sans surprise le rude Othello et la blanche Desdémone, femme qui tend la main à la différence et au dialogue entre cultures et religions. Si une passion inquiète tisse son fil tragique, le fameux mouchoir est une pièce maîtresse de ce métier à tisser pervers. Éric Vigner, metteur en scène, scénographe et costumier, s’est emparé de cette soyeuse métaphore carrée, objet précieux d’Othello volé à Desdémone par Iago, pour s’amuser de tous les imbroglios. L’image du mouchoir que l’on plie puis déplie est tour à tour paroi murale aux dessins mauresques ou ombre de gratte-ciel de City financière aux mille fenêtres éclairées dans la nuit des terroristes. Un transparent de ciel bleu lumineux ouvre au jeu vivant d’une partie d’échecs installée sur un disque noir avec rois, reines et soldats sculptés, des ombres fantasques chamarrées de noir et blanc, vêtues de la lourde fourrure des grands. Deux passerelles maritimes évoquent la puissance guerrière des Vénitiens en posant la question de la suprématie de l’Occident mis à mal. Un Othello d’actualité.

Véronique Hotte
Othello de William Shakespeare, mise en scène Éric Vigner, du mardi au samedi 20h, dimanche 15h, du 6 novembre au 7 décembre 2008 à l’Odéon Théâtre de l’Europe place de l’Odéon 75006 Paris Tél : 01 44 85 40 40 www.theatre-odeon.fr Texte publié aux éditions Descartes et Cie. Spectacle vu au CDDB – Théâtre de Lorient."

Mais pourquoi cette critique n'accroche pas parce que parce que...

on ne sait déjà pas s'ils aiment ou pas...
Les critiques distants et qui ne vous apprennent rien sur la pièce en elle-même pas plus vis à vis du metteur en scène et des comédiens ils parlent sur un ton rendu, comme au sortir du petit buffet offert au foyer des artistes après la 1ère.
-Vous...
-C'est très intéressant la vision le parti pris les lumières le décor les ombres et les lumières comme une photo...
-Oui bien-sûr

Alors que les comédiens ont défendu leur vie jusqu'au bout du rôle, que le metteur en scène les a fait accoster sur une autre planète et qu'ils ont sué âmes et eaux pour accoucher de cet objet machin enfant vivant différemment à chaque soir à chaque fois comme la 1ère fois.
connus ou moins connus la présence du public impose une mise en abîme et/ou une mise en lumière.

Je vous confie le résumé officiel du site officiel de L'Odéon
En réservant, vous verrez c'est complet sur nombreuses dates... alors il faut passer au Théâtre 1h avant et patienter dans la file d'attente. Beaucoup de places restent disponibles ainsi : désistements, annulations etc
"Mon chagrin est celui du Ciel, qui frappe ce qu’il aime."
Shakespeare

"Entre 1599 et 1608, Shakespeare a produit sept sommets du répertoire tragique. Othello, qui date probablement de 1603/4, est le troisième d’entre eux, succédant à Hamlet et précédant immédiatement Le Roi Lear. Et ce drame, d’une terrible noirceur, est peut-être de tous ceux de Shakespeare celui dont l’intrigue est la plus maîtrisée. Le voyage d’Othello vers son destin, commencé à Venise et s’achevant à Chypre, paraît l’enfoncer peu à peu en enfer, tandis qu’autour de lui l’espace va se rétrécissant progressivement, jusqu’aux dimensions de la chambre où Desdemone est étouffée. Pour retracer les étapes de cet engloutissement d’un homme dans son propre abîme Éric Vigner a souhaité d’abord disposer d’un texte taillé à nouveaux frais pour des acteurs tels que Michel Fau et Samir Guesmi. Car Vigner, qui a toujours aimé passer des classiques aux modernes et faire dialoguer leurs qualités respectives, se fait d’Othello une idée résolument contemporaine.
Pour écrire avec lui cette nouvelle version, il a fait appel à Rémi De Vos. Leur amitié remonte à une bonne décennie. Vigner a déjà créé deux de ses oeuvres (dont Jusqu’à ce que la mort nous sépare, présenté à Paris en 2007) au Théâtre de Lorient, qu’il dirige depuis 1996 et où De Vos travaille à ses côtés en qualité d’auteur associé. Leur nouvelle traduction a été achevée peu avant le départ de Vigner pour Atlanta, où il était attendu pour mettre en scène une pièce de cet autre traducteur de Shakespeare que fut Bernard-Marie Koltès. Et dès le début des répétitions, alors qu’il abordait en langue anglaise celui qui est l’un de ses auteurs de prédilection, il mesura «combien les pièces communiquent entre elles». Koltès et Shakespeare lui paraissent se faire écho, s’éclairer, se commenter l’un l’autre. «Deux hommes qui se croisent», écrit Koltès, «n’ont pas d’autre choix que de se frapper, avec la violence de l’ennemi ou la douceur de la fraternité» : en redécouvrant cette réplique de Dans la solitude des champs de coton, Vigner songe aussitôt à cette autre «histoire d’hommes» qu’est Othello, où s’affrontent le général maure et son enseigne, Iago le démoniaque.
Koltès et Shakespeare ont tous deux le sens des conflits et des guerres : Othello a pour toile de fond une Méditerranée où Turcs et Vénitiens se disputent la suprématie, et dans l’ombre de la cité marine que sert Othello le Berbère, Koltès aide Vigner à entrevoir d’autres États, nouant avec «leurs» étrangers des liens tout aussi ambigus... «Othello», conclut Vigner, «est une pièce des ténèbres, où la question du désir, de l’amour et de la mort circule dans une atmosphère hypnotique, comme chez Koltès... L’étrange travail de mort qui s’opère dans cette pièce ne sera sublimé par rien. C’est un désert que l’on voit»."
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Ma grande nièce a fait un "projet d'art" parmi tant qui lui sont demandés(figures imposées) pour son bac -je ne sais pas si cela s'appelle comme ça exactement : "projet d'art"c'est une mise en abime d'une salle vide de théâtre, kaléidoscope, du plus large les fauteuils le rideau la scène, à un petit rectangle central rempli de vagues.... C'est une mise en abîme vue de la régie.

