samedi 21 octobre 2023

Killers of the Flower Moon



Ah quand je vous dis que ces vieux là sont magnifiques : Scorsese De Niro et et moi si j’osais je rajouterai Mick Jagger et Lily Gladstone ?! elle est jeune encore, si belle et voluptueuse de silence et n’a pas de diabète dans la vie !


Leonardo Di Caprio serait-il trop dans l’imitation sans douceur humour expérience de Robert de Niro. Je ne suis pas touchée il me rend insensible, il est pour moi a peine mais quand même dans la caricature on ne voit pas qui il interprète derrière le masque grimaçant sauf à la fin. Tout le film à partir des infiltrations enquêtes du FBI est de tous les moments un chef d’œuvre. Et Leonardo Di Caprio retire le masque.


Si vous n’avez pas FB vous n’aurez pas droit de lire tous ses textes uniques sur le cinéma de tous les temps à Jacques Jean Sicard. Ses livres aussi.

Juste vous mettre mon texte que je destinais bouteille à la mer au réalisateur devenu vieux paraît-il…

 Je voulais en plus remercier Martin Scorsese de rester humain conséquent et ainsi nous rapprocher tous par le fait du traitement médical,  des premiers soins anti diabétiques hors de prix à l’époque et qui le reviennent actuellement aux States pour les moins riches. Les diabétiques de par le monde font un nombre de spectateurs acquis par le personnage de Mollie Buckart. Ce film est hors compétition hors manipulation et les images s’impressionneront dans nos cuirs et dans nos cœurs. Merci infiniment. Grâce à vous le cinéma reste hors compétition de tous les prix.les États Unis fabriquent des pauvres par tous les moyens :mafieux, criminels pour garder leurs Milliardaires et par ricochets leur cinéma…
Et sinon vous avez le débat très intéressant du masque et la plume 
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-masque-et-la-plume/le-masque-et-la-plume-du-dimanche-22-octobre-2023-7794392

vendredi 20 octobre 2023

La Montagne cachée


CDN c’est par Là ! Centre Dramatique National, c’est par là, qu’il faut passer pour avoir une résidence quand on est une jeune ou moins jeune compagnie et bénéficier de subventions pour produire un projet. 
Mais revenons à notre Montagne Cachée au Théâtre de Chatillon en plein centre ville espace piétonnier.  on peut y manger acheter des livres boire un verre et discuter avec les artistes ou leur attachée de presse leur relation publique number one Noémie Guedj après le spectacle. La Cie des Dramaticules je les suis depuis 20 ans…
D’après René Daumal le Mont Analogue : roman d’Aventures Alpines, non Euclidiennes et symboliquement authentiques livre de chevet de Mitterand Patti Smith…
C’est aussi fort qu’au cinéma la nuit du chasseur ou au Cinéma le dernier film de Martin Scorsese : Killers of the Flower Moon
La Lune une sorte de Montagne longtemps cachée…

Oui j’ai vu ce spectacle « la Montagne cachée » créé à la MC Créteil ce jeudi 19 octobre 2023, j’ai vu leur
3 ème au Théâtre de Châtillon, le public était composé d’une classe de 5 ème et de divers autres, tous conquis et aussi attentionnés attentifs que mon compagnon, on est sortis de là, plein d’énergie d’envie d’en découdre avec la vie, la mort, le désespoir ; la preuve je n’ai pris aucune photo j’ai applaudi parlé avec tous, l’accueil de cette compagnie et de ce théâtre sont très très rares. Ajoutez une légende... « On ne s’est jamais échappé d’un ici et d’un maintenant. » Jorge Luis Borges









mercredi 11 octobre 2023

Le Règne animal

 Voir jamais plus ou jamais moins que le Règne animal comme chemin de traverse d’évacuation possible entre deux règnes en face à face c’est à dire en guerre larvée. Dans un monde paisible les animaux viendraient manger dans notre main et dormir dans notre cou sous nos cheveux longs….

Et nous pourrions écouter les bruits de la nuit y voir aussi sans lampe attachée à notre portable comme lorsqu’on voit les concerts au travers de ce petit écran pour déjà ranger à la poubelle après notre finitude la vie la rencontrer pour l’anticiper ou la différer et pour soit disant la partager avec des inconnus.
La communication par les mots seulement tue la rencontre lui fait perdre toute sa synesthésie. C’est comme une domestication une mise en esclavage…
Je divague mais j’ai aimé ce film et j’ai ri à bien des endroits de rupture entre les codes. Dont les codes de jeu, vouloir tuer l’autre a force de l’aimer…. « Tu viendras me voir quand je serais en centre, en prison, enfermé dans ma vie ? »
Le duo des deux acteurs est vertigineux voilà le Romain Duris et le rôle pour le jeune fils Kirsher qui frôlent l’idéale… échappée à deux, Père fils.
Nous étions dans une grande salle en fin d’après-midi le public était dense avec à côté de nous deux des spectateurs et pas un siège de libre….
Allez-y je vous le conseille car vous pourrez en rêver et ce film N’EST PAS TIRÉ D’UNE HISTOIRE VRAIE


samedi 7 octobre 2023

Une expo de rêves Bollywood Super Stars



Quand tu vois cette exposition au Musée Jacques Chirac du Quai Branly tu sais à quel point s’il reste encore des dieux sur terre que leurs ombres et leurs lumières sont impressionnées sur les pellicules puis sur les films numériques des films indiens de Bollywood et de toutes les cités du cinéma là-bas. Les indiens encore jusqu’à très récemment allaient jusqu’à 5 fois par semaines au cinéma. Les acteurs y sont des supers stars….
En bonne occidentale je n’avais été voir de l’Inde dans les années 70 que les films de Satyajit Ray influencé d’ailleurs par le cinéma occidental en noir et blanc.
Et bien plus tard j’avais, avec une amie une de mes amies Sophie, été voir un film de trois heures comédie drame musicale danse et tourbillons de figurants costumes chantant dansant quel dépaysement ! Mais nous avons pris des chemins différents l’une et l’autre. 
Quelquefois on se laisse comme des niches à étoiles à lucioles avec certains amis qu’on ne rouvre pas avant longtemps. 
Eh bien là cette semaine qu’avec notre nièce anglo-saxonne, j’ai retrouvé intacte l’exaltation d’une rencontre avec les contes, les mythologies, les fêtes populaires de tout un peuple.
Et ce musée est vraiment très beau les lumières les jardins je vais pouvoir y retourner souvent, les premiers pas sont derrière moi…
Ces voyages là, à travers le cinéma d’un pays m’ont toujours été comme des cartons d’invitation aux voyages à travers l’être et le néant et la joie et toute l’humanité pas à pas reconduite enluminée peinte photographiée puis filmée jouée dansée aimée. Les hommes indiens pleurent et les femmes dansent tourbillonnent dans les fumées révélées par les lumières des projecteurs, comme dans les scintillants regards des spectateurs, le cinéma y reste une boîte magique.  


mardi 3 octobre 2023

Les secrets de la Princesse de Cadignan

Les secrets de la princesse de Cadignan : Je suis allée voir le film d’Arielle Dombasle au Luminor, 20 rue du Temple, étant donné que c’était un peu loin et que les correspondances des métros sont de plus en plus espacées à cause des délais entre deux rames…. Je suis arrivée au Luminor avec plus de 10 mn de retard. Mais bon j’ai juste raté la participation d’Hippolyte Girardot et la première apparition des personnages principaux. Et les meilleurs me semblent-ils sont arrivés vers la fin. Michel Fau est la tout le long du récit en Honoré de Balzac comme le fantôme le plus vivant parmi ces morts vivants ; il donne écho et dimension au texte comme au théâtre mais la Comédie Humaine n’a pas donné lieu à toutes sortes d’adaptations pour rien. La petite salle (2) était au trois quart pleine. 

Cette histoire égrène un peu « les liaisons dangereuses » de cette femme devenue courtisane pour combler ses dettes.  
C’est vrai qu’il est beau Michel Fau dans ce rôle en costume et surtout quand il écrit au porte plume de sa main gauche comme s’il dessinait des idéogrammes. Le rythme est lancinant comme la langue, lyrique mais pas ampoulée
Il y a des passages très touchants, bouleversants non pas seulement de romantisme mais de bonheur incongru tangible après toute cette éducation sentimentale dont la princesse ne s’est jamais plainte. Elles jouent très bien les deux amies, La princesse et la marquise : Arielle Dombasle et Julie Depardieu. Les scènes d’Opera sont sensuelles et magnifiées et très bien chantées quand il le faut.
Je le reverrais ce film là, même si je n’avais jamais été séduite avant par les films de l’actrice chanteuse réalisatrice. Je dis séduite car c’est une séductrice dans toute sa démesure la Princesse de Cadignan…qui ainsi cache renfonce toutes ses plaies, dont sa mère….
Je crois aussi être un peu jalouse de ce tourbillon qu’elle peut s’offrir  avec Michel Fau dans ce rôle de Balzac car je n’ai aucune possibilité de rivaliser, et je ne suis pas non plus désireuse de m’infiltrer dans ces salons. cours d’influences. Même si elle est anachronisme et incongruité : « une créature »






Les critiques titres du Monde sont très sévères 

« Les Secrets de la princesse de Cadignan » : Arielle Dombasle s’offre un ego trip en costumes

L’actrice incarne le rôle-titre dans son

adaptation d’une nouvelle de Balzac qui ressemble surtout à un caprice de star.

