mardi 14 mars 2023

Miriam Cahn au Palais de Tokyo






















































https://palaisdetokyo.com/exposition/ma-pensee-serielle/

Visite virtuelle mais le mieux c’est d’aller la bas et de ne pas s’encadrer de légendes… se sentir écouter regarder et fermer les yeux se déraciner devant ses tableaux. Savoir seulement qu’elle accroche ses tableaux directement avec l’agrafeuse ses toiles et ses dessins à la craie noire sur les murs….ses vidéos de tous ses dessins sur une tablette….ses reprises au pastel gras en noir et blanc…. Est-elle causée de la non représentation des atrocités de la guerre  humaine au cycle de la vie de chacune et chacun ; la reprise de la guerre, avec des commentaires comme c’est le retour d’une guerre des tranchées la vente de ces armes : le nucléaire ineptie totale au corps aux pulsions de vie végétale animale…..personne ne demande si la guerre participe au réchauffement climatique….Et pourtant après,  la page blanche, la toile vierge réapparaît jusqu’à quand ? Cette femme n’a pas eu d’enfants mais qui sait elle en a perdu, en tous les cas ne cachez pas à vos enfants les combats la mort les fragilités….. n’oubliez pas de leur raconter la vérité. 
Sous prétexte qu’a toi aussi on l’avait cachée. 

Miriam Cahn
Miriam Cahn est née à BAle en 1949
Alors quelle est encore étudiante, formée
de 1968 d 1973 a la Gewerbeschule de Bila elle s’engage dans le mouvement féministe et antinucléaire. Elle pose alors les bases de son œuvre qu'elle envisage comme un site de résistance individuelle et de dissidence, dénonçant l'humiliation et la violence. Depuis trois décennies.
son œuvre se fait la caisse de résonance des conflits contemporains et de leur médiatisation, de la guerre du Golfe à celle des Balkans dans les années 1990 et des changements géopolitiques qui suivent le ‹ Printemps arabe › aussi bien que des conflits qui depuis le début des années 2000, ont poussé des centaines de milliers de personnes du Moyen-Orient et d'Afrique à migrer.
Aujourd'hui, son œuvre répond avec rage à la guerre en Ukraine et au traitement sélectif des réfugié-es aux frontières de l'Europe. Sa rage est, comme elle le dit. ‹ un moteur même de son arts
L'exploration de la souffrance humaine et de la violence (celle infligée par les États aux individus et par les individus à d'autres individus) est une tentative de rendre compte des tragédies individuelles. L'artiste rend visibles ces individus, tour à tour juif-ves, musulmanes, réfugié es, femmes, enfants isolés, individus déplacés et menacés, toutes engagées dans le cycle de la comédie humaine où les innocentes deviennent à leur tour des agresseur-ses. Dépourvues de pathos, ses images tentent de présenter l'injustice et la souffrance sans tourner à la parabole moralisatrice et en évitant le piège du spectacle sensationnaliste.
Miriam Cahn invente de nouvelles incarnations à ce qui nous dérange, à ce que l'on voudrait pouvoir zapper et qui pourtant nous fait face, nous regarde droit dans les yeux, dans un corps à corps auquel on ne peut échapper.
Sans sentimentalité ni anecdotes faciles, l'artiste dévoile dans son œuvre l'histoire de sa famille, explore les complexités de ses propres peurs, attentes et désirs et se regarde vieillir. Jour après jour, au sein d'une œuvre picturale intense qui embrasse aussi le dessin, la photographie, les films, l'écriture. Miriam Cahn met sur pause le flux des images volatiles de l'actualité politique et s'en saisit pour témoigner, résister, incarner.
Elle est aujourd'hui l'une des plus importantes artistes de la scène contemporaine, telle qu'en témoigne sa présence ces dernières années à la documenta 14, à Cassel et Athènes
(2017), à la 21• Biennale de Sidney
(2018), ses expositions en 2019 à
la Kunsthaus de Bregenz, au Museo
Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, au Kunstmuseum de Berne, à l'Haus der Kunst de Munich, au Musée d'art moderne de Varsovie, en 2020 au Power Plant de Toronto et, en 2022, à la 59• Biennale de Venise.

Ma pensée sérielle au Palais de Tokyo

L'exposition au Palais de Tokyo est la première grande rétrospective consacrée au travail de l'artiste dans une institution française. Elle réunit un ensemble de plus de deux cents œuvres de 1980 à nos jours. Miriam Cahn substitue à l'unicité de l'œuvre, un flux quasi organique d'images, organisées parfois comme dans un récit, en une écriture qui se refuse à toute linéarité au profit de clusters explosifs et d'échappées, autorisant une relecture des catégories de l'histoire de l'art. Ce qui relève du portrait, du paysage, de la peinture d'histoire, de l'intime, du collectif, se mêle pour composer une totalité organique.
De nouveaux accords, des dissonances chromatiques ou spatiales apparaissent et viennent souligner combien l'enjeu de l'œuvre n'est pas la quête d'un équilibre mais l'incarnation plastique et spatiale des stridences et du chaos du monde.
Les œuvres sont accrochées sans cadre, sans protection, comme des corps sans défense, dans un état de fragilité, de non fini, jonchant le sol. Comme si l'artiste avait dû s'échapper de l'espace muséal trop balisé, partager l'état d'errance de ces corps déplacés, expulsés qui souvent quittent le centre de la toile, la centralité du mur, pour migrer vers ses extrémités. Il n'y a pas de chef-d'œuvre à magnifier, à mettre en valeur pour satisfaire la demande du marché. Il n'y a plus d'érection d'une quelconque monumentalité, pas de hiérarchie entre les œuvres. Les images combinées aux mots s'inscrivent dans un récit cyclique et infini, sans cesse rejoué, sur les pages des cahiers, à la surface des toiles, dans la prolifération des variations numériques qui défilent dans ses diaporamas.
‹ Une exposition est une œuvre en soi et je l'envisage comme une performance › précise Miriam Cahn. ‹ Si je ne peux pas disposer de mes pièces comme je l'entends, alors cela ne sert à rien d'exposer › poursuit-elle. Les liens qu'elle fisse entre les œuvres sont parfois si essentiels, consubstantiels, qu'elle invente des espaces symboliques, des chambres pour protéger l'intimité qui les relie.
Le Palais de Tokyo n'est plus un palais, plus un musée. Il n'est plus le lieu
d'une représentation, du rituel codé de l'exposition, d'un temps de consécration dans cette galerie zénithale, espace noble de ce qui fut le berceau du Musée national d'Art moderne. C'est un corps mis à nu qui peut accueillir, dans sa fragilité révélée, les œuvres de Miriam Cahn, comme d'autres corps, dans une nécessaire et possible cohabitation.
Les œuvres épousent les courbes de l'espace autant qu'elles les défient.
L'œuvre préexiste à l'espace, au temps. Elle était déjà la, hors la loi, à quelques encablures du Palais, lorsque Miriam Cahn, en résidence à la Cité internationale des arts, inscrivait en 1979 ses dessins graffitis sur les piliers du Pont de l'Alma. Quarante-quatre ans plus tard, au sein du Palais de Tokyo, elle déploie son écriture singulière, körpörlich/corporel qui, comme un muscle, s'empare des corps, les absorbe, les guide, les disperse ou les rejette en les laissant hagards et plus éveillés tout à la fois. L'espace se dissout dans les coulures des couleurs artificielles des explosions atomiques, dans les dessins des nuages noirs et des vagues d'encre.
Il devient un grand corps ouvert, un paysage instable mais offert dans lequel on peut pénétrer et parfois se réfugier.…….

