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vendredi 24 juin 2022

Le Secret

« Il faudrait bien après la saison prochaine que tu que vous  alliez voir le Cabaret : le Secret ça m’a rappelé nos soirées Scorpions chez Carmen ou les spectacles du Raincy en mieux différent dans la forme et surtout en profondeur liberté et volonté,  on n’en finira jamais de trouver des formes nouvelles adaptées à chacun chacune.  
A la rentrée Ça continuera dans un lieu interlope au Père Lachaise une fois par mois et à chaque fois diffèrent….,
En attendant le pire puisque soit disant on attend toujours  le pire…..
Là, c’était a l’Atelier pour une seule représentation dans les spectacles de fin de saison ; on y applaudissait quand on voulait,  on pouvait photographier filmer et à la pause les comédiens, avant, après leur spectacle, les chanteurs transformistes sortent avec nous et fument une cigarette….
Une jeune femme avalait le feu  sur le balcon extérieur pendant l’entracte, avant elle le laissait lui lécher le plat des bras,  puis des jambes comme épilatoire…
Fascines et vibrants nous étions empreints à la joie à un moment ils sont tous à leur tour vibrato, Barbara, une longue dame en noir et chantent… ou plutôt susurrent Barbara. 
Comme toi hier,  en chemise en lin,, tu étais une sorte de Monsieur Loyal, là  il y avait  un Monsieur Ka, qui annonçait les autres numéros et lui par contre, jouait chantait en duo…  au milieu de la troupe des portants à costumes, des accessoires, dans une lumière bleue qui semblait approfondir les ombres et les pénombres sous une pluie de paillettes Depuis le temps que cette forme résiduelle le cabaret erre…
Le plus innovant c’est que les saltimbanques sont là bien avant et déambulent dans l’espace réservé au public. A la pause et après ils restent avec le costume le maquillage les accessoires qu’ils se sont choisis pour rester eux mêmes le plus longtemps possible ainsi ils encrent notre mémoire photosensible…. On peut leur parler bien-sûr…….leur offrir une cibiche, une cigarette…..



Oh… et comme tu ne pouvais pas être là ni toi ni Florence car bien sûr  les élèves priment, J’ai donc filmé enregistré pour mémoire et partagé le tout sur You Tube


Si j’étais une cigarette 
Variété tous ensemble 
Le Secret vous embrasse 
Emporté par la foule 
La danse des 7 voiles : Salomé
Final farandole des canards eh oui !

Je vous embrasse 
Nathalie 


















jeudi 10 mars 2022

Le Théâtre de l’Œuvre : 2 spectacles- K de Buzzati avec Gregori Bacquet et DI(X)VIN(S) de et avec F-X Demaison

C’est enfin là au théâtre de l’Oeuvre que je vais passer ma soirée, enfin ! Seule, cette fois pour y voir les deux spectacles……j’aimais tant cet auteur Dino Buzzati « le désert des tartares » je sais qu’entendre sans que le jeu intervienne même quand c’est improvisé, propose une interprétation, s’ancre moins dans votre jardin secret, dans la mémoire, pour moi. Ce que je reconnais le mieux chez les gens : la voix les petits gestes….
Revenons à nos chers Jardin Cour… avant scene et fond de scène….je vous tiens au courant…. À tout à l’heure. Ce qui compte le plus c’est sortir parler échanger aimer…. a dit l’acteur à la fin de son spectacle il est là encore trois mercredi alors venez…. Son interprétation est un peu « classique » et « comédie » comme disent diront certains oui mais pas seulement… car il joue tous les rôles et vous pouvez y aller avec les enfants car c’est limpide  bien écrit et bien joué et cela vous importe et vous emporte ; comme a dit une ado qui accompagnait son père : « on serait bien encore resté…. » Vous savez quand on se dit,  c’est déjà fini !

Là, c’est la scène pour K, la scène d’avant la pièce le public est enfin là est encore là, et au bar le vieux chien de l’acteur Gandalphe, accueille tous les clients….



L’UBU le bar du théâtre si accueillant…avec Gandalphe le chien de Grégori Bacquet

