sur FB : Thierry Anonymous
J'en sors ! Ce fut superbe, enjoué quand il le fallait, triste quand il le fallait ! Bref tous cela m'a redonné envie de lire l'oeuvre de Maupassant ! Continuez !
j'ai répondu illico : (les mots se perdent aussi !) :
Exactement, nous y sommes allés le même jour, ah ce sont tous trois de sacrés acteurs car ce n'est pas facile de changer en tout et pour tout de personnage de rythme de costume... etc ou voir de le garder comme une baladine... Bon ils ne sont que deux sur 3 à se mettre en maillot de bain. Vivifiant et triste à la fois comme à même la vie et ce qu'on peut en faire quand on a une passion : le mot... le texte on l'entend, ils le tiennent tous les 3 et il est sublime. Un de mes premiers auteurs préférés Maupassant avec Baudelaire et Colette tout juste après Alain Fournier et avant Zola Balzac et Stendhal avec aussi dans le désordre Montherlant et Hugo et Lautréamont que lisait ma Mémé en même temps que Guy des Cars : L'amoureuse, La femme objet, L'impure, La vengeresse, La coupable, La maudite, La brute, Les filles de joie ; La batârde, c'était de Violette Leduc et je ne me rappelle plus si ma grand-mère qui adorait l'Opéra, son préféré, la Princesse Turandot, l'avait lu : la batârde... Ah toutes ces littératures qui m'ont menée au Théâtre...et ma grand-mère morte lors de mes 20 ans qui m'a menée à la littérature, puis Mme Danièle Noël, chère professeure de français... Un grand merci à vous tous, lumières et décor itou...paroles et musique
Je reviens de chez Maupassant(es) 1ère au Lucernaire, je n'arrête pas d'y penser et je pense... donc à de sublimes écrivains qui se tiennent hors de nos murs...
Stendhal, Flaubert, Hugo, Balzac, Zola et puis Cocteau, Montherlant, Céline et bien-sûr, Camus. Un homme libre Camus, qui aimait le théâtre comme un lieu, un presqu'unique lieu de bonheur, avec pas loin derrière dans la file d'attente, le terrain de football... des lieux où l'on sent possibles comme une autre vie en train de se faire. Et malgré tout, malgré tout : aimer les acteurs, les joueurs de balle, qui nous invitent à faire la paix, malgré tout, à trouver un point d'équilibre et à trouver un terrain où tous nous pouvons tenter de vivre ensemble, pour être chacun reconnu et acteur de sa vie. Pour pour aller plus loin dans l'art du beau geste, de la grâce possible entre les êtres humains, avec un partage qui porte, avec le public qui marque... vers le plus haut, le plus large. Comme quand quelqu'un d'encore inconnu l'instant d' avant, vous ouvre ses bras....
Mais Maupassant, c'est pour moi, oui avant tout un homme qui aimait les femmes des maisons closes, des bouges, des bordels, des bastringues et comme je le comprends, il y a deux moyens pour ne pas devenir sa propre mère respectable quant à notre tour : c'est pute ou balladine, figures maudites que ces femmes enfants qui ne voient pas à mal, femmes à marins, prêtes à offrir à tous quelqu'ils soient FREAKS : quelques difformités qu'ils aient(les visibles ne sont pas les plus retorses) alors qu'on est tous promis à une mort certaine, tous les plaisirs de la chair.... Un homme qui ne jugeait point qui ne s'attachait pas à décrire toujours les mêmes.... C'était comme aussi un peintre et déjà un cinéaste, et ce n'est que justice que le théâtre lui donne un vibrant hommage qui est tout autre chose qu'une commémoration. Pourquoi Maupassant n'a pas
écrit pour le théâtre ? la mort et la folie l'ont rappelé assez vite , il n'a pas eu le temps d'écrire autre chose que des nouvelles récits et quelques romans. Comme d'autres plus tard qui n'ont écrit que du théâtre par exemple Koltès et qui lui a été rappellé non par la grande syphillis mais par le vrai sida.
Le lendemain je peux vous dire qu'on a qu'une envie retourner les rayonnages de sa bibliothèque pour dévorer du Maupassant.
Et j'ai l'impression d'avoir tout retenu dans mes rêves. La mise en scène, les lumières, me laissent inserrée comme dans un kaleïdoscope des amours, miroirs brisés encadrés de lucioles, ça me picote les yeux, je frissone encore mais je ne pleure pas.
C'est un spectacle sombre et léger, désespéré de solitaire endurci, quoiqu'il nage l'auteur adaptateur metteur en scène, au milieu de tous les êtres humains...