samedi 11 mars 2023

Comme une actrice

J’aime plus que j’aurais cru.
Parce qu’à la réfection (!) réflexion j’ai vu plusieurs champs sensibles dans ce film : la femme, l’actrice, le couple en âge mature et le jeune couple formé par leur fille et son amoureux tellement pleins de charmes.
Et la multitude de rencontres possibles. Tous les moindres rôles sont crédibles. 
Et puis j’ai été décontenancée, j’ai ri
souri à la magie, aux effets de transformation…. au début… et puis….
Et puis j’ai apprécié alors que je ne les aimais pas bcp les deux premiers rôles utilisés ainsi, ils sont si différents des rôles qu’on leur donnais habituellement, pour une fois Julie est une belle femme et une grande actrice comme au théâtre minérale et feuilletée de doutes. Benjamin Biolay est aussi intelligent et délicat, metteur en scène délicat et pour une fois plutôt tendre que pervers.
Le début le tout début avec le long maquillage et la maquilleuse. 

Bref à tous ceux qui aiment et qui croient que les histoires d’amour ne doivent rien au décor finalement même si on doit choisir un chemin plutôt qu’un autre. On peut s’incarner totalement, se projeter à l’intérieur d’une peau maquillée d’un texte d’un voyage intense en quelqu’un d’autre autre. 
Comme lorqu’enfant on vous offrait la panoplie d’un clown….ou d’une ménagère j’ai préféré le clown…





Au lieu de jeter mes premières impressions à la volée 

 j’utilise plusieurs tamis : ma mémoire, mon émotion et après quand j’y vais seule  : aller loin du lieu habituel de « mes cinémas »…

Et j’attends une nuit, et après que j’ai raconté le film à mon ami sans lui donner le mot fin. Car ce qui est certain c’est que je voulais savoir comment tout cela allait finir…….


Au Mk2 Nation la salle est petite mais elle était comble et attentive…..

« Comme une actrice » : l’histoire romanesque et fantastique d’une femme aux identités multiples

Julie Gayet trouve son plus beau rôle dans le film de Sébastien Bailly, où elle incarne une comédienne qui, par amour, se transforme physiquement, à ses risques et périls. 
Par Clarisse Fabre
Le 08 mars 2023 à 14h00. 

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https://www.lemonde.fr/culture/article/2023/03/08/comme-une-actrice-l-histoire-romanesque-et-fantastique-d-une-femme-aux-identites-multiples_6164645_3246.html



Antoine (Benjamin Biolay) et Anna (Julie Gayet) dans « Comme une actrice », de Sébastien Bailly. ÉPICENTRE
L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER

Les premiers longs-métrages produisent parfois de petits miracles de films au souffle romanesque et fantastique, rendant le plus bel hommage aux métiers du cinéma. Un tel alignement des planètes – à l’image de Jupiter et Vénus aperçus il y a quelques nuits dans le ciel, comme deux diamants brillant plus fort que les autres étoiles – ne se produit pas si souvent : on pourrait citer Vif-Argent (2019), de Stéphane Batut, dans lequel le héros (Thimotée Robart) devenait un homme invisible, rendant visite et faisant l’amour comme dans un rêve à l’être aimé (Judith Chemla).

Cette fois-ci, c’est le film de Sébastien Bailly, Comme une actrice, qui nous entraîne sur les pas d’une comédienne, Anna (Julie Gayet). Une célébrité qui, traversant un passage à vide à l’approche de la cinquantaine, découvre contre toute attente le pouvoir de se transformer physiquement et de prendre l’apparence d’autres femmes.

Comme Stéphane Batut, né en 1968 et directeur de casting, Sébastien Bailly, âgé de 47 ans, a longtemps attendu avant de réaliser son premier « long ». Connu dans le milieu cinéphile pour avoir créé, en 2004, avec Katell Quillévéré, le festival du moyen-métrage de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), Sébastien Bailly est aussi l’auteur de trois courts-métrages sortis en salle et réunis sous le titre Féminin plurielles (2018). Politique et sensible, son regard lui a permis de s’intéresser, bien avant l’essor du mouvement #metoo, aux prédateurs sexuels – une infirmière (Lise Bellynck) agressée par un interne dans Douce (2011) – avant d’aborder sous un angle inédit la question du port du voile – à travers l’histoire de l’art et les représentations du corps dans Où je mets ma pudeur (2013), avec Hafsia Herzi.

Réflexion sur le jeu

Avoir mille vies, c’est la chance de tout acteur enchaînant les rôles. Le premier plan de Comme une actrice montre Anna dans sa loge, quelques instants avant de tourner une scène. Dans le miroir, l’actrice scrute son visage et sa blondeur, tandis qu’une maquilleuse et une coiffeuse – deux métiers invisibilisés et injustement oubliés des Césars – finissent de la transformer en brune fatale. 

C’est en partant de cette réflexion sur le jeu que Sébastien Bailly a coécrit le scénario avec Zoé Galeron : Anna et Antoine (Benjamin Biolay), metteur en scène en vogue, sont en couple depuis leurs 20 ans. Ils ont tout découvert ensemble, l’amour, les premiers succès artistiques… Mais le temps a passé, le couple fatigue et se sépare.