————————————————
Comme dit si bien F-X Demaison écouter le silence dans un théâtre c’est écouter tous les acteurs disparus, tous sans exception même les petits rôles, il n’y a pas de hiérarchie tout là-haut, pas d’affiche, mais il y a cette sensation d’avoir tout donné…. Je n’aurais pas cru aimer me laisser prendre à son jeu, sa générosité à 360 degrés. Lui aussi fait tous les rôles, il danse comme un fou et fait des imitations en y mettant tout son corps et son cœur. Il n’aime pas les convenus, les conventions, les barrières entre le bon et le mauvais goût, les cases vulgarité qui occultent tout le reste, alors il en joue à la frise sur le fil et il a bien raison…Il parle de lui à dix ans allant voir au théâtre son premier super héros : Cyrano-Rostand, auteur acteur avec Belmondo ; du balcon… sûrement, comme il salue bien tous les spectateurs dans ce petit Théâtre, écrin à l’acoustique si fine, oui j’y ai joué un tout petit rôle une mère affolée parce que son fils partait à la guerre à la guerre d’Algérie… 
Il est si touchant dans les compositions de ses amis les catalans, les italiens, et les boxeurs…. Quand il parle des siens il a tellement de pudeur qu’il pourrait nous mettre après un éclat de rire la larme à l’œil. 
Le prétexte du spectacle d’égrener ainsi ses souvenirs, ce sont les meilleures bouteilles de vin de sa vie… il en choisit 10 et j’aurais du les noter… moi non plus comme toi F-X je n’ai pas réussi presque jamais moins que jamais à dire « Non, merci »  quand on me propose un apéritif Lillet ou un bon Duras, Bergerac… surtout en ce moment. 
La mise en scène est efficace jouissive, il y aura des choses, petites choses, qui vous plairont moins, sur l’instant un grand déplaisir pour moi à le voir imiter physiquement avec les gestes de tête, de bouche Serge Reggiani… pourquoi parce que moi, c’était un de mes acteurs chanteurs préférés et italien… « C’est moi c’est l’italien, est-ce qu’il y a quelqu’un….. ».
Mais surtout si bien sûr vos goûts votre vie est différente de celle de F-X Demaison vous ne vous ennuierez pas une seconde. 
Je me suis aperçue en allant voir ce spectacle de pourquoi j’ai voulu faire ce métier parce que je voulais comme lui que tous les spectateurs le temps du spectacle ou je jouais deviennent des amis…. Je sais ce n’est pas que cela le théâtre, c’est aussi déranger, faire sortir de ses gonds, ses préjugés de pensée, apprendre, partager, renouer avec la poésie, mais c’est aussi avant tout le plus souvent une demande à cru, d’amour…..
Ça fait du bien, Merci et Bravo !






vendredi 11 octobre 2013

Dame X dans le 18ème : waouh !!!!!!

SPECTACLE MUSICAL / durée 1h20


Écrit, composé et interprété

par Géraldine Bourgue

Cie Après-midi piscine Dame X

Mardi 22 octobre

à 21h15

au

Bab-Ilo

9 rue du Baigneur

75018 Paris

Dame X

Dans une forme de huis clos surprenant,

un personnage féminin, entouré de quelques machines

et d’un violon, livre sa solitude au regard du public.

Sous forme de courts textes, de chansons

et de boucles musicales, elle révèle, dans un style mordant

et obsessif, l’inspiration et l’expiration de son désir.

Concert théâtralisé, stand-up détourné,

Dame X navigue entre les genres (classique, electro, jazz,

poésie, slam) et explore des points d’articulation

entre écriture et composition musicale.

au Bab-Ilo

9 rue du Baigneur 75018 Paris

www.babilo.lautre.net

Mardi 24 septembre à 21h

Durée 1h20, à partir de 15 ans

Entrée libre, consommation requise

Réservations : 01 42 23 99 19

(à partir de 18h du mardi au dimanche)

Régie : Nicolas Piot

Assistanat : Malo Quefféllec

Crédit photo : Stéphanie Jayet

Dame X porte une robe et une jupe d’Alexis T
le spectacle le plus insolite depuis longtemps, un moment on est tellement décontenancée que l'on croit que c'est un spectacle des belges, ils osent plus mélanger les genres... que Nenni c'est Géraldine Bourgue et elle a tous les talents. Et celui car c'est un talent d'aimer les chiens...

dimanche 10 février 2013

Grand fracas issu de rien Pierre Guillois à la Maison de la Musique à Nanterre les 27 et 28/02 à 20h30

Grand fracas issu de rien, quel titre, ça vient tout droit de Bussang... comme le gros la vache et le mainate ce sera à Nanterre à la Maison de la Musique les 27 et 28 février à 20h30....
« Grand fracas issu de rien »

Oyez, oyez, gens de Bussang et d’ailleurs, esprits rêveurs, joueurs, amusés amoureux passionnés de la scène : les zouaves du Peuple ont engagé le combat. Bussang ousqu’est ? Dans les vallons vosgiens. L’histoire, quoi qu’est-ce ? Un « cabaret spectral », qu’on dit. Spectral, parce que spectaculaire et théâtral. Théâtral, car verbal. Un « Grand fracas issu de rien », qu’il s’intitule, le numéro. C’est à qui aura le dernier mot, le dernier geste. Pierre Guillois, le patron de cette grange à miracles, de ce théâtre de la variété au cœur de l’été, de ces bouffes vosgiens, a orchestré un joyeux fatras artistique dans l’esprit des as du cabaret, des malices foraines.