dimanche 1 octobre 2023

Le songe (d’après le songe d’une nuit d’été) Gwenaël Morin à la Villette

Voilà c’est diamétralement opposé Gwenaël Morin et Michel Fau mais c’est la même exigence. En sortant du théâtre au bout de la ligne 7 avec ses coins sombres sur cette aire libre, tout cet espace culturel en un jardin avec aussi, le Pavillon Villette, avec des endroits mal indiqués pour la science la musique le sport,  les GPS empêchent de demander son chemin mais pas là-bas, là-bas t’es obligé, y a pas de coin de rue et les indicateurs sont d’un design illisible, la nuit…
Le pavillon Vilette est proche de la sortie Porte de Pantin 

J’ai écrit en sortant à l’ami qui m’a donné les deux places (une cousine avait débarqué à l’improviste). 
« C’était très vivant les acteurs généreux inventifs avec des singularités incroyables très physiques prenant tout l’espace de toutes les façons pas de décor que des accessoires primitifs et beaux. Un monsieur anglais à côté de nous m’a dit que je lui avais sauvé la pièce avec mes rires 😝 Il m’a demandé si je connaissais la pièce « oh que oui » mais c’est comme un bon James Bond on l’oublie pour mieux retrouver l’intrigue. »

Et à notre nièce j’ai écrit 
« Le théâtre où nous sommes allés c’était très bien exigeant physique avec un groupe de singuliers dans le jeu  même dans la voix Gwenaël Morin pas de décors mais des accessoires beaux justes et une prise de l’espace lieu maximum car la vie est un songe, tout est possible. »
Et si c’était le théâtre qui seulement pouvait être la Vie…. 
Ils ont travaillé longtemps c’est comme une deuxième nature d’eux mêmes quand ils vivent vibrent le texte. 

Ça s’est joué à Avignon dans un jardin j’ai même récupéré un morceau de verdure qui doit venir de là-bas, ah non ce ne sont que colliers de lierres, mais en plastique et tissus bien sûr….




samedi 30 septembre 2023

Théâtre : Piège pour un homme seul/ Cinéma : La fiancée du poète

Piège pour un homme seul 

« Alors raconte ? Tu nous avais promis de tout nous raconter et tu nous as rien dit ? »
Eh bien quoique très différent cela m’a fait un bien fou comme le film de Kaurismaki : les feuilles mortes. Car c’est une véritable histoire que de retourner dans les années 60 pour les 5 dernières minutes, avec le commissaire Bourrel « Mais bon sang, c’est bien sûr ! »  ce n’est plus Raymond Souplex mais  Régis Laspales, le commissaire lui de province, pour vérifier dans quel monde on est encore avec ses mensonges, ses coups de théâtre et pourtant on y est là à chercher : le loup dans la bergerie, le loir dans la théière sans trouver. Regis Laspales est tellement bien et tous les acteurs dont Sissi Duparc. Je ne connaissais pas Jackie Sardou(à la création)mais beaucoup mieux Pauline Carton quand elle s’énervait, c’est difficile pour les seconds rôles de rester inoubliables mais avec Michel Fau ils le sont et elle elle l’est :Sissi Duparc.
Michel Fau l’unique comédien « prodigieux »de ce pays comme dirait Arielle Dombasle, capable de laisser le jeu de face, en avant scène, à ses partenaires mais quand il se met au coin du décor on ne peut détourner le regard de son dos….
Il galope, se cogne, se fait mal pour de faux…c’est un danseur extraordinaire de plateau autant en habit rouge, [comme chantait Barbara et comme il était vêtu dans l’Apocalypse joyeuse] qu’en robe d’intérieur, en peignoir et toujours nu dans son jeu. Ses mains sont des oiseaux.




Tu dis que c’est mieux de voyager dans le passé que dans le futur ?
Regardes « cinq minutes » sur l’Ina l’épisode avec Gainsbourg tu oublies tout et tu te dis c’est lui ou c’est pas lui et bien à la Michodière c’est pareil tu cherches à savoir qui ment !? Quels sont les menteurs qui disent la vérité ?!  https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i11049336/serge-gainsbourg-comedien-pour-la-serie-les-cinq-dernieres-minutes
Car figurez-vous après le théâtre. on a discuté et notamment de la Vérité… la science…la religion on a eu envie de croire au progrès d’espérer….
Et moi j’ai ri bien fort comme j’aimerais embrasser plus souvent.  C’est quand on est précis et qu’on fait de la belle ouvrage que surgit une certaine poésie….Bravo à toute cette troupe au régisseur général qui joue même le flic de garde, un chuchoteur à l’oreille du commissaire.
« Si vous avez des amis et que vous leur conseillez de venir voir la pièce, ne leur révélez rien des 5 dernières minutes. »





Je l’ai revu une troisième fois et j’ai écouté sur France Inter qui ne parle pas encore cette fois de cette Re-création au Théâtre de la Michodière.
« Mourir pour des idées l’idée est excellente et j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue… » retrouver le théâtre quand cela est très bien joué  que le crescendo d’intensité ne baisse jamais qu’on est comme en suspends entre plusieurs vies toutes tracées et qu’est-ce qui fait qu’on en est arrivé là. L’art du théâtre bien loin de l’art de la guerre car vous  savez que selon certains pas les mêmes que les histrions oui, la guerre est un art. 
J’ai un besoin de devenir critique amoureuse que de fictions parce que là aussi on se dit c’est quand même pas possible que cela finisse comme cela cet homme enfant a été bien seul toute son enfance…[le mari interprété par Michel Fau : Monsieur Corban] mais sachez-le pour tous ce sont des rôles de composition et les armes sont chargées à blanc et quand ils viennent saluer c’est pour de faux même joué par Michel Fau. Le théâtre de la Michodière est un immense havre et je suis née au Havre, un immense havre de paix. Allez-y prenez un verre au bar quelques chips et des petits sablés Michel et Augustin vous serez heureux en sortant bien loins des pièges de la vraie vie pour l’homme toujours seul, sauf dans une salle de théâtre…

Le théâtre de la Michodière havre de paix et de créativité qui conjugue par le rire tous les temps de l’intrigue fiction policière et c’est tellement bien joué, mis en scène comme un opéra… et le monde n’est pas séparé entre bourreaux et victimes…. À force de les opposer de les poursuivre…. Rien ne passe en douceur mais la on rit et moi j’ai pleuré sur un enfant orphelin……
« Piège pour un homme seul » joué et mis en scène par Michel Fau
A un moment par le décor on semble ne pouvoir s’échapper que par le ciel , n’est-ce pas Monsieur le Curé, différent, plus jeune, mais aussi singulier que dans le film de Yolande Moreau : La fiancée du Poète où le curé est interprété par William Sheller. 


La fiancée du poète je vais poster là ma critique autant énamourée… trois jours après avoir vu le film 
🎦 🎥
Un film comme je les aime exactement, la fiancée du poète, de Yolande Moreau et j’aurais voulu partir avec eux dans la péniche et avec le cerf en ciment, les premiers ciments gris étaient aussi arts déco on en faisait des bancs, des balcons, des statues dans les jardins, on appelait cela du ciment armé…
J’ai adoré surtout Yolande et sa bande de branques mais aussi toutes ces poésies composées interprétées à brûle pourpoint qu’elle nous délivre. Auprès du cerf en ciment armé accompagnés par Yolande sa robe indienne et son ukulélé !
Il y a sa sœur : Anne Benoit, François Morel son beau-frère amoureux de toutes les femmes et fumeur de chichon, son neveu et comme locataires des chambres un dénommé Elvis, un Grégory Gadebois si sensuel et doux puis Sergio Lopez que j’aime beaucoup dans ce film, tous ces écharpés par la vie sont comme devenus riches de leurs seules expériences amoureuses et poétiques. Et il y a surtout William Sheller en curé improbable qui promène ses deux caniches blancs nains et aboyeurs. La vérité et le mensonge…la scène en cinéma muet puis la rupture avec la scène après le soit disant marche conclu entre artistes collectionneurs et faussaires. Quand ils partent in fine c’est sur une péniche sur la Meuse ils sont dans le brouillard mais en avancant à plusieurs on verra bien….








mardi 26 septembre 2023

Les feuilles mortes

https://www.ecranlarge.com/films/critique/1489612-les-feuilles-mortes-critique-beau-film-pas-voir




