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dimanche 21 septembre 2025

Superextatic

J’ai aimé bien des choses dans ce festival extatique. J’ai plus filmé les Troyennes que KOHLAAS, je l’avais déjà vu et plusieurs fois Kohlaas  à Paris Avigon il y a 10 ans mais là...











dans cette nature c’était différent avec ce public dont plein de jeunes c’était différent, vraiment. Bravo encore aux troyennes… qui ont plusieurs cordes à leurs arcs, et de belles cordes : la peinture, la danse, le cri des mouettes et le jeu si intérieur nuit…. en plein jour même les libellules écoutaient.

Il y a tellement d’indifférence à vaincre que j’ai retenu tant et tant de larmes pour essayer de les comprendre tous ces beaux indifférents.

Les Troyennes d’après  Sénèque : pleure baby pleure ! La scénographie qui s’efface plus qu’éphémère car les guerres recommencent et se rapprochent mais on les tient à distance et là on est saisies. Car les guerres et leurs viols ne sont ce pas les pires des féminicides qui s’auto-détruisent dans les mémoires et se perpétuent depuis la Grèce antique. C’est aussi là que je me suis dit et si cela recommence à Troyes en Champagne….




@_superextatic 

https://youtube.com/shorts/8najBufvoxU?feature=shared

https://youtube.com/shorts/yKbA0NyXOqo?si=PHoDnpAcx8pxMR2i

https://youtu.be/ZLuqdlTOfto?si=6J0QYmlQA7X2sMRR


mercredi 17 mai 2023

FESTIVAL de Cannes ouverture et film Jeanne du Barry


À tout à l’heure sûrement à demain je n’ai plus de batterie ! ;-)))
À 00:11 j’ai écris sur FB : j’ai beaucoup aimé cette salle avec ces grands sièges où l’on peut s’allonger et même commander un verre (m’a expliqué une femme seule aussi qui attendait le bus après avec moi) j’avais une urgence : parler de ce film Jeanne du Barry, il dégage des ciels immenses dont les ceux avec les nuages sur les plus belles constructions humaines. Comment dire c’est de tous les temps les ceux qui aspirent à plus d’humanité et qui n’ont pas peur de faire face aux plus arrogants pas seulement aux plus convenus culs serrés, ils passeront. Les acteurs jouent large et sont délicats. Il y a là aussi de l’amitié pour toute une vie. Et la trahison de ceux qu’on a le plus aimé….. et forcément mal aimé jouer à aimer…. « C’est un beau film » n’arrêtait pas de dire ma comparse de la soirée. Le cinéma c’est comme l’amour quand c’est bien c’est très bien et quand c’est pas bien c’est bien quand même c’est George Cukor qui aurait dit cela a déclaré la jolie chanteuse actrice Chiara Mastroianni en cérémonie d’ouverture 
Une grande salle ouverte à tous les amoureux du cinéma eh bien c’est le cas…au Pathé Beaugrenelle salle DOLBY, 




In et off j’ai bcp aimé le film de Maiwenn, vive le cinéma. C’était un peu comme si on y était, la cérémonie d’ouverture puis le film dans la grande salle Beaugrenelle Dolby les sièges relax et un écran aussi grand qu’une belle plage de sable fin…. Le luxe l’art de vivre la meilleure technique doit être gratuite ouverte à tous les amoureux du cinéma eh bien c’est le cas…
J’ai beaucoup aimé, ce film montre avant tout à quel point chaque époque condamne aide et ouvre et referme les portes à tous ceux qu’ils avaient aimés admirés
pour se dissimuler dans la foule des indignés des résistants ou des collaborateurs délateurs et comme une vie dure longtemps attention on n’a pas le droit à la soit disante erreur faute de goût qui s’appelle vulgarité violence et qui en d’autres temps étaient ou seront convenables..,,,
ce film nous dévoile tout un pan de nous-mêmes de notre histoire à tous les temps passé présent ciel bleu ciel orageux et sur terres bassins bâtisses palais glacés…..à tous les modes conditionnels subjonctifs et selon toutes les émotions masquées et révélées entraînant l’adhésion…
que c’est bien d’être ensemble dans les meilleures conditions pour ensuite parler et puis être seule avec son film en prenant le bus….
Quel beau film on a applaudi et aussi quelques personnes se sont levées et sont partis après la cérémonie d’ouverture. 
Dans le public de Cannes il y avait MADS MIKKLESEN …aimer désirer sans comprendre sans établir de hiérarchies de stratégies c’est cela aimer, aussi….
Eh bien Maiwenn c’est Johnny Deep
Si je devais faire un casting idéal il y aurait Harvey Keitel et Mads Mikkelsen et aussi Gérard Depardieu….la démesure fait partie des artistes comédiens c'est même leur moelle épinière avec comme base l'imagination et l'observation.

jeudi 21 juillet 2022

Avignon voilà c’est fini

LA MAUVAISE NUIT 
Cet homme là, l’acteur est au service de ce texte si bouleversant il nous transvase de chez nous tous et chacun à la toile d’araignée à la laisse lâchée du chien qui aboie seul dans la nuit……. C’est la solitude des loups qui les rend bourreaux… c’est vraiment loin devant les autres pour moi le meilleur spectacle du « In du Off » le TRAIN BLEU 

Il reste 9 représentations de « La Mauvaise Nuit »

au Théâtre du Train Bleu, à 15h55.