Sur la piste un Monsieur Loyal (Dominique Parent) en costume clair. Il a emprunté ses tournures alambiquées au bon Valère, le poète Novarina, un familier de l’acteur. Entre les quatre murs d’un petit poste qu’on penserait de télé, simplement projeté sur un tulle tendu en fond de scène, il entame les joyeusetés. Il est le mettre-mot de la cérémonie, un homme à chercher les points sur les « y » du gymnaste. Le gymnaste ? Diable ! Un athlète de la région (Younesse el-Hariri), aussi à l’aise aux agrès que Loyal au monologue. En artiste, il pratique l’arçon et les anneaux, file droit aux barres parallèles, se dresse, se hisse, s’empare de la diva (Sevan Manoukian) qui ne cesse de chanter, faisant la planche sur les épaules du bel homme. Lui prend à bras le corps ce que Loyal prend au pied de la lettre.

Un collègue à eux n’est ni corps à corps, ni mot à mot, il est plutôt du genre balle au bond : c’est le jongleur. Un habile homme (Adrien Mondot) qui a créé, grâce soit rendue à ses talents d’informaticien, l’ensemble des projections vidéo qui enchantent le spectacle. Un film pour accompagner la geste des acrobates et des phraseurs. Sur l’écran de toile fine, des pluies de lettres, des déluges de points, des dégelées de mots escortent les artistes. Rare : plutôt que de voir courir les uns et les autres après l’image, comme trop souvent, s’inquiéter d’être placé ci ou là, dans la zone de projection idoine, la « scénographie numérique », par les bons soins d’une technicienne (Claire Bardainne), suit chacun dans ses déplacements, dans ses humeurs.

À la conquête du crachoir
Car cette fable foraine, sorte d’allégorie de la lutte pour l’expression où une diva, des jongleurs, un expressionniste, un percussionniste et sa batterie d’arguments (Benjamin Sanz) se disputent le bout de gras, à la conquête du crachoir, est fondée sur l’exploration de la palette humoro-chromatique : joie, tristesse, colère… Au final, « tout va de guingois quand tu cours droit devant toi » – parole du discoureur, qu’on imaginerait volontiers d’ailleurs plus clownesque : un Loyal, un vrai ! N’empêche qu’il a raison, cette euphorie de cabaret – en un timing parfait : une heure et quelques dizaines de minutes et l’affaire est pliée – n’est pas loin d’avoir ni queue ni tête. Pas de suspens ; on espère un moment, pourtant. La diva zyeuterait-elle, folle de concupiscence, entre deux airs de Gounod et Purcell, l’athlète ? Le présentateur-Loyal en concevrait-il quelque jalousie ? Nenni. Les artistes sont des autistes, une « accumulation de solitudes » renchérit l’ami Guillois : soit, disons qu’ils excellent dans leur bulle.

On aimerait tant voir une histoire poindre… on en est pour nos frais. Exit le mélodrame (on réserve ça pour l’après midi ; voir le Brame des biches). Mais à couper ainsi la poire du cabaret en deux, ménageant la chèvre circassienne et le chou novarinesque, Pierre Guillois complique le spectacle. Si notre prologue athénien gardait son espièglerie de téléprésentateur rattrapé par son propre délire logorrhéique, perdant pied, noyé qu’il est dans son discours (un numéro de bravoure !), s’il trouvait la chaussure du Loyal à son pied, bref avec un brin moins de Novarina et un soupçon plus de suspens, ne serait-ce qu’une historiette, ce fracas issu de rien pourrait bien aller loin ! ¶

Cédric Enjalbert
Les Trois Coups

mercredi 14 novembre 2012

Myriam Boyer sur Rappels va interpréter Fréhel, 2 sacrées bonnes femmes...

