vendredi 28 juin 2024

Avec toi je ne crains rien-Alexandre Duyck-Actes Sud/ Les règles du mikado-Erri de Luca

Avec toi je ne crains rien Alexandre Duyck Actes Sud 
Donc voilà bien longtemps que je n’avais pas trouvé un livre qui m’a aspirée je l’ai tu d’une seule traite. Comme j’ai presque l’âge des ennuis indéracinables, je n’ai pas deux sous de jugeote pour me représenter une carte, un plan j’aimais tant me laisser guider par mon père petite, que je n’ai jamais appris et puis ma mère qui essayait de faire sa copilote avec les cartes comme avec ses souvenirs n’était pas très douée dans le 1 er registre mais impressionnante dans celui des registres, classement chronologiques et j’ai du vouloir lui ressembler et puis c’était presque un compliment pour moi elle n’a pas … le sens de l’orientation… et pour le reste je ressemblais à mon père : elle est dans quelle classe votre fille ? -…..
Dans ce livre on comprend l’original bonheur des enfants avec leurs parents et la marque indélébile de ce départ de vie quand après même à quatre ans ils deviennent séparés insultés orphelins…je ne peux pas vous raconter l’histoire elle a été médiatique mais j’aimerais bien demander à l’auteur 
Alexandre Duyck, est ce que l’un des jumeaux qui a passé sa vie d’adulte à rechercher ses parents jusqu’à la folie dans le glacier avait trouvé l’endroit, ne serait-ce que par défaut…. 
Je ne vous mettrais aucun extrait car ce serait comme retirer un peu de neige à un paysage alpin, vous savez quand le froid était cuisant et la neige abondante même dejà à partir du 15 août….
Lisez-le je ne peux pas vous le prêter car je vais l’envoyer à une amie qui habite les Alpes hautes et donc pas suisses !?  Y a qu’avec elle que je partage de cette façon mes livres car c’est si facile en amitié de se perdre une fois adultes… surtout si on manque d’imagination. Si on s’en tient à la calomnie ça s’appelait du « on-dit-que … c’est devenu un fake… c’est tellement facile de recroqueviller les fleurs…surtout celles des hauteurs après les dénivelés qui se comptent et vous rendent inégaux à moins de se tenir enlacés…






Les règles du Mikado Erri de Luca 

Pour les détracteurs toujours avisés d’Erri de Luca https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-masque-et-la-plume/le-masque-et-la-plume-du-dimanche-23-juin-2024-1905854 et je n’ai pris que des extraits et j’ai évité les quelques lignes sur les animaux si simples et pour vous laisser voguer sur votre quotidien du moment, je ne vous  découvrirais rien ou si peu de l’autre personnage à qui il écrit des lettres… longues. Un cahier. (Pour en sortir de cette période il va falloir s’endurcir manifester  résister car voter ne suffit pas ou tout quitter) 
Les photos n’ont rien à voir mais permettent de me donner du cœur à une de mes promenades préférées passer du XV ème au XIV ème par la rue de la Convention…pour aller chez ma libraire préférée Au plaisir des yeux https://www.facebook.com/share/p/iFYrV2JpEnTNi6kf/?mibextid=WC7FNe 
où j’ai acheté ce livre. 



« La mer est l'opposé de la terre. Elle ne permet pas de regarder d'en haut, elle est horizontale, égale. Elle arrête les pas et pourtant c'est aussi une voie libre.

Tu l'as vue calme, sans rivage à l'horizon, jusqu'au point où l'air se confondait avec l'eau. Tu as eu envie de monter dessus.
Tu étais arrivée à ton point de départ. »

« J'ai plus d'années que de kilos. Les vieux doivent être légers.
L'humanité a été jeune, ce n'est que récemment qu'elle s'est mise à vieillir en masse. C'est un temps inconnu, plus que la jeunesse.
Aucune expérience de vieillesse précédente ne peut servir d'exemple.
Le matin, je fais l'appel, j'invite chaque partie de mon corps à dire présent. Je commence par les pieds pour finir par la nuque.
Je dresse le plan de la journée, les activités indispensables et les superflues. Le feu, l'eau, la soupe, l'hygiène, sont des nécessités, puis je dois ajouter la lecture et le jeu pour l'entrainement des pensées.
La durée du jour est un tour du monde.
Le soir, je me retrouve aux antipodes, la nuit me ramène au point de départ.
Je vis sans montre. Si je me réveille dans le noir à cause d'un bruit, d'un rêve, je n'ai pas besoin de savoir l'heure. Je me concentre sur les battements de mon cœur.
Ils sont plus lents en hiver, je palpe mes carotides pour les sentir.

Je pense à ma mère. Pendant les bombardements, avant de descendre dans l'abri, elle passait une minute à se coiffer devant son miroir pour être présentable.
Une minute pendant un bombardement, c'est un temps énorme à perdre ou à trouver.
Son aspect avait la priorité.
Aujourd'hui, je sais que cette minute d'amour-propre lui donnait du courage. Elle résistait à la force supéricure avec la force mineure de la dignité.
Elle disait que lorsqu'on va payer ses impôts, il faut bien s'habiller et ne pas se donner un air misérable.
La guerre était pour elle un impôt sur la vie des gens. Il fallait se présenter de façon correcte.
J'essaie de suivre son exemple.
Je préserve le feu, avec le reste des braises j'allume celui du matin, je réchauffe mon repas, je sèche mes vêtements.
Je te raconte ces petites choses importantes.
Je retrouve en elles une règle du Mikado: attention aux moindres mouvements, faire avec intention, sans automatisme.
Je lave mon bol sans laisser d'odeur qui puisse attirer des animaux.
Je laisse dehors le marc de café pour couvrir une éventuelle trace d'aliments. Je me sers de la cendre pour dégraisser ma casserole avant de la laver.
Le sommeil arrive, je m'y plonge en quelques minutes.
Au réveil, je remercie, je ne sais qui, mais j'ai envie de dire merci. »

« Mon corps s'endurcit. Mes bras et mes jambes sont les branches d'un arbre. C'est sans doute pour ça qu'on appelle le corps un tronc.
J'ai perdu en taille, mes vertèbres se sont rapprochées en me retirant des centimètres.
C'est une compacité inconnue, elle me transforme en fibre végétale. »
Erri de Luca 
Les règles du mikado

« Écoute, moi je n’ai pas d’enfants ni de petits enfants et je ne cherche pas à adopter.
J’échange quelque chose avec ceux que je rencontre loin des routes.
Je ne fais aucune différence d’âge. Tu me traites de vieux, d’accord, mais j’ai le même âge que toi, je vis à la même époque. Les générations n’existent pas pour moi. Tant que nous vivons, nous sommes contemporains. Nous sommes deux personnes. »








mercredi 19 juin 2024

Présentation des scènes de 1 ère année 2024 Promotion 9

Oh comme le sort le destin l’inimitié des dieux s’acharne sur ce que j’écris au fur et à mesure sur ce blog, tout mon message s’est envolé manque de concentration, je ne risque pas d’éconduire, d’influencer, de phagocyter, je ne savais même pas comment s’écrivait ce verbe pour moi c’était lier quelqu’un, le réduire à un fagot…)
Bon revenons à ce groupe promotion 9 et à leur spectacle de fin d’année avec leurs deux profs Philippe Person et Gregory Corre (que je ne connais pas, que je ne connaissais pas, mais qui pour moi connaît tout du théâtre…et sait en rire).
Ils m’ont redonné espoir et fierté, oui le théâtre est un refuge et aussi un lieu de partage unique où l’on s’incarne et se désincarne. Où l’on éteint les portables ! où l’on comprend les sous-textes, où l’on titille, accroit les sensibilités, où l’on met des protections pour mieux s’en dévêtir, où l’on se tient à distance, où l’on apprend les entrées les sorties…où l’on arrête de s’autocentrer et de s’écouter penser… où l’on se jette à corps perdu 
Et eux ils ont tout cela…
J’ai écrit à notre groupe amateur et donc à l’un d’entre eux : Dushan et à leur prof de théâtre ce message :

