samedi 20 avril 2013

allô, poésie... humains... ailleurs Frank Smith/Théâtre à la Cartoucherie : compagnie afghane de théâtre : La Ronde de nuit jusqu'au 28/04 comme l'expo des Mille et une nuits.... à l'INSTITUT du Monde arabe

Non mais, allô, allô, si je dis poésie... ce sont des humains... comme si les humains n'ont pas de poésie.... Et je me souviens bien de cet épure lecture de son livre Guantanamo, de cet homme épure aux cheveux gris, jeune cependant au sourire accessible et sincère il n'en fait jamais trop comme les hommes de radio répond à toutes les questions et puis s'en va...

BIOGRAPHIE
Frank Smith (né en 1968), est un producteur de radio, écrivain et auteur de poésie.
Producteur à France Culture depuis 1999 (Surpris par la nuit, Surpris par la poésie…), il y coordonne l’Atelier de création radiophonique.
Il est par ailleurs directeur-fondateur de la collection ZagZig de livres/CD, créée aux éditions Dis Voir en 2008 (œuvres de Laurie Anderson, Jonas Mekas, Lee Ranaldo / Sonic Youth, Ryoji Ikeda, Gisèle Vienne, Dennis Cooper, Peter Rehberg, etc.).
Il mène parallèlement une activité d’écriture. Il a dirigé deux anthologies de poésie contemporaine aux éditions Autrement en 2001 :
Zigzag Poésie, Formes et mouvements : l’effervescence (recueil de critiques) et Poé/tri, 40 voix de poésie contemporaine.
Plusieurs de ces textes ont été mis en scène, ou ont donné lieu à des performances et lectures publiques

Bibliographie
Paru chez Al Dante

-Gaza, d’ici-là (2013)
Paru chez d’autres éditeurs
-Pas (photographies d’Anne-Marie Filaire – Créaphis, 1998)
-Je pense à toi (Les Cygnes, 2004)
-Le cas de la dire (Créaphis, 2007)
-Dans Los Angeles (Le Bleu du Ciel, 2009)
-Guantanamo (Le Seuil, coll. Fiction & Cie, 2008)
-États de faits (Éditions de l’Attente, 2013)

Gaza, d'ici-là

Frank Smith

Al Dante

Gaza, d'ici-là est un texte inédit qui se concentre sur les événements qui ont eu lieu lors des interventions militaires menées à Gaza sous le nom « Opération Plomb durci », entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009. Il est fondé sur une publication de l’Onu, Rapport de la Mission d’établissement des faits sur le conflit de Gaza.

Elaboré sous la forme d’une suite de récitatifs, dans l’esprit du travail poursuivi par les poètes objectivistes américains, il s’agit d’un « document poétique » : « l’art narratif n’étant plus ici de nous transporter dans un univers fictionnel mais de rapporter dans le champ poétique une archive ouvertement ouverte, prétendument impossible à l’usage » (Christophe Hanna).
Une telle poésie fonctionne sur l’effacement du poète, le refus de tout affect et de toute afféterie stylistique, afin de donner accès le plus objectivement possible aux faits, par le truchement de textes officiels réagencés et écrits autrement. Une autre façon de rendre l’information aux lecteurs.

Format : 13 x 17 cm ; 180 pages ; 17 € ; isbn : 978-2-84761-793-1.

Plus d'info ici.






















États de faits

Frank Smith

Éditions de l'Attente

« Le 15 février 2011, à Benghazi, deuxième ville de Libye, l’arrestation d’un militant des droits de l’homme provoque des émeutes et lance le début d’une guerre civile qui durera huit mois. On énonce les faits : on se fie aux phrases, on ne compte pas sur les mots. »
En agent de liaison, Frank Smith poursuit ses investigations poétiques commencées avec Guantanamo (Seuil, Coll. Fiction & Cie, 2010).

Entre une ouverture et une fermeture de texte en italique (forme de plongée dans la situation), 35 poèmes numérotés se succèdent comme autant de cas de figure d’un conflit rapporté anonymement par voie de presse. L’auteur développe une écriture à la fois critique, poétique et politique de documentaire journalistique où le « on » désincarne pêle-mêle les points de vue des différents protagonistes et englobe le narrateur comme le lecteur. La notion d’information se retrouve ici fortement mise en question : « Mais où en est-on vraiment ? ».


Format : 12 x 16,5 cm ; 88 pages ; 9,50 € ; isbn : 978-2-36242-035-1.

Plus d'info ici.
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Bonjour,

Je ne la joue pas souvent réseau d’amplification, mais si vous souhaitez comprendre un peu mieux ce qui m’occupe si fort depuis quelques années, courrez voir :

La "Ronde de nuit" qui est une création collective  du Théâtre Aftaab ("soleil" en persan) en Voyage, troupe afghane adoptée par le Théâtre du Soleil (La Cartoucherie).

Je ne vous raconte pas l'histoire. Ce spectacle splendide montre ceux qui “m’attachent” au quotidien en faisant, rire, pleurer et même penser.

La "Ronde" se joue jusqu'au 28 avril.

Pour plus d'infos : http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/dans-nos-nefs/article/la-ronde-de-nuit


Bises
Christian

LA RONDE DE NUIT
Création collective par le Théâtre Aftaab en Voyage

Mise en scène d’Hélène Cinque

Avec : Haroon Amani, Aref Banahar, Taher Beak, Saboor Dilawar, Mujtaba Habibi, Mustafa Habibi, Sayed Ahmad Hashimi, Farid Ahmad Joya, Shafiq Kohi, Asif Mawdudi, Wioletta Michalczuk, Caroline Panzera, Ghulam Reza Rajabi, Omid Rawendah, Shohreh Sabaghy, Harold Savary, Wajma Tota Khil

Les photographies projetées pendant le spectacle sont l’œuvre des artistes Reza et Manoocher Deghati / Webistan

 du 27 mars au 28 avril 2013
Spectacle en français et en dari surtitré



LA RONDE DE NUIT. Un hiver, quelque part en France. Un gardien et son théâtre à la charpente fragile et usée deviennent, pour une nuit, l’hôte et le refuge d’hommes et de femmes venus d’Afghanistan. L’oreille patiente des récits de ces occupants à la vie déracinée. L’abri inlassable des blessures et des douleurs. L’asile enfin, inattendu, des rêves et des espoirs que cette nuit d’éveil parvient à convoquer.

Représentations : du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h
Prix des places : Plein tarif 20 € | Collectivités, Étudiants, demandeurs d’emploi 15 € | Groupes scolaires 10 €
Location : au 01 43 74 24 08 du lundi au vendredi de 11h à 18h
Réservation en ligne sur le site de la Fnac

Non ! Le premier mot du théâtre
« Ils ont pourtant une mine familière. Treize jeunes gens, qui nous regardent, avec un très léger retrait des yeux, avec une patience, qui ont de simples visages de livres. Nous les regardons et nous reconnaissons en nous une petite gêne : il faut le dire, nous ne nous attendions pas à une telle floraison – naturelle – de talents. Mais alors ?