MYRIAM BOYER
sur Rappels
Grande gueule, atypique, nécessaire. Myriam Boyer est une actrice à part : elle n’est jamais tombée dans la facilité. Pourtant, elle a toujours su rencontrer le public.
Après avoir joué plus de trois cent fois La Vie devant soi, elle reviendra bientôt pour nous raconter le destin passionné et fracassé de Fréhel.
Souriante, chaleureuse, elle pose sur le théâtre un regard sans concessions.
Rencontre avec une comédienne dont le théâtre a vraiment changé l’existence.
Rappels. Vous serez bientôt de retour sur les planches. Après avoir été une magnifique Madame Rosa, dans La Vie devant soi, (photo ci-contre) vous interprétez Fréhel. Cela a-t-il été facile à monter ?
J’ai fait tous les théâtres, et personne n’en voulait. On me disait : “Mais Fréhel, tout le monde s’en fout”… Mais La Vie devant soi, il y a dix ans qu’ils essayaient de la monter quand ils me l’ont apportée. Et il en a encore fallu deux de plus avant de pouvoir la monter. On m’a proposé cette pièce mais j’étais déjà sur le Blier (NDLR: Le Bruit des glaçons, film de Bertrand Blier et Désolé pour la moquette, pièce de Bertrand Blier au Théâtre Antoine) et j’ai dû décliner. Ce n’était pas le moment. Puis, après le film, je me suis dit : “Si ça n’a pas été monté, si ça n’a pas avancé, je la prends”. Parce que c’est ce que je voulais faire. On m’a répondu que personne ne connaissait Fréhel, que c’était vieux… Et quand je l’ai jouée en Avignon, les gens ont dit : “C’est formidable. C’est une sacré bonne femme”. Eh oui ! Elle a eu une vie tellement incroyable : son amour avec Maurice Chevalier qui lui avait promis de l’emmener sur la Riviera, la trahison avec Mistinguett. Là, c’est une grande histoire d’amour et une bonne femme étonnante. Qui s’est saccagée. C’est Amy Winehouse. Les deux ont bouffé la vie par les deux bouts. 
On sent que vous avez une affection particulière pour ce genre de personnage à fleur de peau. 
J’ai toujours aimé ces gens-là. Patrick Dewaere c’était mon pote, Philippe Léotard, c’était mon pote. Le problème, c’est que des gens comme ça font peur aujourd’hui. Ils font très très peur. Parce qu’on est dans le pognon. On ne mise plus sur des gens comme ça. Alors que je n’ai jamais vu Patrick planter quoi que ce soit. J’ai joué un paquet de fois Combat de nègre et de chiens de Koltès, mis en scène par Chéreau à Nanterre avec Léotard, et les gens se demandaient chaque soir s’il allait réussir à tenir jusqu’au bout de la représentation : il ne m’a jamais lâchée. Et des génies comme ça, sur scène, on ne les retrouve plus. C’est fini. Donc je les aime. Alors, les jouer… Maintenant, je peux me le permettre. 

Le théâtre, ce n’était pas une évidence pour vous ?
Ça ne peut pas. Je viens d’un milieu où ça ne peut pas être une évidence. J’y étais allée avec l’école, et encore… Ce monde-là, ce n’était pas accessible, pas envisageable. Ce n’est pas raisonnable. Il faut vraiment un accident de la vie pour que, tout d’un coup, ça devienne possible. Alors aujourd’hui, dans les milieux bourgeois, ça fait bien de dire “Mon fils est au cours Florent”, mais à l’époque, non. Heureusement pour moi, à l’époque, ça ne faisait pas bien, dans les milieux bourgeois, de dire: “Mon fils est au cours Florent”. Du coup, ça nous laissait plus d’entrées quand on ne venait de rien. Alors, même si elle n’avait rien contre, ça inquiétait quand même ma maman au début. Parce que je ramenais de l’argent avec mon travail. Mais grâce à mon accident, j’ai pu, pendant cinq mois, être payée et jouer. Et quand j’ai repris le travail, je faisais de la figuration, le soir.
Au début, j’ai dû faire les deux. Et à 18 ans, je me suis mariée avec Cornillac pour pouvoir venir à Paris. J’ai débarqué à la Maison des Jeunes de Montreuil, je payais cinq cents anciens francs, cinq francs, pour un petit déjeuner, et j’ai passé le concours de la Rue Blanche. J’ai appris une scène de Molière. Juste une scène. Je n’avais même pas lu le reste de la pièce. 

Vous racontez ça avec le sourire, pourtant, ça n’a pas l’air très confortable ou joyeux comme période ?
C’est miraculeux. Tout était dur, d’accord. Je ne savais pas de quoi serait fait le lendemain, j’étais enceinte très jeune, mais tout était tellement incroyable que je m’en foutais. Après, j’allais gagner ma vie à la télévision où on était payé à la ligne. C’était un grand couloir, aux Buttes Chaumont, et ça s’appelait le couloir de la honte. Parce que c’était difficile. Les comédiens faisaient la queue devant chaque bureau et on était reçu, plus ou moins bien selon qu’on était une jeune fille mignonne ou pas, par le troisième assistant. Mais à côté de ça, je fréquentais des gens incroyables, alors ça m’allait. 

Vous aviez déjà conscience, à cet âge, de l’importance et de l’intelligence de ces gens ? 
J’aimais la vie. Je ne pigeais pas tout. Mon mari lisait Artaud, et entre deux biberons et la vaisselle, j’essayais de lire mais je reposais le bouquin en me disant: “Ma pauvre conne, oublie tout de suite, fais tes cachets à la télé”. Je me sentais larguée. Mais en même temps, j’étais nourrie de leurs discussions. Je ne m’en rendais pas compte mais j’entendais. C’est de là que vient, je pense, ma façon de travailler. Mon exigence. J’aime les auteurs. Je suis une des rares à avoir joué autant de créations. J’ai créé Koltès ou Laurent Gaudé. Et je suis sûre que si une gamine, aujourd’hui, veut commencer ce métier, si elle n’est pas attirée que par les paillettes, qu’elle est un peu branchée théâtre, elle se doit de dire: “C’est une carrière comme ça, que j’aimerais”. Je suis fière de mon parcours. C’est formidable de pouvoir regarder derrière et de se dire ça. Même si j’ai, plusieurs fois, pensé que ça s’arrêtait, parce que c’est évidemment moins simple quand on ne va pas vers la facilité ou le putassier. Aujourd’hui encore, il m’arrive de rester deux ans sans rien avoir. Mais quand je me lance, rien ne m’arrête.