Je lui demanderai de m'en donner comme une impression réduite car dans ses travaux c'est celui que j'ai le moins regardé comme si je le connaissais déjà... et il reste ancré en mes lieux de mémoire, maintenant il me manque.
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J'AI LU UN TRÈS BEAU LIVRE QU'ON M'A OFFERT


MITSOU de Balthus(des dessins lorsqu'il avait 12 ans) avec lettres et texte de Rainer Maria Rilke son Beau-Père. Hommage au Roi des chats...



et je vous donne un extrait après avoir scanné et copier coller un article d'un journal suisse pour une seule exposition en Suisse, ses œuvres appartiennent à des collections privées, on ne les voit jamais...et celle-là est passée et je n'y suis pas allée...
mais un peu par les yeux d'une amie qui m'a réuni toutes ces petites pierres et/ou griffes de chats.


Hommage au Roi des chats



Le Roi des chats h/t, 1935, 78x49,5, Musée Jenisch, Vevey -Prolitéris Zurich

L'EXPOSITION DU 100ème ANNIVERSAIRE DE SA NAISSANCE

Que sait-on de Balthus? Balthus, le Roi des chats, le peintre des jeunes filles. Balthus, ermite en kimono dans son chalet de la Rossinière. On se souvient des encres de chine de Mitsou, qu'on associe à Rilke et à sa mère, Baladine. A l'innocent Mitsou se superposent des images d'adolescentes plus ou moins dénudées, qui nous laissent une vague impression de scandale.
Balthus aurait eu 100 ans cette année et il est temps de réviser nos classiques. Car le comte Balthazar Klossowski de Rola a résolument pris place dans le panthéon de la peinture du XXe siècle, entre Bacon et Picasso, deux peintres qu'il a d'ailleurs fort bien connus. Pour célébrer cet anniversaire, une seule exposition est prévue, à la Fondation P. Gianadda à Martigny. Il n'y a pas là de bien grand mystère. On retrouve le nom de Jean Clair, ancien directeur du musée Picasso, auteur du catalogue raisonné de Balthus paru en 1999 et commissaire de la grande exposition du Palais Grassi de Venise en 2001, quelques mois après la mort du peintre. Jean Clair est aussi un proche de Léonard Gianadda pour lequel il a organisé quelques expositions. Dès 2000, Léonard entrait dans le comité de la Fondation Balthus et y exerçait un discret mécénat. Il a bien connu le peintre et ne faisait pas mystère de son désir d'organiser une exposition à Martigny.
Ces liens privilégiés expliquent mieux qu'en cet été 2008, une cinquantaine de peintures sont réunies à la Fondation. Musées et collectionneurs privés ont été sollicités pour cette promenade dans plus de sept décennies de peinture, des premiers paysages à Muzot au-dessus de Sierre jusqu'à cette toile de 1995, «Gare de la Rossinière», tout un symbole. Un raccourci qui pourrait faire penser que Balthus est le plus suisse des peintres français. Sur les murs se succèdent la «Toilette de Cathy» (1933) du musée Pompidou, «La Rue» (1933) du Museum of Modem Art de New York, l'étude pour «La Montagne» (1935) conservée au Metropolitan de New York, parmi les grands musées et les nombreuses collections privées qui ont joué le jeu. Lorsqu'il dirigeait la Villa Médicis à Rome, Balthus avait moins de temps pour peindre et il s'est tout naturellement concentré sur le dessin. Cet aspect de son œuvre est rappelé avec environ 70 œuvres sur papier, crayons, fusains ou aquarelles, mais aussi fragments de nappes griffonnées au stylo, genèse de l'illustration des poèmes de son ami Pierre Jean Jouve. Des lithographies viennent rappeler qu'à 25 ans, Balthus se dessinait sous les traits de Heathcliff, le héros révolté des Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. A en croire ses biographes, sa vie n'a rien eu à envier à celle de n'importe quel héros romantique. VR


Balthus, une vie à grands traits




UNE ENFANCE COSMOPOLITE



Paysage de Muzot, hic, 1923, 49.5x37.5, coll.part.
Premiers paysages


1908
Naissance à Paris de Balthazar Klossowski, origine polonaise, nationalité allemande.
1914
Zurich, Berlin
1917
Séparation de ses parents. Berne, Genève
1919
Rencontre entre Rilke et sa mère, Baladine
Eté à Beatenberg, au-dessus de Thoune
1921
Berlin
Premier tableau, il a 13 ans.