L’une des idées fortes du film est d’ouvrir l’éventail des possibles et d’installer le désir au cœur du sujet, peu importe l’âge

Plutôt que d’en faire un drame, le réalisateur mêle gravité et légèreté, comme dans une comédie de Woody Allen. Comme une actrice adresse d’ailleurs un clin d’œil à l’un des films-cultes du cinéaste américain, Alice (1990), avec Mia Farrow dans le rôle d’une New-Yorkaise atteinte d’un mal de dos, s’en allant chercher une potion magique chez un chiropracteur de Chinatown… A Paris, Anna se rend dans une arrière-boutique chinoise, où une femme lui tend d’autorité un flacon : « Trois gouttes, pas plus ! », ordonne-t-elle. Mais Anna va abuser de l’élixir. Il lui suffit d’observer une femme pour que, aussitôt, elle réussisse à emprunter l’apparence de celle-ci. Au gré de ses rencontres, Anna va vivre des aventures sexuelles sous différentes identités.

Julie Gayet trouve ici son plus beau rôle, celui d’une usurpatrice, puissante et fragile à la fois. L’une des idées fortes du film est d’ouvrir l’éventail des possibles et d’installer le désir au cœur du sujet, peu importe l’âge : apparaissent ainsi à l’écran des femmes de toutes générations (incarnées par Maïlys Favraud, Jenny Arasse, Agathe Crépin, Lise Bellynck…).

Surtout, Anna va suivre à la trace son ex-compagnon en se présentant sous les traits d’une critique de théâtre fort séduisante, prénommée Delphine, interprétée par Agathe Bonitzer, dont il faut saluer le travail. Derrière sa troublante rousseur, la comédienne laisse affleurer le tempérament plus classique d’Anna. Ce faisant, le film affronte de plain-pied le réel de notre époque : comme souvent, le quinquagénaire tombe sous le charme d’une trentenaire.

Sans jamais se prendre au sérieux – détail amusant, Anna possède on ne sait comment les téléphones portables des femmes dont elle usurpe l’identité –, Comme une actrice produit son effet vertigineux, installant un véritable suspense au fur et à mesure qu’Anna s’abîme, à tous les sens du terme, dans son petit jeu.



vendredi 24 février 2023

The Fabelmans


« The fabelmans 17h20 à convention 
On se retrouve à 17h15 au cinoche pour prendre les places où tu passes avant comme tu veux. »

Merci pour aussi la même raison celle d’avoir vu ce film et cette actrice et d’en être sortie a reculons de rester comme habitée obsédée par la rencontre de cette étoile filante. En sortant du film et de la salle la grande, bien pleine, pour un jeudi après midi au Pathé Convention j’ai entendu des applaudissements je me suis sentie américaine mère Père dépressive actrice re-fille fils à jamais avec aussi par moments comme l’impression d’avoir retrouvé la famille ultra sensible d’actrices comme Jean Seberg et Gena Rowlands « oh ,disais-je, comment pourrais je vivre, sortir de mon couloir d’étranglement, de vieille, d’isolée, sans le cinéma. Le cinéma dans ce film, le réel, la vie sont si liés, imbriqués et si différents mais ô combien un film peut éclairer nos nuits nos rancunes et nos frustrations. Nos chagrins aussi. Après ce film tant de choses paraissent à nouveau possibles…

Via Nicolas Maury

Michelle Williams est une immense actrice, autrice d’elle et de ses diffractions, de ses éclats, brisures, et désastres.
C’est aussi une grande préférée dans mon coeur.
Dans le sublime film de Steven Spielberg, « The Fabelmans » elle est somptueuse. 

Son rôle, mais surtout elle… c’est l’actrice sensible, régnante, mais entamée, débutante encore, réinventée elle même, modeste et grandiose, transcendée, horizontale ( ah oui c’est certain, l’horizon doit être en haut ou en bas, en art, jamais au milieu, comme il est dit dans le film par David Lynch qui joue John Ford ).

Il y a des actrices, des acteurs qui suscitent des prix, des récompenses et d’autres qui suscitent des textes, des films, des peintures, c’est pas pareil. Michelle Williams… ❤️❤️❤️❤️❤️

Ce film m’a chaviré. C’est un chef-d’œuvre intime. Une réussite magistrale, et amoureuse. Paul Dano est renversant. Et les yeux de Gabriel Labelle, cette délicatesse, cette porosité… c’est extraordinaire.

Et aussi j’ai entendu Spielberg dire une phrase qui m’a enlevé le plus grand poids en moi, à l’heure de cette pression du « kiff » ; « L’inquiétude est mon moteur et l’angoisse est mon énergie. »

Merci Mr Spielberg…Pour ce film, ces rôles, ces vies, nous avons eu la même sorte d’enfance, le même souci de re-voir notre monde, pour l’aimer trop fort. Oui trop. Le cinéma. Les histoires mineures ou majeures on s’en fout. Le cinéma. Les actrices. Les acteurs. Les longueurs. Le temps. Les impolitesses. Les mensonges. Les sentiments de la vérité.

#thefabelmans #michellewilliams #stevenspielberg #pauldano #cinema #etincelle #tragedy #comedy #life




L’âge c’est dans la tête plus que sur le corps quand s’expriment la joie la passion ….. la sublimation déchirante ; la famille Asada comme la famille Fabelman m’ont fait voyager sur les cimes avec les horizons en bas comme en haut du cadre qui sont intéressants, au milieu c’est chiant…..



Je dirais gardez bien ce post, sa lecture pour APRÈS avoir vu The Fabelmans qui met en lumière tous les petits détails sur un axe principal : le doute et une écoute * comme visionnaire…. J’en dis trop je ne peux laisser cela en suspends. (*Une écoute avec les yeux…)