“Je suis là pour défendre les artistes. 

Quand votre fils Clovis naît, que vous devez quitter la Rue Blanche alors que vous venez à peine d’y entrer, vous demandez-vous si vous n’allez pas reprendre la dactylo ? 
Jamais. Du jour où j’ai mis les pieds dans le théâtre, j’ai su que je n’en sortirais pas. Même si c’était dur, même si j’ai eu de grandes périodes de détresse, je n’ai jamais envisagé autre chose. Pourtant, toute ma carrière a été compliquée. Dans les années 70, ça allait. Mais dix ans plus tard, les castings sont arrivés et ça, ça n’était pas pour moi. Même aujourd’hui, j’ai du mal avec les essais. J’en ai passé un, sur les huit dernières années, et ça n’a pas marché. Mais j’ai fait ma vie comme je la voulais. Je me suis remariée avec John Berry et on a vécu aux Etats-Unis. Je n’ai pas travaillé là-bas, mais je m’en foutais, j’étais amoureuse. Et du coup, je ne faisais que des choses qui me plaisaient, en France. C’est comme ça que j’ai tourné Série noire. Il n’y avait pas de sous, et ça a été pour moi. S’il y avait eu des financements, ç’aurait été quelqu’un d’autre. Je n’ai jamais eu droit au tapis rouge. Derrière Combat de nègre et de chiens : quatre ans sans théâtre. Et quand j’y reviens, c’est parce que l’assistant de Chéreau monte quelque chose. Heureusement que j’ai eu la télé. 

Vous avez refusé beaucoup de choses ?
On me dit que j’en refuse plus que je ne crois. Mais parfois, je n’ai même pas l’impression qu’on me les a proposées. Quand c’est des merdes, je n’ai pas le sentiment de refuser. C’est trop évident que je ne vais pas le faire. Je ne me rends pas compte que je dis non. Et je n’ai aucun regret. Je n’ai rien raté. La vie est importante et j’ai eu une belle vie. Ce n’est pas parce que je joue que je vis. Je n’y vais que si c’est beau, que si ça raconte quelque chose. Il faut que je défende quelque chose d’humain. 

Vous êtes très proche des auteurs. Qu’est-ce qui vous attire chez eux ? 
Avant les idées, les mots. Au théâtre, on ressent souvent quelque chose d’assez merveilleux. Quand vous rentrez dans le texte, quand vous le possédez, il pourrait presque jaillir tout seul. Il y a quelque chose que vous avez compris. Koltès a une musique, par exemple. C’est assez fascinant de s’en rendre compte. Le théâtre offre la possibilité, parce qu’il donne le temps et qu’il creuse, de trouver la profondeur des choses… On trouve des virages. Personne ne les voit, personne ne les entend, mais finalement ça résonne quand même. C’est ça, le théâtre.

Entre votre départ, en 68, de l’école de la Rue Blanche et le Koltès en 1982, vous ne jouez pas au théâtre, sauf quelques rôles de figuration. Ça ne vous manque pas ?
Je pensais que je ne ferais pas de théâtre. J’ai fait de belles choses, de jolis films d’auteur, mais pas de théâtre. J’avais débuté avec des gens, et je ne comprenais rien à ce qu’ils faisaient. C’était des théâtreux. Et c’est péjoratif, quand je dis ça. Ce sont des gens qui se complaisent à compliquer les choses pour se donner des airs plus intelligents. Moi, je trouve qu’il faut amener les textes au public comme si ça coulait de source. Quand on arrive à faire de quelque chose de compliqué un truc évident et léger, j’adore. Quand on est dans la complication de la complication, je fuis. Je ne suis pas une intellectuelle, alors quand je tombe sur des tordus, je m’en vais. J’aime travailler simple et accessible. Sinon je suis malheureuse et ce n’est pas ma place.

Je trouve qu'il faut amener les textes au public
comme si ça coulait de source
.

 
Qu’est-ce qu’une bonne pièce, selon vous ?
C’est quand on nous apporte quelque chose qu’on ne connaît pas encore, quelque chose de nouveau. Quand on rentre chez soi différent de ce qu’on était quand on est arrivé. Soit parce qu’on a bien rigolé, soit parce qu’on a entendu quelque chose. Même une seule phrase. Il y a encore de bonnes pièces aujourd’hui, mais il y en a d’autres, qui se montent, dont on se dit : c’est dommage. Et pour les comédiens, c’est pareil… je trouve qu’on leur a monté la tête d’une drôle de façon. 