Les feuilles mortes de Aki Kaurismaki Si vous n’allez pas à ce film, allez voir au mois cet « écran large » qui le raconte un peu. Peut-on raconter un film qui vous fait le même effet qu’un film inoubliable de Charlot. Les lumières de la ville. Ou La vie est belle de Capra 
Oui deja parce que tout y est ombre et lumière parce que les comédiens ne jouent pas ils sont…. comme les animaux à l’écran présents lents vivants immortels. Ah son humour désespéré au « réal. », les dialogues quand ils se parlent, pas pour meubler…le silence la solitude la mélancolie le poids si encombrant annihilant du cadre de nos vies, même si l’extérieur n’arrive que par la radio, comme chez nous, mon chéri. Et la solidarité. 
Tout y est beau autant que la cité interdite sans plus un seul empereur. Les outils les décors que les arrières des usines décors industriels, les immenses pesanteurs des marteaux des masses des montagnes de sable gravier toujours à charrier déplacer rendent fou… même pas ils sont. Heureusement que l’on peut encore se réfugier au cinéma dans les grandes villes. Et quel cinéma. 
Les critiques du Masque et la Plume y étaient tous unanimes. Certaines femmes déclaraient que c’était leur palme d’or et qu’ils aimaient d’amour le réalisateur. Me too.
France Inter - "Cinéma - Faut-il aller voir "Last Dance", "Les Feuilles mortes", "La Petite", "Acide"… ?" sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-masque-et-la-plume/le-masque-et-la-plume-du-dimanche-24-septembre-2023-9434638 

mardi 19 septembre 2023

Le Grand Chariot

J’ai vu un très beau film le Grand Chariot hier où nous étions que trois dans la salle déjà Pascal n’était pas « chaud » il n’est pas venu ; et Philippe Garrel ? A ce propos
n’oublions pas de quelle génération cet auteur réalisateur est et de quelles œuvres il se reconnaît 
Sur Wikipedia il est écrit : « Tournant régulièrement, Philippe Garrel revient en 2023 avec Le Grand Chariot, un hommage à son père marionnettiste pour lequel il fait appel à ses trois enfants : Louis Garrel, Esther Garrel et Léna Garrel. Quelques semaines avant la sortie de cet opus, Mediapart dévoile une longue enquête consacrée au cinéaste. Plusieurs actrices, parmi lesquelles Anna Mouglalis et Clotilde Hesme, accusent ce dernier de "propositions sexuelles contre des rôles" et de "gestes et baisers non consentis". Si Philippe Garrel nie la majorité des faits, il présente ses excuses pour avoir "mal interprété" des "ressentis" et évoque une "remise en question". Aucune plainte n’a été déposée à ce jour. »
Et les acteurs étaient tous exceptionnels pour moi, d’autant plus, toujours plus Louis Garrel et Francine Bergé, pourquoi ne la voit-on pas plus !? Son âge peut-être !? Son jeu plus Théâtre ?! 
Ce film soit, parle du deuil de la fratrie, de la folie, de la filiation et aussi de la solidarité amicale. Entre « artistes » intermittents quelquefois une autre famille tolérante et qui recherche l’art de vivre et le respect de la folie individuelle dont tout ce qui se cache derrière la vieillesse et l’Alzheimer et cela n’existe nulle part ailleurs. Quand on est suivi en HP à Ste Anne ou pire aux départements psys d’hôpitaux régionaux peu de voisins collègues oserons aller vous voir…vous téléphoner (car il faut insister) et pourtant ce n’est pas contagieux….
Qu’est-ce qui peut être cause de cette autodestruction : la folie !? On ne trouvera peut-être jamais mais après l’isolement obligatoire c’est bien d’être là,  que famille,
amis  soient présents à la remontée pour réapprendre à vivre. 
Bon je m’égare ! Dans ce film il y a beaucoup d’espoir tangible.Je suis ressortie avec ma casquette mes esprits le sourire et l’amitié au bord des lèvres. Et puis c’est photographié comme pour de vrai mais comme chez Bergman. Et puis j’ai toujours adoré les marionnettes.
Aurélien Recoing est très bien comme tout le temps et partout Théâtre et Ciné mais je lui en ai voulu de mourir dans le film…j’avais mis mourrir comme si on pouvait mourir au moins plusieurs fois même si de plus en plus je pense que ça ne doit pas être si terrible de mourir. Surtout si on a des enfants et ou des amis pour savoir un peu où ira notre monde….
Ah comme c’est beau la mort de Francine Bergé.
Merci Monsieur Philippe…J’y retournerais avec des amis pour toujours défendre le désir de se reconstruire et surtout comme on l’entend à des coloriages ou à des habits pour nos poupées ….



lundi 11 septembre 2023

Les Herbes sèches, Rendez-vous à Tokyo, les Ombres persanes

https://www.lemonde.fr/culture/article/2023/07/12/les-herbes-seches-l-amere-anatolie-de-nuri-bilge-ceylan_6181665_3246.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D
 
Toutes les critiques sont cruelles mais si instructives sur notre façon de voir un film
Film de tous heures époustouflant qui raconte tout de la vie pour moi, les larmes sont restées rentrées et ma bouche ouverte pendant trois heures au bord de la beauté fugace fouillée et pour moi le personnage principal, je l’ai rencontré si fréquemment  dans mes rapports mes rencontres d’hommes que je ne l’ai pas jugé à aucun moment du film et l’ai assimilé a l’auto portrait de l’autorité artistique ou celle de professeurs managers divers …. La scène du cadeau est plusieurs
fois disséquée ré évoquée. Le personnage adulte féminin est lui sans failles. L’élève féminine est en devenir comme si les luttes de ses pairesses féminines avaient été comme une arrivée une poursuite des avancées sans retours en arrière sans « lassitude de l’espérance ». Malgré tout, l’ici et le maintenant sont tellement importants que le jugement s’il doit être,  est celui du bouquet de fleurs… sa réaction, comment le personnage adulte féminin reçoit le bouquet de fleurs…..Je pense à mes amies surtout allez voir ce film… les hommes eux risquent de ne pas se projeter…..sauf les Amis véritables




Rendez-vous à Tokyo 
Il faudra que j’y retourne absolument même si la vision de ce film pour moi s’est un peu sentie écrasée par la chaleur au ciné club Saint-Lambert. Je me suis endormie très peu de temps suffisamment pour ne pas voir l’ordre scrupuleux inverse de cette rencontre/séparation amoureuse entre deux personnages particulièrement proches et sensibles dans leur quête d’art de vivre d’art tout court et qui ne résistera pas aux accidents de la vie aux doutes trop bouleversants des chauds et froids. Les personnages secondaires sont très poétiques et fixent certaines scènes inoubliables. A la sortie on s’est retrouvés à plusieurs spectateurs dans la chaleur de la rue pour en parler. En fait j’ai cru que toutes les scènes étaient dans un désordre un mélange ou chacune chacun pouvait piocher son propre cheminement. Alors donc la fin n’est pas la fin….mais plutôt le début…





 Les Ombres persanes 
Ce film m’a donné le vertige était-ce le moment précis d’avoir longtemps marché pour en définitive m’être trompée de chemin puisque tous les lundis ma librairie préférée Au plaisir des yeux est close fermeture hebdomadaire le lundi journée des commerçants… le lundi mes parents étaient donc à l’appartement et moi je partais à l’école…,,
Bref en attendant la fin du monde comme me disait la jeune femme qui donnait les billets il y a deux jours  au St Lambert…. Faut-il mieux s’enfermer dans les salles obscures.
Je dirais après avoir vu cet excellent film de la première à la dernière image, mieux vaut épouser « la meilleure version de soi-même »….entre celle de soi amoureuse et celle de soi dépressive, bipolaire !
Les acteurs iraniens à mon avis et les cadreurs les éclairagistes personne ne peut rivaliser si ce n’est qu’avec les turcs. 
Ça y est il pleut….. sortir d’un tel film joue sur votre conscience. Les rôles de l’enfant et du vieillard y sont aussi très importants et qui sait à eux deux peuvent-ils changer le monde car ils ne peuvent se tromper sur leurs sentiments…. 


https://www.senscritique.com/film/les_ombres_persanes/critique/291983109

Critique de Samuel Douhaire Telerama réservé aux abonnés et je suis abonnée 2 TT

Publié le 19 juillet 2023 

Farzaneh, une jeune monitrice d’auto-école, est coincée dans un embouteillage à Téhéran quand elle croit apercevoir Jalal, son mari, monter dans un bus. Elle le prend en filature et finit par le voir entrer dans l’appartement d’une autre femme. Le soir même, Jalal se défend de tout adultère : à l’heure dite, il était en rendez-vous professionnel à l’extérieur de la ville. Il décide alors de se déplacer dans l’immeuble où Farzaneh l’accuse de s’être rendu. Sur place, il rencontre une femme qui est le sosie de son épouse…

Dans un cinéma iranien où, sous l’influence d’Asghar Farhadi, domine le réalisme social, Mani Haghighi fait œuvre à part. Après un polar labyrinthique à la David Lynch (Valley of Stars, 2016) et une farce criminelle dans le monde du cinéma (Pig, 2018), le réalisateur s’essaie au film noir hitchcockien sur le motif du double, prétexte à une sombre histoire d’amour et de manipulation. Avec la présence obsédante de la pluie, une photographie en clairs-obcurs proche de l’expressionnisme et une mise en scène qui joue habilement du hors-champ, il réussit plutôt son coup. L’intérêt et le charme du film doivent aussi beaucoup à l’interprétation à la fois subtile et intense de Taraneh Alidoosti et de Navid Mohammadzadeh (l’héroïne de Leïla et ses frères, et le trafiquant de drogue de La Loi de Téhéran, de Saeed Roustayi). C’est du côté du scénario que ça coince… On sait bien que, comme le poète anglais Samuel Coleridge l’a théorisé il y a deux siècles, la fiction doit bénéficier de « la suspension volontaire de l’incrédulité » de son lecteur, ou de son spectateur, face aux événements qu’elle raconte. Mais il faut vraiment être de bonne volonté pour accepter le postulat « énorme » sur lequel repose l’intrigue des Ombres persanes

jeudi 24 août 2023

Anatomie d’une chute

https://www.lemonde.fr/culture/article/2023/08/22/avec-justine-triet-filmer-pour-capturer-le-present_6186151_3246.html#xtor=AL-32280270-%5Bdefault%5D-%5Bios%5D
 Cet article met à jour le temps qu’il faut pour un tournage pour un montage pour diriger les comédiens les hystériques et les autres…..
Vu au Louxor par Frédérique Pierson : Anatomie d'une chute un film charnel avec une intelligence rare du cœur et de l'analyse  qui va droit au but sans ignorer la complexité du couple, dont la femme est le personnage fort et l'homme le personnage fragile , et ses dénis par intérêt, ses chemins tortueux, ses malentendus...
On appelle ça un chef d'œuvre . Il m'a emportée dans une traversée boulversante. 
Le personnage féminin, hors norme, est d'une vérité troublante voire dérangeante.
Si Sandra Hüller n'existait pas ,il faudrait l'inventer.
Merci et respect à Justine Triet!

