dimanche 21 février 2010

Régate, un premier film belge au cinéma et The Visitor sur Canal



Et si on parlait Cinéma, j'aime, je suis allée voir la Régate, avec Thierry Hancisse, premier film franco-belge de Bernard Verbruggen. Je ne m'y attendais pas, on l'avait choisi un peu pour moi. Ce film est dur pour beaucoup, mais il est sans concession et profond et humain. On ne s'apesantit pas, on ne juge pas. Les comédiens sont tous très bons. Et puis j'ai fait un rapprochement entre les stages d'aviron et de théâtre, comme si ramer avec quelqu'un cela changeait les idées préconçues que l'on pouvait avoir sur lui. Comme jouer sur scène avec quelqu'un.
Les entraîneurs ne sont pas éloignés des profs de théâtre, ils doivent vous faire progresser.
Bref sur le moment, j'ai été comme alpaguée, dérangée et après la nuit le film a reposé comme une pâte à pain pour réveiller le meilleur et pour me laver du pire, la vengeance, la rupture définitive.
Thierry Hancisse, le père, mais celui qui joue son fils aussi, est exceptionnel, il ramène le rôle si justement à lui.
Je ne vous en dirais pas plus mais c'est un film, sur le fil... qui reste en soi.

The Visitor, de Thomas McCarthy est d'un ton, plus léger sur un sujet tout aussi grave : les clandestins, être sans papiers aux États Unis. Et j'ai pensé nous n'avons pas eu le 11 septembre sur notre sol, mais on n'est pas mieux qu'eux... alors qu'avant...
Bon j'arrête avec cette nostalgie qui elle aussi nous fait perdre nos repères, quoique !
J'ai aimé différemment de Welcome (qui va bientôt passer lui aussi sur Canal) et je me dis que ces films là, pourtant non plus, ne vont pas changer le monde et ces irrégularités criardes.
Comment faire quand on est ramassé par les flics, toute sa vie balayée, les efforts, l'argent, les sacrifices...
Tout le monde s'en fout apparemment mais il y a des gens des "justes" qui peuvent se révéler résister à tous les rouleaux compresseurs d'idéal, d'utopie réalisable. Comme ce professeur dans le film.

Jean-Paul Farré au Petit Hébertot



"Théâtre : Jean-Paul Farré"
en frac tout seul avec un piano, j'en ai déjà vu et j'en garde un extrème bon souvenir, que j'aimerai y emmener mon ami.
Par Caroline Alexander sur Webthea
Les douze pianos d’Hercule
Une heure de fou-rire en musique
Paris - Théâtre du Petit Hébertot

Il déboule sur la mini scène du Petit Hébertot comme si une mouche l’avait piqué au mauvais endroit, ce qui avec ce Farré qui en cache tant d’autres, avec ou sans accent aigu, n’est pas nouveau. Chaque fois que Jean-Paul, as virtuose de jeux de mots dignes de l’Almanach Vermot, et de poids léger boxant à tout va son noir partenaire à clavier, il a toujours ce petit air de celui qui se demande et demande au public ce qu’il fait là.
De retour d’Avignon à la case piano, après une longue traversée de la musique en solitaire, il répond cette fois par une douzaine de travaux forcés sous la garde décoiffante d’un Hercule en folie. Crinière neigeuse en pétard, queue de pie noir de concertiste assermenté le voilà aux prises avec un instrument fermé à clé, un monticule de tabourets de toutes les couleurs, mais uniformément rebelles et un sac à malices d’où pétaradent les gags les plus farfelus. Après avoir livré bataille à l’instrument récalcitrant, après l’avoir vidé, nettoyé, accordé ( ?), il finit, on se demande comment, par le faire sonner juste (ou presque). Alors commence sa leçon magistrale en l’honneur de ce Frédéric Pinchot, compositeur majeur dont on commémore actuellement l’unique sonate pour piano, fleuron du romantisme… Lequel entraîne prof et élèves spectateurs dans une virée sans filet dans les arcanes de l’histoire de la musique de notre temps, avec quelques arpèges acides sur celle qui, dans les années 50, posa quelques diktats castrateurs sur les nouveaux musts de la pratique musicale, avant de dévider, aller-retour, les longues plaintes de la répétitive née en Amérique. Habilement, amicalement Jean-Claude Cotillard a canalisé l’énergie et les débordements du clown électrique, virtuose du clavier qu’il a mis scène.
Trublion burlesque et solitaire, Farré toujours monté sur ressorts, toujours d’une contagieuse vitalité, iconoclaste et poète nous fait passer une heure de rires et fou-rires à consommer en famille et sans modération.
Théâtre du Petit Hébertot, du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h
01 44 63 96 06

Le mardi 16 février 2010

samedi 20 février 2010

LE STRESS AU TRAVAIL, prévention un CODE ANTI-STRESS


Les suicides se poursuivent chez France Télécom, 6 en deux mois, à ce rythme là, ils vont battre le triste record de l'an passé. On se suicide dans les prisons et dans les bureaux comme jamais !
Ce sont les chevaux qui quelquefois en troupeau se précipitent dans le ravin, ou les rats qui pratiquent le suicide collectif. Les cochons hurlent leur ressenti quand on les mène à l'abattoir.

Mais où sont la révolte et le, comment disent-ils, déjà : dialogue social !

Des mesures au mois d'Octobre dernier ont été préconisées par le Ministère du travail, les entreprises de plus de 1000 personnes ont du répondre présentes à un questionnaire et fonction des réponses ou des mesures, décisions, nouvelles structures d'écoute et de détection qu'elles ont envisagées, elles sont sur liste verte, liste orange ou liste rouge. Depuis 2 jours on n'a plus accès aux zones oranges et rouges, elles sont en chantier ; de nouvelles listes sont sur le point d'être établies.
Art du Monde
Chez Renault les initiatives prises depuis le, les drames ont repoussé la vague.
Je vous ai mis tous les liens ce problème me touche car il est phare flagrant du point absurde, aliénant, enfermant dans lequel nous avons été placés dans l'entreprise et la Société (mot qui comme collectif paraissent datés).

Dans pas mal d'entreprises des actions sont menées pour motiver leur personnel à l'appartenance, l'identification à la marque de son entreprise. Les employés sont sollicités à innover, à devenir eux mêmes des "innov'acteurs" de leur boîte.
En demi-finale un jury choisit 70 idées sur mille. Le thème était "100% plus simple" et j'ai choisi un code anti-stress, pour rappeler à tous les intervenants : les lois qui protègent la santé des salariés, les comportements à adopter pour un dialogue social que ce soit dans une équipe, en réunion. Ce passage du code devait être ludique sous forme de @learning, formation en ligne avec système de notation, confidentiel comme un peu le code de la route : trois comportements ou trois propositions au choix quelle est la plus adaptée. Bien-sûr n'entrainant pas de pénalités....
Je n'ai été retenue qu'en demi-finale et pas dans les 6 finalistes.

Si cela peut donner quelque chose pour ailleurs,
une autre entreprise je peux vous laisser mon dossier,
et vous lister ici la documentation que j'ai consultée,
ça va mieux en s'informant !

Il faut demander du respect et refuser les humiliations face aux changements de poste, donc de considération, de relations.
Pour cela la sensibilisation étant, il ne faut pas hésiter dans vos entreprises à saisir la médecine du travail, l'assistante sociale, la DRH, les syndicats et les directeurs de votre secteur.
-Tous à la fois...
- S'il le faut !

Et rappelez -vous une négociation est peut-être envisageable, une démission en dernier recours mais vivez, révoltez-vous, ne vous taisez pas ; il y a des tas de "misérables" partout et sous prétexte que des tas de gens, des tas de détresse sont passées à la trappe chez les gens venus d'ailleurs, les sans papiers, les chômeurs, les agriculteurs, les ouvriers, les infirmières, les enseignants, il ne faut rien dire. Plus rien dire, car on a du travail, on est cadre endetté et on est obligé de tenir l'image de la réussite, malgré tout, de plus en plus,"toujours plus". Souvenez-vous de l'affaire Jean-Claude Romand !