Hier je n’ai pas fait de selfies avec Dushan et Alicia (nous les connaissons parce qu’ils nous ont aidé pour notre spectacle Blanc-voir article précédent) j’étais tellement émue, rieuse, j’ai pleuré, j’ai eu envie de décrocher les étoiles qui restent si souvent tapies dans les cintres si on ne les décroche pas : les élèves de la première année promotion 9 m’ont émerveillée pour leur présentation de première année, j’ai vu et revu des scènes que je n’avais jamais vu travailler avant… trop difficiles ! Et en plus ils écrivent eux mêmes, oui ils sont chez eux au Lucernaire et ne prendront pas la grosse tête car ils sont ensemble et savent écouter et projeter… leur énergie et surtout ils créent, proposent travaillent et n’attendent pas seulement le regard de l’autre…



allez y si vous pouvez jeudi 20 juin à 13h30 au Lucernaire 





À Philippe Person 
Et quelle Phèdre ! Elle est mieux que notre Lydie(qui avait d’autres scènes et qui n’était pas mal du tout voir article ci-dessous) par contre Oenone était moins bien que notre Jacqueline. Il faudrait mélanger les amateurs et les pros les vieux et les jeunes les vieux qui joueraient les jeunes en plus, on l'a toujours fait….
Dushan, Alicia oui, bravissimo, pour leur élégance de funambules, sauf quand son regard se perd encore un peu, mais elle ne le perdait pas quand Alicia jouait son propre texte avec Michael Delis, inspiré par la réunification des deux Corée -voir article ci-dessous- mais je ne sais pourquoi ils restent mes préférés eux-deux car plus accessibles comme Alexandre J. L'enfant prodige, Alice ne projette pas encore assez quand c'est son texte. J'ai adoré aussi la mère dans la Maison de Bernarda Alba et comme je te l'ai dit les Lucrèce quel brio, quelle tragédie hugolienne et si on regarde de haut si burlesque aussi. Sacha quand il se lève de la baignoire et fait tomber la serviette qui lui sert de pagne il ne se laisse à aucun instant déstabiliser c'est naturel !? Et Théo dans la Cerisaie, ils sont tous bien dans leur diversité éclatante…. « Avec panache » après les avoir vus on pense encore à eux longtemps après… 
Et puis comme Benedetta  : je crois à l’amour… et comme Lisebelle pour une « Ultime bataille »…
@ecole.lucernaire
Benedetta Antonella @yohanmarguier
@MarieBrocquehaye @alex_jblay
Jeanne Trinité         Julien Botinelli
Eleonore Arras       Alexandre Chapelon
@alicia_brudley         @dushan-delicillien
AliceMace             @SachaRoySainte-Marie 
Selma Hubert          @theobrugnans
@fairouzouanli       April Civico
@lisebelle.sarah     Constance Rocher
Alba Chatelier          Aurelie Manier 







mardi 18 juin 2024

Quoi voir en Avignon ? Off.


Certains m’ont demandé que voir dans le Off
Quand j’y allais je choisissais surtout les théâtres plus que dans les parades et les rencontres de la rue car les diffuseurs de tracts sont trop nombreux. 
Au « 11 » avec La montagne cachée  à 22h25 j’ai vu ce spectacle en périphérie à sa creation,   les Gémeaux donc avec Maison de Poupée à 13h20 et Lettres à Anne  à 11h au Transversal et dans tous ces lieux où la programmation est alléchante : le Train Bleu , Scala Provence, Girasole, le chien qui fume, le petit chien, le balcon,  la Condition des Soies, Le chêne noir L’Actuel (Théâtre) Les Halles College de la Salle l’Espace Roseau La Manufacture Le Rouge-gorge Théâtre du roi René…au festival off on peut aller voir des tas de spectacles avec la carte du off c’est moins cher qu’une place de cinéma. 
Où j’ai joué ? l’Alizé le Théâtre des Carmes et aussi le théâtre des Doms…
Bel été à tous.
Les relâches sont le mardi le plus souvent.
Nathalie
Lien pour la montagne cachée Cie les dramaticules 
Et de la même compagnie au Théâtre des Béliers à 17h40 Affabulations —————




FESTIVAL OFF AVIGNON 2024 //
Du 3 au 21 juillet 2024 j’incarnerais Loup dans LA BRÛLURE d’Elsa Cavan aux côtés de Charlotte Cartoux. Une pièce sur la fin d’un amour et sur deux enfants à la découverte de l’âge adulte. On a hâte de jouer et hâte de vous y voir ❤️


C’est LA BRÛLURE au Théâtre du Rempart, du 3 au 21 juillet à 22h30 (sauf les lundis)




LIEN BILLETTERIE :

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Les 2 spectacles de Mickael Delis à Avignon-Reine Blanche 
« Je vous les conseille car ce matin 13/06 école pro du Lucernaire, à 11h j’ai vu son travail avec les 1 ères années dont Dushan et Alicia à partir du texte de la Réunification des deux Corée de Pommerat et c’était ouf ! »
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Je vous mets les liens qui me donnent des idées encore https://sceneweb.fr/le-theatre-14-investit-le-palace-a-avignon/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0vQ2TKokzJwyvSc87-TvUiEDIHttNAhwilI4rS-J1OU0GH-8OuWt2Js7g_aem_IZ9pG4JZuB59LQDmAoRWlw
Le théâtre 14 investit le Palace à Avignon avec un spectacle que j’aimerais avant tout voir Herculine Barbin
Mise en scène Catherine Marnas
avec Yuming Hey et Michaël Pelissier
Au Palace
Du 29 juin au 21 juillet 2024
À 17h30
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Festival off par David Rofé-Sarfati 
Je vais rajouter deux spectacles l’un au « 11 » jumelage avec le théâtre de Belleville à 21h15, « la France empire » à 10h que j’ai vu avant de partir en vacances et de voter aux législatives…
Et l’autre au « Théâtre des Corps saints » à15h « Après le chaos » parce que j’ai vu ce spectacle deux à trois fois je crois la dernière fois avec une jeune amie. Car c’est un spectacle inoubliable et une tragédie moderne, sur les questions que se posent les parents par rapport à leurs enfants sur leur culpabilité.

lundi 17 juin 2024

L’avare au Lucernaire et J’ai des doutes à la Scala Paris

J’ai des doutes 
Ça y est première en tant que spectateurs à la Scala, pour eux François Morel et Raymond Devos dont je suis plus fan que jamais, promesse tenue. Hip hip hourra la salle est était sera pleine. Haut les cœurs à côté ça parle politique… 2 jeunes et sinon des anciens soixante huitards beatniks et autres…c’était un spectacle inoubliable auquel je ferais appel souvent pour me sentir réconciliée à la nature humaine à la folie humaine par l’absurde. Par la poésie des grandes marionnettes blanches ou pantins, là il n’y en a qu’un et on se dit c’est un ange ou un cancre, il ne parle pas, il ne ment pas mais il tourne la tête, joue du piano ou ferme le piano ou porte les jambes de son manipulateur pour se sauver. Et pendant les saluts on le voit silhouette blanche venir saluer à l’entrée des coulisses éclairé à l’entrée des pendrillons ça me fout les poils ou ça me donne des larmes au balcon. Dans ce spectacle il y a plein de clowneries musicales des silences qui en disent long et le jeu entre François Morel et son acolyte.. merci https://francoismorel.com/jai-des-doutes/




L’Avare  
Alors donc la première de cet Avare saisissant comme régénéré malade de la maladie de l’addiction une des plus irrésolues : « l’Avarice et les avaricieux », qui le savent volent avant d’être volés, tout est assumé par ces jeunes comédiens et par une mise en scène éclairante et judicieuse. Cette pièce donne de la joie et de l’espoir et c’est bien le moment. On s’est retrouvés un peu par hasard et le contentement d’être ensemble s’est transformé en joie en applaudissements inextinguibles. Merci les jeunes on s’en sortira forcément puisque tout le monde s’éteint après la sortie….jusqu’à la prochaine prise de conscience. Le décor est de Vincent Blot. « Ceci n’est pas un billet… » les lumières lumineuses de Tom Bouchardon . Courrez-y. Je n’ai jamais étudié ni vu jouer cette pièce auparavant en définitive vu seulement la bande annonce ; toujours les deux scènes les plus connues travaillés dans les cours de théâtre  et là j’y ai senti comme la peau de leur âme. Car pour faire rire mes amis il ne faut pas seulement convaincre il faut toucher par ce qui n’a jamais encore été dit de vos sentiments avec la plus grande sincérité délivrée et tous vos spectateurs riront car ils se sentiront comme délivrés de leurs monstruosités @florencele.corre @tom_bchrdn #lavare #lucernaire





Théâtre au Lucernaire les spectacles amateurs 2024


BLANC 
Atelier de Philippe Person
Le mardi 4, le mercredi 5 et le jeudi 6 juin à 20h30. 