C’est-à-dire ?
Quand j’ai fait partie des jurys des écoles, je me suis rendu compte qu’ils ont une intelligence des textes que, moi, je n’ai jamais eue mais qu’ils sont déjà un peu formatés. Et le problème, c’est qu’ils se sont formatés tout seuls. Ils ont tout vu. Ils ont trop zappé. Ils ont trop fait d’arrêts sur image. Ils ne se rendent pas compte qu’ils ont perdu leur créativité. Ils ont perdu l’instinct. Il faudrait parfois casser tout ça. Il faudrait aller chercher quelque chose de plus personnel. Mais c’est difficile de l’être et de le faire dans notre époque. Il faut avoir la patience de se découvrir soi-même. On ne leur laisse pas le temps. Moi, j’ai eu la chance de découvrir des choses en les jouant. Chéreau dit toujours qu’un acteur, si tu le laisses faire, va directement aller au sommet de la montagne mais par le plus simple. Alors que, parfois, c’est bien aussi d’aller chercher le contresens. D’arriver au sommet par un autre chemin. Il faut chercher. 

C’est compliqué le théâtre aujourd’hui ?
Oui, c’est délicat. Délicat d’être une femme, déjà. Il n’y a pas l’équivalent de Robert Hirsch ou de Michel Bouquet. On ne monte pas des grands projets avec des femmes. Pourtant, il y en a. Mais on préfère mettre des comiques que des pièces de théâtre. Avant, c’était des maisons de la danse. En fait, on va de plus en plus vers la facilité. Il y a beaucoup de merdes aujourd’hui, et j’ai peur qu’on s’y habitue. Et puis, il n’y a pas de passerelle entre le public et le privé. Moi, le subventionné me boude. Il m’a tourné le dos. Et ça, ça me fait de la peine. Mais il faut se battre pour y arriver. Les théâtres ont peur de ce que je fais. C’est pour ça que je suis passée par Avignon. Pour donner sa chance à ce projet. Il faut faire confiance aux gens, au public. On est de moins en moins avec les artistes. C’est dommage. C’est pour ça que, moi, je suis aux Molières, à la SACD. Pour les défendre. Pour les faire entendre.

Propos recueillis par Nicolas Roux

mardi 25 mai 2010

Michel Fau en revue au Rond-Point à partir du 28 mai 2010 | Sceneweb

 Je n'ai rien envie de raconter des années difficiles de Michel Fau ou de notre amitié quand je copiais des textes de chanson au magnétophone ou en remettant le disque pour qu'il les donne à travailler à ses élèves pour ses cours de théâtre, chez Florent... Ses élèves l'adorent...
Michel Fau voilà des siècles qu'il s'est battu pour le Panache et la dignité de l'acteur alors, je sais je n'ai pas encore vu le spectacle et les premières ne sont pas les dernières et Michel Fau est un être humain, mais n'en déplaise au critique, si Michel Fau est "boudiné et tremblotant..." (on rêve) c'est que c'est le jeu, c'est le personnage, comme ils disent... c'est "le pathétique", faut lire le titre de la Revue... jusqu'au bout c'est Michel Simon, Gérard Depardieu et Beth Ditto en dimension et énergie dimensions bien-sûr au sens figuré...
 sur scène web  : Stéphane Capron
"Quelques années après son compère Olivier Py, Michel Fau se lance lui aussi dans le cabaret. Si Olivier Py avait créé un personnage (Miss Knife), Michel Fau présente lui une galerie de portraits d’artistes de revue.  « J’aime beaucoup la revue, le music-hall explique Michel Fau. Autrefois des acteurs comme Michel Simon ou Arletty étaient aussi des meneurs de revue. Michel Simon pouvait jouer Pirandello et enchaîner sur un spectacle de revue. J’aime beaucoup ça. Et je regrette que cela se soit perdu aujourd’hui où le genre de la revue est plutôt méprisé. Moi je veux évoquer Georgette Lemaire, Betty Mars, Dalida… » Accompagné de deux danseurs (Joël Lancelot et Delphine Beaulieu), Michel Fau enchaine les chansons dans des registres assez divers, de la chanson d’amour, à la chanson kitch en passant par la parodie. Le cabaret, c’est exigeant, fatigant, et d’ailleurs Michel Fau de lancer à la fin du spectacle « J’aurais du monter un texte de Sara Kane en imperméable, avec une projection vidéo ! ». C’est vrai qu’on le sent se battre sur scène. Lors des premières chansons il est tremblotant et ce n’est pas seulement parce qu’il incarne une vieille chanteuse de cabaret – entre Jacqueline Maillan et Régine – boudinée dans une robe en lamé. Gageons qu’avec le temps il réussisse à emmener sa revue vers la perfection.
Mais son spectacle recèle déjà de grands moments de jouissance, comme cette version de  « Il y a quelqu’un qui m’a dit » de Carla Bruni-Sarkozy. Michel Fau arrive en diva soprano dans une énorme robe fuschia. Au premier couplet on ne comprend pas qu’il s’agit du tube de la « première dame de France » et dès le premier refrain c’est l’extase. Dans une souffrance insoutenable, Michel Fau va chercher la note, et imite parfaitement les mimiques des chanteuses lyriques jusque dans le salut. C’est plus que drôle, c’est de la grande composition d’acteur.

