jeudi 14 juillet 2011

Conseils pour une sélection de spectacles OFF au Festival d'Avignon et le IN alors quoi ? et où se restaurer.....








Tu me demandes conseil pour un restaurant typique ?! cela me fait sourire...
(...)
bon je vais te dire que l'endroit le plus agréable d'Avignon du quartier Off -village : ils appellent cela maintenant !-
c'est l'angle de la rue des Teinturiers avec la rue Guillaume Puy jusqu'à la Place des Carmes.

Pourquoi je souris, car les restaurants que je connais sont festivaliers mais pas typiques... cad très peu provençaux
pour te dire notre préféré est un grec Place des Carmes chez Avedis et l'autre la Tarasque, rue des Teinturiers, un peu plus inspiré régional.
Surtout à la Tarasque, il y a une salle du fond climatisée ce qui évite le bruit la chaleur et les trop fréquentes interruptions dues aux tracteurs aux parades en terrasse sur la rue...

Sinon il y a des endroits où l'on peut se restaurer (self tendance bio) sans que ce soit trop cher et où vont beaucoup de comédiens : chez Françoise, avec un plat du jour à 9 €.

Mais revenons au festival OFF nous avons revu et beaucoup aimé le Shakespeare parce qu'aussi c'est au Théâtre du Balcon et l'acoustique est exceptionnelle
.
Nous voulions voir l'Éloge de l'Oisiveté au Théâtre des Doms mais c'était déjà complet comme d'ailleurs le Shakespeare de Philippe Person
3 jours après la 1ère au Théâtre du Balcon.

Sinon au Chien qui fume nous sommes allés voir DREYFUS DEVOS j'aime le gigantisme en matière de présence d'acteur et je dirais de poésie des gestes et des mots, et il en est ainsi de cette rencontre.

Nous avons raté plusieurs spectacles par manque de temps 4 jours c'est pas beaucoup.

(...)

Je peux déjà te citer les spectacles qu'on a bien aimé tous deux : OLEANNA de David Mamet au théâtre de l'Etincelle (théâtre que je n'aime pas)
STRIPTEASE au théâtre du Chêne Noir et chez les Belges toujours au Théâtre des Doms
HORS LA LOI et COALITION. Pour ces 2 derniers il n'y a pas eu unanimité. J'ai préféré Hors la loi et Pascal a préféré Coalition.
Il y a une manière de choisir qui n'évite pas de tomber sur un mauvais spectacle mais qui aide,
c'est choisir les lieux, qui eux sont garants d'une sélection.
Ou d'aller voir des reprises du Festival Off comme : La dernière bande avec Jacques Boudet de Beckett à l'Espace Roseau ou Le Dindon au Monte-Charge et bien-sûr le toujours BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN
Ou d'aller voir et ou revoir des spectacles déjà créés sur Paris : LE GORILLE  et/ou LES AMNÉSIQUES N'ONT RIEN VÉCU D'INOUBLIABLE
les lieux :
le Chêne Noir : STRIPTEASE
le théâtre du Balcon : BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN et Voulez vous danser Gainsbourg
le chien qui fume et son autre salle le petit chien : Pièces détachées Oulipo- DREYFUS DEVOS- LE GORILLE
le théâtre des Doms : HORS LA LOI, COALITION, l'Éloge de l'Oisiveté
le théâtre des Béliers : Sophia ARAM, BP Zoom mélange 2 temps,
le Palais Royal ex-Rouge Gorge
la Manufacture
la tache d'encre
Halles (théâtre des)
Espace Alya
Espace Roseau : La vie de Gallilée
Présence Pasteur
Grenier à sel
Bourg Neuf
Monte Charge
Essaïon ex-Gilgamesh : Une envie de tuer sur le bout de la langue
Tremplin
au magasin : Une femme seule
l'adresse
l'Alibi
l'Alize
Amants (théâtre des)
la Luna : les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable,
(à la Luna il faut éviter selon moi et Pascal : La Naïve)
le collège de la salle
le petit Louvre

pour la Danse 100 % danse aux Hivernales et aussi à la Caserne des Pompiers, pas seulement de la Danse, théâtre Champagne Ardennes
avec son autre salle la petite caserne des pompiers.

et j'ai eu envie d'aller voir grâce aux tracts adressés le plus souvent par les acteurs, ou alors en parlant avec des spectateurs, voir des Comédiens : Brèves de Tchekhov au Théâtre de l'Ange, es Buveuses de Pluie au Théâtre L'Esperluette ,
Barbara et Johnny got his gun et l'Ascenseur à l'Albatros, Maman revient pauvre orphelin au Bourg-Neuf, la Ronde au Théâtre Girasole, TRÉS concert spectacle au LAURETTE Théâtre, Johnny d'après Jack London spectacle de marionnettes au Tara Théâtre, BP Zoom mélange 2 temps au Théâtre des Béliers, Jean et Béatrice de Carole Fréchette au Théâtre du Vieux Balancier, l'Armée du Chahut théâtre musical avec C'est pas si grave au collège de la Salle et Godot est arrivé (pour le titre) à la Tâche d'encre......
j'ai oublié Philippe Caubère, Jean-Paul Farré, Jacques Weber

et sur Internet le Bruit du Off propose d'autres pistes
http://lebruitduoff.com/2011/07/14/off-2011-mise-a-jour-les-spectacles-que-nous-vous-conseillons-vraiment/ et souligne pour le In jusque là..... (je l'ai entendu dire sur place) AU MOINS J'AURAI LAISSÉ UN BEAU CADAVRE d'après Hamlet de Shakespeare, conception Vincent Macaigne

Ce qu'il faut savoir c'est tout d'abord, pour se faire tirer le portrait, pour la photo de la carte du Off, rentabilisée au bout du 3ème spectacle, c'est donc au Village du Off, rue des Écoles pas loin justement du Théâtre du Balcon.

Pour les spectacles qui déjà affichent complet, je te conseille de réserver au moins 2 à 3 jours avant.

Pour le In, ils libèrent des places tous les matins et donc appelez dès 9h : 04 90 14 14 14 

Sinon certaines AM trop chaudes et si ta chambre est soit trop loin soit trop chaude soit inexistante,
je te conseille pour faire la sieste soit le grand Jardin près du Palais des Papes soit les jours de débat la Cour du gymnase du Lycée St joseph les 16 18 19 juillet en général ;
ça commence à 15 h et en fermant les yeux, comme il y a des haut-parleurs dans le jardin, tu auras l'impression de faire la sieste chez Taddeï, cet après midi là ou jamais.....
c'est aussi rue des Teinturiers. Nous avons assisté nous à la fin de : -Quel féminisme aujourd'hui ? avec Dominique Méda sociologue, Joy Sorman écrivain et Comment sortir de la catastrophe ? avec Slavoj Zizek philosophe
Les débats du 16 18 19 juillet sont dans l'ordre chronologique :
-comment penser le commun aujourd'hui ? avec Antonio Negri : philosohe
-Révolution et démocratie : la nouvelle Méditerranée, avec Jalila Baccar, comédienne et Gilles Kepel politologue
-L'autre voie : comment lutter contre la tentation réactionnaire ? avec Stéphane Essel et Edgar Morin ( risque d'y avoir du monde.....)

Et si l'on te demande un spectacle pour enfants, j'en connais un formidable, l'auteur et une des interprètes est une jeune femme que j'estime, Anne Guyot, elle jouait dans notre atelier Feydeau, spectacle qui se joue à partir du 17 juillet : les 3 voeux du Roi Boulou au Théâtre de L'Epouvantail à 14h, LES TROIS VŒUX DU ROI BOULOU

Voilà, chère Roxane, à propos j'ai entendu parler d'un très beau Cyrano qui malgré la durée 2h 30, tient l'affiche, au théâtre de l'Oulle(leur parade m'a laissé sceptique) voilà, chère Roxane quelles sont mes positions pour aujourd'hui mais encore bien des choses vont être amenées à bouger... car les meilleures infos se colportent par le fameux bouche à oreille qui maintenant essaie de s'importer au sein même des Entreprises.... Tu verras surement Philippe Person qui se promène partout avec ses tracts, embrasse le pour moi, quoiqu'insaisssable, il te donnera le dernier top 50, le carré des meilleures recettes. Pour tous les autres.... c'est forcément plus difficile....
Je t'embrasse et bel Avignon.....