Via Mathieu Potte-Bonneville Henri Bergson défend à propos de la mémoire une thèse singulière : un objet de perception ne saurait être ensuite remémoré si dès son surgissement, il n’était déjà saisi à la fois par les sens et par la mémoire, « souvenu » sitôt que perçu, comme si le passé n’attendait pas de l’être mais, anticipant.sur lui-même, formait comme la doublure de toute expérience vive. De même, The Fabelmans de Steven Spielberg n’est pas seulement une autobiographie filmée, ni même le récit au cinéma d’un désir de cinéma aussi ancien que la vie même : c’est le dépli d’une vie où chaque événement aurait été vécu comme un plan à venir. La force du film toutefois tient à la façon dont, au moment même où il se présente comme un accomplissement, révélant sur pellicule un récit ayant vocation à l’être puisque la vie qu’il raconte en constituait le tournage, il introduit dans ce jeu réglé de l’anticipation et de la récapitulation l’ombre d’un doute et d’une douleur. Car de même que l’on ne peut s’empêcher de se souvenir, le jeune garçon puis le jeune homme sont et se savent animés face à toute expérience d’une pulsion de voir ce qu’elle donnera à l’écran, que Spielberg décrit comme un irrépressible désir de maîtrise : ce n’est pas seulement que son père fut ingénieur et sa mère artiste, lui du côté du savoir et elle des élans – ni même qu’ils ne cessent d’échanger ces rôles tant lui enveloppe sa raison d’une immense douceur quand elle témoigne, à l’égard de  son propre chaos, d’une saisissante lucidité (Paul Dano et Michelle Williams, l’un et l’autre extraordinaires). Héritant de l’un et de l’autre, filmant les catastrophes avec méticulosité pour les revoir et les saisir, l’enfant vit sa vocation comme un rempart contre le désordre du monde et comme ce qui, lui étant échu, l’excède, le dépasse, le déborde. À l’un des personnages qui lui demande douloureusement pourquoi il l’a fait plus beau dans son film que dans la vie, Sam Fabelman répond : « peut-être que je voulais que tu sois sympa, ou peut-être pour que cela fasse un meilleur film – je ne sais pas ». Ce « je ne sais pas » bouleverse, aveu d’opacité au creux de cette mise en scène immensément classique et maîtrisée, écho d’une élection vécue comme sens et comme énigme où il n’est pas interdit – compte-tenu de l’importance de ce motif dans le film – de déceler une méditation sur la judéité, écho qui ménage dans ce récit de vocation, en lieu et place du tableau sans débord d’une vie devenue ce qu’elle avait à être, un trou d’épingle dans la pellicule et l’étrange détresse d’un « pourquoi moi ».

mercredi 22 février 2023

Deux films les Cyclades et la famille Asada

Deux films les Cyclades et la famille Asada :
Les Cyclades
Je crois que j’irais voir tous les films désormais où jouent Laure Calamy et Olivia Côte car elles sont bouillonnantes et pas du tout extérieures….
À tout ce qui peut venir de la vie des rencontres…. Ce film que j’ai vu au Chaplin St Lambert (sorte de Ciné Club indépendant qui ressort les films après les 15 jours 3 semaines  après la 1ere date officielle de sortie avec en plus des rétrospectives et des avant premières de documentaires de films plus confidentiels  et aussi bcp de films d’animation ou autres films pour enfants les Chaplin Denfert et Saint Lambert) m’a surtout plu quand je me suis mise à le raconter le lendemain à mon compagnon. Les deux,  les trois actrices principales sont très belles, très ensoleillées, enchanteresses à un moment puis plus, puis encore comme les paysages blancs et bleus de Grèce puis à deux, puis à  trois…. puis tout le temp ! KristinScottThomas est à sa façon inoubliable, méconnaissable. 



la famille Asada Un film à voir avec les enfants à partir de 8/10 ans à voir absolument pour tous les photographes à ceux qui veulent en savoir plus sur les gens qu’ils photographient. C’est un film qui nous a tenu proches et nous étions 5 dont le plus jeune de mes amis. Seul mon chéri a déclaré que c’était un peu trop melo. 

Abonnée Télérama extrait d’un entretien avec  le réalisateur à qui l’on avait demandé de fire un film sur le Tsunami de 2011 
Vous sauvez les images des autres plutôt que d’en créer de nouvelles. Dans le film, une enfant demande à votre personnage de photographier sa famille, ce qu’il refuse dans un premier temps. Parce que vous ne pouviez pas, ou parce que vous ne vouliez pas ?
M.A. : Je dirais qu’au départ je n’ai pas pu prendre de photos. Plus que le décor, c’est le sujet qui m’intéresse. De ce point de vue, faire des photos sur le vif, ce n’était vraiment pas possible. Ce qui compte, c’est la communication avec la personne que je photographie : je tente de la comprendre avant d’appuyer sur le déclencheur. Pour tenter de la rendre heureuse lorsqu’elle reverra la photo en se remémorant les circonstances où elle a été prise. Si mon sujet vient de perdre ses biens et sa maison, voire un membre de sa famille, son visage triste sera sans doute parlant pour une tierce personne… Mais pour lui, je crois qu’à part la douleur il n’y aurait pas grand-chose.



dimanche 19 février 2023

Théâtre : comment jouer la maladie

samedi 31 décembre 2022

Falcon Lake

Je suis allée sur un Lac la nuit le jour au Canada avec Bastien et Chloé c’est le premier film de Charlotte le Bon, Falcon Lake, ne le laissez pas tomber dans l’impact d’Avatar qui vous font oublier d’aller ailleurs, voir ailleurs au cinéma. La salle était pleine. Ça se joue au Grand Action rue des Écoles il y a un tarif senior… quel quartier !!!en terrasse avant on a bu un Corbières il fallait bien cela pour arrêter la pluie. Une fois qu’on a vu vécu ce film sur l’adolescence les deux jeunes sont envoûtants, entre autres et ce lac avec son arbre mort même pendant les vacances. Ce film vous hantera ne vous laissera pas indifférent, un d’entre nous l’a rejeté mais ne s’est pas endormi, et ce matin il l’aimait pus, ‘comme un rejet d’un cœur greffé à apreivoiser ensuite. C’est tellement bien filmé d’une sensualité comme palpable…..
Après on a soupé tous les quatre à la Périgourdine excellente brasserie je voulais y aller depuis longtemps. merci bcp les amis c’est bien aussi de changer de quartier. On est descendus au métro Cardinal Lemoine …..s /la L10 ; ce film est tourné en argentique la nostalgie oh non pas seulement 