"Afghans" ? Créatures du temps. Résumés puissants des fatalités humaines. Et nous ? Nous, nous sommes étonnés que ces "Afghans", survivants de l’interminable naufrage d’un pays lointain, nagent avec une rapide aisance dans un français vite endossé. A peine sauvés de la noyade, ils se sont au plus tôt approprié tous les outils d’un pays qui ne les imagine même pas. A leur jeune âge ils ont déjà été plusieurs fois jusqu’à la mort, ils ont perdu une vie, ils ont repris une autre vie. Ces voyages leur ont fait une mémoire extraordinairement dense, peuplée, vivante. Ça déborde de traces, là-dedans, de coups de couteau, de fusil, de téléphone, de cris de stupéfaction horrifiée, de fantômes immortels mais affreusement éloignés, de fleuves des Enfers, de neiges, de bruits menaçants, d’instants célestes. Les cœurs battent un peu plus vite. Peuple tachycardiaque, aux oreilles dressées.

Quand on vient de les rencontrer, on se sent traversés par une joie inquiète, soulevés par un enthousiasme étonné, enivrés par le goût puissant de l’humanité. Il me revient à l’idée cette pensée difficile que peut-être le malheur, lorsqu’il s’en prend à nous avec des instruments de supplice politique, nous pousse à surélever la vie, à grandir, à inventer des forces plus fortes que le mal et plus fortes que nous-mêmes. Je me souviens que c’est l’incarcération dans un pays-prison qui inspire à Dédale, le prédécesseur de Léonard de Vinci, l’invention de l’évasion, le chemin aérien de la liberté, ascension de l’homme vers la lumière sans frontière. Il y a dans chacun de nos évadés l’héroïsme modeste qui vient au secours de ceux qui, un jour, ont dit instinctivement non au massacre de l’esprit.

Et ce Non ! je ne me rends pas à la cruauté stupide et déshumanisante. Non ! Je ne renierai pas ma mère, mon père, mon frère, ma fiancée ! Ce Non ! décisif, qui prend le parti de l’amour contre la haine folle, il est le premier mot du théâtre. A peine a-t-on crié ce Non !, que s’ouvre la scène de la bataille, arène, tribunal : ce Non ! on le justifie, on le défend, on le brandit, on le nourrit d’actions et d’arguments. On est prêt à mourir pour lui, mais d’un mourir vivant, chantant. On rejoint l’immense armée des révoltés dans les siècles des siècles. Omid, Shafiq, Saboor, Said Ahmad, Asif, Farid, Tahir, Haroon, Wazhma, Reza, Mustafa, Shohreh, Arif. Ce sont là les noms du théâtre de la révolte en cette saison haletante du 21ème siècle. J’entends chacun résonner comme le titre d’une tragédie de Racine. Et chaque nom rappelle une blessure, une angoisse, des déchirements, plus d’un exil et plus d’une nostalgie. »

Hélène Cixous, 3 février 2013

Dans la presse et ailleurs sur la toile
. Fabienne Pascaud, « Beau geste », Télérama, 26 mars 2013.
. Véronique Hotte, « La Ronde de nuit », La Terrasse - n° 208, 30 mars 2013.
. Jean-Gabriel Carasso, « au Théâtre du Soleil La Ronde de nuit », L’oizeau rare, 30 mars 2013.
. Antoine Perraud, « Le rire indigné s’invente au Théâtre du Soleil », Mediapart, 1er avril 2013.
. Dominique Darzacq, « L’Asile et l’exil », Webthea, 3 avril 2013.
. Laura Plas, « L’espoir obstiné du Théâtre Soleil », Les Trois Coups, 3 avril 2013.
. Thomas Hahn, « Au Soleil pour La ronde de nuit », MicroCassandre, 11 avril 2013.


Rappel : jusqu'au 28/04
EXPOSITION : LES MILLE ET UNE NUITS À L'INSTITUT DU MONDE ARABE

Quelques trois cents œuvres permettent au visiteur d'approcher d'aussi près qu'il est possible le personnage de la sublime Shéhérazade, sans laquelle n'existeraient pas les Nuits insignes qui font l'objet de cette exposition et dont certains des plus anciens manuscrits seront montrés pour l'occasion. On suit l’ouvrage, depuis sa genèse et les origines indo-persanes qui sont les siennes, en passant parles contes arabes du Ixe siècle jusqu’à Antoine Galland qui fut l’auteur de sa première traduction dans une langue européenne. Si le texte des Nuits nous vient à l’évidence d’Orient, leur iconographie, d’une richesse proprement infinie, a en revanche sa source en Europe et en Occident.
Tous les arts, tous les genres ont sacrifié la passion des Mille et Une Nuits, du théâtre à la mode, de la musique au cinéma, de la peinture à l’opéra, de la photographie à la littérature… générant plus d’images qu’aucune autre œuvre de l’esprit serait-on tenté de penser, n’a jamais généré. Haroun al-Rachid, Shahriyâr et Shéhérazade, Sindbâd et Aladin : on retrouve là tous les personnages des Nuits et les villes qui leur ont servi de décor, dans des évocations qui empruntent à toutes les disciplines artistiques. Aujourd’hui, c’est sur le net et dans la publicité que leurs plus récents avatars prennent vie avec une vigueur intacte.
Porté par la voix des contes, aux rythmes des Nuits succédant aux Nuits, le visiteur aura accès à tous les songes, les illusions, les fantaisies et les chimères qu’a généré depuis un millénaire l’histoire d’un livre à nul pareil. Des clefs lui seront offertes, clefs qui lui permettront d’accéder à un univers que chacun croit déjà connaître mais dont personne n’a jamais aperçu la fin.
l’exposition « Les Mille et Une Nuits »  se tient à l’Institut du Monde Arabe du 27 novembre 2012 au 28 avril 2013.
HORAIRES
Mardi, mercredi, jeudi de 10h à 18h
Nocturne le vendredi de 10 h à 21h30,
Samedi, dimanche et jours fériés* de 10h à 19h

*Institut du monde arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard
Place Mohammed V
75005 PARIS
Tél. 01 40 51 38 38

*Shéhérazade : Féministe avant l’heure Shéhérazade effraie tant  ses détracteurs par son côté rebelle et son intelligence que par son talent à évoquer de fabuleuses aventures teintées d’érotisme.  "Face au pouvoir violent du Sultan, Shéhérazade déploie sa puissance féminine, celle qui éveille les forces de vie et de lumière, et aux fantasmes grossiers et aux idées vengeresses d’un mâle désappointé elle réplique par une superbe leçon d’amour " : Jacqueline Kelen.
A travers les contes, Shéhérazade chante un hymne à la liberté, à la création et au progrès.
Elle nous laisse un formidable héritage.  Après avoir lu les contes des 1001 nuits, nul doute que vous rêverez de devenir une Shéhérazade d’aujourd’hui.

Au printemps1994 un ami comédien auteur de sa vie de ses amours professeur de théâtre est parti en terre dans son cercueil il a voulu emporté les contes des Mille et Une nuits, que je lui ai lus pendant la fin de sa maladie : le sida. Chaque printemps j'achète des fraises en pensant à lui, Bruno Colomb des fraises des fraises et je demande à corps et à cri que l'on me fasse lire en public et à chaque fois, on me demande d'apprendre par cœur alors que l'expression est mensonge, Bruno Colomb était homosexuel, oui, et il m'appelait Shéhérazade, s'il voyait le retour de toutes ces violences homophobes... : on joue on aime avec son cœur et on apprend qu'avec sa tête, on répète des slogans. 