 Avant de recopier ces impressions directes, je peux conclure que Le Off sans avoir réservé quelques soirées pour les spectacles du IN et donc sans pouvoir y aller, ce n'est pas pareil, c'est comme si l'on se refusait de la mémoire à venir.....
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 on se dit que le soleil se retire à l'horizon et qu'il n'est pas seulement une boule rouge portée comme en équilibre fragile au dessus d'un foulard bleu nuit de soie. De magicien. Voir un mauvais spectacle un qui n'est pas dans mes cordes et l'on se dit que les gens sont aussi trop facilement contents. Vous partez mais vous êtes descendus du manège on vous a tourné le dos...
Je n'ai pas ciré tes souliers chaussures noires bateau. je me suis dit que tu avais envie de promener la poussière d'Avignon à vélo en attendant la pluie qui nous est promise, sur Paris.
mardi, à 10:06 via iPhone

Voir un mauvais spectacle un qui n'est pas dans mes cordes et l'on se dit que les gens sont aussi trop facilement contents. Vous partez mais vous êtes descendus du manège on vous a tourné le dos...
lundi, à 19:34 via iPhone ·


Avignon quand on doit rejoindre la navette pour se rendre à la gare IDTGV vers 19h, c'est l'horreur : les plus vilaines images de parades mais aussi des tas de gens qui à contre courant arrivent descendent par là vers la cité des théâtres, de toutes les parties du monde pense t-on, comme un peu dans les villages italiens du sud, où toute la population descend vers la place centrale pour se voir se parler s'arrêter rire de rien, rire de trop...., pour trouver l'ombre, la fraicheur et la nuit, pour reposer les forces les cauchemars les peines les questions de la journée, pour chacun se montrer dans un coin de la place. Sur la place... la chanson de Jacques Brel
d'autant que nous étions déçus nous voulions aller voir l'éloge de l'oisiveté, et c'était complet pour 2 jours... toujours à l'excellent théâtre des belges des Doms


et donc ce soir vous avez-vu quoi?
lundi, à 00:58 via iPhone 
 Ce soir tard c'était Striptease au Chêne Noir à 22h30 et s'il n'y avait pas plus de perversité à faire un striptease qu'à jouer à la poupée pour les filles... Le texte du début est de pure comédie, l'effeuilleuse...Et puis allez-y et serrez-vous pour regarder à travers ce si beau corps ce si beau jeu de comédienne, c'est encore un costume que d'être toute nue d'habitude. Pas là il y a des noirs et puis...une envie de la serrer dans nos bras ; avec toute cette belle pudeur aussi dans l'écriture la mise en scène et l'histoire de Mae Dix une vraie chanteuse des années 20 qui tenait tellement à sa petite robe noire au col blanc de scène... J'en ai pas trop dit allez- y pour elle et pour la mise en scène. Courez-y vite dans le noir...vous femmes et hommes aurez-moins peur de vos désirs...
lundi, à 00:59 

C'était avec Céline Millat-Baumgartern de Cèdric Orain
lundi, à 01:02 

Céline Millat-Baumgarten vous ne pourrez jamais l'oublier si vous ne la connaissiez déjà...
lundi, à 01:04 ·

Céline Milliat-Baumgartner
la salle était pleine samedi soir, un peu moins Dimanche soir? Était-ce dû au grand débat d'idées échange organisé par Le Monde France-Culture : qu'est ce que le Féminisme ?!Et pourtant justement ce spectacle pourrait comment dire réconcilier le désir préfabriqué des hommes et la béance des femmes avec leurs "deux trous rouges au côté droit" Côté cœur virtuel..... elles parlaient l'après midi de la peur de débander pour l'homme et que c'était néanmoins toujours les hommes qui violaient les femmes. Ce sera retranscrit, réuni dans le Journal le Monde de samedi prochain.
Je plaisantais bien-sûr en disant que c'était certainement dû au thème du débat?!
Aujourd'hui ce sera sur le catastrophisme.... On plaisante moins sur ce sujet....

lundi, à 06:45 ·
-je suis ton Avignon avec avidité
-t'es gentil mon avide désintéressé

-Avignon tu sais le record est battu tous les ans. Les places du In se sont vendues à une vitesse cette année. Au moindre débat du In qui ne sont jamais moindre tu es accueilli comme un dieu . Dans les lieux du In on t'accueille avec les cors les cuivres les trompettes, les lieux sont gigantesques de beauté évidente. Les spectacles du In même si je n'y suis pas allée cette année sont très de style d'acteurs d'esthétisme mélangés comme pour coller à tous les amoureux du théâtre qui détestent... soit disant ! Et le In cette année enfin épouse le Off ils se regardent moins en chiens de faïence Dans le Off il y a de la danserais de plus en plus d'exigence (les hivernales) certains lieu. accueillent du théâtre digne entre guillemets comme on dit du In. À Avignon on déborde et on est obligé de se perdre et alors on demande alors qu'est- ce que vous êtes allé voir ? Et c'est comme si on entrait dans tous les virtuels du monde qui auraient comme aspirer toutes les problématique et qu'à les revivre on pouvait mieux les comprendre. La fameuse empathie demandée par Obama, on n'y plonge jusqu'à l'inconscient avec un plaisir comme de chair qu'au théâtre. C'est bien plus fort que Cityville...La 1ère porte y est étroite mais ici il y en a de toutes les tailles les genres pour tous les goûts. Et le Off voilà bien longtemps qu'il a compris ce qu'il faut d'exigence pour que le bouche à oreille fonctionne.
Sur le nombre il y en a bcp qui restent sur le carreau... et alors il faut bien dix ans pour le comprendre ce monde labyrinthique. Et ici tout le monde tâtonne ou a tâtonné...l'échec oui bon et tant pis tant mieux c'est comme si la passion des jeux de hasard s'y mêle....
lundi, à 08:32 via iPhone

on voit trop de choses ici on ne rêve pas...
lundi, à 08:34 via iPhone

Oleanna à l'Étincelle à 17h et quelques c'était percutant et très bien joué un texte de Mamet qui prend tout son sens dans les rapports de pouvoir entre hommes femmes, profs gardiens des institutions et élèves, Créon et Antigone de nos jours...
10 juillet, 21:56 via iPhone
De retour juste , je me disais , c'est bien la dernière fois et maintenant je me dis que d'avoir été à Avignon sans avoir réservé pour un seul des spectacles du IN, c'était une erreur et qu'il faut y rester au minimum une semaine...
avant je me suis dit....
Et à midi 30,  Dreyfus par Monsieur Raymond c'est un formidable pas de l'ange par un grand clown charmeur devant l'univers de tous les publics quel chanteur, quel interprète...
10 juillet, 16:31

...désirant et désiré, même pas sous l'effet du pastis. Des amis qui dans leur singularité deviennent de plus en plus eux-mêmes et ne reculent pas devant le succès. Pascal disait la différence entre le public du In et du Off c'est que les premiers ne parlent que des spectacles qu'ils ont détesté : "c'est très spécial", tandis que ceux du Off s'autorisent à parler de ce qu'ils aiment. Je vais boire une bière...J'aime le théâtre jusqu'à la lie comme dit si bien (...). Mais... dont speak poor thing of me!
9 juillet, 21:27via iPhone

Eh bien ! ils peuvent se rencontrer au Théâtre du Balcon A 12h30. C'est du théâtre de glaneuses et de brasseurs d'embrayages je vous l'ai dit déjà, qui ouvrent large les cœurs et les bras et donc ça ne plaît pas à tout le monde que d' accompagner le public sans chauffeur de salle. C'est un son pur et une mise en scène ciselée jusqu'au moindre détail et c'est le triomphe de la joie à être ensemble, vous l'ai-je déjà dit c'est au Balcon à 12h30...9 juillet, 16:52via iPhone
J'ai revu Beaucoup de bruit pour rien et je peux lus dire que c'était comme un nouveau baiser du toujours même homme, c'est à 12h30 au Balcon, il y a un monde fou et c'est le même plaisir, des qui sont amoureux des States des années 50 : les musiques, le ciné et des ceux qui aiment inconditionnellement Shakespeare...;•))9 juillet, 16:43 via iPhone

j'ai perdu notre article, je me suis laissée avoir trop long pour la mise en page FB.... notre 1er spectacle que du Off les hors la loi au théâtre des Dons...c'était comme un rêve de cowboy malgré tous les clichés les films et les BDça passe la balustrade intensément -!? - grâce aux acteurs certes mais pas seulement
9 juillet, 07:55 via iPhone

mercredi 6 juillet 2011

Festival : on n'arrête pas le théâtre 2011, oui je sais Avignon aussi...

ON n'arrête pas le théâtre 2011 du 5 au 24 juillet


L'étoile Du Nord Paris 18ème
Lieu
L'étoile Du Nord
16, Rue Georgette Agutte - 75018 Paris 18ème
Infos réservation Théâtre l'Étoile du Nord
Plein tarif : 14€
Tarif réduit : 10€
Moins de 30 ans : 8 €

ROMÉO ET JULIETTE – Du 5 au 24 juillet, du mardi au samedi à 20h45 et les dimanches à 16h
Mise en scène Julien Kosellek avec Stéphane Auvray-Nauroy, Fiona Emy, Tristan Gonzalez, Nicolas Grandi, Michèle Harfaut, Luc Martin, Sophie Mourousi, Franck Perruche / Lumière Xavier Hollebecq / Création sonore Cédric Soubiron / Administration Romain Kosellek / Production estrarre

Le monde - acteurs, spectateurs, Capulets et Montaigus inclus - choisit deux de ses enfants, et après avoir profité du spectacle de leur amour, jouit du spectacle de leurs morts. Juliette et son Roméo, ces deux amants à qui Shakespeare a donné le privilège divin de se voir morts l'un l'autre (Pitoëff).