Heureux le marin qui nage
Dans les eaux de son courage
Heureux le capitaine
Dont la gloire est certaine
Et qui meure un beau matin
Frappé au pied de son mât
De son mât, de son mât.
Heureux les bateaux fantômes
Dans les eaux du rêve des blondes
Heureux les drapeaux pirates
Rubans noirs sur peau d´albâtre
Flottant dans les mers nouvelles
Où les phares se promènent
Les grands soirs, les grands soirs
Heureuses les multitudes
Dans leurs longues solitudes
Heureuses aussi les éponges
Dans les fonds où nul ne plonge
Sans voir bientôt sa cervelle
S´échapper de ses oreilles
Dans le noir, dans le noir
Heureux tous ces funambules
Qui, sur leur fil, déambulent
Heureuses aussi les épouses
Dans les fonds où rien ne bouge
Où les couleurs sont fidèles
Et les passions éternelles
Sans savoir, sans savoir
Que ce monde est un vertige
Accroché sur une tige
Que dans les mers blondes et sombres
Des espaces de tous les mondes
Un dieu vieux, sourd et débile
De ses dix mains malhabiles
Jongle pour des imbéciles
(x2)
Dans le noir, dans le noir...
Etienne Roda-Gil
Ces acteurs sont transformistes, magiques "qu'est ce qu'ils jouent bien c'est pas donné de changer de personnage.... à brûle pourpoint" de libellule, à mante religieuse, de reine des moustiques, à scarabés sacrés, roses rouges ou blanches les fleurs qu'on leur offre, pas d'oeillets des Immortelles. C'est un spectacle qui vous remet dans le sens de l'intelligence, de la littérature, du plaisir âpre et fort et non du loisir..... qui vous donne envie de mourir debout, qui vous remet dans le sens de la marche, de la plongée en apnée. Et c'est si drôle aussi ! Loin de la superficialité, des sports en salle, un spectacle de profondeur et de lenteur, suave Heureux le marin qui nage
Dans les eaux de son courage
Heureux le capitaine
Dont la gloire est certaine
Et qui meure un beau matin
Frappé au pied de son mât
De son mât, de son mât.
Heureux les bateaux fantômes
Dans les eaux du rêve des blondes
Heureux les drapeaux pirates
Rubans noirs sur peau d´albâtre
Flottant dans les mers nouvelles
Où les phares se promènent
Les grands soirs, les grands soirs
Heureuses les multitudes
Dans leurs longues solitudes
Heureuses aussi les éponges
Dans les fonds où nul ne plonge
Sans voir bientôt sa cervelle
S´échapper de ses oreilles
Dans le noir, dans le noir
Heureux tous ces funambules
Qui, sur leur fil, déambulent
Heureuses aussi les épouses
Dans les fonds où rien ne bouge
Où les couleurs sont fidèles
Et les passions éternelles
Sans savoir, sans savoir
Que ce monde est un vertige
Accroché sur une tige
Que dans les mers blondes et sombres
Des espaces de tous les mondes
Un dieu vieux, sourd et débile
De ses dix mains malhabiles
Jongle pour des imbéciles
(x2)
Dans le noir, dans le noir...
Etienne Roda-Gil
et non de flashs, d'anticipation, d'angles obtus et de compétition entre gens de bonnes moeurs, de petitesse bourgeoise. Sans inceste, ni autres violences la vie avec de véritables amours bien cachées, c'est possible.
la peinture la plus chère au monde, le cri de Munch, le Horla sur un pont....
J'ai attendu la chanson de Brassens : Les passantes, trop attendue surement....
J'ai attendu la chanson de Brassens : Les passantes, trop attendue surement....
allez voir sur ce site, sa biographie à cet homme porteur de bien belles moustaches... ses amours dont ses amitiés amoureuses, des écrits à charger sur vos tablettes numériques plutot que de chercher des heures dans les rayons sur les planches de vos bilbliothèques ou par terre empillés.
Les acteurs de gauche à droite en costumes : Pascal Thoreau, Anne Priol, Emmanuel Barrouyer.
en construction... comprenne qui voudra... et surtout comme il lui plaira, moi j'ai récolté les mots comme les gouttes de rosée accrochées au garde-fou, les larmes de générosité (et elles sont arides en notre époque) au théâtre pour le theâtre, partagées.
D'autres critique que je trouve elle, très juste et à propos, http://ddumasenmargedutheatre.blogspirit.com/archive/2013/11/09/cet-effronte-de-maupassant-2983932.html
http://www.regarts.org/Theatre/maupassantes.htm
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