Mon avis :
Anatomie d'une chute : Quel film y avait du monde aux salles CGR de Perigueux* et nous étions tous les deux plus proches que proches… oui car tous les clichés sont déconseillés pour aborder ce film les personnages sont profondément humains et comme disait Deleuze quand il pestait, fulminait contre la psychanalyse qui invite à l’inconscient que Papa Maman « mais il y a le Monde entier qui s’y immisce….. » « je ne crois pas a la réciprocité. »
Oui ça dure presque trois heures mais ça vit encore longtemps après….. un peu comme : scènes de la vie conjugale ?! Oui non il y a un enfant tellement mature….Il y a un chien et un sens du suspense de la rupture qui nous fait toucher du doigt tous nos préjugés…. ah je crois que c’est Jean Seberg qui dit dans « à bout de souffle » qu’il faut mieux….le procès est filmé joué comme dans les grands films de procès mais mieux avec toutes les couleurs de l’arc en ciel du jeu… je ne tarirais pas sur ce film d’éloges c’est comme si il était en moi dedans avant…..
J’aime bcp aller au cinéma à Perigueux ils ont un bar des boissons des glaces un tarif senior et sont très simplement sympathiques. Les bandes annonces publicitaires locales me rappellent celles qu’on voyait lors qu’enfant nous allions à Aulnay sous Bois au cinéma de quartier. 
Les salles ne sont pas immenses mais très bien aménagées on a même de la place pour mettre nos pieds….





samedi 15 juillet 2023

Un livre pour tous les comédiens d’un jour d’une saison ou pour toujours

Les amis d’ici et d’ailleurs Bertrand Anne Lydie Béatrice…. pour ceux qui s’y risquent sur scène s’y collent y reviennent y passent ou y restent je vous suggère de lire ce très « riche » livre d’entretiens de citations de mises au point sur le jeu le fau (!) le vrai….le faux donc. Il est d’Anouk Grinberg, j’aurais lu ça avant qui sait ? De toutes les façons….
Il y a des avis comme celui de Dominique Valadié qui parle et après son metteur en scène Alain Françon, qu’est-ce que la complicité entre un metteur en scène et un acteur. Avant la lecture du livre, j’aurais dit une compréhension des deux et un ressenti sur la même trame. 
Mais oui je crois à ce qu’on appprend à tout âge dans les livres :
vidéo non disponible ni

DANS LE CERVEAU DES COMÉDIENS -ANOUK GRINBERG

« Dans le puits sans fond du jeu »

P112 à 113
Anouk.– comment tu fais pour jouer quand tu ne sens rien ?
Corinne Masiero.–. Je joue que je ne sens rien. Il vaut mieux que ça ne vienne pas, et que ça soit sincère, plutôt que ça vienne habilement. Quand tu ne sais plus quoi faire, c’est là que le moment est bien, parce que le moment où tu es vrai, tu es souvent ridicule. Et ça c’est beau.
Anouk.– comment tu fais pour pleurer sur commande ?
Corinne Masiero.–Je ne peux pas te répondre, parce que je ne sais pas comment ça marche, mais ça marche. Parfois je pensais à Yannick Noah quand il avait gagné son match. Ça passait à la télé, j’étais toute seule chez ma mère, et voir cet homme se lever comme il a fait, ça m’a fait pleurer. Donc j’y repense et ça marche. Parfois, ça ne marche pas. Mais quand je pleure, ce n’est pas ma tristesse, ce n’est pas moi toute seule, on dirait que je suis un groupe. Ou un robinet.
Anouk.–C’est dur de te montrer ?
Corinne Masiero.–Oui ! Au théâtre, j’ai le trac jusqu’aux saluts. J’ai vraiment peur, et j’ai honte de cette peur. C’est une peur de base. Mais parfois, c’est simple comme là devant toi ou comme quand j’étais petite j’allais faire du vélo, on s’arrêtait , chez des gens que ma copine connaissait dans les vieilles fermes, il n’y avait pas la télé, tu arrivais c’était calme. Si la porte était ouverte, tu entendais un peu de bruit de dehors, on parlait tout bas. Les gens te disaient : vous voulez un café ? Voilà un café ! Tu te disais il faut faire quelque chose, il faut parler… Non il n’y a pas besoin de parler, il faut juste être là. Jouer ça peut ressembler à ça, c’est aussi des vacances, des vacances de réflexion.

Avec un enfant comédien Quentin P113 à
114
Anouk.–À ton avis, si tu joues que ta mère est morte. Est-ce que le chagrin dans ton cerveau est le même que si ta vraie mère mourait dans la vie ?
Quentin.–Oui, je pense, mais il y a deux parties dans ton cerveau. Il y a une partie qui sait que ta mère n’est pas morte. Quand tu joues tu éteins la vérité et quand c’est fini tu la rallumes.
Anouk.–Tu penses qu’il est content le cerveau d’être allumé/éteint, allumé/éteint ?
Quentin.–C’est un peu fait pour ça, le cerveau. Il est prêt à tout, non ?

P117 à 119 
Et maintenant je dirais comme Alain Françon :
 « Oui, jouer c’est un exercice d’altérité. Et c’est un éloge de l’hypersensible. On peut l’aborder par plein de biais. Le chemin intelligent qui va aider les acteurs, ce n’est pas l’intelligence, ni le commandement psychologique. Il y a des moyens techniques pour y arriver la matérialité d’un texte, sa ponctuation, les accents toniques, un mot qui se répète souvent, font peu à peu apparaître le courant sous-marin de la partition, sa structure, les émotions. Il faut aussi s’empêcher de faire des continuités psychologiques, aller d’instant, en instant sans mémoire, sans anticiper sur ce qu’il y a après, lâcher la rampe et laisser affleurer toutes les contradictions. Seulement là, on rend justice. Parfois dire à un acteur « marque les points ! » peut ouvrir des chemins. Moi je ne parle pas trop des sentiments pour ne pas encombrer les acteurs. Et en même temps on peut parler de tout c’est ouvert.
Anouk.–On est un peu somnambule ?
Alain Françon.–Plus les acteurs sont somnambules, plus ils sont éveillés.
Anouk.– alors, tu hypnotises ?
Alain Françon.–Non, je ne crois pas. On cherche ensemble l’évidence, et quand on la trouve, c’est qu’on a perdu pied.
Anouk.–Alors, toi, tu les aides à perdre pied ?
Alain Françon.–Le plus que je peux
Anouk, c’est drôle comme métier de faire perdre pied à des gens.
Alain  Françon .–l’endroit où ils vont, c’est le chemin où il n’y a plus de chemin. La grâce des acteurs c’est de faire une chose et son contraire faudrait toujours être dans le paradoxe.
Alain Françon.–Chez les bons acteurs, ce n’est ni vrai ni faux. C’est entre. C’est du jeu humainement expérimenté, mais il ne faut pas se mettre dans des états, il ne faut pas hystériser le jeu.
Alain Françon.–Oui. Je l’accompagne pendant une partie du voyage, mais à un moment il n’y a qu’eux qui peuvent aller plus loin. 

P120
Joël Pommerat, auteur et metteur en scène.–« Je cherche avec l’acteur un certain état de réalité–un mot compliqué, vraiment–, un état de réalité dans le sens physique, du terme, le plus concret qui soit. Rapport à l’instant présent, au temps qui passe un rapport à l’espace autour de soi et aux autres individus qui occupent cet espace […]
Quand un acteur est dans le présent, alors, il existe il y a de la présence, comme on dit. Il est présent. […] je cherche l’intime, je cherche à ce qu’il soit sur le plateau dans un moment de grande proximité et de laisser-être. C’est cela que je veux montrer au théâtre : un laisser-être ; je veux enlever sa maîtrise à l’acteur. Je le mets en situation de ne plus être un comédien arborant et usant de son savoir-faire, mais un acteur qui, par son travail, tente d’enlever, tout ce qui pourrait le protéger, le masquer et lui permettre de se cacher, de garder le contrôle de l’image de lui-même, une sorte de carapace. donc je dépouille l’acteur, je lui demande de se dessaisir du savoir-faire, et de chercher à être sur la scène  publique, dans la même situation que s’il était seul, sans avoir à composer pour le regard de l’autre. […] si vous assistiez à une séance de travail, vous m’entendriez dire les mêmes 10 mots pratiquement tout l’après-midi. Si vous reveniez un an plus tard, vous m’entendriez redire ces même mots. Or, ces mots, quels sont-ils ? Ce sont des mots qu’il faut reprendre comme pour la première fois, car c’est le travail de l’acteur de retourner à ses premières fois pour pouvoir être, ensuite, sur scène, comme pour la première fois. Ses mots, ses principes, les voici :  travailler à partir de soi. […] il ne doit pas se projeter à l’extérieur de lui-même, en imagination. Il doit parler et penser à partir de lui-même. Il doit s’approprier les mots du texte comme si ses mots étaient les siens, c’est-à-dire comme s’il en était lui-même, l’auteur. Sans distance. Il doit rester dans l’innocence de la représentation de ce qu’il va faire, à deux sa création, en aveugle, je dirais. »





samedi 1 juillet 2023

Ces titres de vie : Claude, Jean-Michel, Indiana, Adèle, Vincent, Greg, Nathalie et les autres anonymes …..