LA VOIX DE SAMUEL BECKETT – Du 5 au 9 juillet, du mardi au samedi à 19h30
Mise en scène Stéphane Auvray-Nauroy avec Julien Kosellek et l'assistant à la mise en scène Mathieu Mullier / Lumière Xavier Hollebecq / Administration Romain Kosellek / Production estrarre / Beckett et La Voix de Samuel Beckett est édité au Seuil-Archimbaud / Une forme courte de La voix de Samuel Beckett a été présentée dans le cadre du festival A court de Forme en 2008 à L'étoile du nord

Un jeune auteur, fasciné par l'œuvre et la personnalité de Samuel Beckett, au point de s'amuser très sérieusement à revivre l'expérience psychanalytique de ce dernier, se laisse contaminer par la folie du langage et trouve à son tour sa propre parole et sa propre voix.

CONDAMNÉS A VIE ! et PAR AMOUR DES MONOLOGUES de Georges Feydeau – du 12 au 16 juillet, du mardi au samedi à 19h30

CONDAMNÉS A VIE !
Le Juré suivi de Un Monsieur qui est condamné à mort, mise en scène Laurent Brethome avec Geoffroy Pouchot-Rouge-Blanc / Assistant à la mise en scène Nicolas Mollard / Production Le menteur volontaire et le Théâtre de Villefranche.

La peine de mort vu sous un double point de vue... celui qui instruit et celui qui subit...un double regard pour un même usage....le rire; qui étymologiquement veut dire « qui nous donne à voir ».

PAR AMOUR DES MONOLOGUES
Le mouchoir et Un monsieur qui n'aime pas les monologues, de Georges Feydeau, avec Eram Sobhani, et la collaboration artistique de Stéphane Auvray-Nauroy / Production La nouvelle compagnie.

Paroles chantées, versifiées, déclamées-en s'appuyant sur ces courts monologues de Feydeau, j'aimerais revendiquer de manière ludique qu'une parole au théâtre est tout sauf naturelle, normale ou vraisemblable.

MON CORPS EST A MOI – du 19 au 23 juillet, du mardi au samedi à 19h30
Mise en scène Clémence Labatut avec Kim Akrich, Laura Clauzel, Stéphanie Gasser, Alla Kolomiyets - Terdiman, Jules Nassar / Production Le corps qui rit.

Ce que cache mon langage, mon corps le dit (R. Barthes). Cette création questionne la place du Corps dans notre société. Comment avoir conscience que notre Corps nous appartient encore? Cinq jeunes acteurs armés d'humour envahissent le plateau et nous font découvrir, à travers des univers variés, des Identités.

NOCES DE SANG – Les 10 et 11 juillet à 20h45
Ecole du Théâtre des Teintureries de Lausanne - atelier de la classe professionnelle dirigé par Gustavo Frigerio avec Loredana Von Allmen, Laetitia Barras, Pauline Epiney, Nathalie Goussaud, Blaise Granget, Elima Héritier, Nicolas Leoni, Claire Nicolas, Leslie Rudolf, Nicolas Ruegg, Richard Vogelsberger / Traduction de Fabrice Melquiot / Lumière David Baumgartner /Costumes Paola Marchesin, assistée par Claire Zumstein et Claire de Quénetain / Production Ecole du Théâtre des Teintureries de Lausanne.

Il faut prendre la route du sang, mais au bout de la route du sang, on trouve la mort. La route du sang est la route de l'amour passionné et la passion mène à la mort. « Mieux vaut mourir saigné à blanc que vivre avec du sang pourri ». Destin tragique des amants qui n'ont pu éviter l'attraction fatale.

MOONY BAND - Dimanche 24 juillet à 20h45
Concert
http://www.etoiledunord-theatre.com
FESTIVAL D'AVIGNON
Avignon, Programmation IN Festival d'Avignon • Cloître St-Louis, 20 rue du portail Boquier, 84000 Avignon • Renseignements +33 (0)4 90 14 14 60
et OFF Programme, je sais c'est ce soir la Prems......IN & OFF, c'est pour tous les théâtres tous les âges, toutes les classes socio-culturelles

samedi 2 juillet 2011

Retour sur blog et départ vers Festivals Sarlat Figeac Grignan Bussang

Voilà c'est l'été je suis en roue, ronde qui roule, rescapée de ce mois de juin, un véritable Tour des scènes de fin d'année, désormais à la recherche d'une étape, d'une île et en fait je m'apprête à partir vers l'été des Festivals pour me sentir absorbée oubliée ou rejointe réunie par la fête du Théâtre. Et après la Rentrée.... le déménagement de mon boulot voir le changement sur un ancien site inhumain quoique piétonnier, quitté pour être retrouvé : La Défense.
-On ne te suit pas toujours dans ce que tu écris ?
Je sais, le manque de ponctuation, ou le trop de suspension, les phrases sans verbes. Et puis, je mélange tout les pensées, l'actualité, le quotidien, le théâtre, la philosophie, la poésie, les sentiments, les réflexions. Les insectes, les fleurs les personnes proches ou inconnus. Les rôles et les rapports entre les gens.
J'écris pour me laver, m'appréhender, me retrouver petite à l'âge justement où j'écrivais mes premières cartes postales et ou je trouvais tout beau ou triste car j'étais sûre d'être aimée. Mes parents marchands de jouets, leur magasin, m'a fait relativiser, très vite sur la dépendance entre les relations à autrui,   la consommation et  la fiction. Car c'est fascinant puis dégoûtant frustrant d'être enfant et seul, dans un magasin de jeux de société. Entre autres découvertes la jalousie et l'envie que je suscitais pour les autres enfants, ainsi mon désir d'en inviter le plus possible de mes amis, voisins. Mes parents ne voulaient pas bien-sûr : "on ne touche pas à la marchandise". En tant que commerçants, ils n'avaient jamais le temps d'organiser ou de venir à des sorties. Leur samedi était le lundi....
Manifester n'est pas se venger.
je n'écris pas je me manifeste comme un résultat de sons immergés. Forcément inexact.


* sur Webthea :
Actualités / Festival Par Dominique Darzacq




L’été en festivals         


En ce XXIe siècle consumériste et mondialisé, vouloir bronzer idiot ou bayer aux corneilles relève quasiment du tour de force. L’été aujourd’hui a pour synonyme Festival, grand branle-bas culturel qui bariole nos vacances de musique classique, lyrique, rock, jazz, cirque, danse , théâtre et autres rencontres autour des mots , des gestes et des images.

De places de villages en châteaux, de plages en jardins publics, de ports en abbayes, ce ne sont pas moins de cinq mille festivals qui, selon le guide qui les recense, s’offrent à l’appétit ou à la curiosité des vacanciers . Une surabondance née parfois de simples objectifs mercantiles, mais aussi, et ce sont ceux-là qui nous font bouger, de l’idée d’un poète, comme celle de René Char pour le festival d’Avignon, ou encore du rêve d’un artiste, tel ce dernier né « A l’Ouest » initié par Joël Jouanneau, à Port Louis, petit port fortifié par Louis XIII, situé à quelques encablures de Lorient et doté d’une ancienne poudrière « Lieu propice, pour la langue et l’oreille ».

A l’Ouest

Auteur, metteur en scène, Joël Jouanneau, grand et fin lecteur qui arpente plus volontiers les sentiers douaniers que les grandes voies du convenu, semblait depuis quelque temps faire retraite. Que nenni ! Tandis que d’un côté, il méditait face à la mer autour d’instructives lectures qui l’enjoignaient « de ne décider que dans l’enthousiasme » , ou encore « d’apaiser les conflits par le rire », de l’autre, « autour des ombres et des lumières de notre temps », il mettait en chantiers quelques petites formes pour tous les plateaux ,« du théâtre à la bougie » , dont le public de cette première édition du festival aura la primeur.

Au menu et présentés dans La Grande poudrière lieu aussi magique qu’intimiste, l’Inouîte un joli conte chorégraphique de Anne-Laure Rouxel et Joël Jouanneau, qui sous prétexte de la découverte, par une bande de pingouins, d’une jeune fille prise dans les glaces, pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, Le Naufragé de Thomas Bernhard, un solo musical « entre rire et rage » interprété sous la direction de Joël Jouanneau, par le comédien pianiste Armel Veilhan, et L’Entreciel de Marie Gerlaud, l’histoire des premiers émois amoureux d’une enfant de dix ans, surgis dans les ruines d’une cité urbaine

Des lectures, La Bête dans la jungle de Henry James adaptée par Marguerite Duras, Le Libera de Pinget avec notamment Roland Bertin et Feodor Athkine, des projections de films (Les Amantes, Mamie Ouate en Papouasie) émailleront ce festival qui se veut « rencontres ouvertes à la diversité des formes et des publics ». A l’Ouest. (Port Louis) tel 06 88 43 90 47

Bussang et le Théâtre du Peuple

A l’opposé de la géographie et du temps , Bussang dans les Vosges , avec son Théâtre du Peuple, créé en 1875 par Maurice Pottecher fait, dans le domaine théâtral, figure d’ancêtre autant que d’événement singulier, tant il reste fidèle à la tradition qui veut que le fond de scène de ce théâtre de bois, s’ouvre sur la forêt des Vosges pendant les grands spectacles de l’après-midi, interprétés par des comédiens professionnels et amateurs, ce qui ne l’empêche pas d’innover en conjuguant théâtre populaire et écriture décapante. C’est du moins ce que laisse présager la pièce de Marion Aubert Le Brame des biches , une saga sur l’industrie textile vosgienne du XIXè siècle, « Une fantastique comédie de mœurs où les émotions le disputent aux situations les plus drolatiques ».