Michel Fau aime se déshabiller, on le sait, alors il nous gratifie d’un strip-tease hilarant. Quelques minutes après que sa danseuse ait parfaitement exécuté le sien sur « La vie en rose » dans une version japonaise, Michel Fau lui se prend les pieds dans une autre version celle Dalida, du grand burlesque. « Il y a une dimension tragique chez Dalida qui me touche énormément. Trois des hommes de sa vie se sont suicidés, par exemple. D’une certaine manière, je suis un passéiste, un nostalgique. » Car c’est vrai il y a de la nostalgie dans cette revue et aussi des hommages à des périodes disparues, comme ces grands shows télévisés des années 70, les Maritie et Gilbert Carpentier, ou les émissions de Guy Lux. Michel Fau se lance dans une chorégraphie en short à paillettes moulant, genre B Devotion de Sheila. « Le cliché me fascine. Le kitsch me fascine. On me dit souvent que je joue au deuxième degré. Mais c’est faux je suis toujours au premier degré ». Il nous fait entendre « les plus belles chansons française » comme « Je ne fais que des bêtises » de Sandrine Paturel, ou « Je t’aime » de Lara Fabian. Et tout cela avec beaucoup de bonheur et de générosité. Michel Fau termine sa revue dans un costume croisé noir, une croix sur son torse nu (Dieu n’est jamais loin), et parle d’amour. Il est touchant et conclut une saison riche commencée avec « Les enfants de Saturne » d’Olivier Py où il se déshabillait dans une cabine téléphonique…"

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr



L’impardonnable revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau

mise en scène Emmanuel Daumas

avec Michel Fau

danseurs Joel Lancelot

Delphine Beaulieu

arrangements Camille Germser

lumière Bruno Marsol
http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_spectacle.cfm/75391-l-impardonnable-revue.html

production Théâtre du Rond-Point/Le Rond-Point des Tournées

Durée: 1h10

dimanche 8 novembre 2009

Lucernaire Odéon : Misérables Cabaret et Hamlet Cabaret avec ces deux théâtres, t'as tout vu ? et Bravo à BRIGITTE FONTAINE




Misérables, au Lucernaire(en danger), si je prends donc l'essence ou le ramassis des critiques que j'ai lues sur des blogs essentiellement, je me demande ce que la "vraie" la "grande" presse attend, peut-être de sentir complètement le courant pour écrire enfin un papier sans se déplacer et surtout sans le dire...

Dans Misérables on ne voit pas tout "le monument de la littérature" justement la forme cabaret avec changements à vue, changements de personnages et adresses au public c'est pour sortir de toutes les sacralisations habitudes de jeu, alors donc : "c'est normal !" comme dirait ma Fée de la chanson : Brigitte Fontaine... "Je suis vieille et je vous encule"

"J'exhibai ma carte senior
Sous les yeux goguenards des porcs
Qui partirent d'un rire obscène
Vers ma silhouette de sirène

{Refrain:}
Je suis vieille et je vous encule
Avec mon look de libellule
Je suis vieille et je vais crever
Un petit détail oublié

Passez votre chemin, bâtards
Et filez vite au wagon-bar
Je fumerai ma cigarette
Tranquillement dans les toilettes

Partout, c'est la prohibition
Alcool à la télévision
Papiers, clopes, manque de fric
Et vieillir dans les lieux publics

Partout, c'est la prohibition
Parole, écrit, fornication
Foutre interdit à soixante ans
Ou scandale et ricanements

{au Refrain}

Les malades sont prohibés
On les jette dans les fossés
À moins qu'ils n'apportent du blé
De la thune aux plus fortunés

Les vieux sont jetés aux orties
À l'asile, aux châteaux d'oubli
Voici ce qui m'attend demain
Si jamais je perds mon chemin

J'ai d'autres projets, vous voyez
Je vais baiser, boire et fumer
Je vais m'inventer d'autres cieux
Toujours plus vastes et précieux

Je suis vieille et je vous encule
Avec mon look de libellule
Je suis vieille, sans foi ni loi
Si je meurs, ce sera de joie"