Il n'y a qu'une méthode pour éviter le stress, l'équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, la passion, le dévouement sont pour d'autres êtres, causes. Aimer son travail, ce n'est pas en être totalement dépendant ; ne plus vivre que pour réaliser quoi des objectifs ?... de production. L'aimer son travail : "la passion du service", comme si c'était une création artistique un record athlétique, qui profite de ces confusions ?!
Oui, "je suis énervée" comme dirait Brigitte Fontaine "viens me chercher il s'en passe"

Et le partage du travail et la liberté et l'expression et la culture du corps et de l'esprit c'est pour quand subsidiaire ? un survol de vacances. La mauvaise fiction se substitue à la vie. En plus vous allez déprimer vos enfants, vos proches ; passionnés par votre travail soit mais à quel prix : HS tous les soirs, les yeux pochés de gris.
On n'est pas sûr qu'il y a une autre vie après la mort, mais une autre vie après le boulot ça c'est sûr.
Sur ce je vais faire du théâtre c'est samedi matin
je reviendrais peaufiner (avec liens vers documents et sites officiels) cette ébauche jetée au saut du lit, au débotté... J'ai encore mal dormi...
le stress au travail de l'INRS


la dépendance au travail : le workaholisme

Code du travail Art L4121-1

Surmonter le stress au travail : enfin des solutions

vendredi 19 février 2010

De retour du Festival à COURT de forme


à L'ETOILE DU NORD
Tous les ans je me dis il ne faut pas que je rate le festival à court de forme
cette année 2010 du 9 au 27 février
non pas parce que je suis à court d'idées d'amis de théâtre de regard extérieur sur le monde sur le pays où chacun se recroqueville sur ses proches
pour ne pas avoir d'ennuis
non, pas ça !
parce que j'y vais pour... comment disent-ils ? "rire pleurer avoir des émotions"
mais surtout pour être dérangée car je vieillis et j'aime bien mon confort et qui sait au théâtre aussi
"La provocation est une façon de remettre
la réalité sur ses pieds." (Bertolt Brecht)


Dans l'entreprise où je travaille le jour, jour après jour, je me révolte de + en +, grâce à des militants syndicaux marginaux et convaincus qui n'ont jamais cessé d'être à leur façon vigilants
eh bien hier soir avec ma double vie en voyant ces spectacles je me suis sentie d'un coup cohérente.

vous pouvez réserver partout à la FNAC chez Virgin
theatreonline etc...vous pouvez payer avec les chèques Vacances
et bien sûr au théâtre : contact@etoiledunord-theatre.com

et bien hier soir en allant voir ces 2 DUOS (jusqu'au samedi 20 fév.)
C'EST UN FESTIVAL (qui lui dure jusqu'au 27 fév), LES SPECTACLES CHANGENT CHAQUE SEMAINE , ce sont des formes courtes comme pour le cinéma des courts métrages, il y en à 4 par soir = 2 duos !
la soirée c'est 10 € ou le pass 23 €
hier donc...
1er DUO LEGERE EST MA DÉMARCHE d'après Marina Tsvetaieva création collective dirigée par Hélène Marchand
mais surtout UN (PETIT) DÉTOURNEMENT création de Sophie Mourousi quelle claque quelle contagiosité de rires décapants
2 second DUO LE PRÉLUDE DE PAN d'après Giono création d'Ewa Urfalino avec Ewa Urfalino quelle épure sur les gestes originels tout ce sang et cette souffrance dont on est à l'origine
les animaux ont par réflexe la crainte de l'homme prédateur, mais les hommes entre eux comment les reconnaître, les plus prédateurs ?
et surtout quelle claque et ils dansent... on se précipiterait bien à leur suite ils sont déjà 12
-leurs origines sont du monde entier ?
-bien-sûr ils sont 12
:+ 4 Stéphane Auvray-Nauroy Sophie Sire et Olav Benvstedt assistés de Laura Clauzel qui ont dirigé le travail collectif
écoutez avec vos yeux regarder avec vos oreilles et sentez...
JE SUIS TROP VIVANT ET LES LARMES SONT PROCHES d'après eux-mêmes : "Né d'un corps pour en être un (...)"
avec Aurélia Arto, Robin Besençon, Coraline Chambet, Dianko Diakouné, Nicolas Guimbard, Nicolas Grandi, Frédérik Hufnagel, Julien Kossellek, Bouzid Laiourate, Sophie Mourousi, Raphaêlle Sahler, Eram Sobhani.
12 hommes et femmes en colère, transformée comme je dis , dans la zone de réparation qui chantent et dansent que toute la nuit ils ont empli mes rêves d'une autre vie, utopiste certes mais RÉALISABLE, car c'est cela l'utopie disait hier matin Ariane MOUCHKINE à France Inter émission de Vincent Josse.

Vive la TRANSFORMATION comme dirait mon chanteur préféré Dick Annegarn
et il y avait Zaza FOURNIER une de mes chanteuses préférées dans la salle.
Je n'ose pas lui parler on a rien à dire aux Grandes !
Quelle soirée mes enfants... quel talent et surtout quelle générosité
Ils sont beaux, c'est normal ils sont vivants et sur scène de tout leur corps.

Je vais donc y retourner la semaine prochaine et je ne vous y verrais pas le théâtre politique c'est trop pour vous, il vous faut de la distraction de l'émotion et du rire

et du sens pour arrêter d'ignorer votre désespoir révolte joie profonde votre corps qui rejimbe par tous les pores...

jeudi 18 février 2010

Au théâtre il y a toutes les vies... MAISON DE POUPEE avec AUDREY TAUTOU et A COURT DE FORME à l'Etoile du Nord

Il y a une morale à chacun son âme
et puis il y a tous les théâtres.
J'ai entendu une talentueuse comédienne des spectacles en DUO du Festival à COURT DE FORME dire : "je n'irais pas voir jouer Audrey Tautou dans Maison de Poupée". Je ne comprends pas ces principes, ces aprioris, ces querelles entre théâtre public et privé.
Ce n'est pas de la jalousie, je le sens peut-être de la fatigue.
Mais ce n'est facile pour personne le théâtre à chacun son cheminement.
En tous les cas ici ou là on ne peut discriminer boycotter
sauf les violeurs, les tortionnaires, les impérialistes, les entreprises qui licencient, les criminels à l'humanité...

Audrey Tautou : «On m'attend au tournant, mais je m'en moque»
Par Nathalie Simon
Le Figaro
11/02/2010

"Audrey Tautou incarne Nora dans la pièce mise en scène par Michel Fau. Crédits photo : DR
La comédienne fait ses débuts sur les planches dans Maison de poupée, d'Ibsen, à Paris, au Théâtre de la Madeleine.

Selon le metteur en scène de la pièce, Michel Fau, Audrey Tautou possède « l'insolence, la dérision et la virtuosité » nécessaires pour incarner l'héroïne, Nora. Touchée, l'intéressée s'abstient de commenter pour se concentrer sur le rôle.

LE FIGARO. - Qui vous a sollicitée pour jouer Maison de poupée ?
Audrey TAUTOU. - Michel Fau, que je connais depuis une dizaine d'années. J'admire son jeu, sa culture et sa vision du théâtre. Il est drôle, cultivé et humble. Nous souhaitions travailler ensemble depuis longtemps. Nous avions même pensé à Roméo et Juliette, mais les personnages sont plus jeunes que nous… J'ai lu Maison de poupée et je suis tombée sous le charme de son héroïne, Nora.

Que représente-t-elle pour vous ?

Un petit animal qui refuse de voir la réalité. Son mari l'appelle son « petit écureuil », son « petit étourneau », sa « petite hirondelle ». Elle veut absolument afficher une famille modèle, heureuse, sans nuages. Au début, elle donne le sentiment d'être légère, insouciante, égoïste et agaçante, jusqu'au moment où elle modifie le cours de son existence.

Avez-vous l'impression d'être attendue au tournant ?

Oui, mais je m'en moque. Je fais ce métier pour moi. Je suis sereine, j'ai de la pression, mais seulement envers moi. C'est un rôle extrêmement dense et ma première expérience importante sur les planches. J'ai l'impression de passer une épreuve sportive, qui va durer, je l'espère, près de quatre mois. Il y a tellement d'informations à intégrer ! J'espère ne rien oublier, mais Michel Fau me conseille de ne pas m'inquiéter. Je refuse la plupart des demandes d'interview, je préfère me concentrer sur le rôle. Je suis très exigeante.

Votre passage au Cours Florent devrait vous rassurer, non ?

J'ai été reçue au concours de la classe libre. Au départ, je voulais faire du théâtre, mais la vie m'a amenée sur d'autres chemins. J'ai eu la chance de pouvoir varier mes rôles. J'ai été tellement gâtée par le cinéma que, pendant longtemps, je n'ai pas osé demander quelque chose au théâtre. Avec l'âge, je me suis rendu compte que je me mettais moi-même des barrières. Sous prétexte que j'allais être jugée, je ne me sentais pas légitime.

Avez-vous des modèles ?

Non, mais il y a des actrices que j'admire, comme Isabelle Adjani. Je suis allée la voir sur scène, elle me donne des frissons. Marie Trintignant aussi, j'appréciais sa singularité, sa sensibilité. Et, parmi les Américaines, Jodie Foster, bien sûr.

D'où vous vient ce goût pour le théâtre ?

