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lundi 3 novembre 2025
Harvey Keitel
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dimanche 3 novembre 2024
Sketches Radiophoniques de Tristan Bernard 1930
Pour des aveugles invisibles
Édition La Petite Illustration 11 Octobre 1930
C'est par le plus grand des hasards, je dois le dire, que j'al été prls d'une passion subite pour la radiophonle.
Un agent d'une maison de T. S. F. m'avait donné un appareil à l'essai. Les mélomanes de mon entourage, chaque fois que nous restions le soir à la maison, s'enivraient de musique.
Quelquefols ils écoutaient des pièces en simple langage parlé qui nous arrivaient de différents points de Paris, ou de Lille, ou de Toulouse.
On m'avertit un jour qu'un poste d'Etat avait inscrit dans son programme une de mes pièces.
Je me disposai, avec un peu de méfiance, à l'écouter. Or, j'eus beaucoup de peine à la comprendre.
Pourtant, j'ai de la mémoire. Mais qu'en ont pensé les autres auditeurs ! Ils ont dû tourner le bouton et passer à un autre poste,
Les personnes qui organisaient cette audition radiophonique avaient choisi un peu au hasard les acteurs qui devaient interpréter mon petit acte C'étaient des comédiens de talent, mais les voix étaient mal « assorties » et parfois se ressemblaient trop. Et, comme on ne voyait pas les personnages et rien ne vous disait qu'un tel était entré en scène et que tel autre n'y était plus, il en résultait une certaine confusion.
C'est à la suite de cette expérience que je résolus d'adapter des pièces ou d'en écrire de spéciales à l'usage de la T. S. F. en partant de cette idée très simple que ce public d'écouteurs ne voit pas les acteurs, ni l'endroit d'où ils parlent et sont censés gesticuler.
Il fallait donc écrire du théâtre pour aveugles et faire en sorte que le dialogue même créât le décor dans les imaginations des auditeurs.
Je dois dire que ces premiers essais furent assez appréciés, si j'en juge par les lettres très nombreuses des auditeurs. Cependant, je fus violemment attaqué par les « techniciens» de la T.S.F.
Car, aussitôt qu'apparaît une invention nouvelle, il se forme tout de suite des techniciens. Leur expérience est forcément un peu récente, mais ils n'en prennent que plus d'autorité, au moins à leurs propres yeux.
Si vous alliez trouver un ouvrier des «Gobelins » et si vous lui faisiez des remontrances sur son travail, il vous rirait au nez et il aurait raison. Car son métier est vieux de cinq siècles. En le pra-tiquant, une longue suite de générations ont pu acquérir l'expérience nécessaire. Elles ont enregistré un grand nombre de réussites et se sont instruites tout autant par la notation d'un assez grand nombre d’erreurs,
Donc dès mes premiers essais, les techniciens me reprochèrent de m'improviser auteur radio-phonique. A quoi je répondis humblement que j'étais venu depuis peu à la radiophonie, mais que depuis quarante années je ne faisais pas autre chose que de chercher à atteindre le publie et à l'intéresser.Or, Les moyens d’expression ont beau être différents, l’homme du public ne change pas, qu’il s’appelle spectateur ou qu’il s’appelle auditeur. Les facultés d’attention sont modifiées et c’est ce dont il faut tenir compte. Mais, cela, c'est l'affaire des auteurs, et non des ingénieurs, A chacun ses « oignons ».
Dressons d'abord un petit tableau :
Trois arts jumeaux et différents :
Le cinéma muet, qui ne s'adresse qu'aux yeux.
La radiophonie qui ne fait appel qu'à des écouteurs. Entre les deux, un art qui se fait à la fois voir et entendre, le Théâtre, ou, si vous voulez, le film, parlant qui est du théâtre, imprimé, fixé sur la pellicule.
Puisque en écrivant pour la radiophonie on doit se dire que l'on s'adresse à l'imagination des auditeurs et ne point oublier qu'ils ne voient point nos personnages, c'est à l'auteur de réaliser un dialogue suffisamment évocateur pour pouvoir se passer de décors réels. Dans cette tâche, il faut que l'écrivain compense l'infirmité de ses ressources par un plus grand effort d'ingéniosité, grâce auquel il remédiera à l'insuffisance, au néant de la réalisation matérielle par la richesse de l'évocation. Je dis bien : la richesse, car on s'aperçoit que ces ressources précaires deviennent illimitées et que l'on peut créer avec des mots des décors imaginaires qui, s'ils étaient de bois et de toile, coûteraient des millions de francs. Les constructeurs de châteaux en Espagne sont des architectes admirables quand on sait les utiliser.