C’était un spectacle exigeant par l’adaptation le travail autour du texte de Yasmina Reza Art. 3 personnages interprétés par toute la troupe avec des transitions fluides où chaque interprète donnait plus de densité à l’incarnation du personnage. Très exigeant et très réussi. 

Ils ont eu cette inspiration des amoureux qu’on appelle la grâce….des amoureux des amis du théâtre.


Que de mots restent superflus quand il y a applaudissements !


Philippe Person et Nathalie Feyt


Répétition 

Coulisses 

Avant d’entrer

Représentation dans une salle pleine avec un partage prodigieux. 



DRÔLERIES ET PETITS DRAMES
Atelier de Philippe Person
Le samedi 8 juin  à 21h et le dimanche 9 juin à 19h 

Dernier mail du metteur en scène Philippe Person,
avant la 1ère du spectacle « Drôleries et petits drames » le 8/06/24
« Bonsoir

La représentation de demain est prévue à 21h00.
Le Théâtre Rouge sera disponible à partir de 20h15 / 20h20
Vous pouvez vous retrouver avant dans le hall du Théâtre, à la Galerie (n’y répétez pas vos textes à cette heure-là!!!)

Je serai là vers 20 heures.

En plus de revoir vos textes, revoyez les transitions et rappelez-vous si vous avec une chaise ou une table à déplacer avant ou après vos scènes. Des transitions rapides et précises aident aussi pour un bon rythme.

Demain et dimanche, amusez-vous sur scène, osez ! Projetez et surtout, jouez ensemble, réinventer votre texte en fonction de ce que votre partenaire vous dit et comment il vous le dit. Ecoutez-vous ! Ne soyez pas en pilotage automatique :  je dis mon texte… j’attends de dire la prochaine réplique, non !!! Cela tue la spontanéité.

Voilà ce sont mes derniers conseils de l’année.
Profitez au maximum de ces deux soirées sur la scène du Lucernaire.

Philippe

Là, aussi ils ont été transcendés et ont su réparer le tissu (accrocs bien-sûr imperceptibles pour le public) de la première représentation en un bouquet final à la deuxième et dernière. 
Photos arrivent

samedi 25 mai 2024

Un petit truc en plus parmi d’autres critiques ….

Bon j’ai bcp de travail pour remettre au goût du jour mon blog… avec les spectacles de nos chers élèves amateurs du théâtre au Lucernaire comme tous les ans.
Commençons par un p’tit truc en plus je l’ai revu à Boulogne dans une salle moyenne quasiment pleine et sans sous-titres eh bien j’ai pleuré comme une madeleine à la fin j’ai beaucoup mieux compris le dénouement du film avec le père et le fils cet Artus qui me touche, surtout avec la musique finale de « Say it ain’t So », Joe, avec mon Chéri mon amie Anne et ses deux enfants 13 et 15 ans. J’ai bien fait tout le monde a aimé…

Je suis allée voir « un petit truc en plus » à Paris séance avec surtitres… j’avais pas vu avant, nous étions 5 dans la salle du Pathé Beaugrenelle !?!?. Et j’entends que le film d’Artus fait un max d’entrées en province et pas à Paris…. Les critiques non plus ne font pas l’unanimité…. Tu m’étonnes pas de grosse production pas de vedettes et surtout la vérité enfin révélée que tout le monde peut faire du cinéma et être beau heureux et drôle provo et faire bien à manger et être heureux ensemble un petit bout de chemin. Tout cela grâce à la volonté et à l’aide d’un chef-op génial et d’un courant d’air dans les branches et d’un trou d’air dans les grillages. Artus explique qu’avec une oreillette pour les textes tout le monde peut jouer des dialogues car question vérité du jeu ces « papotins » en savent un rayon et eux je pense n’arrivent jamais en retard… pour sourire.

Critique de Giafontem sur letterboxd
A Little Something Extra 2024

A ★★★★ review of A Little Something Extra by giafontem on Letterboxd: https://boxd.it/6wcOsz

« J'y suis allé•e en m'attendant à une énième comédie française faussement gauchiste et bien-pensante, je voulais comprendre pourquoi ça faisait autant d'entrées. Et bien j'ai compris.
En tant que film, c'est imparfait. On est sur une formule classique de comédie, avec peu d'enjeux et une résolution très simple à mon goût, peu interessante visuellement, portée par une mise en scène très classique.
Mais en tant que véhicule émotionnel, c'est un petit bijou. Merci Artus d'avoir permis à ces magnifiques personnes de briller. Je m'attendais à un film potache rempli de moqueries, un peu comme Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu déguiserait ses blagues racistes en commentaire social. Au contraire, on a ici un film vraiment important du point de vue de la représentation respectueuse des personnes non valides. Le film est tout sauf forcé, tant il est sublimé par le manque d'expérience des acteurs, et donc par leur spontanéité et leur honnêteté.
Je pense (et j'espère!) que cela pourrait devenir le Intouchables de cette décennie en terme de résonance avec le public.
Très bonne expérience en salle, j'ai même pleuré à la fin (en même temps y'a du Murray Head vas y 🥲)
Fleur bleue sur les bords, mais bon je dois admettre que ça tire sur mes cordes
Je préfère 1000 fois que ce film soit en tête d'affiche plutôt qu'un énième film avec un Christian Clavier de droite frustré de voir ses privilèges en danger... »

 Critiques de mon beau-frère je n’ai vu que deux des films qu’il a vus et nous ne sommes bon sur pas d’accord sur le Deuxième acte et Un p’tit truc en plus. Remarque j’ai peu ri parce que la salle était vide mais j’ai souri et j’ai été touchée par Artus qui n’arrive pas à faire (?) à jouer l’handicapé… et qui est vite repéré. 