Pour les festivités du soir, Pierre Guillois à la tête du Théâtre du Peuple depuis 2005, a concocté avec Grand fracas issu de rien , un cabaret « spectral » qui mêle les textes de Valère Novarina, des airs de Purcell et Gounod, les jongleurs de mots et les jongleurs de balles, l’acrobatie et le théâtre, la force du muscle et l’ineffable de l’art lyrique. Bref, « Un cabaret fou et périlleux, un moment suspendu dans l’atmosphère enchanteresse du Théâtre du Peuple ».

Théâtre du Peuple du 14 juillet au 27 août tel 03 29 61 50 48

Les Jeux du Théâtre de Sarlat.

Nés dans la foulée de l’après guerre, et le plus ancien des festivals de théâtre après celui d’Avignon, Les Jeux de théâtre de Sarlat signent sous la direction de Jean-Paul Tribout sa 60è édition, avec un programme dense et éclectique. Pas moins de 21 spectacles de styles et de factures différents, dont un Mot à mot pour le jeune public, proposés en plein air avec le paysage et les pierres blondes de la cité pour décors. Pour les amateurs de comparaisons, le programme met à l’affiche deux Don Juan de Molière. L’un mis en scène par Francis Huster interprète également du rôle titre avec Francis Perrin dans le rôle de Sganarelle. L’autre, interprété en solo, avec masques et marionnettes par Laurent Rogero, une version qui se propose de « mettre en valeur la solitude et la folie » de Don Juan.

De l’irrésistible et jouissive Comédie de erreurs de Shakespeare, concoctée avec un humour « so british » par Dan Jemmett, à La Commission centrale de l’enfance de et avec David Lescot, en passant par Derniers remords avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce, Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie l’ami de Montaigne, La Dame au Petit chien de Tchékhov avec Jean-Pierre Bouvier, ou encore Au moment de la nuit , tissé par Nicolas Briançon à partir des textes de Crébillon fils et Jules Renard , du classique au contemporain , l’éventail des propositions a de quoi satisfaire un large public, celui-là que ne manquera pas s’attirer Jacques Weber qui « venu seul à voix brute et mains nues » avec Eclats de vie se promène en lecteur affamé du côté de Molière, La Fontaine, Duras, Flaubert, Devos, Pagnol et bien d’autres encore qu’il dévore avec passion.

Les Jeux du Théâtre de Sarlat en Périgord tel 05 53 31 10 83

Festival de Figeac

Transformer la ville en espace de jeu théâtral, et s’inscrire pleinement dans le paysage culturel local régional, tel est l’objectif de ce festival, placé pour sa onzième année sous la responsabilité conjointe d’Olivers Desbordes, -également directeur d’Opéra Eclaté et du festival de St Céré- et du comédien metteur en scène Michel Fau. Celui-ci, artiste aussi singulier qu’attachant qui ne craint ni le baroque, ni le lyrisme, nous propose un très alléchant Britannicus de Racine, « dont les égarements et les fureurs seront proférés par des grandes voix » avec en tête, la magnifique et envoûtante Geneviève Page dans le rôle d’Agrippine.

Aujourd’hui explique le metteur en scène qui interprète également Néron, « il ne s’agit pas de faire une reconstitution historique, mais de rêver autour du style du Grand siècle, de proférer cette parole poétique pour témoigner des troubles de l’âme et des désirs monstrueux de l’humain… »

Le reste de la programmation élaborée en duo se compose de spectacles invités qui ont fait les belles soirées parisiennes tel Nono de Sacha Guitry, mise sur les auteurs : Beckett, Marivaux, Céline, Saint John Perse, et sur la notoriété des acteurs : Jean-Louis Trintignant (il lira Prévert, Vian, Desnos), Julie Depardieu (Les Lettres de la Princesse Palatine) Marie- Christine Barrault ( Les Carnets d’Anna Magdalena Bach ) spectacle également programmé au festival musical de St Céré)

Festival de théâtre de Figeac du 19 juillet au 2 août tel 05 65 33 80 56.

Les Fêtes nocturnes de Grignan

Star également au château de Grignan, avec Philippe Torreton dans Hamlet de Shakespeare avec pour lui donner la réplique Catherine Salviat (Gertrude), Anne Bouvier (Ophélie), Georges Claisse (Claudius), Jean-Marie Cornille (Polonius).

« L’ambiance doit être au fantastique, de l’étoffe des légendes » explique le metteur en scène Jean-Luc Revol pour qui « plutôt que de tenter de répondre aux multiples questions que la pièce soulève, mieux vaut essayer de comprendre les sentiments qui sous-tendent les personnages et les poussent à se poser ces questions et qui font de « Hamlet » une des pièces les plus étouffantes et les plus claustrophobiques de Shakespeare »… « En tout cas pour les personnages , pas pour le public » prend-t-il soin de préciser .

Les Fêtes nocturnes de Grignan du 1er juillet au 20 août tel 04 75 91 83 65

Festival Nava

Il y a onze ans, l’auteur metteur en scène, Jean-Marie Besset, aujourd’hui directeur du théâtre des Treize vents à Montpellier, a rêvé d’une manifestation « autour d’auteurs dont les pièces seraient le reflet du monde dans lequel nous vivons ». Il l’a rêvé et il l’a fait en commençant quasi clandestinement et par quelques lectures sauvages proposées à domicile. L’obstination a fait le reste. Aujourd’hui, sans pour autant se pousser du col, le festival, devenu Nava, irrigue la vallée de l’Aude avec des spectacles présentés, à Limoux, Saint Hilaire, Serres, en avant première de leur création nationale. Parmi celles-ci Je pense Yu de Carole Frechette que met en scène Jean-Claude Berutti avec notamment Marianne Basler, Seul le feu de Christophe Pellet dans une mise en espace de Mireille Perrier, Et Dieu pour tous écrit et mis en scène par Tilly . Un vaudeville « détourné et trash » qui nous dit avec une méchante drôlerie comme sait si bien le faire Tilly, « notre aujourd’hui planétaire, ses interconnections et ses mafias, sa brutalité cannibale ». On en salive d’avance !

Festival Nava du 21 au 31 juillet tel 04 68 31 85 08

Arte Flamenco à Mont- de- Marsan

Si l’UNESCO vient de l’inscrire au patrimoine de l’humanité, voilà plus de vingt ans que le flamenco est inscrit au patrimoine culturel et estival de Mont-de-Marsan. Pendant six jours, au rythme de cinq à six manifestations quotidiennes, danse, chant, concerts ou spectacles qui transgressent leurs frontières, Arte flamenco, permet au public de vérifier la vivacité d’un art traditionnel mais ouvert à toutes les innovations. Concocté à la façon d’un « putchero » pot-au-feu andalou qui intègre produits frais et produits plus rassis, d’Israel Galvàn,(La Edad de oro) le plus contemporain, représentant en somme l’avant-garde, au légendaire gardien du temple Agujetas qui chantera en plein air, en passant par l’élégante sensualité de Rocio Molina bailaora exceptionnelle, l’incontournable cantatore José Valencia, Farruco, prodigieux et inégalable zapateado, ou encore le spectacle Pista Flamenca qui scelle le mariage de la danse flamenca et du cirque, cette 23è édition a de quoi combler tout à la fois, l’aficionado averti et l’amateur non initié.

Arte Flamenco de Mont-de-Marsan du 4 au 9 juillet tel 05 58 46 54 55

Et puis, rendez-vous musical et festif encore à Paimpol, joli port breton des Côtes d’Armor. De musiques celtiques en chansons autour des heurs et malheurs de la mer, de musique du monde – la mer est toujours une invitation au voyage- en fest-noz nocturnes, ce Festival de chants marins aussi populaire que bon enfant, est un régal pour tous les publics. Du 12 au 14 août. tel : 02 96 55 12 77

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vendredi 24 juin 2011

ATTENTION INFO OU RAPPEL, ne pas s'abstenir de venir voir ce spectacle, au LUCERNAIRE, La FAMILLE...

ATTENTION INFO OU RAPPEL, ne pas s'abstenir de venir voir ce spectacle pas seulement hilarant mais grinçant voir dérangeant et avant tout du théâtre dans tous ses états au Lucernaire : 53 rue ND des Champs, PARIS 6


ne pas téléphoner pour réserver passez par moi........