1923
Beatenberg Vierge à l'enfant pour la chapelle de la maison de Margrit Bay (localisation inconnue). Muzot, au-dessus de Sierre, premiers paysages. Son frère Pierre va vivre à Paris chez André Gide.
1924
Rencontre Antoinette de Watteville, sa future femme, âgée de 12 ans. Auditeur libre à La Grande Chaumière Paris.


L'APPRENTISSAGE

la Toilette de Cathy, h/t, 1933, 165x150, centre Pompidou Paris. Balthus illustre un épisode des «Hauts de Hurlevent», le roman d'Emily Brontë. Heathcliff et Cathy sont des portraits de Balthus et d'Antoinette de Watteville, sa fiancée.

Paris. Copie Poussin au Louvre sur les conseils de Bonnard et Maurice Denis.
1926
Séjour en Italie. Copie Piero della Francesca à Arezzo et Borgo San Sepolcro, Masaccio et Masolino à Florence. Beatenberg: fresques pour le temple (recouvertes en 1934)
1928
Zurich
1929
Berlin. Première exposition de Balthus à Zurich
1930
Beatenberg, premier portrait d'Antoinette de Watteville. Service militaire au Maroc
1932
Berne, copie les Trachtenbilder du Lucernois Josef Reinhard (1749-1824) au Musée historique. Lausanne, Auberjonois Paris avec Pierre et Betty Leyris. Illustrations des Hauts de Hurlevent.



LES ANNÉES PARISIENNES


la Rue, hlt, 1933, 195x240, Museum of Modern Art, New York.
La première œuvre importante de Balthus, influencée par Masolino et Piero della Francesca que Balthus avait copiés en Italie en 1926.

1933
Paris.
Pierre Jean Jouve. Derain.
Les Surréalistes visitent son atelier. Première rencontre avec Giacometti
1934
Visite de Picasso.
Pierre Matisse, fils du peintre, galeriste à New York. Antonin Artaud.
1935
Travaille avec Antonin Artaud aux décors et costumes des Cenci, drame d'après Shelley. Commandes de portraits. Premier autoportrait, «Le Roi des Chats», «Engadine chez Jouve», Portrait d'André Derain.
1936
Hyères chez la vicomtesse de Noailles.
Engadine chez Jouve. Londres
1937
Mariage avec Antoinette de Watteville.
1938
Première exposition à New York. Champrovent en Savoie. Pierre et Betty Leyris, Portrait de Miro (entre la même année au Museum of Modern Art New York).
1939
Mobilisé en septembre. Blessé, rentre à Paris en décembre.

LA VIE SUSPENDUE


Autoportrait, fusain, 1943, 63x45.7, coll. part.

Portrait d'Antoinette, fusain, 1943-1944,82.5x75,
Genève, coll. Jean Bonna

1940
Convalescence en Suisse. Beatenberg. Champrovent en Savoie.
1941
Berne. «Champrovent», Picasso achète «Les Enfants Blanchard». Invite Auberjonois à Berne pour le Nouvel-An.

1942
Berne Fribourg. Naissance de son fils Stanislas. Auberjonois à Fribourg pour le Nouvel An.
1944
Naissance de son fils Thadée. Paris, visite à Picasso.
1945
Cologny, près de Genève. Retrouve Giacometti

LE CHAT DE LA MÉDITERRANÉE



Le Chat de la Méditerranée, h/t, 1949, 127x185, coll. privée: l'enseigne peinte pour le restaurant La Méditerranée, place de l'Odéon, où Balthus venait manger avec ses amis Eluard, Camus, Malraux, Giacometti, Jean-Louis Barrault ou Albert Skira.

1946
Première rencontre avec Malraux. Albert Skira Jean Starobinski
Se sépare d'Antoinette. Monte une exposition à la Kunsthalle de Berne, L'Ecole de Paris, avec peintures de Cézanne aux contemporains, Picasso, Miro, Matisse, etc.
Paris.

1947
Côte d'Azur avec André Masson. Picasso, Françoise Gillot, Lacan, Sylvia Bataille, Laurence Bataille. Se lie avec Camus et Paul Eluard
1948
Décors et costumes pour «L'état de siège» avec Camus et Jean-Louis Barrault
1950
Cosi fan tutte, décors et costumes, festival d'Aix-en Provence.
1951
Voyage en Italie, Rome et Sermoneta.

LA LUMIÈRE DE CHASSY

Cour de ferme à Chassy, hlt, 1960, 130.5162, Centre Pompidou Paris:
Balthus trouve son inspiration dans les paysages qui s'étendent sous les fenêtres du château de Chassy.