(Après réflexion) En CE1, j'étais tombée sur une édition de Cyrano de Bergerac. Je me récitais la tirade du nez. Le théâtre n'était pas un rêve, j'en ai fait un peu par hasard. Petite, je voulais m'occuper des singes, devenir primatologue. J'avais dû voir un documentaire sur le sujet. J'ai obtenu mon bac scientifique avec mention. En guise de cadeau, j'ai demandé à mes parents un stage au Cours Florent, j'y suis allée avec ma mère. Au bout de quinze jours, j'ai passé une audition et été admise directement en deuxième année. Je me souviens d'avoir joué différents auteurs comme Molière, Labiche, Feydeau, Marivaux ou, dans un autre genre, Bal-trap, une pièce de Xavier Durringer. J'ai suivi la troisième année en classe libre et continué la fac de lettres pour me donner le temps de la réflexion.

Quelle est la dernière pièce que vous avez vue ?

"Miam, miam", d'Édouard Baer au Théâtre Marigny. Je suis sa fan numéro un ! J'adore son univers et son humour.

Des projets ?

Je ne me projette jamais dans l'avenir, je n'aime pas savoir ce que je ferai dans six mois. Mes choix dépendent de la qualité du texte et des personnes avec lesquelles je vais travailler. Je me laisse guider par le plaisir de partager une aventure artistique et humaine. L'été dernier, j'ai joué avec Nathalie Baye une comédie de Pierre Salvadori avec lequel j'avais tourné : "Hors de prix", en 2006. À la fin d'une aventure, j'aime partir en voyage. C'est la seule réserve que j'avais pour le théâtre, l'obligation de s'engager pendant au moins un an. Maintenant que je l'ai décidé, je me donne à fond."

Théâtre de la Madeleine, Paris (VIIIe). Tél. : 01 42 65 07 09.

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Audrey Tautou, "totale novice" au théâtre
LE MONDE | 17.02.10 |



"N'approche pas Audrey Tautou qui veut. Les plateaux de cinéma, où elle a conquis, à la vitesse de l'éclair, une reconnaissance internationale, sont presque toujours fermés à la visite. Alors qu'elle monte pour la première fois sur les planches, celles du Théâtre de la Madeleine, à Paris, où elle est Nora Helmer, l'héroïne de Maison de poupée, d'Henrik Ibsen, même motif, même punition : impossible d'assister aux répétitions. "C'est comme si on entrait dans ma chambre pendant que je dormais, explique-t-elle. Travailler est quelque chose de très intime. Savoir qu'il y a alentour un regard extérieur, ça m'oppresse. Evidemment, il n'y a aucun souci avec les compagnons de projet." Il s'est donc agi de devenir "compagnon" de la première expérience théâtrale d'Audrey Tautou.




Cela a commencé par une rencontre avec l'un de ses amis proches, le comédien et metteur en scène Michel Fau, interprète fétiche des aventures scéniques d'Olivier Py. Fau est un homme rond, allergique "à tout ce qui est fade, raisonnable ou chic". Attablé dans un bistrot, il confie avoir connu Audrey Tautou lors d'un spectacle d'élèves au Cours Florent, à Paris, où elle a fait ses premières armes. "Chez les acteurs, ce sont les "créatures" qui m'intéressent, les gens mystérieux. Audrey est de cette espèce. Je lui ai souvent demandé quand elle allait faire enfin du théâtre. Nous nous sommes rendu compte, il y a deux ans, que nous avions envie de jouer ensemble le texte d'Ibsen."

Si Michel Fau ne voyait pas d'objection à ce que l'on assiste à une répétition, Audrey Tautou n'en démordait pas : la porte resterait fermée à toute intrusion. Mais elle était prête en s'en expliquer. Elle a choisi pour cela un salon de l'Hôtel Montalembert, bien dans le ton de sa dernière apparition sur les écrans : elle y incarne, si l'on peut dire, Numéro 5, de Chanel, dans le film publicitaire réalisé par Jean-Pierre Jeunet, le complice qui, en lui offrant Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, l'a propulsée vers la célébrité.

La jeune fille mutine des coteaux de Montmartre est devenue femme. Jeans, chemisier bleu à pois bruns, foulard clair retenant ses cheveux mi-longs, elle est souriante, aimable, mais pas plus que ça. Déjà un peu la Nora d'Ibsen, animal docile qui choisira, en une soirée, d'inventer sa liberté. Un texte d'abord drôle et très vite effrayant.

Si elle a travaillé avec des cinéastes de premier rang - Jean-Pierre Jeunet, Tonie Marshall, qui la révéla dans Vénus Beauté (Institut), Cédric Klapisch, Stephen Frears, Amos Kollek ou Ron Howard, elle devait tout apprendre de l'art de la scène. Audrey Tautou ne va que rarement au théâtre, où elle s'est beaucoup ennuyée. "C'est un problème majeur, l'ennui au théâtre, il faut absolument y résister et ne pas oublier que le théâtre doit rester un spectacle", confie-t-elle. "Etre actrice de cinéma me sert au théâtre, et, en même temps, je n'y suis pas même une débutante, une totale novice. Au cinéma, j'entre très vite dans l'intimité de mes personnages, mais cela laisse peu de place au jeu. Au théâtre, c'est le contraire, on commence par jouer le personnage, et petit à petit une intimité s'invente avec lui. On construit, on essaie, on efface, ça fait un peu peur, mais c'est génial, on ne se perd pas."

Michel Fau est donc à la fois le metteur en scène, le partenaire et le guide d'Audrey Tautou. "Je ne savais pas comment je fonctionnais au théâtre. Il m'a rassurée sur la "normalité" de mon cheminement. Aujourd'hui, je commence à ressentir que je risque d'aimer beaucoup Nora." Pourrait-on commencer de l'aimer avec elle ? Après un long entretien, la réponse est venue : "On devrait pouvoir vous trouver une petite place..."

Une porte s'est ouverte dans le flanc du Théâtre de la Madeleine. Là, perdu dans les étages, vous reçoit un homme aux cheveux en bataille, Frédéric Franck, maître des lieux, qui se réjouit de "la rencontre inattendue" entre Michel Fau et Audrey Tautou. Après avoir réuni les 300 000 euros de cette production, il en fut le premier spectateur. "J'ai été stupéfait, explique-t-il. Elle n'a aucun problème de moyens. Elle est réfléchie, extrêmement travailleuse. Elle n'est pas là pour se payer un premier rôle, mais pour participer à la construction d'un spectacle." Pour mémoire, l'homme a reçu ici Fanny Ardant, Charlotte Rampling, Sylvie Testud, Ludmila Mikaël ou Jeanne Moreau.

Audrey Tautou s'est installée dans la loge de Sacha Guitry, qui fut "pensionnaire" de la Madeleine de 1930 à 1942. Pas mal pour une première loge. La comédienne vous salue avec gentillesse, concentrée sur la répétition à venir. On la retrouve sur scène, dans le décor signé Bernard Fau (frère de l'autre). Un cauchemar de salon bourgeois, l'impression d'entrer dans un film d'Hitchcock.

Audrey Tautou rejoint la scène. Elle ne porte pas de costume, juste un jupon blanc, des chaussures plates, et, pourtant, elle capte le regard, et paraît autrement plus grande que son mètre soixante-trois. Très sérieuse, elle sait prendre le temps de s'amuser, jusqu'à la clownerie. A la fin du premier acte, elle grimace, plantée devant un sapin de Noël de pacotille. "C'est pas mal, Audrey, lâche Michel Fau de l'orchestre. Même quand tu fais la conne, c'est bien !" Il a raison."

Maison de poupée, d'Henrik Ibsen. Théâtre de la Madeleine, 19, rue de Surène, Paris 8e. De 20 € à 47 €. Jusqu'au 10 juin. Du mardi au samedi, à 21 heures. Matinée le samedi à 18 heures. Tél. : 01-42-65-07-09.
Olivier Schmitt
Article paru dans l'édition du 18.02.10

mardi 16 février 2010

Le CHANDELIER MUSSET au LUCERNAIRE entre autres


A COURT DE FORME... d'amis, de subversion, de regard, d'écoute, de théâtre...
à la recherche de "Formes nouvelles".... là c'est commencé depuis le 9 février, cela dure tout le mois, c'est un festival, j'y vais ce soir...


Le CHANDELIER MUSSET au LUCERNAIRE

cela commence cette semaine...
- le 18
- tu y seras je ne sais pas peut-être ! mais j'irais comme à Court de Forme à L'Etoile du Nord
- et au Lucernaire ?
- J'irais voir Délire à deux de Ionesco là ça commence ce soir...
et Maison de Poupée d'Ibsen, avec Audrey Tautou dans une mise en scène de Michel Fau et avec Michel Fau et avec des maquillages de Pascale Fau des décors de Bernard Fau , une fratrie de saltimbanques dérangeants hors les scissions théâtre privé/théâtre public, vieilles comme mes robes, pardon Hérode...
j'y reviendrai et j'irai
et donc c'est au théâtre de la Madeleine

mardi 9 février 2010

MISÉRABLES. NOTRE ATELIER FEYDEAU. A BIENTOT

Emmanuel Barrouyer a envoyé un message MISÉRABLES.