 



mardi 13 décembre 2022

Saint-Omer, Pina Bausch, Chat Potté

Via Jérôme Descamps : « Où va le sang quand on dit « je n’ai plus de sang dans les veines » ? C’est ce qui m’est arrivé hier soir plusieurs fois dans « Kontakthof » mise en scène et chorégraphié par Pina Bausch. Quoi de plus extrême que cette expérience ? Qui a englobé aussi parfaitement être une femme, être un homme, seuls.es et ensemble. Qui a construit et déconstruit autant nos images ? Et il faut aussi parler des femmes, du satin des robes des femmes, de la hauteur des talons des femmes, des garçons ternes et de leurs nonchalances touchantes, des bras déliés, des bras plongeants, des mains alertes, des jeux, du rire et de la fantaisie, de la violence, du sexe… Qui ne peut pas frémir devant cette séquence où, à l’avant-scène, une femme est caressée, embrassée, molestée par une vingtaine d’hommes, quoi de plus radical pour dire toutes les ambiguïtés des rapports humains et du sort des femmes ? Il faudrait aussi écrire sur les rondes magnétiques et surtout sur les sublimes diagonales, bref sur la science magistrale d’occuper un plateau de théâtre. Je ne voudrais pas devenir un affreux réac qui pense que la jeune génération n’est pas la plus belle et la plus inventive, je voudrais juste rendre hommage à cette femme si immense et qui nous a tant donné. Je loue l’entrée de cette pièce au répertoire de l’Opéra de paris, cette transmission est magnifique même si je regrette un peu le travail sur la diversité des corps et des visages que faisait Pina Bausch. Le corps de ballet de l’Opéra de Paris est un peu trop parfait, mais penser qu’en 2122 de nouveaux spectateurs découvriront cette œuvre me comble. J’ai l’impression, quelle dinguerie, que c’est ma génération qui leur envoie, à travers le temps, cet inépuisable message d’amour. »#operadeparis #kontakthof #pinabausch #pinabauschfoundation #balletoperadeparis #viveladanse





SAINT-OMER
Sur FB Je n’ai pas vu un film aussi fort aussi bien joué mêlant le doc et la fiction aussi bien qu’on se Maës approprié longtemps après et qui combat les faux codes entre normalité et folie….

Le meilleur film de l’année avec Valérie Dreville et surtout les deux autres comédiennes dans le rôle de la mère accusée Guslagie Malanda et de l’écrivaine témoin du procès Kayije Kamane tous les rôles sont si justes que l’on va bcp plus loin que dans l’ordre établi de nos pensées. C’est sur le fil et les enfants qui jouent les comédiennes enfants les rôles muets des femmes mères des deux citées quand elles sont jeunes sont aussi parlants que possible. J’aimerais le revoir. Les relations mères filles encore et foujours ou plutôt mères enfants sont…comment peut on casser jusqu’à effacer les êtres ?! C’est pour moi bien pire que tuer….le mensonge le déni les hallucinations la réduction en peau de chagrin de la conscience de la réalité . Lorqu’étre fille tout nous sépare nous sommes encore très proches. Le rôle d’Adrien est très bien tenu par Thomas de Pourquery. Robert Cantarella avocat général est assez repoussant…. de bon sens. Aurélia fine et blonde dans sa robe noire d’avocate ne s’y cache pas.  La fin est belle j’ai tellement bien fait d’y aller à 11h10 il n’y a pas grand monde encore dans les salles. Un jeune homme derrière moi est resté comme moi enfoui dans son siège. Et nous avions du mal à supporter les commentaires anodins de quatre personnes venues ensemble et égrenant les généralités du genre les hommes sont fantomatiques dans ce film…..alors nous nous sommes précipités vers la sortie.


CHAT POTTÉ 
Il y avait peu de personnes hier dans la grande salle et c’est dommage car c’est une belle réalisation avec des références bienvenues d’abord à un de mes contes préférés Boucle d’or Kitty pattes de velours est tres Kill Bill et Chat Potté tres touchant pour une fois. Le personnage nouveau (je ne vous dis rien) un copain qui me fait penser à mon livre préféré pour enfants……mais
Je ne vous dis rien, allez y remplir la grande salle, comment pourquoi si peu de monde  cause de la version française ( je ne pensais pas qu’il était doublé, mais les voix sont belles et talentueuses en écho d´Antonio Banderas. Ce film m’a fait penser à Coco et la peur de la mort y est aussi abordée et ce n’est pas rien de pouvoir mieux l’habiller quand on est encore enfant. La fin ? Je ne vais pas « spolier » mais ce film m’a touché, aussi par les accents sud-américains les rythmes….. Chut……@chatpotte, #animation, #dessinanimé


 



mardi 29 novembre 2022

Embrasse-ta mère ! The Last show de Alain Chabat

Demain allez y a 19h30 voir : embrasse ta mère j’ai ri à Avignon, (voir post déjà sur my blog ringard pour le festival d’Avignon) mais j’ai pleuré aussi, je ne sais si c’est de rire ou de chagrin rentré…. Tiens à FranceInter Grand bien vous fasse, https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-29-novembre-2022-6802545 ce matin à la radio ils parlaient des larmes au cinoche qui ne changent pas la surface du monde mais qui changent, avec le théâtre, pour moi la profondeur de la vie. Hier soir le les cours de théâtre où j’assistais surtout le deuxième parce qu’ils n’ont pas peur nos chers apprentis comédiens amateurs de travailler « scènes de la vie conjugale » le Songe d’une nuit d’été autant que l’absurde de Ribes…dans Tragédie, une des meilleures pages multiples de Ribes, sur Phèdre. .
On reregarde la télé à cause du Late show de Alain Chabat, et même je regarde en boucle certaines soirées dont celle avec Léa Drucker, Benoît Magimel et Catherine Ringer c’est pour 10 soirées seulement….. TF1 ?  oui, mais là, ils rattrapent leur nivèlement par le bas -par le haut- malgré les pubs, mais en replay, des pubs : y en a pas….. Dora elle regarde aussi pour la scène finale enregistrée avec les chiens….. Sinon ?
Je me suis acheté un nouveau petit chapeau …Je crois que c’est pour mon Chéri et aussi le vigile du petit Carrefour d’à côté qui me dit quand je range mes courses : « Toujours élégante ! »





Cette photo est marquée par les dos qui sait des plus timides et le visage attentif de ceux qui travaillent sous la neige en train de fondre, c’est cela le travail des répétitions : la neige en train de fondre…. 




lundi 28 novembre 2022

Les miens

Un film o combien vivant d’engueulades de pétages de plomb de rythme et aussi d’amitié familiale car savez vous cela existe…. Entre jeunes et vieux et la musique et les scènes de repas…bravo autant de vie que dans les films de Cassavetes malgré la folie qui quelquefois ressort comme les yeux au dessus du bouillon bouillant….entre Peter Falk et Gena Rowlands

« Dis- moi si tu as notre acteur préféré de cinéma théâtre au téléphone dis lui bien de ma part que son film est extraordinaire il y a autant de vie que dans ceux de Cassavettes ou Pialat(bon ça c’est ce que disent les critiques) mais pour une fois je suis d’accord et je voudrais tant trouver la musique de la fin, un peu comme celle de Drunk que j’ai trouvée ou Mads Mikkelsen dansait là c’est Roschdy et Sami… 
Bon ça  a l’air d’une musique originale.
Bon we complet mes chers lapins »
Message laissé à Michel Fau qui lui aussi cartonne , mais au théâtre avec : Lorsque l’enfant paraît….