Dernier et nouveau spectacle d'élèves, le cours du Samedi matin au Lucer Lucer Lucernaire les 26 et 27 juin à 20 h30 SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE SUR LA FAMILLE [:°)) [;°((

mercredi 15 juin 2011

Lady Gaga à la Mode de Jana Sterbak qui ne dépasse pas l'air du temps

Vanitas, Robe de Chair pour Albinos Anorexique

Jana Sterbak - 1987
par Elodie Aliadière

L’œuvre de Jana Sterbak est une réalisation qui nécessite le passage du temps pour exister pleinement et pour prendre son sens réel.

Dans un premier temps, elle réalise une robe cousue de viande, sans doute des tranches de bœuf à en voire la rougeur des chairs encore fraîches. La robe est portée par une jeune femme et présentée par une photographie au décors très épuré où le modèle pose tel une figure de magazine en robe de haute couture.

Le contraste entre la viande rouge, qui semble encore pleine de vie, et la pose presque lascive et empreinte de détachement de la jeune femme, provoque un certain malaise. Ici, l’artiste retourne en quelque sorte le corps de la jeune fille et en montre l’intérieur, la chair, de manière crue, au sens propre et figuré.

Ensuite, la robe de chair est portée sur un mannequin de couturier en bois et tissus (on voit alors une inversion des rôles : c’est le tissu qui porte, et c’est la chair qui est portée). Ainsi, sur son nouveau support, elle continue d’évoluer. En effet, avec le temps, les chairs commencent à sécher progressivement. On voit le flétrissement progressif des chais à travers une série de photographies des différentes étapes de la vie de cette œuvre.

Au début, les fibres se resserrent tout en gardant la teinte rouge du sang. Petit à petit, elles perdent leur teinte et prennent un ton ocré, une teinte qui n’inspire plus la vie, mais le desséché, à l’image de certaines momies.

À travers cette œuvre au titre tant énigmatique qu’humoristique, Jana Sterbak nous montre, non sans ironie, le flétrissement des chairs, de la jeunesse et de la beauté qui passe, la vanité déchue par la cruauté du temps. Ce temps qui irrémédiablement dessèche, flétri sans pitié la peau et le corps, qui fait perdre les couleurs et l’éclat de la jeunesse et de la vie. Cette œuvre n’existe que par la patience ; c’est le passage du temps qui crée le devenir de l’œuvre. Aujourd’hui, la robe de chair reste visible, portée sur son mannequin de couturier en bois, et les photographies des différentes étapes de son existence ne font qu’en renforcer le sens profond.

Cette réalisation ne peut laisser indifférent par les sentiments qu’elle provoque. Bien sûr, notre affect est touché par les thèmes du vieillissement du corps, de la perte de la beauté et de la jeunesse qui passe. Mais l’utilisation de la chair animale pour la création de l’œuvre n’est pas sans choquer et poser bien des questions d’ordre éthique et morale quant à l’emploi d’un animal dépecé pour la création de l’œuvre.

En effet, la chair devient un matériau comme le tissu, le bois ou la peinture. Mais on ne peut s’empêcher de penser que ce matériau en question provient d’une bête qui fut bien vivante. Ici, l’artiste n’utilise pas un être vivant, mais les traces de vitalité sont encore très présentes quand elle nous montre la viande encore gorgée de sang et qui semble encore frémir de vie. Cela provoque un sentiment extrêmement dérangeant qui pose la question de savoir jusqu’où l’on peut aller dans l’utilisation de corps, même si ce sont ceux d’animaux, même si ce sont des corps déjà morts, pour réaliser une œuvre d’art.

Quoi qu’il en soit, il semble qu’ici, le matériau choisi soit plus que percutant, car on ressent, sans besion de commentaires, de manière directe et viscérale, le message que Jana Sterbak a voulu nous transmettre à travers son œuvre.



lundi 13 juin 2011

The Triangle, un blog canal fanal de critiques analyses de films

http://thetriangle.canalblog.com/archives/2011/05/28/21251016.html?t=1307951865280#c43368962
analyse de Madame Colette sur le film La jetée de Chris Marker (film à l'origine de l'année des douze singes et je ne sais pas pourquoi elle n'en a pas parlé, peut-être justement parce que tout le monde le sait...

Je connais l'une de ces trois Madame qui écrivent sur ce blog, le choix des films est cinéphile mais aussi me semble t-il selon l'errance, les goûts, les critiques, les études, selon elles et leur mystère en devenir... très hétéroclite.







C'est beau comme une lampe à génie ou à histoires, une sorte de lanterne magique, kaléidoscope : le cinéma, une réserve, un refuge au cas où : Tétro....
au cas où....
et puis... ce que j'ai entendu l'autre jour à la radio, recopié sur un papier épars et jeté dans mon panier entre  Première le dernier Tonino Benaquista  : Homo Erectus et le dernier Erri de Luca : Le poids du papillon  + un petit livre cadeau de nos élèves : les 200 répliques les plus drôles ce cinéma :
-Avez-vous dit votre dernier mot ?
-Pas encore....
-"Pas encore"? Est-ce là votre dernier mot ?!!
Les aventures du baron de Münchhausen Terry Gilliam, 1988
Question facétieuse du bourreau à deux doigts d'éxécuter le baron de Münchhausen
à la radio : France-Inter, un livre à ce propos, de cinéma que je m'étais promis de parcourir à la volée, dans une librairie de cinéma, où ? près des MK2 : Odéon, Biblio...  Olivier Pourriol : cinéphilo : comprendre son désir par le cinéma, des séances au Mk2 biblio, qui connaissent un succès fou avec ce jeune agrégé de philo... Faut y aller voir les Madame.... Colette, Maude, Armande à ces séances qui sait
http://cine-philo.blogspot.com/
http://studiophilo.fr/  pour assister aux séances
"... ne m'embrasse pas, ne me ridiculise pas, je suis une danseuse qui ne sait pas danser". (Marilyn Monroe)

samedi 11 juin 2011

Michel Fau au Théâtre des Bouffes du Nord et dans Rappels



Courteline en dentelles, en ce moment au Théâtre des Bouffes du Nord, nous y allons, Mercredi.
LECTURE avec Michel Fau et Jérôme Deschamps
http://www.bouffesdunord.com/#/Saison/Fiche_Spectacle:129606098635

Michel Fau
Michel Fau est un phénomène.
Pas seulement parce que ses mises en scène récentes de Maison de Poupée et surtout de Nono ont rencontré un vif succès. Véritable bête de scène, acteur capable de toutes les outrances, il a su imposer talent en donnant sa pleine (dé)mesure à sa folie.

Rappels. Votre univers est toujours en équilibre entre le burlesque et le pathétique, quelque part entre le music-hall et le théâtre classique. D'où vous vient ce goût très particulier ?
J'ai découvert le théâtre d'une façon un peu détournée, le jour où ma mère m'a offert des marionnettes. Je devais avoir cinq ans et, jusqu'à dix ans, j'ai passé mon temps à faire de la marionnette. Je montais des petits spectacles avec mon frère Bernard qui faisait déjà les décors, en peignant des toiles de fond. Aujourd'hui, en fait, on ne
fait que reproduire cette vieille habitude enfantine quand on fait des mises en scène.
Ensuite, à dix ans, ma mère a commencé à m'emmener au théâtre voir Jacqueline
Maillan, Sophie Desmarets, Maria Pacôme, toutes ces créatures incroyables. Jean
Poiret aussi. Ça m'a bouleversé. Je me suis immédiatement dit que je voulais faire
du théâtre!

C'était donc une vocation très précoce...
J'étais jeune, oui... Et ça a été un peu l'enfer! Pour mon entourage surtout Je passais ma vie à lire enfermé dans ma chambre. Mais jamais je ne jouais avec des jouets ou des choses de cet âge-là, non, je lisais... D'autant plus que le théâtre était un plaisir rare pour nous qui habitions en province. On n'allait à Paris qu'une fois par an, le reste du temps à voir les tournées.

Pour vous, déjà, le théâtre était constitué à la fois de Jacqueline Maillan ou Maria Pacôme et des grands textes ? Il y avait déjà ces deux pôles: le spectacle et la littérature?
Oui, mais se mêlaient aussi à tout ça les opéras et les opérettes que ma mère nous emmenait voir souvent. Evidemment, je ne réfléchissais pas à ces questions de registres : je prenais tout ce que je pouvais sans distinction. Mais c'est vrai que ce mélange était assez terrible. Pendant longtemps, ça m'a semblé tout à fait naturel : je voyais beaucoup de vaudevilles donc J'étais très imprégné d'un certain burlesque, mais j'aimais aussi beaucoup le lyrisme de l'opéra et des grands textes. C'est plus tard que ça a été parfois un peu difficile à gérer. Il a fallu que je me démerde avec tout ça... Disons que, par exemple, l'emphase et le grotesque ne sont pas forcément très bien accueillis au Conservatoire...