Objet : Distribution

"Du 16 au 27 février "Misérables" part en tournée à La Réunion! Pendant cette période, le spectacle sera interprété sur Paris par Florence LE CORRE, Gilles-Vincent KAPPS et Paul BORNE."



et notre atelier de FEYDEAU La 1ère meilleure que la 2ème pourtant la dernière...
Avec toute cette bizarrerie que le réveil au petit matin comme d'une saoulerie ou d'un vol arrêté.
Mal de tête surement mais c'est la vie ni blanche de lumière aveuglante ni noir absolu.
Nous errons d'instants entre les projecteurs la pénombre les trous noirs et l'éclairage salle.
Mais ça recommencera ailleurs avec tant de sources à rechercher avec nos baguettes magiques, celles du jeu et de ses intermittences de joies et de partage. Entre deux replis sur soi, trou béant qui avale tout quand on joue avec d'autres trou béant du quant à soi...

A bientôt les amis

vendredi 5 février 2010

voilà des critiques de théâtre sur Macbeth et sur Miserables

2 critiques de théâtre 2 blogs qui ont le mérite d'être. Intelligence culture sensibilité sincérité sens de l'observation aigu ces hommes là auraient pu être comédiens... ils ont choisi d'être écrivains dans l'ombre pour décrire la lumière.


MACBETH
William Shakespeare / Declan Donnellan
« La vie n’est qu’une ombre en marche, un pauvre acteur qui s’agite pendant une heure sur la scène et alors on ne l’entend plus ; c’est un récit conté par un idiot, plein de son et de furie, ne signifiant rien. »


Spécialiste de théâtre élisabéthain et en particulier de Shakespeare, le metteur en scène anglais Declan Donnelan s'attaque aujourd'hui à sa tragédie la plus courte mais aussi la plus compacte et la plus sombre. Le décor est souvent chez cette sommité de la scène totalement inexistant. Il est ici d'une superbe austérité. Les comédiens sont tous vêtus de noir et comme il s'agit d'une machination que a pour cadre l'Ecosse le développement complexe de l'intrigue est entrelardé de chansons et de danses au rythme entraînant de cette région du Royaume pas encore Uni.

Le roi a décidé de venir passer une nuit chez les Macbeth qu'il considère comme des fidèles. Averti de cette décision le couple se transforme en association de criminels. Profitant du sommeil du souverain, ils l'égorgent donnant ainsi raison aux sorcière qui avaient prédit que Macbeth ceindrait un jour, à son tour, la couronne. Contrairement à la tradition ces prophétesses de malheurs n'ont en rien l'air de sortir des enfers. Macbeth, à présent maître du jeu, se transforme en tyran sanguinaire et se fait d'innombrables ennemis. La nuit ne tarde à entrer dans les tréfonds des deux meurtriers tandis que leurs adversaires préparent leur perte, L'esprit de Lady Macbeth flotte bientôt à la frontière de la raison. Une scène de somnambulisme au milieu des gens de la cour cour distille une angoisse à laquelle succombe les témoins de cet accès de culpabilité.

Entourés de compagnons musclés dont les mouvements font songer à une chorégraphie, Macbeth sans cesse soliloque. Et c'est tout l'horrible si bien partagé de la condition humaine qui transparaît à travers ses paroles. La majesté et la démence shakespearienne ont rarement été aussi présents sur un plateau. Declan Donnelan s'est emparé de cette pièce que beaucoup jugent maudite car les personnages principaux ne sont mus que par le mal et en a, comme des cinéastes de l'importance d'Orson Welles, Akira kurosawa et Roman Polansky, tiré un chef d'œuvre.


Jusqu'au 21 février Les Gémeaux tel 01 46 61 36 37 Du 3 au 6 mars Théâtre des Célestins (Lyon) du 19 Au 22 mai Théâtre du Nord (Lille)

samedi 30 janvier 2010

Photo Haïti Blog Inter : Théâtre et comment... ça va ?


Haïti ils n'ont pas de morphine ?!


Guillaume Gallienne sur Canal Plus à la Comédie Française, le plus doué à vouloir toucher tous les publics et dans un one man show à l'Athénée comme Denis Podalydès à Chaillot.
Joël Pommerat dans SEUL, aller voir sur le blog Inter partout vous ne m'attendez-pas quand même ? !
Festival A court de Forme, à venir
autres spectacles que nous sommes allés voir dont un premier d'une Cie Ni une ni deux d'Eugène Durif
Quel texte d'Eugène Durif et quelle générosité d'acteurs, quelle lumière quel plaisir dans leurs yeux...
Haïti ils n'ont pas de morphine ?! on leur substitue, des vols détournés sur la République Dominicaine ?! De qui se moque t-on ?!
Je répète nous répétons j'ai été élue comme représentante syndicale au bureau au travail.
Et je dois remplacer mon cher metteur en scène pour ses cours parti au milieu de la France en tournée avec un, deux spectacles
Notre atelier Feydeau c'est les 7 et 8 Février pensez-y ? avec Chat en Poche précédé d'Hortense a dit je m'en fous !
Et aussi j'ai ré-entendu quelque part pour travailler un texte n'hésitez pas à le changer d'humeur d'intentions, passez le par la colère la peur et le sentiment amoureux "il en restera toujours quelque chose" a dit un grand réalisateur King Vidor
à Anna Karina

lundi 25 janvier 2010

un Diamant du théâtre : l'intégrale de la Fabrique imaginaire 4 spectacles : Ève Bonfanti et Yves Hunstad au T.O.P


C'est un petit bijou, l'Intégrale en plus... des 4 spectacles j'en ai vu 2, le 1er "la Tragi-comédie"que je n'ai jamais oublié dans les années 80 au théâtre des Bouffes du Nord.
Et le dernier "Au bord de l'eau" que j'ai vu l'été dernier sous un chapiteau à Avignon.
C'est tout ce que je suis, ce que j'aime, ce que j'aurais aimé faire au théâtre en plus d'avoir joué avec Philippe Person. Philippe Person le connait car comme lui cela fait plus de 25 ans qu'ils se consacrent au Festival Off d'Avignon, presque tous les ans.
Il est si grand Yves Hunstad au sens propre et figuré et si simple.
Là, c'est au TOP (Théâtre de l'Ouest Parisien)courrez-y vite, je suis en retard pour vous prévenir...
Vous apprendrez tout sur le comédien, et comme c'est simple de faire rire, du fond de soi.
"Quand l’acteur devient-il personnage ? Que devient sa personne dans le jeu ? Comment peut-on croire à ce qu’il n’est pas possible de croire ? Ève Bonfanti et Yves Hunstad ôtent le masque. Avec humour, et audace, ils exhibent le fil de l’illusion et autres ficelles de la scène et observent quand et comment naît le théâtre…"
du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h.
durée : 1h30

samedi 23 janvier 2010

Théâtre de l'Oeuvre / DAVID & EDWARD deux Michel, Aumont et Duchaussoy


David & Edward - Théâtre de l’Œuvre
de Lionel Goldstein
Bien-sûr j'y suis allée, nous y sommes allés tous les deux, certains d'y voir des acteurs donc du théâtre. La pièce ronronne encore des rires du public pouffés, mi retenus mi délivrés. Un torrent de bravos. Ah ! ces Michel, quels anges, djinns, démons ils nous font déguster toutes les saveurs du théâtre, comme si jouer c'était naturel en somme. Ce texte s'adresse à tous les amoureux qui quelquefois vieillissent bien, c'est new-yorkais plein d'à propos.
- d'humour juif ?
- pas tellement juif , d'humour tout court.
Depuis hier, je suis sur un petit nuage, j'ai acheté le texte, après je suis allée voir Michel Aumont qui ne me connait pas bien-sûr et je lui ai dit Merci pour ce grand pardon... partage. Pardon ! je vous adore... Je n'ai pas eu le temps bien-sûr de lui parler de la mise en scène d'Antoine Vitez de Huis Clos à la Comédie Française où il jouait Garcin, c'est là que tout a commencé de mon admiration, bien-sûr ou peut-être pas... J'aurais bien bafouillé un peu plus longtemps en compagnie de son sourire mi amusé, mi habitué, bienveillant en tous cas, la tête légèrement un peu penchée...

L'autre Michel, Duchaussoy a quitté le foyer, les loges assez vite, je l'ai félicité aussi, il nous a dit : "je regarde en passant les gens avec insistance car je suis miraud, pour vérifier si ma fille n'est pas là."
Ces grands vieux comédiens virtuoses, quelle musique ils ont déclenchée ...