1953
S'installe au château de Chassy dans le Morvan
1954
Vit avec Frédérique Tison, sa nièce.
1956
Exposition au Museum of Modem Art de New York
1958
Premières expositions en Italie
1959
Jules César, décors, avec Jean-Louis Barrault


ROME

1961
Malraux le fait nommer directeur de l'Académie de France à Rome, Villa Médicis. Commence la restauration de la Villa.
1962
Japon. Rencontre Setsuko Ideta. A Rome, se lie à Guttuso, Fellini, Valerio Zurlini
1966
Rétrospective au musée des Arts décoratifs à Paris
1967
Mariage avec Setsuko au Japon. Restauration des jardins de la Villa Médicis.
1968
Naissance de Fumio (1968-1970). Rétrospective à la Tate Gallery de Londres
1969
Mort de Baladine. Exposition Courbet à la Villa Médicis
1970
Séjours au château de Monte Calvello, près de Viterbe. Exposition Giacometti à la Villa Médicis.
1971
Exposition Bonnard à la Villa Médicis
1973
Naissance de sa fille Harumi. Exposition Caravagesques français à la Villa Médicis
1976
Exposition André Derain à la Villa Médicis. «La Toilette de Cathy» au Musée national d'art moderne de Paris

LE GRAND CHALET

1977
Quitte la Villa Médicis. S'installe à Rossinière, en Suisse
1979
«La Rue» au Museum of Modem Art de New York
1980
Biennale de Venise, 26 peintures exposées
1983
Rétrospective à Paris, New York, Kyoto. Plus tard viendront Lausanne, Berne, Hong Kong, Pékin, Taipei, Madrid. Exposition Balthus, Giacometti, Bonnard à la Galerie Alice Pauli de Lausanne.
1988
«The Presence of Ingres» (Ingres, Chassérieau, Degas, Picasso, Matisse et Balthus) à la Jan Krugier Gallery de New York.
1992
Exposition à Ornans au Musée Maison natale Gustave Courbet
1998
Premier voyage en Pologne, pays d'origine de sa famille
2001
Décès à la Rossinière. Rétrospective à Venise au Palazzo Grassi
2008
Exposition du centenaire à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny

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je reviens je téléphone à ma maman...
c'était hier, c'était quand déjà...
je suis en fuite car le temps des vacances est terminé, je ne me plains pas , je me place sur une ligne d'horizon.
je suis j'étais donc en congé chez moi chez nous et je mesure l'importance de ce filin, ces ondes électroniques qui nous font préférer garder la chambre quand on est adolescent.

ce n'est pas pareil que se déplacer parler rencontrer regarder écouter s'expérimenter par tous les sens du visible comme de l'invisible.
doser puis se laisser aller, passer d'un rôle à l'autre quitter une énergie en miettes et replonger du haut vert le bas puis regrimper...

c'est quoi prêter assistance à personne en danger...
quand c'est soi-même ?
Pratique et délestage, peu à peu entendre puis faire puis perdre replonger retenter être patient s'empêcher et puis y aller.

Tiens donc j'y vais? salut passagers clandestins de la grisaille automnale...







Au cinéma nous avons vu Mensonges d'État, les acteurs sont très bien, il y a comme une autre forme des oppositions et des complicités dans ce film, tout est fluctuant fuyant. Toutes les alliances sont à confirmer se repositionner ensuite vérité les bons dans tout cela, où sont ce peut-être les mêmes, on lange un bébé et l'on commande à distance par téléphone portable un meurtre...
Mais j'ai trouvé le film long enlisant.

mercredi 5 novembre 2008

Barack Obama élu président des Etats-Unis



OBAMA PRESIDENT
ça y est, ce matin il pleut on s'en fout. Nathalie, je te le dis même si tu détestes les blogs et que tu ne risques pas de passer par là, toi aux yeux riboulinants de force d'intelligence et de tendresse, toi qui me disait tout haut ce que pensent beaucoup de gens tout bas : " je ne suis pas prête pour une révolution..."
toi comme moi comme lui comme nous désespérés des mesures coercitives imposées comme normales, aux sans papiers en France
toi qui pense à l'avenir aux rêves à l'écologie toi comme nous qui trions les ordures
la démocratie a gagné non pas un accessit mais le Grand Prix.
Les rêves de Martin Luther King ont portés leurs fruits.
Une nouvelle voix une nouvelle force de vie de réaction aux inégalités a résonné très fort cette nuit jusqu'ici : BARACK OBAMA a gagné.
Il est jeune et inexpérimenté.
Il est NOIR et c'est aussi le vote massif des blancs qui l'ont fait élire.
Faites ?! qu'il est la force de tenir de travailler de se tromper de le reconnaitre et de rester fidèle à lui-même.