On imagine effectivement que votre répertoire ne collait pas tout à fait à celui du Conservatoire et à son enseignement plutôt classique...
À Agen d'où je suis originaire, je prenais mes premiers cours de théâtre avec une dame qui voulait absolument gommer notre accent. Elle nous faisait donc beaucoup travailler les grands textes et j'en conserve un véritable amour des classiques. Pour ce qui est du Conservatoire, en fait tout dépend de vos professeurs. Personne n'a vraiment cherché à corriger mon mauvais penchant pour le grotesque. Au contraire,
des gens comme Pierre Vial ou Michel Bouquet ont complètement respecté ça et m'ont aidé à en faire un atout. Mais en arrivant au Conservatoire, j'ai eu une sorte de choc. J'étais totalement naïf, je voulais être Jean Le Poulain ou Paul Meurisse et tous autour de moi travaillaient Koltès avec un sérieux imperturbable. Ils étaient tous très intenses et très graves alors que moi je voulais juste être un clown ! Alors, Pendant un moment, j'ai été un peu perdu. Je sentais bien que j'étais en décalage par rapport au paysage du théâtre. Je n'osais pas dire que j'allais voir Maria Pacôme et que j'adorais ça I...

Vous ressentiez déjà cette tension entre deux types de théâtres, deux univers différents.
Oui. Je crois que ça a un peu changé depuis, mais pour moi, à l'époque, c'était quelque chose de très nouveau. Je n'avais jamais pensé faire une distinction j'allais aussi bien voir Vitez ou Régy que Jacqueline Maillan. Ce qui m'attirait, c'était les excès, la folie, quelles que soient les formes qu'elle devait prendre. Finalement, le Conservatoire a été une expérience un peu mouvementée mais qui m'a appris à affirmer qui j'étais et à identifier le théâtre que je ne voulais pas faire.

A quoi ressemblait-il, ce théâtre que vous vouliez éviter ?
A un théâtre trop sérieux, portant un discours trop didactique, ou alors à un théâtre au contraire purement commercial. Ni l'un ni l'autre ne me plaisaient, c'est d'ailleurs certainement ce qui explique que ma sortie du Conservatoire ait été très violente. Ça n'a pas été très long, mais pendant quelques années, j'ai très peu travaillé. J'ai tenté de monter des spectacles avec des camarades du Conservatoire, mais ça c'est très mal passé. Je m'étais même juré que, jamais plus, je ne referais de mises en scène !...

Le déclic à cette époque a été votre rencontre avec Olivier Py. Dans quel contexte ?
Il était au Conservatoire en même temps que moi. Il faisait déjà beaucoup de théologie, il écrivait, il se vivait comme un poète bref, tout le monde le prenait pour un fou ! Et voilà qu'Olivier s'est mis à écrire des rôles pour moi, des personnages qui correspondaient à ma folie et à mon univers. C'était inespéré.  Et les gens se sont mis, d'un seul coup, à me dire que j'étais formidable. Avant ça, on ne me le disait pas tellement !...

Jusque-là, vous aviez dû affronter un accueil un peu dubitatif. Comment le vit-on quand on est un jeune comédien plein d'énergie et d'espoir ?
C'est terrible Je suis venu à Paris sans le moindre doute. Dans mon esprit, les choses étaient claires j'allais entrer à la Comédie-Française ou devenir une vedette de boulevard. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant que ça ne se fasse pas ! J'ai vite déchanté Mais le plus ironique, c'est que j'ai fini par devenir l'acteur d'Olivier Py dans les théâtres branchés du secteur subventionné. Pour moi qui rêvais d'être Jean Le Poulain, c'est curieux.

Malgré ces difficultés initiales, vous êtes toujours resté fidèle à ce qui avait suscité votre vocation : cette vision du théâtre finalement très ouverte, très libre.
Oui, ça n'a pas toujours été évident. Pendant longtemps je n'ai pas osé faire ce que je voulais faire, ou alors je n'osais pas le faire à fond. C'était presque un peu malgré moi, mais je voyais bien que ce n'était pas le théâtre qui se faisait. Le travail que je faisais avec Olivier m'a prouvé petit à petit qu'il y avait peut-être une place pour ce théâtre dont j'avais envie. Mais du coup, en dehors de ces collaborations j'étais souvent un peu frustré.

Vous avez pourtant développé d'autres complicités avec certains metteurs en scène Jean-Michel Rabeux à une époque, Philippe Calvario.
Bien sûr Avec Rabeux, on a fait des choses folles. Je me souviens d'un Copi qui était une aventure formidable. J'aime beaucoup la jeunesse et l'énergie de Calvario. J'ai aussi rencontré récemment Jérôme Deschamps avec qui on prépare un spectacle autour de Courteline, qu'on va jouer en le déclamant de façon très prétentieuse et affectée comme si c'était Mallarmé. On s'est immédiatement très bien entendu!...
Il y a des gens dont l'univers m'est proche, des gens assez fous, mais ils ne sont pas si nombreux. J'ai eu des expériences très douloureuses avec certains metteurs en scène parce qu'ils manquaient de folie parce qu'ils n'avaient pas d'humour, pas de chair... C'est un peu mais, malheureusement, c'est comme ça.                             

On a l'impression aujourd'hui que vous avez réussi à faire le théâtre que vous vouliez : une espèce de synthèse assez miraculeuse entre le burlesque et le classique…
Je me suis aperçu que, mis à part chez Olivier Py, le théâtre que j'aimais avait disparu, J'ai eu envie, il y a quelques années, d'être à  l'initiative des projets. Pour tenter de faire le théâtre que J'aime tout   simplement. Je me suis longtemps senti très seul dans cette aspiration donc J'ai été très agréablement surpris, et pour tout dire, assez rasséréné, de voir qu'il y avait un public pour venir voir des spectacles comme Maison de Poupée, Nono ou ma revue. Je trouve ça rassurant qu'il y puisse y avoir une place pour autre chose que le théâtre d'un Warlikowski et celui d'un Bernard Murat. Mais c'est un combat de tous les jours!...                                                         

Un combat contre qui ?
Il faut surtout se battre avec les gens qui font ce métier, avec ceux qui ont le pouvoir dans le théâtre. Les directeurs, les metteurs en scène. J'ai eu une chance folle de rencontrer Frédéric Franck, directeur du Théâtre de la Madeleine, qui a été assez fou pour parier sur moi. Alors que je n'avais jamais joué dans le théâtre privé, il m'a reçu comme prince. Il m'a donné les moyens de faire ce que je voulais. Et même quand les critiques ont été un peu dures avec Maison de Poupée, il m'a toujours soutenu, et il m'a de nouveau suivi sur Nono avec Julie Depardieu qui n avait encore jamais joué au théâtre. Il a une audace très rare dans ce métier,                                             

C'est peut-être un peu excessif, mais on vous sent presque "libéré"...
D'une certaine façon, les choses se sont simplifiées dans mon esprit : je n'hésite plus à faire ce que J'ai envie de faire. Je ne m'interdis plus de faire ci ou ça parce que ça pourrait être mal perçu. Là, après un Guitry qui succédait à une pièce d'Ibsen, je trouvais intéressant de monter Racine... Pourtant, on m'a tellement souvent dit que je n'étais pas fait pour la tragédie ! Alors qu'on confond la tragédie et le drame. Mais la tragédie ça n'est pas sérieux, c'est ce qu'il y a de plus barge ! C'est Shining !...

Ce sera donc Britannicus qui sera monté au festival de Figeac cet été. Verra-t-on ce spectacle à Paris ?
Jouer Néron face à Geneviève Page en Agrippine, c'est un véritable rêve. On espère le reprendre au printemps prochain. J'aimerais beaucoup jouer le spectacle au moins deux mois. Pouvoir Jouer longtemps, c'est une chance incomparable. C'est très frustrant de jouer un spectacle seulement trois semaines, comme dans le subventionné. Le public n a même pas le temps de venir. Alors que jouer trois ou quatre mois, c'est extraordinaire. C'est ce qui donne tout son sens à notre métier! Dans certains théâtres, J'ai eu parfois l'impression de jouer pour les gens du métier ou pour les journalistes, mais ce n'est pas pour eux qu'on joue, c'est pour le public ! J'aime l'idée que des ados de quinze ans viennent voir deux heures d'Ibsen... et qu'ils ne s'y ennuient pas

C'est peut-être ça qui vous rend si singulier : ce souci permanent du jeu, ce désir de faire du "spectacle"...
Je travaille toujours plus ou moins autour de la folie. J'aime les choses folles, donc c'est vrai que c'est souvent très vivant, parfois déjanté... et facilement séduisant pour le public.

C’est aussi un exercice très délicat qui nécessite un dosage extrêmement précis...
C’est un équilibre très précaire, on est constamment au bord de la chute. J'aime beaucoup flirter avec le mauvais goût. Evidemment c'est casse-gueule, mais c'est justement ça qui est à la fois exigeant et excitant. Après, bien sûr, on n'aborde pas Guitry de la même façon qu'Ibsen ou Racine: ce qui m'intéresse, c'est de travailler le texte, de traquer la folie qu'il recèle. Je ne cherche pas à plaquer mon propre univers sur un auteur. C'est amusant d'ailleurs parce qu'on a été très attaqué sur le Ibsen, alors qu'on a été les seuls à respecter scrupuleusement ses didascalies...
En fait, je lutte constamment contre l'idée que le théâtre est une chose sérieuse. Le théâtre est le lieu de l'artifice et du jeu. Et ça doit être une joie ! Non, le théâtre n'est pas chiant !