J'ai écrit ce matin à l'adresse de nos chers apprentis comédiens sur FB ou Face Book :
"Allez-voir l'irrésistible Michel Aumont, pour moi c'est tellement du bon théâtre, bonheur assuré, le Michel Duchaussoy n'est pas mal non plus ; quand il chante -très bien Carmen- lui aussi, assis, sur un banc (référence à cette photo insolite d'un autre comédien sur Face Book : Julien Buchy) l'écoute de son partenaire Michel Aumont : j'ai failli y rester de rire ! au théâtre de l'Œuvre, David & Edward.
et cette phrase : "... ne pensez-vous pas que le secret d'une relation qui dure c'est une pointe de torture ?"
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Bien-sûr je vais y aller car c'est à la fois une histoire d'amitié et une histoire d'admiration et de lieu.
Être en amitié avec un magicien de l'ombre, un technicien, un régisseur plateau, c'est passer de l'ombre à la lumière, du froid au chaud à la fermeture des loges, c'est parler encore longtemps après et de tout. Les techniciens de théâtre sont des généreux de leur temps de leur professionnalisme, ils connaissent tout du lieu et des êtres, le plus souvent sans beaucoup de reconnaissance, ils ne donnent pas leur amitié durable sans confiance et ce sont des raconteurs d'histoire. Ils savent à l'avance presque si le spectacle va être bien ? Bien mieux que les directeurs de théâtre. Rares sont les théâtres où hélas ! on leur demande leur avis.
Pas loin de là il y a aussi un petit restaurant où vont souvent les régisseurs, le patron est un des leurs, sa femme s'en occupe à plein temps. Ce n'est pas très cher, c'est petit, restez discrets et simplement écoutez, vous saurez tout d'où et de qui ? La Marotte, 4 rue de Parme Paris 9 ème, c'est pas cher, mais c'est bon et c'est comme familial : la famille de théâtre, des théâtres privés du coin.

JEUDI, 21 JANVIER 2010 14:40 CYRIL MASUREL ACTUALITÉS - THÉATRE
A partir du 19 janvier 2010
Théâtre de l’Oeuvre

sur Artistik Rezo


© Claire Besse
"Une rencontre fulgurante, un duel poignant autour d’une histoire d’homme et de passion. Une œuvre qui explore la toile complexe du mariage et de l’amitié avec ses secrets et ses mensonges, un tableau vibrant des mystères qui enveloppent les relations humaines.

New-York, dans les années 80. Deux hommes se rencontrent pour la première fois sur la tombe d’une défunte. L’un est son mari, l’autre son amant. Ils vont peu à peu découvrir qu’ils ont partagé l’amour de cette même personne depuis cinquante ans. Mais s’agit-il vraiment de la même femme ?

Les mots de Marcel Bluwal

"Deux hommes en scène que tout sépare. Et un personnage qui est le seul dont on parle et qu’on ne voit jamais : « une arlésienne » dans notre argot de théâtre. Ou plutôt deux, « une arlésienne à deux visages »

Le pari de l’auteur est passionnant et rare. Deux des plus grands acteurs français se sont donnés au propos et moi aussi. C’est difficile mais avec les deux Michel, Aumont et Duchaussoy, qu’est-ce qui est difficile ?

Marcel Bluwal met en scène pour le théâtre et l'opéra et réalise pour la télévision et le cinéma. De 1975 à 1980, il enseigna au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique.


David & Edward
De Lionel GOLDSTEIN
Traduction Eliane ROSILIO
Mise en scène Marcel BLUWAL
Assisté de Anne HEROLD
Avec Michel AUMONT et Michel DUCHAUSSOY
Scénographie Catherine BLUWAL
Lumières Jacques ROUVEYROLLIS
Costumes Claire BELLOC

A partir du 19 janvier 2010
Du mardi au samedi à 21h - Matinées samedi à 18h30 et dimanche à 15h30
Réservations : 01 44 53 88 88
Prix des places : 42€ - 36€ - 30€ - 20€
Moins de 26 ans : les mardis, mercredis, jeudis 10€

Théâtre de l’Oeuvre
55 rue de Clichy
75009 Paris
Métro Place de Clichy

lundi 18 janvier 2010

Théâtre et Cinéma excuses mille et une pensées en attente


Sous l'œil d'Oedipe mis en scène par Jouanneau, Pipo Delbono au théatre et Invictus (art. du Monde diplomatique) au Cinéma, j'ai aimé, beaucoup aimé, grand merci, Morgan Freeman est exceptionnel et je soutiens les discussions au sujet de ce film ; mais ces deux semaines je n'ai pas de temps du tout alors...
Au sujet de ce film et dans un autre genre je relève toutes les "esquissades " les éclipses à propos d'Avatar
Patience sagesse élégance compassion.... Il en manque tant et tant.
"Rendre la douleur féconde" cette phrase est de Camus le mythe de Sisyphe

Mille et une pensées que je garde perdrais et alors donc ...

mercredi 13 janvier 2010

Danse : faits d'hiver/ Combas : les roses rouges


Pascal Allio, Thierry Baë
Faits d'hiver 2010 Danse agenda sur PARISart
12 janv.-05 fév. 2010
Paris 4e. Micadanses
La danse fête ses auteurs... Fort du succès des dernières éditions, le festival parisien entame sa douzième année avec 7 créations au programme, dont Show Time de Philippe Ménard et Pièces démontées de Mille plateaux associés. Nouveau partenaire, le théâtre Paris-Villette offrira au public 4 soirs de représentations en plus !


Communiqué de presse
Philippe Ménard, Eléonore Didier, Herman Diephuis, Les gens d'Uterpan, Felix Ruckert, Serge Ricci, Pascal Allio, Thierry Baë, Raphaël Cottin, Nicolas Maloufi, F. Ramalingom, Mille Plateaux associés...
Faits d'hiver 2010

Faits d'hiver s'affirme comme le festival de danse contemporaine parisien, par son ampleur, ses partenariats, la diversité de ses lieux de diffusion et maintenant sa longévité puisqu'il propose en 2010 sa douzième édition. Le point à souligner est également la volonté d'engager la diffusion de pièces contemporaines vers des séries. Ainsi, quatre représentations de la dernière création de Serge Ricci sont proposées (Des arbres sur la banquise), comme trois de celles de Thierry Baë (Tous ceci (n')est (pas) vrai) et de Herman Diephuis (Paul est mort).

En janvier 2010, sept créations sont prévues : Show Time de Philippe Ménard, ! Kung solo d'Eléonore Didier, Nocturne démocratie des Gens d'Uterpan, L'interprète ou témoin de l'intime de Pascal Allio, Sei solo de Raphaël Cottin, Pièces démontées de Mille plateaux associés.

Lieux partenaires : théâtre Paris-Villette, Mains d'oeuvres, Théâtre Silvia Monfort, Théâtre de la Cité internationale, L'étoile du nord, Auditorium Saint-Germain (MPAA), Micadanses.

Programme

12-13 janvier, 20h00
Philippe Ménard : Show Time, L'Etoile du nord

12-13 janvier, 21h30
Eléonore Didier : ! Kung solo, Mains d'œuvres

14-15 janvier 20h00 et 16 janvier 19h00
Herman Diephuis : Paul est mort, Théâtre de la Cité Internationale

17 janvier, 19h00
Les gens d'Uterpan : Nocturne démocratie

18-19 janvier, 20h30
Felix Ruckert : On Pain and Presence, Micadanses

20 janvier, 19h30 et 21-22 janvier 21h00 et 23 janvier, 19h30
Serge Ricci : Des arbres sur la banquise, Théâtre Paris Villette

25-26 janvier, 20h30
F. Ramalingom : Comment se ment, S. Prunenec : Ouvrez, Micadanses

28-30 janvier, 20h30
Thierry Baë : Tout ceci (n)'est (pas) vrai, Théâtre Silvia Monfort

01-02 février, 20h30
Pascal Allio : L'Interprète ou témoin de l'intime, Micadanses

03 février, 19h30
Raphaël Cottin : Sei solo, MPAA- Auditorium St Germain

04 février, 19h30
Nicolas Maloufi : Les Effondrés, MPAA-Auditorium St Germain

05 février, 20h30
Soirée "Tapis rouge" : Mille Plateaux associés, G.Sesboué-V.Moin, Micadanses



Créateurs
Pascal Allio, Thierry Baë, Raphaël Cottin, Eléonore Didier, Herman Diephuis
Geisha Fontaine, Philippe Ménard, Sylvain Prunenec, Serge Ricci, Felix Ruckert

Lieu
Paris 4e.Micadanses

Autres expos des artistes
Ecrans de Danse n°7
Swing
Danses partagées
Hors saison
Tout ceci (n)’est (pas) vrai ! Kung solo
Programme Faits d’hiver
Paul est mort
Ciao bella
D’après J.-C.
Festival Artdanthé printemps 2008
Hors séries #51, du musée Fabre aux Ursulines


les roses rouges de Combas

mardi 12 janvier 2010

Ce matin à France Inter Monsieur Rohmer et Cocteau/Mesguich au Lucernaire : Le bel Indifférent