Certaines photos sont prétextes à être rejetées par l’intelligence des algorithmes,  ne respectant pas les critères communs de publication sur Blog.com …..aussi vais- je en mettre le moins possible…Et celles de Claude Degliame sont pour moi les plus belles je les « reposte ». Elles ont été ré-effacées. les vidéos elles sont résistantes.


Indiana Jones et le Cadran de la destinée 
« Je suis venue vous dire que je m’en vais ». Ce refrain me hante depuis que j’ai vu ce film, c’est comme si j’appréciais toute la saga depuis que j’avais vu cet ultime épisode. 
Nous étions ensemble à quatre dans la salle 4DX AVEC LES ENFANTS. 
Ils ont aimé dans la grande salle encore un peu clairsemée, on a applaudi avec quelques uns.
 À un moment les méchants hors bien sûr Mads Mikkelsen m’ont un peu soûlée mais pour tout le reste j’ai marché couru presque !
Extrait de la critique de l’Internaute « Avec seulement un regard, un mot, une posture, un bougonnement ou une supplique, Harrison Ford est bouleversant en héros vieillissant, dépassé, accablé et prisonnier de son passé, refusant de regarder vers le futur. Comme si l'acteur en profitait pour faire ses propres adieux aux spectateurs. »

Vu le film Élémentaire de chez Pixar avec le court métrage avant. Surtout comme le recommandait France-Inter on aura tout vu.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/on-aura-tout-vu/on-aura-tout-vu-du-samedi-24-juin-2023-7600461 allez le voir en version française avec Vincent Lacoste et Adèle Exarchopoulos. Ils en distillent un nectar léger drôle et passionné. Il y a bcp de bonnes choses sur les rencontres amoureuses qui soit disant ne peuvent pas se toucher….
Et sur l’assurance tranquille qu’il faut pour communiquer et l’empathie (voir l’anecdote avec l’éponge) ; sur qui sont les « migrants », après les « boat-people », le manque de confiance…. Lorsqu’on est seul, face à des parents valeureux Sur les ceux qui pleurent et les ceux qui ne pleurent pas. Des enfants devant nous ont dit « c’est trop bien » et derrière y a eu des applaudissements et vous savez les salles de ciné sont climatisées avec une glace on est comme ailleurs……comme si rien de « mal » pouvait arriver ….
Théâtre : Aglaë au LOKAL mise en scène de Jean-Michel Rabeux 
Ah comme c’est compliqué complexe les strates de la reconnaissance,  les hiérarchies les mises au ban mais lorsqu’on étudie un auteur il est bon de savoir regarder l’époque les contemporains. Pour rassembler les générations il faut de savantes recherches et de la philosophie….et bien voir ce qui est à voir. « On devient adulte quand on arrive à pardonner à ses parents » ai-je entendu dans une pièce hier….AglaëAu LOKAL (école Auvray-Nauroy)

Aglaë = Claude Degliame, cela m’a pas beaucoup plu, cela m’est entièrement entré au dedans.
Cela c’était hier comme si cela… gommait les barrières frontalières entre tous les temps, passé présent et avenir. La mise en scène est touchante vous allez me dire comment faire une mise en scène touchante…. À priori avec trois fois rien des néons brillants des tabourets une disposition de tabourets  des coins de salle proscenium le public est là pour respirer sentir être touché sur l’épaule par la comédienne si légère comme la nuisette soyeuse noire, les bas noirs, les bottines de Zerline pour les gars, noire sur peau blanche mate un peu. Quand elle passe son peignoir elle dit noir sur noir, c’est bien non? Et moi j’ai ri. C’est avec la comédienne qu’on fait surtout une mise en scène. La légèreté, l’élégance naturelle palpable quand la comédienne passe, s’asseoit boit un verre avec chacun ? Non avec le plus jeune des gars. Toute une vie de pute pute pute….. c’est du théâtre avec l’art brut de la vie et pour la légalisation de la prostitution un spectacle créé il y a 7 ans….comme j’ai dit au metteur en scène =Jean-Michel Rabeux je n’étais pas venue au Rond Point à cause que c’était le chaos dans ma vie ….. cela devait être complet ce soir mais c’est dommage que vous n’ayez pas réservé… En sortant j’ai dit c’est-y pas dommage qu’il n’y ait pas plus de gens qui voient cela, qui vont au théâtre. Prix du billet solidaire 5-10-15€ et avec : on offre un verre….,,je voulais dire que c’est un spectacle où l’on sent tout ce qui est joué, on ne voit pas seulement derrière une vitre d’aquarium, on est assis parmi tous et on sent tout.
Une critique complète sur l’origine du projet : 
https://www.humanite.fr/culture-et-savoirs/theatre/vivre-sa-vie-de-mauvais-genre-jusquau-bout-630874erhttps://www.rabeux.fr/le-lokal/le-lokal.htmlhttps://www.rabeux.fr/le-lokal/le-lokal.ihtml

Politique internationale 
Rubrique : IDÉES DU MONDE le 1er juillet 2023
*les émeutes urbaines se propagent et s’aggravent … « la colère des quartiers est politique, parce qu’elle relève d’une expérience partagée de la dépossession et de l’injustice » Fabien Truong sociologue professeur à l’université Paris VIII
Et p 3 : Mort de Nahël M 
À Aulnay sous bois où j’ai habité les 18 premières années toute ma jeunesse…« En 2005 j’étais sur le terrain, la plupart avaient entre 18 et 25 ans. Là, ce sont des gamins, à partir de 13 ou 14 ans. » Oussouf Siby conseiller municipal d’opposition (gauche).


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L’Afrique : dont l’histoire se réduirait à l’histoire de l’Europe sur ce continent…. 
Ne faudrait-il pas arrêter de rêver ! l’Afrique et enfin d’aborder la réalité de L’Afrique, la découvrir…. l’écouter la traduire dans ses différentes langues et expressions artistiques artisanales et non plus imaginer l’assèchement de la Méditerranée pour exploiter plus vite plus totalement ses richesses. 
Article du Monde du samedi 1er juillet 2023 

Extrait : Sous l’effet de la « double désillusion » des récents coups d’Etat en Afrique de l’Ouest et du chaos croissant provoqué par l’expansion du djihadisme, « les récits commencent à s’enténébrer », observe Elgas. Ce qui hâte le besoin de renouveler le regard sur l’Afrique, selon Anthony Mangeon. Le professeur se souvient des mots de celui dont il fut jadis l’assistant à Stanford, Valentin-Yves Mudimbe. « Il disait que le XIXe siècle a créé des catégories devenues comme des systèmes d’exploitation. Tant qu’on n’en changera pas, on ne comprendra pas. » Comme si, après avoir si longtemps inventé l’Afrique, l’Europe devait encore la découvrir.

La vraie vie…. De Greg GUILLOTIN :
Le Pire stagiaire de Jacky 
Et la vraie vie de sa mère ou plutôt celle de Nathalie FEYT  entre autres 

Le pire stagiaire Samuel et son ami Jacky agent matrimonial en Belgique 
Lien pour la version longue la préférée de tous non ?  https://youtu.be/UKQcJUj8Bjs


Ah si seulement l’humour belge pouvait faire un hors piste jusqu’en France, peut-être que les jeunes gens qui m’abordent dans la rue pour faire des selfies, les fans de Greg GUILLOTIN du Pire Stagiaire seraient des semeurs de musique,  car « tout est musique » et humour avant que où après que d’être tombé dans la révolte ultime forme du désespoir et de la violence contre soi. Car à cette violence là il y a toujours avec l’effet retard, un effet boomerang. «  Pas les écoles ! » C’est à ce moment que le copain du tireur de mortier a poussé son bras pour que le tir de mortier aille vers le ciel et non pas vers la mère, qui elle aussi s’était révoltée, j’aurais aimé avoir son courage et rajouter allez-y tirez aussi sur vos grand-mères et filmer…..tant que vous y êtes »
Il faut des lois bien faites, pour protéger les plus faibles, des plus forts 
et surtout il faudrait de l’écoute et des troupes comme au théâtre,  du désir, de la musique de l’art pour d’autres collectifs, une urgence : un match un récital pour donner un sens à leur vie. Faites en un rap du tonnerre et pas un feu qui est tout sauf de l’artifice et qui fait des dégâts..  