Ici on a déjeuné petit déjeuner ensemble à la maison pour écouter France-Inter, tous les journalistes sont là rutilants de jeunesse aussi. Pascal mon ami s'est couché à 3 heures du matin, une fois que les résultats semblaient les bons....
Une ardeur est passée.

un article sur Le Point Barack Obama élu président des Etats-Unis
Rêvons et construisons ensemble et peu et pas à pas avant que l'extrème limite de la révolution soit atteinte.
C'est sur des générations, plein de gens n'ont vu aucune amélioration de toute leur vie.


WASHINGTON (AFP)
05/11/2008 - 07h16 soyez le premier à réagir
"Les démocrates s'assurent une confortable majorité au Congrès
Les démocrates se sont assurés une confortable majorité lors des élections mardi soir au Congrès américain, alors que le candidat démocrate Barack Obama devenait le premier président noir des Etats-Unis.

Dans le même temps, la majorité démocrate du Sénat et de la Chambre des représentants a été renforcée de façon significative par rapport à celle qu'ils avaient acquise aux dernières élections de mi-mandat en 2006.

"Ce soir, nous avons un mandat. Pas un mandat pour un parti ou une idéologie, mais vraiment un mandat pour le changement, pour l'espoir", a déclaré Harry Reid le chef de la majorité démocrate du Sénat mardi soir.

Au Sénat, les démocrates ont atteint les 56 sièges en prenant cinq sièges aux républicains et en conservant leurs 12 sièges mis en jeu lors de ces élections, selon les projections des chaînes de télévisions américaines.

Toutefois, quatre sièges de sortants républicains (Alaska, Géorgie, Minnesota, Oregon) n'étaient pas encore attribués vers 06H30 GMT.

Depuis 2006, les 49 démocrates de la chambre haute votaient la plupart du temps avec les deux élus indépendants pour parvenir à une majorité. Les sièges de ces deux sénateurs, comptabilisés dans les 56 sièges démocrates, n'étaient pas remis en jeu mardi.

Mais désormais le parti majoritaire pourra se passer de leur vote pour obtenir la majorité.

Parmi les nouveaux élus, le démocrate Mark Warner remporte un siège en Virginie (est), longtemps occupé par le républicain John Warner sans lien de parenté, qui se retirait cette année.

Jeanne Shaheen dans le New Hampshire (nord-est) l'emporte sur le sénateur républicain John Sununu, qui l'avait battue en 2002.

Une autre femme, Kay Hagan, en Caroline du Nord (sud-est), bat la républicaine Elizabeth Dole, épouse de l'ancien candidat républicain à la présidentielle, Bob Dole. Les deux autres sont Tom Udall dans le Nouveau Mexique et Mark Udall --son cousin -- dans le Colorado.

Les électeurs américains se rendaient aux urnes mardi pour élire leur président et renouveler 35 de leurs 100 sénateurs, ainsi que les 435 représentants de la Chambre basse.

Avec quatre siège de sortants républicains encore à attribuer, les démocrates ont peu de chance d'atteindre la barre des 60 sièges, seuil minimum pour empêcher l'opposition d'utiliser la méthode de l'obstruction systématique ou "filibuster", une procédure qui donne aux sénateurs le droit de bloquer ou de retarder des votes.

Selon les sondages et les analystes politiques, la progression des démocrates est liée aux préoccupations des électeurs en matière économique et à l'impopularité du président George W. Bush et du parti républicain.

Par ailleurs, à la Chambre des représentants, le parti de l'âne a également élargi sa majorité de 235 sièges contre 199 aux républicains.

Selon une projection de la chaîne MSNBC, les démocrates obtiennent 261 des 435 sièges de la Chambre contre 174 pour les républicains, soit un gain de 26 sièges par rapport à la Chambre élue en 2006.

Plus prudente, la Chaîne CNN donnait, elle, un gain de 5 sièges pour les démocrates, avec 40 sièges encore à attribuer.

Les résultats définitifs n'étaient pas encore disponibles vers 06H30 GMT et le site RealClearPolitics prévoyait un gain de 16 sièges, en précisant que d'autres sièges restaient à attribuer.

Au total, à la Chambre, les démocrates pourraient gagner entre 27 et 33 sièges ce qui les ferait passer à une majorité supérieure à 60%.

La nouvelle majorité devrait aider le président élu Barack Obama à faire passer ses réformes, comme par exemple celle de l'assurance maladie. Toutefois, le pouvoir législatif étant indépendant de l'exécutif, le Congrès peut s'opposer au président même s'il est de la même couleur politique.

Aux élections de 2006, les démocrates avaient remporté 30 sièges à la Chambre et six au Sénat."

samedi 1 novembre 2008

"Quantum of Solace" Méfiez-vous des Anglais...Le dernier James Bond architecture entre 7ème art opéra et divertissement : Action
















007 "QUANTUM OF SOLACE"

Hier soir, je... nous nous sommes précipités avec une demi-heure d'attente, au cinoche d'à côté, malgré la pluie, j'étais ivre de fatigue pourtant...
Des enfants dans la rue faisaient du porte à porte pour Halloween : "des bonbons... "répétaient-ils en file indienne,
et moi... sujette au diabète, je ne peux entendre parler de bonbons, sans avoir envie de "claquer le baigneur"... mes préférés, les nougats, nougatines, Nounours : fines guimauves recouvertes d'une encore plus mince couche d'enrobé au chocolat, berlingots acidulés, réglisse-menthe, dragées aux amandes : seulement aux amandes, caramels toffees : vanille praliné noisette me sont fort peu recommandés.
Là, juste quand l'eau me revient à la bouche, là justement, j'ai pu me rassasier d'un autre plaisir retrouvé, depuis l'avant dernier James Bond.
Plaisir contracté de garçon manqué... quand j'allais voir au cinéma : le Prado, ça ne passait pas au Français, avec mon père, seule avec mon père, le dernier James Bond.