 Propos recueillis par David Roux


BIO EXPRESS

Ceux qui ne le connaissaient pas encore n'ont pas pu passer à côté de son apparition surréaliste aux derniers Molières.
Son irrésistible parodie de Carla Bruni en Castafiore outrageusement expressionniste est un concentré de son univers très singulier : passionné d'opéra et très inspiré par le music-hall, Michel Fau travaille beaucoup autour de figures burlesques, subtilement pathétiques et, généralement, hilarantes. Après sa formation au Conservatoire National, notamment par Michel Bouquet et Gérard Desarthe, c'est avec Olivier Py que Michel Fau développe rapidement une complicité créatrice très féconde. Avec lui, il aborde les registres les plus variés (La Servante, Le Visage d'Orphée, Le Soulier de satin de Paul Claudel, L'Orestie d'Eschyle, Les Enfants de Saturne...) dans des interprétations volontiers baroques. Michel Fau est aussi un pilier fidèle des mises en scène outrées de Jean-Michel Rabeux (L'Homosexuel de Copi, Feu l'amour de Feydeau). Il a également travaillé avec Stéphane Braunschweig, Philippe ; Calvario ou Emmanuel Daumas. Si le grand public ne le connaît pas encore, le monde du théâtre a depuis longtemps reconnu son talent : en 1998, Michel Fau a reçu le prix Gérard Philipe de la Ville de Paris avant d'être récompensé du Prix du Syndicat de la Critique en 2006.

Fervent admirateur de Jacqueline Maillan et Jean Poiret, Michel Fau revendique son éclectisme : "Personnellement, je trouve tout à fait normal d'aimer à la fois Paul Claudel et Maria Pacôme" assure-t-il. En tant que comédien autant que comme metteur en scène, il parvient à opérer, entre ces deux pôles, une synthèse assez miraculeuse. En témoignent ses récents spectacles: L Impardonnable Revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau au Rond-Point début 2010, véritable déclaration d'amour au music-hall, puis ses mises en scène de Maison de Poupée d'Ibsen, et Nono de Sacha Guitry au Théâtre de la Madeleine.
Directeur artistique du festival de Figeac, Miche! Fau y mettra en scène, cet été, Britannicus de Racine.

mercredi 8 juin 2011

Stage des affinités électives : Dom Juan de Horvath

http://www.comedie-de-saint-etienne.fr/saison_detail.php?id=439
déjà pour se repérer sur ce Dom Juan là, un lien de la Comédie de St Étienne


Formations dans le Loir et Cher stages d'été par de grands professionnels
http://lesaffiniteselectives.eu/spip.php?rubrique47

Pour les professionnels : DON JUAN (S) Molière / Horvath

du 3 au 15 octobre 2011 à l’abbaye de Pontlevoy
Formation, conventionnée AFDAS, dirigée par Frédéric Constant, Catherine Pierti, Guillaume Junot.

voir le détail de cette formation
Téléchargez le dossier de cette formation et le bulletin d’inscription
Pour les amateurs : Deux Week-ends de pratique théâtrale

les 3/4 et 10/11 septembre 2011 à l’abbaye de Pontlevoy
Formation dirigée par Sophie Affholder-Jacob, Véronique Affholder, Pierre Poirot.

voir le détail de cette formation
Téléchargez le dossier de cette formation et le bulletin d’inscription

Attention Famille au Lucernaire à 20h30 les 5 et 6 juin (fin)















Le théâtre, peut-être comme un radeau de la méduse où l'on peut s'accrocher un temps, à quoi bon se dévorer, la mer est pleine de ressources et le jeu vous tient en flottaison avec une ligne de fond ; ce radeau devient paquebot insubmersible de grand luxe, il vous porte, il vous naufrage, vous fait nager jusqu'à l'épuisement, vous laisse à l'abandon sur une plage déserte, le retour à terre n'est pas des plus aisés alors qu'on se croyait presque devenu Héros... A force de patience et de joies il reste le partage et aussi une folle amitié... c'est la base, ou sinon ce n'est que du cinéma....

Merci de vous avec une infinité de moments éphémères, c'est pas cela l'éternité  ?!

samedi 28 mai 2011

Les grandes lectures de correspondances

Les grandes lectures patrimoniales Sélection nationale
sur le site à vous de lire

Paris 5ème
« Gautier/Dumas, Fracasse et d’Artagnan chez les tsars - Correspondance Intempestive » LECTURE PAR FRÉDÉRIC ROSE ET BRUNO PAVIOT

1858-1859 Alexandre Dumas et Théophile Gautier sont en Russie. Dumas, l’homme des Mousquetaires, gloire nationale, galope avec témérité de place en place, tantôt guerrier tantôt écrivain et trempe sa plume dans l’action. Critique d’art influent, Gautier regarde en poète fasciné architecture et costumes, et... s’émerveille de la neige étincelante. Ces deux grands de la littérature française qui se côtoient à Paris ne se rencontreront jamais en Russie, ne s’écriront pas davantage. Les auteurs de cette savoureuse et truculente Correspondance Intempestive ont inventé ce croisement de regards résolument distincts du d’Artagnan du roman et du Fracasse de la poésie.
Lycée Henri IV, 23 Rue Clovis. 29 mai à 17h Renseignements : éditions Triartis : 06 60 50 11 30 / Triartis.editions@gmail.com
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Paris 7ème
-« L’amour et moi l’aurons voulu ainsi ». La correspondance de Robert Desnos. LECTURE PAR GABRIEL DUFAY

La correspondance fournie du poète avec les deux femmes de sa vie : Yvonne George « l’étoile », chanteuse de cabaret qu’il aima sans retour pendant des années et qui mourut de tuberculose en 1930, et Youki Foujita « la sirène », reine du Montparnasse des années 30, qui devint sa compagne. Entre amour idéalisé et amour accompli, de l’étoile à la sirène, Desnos recherche la même « mystérieuse ». Il lui donne corps à travers sa poésie, avec la croyance folle et éperdue que la littérature peut sauver la vie, repeupler de merveilleux la réalité la plus crue, la plus violente, la plus amère. Gabriel Dufay sera accompagné du pianiste Antoine Bataille, pour transmettre la voix de Robert Desnos, ses envolées lyriques, sa poésie au ton familier et oratoire, riche en correspondances multiples.
Centre national du livre, 53 rue de Verneuil. 27 mai à 19h30. Une soirée initiée par la Compagnie Incandescence soutenue par la Librairie des Abbesses et l’association Les Amis de Robert Desnos avec Gabriel Dufay, Antoine Bataille, Corinne Barbara, Marie-Claire Dumas, Marie-Rose Guarnieri, Bruno Paviot. Renseignements : Compagnie Incandescence : 06 86 32 32 70
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Paris 8ème
« Correspondances à trois : Rilke - Tsvetaïeva - Pasternak » LECTURES PAR ARIANE ASCARIDE, JEAN-CLAUDE DROUOT, THIERRY HANCISSE

Pendant quelques mois, pendant l’été 1926, trois des plus grands poètes de leur temps échangent un courrier d’une passion extrême. Pasternak est cloué à Moscou par la révolution (il est le docteur Jivago), Tsvetaïeva en France par l’émigration et Rilke en Suisse où il meurt lentement. Seuls Pasternak et Tsvetaïeva se connaissent bien. Rilke n’a jamais rencontré Tsvetaïeva et connait à peine Pasternak. Le lien réel de leur triangle est l’admira- tion réciproque. L’isolement, l’absence de tout contact et de toute connaissance concrète favorisent l’exaltation, l’idéalisation, le sublime... mais aussi les drames de susceptibilité, la jalousie, les remords et les ruptures. La passion amoureuse est indéniablement mêlée à la fougue poétique.
Espace Cardin, 1 Avenue Gabriel. 29 mai à 17h Renseignements :
Printemps des Poètes : 01 53 80 42 43
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Michel Fau lors d'une lecture à l'extérieur au Festival de St Céré 2010

Paris 8ème
« Entre intimité et mondanité ». Soirée Marcel Proust LECTURE  PAR BERNADETTE LAFONT,  CLAIRE NEBOUT,  MICHEL FAU ET XAVIER GALLAIS

Près des jardins où Marcel Proust jouait enfant, les cinq comédiens liront des lettres de la correspondance de Marcel Proust et des extraits de A la recherche du temps perdu. La lecture des lettres de Marcel Proust à sa mère, à ses amis, aux artistes et écrivains de son époque permettra d’approcher l’œuvre proustienne sous un éclairage plus intime. On y découvrira un Marcel Proust sans masque, authentique et sincère mais aussi un parfait mondain, portraitiste d’une grande intelligence et d’un immense humour.
Espace Cardin, 1 Avenue Gabriel. 29 mai à 19 h 30 Renseignements : Thélème – 06 20 77 20 99

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Paris 14ème
« August Strindberg, un bouddha fin de siècle ». LECTURE PAR DOMINIQUE PINON