lundi 26 juin 2023

Le mariage de Figaro au Lucernaire pour la première fois

Au Théâtre du Lucernaire jusqu’au 20 août compris : Le Mariage de Figaro, les 2 distributions sont « trop bien » comme disent les enfants ! 
Bon j’ai un peu de mal à avancer sur mon blog on se disperse forcément à ces moments là: départ en vacances été chaud très tôt… et pour moi décider de ne pas aller cette année à Avignon.
Revenons à nos moutons, j’ai donc revu le Mariage de Figaro   avec l’autre distribution mais pas pour tous les rôles car Figaro, Bartholo : le docteur conseiller et jardinier saoul sous le balcon, et Basile (un dindon à lunettes) gardent eux leurs rôles. 
Je disais les deux distribs dans cette mise en scène sont incroyables car différentes mais aussi percutantes, rien de ce qu’ils font, de ce qu’ils disent nous est étranger, on capte tout, on rit, on pleure (pour moi au monologue de Marcelline sur son escabeau).
Donc c’est la première fois que je ne vois pas de meilleur interprète ici ou là, aux deux formules. Tous les ans les élèves de fin de promotion (2 années de cours) ont l’opportunité de jouer deux mois dans un vrai théâtre le LUCERNAIRE, un classique dans une adaptation de Philippe Person et une mise en scène à 4 mains avec Florence Le Corre et Philippe Person.
 Les singularités des acteurs sont tellement finement mises en valeur, qu’on se dit qu’ils sont tous à l’aise et brillants et transcendés et qu’ils feront quelque chose de leur vie d’artiste. On a applaudi hier malgré la chaleur, (salle climatisée) à tout, tout rompre, nous étions six avec deux enfants! 12 et 15 ans. Pascal a dit qu’il préférait cette deuxième version : mais nous étions mieux placés. N’arrivez pas dans les derniers c’est placement libre !
Comme c’est bien écrit, bien observé, les textes sont rassemblés, on n’a pas l’entièreté de la pièce mais rien d’essentiel ne nous est ôté et ainsi le texte, le propos, on l’entend à la loupe! Sans pour autant se sentir manipulé, nous le public, j’allais dire le peuple. 
Les décors sont d’une beauté transparente les lumières sont très belles et ingénieuses Merci Vincent Blot et Tom Bouchardon. 
Aux saluts on avait envie de danser,  d’aller avec eux sur scène pour que tout ce qui est de  « bien », dans la vie arrive, et à chacun « le luxe le calme et la volupté » l’humour et toute l’ingéniosité avec cette sincérité de Figaro pour communiquer, convaincre. Prendre sans arrêt une impasse celle de l’impatience manque de brio de folie de joie de danse et de fête. Liberté Égalité Fraternité….. c’est la quête !
Donc hier le dimanche 25/06/2023, c’était avec Jade Brun Suzanne, Marine Legros la comtesse, Franck Nguetsop Melaga le comte, Giulia Lisi Chérubin, Urielle Bourdelle Marcelline, Lauris Audat Bazile,(lui c’était le même avec toute la fluidité minérale et les lunettes qu’il fallait et le talentueux « In et Off » Jules Gardiennet dans les trois rôles docteur Bartholo, Antonio, Brid’oizon. Le rôle titre Figaro est tenu dans toutes les gammes de sa sincérité pour toutes les transformations par Mateo Demurtas.
Ils sont tous un peu transformistes de notre actualité.
Il y a déjà plusieurs distributions,  quelle somme de travail ! Le théâtre c’est artisanal,  avec tout ce qu’on est. Comme chez le bon pâtissier de Cyrano Ragueneau ! De la bonne poésie qui réveille toutes les saveurs.
Après  la première ….du 14/06/2023  j’ai écrit sur les réseaux FB et Insta. 
Quelle belle lumière énergie, jeu flamboyant pour une pièce qui n’est plus du Molière mais qui introduit presque du Marivaux. Comme c’est bien écrit… les lumières, la mise en scène poudroient puis comme une découverte nous indiquent la voix de l’art de vivre entre serveurs et maîtres et générations. Les lumières les musiques disent tout de l’essentiel de la vie et si c’était l’art : le meilleur de la vie les hommes des femmes tous et toutes sur un pied d’égalité comme quand on est amoureux parce que l’amour c’est chaque jour et ne laissons rien au hasard…..

Une de nos talentueuses artistes amateurs a écrit à propos de ce spectacle représentation du samedi 24/06/2023
Bonjour les amis
Hier j’étais au Lucernaire pour « Le Mariage de Figaro », je vous transmets ici quelques impressions qui j’espère vous donneront encore plus l’envie d’aller voir la pièce.
Intrigues amoureuses sur fond de réflexion sur la condition humaine. Beaumarchais y dénonce l’injustice des rapports entre maîtres et serviteurs de son époque et surtout celle envers la femme, objet de désir à la merci de la domination masculine.
L’intrigue est menée avec brio jusqu’à son dénouement heureux. Le mariage de Suzanne et Figaro aura lieu après maints quiproquos, rebondissements, révélations, ruptures et réconciliations enthousiastes.
Chansons et danses rythment le récit. Ça tourbillonne, ça virevolte, la salle est emportée dans un éblouissement de vie.
Les comédiens, époustouflants de jeunesse et d’énergie ont eu droit à une standing ovation.
Bravo à Florence LeCorre et Phllippe Person qui ont su révéler toute la modernité de cette pièce. 
AB
Les critiques pros
Les deux TT de Télérama c’est tiède et c’est un peu leur maximum d’inspire expire, car ils n’aiment qu’avoir pied dans la piscine….





lundi 12 juin 2023

Théâtre amateur au Lucernaire L’homme qui ? La visite, au dessus d’un nid de coucou Et allons tant mieux, tant mieux…..

Au cinéma je voulais vous conseiller deux films L’amour et les forêts pour voir avec tous les hommes que nous aimons : les jaloux, les opiniâtres, les pessimistes, les anarchistes, les règlos, les élégants avec humour et délicatesse ….et Le capitaine Volkonogov s’est échappé qui pour moi a atteint le sublime par le jeu des comédiens et aussi en atteignant ce point ultime de satiété … de la vie : qu’aller voir encore au cinéma après ce film là, sur ce point ultime comment mélanger le réel et la fiction quand face à l’insupportable,  on se jette à corps perdu dans la fiction, quitte à en mourir…..après cette mise en abîme …. Retrouver ces élèves là, ces apprentis perpétuels est un bonheur-du-jour à chaque jour…..

***Les photos ici ont été supprimées par l’édition de ce blog l'Intelligence Artificielle m'a dit un ami....

Nos deux spectacles de fin d’année 
Ne demandez pas à ces amateurs de devenir pros ils abimeraient le cristal  de leur passion, ne demandez pas à mon pâtissier de quartier d’être côté, il ne prendrait plus un soin si attentionné à chacun de ses clients. 
Ces amateurs comédiens ainsi,  prennent soin des leurs et fêtent avec joie les résultats de leurs enfants avant tout et continuent à aimer leur métier ou leur retraite. 
Dans ce lieu prêté, par l’un d’eux, la lumière était exceptionnelle…
Alors j’espère que vous lirez ce post jusqu au bout car si vous voulez les voir jouer au Lucernaire voilà voilà je ne crée pas d’événement car c’en n’est pas un, c’est dans la continuité de l’amour qui seul peut endiguer le mal. 

Les 6, 7 et 9 juin,
il y a notre spectacle de fin d’année auquel je tiens beaucoup au Lucernaire : L’homme qui la visite au dessus d’un nid de coucou
Les mardi mercredi vendredi 6, 7 et 9 à 20h30 réservation indispensable
reservationlhommequi@gmail.com



les 10 et 11,  à 20h30 
Allons tant mieux, tant mieux. Cet autre spectacle est moins abouti, ils ont voulu garder toutes leurs scènes pour le moment, mais ce groupe  réserve toujours des surprises
réservation obligatoire allonstantmieux@gmail.com

Voilà je vous vois tous là fatigués mais  en pleine forme..bientôt,  les VACANCES
La vie est belle m’a dit une vieille dame qui demandait à quelle heure les fraises arrivaient à « Nature en ville » et vous le disent aussi tous les sourires des enfants dans les squares…. Seul endroit gratuit de paix et surtout de mélange de générations de classes de goûts de couleurs…..de richesses… comme au théâtre, plus fort que la mort. 

Nathalie vous embrasse très fort
———————-——-———————-——-
Les deux spectacles se sont très bien passés pour seule preuve quelques photos de leurs coulisses des saluts et surtout des acteurs.

L’homme qui la visite au dessus d’un nid de coucous   Groupe de 20h tous les lundis 
Allons tant mieux, tant mieux ! groupe de 18h tous les lundis 

je ne rééditerai pas toutes les photos….l’imagination sera nôtre alliée sur ces articles 

John Cassavetes et Gena Rowlands 


lundi 22 mai 2023

2 spectacles théâtre et lecture : Maudite race humaine et Sarah Bernhardt Fan club



Maudite race humaine 
Je ne vais plus manger après les spectacles avant j’adorais cela comme une friandise dont on est addict mais dans ce lieu on peut aller boire un verre pour 3 € et parler avec tous c’est le nec plus ultra et après on est rentré avec Pascal et notre autre ami sur Paris (avant la sortie de concert de Metallica) notre ami Christian qui était là, il a bien aimé et ri, parce que c’est mieux d’aller manger tous les trois dans son quartier.… bobos on en a tous un peu, on peut être comme nomades entre les classes, les cibles, les « origines » se sentir bien avec les gens où qu’on aille….il faut mieux voyager à l’abordage des autres qu’aller en croisière tout autour de soi mais à travers le monde….
Quoiqu’en voyageant on peut se découvrir des passions comme acheter des animaux sauvages…. Cela je vous l’expliquerai après quant à la grande folle de Sarah Bernhardt au petit palais.. 
Paris ne va t’il devenir que pour moi un livre ouvert du Grand Paris St Denis et son Grand Stade et le  Petit Palais près du Grand et du pont des Invalides. 