Ce matin je voudrais dire Bravo à Stéphane Guillon et pardon à Nicolas Demorand et Merci à Monsieur Rohmer.
Que j'ai ri de sa rubrique ce matin : "Marion Maréchal (petite fille de Le Pen) nous voilà !!!" Surtout ne changez pas Monsieur Stéphane Guillon de vous revendiquer des Marx Brothers et de tirer à boulets rouges sur les politiques qui en toute imunité perdent le sens moral et pratiquent le lynchage et/ou le racisme. Et avec autant de drôlerie !
Pardon Nicolas Demorant je vous érafle, j'abime l'orthographe de votre nom dans ce blog alors que pour moi le matin vous êtes un compagnon de vie, un demeurant, un repère. J'ai la mémoire d'une bête de compagnie en vieillissant et mes lapsus sont limpides. Plus je vieillis et plus je deviens sincère, avec des amis et des personnes qui me prennent en inimitié et que je repère sous mes airs quelquefois fatigués. A faire l'œil extérieur des années durant pour les élèves plus rien semble vous échapper c'est à la fois terrible et beau et simple.
Merci à un élève qui est allé voir un spectacle que je n'ai pas pu voir et qu'il a beaucoup aimé je partage un peu ainsi beaucoup par télépathie
Je voulais dire merci à Monsieur Rohmer de m'avoir conté en images la vie, les secrets des Nuits de la pleine lune avec Pascale Augier, Tchéky Karyo et Fabrice Luchini, une des plus grandes émotions de mon cinéma à moi.

Parce que Cocteau m'a séduite depuis longtemps pour ses défauts qui sont comme des qualités pour moi : surfait suranné lyrique accessible et émouvant avec un sens dramaturgique très éclectique et poétique. Les poètes qui ont touché le plus grand nombre ne sont pas forcément des ronflants des affichés démagogiques conservateurs comme d'un style pompier...
et je pense qu'en associant ces 2 textes Monsieur Mesguich nous fait nous retrouver toucher comme une grande classe des engouements "populaires" comme pour Madame Édith.


Théâtre Le Lucernaire (Paris) janvier 2010
Le bel indifférent - La Charlotte

Textes de Jean Cocteau et Jehan-Rictus, mise en scène de Daniel Mesguich, avec Catherine Berriane et Florent Ferrier.

Ca commence comme ça : l’actrice est déjà en scène quand on arrive dans la salle. Immobile sur son siège, elle nous regarde chercher nos places, nous déshabiller et asseoir avec, dans les yeux, un mélange d’inquiétude (que vont-ils penser de moi ?) et de consternation (sont-ils vraiment aussi cons qu’ils en ont l’air?). Cela dure un petit moment… et l’on finit par ne plus bien savoir où se mettre, face à ce regard insistant.

La comédienne s’avance ensuite sur le bord de scène… et entonne une chanson réaliste, enfilant tous les lieux communs du genre : histoire d’amour lamentable d’une fille trop bonne pour un marlou qui ne la mérite pas. On est d’abord un peu gêné par cette lumière crue sur ce visage et ce corps pas forcément gracieux. Le chant a capella est d’autant plus risqué qu’il arrive de but en blanc - sans que le personnage nous ait encore été présenté. Et puis, au bout d’un petit instant de malaise : la ferveur avec laquelle elle interprète sa goualante finit par nous gagner (in extremis) à sa cause…

La pièce peut alors commencer, dans le prolongement du couplet/refrain-type déjà évoqué : une pauvre fille amourachée d’un gigolo qui lui mène la vie dure, et s’entête à ne pas répondre à ses lamentations-admonestations. Habile mise en abîme, la pleureuse s’avère être une chanteuse de caf’conc’, ce qui rend d’autant plus cruelle la question existentielle : est-ce la chanson triste qui lui dicte sa vie, ou sa vie pathétique qui inspire la chanson ?

On commence par rire à ce dialogue de sourds : le bel indifférent du titre est un beau gosse un peu trop bien sapé, sortant de chez une poule nourricière ("une vieille, en plus !", s’exclame la malheureuse qui l’attendait en se rongeant les sangs). Sa décontraction excessive et son mutisme forcené créent un effet comique impayable, face à l’hystérie de la délaissée. Et puis, le pathétique reprend le dessus : malgré ses menaces (le quitter, se pendre, etc.), la pauvre fille se jette à ses pieds et s’écrase dès que le beau mâle fait mine de se tirer…

C’est peu dire que le propos de la pièce est daté : créée par Edith Piaf en 1940, elle colle parfaitement aux archétypes d’amoureuses éperdues interprétés dans ses premières chansons. Un univers de bohème parigote où les p’tites femmes ont de la gouaille, de la répartie… et une aptitude incommensurable au malheur. Pas question de féminisme ici : les hommes ont beau être des salauds (surtout les bellâtres un peu mac’ dont elles raffolent), elles les auront toujours dans la peau !

Si la mèche est courte (une scène de ménage à sens unique, étirée sur presque une heure), les trois ou quatre rengaines qui l’entrecoupent apportent un contrepoint bienvenu : elles donnent une force mélodramatique supplémentaire à un texte qui se complait un peu trop dans l’anecdote. Il faut saluer le talent de Catherine Berriane, qui grâce à son interprétation puissante (et néanmoins sensible), parvient à donner chair au cliché jauni esquissé par Cocteau.

Non content de rajouter des chansons pour pallier aux insuffisances du texte, le metteur en scène Daniel Mesguich a aussi eu l’idée de lui adjoindre une œuvre de Jehan-Rictus intitulée "La Charlotte". Il s’agit du monologue d’une pauvresse, poème écrit dans un vocabulaire argotique savoureux, qui fleure bon le Paris popu du début du 20ème siècle.

A priori, on peut trouver ce procédé (allonger la sauce d’une pièce courte) un peu artificiel… Les deux textes se font écho, et pourraient s’avérer redondants : ici aussi, on dirait qu’un cliché de chanson réaliste s’anime ; là encore, les suppliques de la pauvresse (aux passants pour un peu de sous, à la Vierge pour un peu de veine) ne reçoivent aucune réponse.

Mais la comédienne réussit à changer son registre en une fraction de seconde, et emporte le morceau. Elle qui semblait souffrir les pierres sous les coups sourds (et muets !) de l’indifférence masculine, se fait rieuse et grimaçante dans ce nouveau rôle. Sa voix se transforme, rocailleuse et graillonnante en diable, bien loin de la pureté a capella d’antan. Le monologue de la bougresse complète donc admirablement la saynète mélo précédente, achevant en apothéose tragi-comique ce qui aurait pu, sinon, nous laisser sur notre faim.

On n’a jamais eu une grande affection pour Cocteau, qui nous a toujours semblé ronflant en tant que poète, limité comme dramaturge, et un poil surfait au cinéma… Pour nous, ces trois petitesses additionnées étaient (et sont toujours) loin de faire la somme nécessaire au statut de grand artiste qui lui est accordé.

Pourtant, ce spectacle vaut le coup d’œil grâce aux ajustements qu’il se permet : les chansons et le texte final sont des béquilles qui permettent à une (toute) petite pièce de se tenir un peu plus droite, un peu plus haute. Cela donne une représentation plus riche et nuancée que prévue. Cerise sur le gâteau : nous faire entrevoir la magie de l’art dramatique (ce transformisme d’un rôle à l’autre), grâce à une excellente comédienne : Catherine Berriane.



Nicolas Brulebois

vendredi 8 janvier 2010

Prolongations MISERABLES/ Notre atelier FEYDEAU 7 et 8 février/ Orléans pour commencer ENEAS, neuf

MISÉRABLES le spectacle est prolongé au Lucernaire jusqu'en mars, mais n'attendez pas les beaux jours et pour se laver se réchauffer après toutes ces indignités de la vie, ces froidures.... allez-y dés maintenant ça "re-hope" (je m'essaie au langage SMS) ou ça redonne l'espoir sans pédanterie, pour partager avec tous... justement



Le décor
et la Photo sont de Vincent Blot
avec Emmanuel Barrouyer Philippe Person Anne Priol
En raison du succès, le spectacle est prolongé jusqu'au 20 mars.

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À nos élèves, l'Atelier Feydeau ou L'Autre Scène se produira au Lucernaire, soirées privées mais vous pouvez tous venir, le soir à 20 H 45 (comme d'habitude, soyez là une demi-heure avant). Prenez contact avec moi si vous voulez réserver, les dimanche soir 7 et lundi soir 8 Février. Une soirée composée pour votre plus grand plaisir de 2 pièces : Hortense a dit je m'en fous en lever de rideau suivie de Chat en poche (les deux pièces ont été réduites pour un spectacle d'1H30) dans une mise en scène de Philippe Person avec Vincent Agius Hélène Dadoune Paul Derome Grégory Guillotin Anne Guyot Béatrice Holland Francine Kéravel Antoinette Mussier Pascal Ponsart et votre assistante dans un petit rôle sous entendu bien-sûr qu'il n'y a pas de petit rôle et qu'il faut s'y remettre à la bicyclette... (humour oiseux de 6h du matin) Je ne pouvais pas jouer la belle Otéro elle est seulement évoquée dans une des 2 pièces...
sur ce dernier point si vous voulez vous renseigner 2000 ans d'histoire lui est consacré aujourd'hui sur France-Inter à la Belle Otéro, morte seule à 96 ans alors qu'elle a séduit milliardaires princes poètes, elle dansait aux temps chauds...