Qui est August Strindberg ? Où le chercher ? Certes, il y a ses écrits, un océan de textes, et parmi eux le grand archipel théâtral scandinave : une soixantaine de pièces. Mais c’est assurément dans sa colossale correspondance que nous approchons au plus près de l’individu et écrivain August Strindberg. Les lectures d’August Strindberg, « correspondances » feront découvrir un homme d’une santé créatrice en perpétuelle effervescence, un moraliste intransigeant qui emploie les pires ruses de Don Juan pour s’attacher l’une ou l’autre des femmes de sa vie, un poète sincèrement désintéressé qui harcèle la profession du livre pour obtenir des subsides, un authentique expert de la sensibilité féminine versant dans la plus outrée des misogynies, un misanthrope occupé à sauver l’humanité.
Avec : Dominique Pinon et Elena Balzamo.
Paris 75014. Théâtre de La gaieté Montparnasse, 26 Rue de la Gaîté. Le 28 mai à 15h.
Renseignements : Festival de la correspondance - 04 75 46 55 83. www.grignanfestivalcorrespondance.com

Les folles d'enfer de la Salpêtrière de Mâkhi Xenakis/Les Papotins au Lucernaire/Brigitte Fontaine : l'un n'empêche pas l'autre

Il y a eu un livre une pièce de théâtre à la MC 93 des sculptures.
Mardi 16 novembre 2010 sur un blog, on parle des folles de la Salpêtrière, des premières enfermées car pauvres et différentes vouées à la saleté l'entassement avec pour seule lumière la chapelle où se rendre tous les matins la prière le tricot activités imposées.

Sur le blog, celui de Philippe Poisson : l'indépendant "Repères concernant l’Histoire de la Police, de la Gendarmerie, des Bagnes maritimes et coloniaux, des Prisons, des colonies correctionnelles, des maisons de correction, des Hôpitaux … en passant par de nombreux articles consacrés à l’histoire du vêtement, à l'histoire de la vie quotidienne, des portraits de femmes et d’hommes qui ont traversé « l’Histoire » et « la petite Histoire » " 
et sur le site Centre Georges Pompidou
http://elles.centrepompidou.fr/blog/?p=52#respond
Les folles d'enfer de la Salpêtrière

Document 2010 - Invitée à créer des sculptures pour la chapelle saint-louis de l'hôpital de la pitié-salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans les archives de l'assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enferrées là depuis Louis XIV jusqu'à Charcot. quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots. travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Véritables figures sur la surface des pages blanches, des mots, des grappes de mots s'écartent, s'entrechoquent, parfois seuls, vibrants, toujours au bord du précipice portés par une force incantatoire, ils sont en équilibre, suspendus dans le vide, et, à l'instar des statues, exposés à nos yeux dans leur nudité, leur vulnérabilité, libres, enfin.




La revue de presse Sandrine Cabut - Libération



Mendiantes, épileptiques, mourantes, sorcières, aveugles, homosexuelles, suicidaires, criminelles... A partir de 1657, et pendant plus de deux siècles, toutes celles dont la société ne voulait plus ont été entassées, mélangées, maltraitées à la Salpêtrière. Dans cet hôpital parisien, le plus grand lieu d'enfermement des femmes, elles furent jusqu'à 8 000 en même temps, quatre à six par lit. A ces milliers (millions ?) d'anonymes, la peintre, sculpteur et écrivain Mâkhi Xenakis, a réussi à redonner vie. C'est au départ pour préparer une exposition de ces «folles d'enfer» qu'elle a souhaité consulter les archives de l'Assistance publique. Son immersion dans les registres a finalement duré plusieurs mois, donnant naissance, parallèlement au travail de sculpture, à ce texte émouvant. Aérées, sans ponctuation, les phrases s'égrènent comme la litanie des destins brisés et des humiliations physiques et morales... C'est Philippe Pinel, nommé médecin chef à la Salpêtrière à la fin du XVIIIe siècle, qui, le premier, libérera les folles de la Salpêtrière de leurs chaînes et mettra fin aux châtiments corporels.
Les folles d'enfer de la Salpêtrière


Auteur : Mâkhi Xenakis

Date de saisie : 02/03/2010

Genre : Peinture / Dessin D'Art

Éditeur : Actes Sud, Arles, France
Acheter Les folles d'enfer de la Salpêtrière chez ces libraires indépendants en ligne :
L'Alinéa (Martigues) Dialogues (Brest) Durance (Nantes) Maison du livre (Rodez) Mollat (Bordeaux) Ombres Blanches (Toulouse) Sauramps (Montpellier) Thuard (Le Mans)

Des années plus tard à la Bibliothèque du centre Georges Pompidou, j'ai écrit une adaptation pour le théâtre d'un cas d'extatique soignée par le Pr Jamet à l’Hôpital de la Salpêtrière : Madeleine et/ou de l'angoisse à l'extase.... (que vous trouverez sur ce site partie droite côté CV galerie photos....) A la même époque que Charcot s'exerçant sur des cas d'hystériques...
Pourquoi tout à coup... parce que ce livre de Mâkhi Xenakis, m'a été offert ou prêté par un de mes élèves préférés, on a tous des élèves préférés, des élèves clôturés, des élèves uniques, des plus fragiles, des border-lines, des immenses, des tricheurs et puis ce sont tous des démunis puis des apprentis, puis des acteurs qui ont la générosité de s'offrir à la scène et que je remercie
Et à ce moment nous sommes avec eux tous les élèves préférés du public.

Ma Brigitte Fontaine chante c'est le cadeau de Pascal pour ce matin
sur son dernier disque en duo avec Arno Souchon Higelin Grace Jones Bertrant Cantat Emmanuelle Seigner Christophe Matthieu Chedid et Areski Belkacem, mais là, ça ne change pas.  "L'un n'empêche pas l'autre"... quel titre ma visionnaire.
"Sommes nous tous ici pour tuer nos délires et mourir de raison"et LE GRAND PERE, j'espère qu'il va bien.SUPERMARKET rejeté dans son corps comme un enfant de la mort

Les Papotins des adultes traumatisés avec des troubles de la communication qui ont un journal et qui ont un théâtre.... Le Lucernaire où tous les mois La Cie Philippe Person leur joue un feuilleton sur le bonheur d'un amour imaginable... pour eux à travers les aventures de 4 personnages Zelda Julie Sébastien et Benoit. Dés le générique les 4 acteurs chantent une adaptation d'un Autre Monde de Téléphone. Leur public des Papotins et de leurs accompagnateurs attendent le nouvel épisode.
Après 1/4 d'heure, à la fin on leur passe le micro et ils disent ce qu'ils ont vu.
Par exemple si sur scène les 4 amis se réchauffent auprès d'un feu imaginaire, les Papotins du 1er rang se reculent. Si les 4 amis ont un chien qui aboie avant qu'ils entrent en scène, ils ne l'oublient jamais dans leurs commentaires et demandent ce qu'il est devenu, s'il n'a pas eu son couplet... dans l'épisode.
Pour aucune raison anodine, je ne manquerai moi non plus ce rendez-vous, j'ai l'impression avec eux de nager en poésie permanente, de pouvoir me laver de toutes les contraintes malaises mal entendus affectifs de lancer mes délires sur enfin des aérogares d'être protégée par des amis qui scrutent l'invisible le recueille et le met en mots, à l'abri du théâtre.
 J'AI RECOPIÉ SUR DES BOUTS DE PAPIER...
leurs mots vivants
Je situe l'épisode
Deux personnages Benoît et Sylvie, sont ensemble et dans le noir dehors, sont censés dormir à la belle étoile, ils ont envie de faire l'amour,  deux autres Zelda et Sébastien,  arrivent et cherchent à la lampe de poche d'où viennent tous ces petits cris, les 4 amis alors se reconnaissent, Julie veut fuir, dialogues sur l'interdiction de regarder et abruptement les 2 premiers annoncent aux 2 autres, qu'ils vont se marier et qu'ils seront leurs témoins. Zelda pleure rit tellement émue, dit que c'est son rêve de se marier, s'unir à un autre être, et que ses parents ont toujours dit qu'elle ne trouverait personne...

 "je ne vois pas dans le noir"


"L'amour familial tue, l'amour sexuel, c'est mieux on choisit, on choisit pas ses parents."

"Le chien il est à poil."

"Benoît & Julie  ils ne sont pas très crédibles, il peut y avoir de l'orage, c'est dangereux, on peut se perdre dans la forêt."

"Ils veulent se marier, ils vont être les témoins...ça m'a touché, mon copain Vincent qui est en Belgique, quand il me téléphone, j'ai l'impression qu'il est dans ma tête."

"Zelda, elle pleurait de joie, c'est pas pleurer de tristesse."

"Le mariage c'est quoi ? c'est quand on peut mettre le Tshirt et la robe de jute."

"il faut laver les dents, il faut soigner les dents"

 "Julie a eu peur du chien"

C'est sûr comme disait Cocteau que les Papotins n'ont pas de mal (!) à avoir du cœur dans leur jeu....