« Au fait, sur le 6 films vus et sortis le 15 mai 2024 (ou un peu avant) :
— Le Deuxième Acte : le Quentin Dupieux du semestre. Des acteurs en train de jouer un film, et de temps à autres faire des apartés (écrits bien sûr). Après un premier quart d’heure/travelling de suivis soit droite, soit gauche, assez insupportables (j’ai failli me barrer), le quatuor converse et se dispute autour d’une table de restaurant, à la merci d’un figurant très très très très nerveux. Les gens rigolaient dans la salle. C’est déjà ça. Pas moi. Pas vraiment aimé. Et Léa Seydoux... 
— La Fleur de Buriti : direction l’Amazonie et son (immense) secteur protégé par les tribus autochtones (très différentes les unes des autres d’ailleurs), que des braconneurs (les «cupés») franchissent régulièrement pour voler des espèces protégées. D’où embrouilles, et protestations à Brasilia, la capitale (ça rappelle des choses), contre Bolsonaro. J’avoue m’être un peu ennuyé.
— Les Trois Fantastiques : cette histoires d’amitié entre trois ados de 12/14 ans est assez conventionnelle (les vélos, la cabane dans la forêt – c’est une manie, après «Coup de dés» et «Un homme en fuite» –, les trahisons, les brimades des autres élèves), il y a le grand frère sorti de prison et violent (Raphaël Quenard, encore), la mère dépressive (Emmanuelle Bercot, encore), et le jeune Tom, qui constituent une famille pauvre qui ne mange que des pâtes (c’est normal quand on est pauvre). Dommage qu’on ne comprenne que 50% de ce qu’ils disent.
— Reines : direction le Maroc, où une évadée récupère son gosse promis au pensionnat et prend en otage une jeune (et très jolie) garagiste pour traverser le pays dans un camion volé. Il y a aussi le vieux commissaire bourru, et la jeune inspectrice lancés à leur poursuite, et c’est le film de ma semaine tellement c’est passionnant, romanesque, parfois comique, avec un soupçon de fantastique pas malvenu. Bravo !
— Roqya : là on revient en France, en banlieue HLM. Golshifteh Farahani trafique les animaux exotiques pour les revendre à tous les marabouts du coin et crée une appli les recensant justement, ces marabouts, c’est plus pratique que la carte de visite. Son ado de fils collectionne les bébêtes un peu bizarres (genre migale !). Mais un voisin pas bien dans sa tête (le père, Denis Lavant, est pas mal non plus dans le genre) se jette par la fenêtre, et voilà Golshifteh poursuivie pour sorcellerie par toute la cité. Hormis une ou deux séquences de violence totalement gratuite, le film est prenant et tout le monde est très bien. Ah, oui, on peut s’apercevoir aussi que des «exorcismes» pratiqués par des religions «officielles» n’ont rien à envier aux exorcismes païens...
— Un p’tit truc en plus : fin de semaine avec cette comédie sur deux gangsters père et fils venus se planquer dans un groupe d’handicapés mentaux en vacances. Tout a été dit. La salle se marre (sont-ce les mêmes du Quentin Dupieux ? Pas sûr.), moi pas vraiment. J’ai souri à un moment mais je ne me souviens plus lequel. J’aime bien le gars qui se prend pour Sarkozy. Ils sont tous sympas, bien sûr. Un plan au tribunal avec Artus la larme à l’œil est plutôt insupportable et résume l’intention du film, mais bon.
Voilà »

vendredi 24 mai 2024

Marcello mio

Voilà, voilà j’ai vu ce film alors que mon Chéri allait lui voir Furiosa, plus long comme film… et pas franco-italien.
Avec une jeune femme nous sommes restés les dernières dans la salle alors j’ai osé lui demander pourquoi elle était venue voir ce film.. c’est sa mère qui lui avait conseillé. Outre le charme de ce film par ces acteurs chanteurs tous différents et comme enfermés dans leur vie ordinaire par l’extrême diversité étendue de leurs aventures cinématographiques par l’entre deux l’attente….comment nager dans tout cela, imagine ! 
Elle m’a parlé de la partie musicale toujours très réussie chez Christophe Honore moi je lui ai parlé des chiens du chaton et de ce moment où l’on était transporté comme dans les films la lumière crépusculaire des films de Fellini. Mais bon ce que j’ai remarqué c’est la délicatesse les sensibilités toutes différentes de ces acteurs et aussi leur ubiquité à travers leur mystère l’interprétation de Chiara : homme femme tous reliés par la même eau dans laquelle ils avancent la vraie vie et la fiction. Comme c’est beau l’italien à écouter….comme on sourit comme on doit être triste  ne plus entendre parler cette langue


mercredi 22 mai 2024

Le tableau volé grand film

https://www.lemonde.fr/culture/article/2024/05/01/le-tableau-vole-n-ud-de-viperes-dans-le-milieu-du-marche-de-l-art_6230990_3246.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=ios&lmd_source=default


Merci encore Pierre(mon beau-frère ) je suis allée voir seule… ce film, « le tableau volé »et il a changé ma journée….vu la qualité des dialogues du casting des rebondissements je ne me suis pas ennuyée une seconde et le lendemain encore je suis encore avec eux.
Comment ne pas changer quand tu deviens « riche » par quels détroits passer ou rester très discret quitte a ne rien changer ni dire à l’extérieur, pour garder ses amis…
Quel Alex Lutz ! « Prodigieux » mais les deux trois femmes formidables : la stagiaire l’ex femme et la notaire de province : BRAVO aussi au fils et à sa mère à ses deux amis du meilleur Claude Sautet ce réalisateur Pascal Bonitzer et cette phrase : je ne veux pas de sang sur mes mains …. Y a t’il de l’argent « pur » me suis-je demandé !?
La scène qui m’a faite pleurer : les applaudissements !
Article du Monde trop exhaustif en préambule….
Ce que j’ai aimé c’est que rien n’est perdu jamais !

dimanche 19 mai 2024

La fin du film : Le mal n’existe pas

Attention je spolie sur la fin du film 
N’oublions pas que ce film est une commande pour mettre des images sur une musique très mélancolique…



J’ai beaucoup aimé tout le film et donc après l’avoir vu je suis sortie de mon cinéma indépendant le Chaplin St Lambert, seule, en échangeant des sourires des mimiques avec d’autres spectateurs mais je n’avais pas envie d’en parler je voulais rester dans le film. La fin nous laisse sans voix et nous oblige à la regarder la penser en nous-mêmes 
Je pense que la petite fille est morte, moi aussi, et que le père l’emporte car il ne supporte pas cette réalité après déjà la mort de sa femme qui jouait du piano, elle véritable artiste (la petite fille demande dans une scène avec la maire s’il joue du piano.) 
Le communiquant l’ex agent de comédiens qui voudrait s’installer comme gardien , le père d’Hanna homme à tout faire, qui n’a pas besoin de plus d’argent) le tue car le mal n’existe pas, n’existait pas dans cette forêt,  avant leur projet si ridicule de glamping… 
Elle, sa collègue était comme dans un silence parallèle, une connivence tacite avec les autres villageois lors de la réunion de présentation du projet. 
Le jeune homme villageois révolté aux cheveux décolorés voudrait tant retrouver Hanna car sensiblement il est leur proche… mais un cerf a blessé la petite fille car il est blessé  lui-même …. L’agent a la doudoune orange (presque de chasseur) est tellement  tellement ridicule quand il fend du bois et qu’il rajoute que… comme ça lui a fait du bien de réussir à trouver la posture pour ce faire (grâce à l’aide du père d’Hanna) qu’il veut changer de vie, s’installer dans la forêt comme gardien. La jeune femme ex aide soignante qui l’accompagne est plus vraie elle se blesse n’y arrive pas reste à l’abri de la maison….
Au Japon comme je l’ai su en voyant le film avec Isabelle Huppert : Sidonie, on peut vivre avec les morts si l’on vous laisse tranquille…
Le père veut mourir veut rentrer avec sa fille au fond de la forêt au pays des morts il veut y courir jusqu’à épuisement de sa respiration de sa vie…..
Le maire est un vieux monsieur il savait lui qu’il fallait y faire attention au père d’Hanna qui lui connaissait très bien cette région ce village avec son haut et son bas…comme une musique qui s’écoule…de la vie à la mort 
La critique qui m’a donné le désir inaltéré d’aller voir ce film et puis je n’ai pas été déçue du tout….
Et la fin qui pour moi est la plus crédible et limpide et répertoriée par Allo Ciné


https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=1000076499.html

De toutes les interprétations j’ai retiré celle-ci 

Une vision du futur ?