C'est normal....
C'est comme la palette différente des acteurs, jouer plusieurs rôles en clown blanc ou en Auguste, en nuances ou en oppositions, décaper les œuvres : mélange de l'adaptation sortir des fumées pour la poésie, retrouver l'effronté le rebelle le politique le lutteur de foire le Jean Valjean, le Victor Hugo...
C'est un Cabaret....aussi pour résister à l'INTOLÉRABLE

Et donc à l'Odéon je n'ai pas encore vu et je vous cite une critique suisse, sur un autre Cabaret que je vais aller voir car j'adore ce génie là de la mise en scène... Mathias Langhoff qui colle son théâtre dans tous les endroits sur le grand plateau du théâtre de la Ville, comme dans un église du Festival d'Avignon, que de souvenirs de l'inoubliable....
-et Hamlet, c'est joué par qui ? François Chattot, alors tu peux y courir "la mort aux trousses", ha ha ha !!!!!!!!!!
Sur la Tribune, journal suisse...
Son "Cabaret Hamlet", qui a débuté jeudi au Théâtre de l'Odéon à Paris et se poursuit jusqu'au 12 décembre, est un montage hétéroclite qui tire le royaume du Danemark vers "L'Opéra de quat'sous" et sonorise les brumes nordiques avec un piano mécanique, une trompette bouchée et les "tou-bi, tou-bidou" des chorus girls. Il y a pêle-mêle du Brecht, du Jérôme Savary et du Cotton Club dans tout cela.

Car l'Allemand Matthias Langhoff, ami d'Heiner Müller, a pour théorie qu'il faut déconstruire les chefs-d'œuvre afin de leur rendre l'éternité, de les "désempoisser" de toutes les gloses et commentaires dont ils ont fait l'objet au cours des siècles.

Langhoff reprend Brecht qui disait à propos des classiques: "par déférence, on les a estropiés et, à force de les encenser, on leur a fait perdre leur éclat".

Mais à l'Odéon, aucun danger de déférence. Et pour déconstruire, Langhoff déconstruit. Il y a d'abord la salle transformée à l'orchestre en "Biergarten" avec dégustation d'une célèbre bière danoise à mi-parcours, il y a ensuite Claudius joué par un acteur qu'un accent africain prononcé rend parfois difficile à comprendre, il y a Horatio devenu Horatia, il y a enfin Hamlet qui, la cinquantaine bien tapée, pourrait être le père de sa mère Gertrude.

Le texte lui-même a été parfois modifié de l'intérieur sans qu'on s'en rende forcément compte. Ainsi Hamlet se lance-t-il dans le monologue de Macbeth, ainsi plusieurs scènes ont été déplacées d'un acte à l'autre, ainsi Hamlet et Laërte disent ensemble un même texte.

Mais le vrai choc vient de la célèbre tirade "to be or not to be". Elle débute d'abord par une variation sur divers thèmes musicaux assez éloignés des madrigaux élisabéthains. Sur le côté de la scène, l'orchestre de jazz niché dans une conque nacrée, façon boîte de nuit des années 40, donne le tempo. Les comédiennes tout en strass et satin déclinent "to be or not to be" sur l'air de "Singin'in the rain", sur le générique de "Mission impossible" et sur les premières notes de la valse du "Danube bleu". Amusante provocation, une Marianne drapeau tricolore à la main reprend elle aussi la célèbre tirade.

Puis la parodie, le "sabotage" font place au texte lui-même, sec, froid, dit avec force par un Hamlet qui fixe la salle dans les yeux: "être ou ne pas être voilà la question". La tirade est dite d'ailleurs deux fois.

La déconstruction théâtrale, qui dure tout de même quatre heures et demie, s'enlise un peu dans la seconde partie: moins de trouvailles, une certaine pesanteur empêchent la joyeuse débandade du départ de porter complètement ses fruits. Jusqu'à la dernière scène, forte malgré tout, quand les principaux protagonistes, Hamlet, Gertrude, Claudius et Laërte, finissent comme de vulgaires pendus qui désormais ne se posent plus la question d'être ou de ne pas être.
► « Hamlet-cabaret » en tournée : 7-9 janvier à Chambéry, 13-14 janvier à Meyrin, 21-22-23 janvier à Sartrouville, 30-31 janvier à Béziers, 4-6 février à Bordeaux, 10-22 février à Strasbourg. Le spectacle sera repris à Paris au Théâtre de l'Odéon du 5 novembre au 12 décembre.

Photos : V. Arbelet

et puis puis
je vais voir une vieille dame cet après midi et hier j'ai vu notre voisine de 98 ans depuis au moins 1 an !
un ange de poésie et de délicatesse, antillaise et artiste
tous dans la Rue, barricade avec des vieux des clodos et des musiciens !
"je suis un poète et je vous embrasse pas.... ouvrez les prisons elles nous tuent...."

Merci Brigitte Fontaine, je vous aime et j'irai vous revoir en concert le 25 janvier au Palace