Le spectacle dure 50 minutes. 

La navette vous ramène à la porte Thiers. 

Nous jouons à la MAIF. Dans une salle transformée. 
Et c’est tant mieux, le cadre est parfait pour recevoir notre spectacle.

J’ai la chance d’être mis en scène par Julien Kosellek. 

Le public ressort bouleversé par les mots de Marco Baliani. 

Viens!
  sauf le jeudi (à moins que tu ne sois intéressé.e par la souscription d’un contrat d’assurance.)

Laurent Joly

photo @Romain Kosellek


APRÈS LE CHAOS 
Je suis entièrement d’accord avec cette critique je l’ai vue deux fois Après le chaos et c’était deux représentations très différentes en intensité fragilité nudité parce que c’était à Avignon et que c’est totalement différent la bas parce que on est entre le ciel le feu et la mer pas loin avec les frontières murailles vestiges de cette ville entre sa banlieue et intra muros les portes de l’Oulle etc….. la Place des corps saints et celles des Carmes le IN et le OFF. 
Parce que moi aussi j’étais avec d’autres amis plus fragile plus dépassée et que la frontière entre le réel et l’ailleurs je l’ai comme débordée à la mort de ma mère comme tous toutes mais je suis fille unique donc fille assistante….. m’a succeptibilite sensibilité est hors styles courants modes 
le rire on en parle dans cette pièce de ce rire limite quand tout vous semble fini 
Et puis de toutes les tragédies enfin la loupe serrée sur nous mêmes est du même tonneau, avec Medee Lady Macbeth Lady Ann Agrippine Andromaque Antigone ……..

APERÇUS/AVIGNON IN&OFF
Véronique Augereau irradie le monologue fort et intense d’Élisabeth Gentet-Ravasco
20 juillet 2022
Véronique Augereau dans Après le chaos © Fanny-Gaëlle Gentet
Après le chaos, comment se relever, se reconstruire ? Ce matin-là, comme tout le monde, elle a écouté les informations, entendu et regardé en boucle les images d’horreurs diffusées à la télévision. Une fête, 19 morts, des jeunes pour la majorité ! Elle pense à toutes ces familles endeuillées, à ces mères dont le cœur vient de se déchirer. Puis, il y a la police qui entre chez elle. Son fils est parmi les morts. Mais son petit garçon n’est pas une victime. C’est lui qui a tiré dans la foule.

Cette femme désignée coupable d’avoir engendré ce monstre déroule le récit du gouffre dans lequel la famille vient d’être précipitée. Il va lui en falloir, de la force, pour faire face. Quelles réponses peut-elle apporter aux autres ? Comment, avec son mari, ses autres enfants, va-t-elle pouvoir affronter la vie ? Pour cette mère brisée, une seule solution : mettre un point final à tout cela.

Le texte d’Élisabeth Gentet-Ravasco, fort bien écrit, nous questionne sur le monde que l’on nous a construit et celui que nous bâtissons encore. Sur cette violence qui prend de plus en plus de place dans une société en perte de repères. S’appuyant sur une scénographie de toute beauté, Stéphane Daurat a accompagné Véronique Augereau dans les sentiments et ressentis de son personnage. D’une authenticité poignante, toujours sur le fil des émotions, l’interprétation de la comédienne nous a transportés d’admiration. Bravo, Madame !

Marie-Céline Nivière
……….
Mes avis groupés leitmotiv 
Mardi 19 juillet 2022
Arrêt Bobby Lapointe Pezenas (sur la route du retour) ça fait pas rêver  par contre j’ai repensé  à Herman que j’ai repassé dans mon ordre de préférences motivées, il suffit de demander ….. 
Avant derniers : Surprise Parti, les discours politiques faisaient rire et en contraste l’humoriste qui arrive au pouvoir de la capitale de l’Islande… il peut tout promettre un Disneyland dans l’aéroport de Reykjavik car personne ne tient ses promesses ….. dans ce spectacle l’historique des mouvements punks est le plus intéressant. Téléphone-moi 
Dernier : Beyruth Hôtel 
Premiers ex aequos : Mauvaise nuit, Embrasse ta mère  Je t’écris dans le noir Après le chaos Je ne suis plus inquiet La fuite Fief Frontaliers 
Deuxièmes ex æquo L’élevage des enfants et le jour du Mister  Deux hommes tout nus …

Lundi 
S’il y a bien deux spectacles à ne manquer sous aucun prétexte c’est après le chaos et je vous écris dans le noir et pour sortir de cela aussi Embrasse ta mère : j’ai ri, j’ai pleuré et j’ai senti l’ombre ou/ et la lumière de l’amour fou…. Embrasse ta mère aux Lucioles il y a la voix de Michel Fau la mise en scène de Michel Fau et l’interprétation de Marie Hélène Lentini et le texte de Karine Dubernet mais aussi son interprétation en adulte contrariée et qui peu devient résistante et non pas survivante. Et aussi mauvaise nuit….au Train bleu mais cela c’était hier aujourd’hui c’est fini !?!?! Comment oublier l’alliage metteur en scène et acteur si entrelacé.