Nous avons actuellement une belle pléiade d'auteurs dramatiques, Chaque fois que je rencontre un de ces écrivains, je l'engage avec ardeur à travailler pour la radio. Je suis sûr qu'il y trouvera l'occasion d'un entraînement excellent. Car il s'habituera à donner à ses mots le maximum de sens évocateur: Et ceci ne lui sera pas inutile, même quand il n'écrira pas pour la T.S.F.
La Société de radiophonie française, ou, si vous préférez radio Paris, a mis à par mon bon confrère, Jean Bouchor et, pour la mise en scène, par Georges Colin, qui n'a pas seulement un grand talent de comédien, mais une curiosité fervente pour ces questions nouvelles. J'ai eu à ma disposition, comme interprètes, des artistes de haute valeur. C'est ainsi que j'ai pu diffuser un certain nombre de sketches dont une grande partie est publiée aujourd'hui dans L'Illustration.
Nous reprendrons, je pense, la saison prochaine ces expériences. Dans mes voyages d'été, j'ai recueilli, sans les chercher, de nombreuses approbations. Les auteurs qui me suivront verront comme il est émouvant d'étendre ainsi sa clientèle..
Mais je n'entreprendrai une nouvelle série d'études que lorsque nous aurons constitué une bonne collection de « bruits ». Actuellement, à ce point de vue et même dans des studios étrangers dont on nous vante de loin la perfection, la réalisation des bruits n'est pas au point. Car elle présente des difficultés qu'on ne soupçonne point au premier abord.
Quand vous suivez dans un appareil de T.S.F. un beau concert instrumental, vous entendez, après chaque morceau, les applaudissements nourris de la salle. Vous savez que ce sont des applaudissements. Mais il faut le savoir. Car cela se traduit par une espèce de crachement féroce, par un ronfiement rauque et bizarre qui ressemblent peu à une marque d'enthousiasme.
De même, il ne suffit pas de tirer un coup de feu à proximité de l'appareil pour que les auditeurs entendent un vrai coup de feu. On a enregistré dans des phonographes des bruits de gare authentiques qui cessaient, à la réception, d'être des bruits de gare. Vous me direz que certains appareils récepteurs rendent plus exactement les bruits que les ondes leur apportent.
Admettons que ces erreurs soient le fait non de l'appareil émetteur, mais de l'appareil récepteur et qu'on arrive à améliorer les récepteurs de façon à ce qu'ils ne dénaturent point les bruits qu'on leur confie, la question ne sera pas encore tout à fait résolue.
Il y a certains bruits que nous ne reconnaissons pas, même s'ils sont fidèlement rendus. Ainsi le bruit de la rue. Dans la vie, nous l'entendons constamment, mais nous ne l'écoutons pas. Rappelez-vous ce jeu de votre enfance qui consistait à se boucher du doigt, puis à se déboucher les oreilles, et cela plusieurs fois de suite. Nous entendions comme un bruit de soufflet de cheminée par les oppositions successives de silence et de bruit. Alors nous arrivions à prendre conscience du brouhaha de la rue.
Il se fera peu à peu chez le public une éducation de l'oreille. Il faut qu'il apprenne à entendre, puis à écouter. J'ai reçu, à propos de certains des sketches que vous allez lire, des observations d'amateurs déjà exercés de la T.S.F. et qui me reprochaient d'écrire de temps en temps pour la radio des pièces à péripéties un peu violentes, au lieu de leur présenter constamment des comédies. Je leur ai répondu que tous les auditeurs n'étaient pas encore également entrainés à l'écoute et qu'il fallait parfois fixer et retenir un peu brutalement leur attention. Le public de la T.S.F. endurerait difficilement certaines tirades qui lui paraissent déjà un peu longues au théâtre, alors que, là au moins, la salle entière s'entr’aide à les supporter.