Quand on récite on n'est pas là on est dans le souvenir de soi apprenant les textes, et alors les comédiens sont à moitié là sur scène... ne jouent que petitement avec eux-mêmes, et il y en a de plus en plus. Ils fuient dès qu'ils peuvent en recherchant sur le sol avec les yeux "les tapis usés" de leur salon où ils ont posés les mots. Alors bien sûr ! il y a des exceptions ceux qui à force de répéter, car quand on joue vraiment : on perd le texte,  et avec leur cœur, ils interprètent toutes les notes de leurs textes et jouent vraiment. Bruno était de ceux-là, il avait la présence incarnée de tous ses rôles comme aussi Michel Fau et ainsi ils jouent(lorsque le passé et le présent se conjuguent c'est le présent qui l'emporte) avec les autres. On a joué tous les 3 ensemble dans "Il est trop tard" de Stéphane Auvray-Nauroy.....
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exiles10@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/exiles10

et pour sourire en attendant... mieux, un peu terrés chez soi, à ceux qui aiment les chats, vous verrez
exactement comment je compose  ma matinée pendant que Pascaldor... avec un chat.


vendredi 19 avril 2013

Des nouvelles de Philippe Person et sa Compagnie en Martinique.

http://www.martinique.franceantilles.fr/loisirs/sortir/les-miserables-au-theatre-cesaire-201304.php

Cliquez sur le lien... et vous verrez que la photo est belle...
ça a l'air de bien se passer à Fort de France au Théâtre Aimé Césaire, Misérables, d'après de Victor Hugo avec Philippe Person dans une mise en scène de Philippe Person, une adaptation de Philippe Honoré et avec aussi Emmanuel Barrouyer et Anne Priol.
pendant ce temps là nous on joue aussi... encore Dimanche au Lucernaire et c'est complet....
L'Autre Scène : Ribes en belles..... vous aurez bientôt ici des photos. En attendant j'en remets des anciennes...

dimanche 14 avril 2013

"Higelin sort de son Beau Repaire !" son dernier album

Il a réussi Jacques à faire son Charles Trenet... Seul : 2ème chanson... sur le Nouvel Obs 
ou 
 sur la Revue du spectacle 



CÉDÉDÉVÉDÉ
"C'est le retour des beaux jours... Higelin sort de son Beau Repaire !
Il y a des saveurs qui ne changent pas, des rides qui ne salissent pas la voix. C’est en tout cas ce que nous prouve, une fois de plus, Jacques Higelin, avec son nouvel album "Beau Repaire" dans les bacs depuis lundi.

Un album qui vient avec le printemps, au bon moment. Plein de fleurs pour notre odorat qui ne demandait pas moins que d’être gâté en ces froids absolus. Ce nouvel opus nous annonce déjà l’arrivée du soleil, du temps passé à se balader "Seul" ou en amoureux. Jacques Higelin nous emmène vers un printemps poétique, voyageur, et peut-être à teints mélancoliques dont on ne se lasse pas.

Que dire sur cet artiste, mieux, cet homme, qui n’a plus rien à prouver ? Que dire sur cet album empli de poésie qui nous touche au plus profond et nous fait voyager comme toujours avec Higelin sans aucune naïveté. Douze titres, certains légers, de belles ballades telles que "Rendez-vous en gare d’Angoulême" ou encore "Pour une fois" qui sonne ténébreux comme un texte funéraire. "Être là, être en vie", vibrant hommage à Barbara.


© Gil Chauveau.
On retrouve un Higelin sulfureux avec Sandrine Bonnaire dans "Duo d’anges heureux", un je t’aime moi non plus à la sauce Higelin et rempli de passion. Et enfin il faut bien boucler l’album, même si on ne s’en lasse pas de chanson en chanson et on en redemande, « Château de sable », une mélodie envoûtante au violon qui forme une poésie à la hauteur du texte, on a l’impression d’écouter un recueil de poésies, somptueux. Ça nous fait presque mal, larme à l’œil, comme si il s’en allait, nous laissait sur ce point d’orgue fabuleux. Mais nous ne gardons bien sûr pas cette conclusion.

Cet opus est un recueil magique avec une certaine mélancolie mais aussi, et encore, avec un swing irréprochable. Le piano et les violons sont mis en avant ce qui rend l’ambiance intimiste. Je finirai cette chronique par les mots d’Arthur H (fils de Jacques Higelin) sur son père lors du spectacle au Zénith pour ses 70 ans le 18 octobre 2010 :
"Pour Jacques la retraite à 70 ans, pour Jacques la retraite à 80 ans, pour Jacques la retraite à 100 ans".


• Higelin "Beau Repaire".
Sortie : 1er avril 2013.
Label : Jive Epic. Distribution : Sony Music.

En concert les 10 et 11 juin 2013 au Casino de Paris, Paris 9e.

Tournée :
Jeudi 11 avril 2013 : Illiade Côté jardin, Illkirch Graffenstaden (67).
Vendredi 19 avril 2013 : Cabaret Botanique, Rennes (35).
Samedi 27 avril 2013 : Théâtre Musical, Besançon (25).
Samedi 4 mai 2013 : Gymnase Christian Gand, Montivilliers (76).
Samedi 18 mai 2013 : Espace Delta, Pleurtuit (35).
Vendredi 24 mai 2013 : Zinga Zanga, Béziers (34).

Clément Rastoul
Jeudi 4 Avril 2013

J'ai fait du cinéma avec Olivier Steiner entre autres.... 24 avril POINT LIGNE PLAN à la Fémis à 20h sur les Tomates farcies que sont Les actrices....

 Zouc enfant et Nathalie Feyt enfant, montage de Pascal Kandel, c'est maintenant que je mange des pommes comme d'autres des oranges...

APRÈS
C'était BIEN de se voir actrice sur un tout petit bout de la longue attente à l'écran de mes nuits blanches de se voir dans un générique dans une belle expérience "à cheval" entre théâtre et cinéma; les autres films étaient bien la présentation d'Olivier Steiner avec un texte de Dubillard sur les acteurs était bien POINT /Ligne/plan, vous n'êtes pas venus mais je vous embrasse d'être repassés ici pour avoir des nouvelles.
Et Pascal mon amoureux m'a bien aimée, sur grand écran à la Fémis, comme j'étais fière de moi...
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Objet : Les actrices

Bon si vous voulez venir me voir entre autres dans un film sur les actrices(il y a 2 autres films sur le sujet acteurs/actrices) : court métrage. Il y aura vraisemblablement qu'un seule projection mais à la Fémis, c'est le mercredi 24, à 20 heures. Moi j'y suis avec Zouc dans ce film comme imbibée d'elle alors parlez moi d'elle posez-moi des questions sur elle je ne m'en lasserai jamais...

mail d'Olivier Steiner
"Bonjour mes chéries !

Voilà deux jours que je suis dans vos voix sur vos visages, le montage est terminé. Ce n'est pas fini pour autant car il reste le montage son (ça va pas être de la tarte !), le mixage, l'étalonnage, bref c'est fou tout ce qu'il faut faire pour fabriquer un peu de "cinéma"… Un livre c'est tellement plus simple !
Je voudrais quand même vous dire que je suis très heureux car vous êtes super, et belles, et tout et tout, de vraies apparitions !