  • Autre théorie : le Mal n'existe pas... dans la nature. Le cerf affolé tue Hana qui l'a approché de trop près, ce qui est un réflexe instinctif et animal. Takumi assassine Takahashi qui a approché de trop près son enfant, ce qui est aussi un réflexe instinctif et animal. Sauf que dans la nature, il n'y a pas de conséquence, mais chez les hommes, la notion de "Mal" existe. Et Takumi a commis l'irréparable et en subira les conséquences.

vendredi 26 avril 2024

Borgo

J’ai raconté le film à ma copine de partage de fiction elle était  régisseuse elle comprend au travers de ce que voient ses ami(e)s ce que sont les films et les pièces de théâtre qu’elle ne pourra pas voir car en province et une régisseuse en cheffe de théâtre à la retraite... ça gagne pas des mille et des cents…
C’est une artiste de la recomposition de sa petite maison en musée de l’humanité et de ses arts vivants, au travers entre autres de sa famille son père décorateur théâtre puis libraire de « beaux livres ». Les murs de sa maison en sont pleins de livres de tableaux de programmes d’affiches miniatures, la maison de sa grand-mère n’était pas un château…ça cache aussi les fissures…. 
Mais revenons au film d’autres le Prophète…
Borgo c’est vrai tellement qu’on cherche le mystère dans chaque personnage, et il y en a dans le service ouvert du pénitencier de Borgo. Le commissaire aussi qui est-il ? A-t’il tout deviné ou pas ? Sommes nous tous surveillés ou surveillants ? À tous les niveaux ? Le seul square de liberté serait-il la Corse l’enfance la délinquance : les fous les militaires et les enfants disait déjà Jean Eustache je crois… sauveront le monde 


Dans le jeu de Michel Fau on peut lire si on s’intéresse un peu comme les traces de fantômes de commissaires et de leur subalterne Maigret Bourrel voir même Eliot Ness… il lui manque le chapeau…mais c’est bien-sûr 
C’est un film où l’on lit les trames du passé et du présent des images des paroles échangées et de leurs non-dits mystère et à quel point nous sommes
tous courageux ou lâches borderline ou responsables tissés avant tout de mystère à la frontière de la fiction et de la réalité.

Corps Premiers/ La machine à écrire/ La fièvre/ Le pire stagiaire

Lorsque je vais voir mes amis de théâtre et que je leur parle de mon envie de rejouer personne ne m’écoute sérieusement, en art théâtral là en l’occurrence en l’œilleton du théâtre-âtre y a pas mal de monde sur le carreau, faut choisir les plus performants… là aussi on sucre les subventions on dessale personne n’a envie de redonner une chance un plaisir à une vieille un peu folle rigolote mais qui parle trop…Cultivée. Mais, autodidacte et surtout qui ne sait pas jouer dans la vie, à l’image de marque en étant du pouvoir si fluctuant de rester à la proue du bateau en y travaillant sans cesse,  une tête artiste et en se faisant reconnaître pour cela il faut manger les têtes les plus naïves au départ. Trier les bons grains de l’ivraie.
À revoir le goût des autres. Et ils ne sont ni vengeurs ni donneurs de leçons et aiment boire un verre avec chacun….
En tête à tête ce sont tous des « gentils » ceux que j’aime dans cette petite planète si petite planète qui se croit toujours « élitaire pour tous ». Alors qu’il est urgent de sauver toute la planète. Capables comme certains de m’avoir sauvée extirpée un temps d’une pente glissante vers la folie…..Missionnaires dans les régions, étudiantes ou loin de tout, au Nord à l’Est dans le monde du travail de sauver des vies….de semer des poussières d’étoiles. Mais aucun d’entre eux ne vit en couple avec autre qu’un alter-égo ou reste seul. Ils n’épousent pas une agricultrice ou un comptable.. Mais il faut mieux être deux pour résister car avant tout ce sont des acharnés passionnés résistants. Ce sont des moines ils doivent amener à eux par le rayonnement de leur travail incessant. 

Mais pour cela le sport comme la religion sont encore plus collectifs ?! certes ! Et à force de courir on peut se lacher et le corps sait saura on volera avec un corps recouvert de plumes et des os si légers. Et tous les individus ont besoin du groupe et de la planète la plus égalitaire pour tous avant-c’est le plus difficile, d’être fraternel sans scier les plus fragiles…. Ou tuer les déjà es qualifiés les ceux à lunettes…. 
S’il y a un Dieu qu’il m’appelle il doit y avoir une porte de sortie -oui mais c’est à vous de la trouver ! Chacun et tous ensemble -mais jusqu’à quand ?!

*Voir la série Canal + : la Fièvre certes il faut être abonné riche d’autant qu’on fait de + en + , la chasse aux pauvres : non abonnés. 

*Voir les 3 docs de Nicolas Philibert au cinéma l’Arlequin Sur l’Adamant/Averroes et Rosa Parks/ la machine à écrire et autres sources de tracas, heureusement qu’il y a tjrs des anonymous qui redonnent en streaming. 

*Voir au Théâtre c’est juste cette semaine, dernière ce samedi à 18h00 ce soir à 20h30 « Corps premiers » auteur metteur en scène Cédric Orain  à l’autre bout de Paris la Banlieue Est à « L’échangeur » près de la Porte de Bagnolet. C est un excellent objet de théâtre avec trois acteurs étonnants d’une présence hors normes. J’ai ri pleure et applaudi à tout rompre. La mise en scène est belle délicate on entend tous les gestes on voit tous les mots…. (Voir liens ci dessous.)

Bon personne  n’a envie vraiment, de me revoir sur scène à part moi et de me faire travailler n’empêche que j’ai rejoué et sérieusement pour un large public grâce à lui Greg Guillotin. 
Et oui lui a compris que j’ai le seul pouvoir de ma voix fêlée comme empêchée et de ma sincérité.
Dans certaines études sociologiques de l’histoire de l’humanité on constate que dans les premières sociétés humaines on mangeait les vieux avant de comprendre qu’ils pouvaient s’occuper des petits enfants et de l’histoire et de la magie du groupe. 
#lepirestagiaire @gregguillotin @cedricorain #corpspremiers #lamachineaecrireetautressourcesdetracas @nicolasphilibert
Photo mise en ligne par David Reybier : le chasseur sur ce piège en Belgique : il y a un an, déjà 





https://lechangeur.org/programmation/spectacles/corps-premiers

mardi 16 avril 2024

Bis repetita

Merci Pierre Kandel pour tes critiques car elles nous ont permis d’aller voir BIS REPETITA à Perigueux un lundi, le beau temps s’en était allé et le lundi en Province tout est fermé ou presque à part les cinémas
CGR où la qualité d’accueil est exemplaire. 
Que ce film est bien fait, bien joué, pas ennuyeux une minute et plein d’espoir pour les professeurs de latin, les élèves, c’est intelligent pas intello-fatiguant, pas dans l’air de toutes les dernieres hunes clivantes.
Nous avons souri et j’ai ri sur le choix de l’idalgo italien… les ados sont très bien ; Louise Bourgoin Xavier Lacaille inégalables 
Et nous avions du mal à quitter la salle vous me connaissez un peu, sans pouvoir en parler avec quelqu’un, mais nous n’étions pas seuls dans cet état de semi lévitation, une jeune femme aussi et qui nous a raconté qu’elle était prof de français lettres classiques et donc de latin et que c’était ses élèves qui lui avaient écrit une lettre et offert la place de cinéma…
nous a t’elle dit dans un large sourire…
(Noémie Lvosky au début de sa carrière de prof avant que d’être proviseure…-vous voyez !?)
La vie est épatante quelquefois même quand on sort d’un film qu’on a aimé…..et que le soleil et l’animation quotidienne de Perigueux n’y sont pas…..

Extrait :
« La réussite du film tient autant à l’écriture ciselée qu’à la manière d’orchestrer la surchauffe du récit par la rencontre, en un point précis, d’éléments qui n’auraient jamais dû passer autant de temps ensemble : des lycéens un peu mous, un thésard fatigant, une prof qui s’en fout de tout. Et, pour les rassembler, une langue morte, élément central sur lequel on n’aurait pas misé pour une comédie, et qui s’avère pourtant un puits sans fond de situations drôles et poétiques.