lundi 14 novembre 2022

Armageddon Time et La Conspiration du Caire

Un autre Michel de 11 ans qui ira loin dans la fiction car plein de mystère et de sincérité. Son sourire rare est marquant ! Dans Armageddon Time il joue le petit James Gray de 11 ans… Quand nous y sommes allés hier au Gaumont 
Beaugrenelle, la salle était comblé et comblée sans la moindre complaisance démagogie. La preuve la lumière venait de la pièce d’à côté où la scène était tournée…..je vais mettre le plus d’infos sur mon blog et allez-y avec vos ados parents, James Gray a 3 enfants il dit qu’il les aime tellement qu’il pourrait les manger, et qu’il a fait sûrement des erreurs mais ce qu’il voudrait c’est que dans quelques temps lorsque ses enfants seront adultes qu’ils puissent en discuter et dire… ah oui ça tu vois c’était une erreur





"James Gray" sur France-Inter https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/on-aura-tout-vu/on-aura-tout-vu-du-samedi-12-novembre-2022-4210482 via @radiofrance
« On aura tout vu «  parle encore et comme ils ont raison d’Armageddon Time, Merci, avec les acteurs qui interprètent : le père et la mère. Citons l’extraordinaire enfant de 11 ans : Banks Repeta

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-lundi-07-novembre-2022-9177143 via @radiofrance
Bon c’est un homme grand qui planait enfant un Mensh….qui admirait l’intégrité dans un monde injuste, et comment faire entre ces deux contradictions. Ah là, c’est TOTEMIC avec Rebecca Manzoni eh oui sur France-Inter…. Encore….

Yves Gounin son blog 
et sur FB 
Armageddon time : Quelle méchante critique d’un connaisseur critique…. Trop critique ! On raconte écrit filme toujours pour dire, mais certains le font plus ou moins sincèrement. Sans rien dévoiler je dirais que j’ai bcp aimé la visite au musée Guggenheim… c’est tellement attentif, la guide avec ses cartes postales…. Vénérable comme le grand-père joué par Antony Hopkins : « il faut signer tes dessins…. »


La Conspiration du Caire est aussi palpitant qu’une série voire plus que  le Bureau des Légendes 

Ce film est une plongée en apnée on est tenu par le meilleur cinéma possible pendant deux heures pas un seul personnage n’est pose la pour ne pas vivre c’est à dire aussi mourir dans le film et cela nous concerne absolument. Et la rencontre entre les personnages est très concrète…. Et les plus obscurs manipulateurs politiques ne sont pas ceux qu’on croit et mêler le pouvoir à la religion de façon si imbriquée…est surprenante. L’imam le plus intelligent visionnaire est aveugle il y a aussi l’utilisation du portable qui laisse songeur sur notre croyance en lui, comme extension de l’écoute !?



Tawfeek Barhom est un acteur israélo-palestinien, le personnage principal de La Conspiration du Caire de  il sera dans le prochain film de Terrence Malik… L’art s’est toujours échangé à toujours devancé les périodes de paix… et la fin des dictatures Inch Allah, si Dieu le veut !
Comme le dit cette autre critique ce film n’est pas plus antireligieux qu’Habemus Papam

dimanche 13 novembre 2022

Le Dindon

Le Dindon hier soir, c’était complet arrivés un peu tard nous avons été placés au premier rang et au Théâtre Rouge du Lucernaire quand c’est complet et qu’on est au premier rang on a très chaud et on est presqu’à même le plateau….
Hier soir je me disais que j’aimerais bien que si c’était ma dernière pièce à voir vivre, en tant que spectatrice ce soit celle-là avec ces actrices acteurs là. 
De rire et de voir rire mon Chéri mon amie exigeante et connaisseuse en théâtre qui y va bien plus qu’au ciné j’étais dans un monde que je connais bien un monde où le rire est sans limite j’étais au dessus en dessous avec toute la largesse de bras ouverts que le théâtre donne aux gens pour applaudir sans s’arrêter…. 
Voir ses amis dans un ou plusieurs personnages c’est troublant comme une amitié qui ne cesse jamais. Ah quelle distribution quelle mise en scène l’un qui par ses grimaces et ses accents m’a fait penser à Charlot, Dans cette distribution il y a trois comédiens que je connais moins dont un qui interprète le Dindon que je ne connais pas du tout : le Dindon ? qui est fort beau dans tout son corps. Jamais je n’avais vu le Dindon beau….
Philippe Person le metteur en scène est sensible à la liberté à la largeur de jeu des comédiens et là on est content de voir pour chacun sa 3D : la grande dimension à tous leurs possibles. Il y a des moments ou en soi chaque spectateur se tait arrête de rire et écoute ressent tout le texte incisif et percutant. Quel cristal Feydeau. 
C’est fou combien Florence Jil les trois Philippe et Pascal-Charlot sont libres nous passent leur énergie. 
Je ne vais pas vous raconter toutes les surprises les suspends la magie de ce spectacle allez-y surtout ça résonnera fort en vous après….
Ce n’est pas rien la vie privée quand ça déborde sur le public : pour chacun, c’est l’universel. 


Un sacré rythme

Le rythme est soutenu. Mettre en scène Feydeau est un exercice de théâtre risqué. En l’absence de sous-texte, il s’agit de garder l’attention du public et donc le rythme. Le texte ne fonctionne que sous cette contrainte. Il importe d’éviter toute pause et de jouer toute la pièce en tension. Une pièce de Feydeau est un régal théâtral lorsque la cadence est constante dès son démarrage, et lorsque les comédiens sont au diapason de cette dynamique….

http://delacouraujardin.over-blog.com/2022/11/le-dindon.html

« Un propos universel, donc. L’adultère et le cocuage ayant sans doute autant d’avenir que les contributions indirectes.