- Dominique, que veux-tu, la caméra et la lumière sont amoureuses de toi

- Viviana, tu serais comme une plante exotique rare au milieu d'un jardin à la française, le film commence avec toi et se termine sur toi.

- Nathalie, quel don, quel abandon ! Tu fais un très beau trait d'union entre folie et sagesse, à la fin on se sait plus où commence la sagesse, où finit la folie.

- Christine, tu es celle qui parle le moins mais ton écoute est un discours à lui tout seul. J'ai montré le montage à deux amis qui t'on remarqué : "elle est vachement bien, celle-là"

Invitez vos amis le 24 avril à 20 heures, l'entrée est libre, soyons nombreux :
http://www.pointligneplan.com/programme/744-ne-te-decouvre-pas-dun-fil-olivier-steiner-yoni-nahum-arthur-dreyfus

Je vous embrasse,

Olivier"


Olivier Steiner
7 rue Michelet
75006 Paris
C : + 33 688 785 836 / T : @steinerolive
www.oliviersteiner.fr
il y a sur son blog un très beau texte d'Olivier Steiner sur l'amitié amoureuse dense et latente... pour Emmanuel Lagarrigue, un être fascinant, un froid dont : on se dit "qui" couve sous la glace ? un texte qui se termine par cette citation : situation, qui me raconte tout à fait dans mon choix de vie à cloche pied, de mes amours passions, de mes amours de compagnie, de mes amitiés amoureuses : les plus fortes furent toujours les débutantes qui durent, qui ne passent pas à l'acte.... La danse de Matisse : pour moi en est le tableau. Hommes femmes comme dit Zouc : "j'aime les séduire" je ne fais pas l'indifférente, pour moi tout est propice... d'autant plus en vieillissant, alors ces connards d'homophobes...
« Là où je suis, je ne pense pas. Là où je pense, je ne suis pas ». Jacques Lacan


là dans un article il y a 4 semaines j'annonçais le menu.

* Point Ligne Plan du mercredi 24 avril 2013 à 20 heures

j'annonce car je ne suis pas superstitieuse.......

NE TE DÉCOUVRE PAS D'UN FILM

"Acteur, Actrice. Homme ou femme qui étudie sans cesse l'art de se contrefaire, de revêtir un autre caractère que le sien ; de paraître différent de ce qu'il est ; de se passionner de sang-froid ; de dire autre chose qu'il ne pense aussi naturellement que s'il le pensait réellement, et d'oublier enfin sa propre place, à force de prendre celle d'autrui." Trésor de la langue française. 




LES ACTRICES 




un film de Olivier Steiner

avec Nathalie Feyt,
Viviana Moin,
Christine Monlezun
et Dominique Uber 

Qui sont-elles ? Des actrices. 
Combien sont-elles ? Quatre. 
Que font-elles ? Elle dînent, elles mangent des tomates farcies. 
Que disent-elles, d'où parlent-elles ? Est-ce qu'on le sait, au moins ? 
Est-ce qu'elles le savent ? 
Est-ce qu'elles jouent ? Mais oui elles jouent, mais à quoi, à qui ? 
A Zouc, à Sarah Kane ? 
A Cocteau, à Copi ? 
C'est comique ou tragique ? Dramatique ? 
Et cette Madame Gonzalès, qui est-elle ? 
L'a-t-on jamais su ? Le saura-t-on jamais ? 

Images et montage : Emmanuel Lagarrigue, Thomas Leroy
Durée : 20 minutes 
Année : 2013 




ELLE ET DENEUVE 



un film de Yoni Nahum 


Avec Gaëlle Malandrone, Damien Gajda



Elle est journaliste, il est comédien. Dan et Laure se rencontrent lors d’un entretien qui a lieu dans une sorte de huis clos très élégant. Ces échanges de regards, entre autres, vont faire l’objet d’un rapport de force entre les deux, et installer un certain malaise : tout n’est pas seulement une question de nom, de pseudonyme ou de figure, au point de pouvoir se demander ce que c’est que d’être vrai lorsqu’on incarne certains métiers, et certains rôles. 

assist-réal : Mathilde Araujo
image : Jonas Boucher - Arnaud Svart
son : Leobardo Perez Arabgo
régie générale : Marielle Jovine
montage : Camille Adelin
mixage : xavier costagliola
production : Prod8 (Lucas Reverdy - Mathieu Muhan)
musique : Alexandre Gallet
Durée : 15 minutes
Année : 2013




ISABELLE HUPPERT



un film de Arthur Dreyfus 

avec Brice Michelini 

 Brice vit dans le vingtième arrondissement de Paris. À côté des Buttes Chaumont. Brice est comédien. Il le sait. Le problème, c’est qu’il est le seul à le savoir. Lors d’un voyage en Californie, au fil de ses découvertes touristiques, et de rencontres plus ou moins prometteuses, Brice va se confier sur ses désirs de jeu, de notoriété, de carrière, d’amour et, plus largement, raconter l’écart perpétuel qui s’instaure entre le rêve et la réalité.

Film tourné à l'iPhone
Pas d'étalonnage, mixage son de Clément Chassaing.
Année : 2012
Durée : 26 minutes.

mardi 9 avril 2013

RAPPELS jeudi soir 11/04 à 20h30 un Péplum très rare à l’écran. The Place beyound the Pines : T.T.B/Théâtre : La Confession d'un enfant du siècle../de notre Atelier RIBES EN BELLES (du nouveau) 14(c'est passé) 15 et 21/04 au Lucernaire...



 URGENT " Le temps de l'aventure" film rare indispensable aux sentimentaux, aussi bien que la Route Madison ou la Leçon de Piano, voir ce lien...
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/827293-le-temps-de-l-aventure-avec-emmanuelle-devos-un-film-suspendu-tout-en-sensibilite.html


RAPPEL 1/ : annonce ci dessous : Jeudi soir à 20h30 si cela vous dit. Je ne peux pas y aller hélas ! mais si quelqu'un de confiance y allait, il pourrait me raconter.


moi qui adore les péplums... à moins que j'y aille tout de même... Pour un soir je peux peut-être m'échapper...
Quel titre

Objet : Hercule à la conquête de l'Atlantide

Bonjour Madame Feyt,

Nous passerons jeudi soir à 20h30 un Péplum très rare à l’écran. Il s’agit de Hercule à la conquête de l’Atlantide. Xavier Leherpeur (critique cinéma) et Florent Fourcart (auteur de Le Péplum italien, Grandeur et décadence d’une antiquité populaire) animeront un débat à l’issue de la projection.

En espérant vous voir très nombreux pour cette soirée tout en muscles.

Florent Fourcart dédicacera son livre dès 19h.

En espérant vous compter parmi nous.

Cordialement.

Nicolas Clautour
Coordinateur cinéma

C'était un petit bijou une projection presque privée une conversation de passeurs à laquelle nous invitent au ciné-débat : Florent Fourcart et Xavier Leherpeur, le cinéma populaire a besoin d'exister par un genre pour laisser les pudeurs les complexes les envies les jalousies au vestiaire... et faire venir à lui un large public. J'ai acheté le beau livre pour apporter encore à mon Papa, après l'avoir lu.


HERCULE À LA CONQUÊTE DE L’ATLANTIDE (V.O.)

Péplum de Vittorio Cottafavi (Italie – 1961 – 1h38) avec Reg Park, Fay Spain, Etytore Manni.