Compil de reprises latinisées

Emilie Noblet s’en remet totalement à la partition de son actrice, Louise Bourgoin, qui s’est beaucoup illustrée dans le drame, mais à qui manquait depuis quelque temps l’écrin d’une comédie taillée sur mesure : elle traverse le film les mains dans les poches, un sourcil levé, repliée sur son impassible ironie. En face, on n’oubliera pas la révélation d’un corps burlesque, Xavier Lacaille en Rodolphe, le latiniste zélé et idéaliste, qui a fait le voyage en emportant sa compil de reprises latinisées de standards de variété – dont une version mémorable de Pour que tu m’aimes encore, de Céline Dion. C’est à lui que revient l’amère désillusion : celle d’avoir fait le voyage avec des élèves qui n’ont jamais appris une seule déclinaison latine et qu’il faut remettre à niveau – croit-il.

Lacaille fait figure de contrepoint absolu à Bourgoin. On reconnaît de loin cette petite musique : celle des contraires qui s’attirent. Si Bis repetita prenait son élan dans le film scolaire, c’était pour mieux atterrir en terre romantique. Passant d’un genre à un autre, c’est comme si le film se décantait sous nos yeux, se débarrassant avec une grande élégance du superflu, pour livrer une formule confondante de simplicité : boy meets girl. »




lundi 8 avril 2024

James Brown mettait des bigoudis

James Brown mettait des bigoudis :
Je voudrais sortir l’orgueil de l’admiration ce n’est pas parce qu’on n’a pas découvert un auteur une autrice que l’on ne peut pas y revenir. C’est comme le théâtre Marigny je n’y étais jamais allée, écrin trop prestigieux j’avais plus fréquenté le côté Théâtre du Rond-point des Champs Elysées… toutes ces étiquettes se désintègrent pour moi
Elles ont fait leur temps 
Cette pièce m’a fait autant de bien que les films documentaires de l’Adamant et de l’Averroes et Rosa Parks 
Une sorte de compagnonnage entre la folie le jeu l’enfance si on donnait l’égalité à chacun des fous avec nous on trouverait la
Liberté et la Fraternité 
Yasmina Reza vise haut pour mettre bas les masques tous
Les masques
Et parle comme personne de l’amitié de son ébullition et des vapeurs dans lesquelles elle nous laisse à nous mêmes après son passage.
Et donc de l’immense « seul au monde » désormais comment y parvenir sans mensonges et arriver à garder le niveau de flottaison hors les postures, figures imposées de rivalité victimaires ou des records… hors toutes les « livres de chair » et d’argent….
Un des personnages le père dit quelque chose comme tout le monde m’appelle Lionel… alors je réponds à ce prénom mais je ne sais pas qui je suis…..et ce personnage interprété par André Marcon est pour moi le plus touchant sans en comprendre toutes les lignes… il est si touchant…
Comme chacun de nous qui n’osons pas vraiment aller au delà des normes de la vie toute tracée…. aller loin comme Jacob et Philippe interprétés par Micha Lescot et Alexandre Steiger,  les femmes ne sont pas
De Reste 
dans l’envol de leurs singularités dans les rôles de la psy : Christèle Tual et la mère Pascaline quand elle appelle son Lionnel : Amour, joué par la fameuse : Josiane Stoleru 
La musique ah quelle musique
Quel son que le trombone à coulisse et
Quand tout le monde danse même si ça ne dure
pas on n’avait qu’une envie danser avec eux de tout notre corps quelqu’il soit le sait-on son genre dans la danse exactement hors les gonds des duos. Le musicien c’était Joachim Latarjet. 
La mise en scène de l’autrice Yasmina Reza c’est une communion délicate pour nous rêver autrement et ailleurs.
Je crois que vu notre  âge et vu notre placement corbeille côté jardin nous n’avons pas perçu toutes les paroles,
mais toutes les intentions et tous les silences et tout ce qu’on appelle aujourd’hui du « bon son ».
🙏
@YasminaReza @JoachimLatarjet @AndreMarcon @AlexandreSteiger @MichaLescot @ChristeleTual et @JosianeStoleru


dimanche 31 mars 2024

Averroes et Rosa Parks

Averroes(philosophe et médecin arabe du 12 ème siècle)  et Rosa Parks : ce film doc de Nicolas Philibert : « a 2 m de mon lit je suis à l’étranger » graffiti sur un des murs de cet immense hôpital.
Les êtres sont tellement vrais o mon dieu ce que j’ai ri de cette relecture de la « folie » avec ces questions qui fusent dans les réunions avec les soignants on rit on pleure mais jamais au dépends des êtres. 
Les plus convaincants ?!  tous ont chacun la conscience de leur solitude, de la précarité qui les attend dehors, la revendication de leur mal et la double peine : la vieillesse la solitude. Oh je ne les oublierais jamais ils sont si bien filmés Ils sont comme ceux que j’ai rencontrés dans le service fermé de l’hôpital de Sarlat. Ah comme il faudrait plus de soins de soignants de lieux comme l’Adamant(autre film doc du même réalisateur, collecteur de profonde humanité) . Mais combien ceux là font leur maximum ! comme ceux d’ailleurs. 
J’ai vu ce film à l’Arlequin la salle n’était pas pleine, les salles de ce cinéma à l’ancienne sont grandes belles on y respire on peut même y parler prendre un café au foyer. Mais ce que je puis vous assurer c’est que le partage est garanti des émotions des rires affranchis de tout jugement comme celui pour cet homme encore jeune passé par toutes les écoles études et qui parle une demie dizaine de langues polyglotte et qui se sent prêt à révolutionner l’enseignement et nous fait y croire. Et qui a besoin de retourner en Inde pour les ondes de tous les autres mondes et de ses vies antérieures…. Ce film dure plus deux heures et on s’ennuie pas une seconde et on voudrait rester avec eux encore un peu… et avec cette jeune fille qui veut se consacrer à transformer sa vérité en art….


Oui ce film me fera tenir debout comme « éclaireuse » dans ma vieillesse. Merci Nicolas-Philibert #averroesetrosaparks



Allez voir mais je l’ai dit déjà ici : Une famille et sur FB je suis restée plus nuancée frustrée pour Pas de Vagues 
Là un podcast sur Rebecca Manzoni j’en ai pas perdu une miette même si elle habite à St Ouen près du Stade Bauer et je suis un peu jalouse….pas vrai pas de cela seulement. La jalousie c’est animal mais comme eux les animaux d’accord certains savent en rire

Photo via @jeanlucmessina

dimanche 24 mars 2024

Les bonnes au Théâtre 14

Les bonnes encore une salle pleine pour connaître l’origine de la haine : l’enfermement l’ordre établi la hiérarchie sociale la charité la compassion la fausseté des relations ancillaires. 
Je me suis dit cette nuit en dormant après avoir vu cette dernière (les dernières de spectacles exceptionnels sont toujours exceptionnellles,) Michel Fau aurait adoré cette épure et aussi cet imaginaire suspendu entre tous les fantasmes et les travestissements transexualité pour ses chemins de traverse. J’ai pensé à son récital emphatique. Oui je connais Lili Elizabeth Mazev mais là je l’ai retrouvee avec tous ses possibles, ses dimensions à danser, à rompre entre jeu tragique et jeu burlesque sans entraves et à se retrouver dans la prison d’une vie toute tracée, étouffée jusqu’à tuer pour de rire ou pas …la fêlure de sa voix découpe pour moi tous les textes les intentions, les rêves…
Le théâtre 14 est un endroit où dès l’accueil on croit possible que le théâtre puisse changer la vie. 
Il y avait des « scolaires »la salle est trop petite se dit-on quand c’est complet, je me suis
dit aussi, on va se mettre pas loin des scolaires et ainsi pendant la danse, la musique je voyais leurs visages s’illuminer se tourner vers leurs copains, amis. Quand on aime au théâtre on est complices comme jamais autrement ailleurs…..
L’avantage du placement libre : l’égalité mais pas seulement…
Après sur le chemin du retour on a retrouvé notre voisine, une place porte son nom voisine et amie et comédienne chanteuse : Jenny Alpha, elle est morte il y a plus de dix ans déjà, elle avait été mariée à un poète, à presque cent ans nous étions allés, 
Boire un ti punch chez elle. Elle est morte peu de temps après la mort de sa sœur….
Le théâtre permet que se rejoignent les vivants et les morts 