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D'abord à Orléans au Centre Dramatique National, puis à Paris-Villette, entre autres en tournée
Enéas, neuf
c'est la suite d'une grande Fresque (voir plus bas) et c'est aussi une création de et avec... un peu comme Misérables des frondeurs et des passionnés aujourd'hui ne peuvent aller qu'au bout des choses pour monter des créations.... en France
et c'est avec une des plus grandes comédiennes que je connaisse en France : Catherine Piétri



je n'ai pas le temps de tout bien finaliser pour une fois
mais vous êtes des pros d'Internet alors faites le lien...
Conception et mise en scène: Frédéric Constant
Assistante à la mise en scène: Sophie Affholder
Dramaturgie: Xavier Maurel
Collaboration artistique: Catherine Pietri
Scénographie: Denis Fruchaud assisté de Corinne Forsans
Costumes: Muriel Delamotte et Anne Deschaintres
Lumière: Christophe Pitoiset
Son: Joris Chrétien
Régie générale: Benoit André
Régie lumière: Jérôme Allart
Avec: Véronique Affholder, Amélie Gonin, Geoffroy Guerrier, Guillaume Junot, Jean Lescot, Catherine Pietri, Pierre Poirot, Christophe Vandevelde

MAR 12 JAN 2010 à 20H30
MER 13 JAN 2010 à 19H30
JEU 14 JAN 2010 à 20H30
VEN 15 JAN 2010 à 20H30
SAM 16 JAN 2010 à 17H00
SUPPLEMENTAIRE DIM 17 JAN à 15H00

Réservations et informations pratiques
Tel: 02 38 81 01 00 /email: billetterie@cdn-orleans.com


"Après Tableau autour de G, la compagnie Les Affinités Electives prolonge son périple dans la mythologie grecque et romaine. Enéas, neuf est le deuxième volet du projet Les années de cendres, chroniques des temps de guerre, qui propose de réfléchir notre époque en interrogeant la guerre. Et si le monde, depuis son origine, n’était qu’une guerre entrecoupée par des instants de paix ?

C’est à partir de L’Enéide de Virgile qu’est bâti le spectacle. Ce poème qui s’inspire de l’Iliade et l’Odyssée d’Homère raconte les aventures du rescapé troyen, Enée, ancêtre mythique du peuple romain. Pour Frédéric Constant, l’œuvre de Virgile est un point de départ, une source d’inspiration qui donne à penser notre présent. Dans une joyeuse mise à distance du mythe, le texte nous donne à lire une tragédie existentielle ; une histoire dans laquelle il semblerait que ce soit Enée qui supporte le tragique. D’un bout à l’autre de sa vie, il le porte comme un poids trop lourd dans son être, dans ses espoirs, dans ses errances et dans son sentiment de ne pouvoir s’appartenir. Énée, héros ou anti-héros ? Symbole ou figure ? Il est un peu tout cela à la fois dans un monde où hommes et femmes, "semblables à des demi-spectres, cherchent les bribes d’un futur dans lequel s’inscrire pour reprendre vie".

Formé au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Frédéric Constant est acteur et metteur en scène. Il a notamment joué sous la direction de Jean-louis Thamin, Yves Pignot, Jean-Pierre Vincent, Alain Bézu, Catherine Marnas, Bernard Lévy, Georges Lavaudant, Dominique Pitoiset, Gilberte Tsaï.
Il a ancré son travail de metteur en scène en Région Centre où il fonde la compagnie LES AFFINITÉS ÉLECTIVES en 1997. Leur première création, TITANIC CITY, posait déjà les bases d'un travail collectif qui considère le théâtre comme matière et comme possible pour le spectateur de porter un autre regard sur le monde présent.

En savoir plus...

Téléchargez le dossier artistique

Coproduction: Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre, CDR de Tours, Equinoxe - Scène Nationale de Châteauroux, Les Affinités Electives
Coréalisation: Théâtre Paris-Villette

En tournée
19 JAN—21 JAN 2010
Centre Dramatique Régional de Tours
28 JAN 2010
Théâtre 95, Cergy-Pontoise
25 FEV2010
L’Hectare, Scène Régionale de Vendôme
2 MAR 2010
Équinoxe, Scène Nationale de Châteauroux
17 MAI – 3 JUIN 2010
Théâtre Paris-Villette


Théâtre d'Orléans, Boulevard Pierre Ségelle, 45000 Orléans


Téléphone : 02 38 62 15 55

Fax : 02 38 62 20 98


Courriel production@cdn-orleans.com

Site web : www.cdn-orleans.com





lundi 4 janvier 2010

La Noce Brecht mise en scène par Patrick Pineau à MC93/ ce soir tard Philippe Person chez Michel FIELD



C'est un grand acteur et réalisateur pardon metteur en scène, Patrick Pineau, c'est un nouveau souffle qu'il a su donner au Théâtre de Tchekov et Brecht est assez rare.... pour s'y rendre

LA NOCE / BERTOLT BRECHT MISE EN SCENE PATRICK PINEAU
du 09 Janv au 2 Fevrier 2010 à MC93 BOBIGNY
sur Spectacles et Musiques du Monde
"..la fête va tourner à la catastrophe jusqu’à ce que les règlements de compte atteignent un seuil paroxystique, faisant voler en éclats, les convenances dans lesquelles, les uns et les autres placent leur existence, qu’il s’agisse de réputation, , d’apparence, d’argent ou de propriété…"
présentation de la pièce
Pour la noce, tout a été préparé comme il faut : mariés et invités ont revêtu leurs habits de fête, les hôtes ont prévu un repas de noce digne de ce nom, l’ami a préparé son discours. Les invités essaient d’être conciliants et sociables... Tout le monde tente de produire l’ambiance festive sans laquelle une noce ne saurait être réussie : on rit, on chante, on danse, on boit.
Mais progressivement la fête va tourner à la catastrophe jusqu’à ce que les règlements de compte atteignent un seuil paroxystique, faisant voler en éclats, les convenances dans lesquelles, les uns et les autres placent leur existence, qu’il s’agisse de réputation, , d’apparence, d’argent ou de propriété… Le sens de la convenance, agit ici comme un poison, responsable de leur souffrance en même temps qu’il en révèle toute l’humanité.
Ecrite en 1919, La noce chez les petits bourgeois, intitulée à l’origine La noce et toujours publiée sous ce titre dans sa version allemande, est une des premières pièces de Brecht qui a vingt et un ans lorsqu’il l’écrit.
Il y a dans la noce quelque chose de très sérieux et qui déborde largement le cadre d’une fête de mariage ratée. Brecht montre la rudesse des rapports humains, ce qu’ils ont de rugueux, d’épineux, de mal rabotés, et l’intéresse particulièrement le moment où ils basculent dans la violence et l’injustice, violence d’une injustice ordinaire.
Il observe la manière dont les hommes se comportent les uns avec les autres, se gâchant mutuellement l’existence. Il n’y a vraiment pas de quoi rire. Et pourtant on rit, et on rit même beaucoup, comme si le parti pris de Brecht était le sérieux d’en rire, ce qui correspond à la définition même de l’ironie (…). "Magalie Rigaill
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Lundi soir, 1 heure du matin, il faudra être en forme ou enregistrer:

Reportage dans l'émission de Michel Field : "Au Field de la nuit", sur MISERABLES

MISERABLES
du lundi au samedi à 20 heures au Lucernaire
D'après Victor Hugo
Adaptation : Philippe Honoré
Mise en scène : Philippe Person
Avec : Anne Priol, Emmanuel Barrouyer, Philippe Person


Je profite de l'occasion pour vous informer que le spectacle est prolongé.

BONNE ANNEE 2010 à toutes et à tous !

Amicalement

Philippe Person

Et c'est possible de "podcaster " sur TF1 ?
L'émission est disponible en ligne, on parle de la pièce à partir de 51:46 : http://videos.tf1.fr/au-field-de-la-nuit/l-emission-du-lundi-4-janvier-5621607.html


Là ce matin j'écoute France-Inter et j'ai appris que Lhasa est morte à 38 ans des suites d'un cancer.
Sa voix dans ma voie depuis un concert au REX va me manquer. À la croisée des continents, aux ailes de cette voyageuse, je dépose un baiser.

Camus dépeint par tous les angles comme radiographié...
"Sans une liberté vraie, sans un certain sens de l'honneur, je ne puis vivre..." ai-je retenu.
"Sans liberté vraie sans un sens de l'honneur, je ne puis vivre(...)"

samedi 2 janvier 2010

AVATAR ou le film de la vie...