Epris de justice et défenseur des opprimés, le fils de Zeus décide de traverser les océans afin d’affronter la cruelle Antinéa, reine de l’Atlantide qui menace la Grèce et dirige d’une main de fer un royaume dont la technologie avancée a été détournée pour assouvir ses penchants conquérants et destructeurs. Au cours de son périple, il devra faire face à de multiples dangers, combattre des monstres reptiliens, se battre contre une armée de clones et se défendre contre des lasers futuristes.

Réalisé par Vittorio Cottafavi, l’un des grands maîtres du Cinéma d’Aventure transalpin, ce célèbre épisode des aventures du héros musclé est l’un des chef-d’œuvres du genre. Si la tonalité délicieusement « kitsch » du scénario lui confère un aspect souvent décalé, le film évoque en sous-texte de nombreuses préoccupations de l’Italie des années 50-60 (luttes des classes, peur de l’apocalypse nucléaire et des dérives de la science, émancipation féminine, généralisation des congés payés, etc…). A noter également une apparition étonnante de Gian Maria Volontè en diplomate grec !

Jeudi 11 avril à 20h30.

Séance suivie d’un débat avec Xavier Leherpeur (critique cinéma) et Florent Fourcart (auteur de « Le Péplum italien, Grandeur et décadence d’une antiquité populaire »).



Signature du livre par l’auteur à partir de 19h.
 Florent Fourcart (auteur du Péplum italien, Grandeur et décadence d’une antiquité populaire)
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C'est le temps où il va falloir cacher les Rolls... Jusqu'où va aller la chasse aux sorcières.... Hier cher Didier, j'étais à l'espace Vuitton, pour une très belle lecture, des lettres entre Gallimard et Proust, avec Didier Sandre et Olivier Steiner, années 1913/1919 ; je me suis dit en attendant d'entrer, pourquoi pas non plus leur demander la liste : de leurs clients français, à L.V. et chez le voisin Kenzo ... Je me suis dit que les crises de moralisation conduisent au lynchage de pas vraiment plus coupables que leurs voisins.... Et pendant ce temps là, les ceux qui détiennent les réels pouvoirs économiques poussés dans une danse du toujours plus de bénéfices, à n'importe quel prix humain : guerres pour se partager les richesses du Congo ou licenciements qui se partagent le prix de la chair...  eux sont "intouchables". Apprivoiser les excès, ce n'est pas chercher le bouc émissaire ensemble ?
C'est aux impôts de vérifier les fraudes pas au peuple ?! Un référendum sur la moralisation, ça aussi ce serait une belle connerie !? alors quoi plus de syndiqués plus de militants : la proportionnelle ? Et surtout arrêter de croire aux miracles... au bonheur, au retour... de quoi ?! A part le retour du printemps, être amoureux, chercher tout le temps, aider, en rire ou en pleurer, la citoyenneté...
 je ne vois rien ma sœur à l'horizon , ah ! c'est vrai je n'ai pas de sœur, pas de Dieu et mon mari est avant tout un joueur de casse têtes et un lecteur de BD, at home : chez nous, et un syndicaliste opiniâtre au boulot. Hier où je me plaignais de tout... il m'a dit : le mieux c'est de faire au jour le jour...


Et pour revenir à la lecture, Gaston Gallimard et Marcel Proust, eh ! bien vous savez, eux aussi malgré la guerre, le manque de communications, ils faisaient au jour le jour. Avant la guerre, ils étaient capables, en pleine santé, ce qui était assez rare à l'époque semble t-il... de faire 18 km a pied pour aller porter une invitation à un ami, avec une cape doublée de velours rouge, un chapeau un peu ridicule et de la poussière aux souliers.... cet homme là c'était Marcel Proust lorsque Gaston Gallimard jeune homme l'a vu pour la 1ère fois... Coup de foudre ou envie de lui ressembler... les deux se mêlent... envie d'écrire comme lui.
Gaston Gallimard en a fait ce portrait lors de leur entrée en relation.
Cette guerre existe à peine tellement ils sont occupés par leur œuvre/ouvrage et leur santé.

Alors vous me direz, cette lecture privée,  c'est comme du théâtre en appartement, ça devrait être supprimé, c'est une invention de riches... oui mais de mécènes. Dans les artistes, il y a toujours eu des hasards, par exemple dans la réussite d'un fils de tapissier... ou d'un autre qui travaillait dans les assurances(Molière Kafka). Et d'autres hasards entre bergères et princes, où vous êtes cueilli par la culture à la veille d'un printemps tardif.... 
Didier Sandre et Olivier Steiner : des princes ? non de ceux qui partent d'un endroit de la scène, d'une lecture, de votre vie, de votre tête "toujours avec élégance"et qui font le mieux du monde, ce pourquoi ils sont faits : la complicité, le partage au large avec des choses de la Vie : comme ces lettres extraites de la plus exigeante culture, œuvres essentielles mais qu'il faut savoir relativiser... Gallimard n'était aussi qu'un éditeur, mais quel éditeur... et Proust savait être des plus charmants et aussi une "emmerderesse" en diable ! mais cependant un génial écrivain. Les deux étaient artistes de leurs vies comme ces deux interprètes-auteurs. Olivier Steiner est en plus lui-même écrivain issu de d'admirations pour certains de ses aînés auteurs : Proust Duras Dustan Sarraute Guibert.

Si on ne l'avait pas connu édité s'il avait été bien portant et chair à canon en 14/18...

Olivier, Didier Sandre, LV, merci, qu'ils soient ricches ou pauvres j'ai envie de les filmer, m'avait dit un réalisateur de documentaires.
 En attendant que cela commence j'ai fait du léche vitrine et j'ai regardé le défilé Kenzo en vidéo. Je suis restée en dehors, mais j'ai repéré un imper de toute beauté.


CINEMA j'y reviens, je ne vous ai pas dit d'aller voir absolument, The Place beyound the Pines...

une semaine après j'y pense encore une semaine ou presque, ah les acteurs, la façon de tourner, l'histoire... j'ai pensé à ce qu'aurait été ma vie sans... mon père, le théâtre... Voilà du James Gray et du Capra ! je le reverrais et avec mon Chéri-chéri qui a beaucoup aimé...    

RAPPEL 2/ THÉÂTRE


Bertrand,


je sais je ne suis pas encore venue : la santé, les anciens nos parents à Pascal et à moi et les spectacles des élèves à Philippe Person et à moi, me tiennent en fragile équilibre

et compte tenu de la fatigue chronique générale... J'attends la retraite avec impatience.

j'ai encore du temps jusqu'au 28 Avril...je t'ai vu dans les bonnes critiques, et en plus ta photo est bonne, dans l'affiche. Tu ne changes pas. Cela doit t'être passionnant de jouer cette pièce là si longtemps.

je viendrais dans la semaine du 22 au 28 quel jour préfères-tu ?

à bientôt, nathalie.