Sur @Thread
Ah oui c’était magique cette interconnexion entre public et acteurs  auteur metteur en scène et toute l’équipe d’accueil du théâtre 14 pour la dernière des Bonnes. Tous les acteurs  petit rôle y compris Le laitier si hiératique seul et nu, m’a fait penser à celui de drôle de drame et à ma première fois du jeu d’un petit rôle… lui un laitier moi une morte….
et une porteuse de jarre mais cela faisait trois apparitions avec celle d’une mère de soldat, après bien-sûr Panope…. dans Phèdre 
…..je l’ai félicité
Je lui ai dit que tout metteur en scène très inspiré donne ensuite aux petits rôles si bien joués et assumés d’autres rôles plus grands au théâtre car ce n’est pas rien que de jouer un fantasme….












jeudi 21 mars 2024

Une famille

Une famille enfin réparée mais consciente sensible sans aucune démission face a ce qui longtemps était caricaturé (voir scène chez Ardisson) ou en eau stagnante comme « innommable ».

Une famille qui en arrive à Christine  et à Léonore… (photo)
ce film documentaire est à bien des moments une leçon de cinéma sans aucun « gras », artifice, c’est là, dit et discuté :
 -sur le couple qu’elle formait avec le père de Léonore des années après malgré tout c’est une renaissance.
 -avec son avocat quand sa belle mère a porté plainte contre elle pour atteinte à sa vie privée ….
Malgre les réactions bourgeoises et comment dire recroquevillées des grands-mères… L’une complète l’autre mais il demeure pas moins vrai qu’elle a
Fait comme elle a pu sa mère 
L’autre la belle mère avec son goût son bon goût de collectionneuse privée…sa compassion.
On voit dans ce grand appartement stasbourgeois un très grand format, un tableau d’art contemporain un canapé de cuir blanc l’œuvre marque de grandes traces noires et rouges sur fond blanc qui sont  comme en contradiction criante avec la propriétaire, mais pas avec ce qui se passe, se dit enfin….à l’instigation de Christine Angot. 
La propriétaire est assortie aux couleurs de son intérieur pantalon blanc pull léger ocre doré près du corps fin, quoiqu’agé, maquillée quotidien elle est coiffée, en carré blond vénitien, le plaid est assorti au pull….quel manque de vie! 
Il y a une autre conversation entre sa mère et elle qui en dit long sur leur attachement sur leur propension au bonheur d’où ces souvenirs filmés de la petite fille âgée de  moins de deux ans qui revient du boulanger… je n’en dit pas plus j’ai eu les larmes aux yeux car trois générations après, la conscience de Léonore  vis à vis de sa mère est comme l’œuvre de ce peintre coréen qui ne peint que des gouttes d’eau : lavée répararée par les larmes comme par les vagues de la mer sur les plages hors saison.
Merci infiniment. Moi aussi je me sens réparée. Les attouchements sexuels qui ne sont pas des viols sont à l’enfance (Christine Angot avait 13 ans….) au mieux du pire une congélation une hibernation quand dure le déni. 
La Mer chanson de Charles Trenet par Caetano Veloso



vendredi 15 mars 2024

Scandaleusement vôtre

Ce film n’est pas lourd, il est burlesque et le burlesque n’a pas de date sauf si l’on veut se délecter à recréer l’univers anglais pour s’y sentir mieux. Mais à bien y regarder et je l’ai toujours pensé les lettres sont un peu l’ancêtre des réseaux sociaux. Car les relations épistolaires pouvaient devenir comme un virus écrire tous les jours….et ne plus pouvoir s’arrêter !?

J’ai trouvé une critique du Monde à notre écho : « Pourquoi pas… »  tous les acteurs sont bons et surtout ils ne sont pas aux mensurations d’un milieu bobo européen : ils jouent, ils jurent, ils boxent …. Ils donnent des coups de boule. Ils écrivent, ils expulsent le trop de restrictions morales puritaines anglicanes  du début  du XX ème siècle, ils sortent des carcans du jeu murmurant de notre époque. Ce film nous a plu à tous les deux. 
Il est fictif comme tous les films tirés d’une histoire vraie.



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https://www.lemonde.fr/culture/article/2024/03/13/inspire-d-un-fait-reel-scandaleusement-votre-propose-une-plongee-dans-la-societe-anglaise-etriquee-du-xx-siecle_6221824_3246.html

Scandaleusement vôtre s’inspire d’un fait réel qui, dans les années 1920, secoua Littlehampton, petite ville balnéaire du sud de l’Angleterre : un flot de lettres anonymes et ordurières atterrissent sans discontinuer dans la boîte aux lettres d’Edith Swan (Olivia Colman), l’une des femmes les plus respectables du comté. Tous les regards se portent naturellement sur sa voisine, Rose Gooding (Jessie Buckley), une jeune veuve de mauvaise vie qui passe ses journées au pub, éduque seule sa fille et jure comme un charretier – en somme, la coupable idéale. Le différend entre voisines finit par secouer tout le quartier, qui se déchire entre partisans d’Edith et défenseurs de Rose.

Scandaleusement vôtre ausculte la respectabilité étriquée de la société anglaise du début du XXe siècle sur fond d’intrigue à énigme : menée par une policière récalcitrante, l’enquête finira par conduire à une résolution des plus surprenantes. La forme, elle, l’est un peu moins : tout se passe dans les clous du film à costumes, liquidant son stock de pittoresque british. Sa réalisatrice, Thea Sharrock, n’oublie pas de tordre son fait divers pour le faire coïncider avec les standards de l’époque : inexplicablement, la sororité finit par triompher de la haine de voisinage. Ni l’insolence naturelle d’une Jessie Buckley, ni la folie dans l’œil d’Olivia Colman ne parviennent à rehausser un film qui, tout en visant la satire, s’organise pour être parfaitement inoffensif.

jeudi 14 mars 2024

La vie de ma mère, le royaume de Kensuke

https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/sorties-de-films/le-royaume-de-kensuke-une-adaptation-animee-tres-reussie-du-roman-de-michael-morpurgo_6337369.html
Le royaume de Kensuke ce film n’est pas japonais mais 
Pays : Grande-Bretagne, Luxembourg, France

Je suis allée voir ce film à la projection scolaire c’est à dire en version française au Pathé Convention.
J’ai entendu l’animatrice dire aux tout-petits qui remettaient leurs gilets jaunes « oui moi aussi j’ai pleuré » alors j’ai regardé tous ces petits enfants que j’avais très peu entendus avant car ils étaient au Paradis et puis soudain ils ont senti combien c’était facile de tout détruire, d’arracher d’écraser. La vie face a la beauté l’amour la naïveté des petits ourangs outans si proches de notre espèce fait pleurer car on est maintenant tous vieux face a cet arrachement la beauté n’est qu’une estampe. Et pour s’en consoler les chiens joueurs et si constamment fidèles sont-ils aujourd’hui plus que jamais nos seuls amis….