Nous voici donc en pleines années Seventies.
Iggy Pop, on l’a compris, mais aussi des chemises aux motifs à faire mourir de fatigue un caméléon, des pantalons pattes d’eph’, des mini-jupes sur des collants blancs, des talons compensés en veux-tu, en voilà...
Et puis des papiers peints ô combien psychédéliques.
Cette idée de situer l’action à cette époque fonctionne à la perfection, ces couples de baby boomers auto-centrés sur leur condition et leurs petits privilèges ressemblent tellement à cette bourgeoise parisienne d’avant la première guerre mondiale. »



vendredi 11 novembre 2022

Black Panther : Wakanda for ever

https://www.ecranlarge.com/films/critique/1455367-black-panther-2-wakanda-forever-critique-du-deuil-de-marvel


« Dans Black Panther il est membre du conseil tribal du #Wakanda , c'est Isaach de Bankolé ».
Nous sommes allés voir ce film événement, nous n’avons pas vu le temps passer, la très grande salle du Gaumont Convention était pleine de vide au milieu de l’après midi le 10/11. Et pourtant…. Et malgré que nous avions beaucoup aimé le 1er nous ne nous sommes pas ennuyé malgré la longueur du film. Le film garde ce qui m’avait ébloui la beauté(des collectifs humains de leurs costumes de la diversité des légendes des ancêtres) en incluant le plus de personnages de différences et il donne de bonnes leçons de mémoire de redemption et aussi la ferme volonté de vivre en paix… Pascal en sortant me disait que c’était toujours le culte du héros, et moi je lui répondais plutôt  celui des ancêtres du destin, et surtout des héros ni gentils ni méchants… faisant avec….Il y a de l’humour mais surtout il y a la mort du héros frère et du comédien Chadwick Boseman, comment survivre au deuil.  Et aussi ne pas laisser les armes terribles et mortelles aux blancs…..

samedi 22 octobre 2022

L’innocent

Je ne peux me taire plus longtemps depuis hier environ 18h15 au Gaumont Convention, je suis allée voir l’innocent de Louis Garrel avec mon chéri, qui se voyait dans une des petites salles du rez-de-chaussée. Déjà pour réserver un vendredi AM, la salle était bien remplie et l’espace sanitaire était comblé -l’habitude préventive de la pandémie persiste (ou est ce le paradoxe on va au ciné pour y être seul ou qu’avec une personne et malgré cela avec les autres… pour les sentir à distance et leur parler après) -.
Donc hier tout était réuni pour moi mais pas seulement. Je me suis tellement retenue de rire que j’y retournerai. 
On rit moins fort dans les salles moyennes car on a l’impression que les gens sont plus proches. 
Je ne vous dirais rien d’autre qu’allez-y laissez même vos projets culinaires pour le soir. Je ne vous dirais rien d’autre que tous les acteurs étaient exceptionnels. Ah comme j’aime revoir Anouk Grinberg, sa chaleur son intelligence de jeu sa voix son infinie tendresse qui sait rompre faire des ruptures….si seulement elle avait la moitié des opportunités données toujours aux indéboulonnables, vous verriez mieux l’incarnation des personnages…..et non pas l’actrice 
Ah pour les apprentis comédiens il y a une. Scène d’apprentissage du jeu avec un S majuscule menée dirigée par le non moins talentueux Roschdy Zdem élégant lui aussi a l’origine acteur de théâtre de 57 ans. 
Mais comment passer sous silence l’acteur réalisateur Louis Garrel il m’a toujours fait penser à cette statue du David de Michel Ange à Florence….. 
ah comme il sait me faire rire si j’avais 30 ans de moins une mémoire encore exercée je prendrais mon vélo et j’irais à tous les castings j’irai même jusqu’à essayer d’écrire un scénario pour qu’il joue avec Laëtitia Casta la femme préférée de mon Chéri et bien sûr Anouk Grinberg et Roschdy Zdem dans une histoire où les enfants ne veulent absolument pas que leurs parents se marient ensemble, Roméo et Juliette inversé. Une comédie tragique.
Avec deux de mes amis puis trois nous avions débuté une histoire de ce genre, je faisais la Juliette et Christian Jannot le Roméo l’auteur pressenti était un autre copain Christian… qui ne veut absolument pas figurer sur les réseaux….
Dans ce film ce qu’il y a aussi pour moi de rarement évoqué dans les histoires d’amour c’est l’amitié entre hommes et femmes qui peut se transformer en histoire d’amour….
Après ce film on est rentré et sur la 5 on a vu un excellent doc sur Patrick Dawaere initié par sa deuxième fille Lola Dewaere. Ce doc précédait la re-vision des Valseuses. Pascal a raison quel conflit de générations….. quelles scènes avec Miou-Miou et Jeanne Moreau. Bravo la 5 pour avoir place le doc avant le film.
Ah je reviens à Louis Garrel bien contente qu’il ait quitté le registre du prince charmant. 
Et aussi que son film ait le même titre que le dernier film de Luchino Visconti, ainsi le cinéma italien n’est à jamais  que vivant.



Louis Garrel interrogé sur le jeu qu’il considère avant tout comme infantile 




Juliette a son balcon 
 Bande annonce avec Claude Pieplu des valseuses



samedi 15 octobre 2022

Tout le monde savait


Ce soir on est au Théâtre de l’Oeuvre, l’un joue et l’autre pas… on attend la sonnerie !  Tout le monde savait avec Sylvie Testud mise en scène d’Anne Bouvier, un seul en scène dans un petit écrin pour l’acoustique……. 
 j’ai perdu toutes mes modifications… du post où je disais combien j’ai aimé nous avons tous aimé applaudi scotchés à nos sièges. 
C’est un jeu tel quel, à l’état pur, un seul en scène de cette force de jeu avec ses ruptures elle prend par moments le rôle de l’avocate  : « ma cliente …. » c’est sur le fil la mise en scène dans ce décor, l’équilibre le rythme une funambule Sylvie Testud dans le rôle de cette femme Valérie Bacot. Non elle n’est pas morte alors elle peut reprendre le flambeau pour éclairer les cavernes avec leurs coins sombres : dans les familles dans les villages dans la justice dans l’écoute du silence des témoins….. à la police. Lorsqu’on subit de tels outrages dès l’enfance et que personne n’entend rien alors que tout se sait…. dans la famille…On est effacé gommé et on apprend à subir à se taire à ne pas résister  pour que cela passe vite  et fasse moins mal…à ne pas se souvenir. On n’imagine donc pas que d’autres avant et peut-être d’autres après dans cette famille,  seront dans le même enfer ….. Sylvie est méconnaissable en Valérie …. À côté de moi trois femmes trois générations la plus jeune et la plus âgée avaient un foulard sur leurs cheveux la troisième dans les 40 ans était comme moi nue tête et nous avons applaudi toutes quatre, ma voisine c’est tellement ça dans certaines familles bravo pour cette dénonciation si bien jouée Je leur ai dit que j’avais été contente de voir ce spectacle à leurs côtés. Pascal a aimé il n’en a pas perdu un mot….. Après devant le théâtre nous avons parlé avec un très jeune couple qui nous a situé l’affaire : en Bourgogne…..


vendredi 14 octobre 2022

Toutes les femmes sauf une, le Vertige Marilyn, Lorsque l’enfant paraît, je les relie….