RAPPEL 3/



RIBES EN BELLES : CE WEEK-END le 14 c'est complet....

mais le 15 et le 21 à 20h30 vous pouvez encore réserver

Surtout ne pas appeler au Lucernaire pour réserver, mais envoyer un mail à autrescene@gmail.com 
20h30 Tarif 10 € au Lucernaire 53 rue Notre Dame Des Champs Paris 6ème M° Vavin ou Notre Dame des Champs

Dimanche prochain la dernière(et en passant faut aller voir le film : LE TEMPS DE L'AVENTURE critique du Monde avec ces deux là... Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne. Ah je le savais ! voir aussi sur France-Inter en podcast  l'Eclectik de Rebecca Manzoni avec Emmanuelle Devos qui n'est pas une Isabelle)
Du nouveau la 1ère s'est bien passée, ce qu'on était bien ensemble, les dieux étaient avec nous, oui eux-aussi, avec ces petits endroits de poésie, d'imprévus à apprivoiser, Philippe était à la Régie avec Sylvie, j'étais dans la salle, ils étaient tous seuls et ensemble et alors comme cela c'est vraiment leur théâtre...
la 2ème aussi s'est très bien passée...
Spectacle dense et donc alors : ce n'était pas trop long ! Les avertis, ah le public averti qu'il soit à Jardin ou à Cour, il se croit quelquefois au dessus du panier, et jamais encore arrivé au Paradis. Mais justement à ces 2 représentations, les racornis, durillons à entrouvrir, adoucir, ces jaloux aussi quelquefois, ils ont quand même trouvé leur miel. La preuve ils ont repris à leur compte certaines phrases du texte. Car les textes de Ribes, Topor sont succulents : extraits entre autres de... Palace
"Ribes, Wolinski et Topor. Waouh ! Quel trio ! Dans les années 80, ils vont, avec quelques autres, Gébé, Jean-Marie Gourio, François Rollin, Willem, unir leurs humours délirants pour créer la série télévisée "Palace" qui a succédé à la célèbre série humoristique "Merci Bernard". Un régal."






 
et la dernière pour ceux qui auraient vu les trois : différente avec des moments encore mieux mais dans l'ensemble avec une légère baisse de rythme. Le mari d'une des actrices a préféré la 1ère, moi et une amie la deuxième... mon compagnon qui n'est venu qu'à la 3ème, a bcp aimé et avec le mari, d'une ancienne élève de ce groupe, ils ont dit que c'était leur meilleur spectacle

jeudi 4 avril 2013

"Sollness" et "Demain, il fera jour" à voir absolument déjà pour les auteurs et les acteurs et les metteurs... et le théâtre !!!

Sollness voir critique de Joshka Shidlow


Michel Fau je vais y retourner...
voir vidéo sur RTL
Montherlant.... au purgatoire après 68 a nourri l'enfance de Michel Fau, de moi aussi ???? mon 1er Pléiade, offert par mes parents ou acheté par les sous qu'ils m'avaient donné pour Noël ?
Montherlant mélange tout, la comédie, le drame, la tragédie, dans cette pièce "Demain il fera jour" dénonce les arrangements avec la morale dans le monde des grands bourgeois tous liés aux affaires, à la politique...
Michel Fau mélange tout dans son jeu, la comédie, le drame, la tragédie, et c'est pour cela que c'est à la manière d'un Pierre Brasseur le prince des lumières et des ténèbres ; à la fois, il fait rire et pleurer et aussi pleurer de rire... son public et pour cela il faut manier l'art des ruptures de jeu et avoir une grande aisance élégance sur scène. Il est un de ceux dont on dit, il est dans le théâtre. Il est chez lui sur scène, comme dans son salon. "Michel Fau, Pascale Fau sa sœur maquille et Bernard Fau fait des décors... toute la famille alors ? dit Stéphane Bern". Et alors, quelquefois,
 Bernard Fau

ça marche bien en famille, réplique à bon escient Léa Drucker. Elle me l'a ôté de la bouche ....

mercredi 27 mars 2013

Lise Martin : l'homme orange/ou comment séduire quand on est dans un RER tous les matins à la même heure.... 7h12

Lise MARTIN




Auteur, comédienne, réalisatrice,

Lise est Martin est un auteur apatride. Elle est certes née en Bougogne . Elle y est née par hasard d’un père réfugié politique espagnol et d’une mère d’origine anglaise.

Après un master d'études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle, elle a suivi un parcours de comédienne, et de réalisatrice.



Aujourd'hui, elle se consacre à l'écriture, elle signe des pièces de théâtre, des scénarii, des livres pour enfants et des nouvelles. Elle fut boursière de la fondation Beaumarchais pour un court-métrage La Chambre d'amour, récompensé dans plusieurs festivals. Pour la jeunesse, elle a publié, Azaline se tait (Lansman), Pacotille de la Resquille (éditions de La Fontaine) Au- delà du ciel ( Editions théâtrales).

Elle a aussi publié aux éditions Crater : Zones rouges, Abri-bus (pièce pour laquelle elle a obtenu une bourse du CNL), Confessions gastronomiques, L'Inspecteur La Guerre, Confessions érotiques…

Elle fut la lauréate de la villa Mont-Noir pour l'année 2001/2002.

Terres ! est éditée aux Editions Lansman ainsi que Pablo Záni.





Après avoir passé mon enfance et mon adolescence dans une France très provinciale, je me suis échappée à la capitale. Je suis devenue comédienne, puis assistante à la mise en scène et enfin réalisatrice tant à la télévision (documentaires) qu'au cinéma (courts-métrages). Tout au long de ce périple, j'écrivais sans trop oser le revendiquer. Et puis un jour, un petit coup de pouce du destin m'a fait basculer dans l'écriture. Depuis, je navigue entre plusieurs genres, scenarii, contes, nouvelles, mais surtout le théâtre !

Je ne fais qu’écrire.

Je tente de raconter le monde comme il va, sans oublier d’en rire.

On me demande souvent pourquoi j’écris du théâtre. J’écris du théâtre pour que l’écrit s’incarne, pour que la solitude soit vaincue. J’écris pour les metteurs en scène et les acteurs. Quand un acteur s’accapare les mots d’un auteur, cela n’a rien à voir avec les phrases silencieuses que profère n’importe lequel des personnages du plus grand roman qu’on puisse lire. La voix de l’acteur, son phrasé donnent vie aux mots, rendent présent le monde inventé par l’auteur qui n’a plus besoin de le décrire. L’écriture théâtrale est présence, partage, elle résonne pour le plus grand nombre.

Et même si l’on peut trouver belle l’écriture d’une pièce, elle ne sera théâtre que lorsque, après ce rêve éveillé dans la pénombre d’une salle, on entendra les applaudissements ( ou les sifflets pourquoi pas) de ces gens vivants qu’on nomme spectateurs.

J’écris pour ceux qui, dans la lumière, vont se confronter aux hédonistes de la nuit. Je tiens compte de l’espace, du son, du mouvement des territoires des uns et des autres, du corps des acteurs, des timbres de voix, pour ce qui fait la vie et qui rejette bien loin tous les discours/prétextes à surtout ne pas incarner. Et puis…si les metteurs en scène qui montent mes pièces et les acteurs qui les jouent ont le sentiment de dire leurs propres mots c’est parce que je travaille pour eux.

Le théâtre est mon outil, je le pense subversif, engagé et libre.