« Deleuze nous dit que toute œuvre d’art se nourrit de la honte d’être un homme. Il est certain que Twain l’a ressentie aussi. Il nous confronte aux crimes atroces que nous perpétuons depuis la nuit des temps – contre nous-mêmes, contre la nature, contre les animaux. Et s’il le fait avec humour, son constat n’en est pas moins implacable.
Au cœur de notre déchéance, le sens moral, qui nous donnant conscience de faire le mal, n’a d’autre but précisément que de nous amener à le commettre. Le sens moral, la seule malédiction de cette maudite race humaine. »

https://www.lecoleauvraynauroy.fr/cette-maudite-race-humaine/
Ah j’ai omis de  vous dire que c’était la dernière de cette maudite race humaine.
A un moment je me suis dit que j’aurais voulu les voir jouer ensemble Michel Fau et Stéphane Auvray Nauroy, quelquefois entre amis comédiens il faut garder une zone infranchissable…
J’ai oublié de vous faire ressentir l’inéluctable l’inoubliable fin grâce aux lumières et à la métamorphose du corps cet instrument…. Stéphane j’ai
Pleuré
Puis applaudi





Sarah Bernhardt Fan Club 
Je suis allée voir une lecture à l’auditorium du Petit Palais qui s’intitulait Sarah Bernhardt Fan Club samedi dernier. Avec Bruno Blairet et Anna Mouglalis d’après « les mémoires de Sarah Bernhardt » de Marie Colombier (1883) et « Ma double vie » de Sarah Bernhardt… cela durait 1h 30 et 5 mn après le début on voyait déjà Bruno en Victor Hugo en parrain de la petite Sarah, et Anna en Sarah Bernhardt, de la petite fille qui rentrait au couvent à la grande Sarah qui allait à Londres en tournée et juste pour aussi acheter des lions n’en trouvant pas de jeunes elle se contenta d’un puma et d’un gros lézard auquel elle mis une laisse en or et le marchand lui fit cadeau de six caméléons…elle acheta plus tard un crocodile… frigide femme enfant préférant les animaux aux princes qui dans le fond étaient si mal élevés, eux….J’imaginais Sarah grande de la taille de ma grand-mère Marthe mais non…. Et de cette lecture douce j’aurais voulu en savoir plus, comme lorsqu’enfant on lit des histoires qui au lieu de vous endormir vous tiennent éveillée….. 


J’irais voir l’expo, il y a un autre spectacle de prévu en juin le 9 juin avec le Cabaret de Madame Arthur, en attendant….


Pour fêter l’exposition « Sarah Bernhardt, Et la femme créa la star », le Petit Palais et Dure Vie organisent une nocturne exceptionnelle et festive : Fais pas genre !

👀 Rendez-vous le vendredi 9 juin dès 19h pour (re)découvrir l’exposition, puis profiter d’une scène extérieure dans le jardin au cœur du musée jusqu’à 23h. 

Au programme : DJ sets, shows de Drag Kings, créations originales entre chant et comédie par le célèbre cabaret Madame Arthur, et drinks dans le jardin.

💥 Billetterie : https://www.billetterie-parismusees.paris.fr/selection/timeslotpass?productId=102065834528

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► Madame Arthur présente “Sarah Bernhardt” : une création originale et inédite autour de la Divine.

Cabaret-Club mythique de Pigalle, Madame Arthur est une véritable référence artistique de Paris. Ouvert en 1946, il était le premier cabaret travesti de Paris et a vu défiler des vedettes comme Serge Gainsbourg qui y a d’ailleurs fait ses premières armes. Il met aujourd’hui à l’honneur la musique en français que ce soit dans ses spectacles ou dans ses DJ sets. 
Pour cette nocturne, le cabaret met à l’honneur l’extravagance de Sarah Bernhardt et proposera trois créations originales entre chant et comédie, spécialement créées pour l’occasion. 
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► DJ Set : RAG (Barbi(e)turix)

DJ résidente et directrice artistique des événements Barbi(e)turix et WET FOR ME, RAG est l'une des plus fières représentantes de la scène électronique queer et lesbienne parisienne. Depuis 2004, elle s'associe à de nombreux scénographes, graphistes et musiciens pour organiser les soirées les plus inventives de la scène underground parisienne et collabore avec des artistes internationaux comme Ellen Allien, Miss Kittin, Red Axes ou Chloé. RAG est aussi programmatrice de la grande scène de la Gay Pride de Paris qui réunit près de 40 000 personnes sur la place de la République chaque année. 

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► Déambulation Drag Kings : Charlie d'Emilio & Lascar Wild

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INFOS

Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Avenue Winston-Churchill
75008 Paris
Tel : 01 53 43 40 00
www.petitpalais.paris.fr
Horaires : De 19h à 23h.
 Dernière entrée à 20h30 !








mercredi 17 mai 2023

FESTIVAL de Cannes ouverture et film Jeanne du Barry


À tout à l’heure sûrement à demain je n’ai plus de batterie ! ;-)))
À 00:11 j’ai écris sur FB : j’ai beaucoup aimé cette salle avec ces grands sièges où l’on peut s’allonger et même commander un verre (m’a expliqué une femme seule aussi qui attendait le bus après avec moi) j’avais une urgence : parler de ce film Jeanne du Barry, il dégage des ciels immenses dont les ceux avec les nuages sur les plus belles constructions humaines. Comment dire c’est de tous les temps les ceux qui aspirent à plus d’humanité et qui n’ont pas peur de faire face aux plus arrogants pas seulement aux plus convenus culs serrés, ils passeront. Les acteurs jouent large et sont délicats. Il y a là aussi de l’amitié pour toute une vie. Et la trahison de ceux qu’on a le plus aimé….. et forcément mal aimé jouer à aimer…. « C’est un beau film » n’arrêtait pas de dire ma comparse de la soirée. Le cinéma c’est comme l’amour quand c’est bien c’est très bien et quand c’est pas bien c’est bien quand même c’est George Cukor qui aurait dit cela a déclaré la jolie chanteuse actrice Chiara Mastroianni en cérémonie d’ouverture 
Une grande salle ouverte à tous les amoureux du cinéma eh bien c’est le cas…au Pathé Beaugrenelle salle DOLBY, 




In et off j’ai bcp aimé le film de Maiwenn, vive le cinéma. C’était un peu comme si on y était, la cérémonie d’ouverture puis le film dans la grande salle Beaugrenelle Dolby les sièges relax et un écran aussi grand qu’une belle plage de sable fin…. Le luxe l’art de vivre la meilleure technique doit être gratuite ouverte à tous les amoureux du cinéma eh bien c’est le cas…
J’ai beaucoup aimé, ce film montre avant tout à quel point chaque époque condamne aide et ouvre et referme les portes à tous ceux qu’ils avaient aimés admirés
pour se dissimuler dans la foule des indignés des résistants ou des collaborateurs délateurs et comme une vie dure longtemps attention on n’a pas le droit à la soit disante erreur faute de goût qui s’appelle vulgarité violence et qui en d’autres temps étaient ou seront convenables..,,,
ce film nous dévoile tout un pan de nous-mêmes de notre histoire à tous les temps passé présent ciel bleu ciel orageux et sur terres bassins bâtisses palais glacés…..à tous les modes conditionnels subjonctifs et selon toutes les émotions masquées et révélées entraînant l’adhésion…
que c’est bien d’être ensemble dans les meilleures conditions pour ensuite parler et puis être seule avec son film en prenant le bus….
Quel beau film on a applaudi et aussi quelques personnes se sont levées et sont partis après la cérémonie d’ouverture. 
Dans le public de Cannes il y avait MADS MIKKLESEN …aimer désirer sans comprendre sans établir de hiérarchies de stratégies c’est cela aimer, aussi….
Eh bien Maiwenn c’est Johnny Deep
Si je devais faire un casting idéal il y aurait Harvey Keitel et Mads Mikkelsen et aussi Gérard Depardieu….la démesure fait partie des artistes comédiens c'est même leur moelle épinière avec comme base l'imagination et l'observation.

lundi 15 mai 2023

Al Pacino sur Arte et au ciné : les gardiens de la Galaxie 3


https://www.arte.tv/fr/videos/100828-000-A/al-pacino-le-bronx-et-la-fureur/
Parlons Amérique Al Pacino et les gardiens de la Galaxie…. 
Al Pacino doc sur Arte exceptionnel, à la question. Après votre mort si Dieu existe qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ? 
- répétition demain à 15h !
Ah ce que j’ai ri

Les gardiens de la galaxie 3 -Marvel-

Et sinon pour retrouver toute notre capacité  glamour à rire, pleurer, être ému au Sanglot Long dans une grande salle et aux petits rires sourires complices quand le méchant est désintégré nous sommes allés voir les gardiens de la galaxie 3. 
Et pour une fois que le blaireau est un héros capable de résoudre des équations, capable de pleurer et de se venger de l’extrême bêtise violente….assasine perverse.
Et en plus l’histoire colonne vertébrale de cet épisode c’est l’amitié et la bonne musique… qui fait danser excuses à Pascal qui n’aime que la musique sans paroles et sans fonction comme celle de faire danser c’est déjà trop, pour lui. 
Bon ce n’est pas la même qualité d’image que pour le Principal, il y a tellement là d’effets spéciaux, mais même moi je ne m’y suis pas perdue…
Il y a quelque chose qui s’y passe dans ce film, l’intelligence érudite conduit à des déclinaisons perverses tandis que la bêtise ou plutôt ce que les IN appelle la bêtise (les IN = les intelligents soit disant érudits et possédant le pouvoir manipulateur culturel), l’intelligence érudite ne suffit absolument pas pour atteindre une société idéale, pour y tendre… 
Bref allez voir le film ou lisez l’idiot de Dostoïevski les deux ne sont pas irréconciliables 
Mes personnages préférés :
Le blaireau et ses premiers amis l’araignée-lapin : Sol, le morse, la fouine-hermine, tous trafiqués par soit disant l’intelligence du maître de l’évolution…
L’idiot 
le méchant abrupt, en fait le fils robot qui détruit tout sur son passage et après la mort de sa mère créatrice, devient gentil après s’être attaché à un doudou chien (si on peut dire)
La gardienne aux yeux noirs hypnotiseurs….
L’arbre 
La chienne russe….