Le théâtre mène à tout à l’art de vivre à réaliser ses rêves à tomber amoureux ami pour la vie à « changer son fusil d’épaule, à se relier réaliser les uns les autres si une seule personne est bouleversée cela suffit…. Non ? À vivre 
Voilà deux spectacles que je relie car ils m’ont poussée à sortir de ma saturation…,
Le vertige Marilyn 
« Un jour, à Venise, il faisait beau, j’ai acheté des lys blancs pour Isabelle Adjani et Marilyn, et sur le pont Rialto, j’ai pris une photo. Si j’avais su il y a quelques années que cette phrase allait devenir réalité… »
Olivier Steiner est à Ponte del Rialto





Hier soir nous avons parlé de vous deux trois quatre avec Philippe Calvario et Jil Caplan,
Nous étions heureux et conscients de votre Joie pour vous deux trois quatre Isabelle et Marilyn Adjani- Monroe toi Olivier mon grand, et Emmanuel.  
Nous sortions de la Flèche anciennement la Loge : Toutes les femmes sauf une, mis en scène par Michael Délis avec Florence Le Corre qu’elle a adapté (Roman de Maria Pourchet) avec une scénographie de VIncent Blot dans les lumières d’Alexandre Dujardin, c’est une adaptation d’exception d’un bouquin d’exception dans la relation mère fille sur trois générations voire quatre. Après on est resté dans le hall pour parler parler de nos enfances de nos relations complexes mères filles, avec des hommes aussi (qui n’ont pas du tout cette rivalité latente voire ce langage avec leurs mères)
j’adore cela au théâtre cette envie d’avancer de marcher ….Après le Vertige je sais que j’avais eu envie de parler aux jeunes messieurs des halles qui allaient fermer leur crêperie à emporter. Après le théâtre quand c’est essentiel de renaissance on a envie de tout chambouler de croire en l’espèce humaine et surtout si cela ne sert à rien……comme un joueur de flûte qui entraînerait derrière lui un sillon de rats devenus des étoiles, des êtres exceptionnels contagieux oui de joie et d’énergie….de « sauver des vies »comme dirait un autre ami venu de la planète théâtre. 

Tous les jeudis à 21h c’est simple pas plus de 22 € (16€ tarif réduit) la place, la boisson après 6€
Et regarder cette si belle cour d’immeubles d’ateliers logements où se trouve cette petite salle, il y a des salles intimes pour un seul en scène. 



Mon dernier article c’était sur lorsque l’enfant paraît….
Et mon rire inextinguible aussi la-bas a ouvert la boîte de conserve….au
Théâtre de la Michodière sur non pas l’accouchement
Mais sur l’avortement n’ai je pas
Avorté à cause de ma mère ..,, 
Je ne parle là,  que du théâtre qui pousse la nuit jusqu’au petit matin….

dimanche 2 octobre 2022

Lorsque l’enfant paraît

https://www.michodiere.com/
Post sur FB le 02/10
Il est beau ce théâtre de la Michodière, on y est en lévitation heureux, loin des temps étriqués du théâtre : « Lorsque l’enfant paraît » ça été le plus beau cadeau de théâtre pour moi depuis « Avorter » (que nous avions coécrit avec Philippe Person dans les années 90 et emmené en tournée avec le Planning familial) ; un cadeau qui ne m’a pas été donné par narcissisme pour cette rentrée j’ai ri j’ai pleuré de rire et après réflexion je me suis dit on ira encore…. Pour étayer ma mémoire de tous les instants, c’est un théâtre populaire qui limpide intelligent dénonce toutes les impasses de la vie de famille heureusement que les jeunes poussent à la vie… en manœuvrant les parents quelquefois avec la complicité des grands parents.  Et les grands parents s’opposent aux parents, c’est à dire à leurs enfants devenus adultes. Et ainsi ce texte parle aussi de rares parents qui aident et soutiennent leurs enfants devenues adultes, mème les filles quand elles étaient enceintes et décidaient d’avoir seule un enfant).

Post sur FB le 30 /09
Ça y est les amis, Michel Fau ne pose pas de « lapin », il est là chaque soir. Comment ne pas aimer cette pièce le texte, le texte, le texte  nous parle d’une constante : celle  de la famille, puis de la norme, la politique « les russes qui en naissant parlent trois langues » la venue d’un enfant….. l’avortement et avant le désir ……rien n’y est que convenu étriqué j’ai dit après à l’actrice principale qu’elle m’avait émue tout le temps avec Michel bien-sûr, il faut être touché pour rire, ma voisine avec laquelle j’ai parlé bien-sûr qui était venue avec une amie je les entendais rire et elle m’a dit : « ah ça, c’est bien…. » Sous entendu ce théâtre là. 
Nous y retournerons avec notre jeune amie russe Anna, entre autres, car le réservoir de rires non  nés non exprimés, (la tristesse est jumelle de la joie) est toujours plus grand quand on revoie un film qui nous a fait rire ; mais une pièce  qui nous a chamboulée,  c’est pire… car on anticipe, on redécouvre et on rit à d’autres échos du texte joué ; tous les acteurs tous les rôles sont prodigieux. Il n’y a pas de petits rôles mis en scène par Michel Fau. Tout est placé, et incarné. Il y a ce jeune homme de la série française OVNI(S)… dont j’aime l’électricité lente, le sourire décalé, et le costume prometteur des années 68 mais cette comédie a été créée en 1951, interprétée à l’époque par Gaby Morlay l’actrice du film préféré de ma mère : le voile bleu, gros mélodrame. Pile ou face le talent des acteurs de cette époque,  « Incroyables » comme Pierre Fresnay avec son « chanté-parlé ». Aussi bons, dans le drame que dans la comédie de boulevard….  Michel Fau habite sa loge toute petite à côté de celle restée intacte et vide d’Yvonne Printemps au théâtre de la Michodière.
Demandez le programme !











J’aurais adoré jouer ce double rôle au temps de ma vie aussi sur scène surtout pour le presque monologue de Madeleine Lonant que j’appellerais la revanche d’Elvire…..et Hélène Babu y est exceptionnelle quelle claque elle met si élégamment au personnage de Charles Jacquet. Comme j’ai pensé à un homme de ma vie…,,

  






Le si bon casting



Au bar du théâtre 


A nos places prêts !