S'il s'agit de faire rire, les lois du comique ne sont pas les mêmes qu'au théâtre, car le rire est contagieux. Il est plus facile d'amuser, de réjouir des spectateurs assemblés que des auditeurs dis-persés.
J'en ai fait l'expérience devant des publics populaires où j'avais devant moi des auditeurs pleins d’intelligence et de bonne volonté. Tous n’avaient pas été aussi souvent au théâtre. Leurs fins d’esprit n’étaient pas également exercé… Une bonne histoire du folklore, bien éprouvée, déclenchait tout de suite une cinquantaine de rires. Puis arrivait à un cinquième de seconde un train dédoublé de deux cents personnes... Après cela, le reste de la salle entrait en joie. Cette espèce de groupement, de rassemblement du public ne peut se faire à la T.S.F. où le contact n'existe qu'entre les auditeurs installés dans une même chambre. Et encore là ne se produit-il pas d'une façon si puissante et aussi « entrainante » que dans une salle nombreuse.
L'auteur comique doit tenir compte de cela.
J'ai songé, au lieu d'annoncer des causeries pour les auditeurs de Radio-Paris, à leur faire dire que nous enregistrions pour eux des conférences faites devant des spectateurs. A cet effet, j'aurais constitué dans l'auditorium une bonne équipe de rieurs à qui j'aurais fait répéter leurs rôles une dizaine de fois, de façon à obtenir des éclats de rire sonores et qui parussent bien spontanés. Mais je ne sais même pas si avec ce renfort artificiel, analogue à la claque de théâtre, nous entraînerions suffisamment tous nos auditeurs isolés. Il faut donc avoir recours à une autre sorte de comique.
Et peut-être cette contrainte, cette recherche, comme beaucoup de contraintes et de recherches seront-elles fécondes en bons résultats.,
TRISTAN BERNARD.
P.S nous avons supprimé, dans les sketches, qui suivent, le plus possible d’indication de gestes ou de mouvement de scène, afin de placer le lecteur dans la situation exacte, où se trouvait les auditeurs, aveugles de ces comédies.
mercredi 25 septembre 2024
À son image
mercredi 18 septembre 2024
Paradise is burning
https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Bianca-Delbravo-la-revelation-de-Paradise-is-burning
mardi 17 septembre 2024
BEETLEJUICE BEETELJUICE / LE PROCÈS DU CHIEN
BEETLEJUICE BEETELJUICE :
Comme j'ai ri et aimé ce film, c'est tombé pile-poil dans mon cerveau, j'ai ri aimé les délires esthétiques Michael Keaton est aussi bon que Nicholson Monica Bellucci est lâchée belle comme dans les danses paralympiques de l'ouverture des JO, j ai éclaté de rire, je n'étais pas seule dans la grande salle les rires étaient comme un peu étouffés déjà au royaume des morts. Et les autres acteurs actrices danseurs ? Les femmes les jeunes les moins jeunes ? on s'en fout on s'habille de tous les maquillages de tous les effets spéciaux et ielles sont belles comme le jour... pardon la nuit. Ce film m'a fait pleurer aussi sur la relation mère fille retrouvée, la maison à déménager... tout y était je n'ai pas vu le premier mais je vais y aller...
et les chats sont avec leur maîtresse au ciel purgatoire c'est à dire dans la salle d'attente de l'éternité. Bob m'a émue... son rôle d'assistant de Beetlejuice, qui sait... dernière info : je n'ai pas vu encore le premier mais ça va pas tarder..... j'ai retrouvé le Tim Burton que je préfère. La maison emballée... Merci Tim
La musique est tellement… on était plusieurs à rester pendant le générique, à danser de l’intérieur
LE PROCÈS DU CHIEN
Excellent film que le procès du chien pour sa réalisatrice actrice principale et si bien entourée à commencer par le chien son maître son coach les juges … les extraits photos…. Rien non rien de rien je n’oublierai rien de ce film qui en dit long sur toutes les oppressions coercitions mises à genoux….
jeudi 29 août 2024
Emilia Perez et le roman de Jim
Emilia Perez
Je ne me suis pas rendue compte tout de suite que dans ce film les personnages masculins genres patriarcaux voir violents sont comme des bulles de savon et c’est tellement rare qu’on s’y sent renaître. Bien sûr à la fin… mais rien non de rien je ne regrette rien, et tous ces visages qui chantent jouent dansent comme tous les gens qu’on aime après avoir été relégués dans des casiers marchands : « damnés de la terre ». La musique la musique je veux dédier ce film à toutes les femmes qu’on aime en soi et ailleurs…
samedi 25 mai 2024
Un petit truc en plus parmi d’autres critiques ….