Lise Martin



scénario

La Chambre d'amour (1995) ++



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théâtre

Terres! (2008 - 2009) ++

Chronique d'un KO debout (2006) ++

Azaline se tait (2001) ++

L'Inspecteur Laguerre (2001) ++

Abri-Bus (2001) ++

L'Homme orange (2000) ++

Loki (2000) ++

L'Homme coing (2000) ++

Abandon (1999) ++

Adoption (1999) ++

Séparation (1999) ++

Une Vie de baleine sans une goutte de lait (1997) ++

Au delà du ciel ++

Pacotille de la Resquille ++


L'homme orange
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une jeune femme entre

Depuis 10 ans je fais le même trajet, Hérouville/Stains. Je prends le train de 7h12.

Depuis 10 ans je me dis que la vie doit être ailleurs. Mais bon.

Je croise toujours les mêmes personnes.

On ne se dit jamais bonjour.

Je trouve ça plutôt bien.

Un temps

Je passe environ deux heures avec des gens que je reconnais mais que je ne connaitrai jamais. Une grande majorité lit, essentiellement des revues et des magazines de télé, certains sont plongés dans les affres des mots croisés, fléchés… je déteste ça.

Moi, dans un train, je ne peux rien faire d’autre que de rêver.

J’imagine la vie des gens. Je les observe.

Depuis 6 mois, il y a un type qui me plaît.

Séduire à 7 heures du matin, il faut se coucher tôt.

J’ai tout fait. Une tenue nouvelle par jour. Des coiffures différentes ; je suis passée du blond platine au roux flamboyant. J’ai essayé tous les parfums de la terre. Je lui ai écrasé les pieds. Je l’ai bousculé. Rien.

C’est long 6 mois.

Un temps

Il fallait que je trouve quelque chose de plus subtil ou de plus original.

Un temps

Un lundi soir, j’ai eu une idée.

J’ai décidé de faire une sorte d’inventaire par écrit.

Dans un petit carnet vert pomme.

Ça commençait comme ça :

Il en va des hommes comme des fruits.

Raoul était un homme banane. Lourd à digérer. Sa chair blanchâtre était recouverte d’une peau constellée de dizaines de grains de beauté.(…)Quand enfin je les ai eu comptés, je l’ai quitté. La banane est un fruit à consommer tout de suite, sinon il se gâte. Aussitôt cueilli, aussitôt avalé. Avoir un homme banane en guise de mari c’est idéal. J’avais cru comprendre que sa femme l’adorait. Pensez, un homme consommable de suite ! Le côté toujours prêt de l’homme banane peut plaire comme amant c’est étouffant. Trop nourrissant. Un bon amant ne doit pas être une repas complet. Il doit nous laisser sur notre faim. L’homme banane s’est décomposé lorsque je lui ai fait part de mon écœurement, voire même de mon indigestion.

L’homme poire est plus subtil. Il n'a qu'un défaut, sa peau. La peau d'une poire est rugueuse, elle n'a pas de goût. Elle râpe le palais. Moi qui aime tant mordiller chaque centimètre de leur peau. Là, non rien à faire même après avoir passé mes mains chiffon-soyeux sur tout son corps. Je ne réussissais pas à déguster le meilleur de lui-même. J'étais certaine pourtant que c'était un homme moelleux à l'intérieur…Je ne parvenais pas à dévorer sa carapace. Il gardait le meilleur pour sa femme. À sa maîtresse il se donnait avec la peau. Impossible de faire en sorte qu'il se déshabille. On a beau aimer n'être aimée que de 5 à 7, ils nous doivent un minimum celui d'ôter leurs oripeaux. Jacques était une de ces poires qui ravissait l’œil, rafraichissant mettant l'eau à la bouche. Il ne donnait pas tout de lui. (...). Je ne l'ai pas croqué, juste effleuré. Je l'ai quitté. Il est tombé de haut. C'était un homme mûr.

L'homme coing est immangeable. Il faut le faire cuire très longtemps. C'est un célibataire endurci. Il ne peut s'entendre qu'avec une femme coing. Je n'en suis pas. Pas encore, du moins.

(...)

L’homme melon est bon. Il se trouve facilement en période de vacances. J'en consomme régulièrement l'été. Seulement une fois avalé, dévoré, croqué, il n'en reste rien. Un vague souvenir. C'est un homme déliquescent. Un goût d'eau sucrée. C'est une petite entrée, un quatre heures qui ne laisse pas de traces. Une petite poire pour la soif. Je n'ai aucun souvenir des noms de cette espèce.

L’homme litchi est asiatique. Petit avec un gros noyau.

L’homme cerise. Ha ! L’homme cerise est un Don Juan. Et Don Juan c'est moi. Quand un Don Juan en jupons rencontre un homme cerise c'est la porte ouverte à la souffrance. Je le sais et pourtant je ne résiste pas à l'envie de m'en empiffrer jusqu'à l'aube. Comment ne pas avoir envie de manger les cerises par poignée, pour les sentir craquer sous la langue et faire rouler les noyaux contre la paroi des joues. La cerise est un fruit qui tâche. J'ai dû jeter mon corsage blanc tant il était souillé. Je n'ai jamais pu le "ravoir". Je ne mangerais plus d'homme cerise, c’est trop dangereux. Ce sont les hommes tentants qu'on n'a pas le temps de quitter. Ils vous quittent avant. Les chagrins d'amour me font grossir. J'évite.


L’homme orange n’aime que les garçons.



L'homme abricot a été bon. Musclé, ferme tendre et sucré juste ce qu'il faut. D'une telle couleur orangée, constellée de petites étoiles dorées sur les épaules, dans le dos. Il vieillit mal l'homme abricot. C'était un amour de jeunesse. Aujourd'hui il a grossi, il est farineux. Il n'y a plus de bons abricots. Jeunes ils étaient succulents. Ils ont pris du poids dans la vie, leur situation est stable au détriment de leur saveur.
Les meilleurs abricots que j'ai jamais mangé étaient ceux du verger de ma grand-mère à droite de la petite cabane.
La petite cabane.
Antoine.
L'abricotier.
16 ans.

Un temps
 (...)

Tous ces fruits sont hélas accessibles au plus grand nombre. J'ai goûté à chaque espèce de la corbeille et je me rends bien compte que celui que je cherche est ailleurs, caché quelque part. Sûrement pas à l'étalage du marché mais plutôt dans un train. Celui que je cherche est défendu. La petite cerise sur le gâteau. J'avais dit plus de cerise !

Un temps

Où se trouve-t-il celui qui donne l'eau à la bouche, qui fait mourir d'envie,  de désir ? Celui-là même qui vous donne des ailes, vous coupe l'appétit. Ce fruit qui vous fait fondre, qui vous fait passer de la taille 40 à un 36 fillette.

Ce fruit qui vous fait traverser Paris en disant :"Que c'est chouette le métro ! Les gens si laids d'habitude sont presque beaux transparents ou absents, c'est selon."
Ce fruit d'amour qui me  jettera dans tes bras essoufflée, timide, la gorge sèche, des fourmis dans le bas du ventre ; la première morsure sur tes lèvres sanguines aura le goût unique de l'amour.

Je t'aime comme je te mange.
Je te mange comme je t'aime.

Un temps

Je me suis relue plusieurs fois. J'ai refermé le petit carnet.
Je n'ai pas dormi de la nuit.
Le lendemain matin j'ai attrapé le 7h12, in extremis. Mon fruit défendu était là. Je me suis assise à côté de lui. Je suis descendue à Stains, comme d'habitude en prenant bien soin de laisser mon petit carnet sur le siège.
Forcément il le verrait.
Forcément il le lirait.
Forcément.