Et là adultérine, je retrouve le goût de tous ces plaisirs défendus, le temps d'un film... avec l'homme de ma vie, comme c'est délicieux.

Comme c'est bon. C'est pour cette même raison "originelle" que j'aime tant Jack Bauer dans 24H CHRONO (privée cette année de ma Série ; Kiefffer Sutherland s'est excusé...)

EN APARTÉ, vous allez rire... je vais vous parler d'OBAMA.

Si ces divertissements pouvaient participer au changement qui se lèverait à L'Ouest...
Comme on vous l'a peut-être dit, dans 24H CHRONO justement, le président des États Unis était joué par un excellent acteur noir d'une élégance d'une dignité d'une conscience, loyauté à faire pâlir toutes les réalités, jusque là blanches...

Mais nous saurons bientôt si la fiction peut engendrer de la réalité et pas seulement dans les terrorismes et tortures -élaborées dans cette série de toutes pièces avec il est vrai de la redondance-.

Un président noir aux États-Unis cela changerait autant qu'une femme lorsqu'elle a dirigé le gouvernement en Inde....

Mais revenons à Monsieur Bond dans "Quantum of Solace", il est avant tout profondément triste et méfiant aux démêlés avec la vengeance, comme revenu de tous les tourments, alors que novice.

Il est bien loin de ce séducteur collectionneur de conquêtes toutes aussi effaçables les unes que les autres.

Là les femmes sont ses égales et il ne s'intéresse qu'aux vertigineuses désespérées : passé présent et à venir. Mais elles se tiennent belles ou pas, jeunes ou pas, droites et debout dans la tourmente.
Il y a un étrange compagnonnage, entre ce Bond et les femmes avec lesquelles il se perd se retrouve avec lesquelles il passe un moment fort. Il ne les allonge pas, il se rebelle, il parle avec elles entre les lignes, par le regard et la compréhension.

Il est distant mutique avec les autres hommes, plus fauve que félin.

Mais revenons au film époustouflant d'actions comme un prologue d'Opéra, et puis la situation, les personnages sont mis en échec, en relation, en poursuite, en miroirs, en contrastes, contradictions.

Les acteurs, Monsieur Amalric je vous signale comme aussi singulier à votre façon que Michaël
Lonsdale fans les rôles de méchants.

Le cynisme est réaliste de ce soit disant homme de pouvoir aux œuvres caritatives.

Les décors, la photographie sont somptueuses du plus grand éventail de paysages arides et pelés par la pauvreté aux intérieurs somptueux et solaires des grands hôtels. Tout est un peu différent. Il y a des inspirations des Séries et des films d'action américains. On pense à la "Vengeance dans la peau", aux "Incorruptibles" et surtout, à ce film qu'on est en train de voir et qu'on oubliera pas de sitôt. La preuve, c'est la suite du précédent et on se souvient très bien de ses cicatrices au corps et à l'âme, de ses amours aussi qu'il a subies vécues reprisées à l'emporte pièce.

Il y a comme un nouveau Romantisme dans ce James Bond là. C'est une sorte d'Oedipe qui ne va pas jusqu'à se crever les yeux, mais il déteste tant ce que ses yeux ont vu. Il n'éprouve aucune pitié, il a de la compassion pour certaines de ces femmes qui lucides en ont vu autant que lui.

«Les Contes d'Hoffmann» d'Offenbach mis en scène à GENÈVE par O. PY








«Les Contes d'Hoffmann», lupanar noir Article du Temps



"Ambiance lupanar noir, capes sombres, feux de la rampe et odeurs de tragédie sur la scène du Grand Théâtre de Genève avec «Les Contes d’Hoffmann», signés Olivier Py et Pierre-André Weitz. La courtisane Giulietta (Maria Riccarda Wesseling) y envoûte Hoffmann (Marc Laho). (photo: © GTG)

LYRIQUE. A Genève, Olivier Py et son scénographe Pierre-André Weitz confèrent aux rêves du poète Hoffmann une saveur désenchantée qu'ils replacent dans le contexte de la deuxième moitié du XIXe siècle. Sombre, mais lumineux.

