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samedi 12 février 2022

Eram Sobhani : un fou d’art dans Au coeur des ténèbres au Lavoir Moderne Parisien

J’ai retrouvé d’un acteur fou qui ne s’appartient pas tout à fait, la dernière performance car c’est une performance de faire passer dans un seul en scène : un ou plusieurs personnages sans effet spécial ni décor ni trop de décor qu’un cercueil une branche dans la lumière….les lumières. Le pull islandais Mais hier c’était AU COEUR DES TÉNÈBRES sans rien plateau nu avec un miroir….. c’est fou les miroirs,  avec les reflets de la lumière, dans une semi pénombre comme ils sculptent notre inconscient, car à plusieurs reprises j’y ai vu une forêt mais jamais un fleuve ; car le fleuve il était sous les pieds de l’acteur, ah oui c’est cela j’ai pensé au bateau ivre, à Kinski dans Aguirre ou la colère de Dieu et à Brando dans la caverne d’Apocalypse now, des membres, des corps hachés, tués comme si c’était des déchets….. Bon là, ce « fou d’art «  essaie de faire passer l’âpreté du texte de Joseph Conrad, par le transvasement des époques que son jeu incarné induit, de la mort  injuste ô combien, dite naturelle des esclaves. comment exterminer gommer des peuples toujours, en en décimant 
les innocents les plus innocents cad les vieux comme les enfants ou tes travailleurs de la base et de l’ignorance du sens pour qui on travaille, ce Kurz… bref je ne vous dis pas tout mais cette nuit d’après Théâtre et de discussions avec Pascal et les amis rencontrés sur place, j’en ai fait des rêves : aussitôt après avoir laissé leur empreinte, je les ai  oubliés….
La salle était comble.

Voilà, Eram Sobhani, le fou d’art au théâtre du Lavoir Parisien,  au cœur des ténèbres de chacun, passeur d’âpreté, pour chacun, berceur sur le plus difficile de nos vies,  en adaptant des textes,  ce texte, pour non pas en rajouter à la culpabilité collective, vecteur d’immobilisme …. J’en ai trop dit déjà ! Mais ce que je ne vous ai pas encore dit c’est qu’il faut y aller et pour la création musicale……

Quels sont les derniers livres les plus importants que j’ai lu ? Ci gît l’amer de Cynthia Fleury et… ça y est j’ai perdu mon souvenir de lecture, dans une sorte de tentative de rechercher l’immédiateté ah ça y est vivre avec nos morts de Delphine Hortvileur….

Je n’ai pas crié bravo car pour moi ce n’était ni l’endroit ni le théâtre, aurais-je applaudi en-avant première d’Apocalypse now ? 

Je suis allée remercier la personne du lieu et qui s’occupe de ce lieu au sein du quartier de Château-Rouge Marcadet Poissonnières où l’on se sent bien car plein d’endroits sont ouverts tard plein de gens sont dans la rue jeunes non pas seulement vieux aussi…..et mère de famille qui finissent l’achat de leurs courses. On a fait trois bars avant de trouver une table libre dans un café et jeux. Le lieu est beau et on est bien assis. Nous étions assez loin les modulations de voix d’ERAM SOBHANI sont de plusieurs octaves vous pouvez lui faire confiance . Et quand avec la musique il parlait doucement je n’entendais pas toujours bien et Pascal qui était placé derrière moi non plus. Mais vous le savez on ne retient pas tous les mots et c’est le sous texte aussi qui comte surtout quand il est bien déchiffré. Eram est un funambule aussi les pieds attachés à son tabouret. Comment fait-il pour ne pas tomber s’ôter des là. Je me souviens d’exercices de mon cours de théâtre ou pour se sortir d’un jeu soit disant naturel notre prof nous faisait être tenu par deux personnes pour ne pas pouvoir bouger pour sortir du ring délivrer toutes les intentions et regarder de loin notre partenaire de jeu intouchable. 


Photo de Mathieu Mullier- Griffiths

Oui le miroir il est bleu nuit c’est cela la lumière au cœur des ténèbres…..donc ça se joue les 17/02 et 18/02 à Stains au Studio Théâtre de Stains. Ça va vous faire drôle ! Mais on est tous attachés… à des idées préconçues le théâtre seul l’art peut vous en défaire  








* Expo photos gratuite au sous-sol du Centre Beaubourg des photos de Gaston Paris seul photographe de la revu Vu bienavant Paris-Match …


Cette dame était devant nous dans la file d’attente 
































Kiki de Montparnasse (2 photos)



Un très beau documentaire sur la môme Piaf : Piaf pour toujours https://www.facebook.com/1221641578/posts/10228680936787942/?d=n




Mes Dock-Martens sur la moquette rouge de Beaubourg, qui ont rien à voir avec mes chaussures montantes d’enfant que je voulais passer au chat de la maison ….

mercredi 12 février 2020

Histoire d'un regard : cinéma photographie un duo amoureux de l'humain



Voilà un film froid, mais un hymne. Je dirais plutôt, que c'est un film, comme sans influence, comme certains films de Cavalier, mais si singulier avec juste les photos de Gilles Caron : stupéfiantes incandescentes qui font exploser tout le cadre par l’intensité des regards le croisement entre le modèle et le photographe... les êtres humains sont tous empreints ad vitam aeternam de la flamme de l’espoir d’un peut être d’où qu’ils soient et les vivants et les morts ne s’épousent-ils pas alors donc tous nos petits tracas.... de besoin de reconnaissance !? Mais justement en s’attaquant au gros oeuvre l’art de vivre soi au milieu des autres ....





mardi 15 mai 2018

Visages villages

Voilà deux fois que j’arrive vers la fin de sa rediffusion sur Canal + Visages Villages quand elle filme les femmes des dockers et JR les photographie et qu’ils ont RDV en Suisse près du lac de  Genève chez JLG. C’est ce passage là que j’aime revoir, qui a le plus des trois, de respect pour les deux autres qui sont consacrés par leur art et la vie de leurs souvenirs. Pour l’une, sa tristesse déclinée au temps passé, pour JR l’étendue  du présent, la délicatesse du photographe incroyable de simplicité, de regard, d’écoute.. Je me disais, qu’il faudrait toujours (tous les jours) tomber amoureux d’un photographe qui sait trouver votre meilleur angle et même faire évaporer vos larmes des yeux. Et aussi pour le dernier qui demeure comme un demi-dieu intangible du cinéma, JLG, sa liberté individuelle, poésie des images fixes, qui ne se laisse pas capturer par le mouvement d’un film comme s’il fuyait toutes les émotions dans lequel on le forcerait même de la plus élégante façon. Sa maison est bien posée dans ce décor de carte postale dont personne n’oserait briser la porte.