Les 24 heures qui ont suivi furent terribles. Je ne voulais plus prendre ce train. Je me sentais ridicule.
Qu'allait-il penser de moi ?
"Cette fille est une mangeuse d'hommes. Elle couche avec la terre entière." J’entends les insultes.

Un temps

Je suis arrivée sur le quai très en avance. Il faisait un temps de chien. On se serrait cru dans un film de Ken Loach. J'étais très calme. Je m'étais fait tous les scénarios possibles. Sauf celui là.


Un temps

Je l'ai vu. J'étais de moins en moins calme. Il est venu vers moi. Là, j'ai cru que j'allais mourir. Il m'a parlé.
-Vous n'auriez pas perdu un petit carnet hier ? Un petit carnet vert pomme.
-Non.
-Non ? C'est dommage. 
-Enfin si. Oui. Non. Ça dépend il était comment ?
-Je l'ai ramené. Tenez.
Il l'a sorti de sa poche. Cet homme était beau souriant. Je ne l'avais jamais vu aussi décontracté. 
-Ah, oui le petit carnet...
-Vert pomme.
-Vert Pomme. Ah ben, c'est le mien.
-Je suis très curieux, j'ai lu ce que vous avez écrit. Ça nous a beaucoup plu.
Nous ? J'avais bien entendu nous.
-Tant mieux.
J'ai dit tant mieux mais je pensais tant pis. Ce n'était plus un film de Ken Loach mais un mauvais téléfilm. Je devais être pâle parce qu'il a continué à me parler très gentiment. Je ne l'entendais plus. Et puis il a ouvert le carnet, il a lu une phrase :
L’homme orange n’aime que les garçons.
Le train est arrivé en faisant hurler ses freins sur les rails mouillés. Je n'ai pas voulu monter.
Lui ne voulait pas le rater.
Je suis restée là. Assez seule. Assez triste. Toute petite. C'est toujours mélancolique un train qui s'éloigne. Surtout si dans ce train vous avez laissé partir celui que vous appeliez avant de le connaître : votre fruit défendu. "

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La suite ? Quelle suite ! le lendemain... je n'ai pas pu m'empêcher moi Nathalie Feyt d'imaginer, la suite, et je me suis dit, qu'il était devenu acteur de cinéma et qu'elle l'avait reconnu dans un film, ou bien-sûr il jouait le rôle qu'elle aurait voulu qu'il ait, dans sa propre vie. Elle a attendu en larmes le générique quoiqu'il n'ait pas eu un rôle important, il ne fallait pas le rater lors du défilement. Et donc il s'appelait Olivier, l'homme orange.
Les génériques sont de plus en plus rapides. Elle n'a jamais voulu en savoir plus, questionner sur Google.  Et depuis, au cinéma, elle se cantonne aux films étrangers.

Sinon, elle a changé ses horaires dès le lendemain. Elle a pris un train plus tard. Elle arrivait un peu juste au bureau, comme elle n'avait plus de marge, au moindre dysfonctionnement, elle était très en retard. On  ne manqua pas de lui faire la réflexion lors de son entretien annuel. Elle ne répondit rien.


mardi 26 mars 2013

Théâtre faut-il parler de Jeux de cartes aux ateliers Berthier alors qu'au Lucernaire un très beau spectacle "indiffère"...

Je suis en colère car pour le théâtre, tout le monde  des critiques ne parle,  que des mêmes spectacles dont moi... à mon modeste niveau et je laisse passer des cristaux,  des beaux grains de poésie des spectacles qui s'étiolent avec leurs 10 spectateurs chaque soir cause poésie.... et même cela au Lucernaire ;  aux Déchargeurs.... "Quelqu'une m'a dit qu'il faudrait qu'elle y retourne avec moi"
alors que tout le monde parle de Robert Lepage....voir article partagé du Huffington Post

au Lucernaire un cristal noir.... d'Oscar Wilde, à cause de quoi le public ne vient pas... l'affiche ?

LA BALLADE DE LA GEÔLE DE READING             
Du 30 janvier au 14 avril 2013
Du mardi au samedi à 20h
Dimanche à 15h

Auteur : Oscar Wilde
Mise en scène : Grégoire Couette-Jourdain
Avec : Jean- Paul Audrain, Monica Molinaro
Durée : 1h05
Testament artistique d’Oscar Wilde, la « Ballade de la Geôle de Reading » est un poème réquisitoire contre la peine de mort et les horreurs de la vie carcérale. Mais c’est surtout une ode à la compassion et à l’humanité.
En décrivant les derniers jours d’un condamné à mort, Wilde nous fait toucher l’essence de notre humanité, Il fixe la « petite tente de ciel bleu », la paix possible qui suit même les plus grandes tourmentes ; il aborde les grands mystères de la vie : l'amour, la mort et la rédemption.
Véritable dialogue entre Wilde et la musique, jeu de chants et de contrepoints, de mots et de notes, la musique entre en résonance avec le récit et les émotions d'un Wilde se reconstruisant dans une nouvelle esthétique. A la fois contemporaine et intemporelle, la « Ballade de la Geôle de Reading » est sublimée par les œuvres des grands compositeurs de son époque : Satie, Brahms, Borodine et Rachmaninov.
Quelqu'une m'a dit qu'il faudrait qu'elle y retourne avec moi
Aux Déchargeurs à venir.... non à partir de ce soir : SUPER HEUREUX avec un titre pareil ça devrait les faire bouger les déprimés chroniques qui ne veulent surtout ne plus bouger de chez eux....je ne me rappelle plus... du titre de l'auteur et du metteur en scène....

Jean-Marc Roberts nous a quittés 3:52 PM - 25 mars 13 : vrai chagrin pour un ami de l'imaginaire pur.

Bernard pivot :

"C'était l'un des hommes les plus délicieux que je connaisse : l'écrivain et éditeur Jean-Marc Roberts nous a quittés. Chagrin, vrai chagrin.


3:52 PM - 25 mars 13"

Article du Monde  sur Nouvel Obs qui laissent résonner comme un éclat de rire, généreux, d'après la mort, je vous applaudis, celui qui s'occupa plus des autres que de son œuvre.
o comme j'ai du chagrin, moi aussi, l'écrivain pour moi que j'avais osé aborder. Le plus délicieux et abordable sourire pour donner suite aux plaisirs d'une conversation où l'on se retrouvait à part entière. Une de mes 1ères fêtes de L'Huma, La cité des livres, il m'y avait fait pénétrer, j'avais tant aimé : Affaires étrangères, mais encore plus son 1er roman : Samedi, dimanche et fêtes, j'avais 20 ans et lui guère plus, même un an de moins.
Je suis en colère aussi toujours quand mes amis s'en vont trop tôt. A cause de cette maladie, qui nous emporte avec nos amours "orange"... Si j'avais osé le défi d'écrire un livre, c'est à lui que je l'aurais envoyé, à personne d'autre? même si c'était un ami d'imaginaire... c'était un grand ami, son sourire avant de se pencher sur son livre pour écrire une des dédicaces... Laquelle ? mais de son sourire, je m'en souviens. Le charme pour le plaisir du moment de la rencontre sans autre perversité, c'est tellement unique. La délicatesse d'une rencontre, en écouter le silence d'après. Les livres aussi ont le cœur serré.