La vie de ma mère 


Ah oui j’avais hâte et j’ai senti un partage avec les personnes présentes même si nous étions un peu clairsemées. C’est bien mieux de voir « les fous » de près car ils ne sont pas
Si différents de nous !?! Surtout quand ils sont interprétés par
d’aussi bonnes sensibles débordantes puis presque mutiques personnes. Les fleurs au temps des textos et des appels qui n’aboutissent pas sont indispensables. Et les fleuristes attentionnés aussi. À la chanson de Julien Clerc /Françoise Hardy : fais moi une place c’était déjà pas loin mais à la chanson de fin ma mère d’Arno j’ai ouvert les vannes les écluses et je me dis que j’aurais pu être cette mère là si j’avais eu un seul enfant et si mon compagnon son père était mort….j’ai beaucoup aimé le désir de sensualité le désir de se faire des copains des complices partout si facilement…d’être sensible à tout à la mer retrouvée et à son coucher de soleil. Les rôles autour sont très bien tenus aussi : l’associé, sa Mémé au fils, l’amie qui devient l’amoureuse… bref c’est un film réaliste et tendre c’est un film que je n’oublierai jamais. Et j’étais un peu triste de ne plus les voir dans l’écran et je suis donc restée jusqu’à la fin du générique. La fin je la souhaitais tellement qu’ils y sont arrivés. La fin m’a fait penser à cet autre film qui m’avait fait tant de bien Green Book, que je l’ai vu et revu à la télé et autant aimé au ciné qu’au petit écran.
Par contre ces affiches chargées de comment on doit voir le film avec les réactions les échelles de superlatifs c’est pas appétissant…
Surtout jeunes apprentis comédiens aux gens qui viennent vous féliciter après vous avoir vu dans un film ou sur scène au théâtre et qui ont quelquefois du mal à trouver leurs mots n’allez pas leur dire que vous n’étiez pas bien ou que vous étiez beaucoup mieux un autre soir etc… ces recettes là sont à échanger avec des psys ou des gens du métier….ne vous plaignez pas à ceux qui après vous avoir vu jouer vous arrivent les yeux brillants, ne blessez pas leurs rêves 😴

mardi 12 mars 2024

Le jeu de l’amour et du hasard

NOTE D'INTENTION DE FRÉDÉRIC CHERBOEUF, le metteur en scène

Jouer et mettre en scène Marivaux aujourd'hui, c'est allumer un feu d'artifice de questions : comment mettre en jeu des corps contemporains immergés dans la beauté, la rigueur et les difficultés de la langue du xviiie siècle ? Comment concilier sensualité et intelligence ? Comment relever le défi formel du verbe tout en s'interrogeant sur la façon dont ce texte questionne notreépoque ? Comment jouer avec amour mais sans respect ? Le jeu de l'Amour et du Hasard est une pièce à la modernité stupéfiante qui met en scène une promesse: celle d'une révolution

sensuelle et politique. Une réinvention de l'amour ! L'affranchissement des plus faibles germe dans le dernier acte : c'est le signe évidemment prémonitoire de la révolution de 1789 et de l'abolition des privilèges. Mais c'est pour nous, spectateurs d'aujourd'hui, le miroir d'une autre révolution portée par la jeunesse, une révolution sans conteste féminine et qui irrigue toutes les générations: celle de la redistribution des dominations sexuelles Ce souffle insurrectionnel qui est un souffle de vie, a été le moteur de notre travail

e moteur de notre travail

hes.

LE MOT DU LUCERNAIRE PAR BENOIT LAVIGNE, le directeur de la programmation théâtre du Lucernaire 

Le jeu de l'amour et du hasard par le collectif L’émeute a été mon coup de cœur du dernier Festival d'Avignon. Mis en scène aver délicatesse, virtuosité et folie par Fréderic Cherboeuf. le spectacle est magnifique. Il est empli de d’énergie, d'excentricité, d'humour et de sensibilité, on se plait à voir la passion amoureuse disséquée, chamboulée, moquée et idéalisée a la fois. On rit devant les quiproquos, les rebondissements, les malentendus tissés par Marivaux. On s'émerveille de la jeunesse et de la fougue des amants. On se détecte de a diablerie, des turpitudes imaginées par les protagonistes eux-mêmes.

On s'émeut devant la naïveté, la fragilité et la force des sentiments.

Écrite en 1730, Le Jeu de l'amour et du hasard est une des plus sublimes, célèbres et jouées des pièces de Marivaux. On y retrouve tout ce qui fait le génie de son théâtre : le travestissement, l'échange de rôles entre maitres et valets, son art machiavélique des intrigues, la beauté, la musicalité, le raffinement du langage. Mais surtout, l'auteur fait preuve d'une extrême modernité dans l'analyse des rapports humains. Il prône la liberté des coeurs, donne aux femmes le pouvoir de décider de leur vie, ce qui est pour l'époque une révolution en soi.

Il interroge au scalpel l'amour, nous montre ses mille et une facettes, questionne l'être et le paraitre, la condition des classes, le désir et l'envie avec intelligence et drôlerie.

Car Le Jeu de l'amour est du hasard est surtout une comédie. On s'y amuse follement et le spectacle nous entraine dans une folle journée déjantée, musicale, sensuelle où la fantaisie règne en maître. Les acteurs Frédéric ou Mathieu, Jérémie, Adib, Lucile, Dennis Justine ou Camille, tous issus du cours Florent, rivalisent de talent et nous emportent dar un tourbillon joyeux fantasque et enivrant..


À voir parce que c’est un partage. Tous les personnages sont en lumière il n’y a pas un seul défaut de rythme ;  dans le public les enfants les adultes n’en ont pas perdu une miette et n’avaient pas envie de remettre leurs masques en sortant…. Il faisait beau en sortant il ne pleuvait plus en sortant et on s’est refait la pièce après….autour d’une bolée de cidre ou d’un verre d’eau.
C’est prolongé jusqu’en juin c’est un Collectif ils s’appellent l’émeute ! 

Le jeu verbal de Michel Bernardy

https://www.jeuverbal.fr/
Voilà le blog passionnant de Michel Bernardy qui est décédé mais
qui enseignait au Conservatoire 
Passionné 
Ses élèves aimait ses cours pour apprendre à respirer déjà le texte 




Questions à... Michel Bernardy
par Alexie Lorca Lire, avril 2001
     Le jeu verbal ou Traité de diction à l'usage de l'honnête homme
Michel Bernardy L'Aube
210 pages.
Prix : 7,47 € / 49 FF.
( malheureusement le livre du jeu verbal est épuisé.  Vous ne le trouverez que d’occasion)


Qu'est-ce qu'un honnête homme?
M.B. Un être humain qui tend à s'humaniser davantage! En affinant notre relation au langage, par exemple, nous affinons ce qui nous compose. Nous nous bonifions. L'art, en général, aide à cette évolution. A son contact, nous devenons plus humains.
Quel enseignement un professeur de diction apporte- t-il à un comédien?
M.B. Il lui apprend à «respirer une phrase», à comprendre où elle va, à savoir où placer les césures, les silences. En résumé, à maîtriser et à prendre possession de la forme d'un texte.
Cela demeure subjectif. Un acteur interprète...
M.B. Je préfère dire qu'il incarne. Or, incarner un texte, c'est apprendre une nouvelle langue. Et il y a évidemment autant de langues différentes qu'il y a de textes différents. Un acteur est en quelque sorte un polyglotte pour qui la phrase est source d'inspiration. Aujourd'hui, on a trop tendance à minimiser la réalité et la puissance de la forme. Mettez face à face un jeune musicien et un jeune comédien. Le premier a une connaissance parfaite de la forme d'une partition. Il est capable d'analyser chaque phrase musicale, chaque silence, chaque rupture de rythme. Ce n'est malheureusement pas le cas de tous les jeunes comédiens...
Mais l'analyse d'un texte ne peut pas être objective...
M.B. Si, il y a des règles, comme en musique. Les compositeurs ne notent pas toutes leurs intentions sur une partition. C'est le travail d'analyse musicale qui permet aux musiciens de la comprendre. C'est pareil pour un texte. Prenez cette phrase: «J'ai rencontré un marchand de tapis chinois.» Qui est chinois? Le marchand ou les tapis? Il est évident que le contexte donne la réponse. Le phrasé est suggéré par l'auteur. Mais c'est au comédien de transmettre au spectateur le sens juste du texte. Ensuite, chaque interprète donne une nuance, une modulation qui lui est personnelle. Distribuer des césures dans un texte, c'est aller au-delà des mots. Il ne peut y avoir de liberté que s'il y a connaissance et contrainte. C'est un métier…..