C’est le dernier épisode, 

samedi 13 mai 2023

Voyage en Ataxie

D’abord tout d’abord j’avais eu un message de Stéphane Auvray me disant il y a déjà deux ans alors que j’étais en service fermé au service psychiatrique de Sarlat à compter à la fenêtre les voitures rouges puis en 2eme les bleues et bien loin derrière les vertes… je n’avais eu que le Covid attrapé a l’hosto après  la mort de ma mère, j’étais en phase mutique et puis après une semaine j’ai pu téléphoner et recevoir des appels. Gilles Roméo (pour moi) avait, selon Stéphane, une maladie dégénérative qui attaquait toutes les fonctions nerveuses d’équilibre d’élocution. Suite à cela deux ans après j’ai du rester dans le déni et encore après il y a eu le message de Sissi sur Insta. Depuis le temps que je cherche depuis la mort de Bruno du sida la mort de mon père puis le dernier récital de Bashung à la Cigale victime chauve sous son chapeau d’un cancer puis mon cancer et à mon tour victime chauve d’un cancer sous mon chapeau. Je suis gelée, fêlée depuis toujours et j’ai une voix de clochettes mais quand je ris au théâtre, on m’entend et quand j’applaudis … là quand j’applaudissais ça séchait les larmes voilà, depuis combien de temps je cherche « une porosité » digne et artistique entre les vivants et les morts… il n’y a qu’au théâtre et dans ce documentaire sur l’Adamant entre fous morts et vivants il y a qu’au théâtre avec ces clowns tragiques Grégoire Osterman y est magistral aussi. Dans le public il y avait cette grande comédienne Anne Alvaro. Allez y demain à 16h dernière au T2G  CDN 41 av des Grésillons à Gennevillers
Tant qu’ils sont sur scène ou en train de jouer de faire jouer d’écouter il ne peut rien leur arriver, il restent en vie sur scène quand ils saluent quand vous les applaudissez quand ils sont morts, ils se relèvent pour rire et saluer comme s'ils étaient en latex.
Je me suis dit en voyant Anne Alvaro que c’était la même grande dame du théâtre que celle au cinéma 
« du goût des autres ». Je ne sais si elle m’a reconnue mais moi oui car je suis aussi seulement « du goût des autres «  quand je surgis dans un CDN… mais c’est comme le IN vu le prix des places (pas cher) c’est bon à voir pour tous… la Célestine où l’apocalypse joyeuse dans la cour d’honneur. Là au Théâtre tant qu’on n’y est tous au théâtre personne n’y meurt pour de vrai et puis qui sait? les barrières socio-culturelles, on se les crée, pour ne pas les sauter…j’ai ri j’ai pleuré comme plus jamais..
18 € par personne une partie du prix réel des places est payée par l’état nos impôts faudra pas vous plaindre quand Madame Le Pen sera au pouvoir si cela se réduira comme une peau de chagrin.











Le principal au cinéma et au théâtre : Lorsque l’enfant paraît


J’ai beaucoup aimé ce film comment aider comment arrêter de tout le temps donner l’exemple comment arrêter de faire l’amitié avec une amie qu’est ce la différence entre l’amour et l’amitié….on ne fait pas face toujours aux conséquences, non ? J’ai vu ce film seule et depuis je me sens comme enveloppée d’une écharpe douce et compréhensive et d’avoir refixé les limites… Au cinéma Pathé Beaugrenelle nous n’étions que 4 dans la salle jeudi après midi. Il y a un nouveau projecteur qui projette mieux les contrastes, les lumières, le grain, j’avais l’impression d’être dehors sous les arbres avec les acteurs…. N’hésitez pas !Roschdy Zem et Yolande Moreau et Marina Hands etc…. sont fascinants… le jeune homme aussi, Jibril Bhira, et le frère Hedi Bouchenafa voir les critiques très bonnes… même du Figaro
Via Pierre Marlot privé sur FB

C’est lui Jibril Bihira 
Je cite tout l’article de Pierre Marlot même si je n’ai ps encore vu l’autre film par rapport au cinéma et même dans certains cours privés de théâtre voir même à la Comédie Française les « choses » ont changé 

Il y a quelque chose qui a changé, ces derniers temps au cinéma, quelque chose dans le jeu des acteurs. Et qui constitue la plus grande révolution dans le jeu depuis Brando d'un côté de l'Atlantique, et la Nouvelle Vague de l'autre et d'une toute autre manière. Une révolution qui passe aussi par le jeu des acteurs chez Pialat et que portait déjà, par exemple, quelqu'un comme Sandrine Bonnaire à ce moment-là et, plus tard, par un acteur comme Reda Kateb. Et puis c'est évidemment passé par le jeu des acteurs dans les séries de Netflix, par exemple avec Omar Sy dans Arsène Lupin. Je dis ça après avoir vu, cette semaine, Le Principal de Chad Chenouga et La Fille d'Albino Rodrigue de Christine Dory . Je dis ça en particulier à cause du jeu des adolescents dans les deux films : Djibril Bhira dans le Principal et Galeata  Bellugi dans la fille de... Il me semble qu'une bonne part de cette révolution vient de France. Comme souvent dans le cinéma, la révolution vient de France. Et elle vient aussi, surtout, d'une génération qui a grandi sous l'œil des caméras, du jour de la naissance à la maternité en passant par tous les âges de la vie. Et c'est intéressant aussi que tous les acteurs que j'ai cités portent des noms, et donc une culture, et donc un corps, et une âme, venus d'ailleurs - l'ailleurs d'où nous vient Sandrine Bonnaire, c'est un ailleurs de classe - être enfant de prolo dans le cinéma français, c'est  sans aucun doute un exil. Et cet exil d'où ils nous viennent, cet ailleurs, le courage et la force que ça demande, et la rage, et le désir, c'est ce qui permet - je crois - d'affirmer cette liberté sans la revendiquer. Dans la Nouvelle Vague, et chez Pialat, par exemple, la liberté est revendiquée et c'est -peut-être- ce qui l'empêche d'être absolument identifiée comme une liberté. Chez Djibril Bhira et Galeata Bellugi, cette liberté ne s'affiche plus, ne se revendique plus comme liberté, mais se laisse prendre, se laisse filmer. Et c'est tout le film qui irradie de cette liberté, jusque dans la mise en scène. Ces jeunes gens grandis sous le regard des caméras sont devenus, à nous, les "vieux" acteurs, nos professeurs. Et c'est à la fois totalement bouleversant et merveilleux. Merci à Djibril Bhira et Galeata Bellugi de donner à voir ce que vous êtes et à ouvrir ainsi de nouvelles voies de jeu libérées de toute école, de toute référence, à inviter chacun d'entre nous à être l'acteur qu'il est en liberté.

Lorsque l’enfant paraît 
À chaque fois que le théâtre me manque je retourne voir Michel Fau, pour ses ruptures de clown tragique quand il est de dos que l’acteur censé être son fils veut l’embrasser il es de dos se laisse faire et interrompt en est secouant comme s’il risquait quelque chose….
On me dit d’aller au théâtre mais c’est insuffisant c’est d’y retourner d’écrire de lire qu’il faut pour intégrer un dixième de l’élixir 
Là vous pourrez en plus y inviter vos amis vos voisins leur offrir des places pour leur anniversaire ils seront ravis et participeront au flot d’applaudissements aux rires aux conversations après sur la pièce sur les acteurs sur les passages préférés et ça s’emboîte avec l’époque, la politique… je me demande si André Roussin ne se dit pas : enfin des comédiens qui jouent toutes les nuances….de ma partition enfin un orchestre a ma juste mesure. J’étais fatiguée épuisée par une journée serrée de tournage où l’on se demande si on va arrêter de la refaire l’une ou l’autre scène selon l’angle de chacun pour chacun.
Je confirme au théâtre on se donne pour la grâce avec le temps des représentations ; au cinéma on vous prend quand on ne vous serre pas de trop près, trop mécaniquement… Là je vous jure c’était un plaisir de les voir, c’est de la dentelle gestuelle de la musique. Et je préfère tant cette entière distribution que la première. Tiens j’aimerais y retourner avec mes partenaires Greg Guillotin et David Reybier après leurs tournages priorités cela dure jusqu’en juin…