Julian Sykes
Mardi 21 octobre 2008


"Sombres, ces Contes d'Hoffmann? Tout n'est que lumière. Lumière des décors, lumière des idées, lumière des voix, lumière de l'électricité. On reçoit ce spectacle en pleine figure. Les éclairages, de face, fendent les pupilles. C'est fait exprès. Olivier Py, metteur en scène qui signe une Trilogie du diable dont on parle beaucoup ces jours-ci à Genève, montre l'éclat factice d'un monde qui n'a plus de repères. Ou plutôt qui cherche ses repères dans le progrès technique et le capitalisme, bien loin d'un Très-Haut balayé d'un coup de pied au cul dans les catacombes.

Architectures de métal, constructions monumentales inspirées du Second Empire, murs d'ampoules symbolisant l'avènement de déesse-électricité: cette fuite en avant ne fait rien pour alimenter l'inspiration du poète. Oui, l'univers d'Hoffmann est bien sombre. Le sexe ne cesse de tutoyer la mort. Même l'art est laissé à lui-même. Hoffmann, baignant dans les vapeurs du vin et de l'amour facile, s'effondre à la fin de l'opéra au bras d'une Muse secrètement amoureuse. C'est elle, la Muse, qui a gagné la partie. C'est elle qui est parvenue à détourner Hoffmann de sa fascination pour la diva Stella, modèle suprême de l'éternel féminin. Et pourtant, une odeur pestilentielle de tragédie colle à la peau du poète dont on ne sait s'il s'en remettra.

Le ciel - y en a-t-il un? - est opaque, mais Olivier Py et son scénographe Pierre-André Weitz en profitent pour éclairer l'univers fantasmagorique d'Offenbach. Les Contes d'Hoffmann, c'est cet ultime opéra inspiré des Contes fantastiques de l'écrivain allemand E.T.A. Hoffmann qu'il aurait écrit pour gagner une reconnaissance officielle après avoir tout donné à l'opérette. La légende veut que ce soit son seul opéra «sérieux», alors qu'il s'est essayé plus d'une fois au genre - sans succès, il est vrai. Qu'il n'ait pas pu terminer l'orchestration en raison de sa mort et que l'œuvre ait été passablement défigurée pour être remaniée et éditée dans d'innombrables versions (à Genève la version Oeser) ajoute à l'aura de mystère. Dès sa création en février 1881 à l'Opéra-Comique, maison de prestige, Les Contes d'Hoffmann ont connu un succès retentissant.

On le comprend. Tous les ingrédients y sont. «L'art, le sexe et la mort», comme le note Olivier Py, mènent la danse. Et c'est une danse entre Eros et Thanatos qui se fait sur le pas de l'idéal féminin, qu'incarnent trois créatures: la poupée mécanique Olympia, la jeune artiste Antonia, éprise de chant et de musique, la courtisane Giulietta qui capte les ombres et reflets des hommes pour mieux les émasculer. Hoffmann, poète et narrateur, est représenté sur la scène, mais il n'est guère plus crédible dans son imperméable gris que le diable qui apparaît sous mille visages - un Dapertutto aux plumes noires grotesques dans l'acte de Venise.

Qu'Hoffmann ait rêvé ou non les trois femmes qu'il ravive à son souvenir, peu importe. D'emblée il revêt un masque mortuaire que lui tendent deux faunes, et sa fin est consumée avant même qu'il n'entreprenne de narrer ses amours malheureuses. On en tremble. D'autant que l'imaginaire d'Hoffmann est follement fertile. Olivier Py et Pierre-André Weitz montrent comment le poète glisse d'image en image. Comment il se laisse aveugler par l'éclat factice qu'il associe à l'idéal féminin. Ce n'est pas par hasard si Hoffmann se trouve propulsé dans un palais des glaces. Le poète touche du doigt ses projections et se cogne contre les vitres d'une idée fixe. Il ne peut s'empêcher de rêver la réalité, et c'est ce qui donne corps à ses fantasmes les plus inavouables.

Ce palais des glaces - un mécano qui tourne sur lui-même - est aussi un gigantesque lupanar. On pense à ces peintres et poètes du XIXe siècle qui, pour tordre le cou à la morale et gagner des bribes d'inspiration, allaient se repaître dans les bordels. Une clé du plaisir sert de sésame; elle passe de main en main, de sein en sein. Nue de la tête aux pieds, Olympia est cette poupée gonflable qui décline son numéro de music-hall avec une insouciance innommable (Patricia Petibon époustouflante de justesse et de beauté vocale). Giulietta est cette courtisane qui règne sur un bordel peuplé de cocottes nues en bas résille (Maria Riccarda Wesseling, qui peine à prendre correctement ses aigus).

Le tableau le plus émouvant, c'est celui d'Antonia. Figures et ombres expressionnistes. Passé un fabuleux numéro de Frantz (Eric Huchet) qui taille la barbe de Crespel (Gilles Cachemaille), passé le très bel air de Nicklausse où un violon (le musicien est sur scène) improvise une mélodie suave à défaut de trilles du diable, Antonia (sublime Rachel Harnisch au visage hagard, à la voix sombre et lumineuse) s'abîme dans le souvenir de sa mère (la mythique Nadine Denize) qui apparaît, matérialisée par le sinistre Docteur Miracle. Antonia meurt sous les feux de la rampe, hantée par le démon de la reconnaissance - même l'amour de l'art mène au bûcher. Dans les bas étages, la mort rôde, et les trois Parques tissent le fil de la vie.