Critiques de mon beau-frère je n’ai vu que deux des films qu’il a vus et nous ne sommes bon sur pas d’accord sur le Deuxième acte et Un p’tit truc en plus. Remarque j’ai peu ri parce que la salle était vide mais j’ai souri et j’ai été touchée par Artus qui n’arrive pas à faire (?) à jouer l’handicapé… et qui est vite repéré.
vendredi 24 mai 2024
Marcello mio
mercredi 22 mai 2024
Le tableau volé grand film
dimanche 19 mai 2024
La fin du film : Le mal n’existe pas
https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=1000076499.html
Une vision du futur ?
- Autre théorie : le Mal n'existe pas... dans la nature. Le cerf affolé tue Hana qui l'a approché de trop près, ce qui est un réflexe instinctif et animal. Takumi assassine Takahashi qui a approché de trop près son enfant, ce qui est aussi un réflexe instinctif et animal. Sauf que dans la nature, il n'y a pas de conséquence, mais chez les hommes, la notion de "Mal" existe. Et Takumi a commis l'irréparable et en subira les conséquences.
vendredi 26 avril 2024
Borgo
Corps Premiers/ La machine à écrire/ La fièvre/ Le pire stagiaire
mardi 16 avril 2024
Bis repetita
dimanche 31 mars 2024
Averroes et Rosa Parks
Photo via @jeanlucmessina
vendredi 15 mars 2024
Scandaleusement vôtre
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https://www.lemonde.fr/culture/article/2024/03/13/inspire-d-un-fait-reel-scandaleusement-votre-propose-une-plongee-dans-la-societe-anglaise-etriquee-du-xx-siecle_6221824_3246.html
Scandaleusement vôtre s’inspire d’un fait réel qui, dans les années 1920, secoua Littlehampton, petite ville balnéaire du sud de l’Angleterre : un flot de lettres anonymes et ordurières atterrissent sans discontinuer dans la boîte aux lettres d’Edith Swan (Olivia Colman), l’une des femmes les plus respectables du comté. Tous les regards se portent naturellement sur sa voisine, Rose Gooding (Jessie Buckley), une jeune veuve de mauvaise vie qui passe ses journées au pub, éduque seule sa fille et jure comme un charretier – en somme, la coupable idéale. Le différend entre voisines finit par secouer tout le quartier, qui se déchire entre partisans d’Edith et défenseurs de Rose.
Scandaleusement vôtre ausculte la respectabilité étriquée de la société anglaise du début du XXe siècle sur fond d’intrigue à énigme : menée par une policière récalcitrante, l’enquête finira par conduire à une résolution des plus surprenantes. La forme, elle, l’est un peu moins : tout se passe dans les clous du film à costumes, liquidant son stock de pittoresque british. Sa réalisatrice, Thea Sharrock, n’oublie pas de tordre son fait divers pour le faire coïncider avec les standards de l’époque : inexplicablement, la sororité finit par triompher de la haine de voisinage. Ni l’insolence naturelle d’une Jessie Buckley, ni la folie dans l’œil d’Olivia Colman ne parviennent à rehausser un film qui, tout en visant la satire, s’organise pour être parfaitement inoffensif.
jeudi 14 mars 2024
La vie de ma mère, le royaume de Kensuke
jeudi 7 mars 2024
Bolero
vendredi 1 mars 2024
Les comédies au ciné et à la télé dans l’ordre : le clan, le dernier des juifs, les sexagénaires, cocorico
lundi 26 février 2024
Les César 2024
Seuls détails, elle n’est pas très punk sur cette photo, certes apparemment, puisse t-on aussi regarder à travers le Monde et comment sont traitées les femmes dans le reste de ce monde plutôt qu’entre nous et notre consensuelle condescendance, notre tutoiement d’affranchis et de nantis.
Les deux meilleurs moments de cette soirée