Après AVATAR, je n'entends rien dans la salle, le public part assez vite rendre ses lunettes d'une autre vision qui fait comme pénétrer perméabiliser le cinéma en nos rêves, cauchemars, images, absence de pensées enfin, méditations ; projections de soi vers un ailleurs possible.
C'est un film réfléchi, d'évasion totale vers un autre peuple, vers une autre planète, comme un fond sous marin lointain, sans eau de mer, sans pollution, vers une autre nature transcendée par la lumière. Il y a des montagnes de roches suspendues comme des nuages. Il y a d'autres animaux beaux à force de les regarder comme préservés depuis les ères préhistoriques avec des anémones devenues graines volantes comme celles de pissenlit symboles signes de spiritualité, une sorte de courant d'énergie, d'ondes au delà de la vie des espèces avec la nature.
Les gens y vont par wagon dans le monde repus occidental voir AVATAR et en ressortent silencieux. Ça ne les change pas soit, car c'est un film drapeau et pas manipulateur. C'est enfin un témoignage en images,, comme vivant d'un état des lieux reflétant la discordance, le paradoxe, les contradictions de notre existence de prédateur suprême et d'enfant voir de poète. La poésie qu'elle soit japonaise iranienne ou surréaliste, "le ciel par dessus le toit" est rivée à ce qu'on n'ose plus appeler la nature.
Avatar : j'ai aimé en bloc en choc et en détail. Avatar, touche à tous les étages : grand-public jeune public amoureux d'animation et de cinéma de photographies de paysages de documentaires....
Je savais que cela allait bien finir et j'étais contente infiniment de ce répits, c'est un film anglo saxon Cameroun est canadien, c'est un film à plein de cœurs et peu de pics et pas cucul la praline car l'histoire d'amour, la place du peuple, de ce peuple et de ces femmes de Pandora, comme un peu indiennes, est prépondérante.
Pour tous ceux celles qui ont été bercées par Dalva de Jim Harrison, c'est un film de retrouvailles. Pour les jeunes c'est un film épousailles et d'espoir en un monde nouveau déjà au cinéma ; les acteurs épousent donnent vie aux avatars du virtuel. Et puis si vous avez un peu joué aux jeux électroniques, vous vivez cet état délicieux de rêver en sensations les yeux ouverts, avec à contrario la re-descente d'émotion et la vision sur la réalité quand on sort du caisson ou de sa pièce, son antre...
Comment se rejoindre, se rassembler, se reconnaître, manifester par Internet déjà au minimum.... On est tellement primitif dans notre société d'isolés juxtaposés.
Réalité- j'ai des courses à faire, des papiers à ranger, la toilette...
un cadeau ?! il fait presque beau par dessus les murs les toits les nuages, sortons, marchons librement...
je vais sortir du reflet bleuté de mon ordinateur sur le visage et réouvrir les yeux, car dehors il y a des liens imperceptibles à tisser.
Si vous faites du théâtre vous connaissez la part de mystère dans le lien avec le public, si vous aimez les animaux, par exemple les chiens les chats, les chevaux,, mais avec les cochons, les poules, les vaches ça marche aussi bien peut-être mieux mais on les a condamnées aux élevages industriels. Et les poissons bien-sûr aussi, les poissons ils ont la malchance de ne pouvoir crier aux humains qu'on les dévore qu'on les assassine sans même une prière...
-c'est cela Avatar, alors c'est cucul, non car il y a qui est au delà de la sensiblerie de la démagogie il y a malgré tout ce qu'on sait une pureté....
J'adore quand elle feule la jeune femme "indigène"Na’vi longiligne et souple comme un grand félin;
-ouais, mais bleue c'est idiot...
- Mon professeur d'histoire, qui s'appelait Monsieur Simon et qui avait créé un groupe de théâtre, avait une coccinelle bleue, portait des chemises bleues. Le lundi matin, il était d'une humeur de chien, il n'ôtait pas son imperméable et nous faisait faire des devoirs d'histoire : livre ouvert. Il nous a emmenés à Reims en Allemagne au cinéma voir les Damnés de Visconti... eh bien là ils nous aurait emmené voir Avatar.
-Comment peux tu marcher à ce genre de film et aimer les films de Luigi Visconti ?
-Justement dans des genres très différents c'est la même exigence : un désir de fasciner.
-Quel rapport avec ton prof d'histoire, au départ, de ton délire....
-il nous disait à nous ses jeunes élèves de 15 ans, que son rêve, c'était d'avoir la peau bleue...
bleu tiens comme le film culte de Besson : Le Grand Bleu, et ne vous en déplaise, c'est la couleur de la spiritualité....
et puis ils ont des yeux de chat...

Allez-y, c'est presqu'aussi bien pour la planète que de trier vos ordures.... et comme dit ma nièce de 7 ans, "c'est bon pour la Planète".

vendredi 1 janvier 2010

Denis Podalydès à Chaillot entre autres...

Un article bien sage celui-là, sur cet homme, qui a beaucoup de chance.
Ma prière pour 2010 ne méprisez pas qui que ce soit, car souvent il est la partie immergée d'un système qu'il ne maîtrise ni ne représente. La Publicité, les acteurs qui font de la publicité, Fellini en a fait..., les chanteurs qui interprètent... seulement, les mannequins qui sont trop belles... les gens qui ne semblent rien faire et qui gagnent beaucoup d'argent.
"Ne crachez pas de jurons ni d'ordure" sur les histrions les acteurs les interprètes....
ou bien sinon allez-y ouvrez vos ailes et sculptez votre vie pour un geste et pour le tenir sur scène le répéter avec grâce et persévérance,
pour la beauté du geste...

Cultivez la sagesse lien liant à la compassion ;
On va tous mourir un jour c'est certain mais on se rapproche de l'été.
Soyez cultivés mais je vous en prie pas sujet à la revanche et ainsi au pouvoir de vous sentir plus fort et de mépriser l'ignare le naïf le vierge le gaffeur le fumeur de gitane le gros que vous étiez avant.

Bon je vous laisse avec
"Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française depuis près de dix ans, s'enivre de travail, au théâtre en tant qu'acteur dans L'Avare et La Grande Magie, mais aussi en tant que metteur en scène dans Le Cas Jekyll. A l'aube de la nouvelle année, l'artiste se livre pour le magazine Madame Figaro, en ayant sélectionné des mots... qui forment une encyclopédie des plaisirs. Extraits.

Grand amoureux de la vie, Denis possède une énergie fascinante qui lui permet de ne jamais mettre de côté le théâtre, alors qu'il est si présent au cinéma. Cette année, il a participé avec talent à des longs métrages aussi passionnants que différents : La Journée de la jupe face à Isabelle Adjani, Bancs publics, le film au casting réjouissant, la surprise du box office Neuilly sa mère, Rien de personnel avec Jean-Pierre Darroussin et Mélanie Doutey, mais aussi Une affaire d'Etat avec André Dussollier. Ce n'est pas tout, l'acteur a également prêté sa voix à deux dessins animés : Mary & Max et Kerity la maison des contes. Cette pluralité des choix s'explique facilement pour Denis : "Je suis un schizophrène ! Je ne sais pas vivre dans l'univoque. Je veux toujours tout et son contraire." Comment tenir le coup avec un tel agenda ? En toute simplicité, il répond : "Mettre en scène me repose de jouer, jouer me repose de la mise en scène."

Si les mots coulent de source pour cet artiste, tout n'est pas évident : "Même dans la vie, j'ai beaucoup de mal quand il faut prendre des décisions." Parfois, il est même dans l'attente pour les rôles. Néanmoins, elle révèle plus une ouverture d'esprit qu'une passivité : "Moi, je n'ai jamais rien réclamé. Un peu par timidité, et aussi parce que je crois qu'il faut garder la porte ouverte."

Lire un entretien de l'un des frères Podalydès - son frère Bruno est réalisateur - nous entraîne dans l'univers d'un dévoreur de mots malicieux, érudit mais jamais pédant. Un réel plaisir qui nous fait voguer d'idées en idées. L'outrage et le sacrilège : "Il ne faut pas [en] avoir peur. [...] Il ne faut pas hésiter à bousculer les formes." Enfin la séduction pour les acteurs : "Comment plaire et comment séduire ? Ce n'est pas n'est pas une question indigne. Pourtant, on en a honte."

S'il se présente comme "quelqu'un du passé plutôt que comme quelqu'un du présent" pour qui la mémoire est plus importante, une chose est sûre, Denis Podalydès est une grande personnalité qui va continuer de briller dans le futur.

Denis Podalydès joue dans L'Avare jusqu'au 21 février et La Grande Magie jusqu'au 17 janvier à la Comédie-Française. Il co-dirige la pièce Le Cas Jekyll où il a le premier rôle, oeuvre présentée du 7 au 23 janvier au Théâtre national de Chaillot à Paris."