Oui, la vie d'Hoffmann ne tient qu'à un fil. Mais lui-même semble avoir les yeux bandés, comme ces hommes masqués en capes noires, sourd aux avertissements de son ange gardien Nicklausse (Stella Doufexis fine, subtile, envoûtante). Même la musique - Patrick Davin mène rondement l'OSR, laisse affleurer la poésie, malgré des décalages avec les chœurs qu'il corrige en cours de spectacle - le laisse indifférent.

Hoffmann (Marc Laho, très juste, au phrasé éloquent) tombe dans les filets du diable (Nicolas Cavallier, noir de cynisme, timbre noir de cendres), comme si le dégoût dû à ses frasques amoureuses était la seule porte de sortie. Ou du moins une station intermittente avant qu'il ne remette les pieds dans le plat.

"Les Contes d'Hoffmann", au Grand Théâtre de Genève. Jusqu'au 9 nov. (Loc. 022/418 31 30), 3h50.

Des nouvelles de la Maison de la Culture 93 : MEPHISTO, RABEUX....



MC93 newsletter


"Dans le splendide "Méphisto" présenté au Théâtre de la Ville par Guy Cassiers, le spectacle se termine sur ce « je » angoissant, seule parole que le personnage inspiré de Gustaf Gründgens est capable d'articuler.
Ce texte de Klaus Mann résonne de manière très particulière pour tous ceux qui font du théâtre. Parce qu'il exprime la relation terriblement ambiguë que les gens de théâtre entretiennent avec le pouvoir et l'histoire. Et d'ailleurs le dernier mot du spectacle ne devrait pas être « je » mais « nous ». C'est peut-être parce que le théâtre est l'art par excellence soumis au fait du prince - qu'on se souvienne aussi du Molière de Boulgakov - qu'il a façonné au cours des siècles cette relation tourmentée entre l'artiste et le pouvoir. Mais pour la plupart d'entre nous, il existe une sorte d'incompatibilité entre le pouvoir et le théâtre. Et c'est bien ainsi.

Le Standard idéal, sixième édition, aura lieu du 24 janvier au 8 février 2009. L'Italie, Naples, Milan, la Sicile, y seront à l'honneur pendant et avant le festival, avec notamment la venue de la "Trilogie de la Villégiature" par le Piccolo Teatro dans la mise en scène de Toni Servillo.
Ne tardez pas trop à réserver vos places pour le Standard car certains spectacles ont des petites jauges et seront vite remplis. Jean-Michel Rabeux, après "Feu l'Amour" et "le Songe d'une Nuit d'été", ouvrira l'année avec son "Corps Furieux". Le théâtre de Rabeux est libérateur et engagé. C'est un théâtre savant qui remonte à la surface des émotions étranges, oubliées.

"Allegro ricordando", c'est un « je me souviens musical », signé Ami Flammer, un concert et un concept unique (le 10 janvier) où Schubert côtoie la Varsovienne, Brassens et Ferré, Beethoven et Berio la musique des « bas Dym ». C'est une création de la MC93 qui partira ensuite sur les routes de France. Autre événement musical, les concerts Stockhausen de décembre dans le cadre du Festival d'Automne, avec le MusikFabrik de Cologne et une mise en scène signée la Fura Dels Baus. Un must.

Après des mois de préparation, de répétition, de construction de décors, de fabrication d'accessoires, de création de costumes, de prouesses techniques, le 7 novembre sera le grand jour pour "Mesure pour Mesure".
"Oncle Vania" à la façon de l'Argentin Daniel Veronese (Espia una mujer que se mata) revient à la MC93. Un magnifique travail sur Tchekhov qu'on peut rapprocher de La Mouette dans la mise en scène d'Arpád Schilling à Bobigny, pour sept représentations exceptionnelles, à partir du 30 novembre.

Théâtre public, Théâtre au mille publics, Théâtre d'art et d'essai, Théâtre de toutes les jeunesses, Théâtre de France, Théâtre du Monde, la MC93 vous attend !

Patrick Sommier,
le 30 octobre 2008

À l'affiche

MESURE POUR MESURE / WILLIAM SHAKESPEARE /
JEAN-YVES RUF
7 NOV > 2 DEC 2008, salle Oleg Efremov


ESPIA A UNA MUJER QUE SE MATA / DANIEL VERONESE
D'APRES ONCLE VANIA D'ANTON TCHEKHOV
30 NOV > 7 DEC 2008

À venir

KARLHEINZ STOCKHAUSEN / MUSIKFABRIK / PETER RUNDEL /
LA FURA DELS BAUS / CARLUS PADRISSA
Festival d'Automne à Paris
13 > 14 DEC 2008, salle Oleg Efremov


NOËL MANDINGUE / BOUBACAR TRAORE (KARKAR), NAHAWA DOUMBIA, DOUSSOU BAGAYOKO, NAINY DIABATE
Festival Africolor
24 DEC 2008
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