Marie-Hélène Lentini

Dimanche 
Hier un Programme chargé : Fief, à la Fabrique le jour du mister, et après …….. chargé en légèreté pour retrouver des personnes lumineuses sous le soleil d’Avignon….et nous en bons festivaliers nous avons terminé (3 spectacles minimum)  par une Fuite de Pirandello le neo-réalisme des films italiens mélangé au toujours plus profond propos de Pirandello, en rupture, tenu par des comédiens magnifiques à l’Alizé… une pièce étonnante de Pirandello, ils et elles revisitèrent la frontière amoureuse, de l’amour au crime passionnel, du rêve à la réalité, quand on se dit que c’est un cauchemar qu’on va se réveiller !?non on ne se réveille plus ou l’on ne se rendort plus… L’orphelin abandonné repousse sa moitié sur le mur de la caverne il ne s’y projette plus.

Samedi 
Hier je ne peux que vous dire « Mauvaise nuit »avec @l’inoubliableLaurentJoly dans les rôles de Caetano dit Tano un homme araignée, il joue plusieurs personnages dont la voix off et aussi le docteur les flics et le chien Uni (parce qu’il est unique) l’homme araignée mais pas SpiderMan  c´est …. Au Train Bleu a 15h 55 hors les murs 
ce qui est incroyable c’est l’instant où dès le début on est reliés et avec une liaison simple qui remonte a l’enfance….. on ne naît pas assassin on ne naît pas fou non plus mais qui ne montre ni ne ressent, est dit normal alors qu’il est au bord du gouffre de la réponse par la violence car depuis que l’homme est sur terre il en capte des revanches des frustrations il en a subi des incompressibles exils : « Brazil  »
« Si vous me rencontrez bizarrement parée » je peux vous offrir une place achetée une place offerte 
Le texte est clair comme de l’eau avant la sécheresse mais aussi comme du Koltes, les résonances sont poétiques puis rompues c’est un spectacle qu’on ne lâche pas ô non jamais……c’est italien, c’est moi, c’est l’italien, je savais depuis le début que je partagerais ma vie avec quelqu’un venu d’ailleurs mon ami est mi italien, c’est encore mieux non !? après dans la soirée on a vu une autre forme de théâtre qui bien sur nous a extrêmement ennuyé. C’était une autre forme de texte mais vue la mise en scène il ne passait pas, les intermèdes étaient trop longs trop « orientaux » désorganisaient l’écoute et pourtant il y a  des critiques presse et l’auteur je l’aime beaucoup….Rémi de Vos à l’Adresse : Beyrouth Hôtel une partie de nos amis au 11 anciennement Gilgamesh ont vu : au bout du fil et ont bcp aimé. Les discussions ont duré jusqu’à pas d’heure mais bon on a choisi un restaurant italien…… sinon moi et Pascal et on a bcp aimé le detricotage d’un texte exigeant de poésie aussi Frontalier je l’ai conseillé à un ami de théâtre nouvellement arrivé dans notre cours de 20h et il a aussi bcp aimé Jacques Bonnafé dans Frontalier qui nous a reappris qu’entre les hommes
On a créé que des frontières dans les couches du temps et que
les Images lisses de la télévision avec des processions d’etrangers depuis l’Italie la Pologne ah non ça s’était juste avant et après guerre laquelle ? avec ou sans baïonnette depuis l’eneïde, ont toujours exigé les Guerres de représailles… avec les vieux paralysés qu’on portait sur le dos et les enfants qui pleurent….ou qui jouent derrière les barbelés c’est quand est-ce que ça s’arrêtera c’est quand est-ce que c’est le plus triste il n’y en a pas de frontières entre le beau et le laid » le vulgaire et le bien séant mais il y a des gens comme ça en passant desquels on dit « la classe » dans toutes les combinaisons de climat ambiant……

La classe 

Vendredi 
Avignon on a vu aujourd’hui : un héros, après le chaos et là on est devant les allumettes pardon l’étincelle pour « deux hommes tout nus » de Sébastien Thierry après avoir mangé tagine et couscous un repas par jour suffit… ah non pas moi… Le IN s’est archi comblé ….vivement ce soir le frais on est à peine arrivé et les Canadairs sont allés se coucher. A…. Voilà que je suis la seule à défendre et préférer « après le chaos » aux Barriques, à toutes les autres pièces que j’ai vues…. ( un héros, Surprise Parti, Téléphone-moi.  Car pour moi Après le chaos, c’est une tragédie d’aujourd’hui et qui nous fait voir à quel point les monstres ne sont pas ceux qu’on croie et que le combat du bien et du mal n’est toujours pas fini car on le catégorise bon an mal an, les bons et les méchants… toujours aussi implacable ce combat la méconnaissance de l’humain quelqu’il soit. On ne naît pas assassin…. Mais
bien je ne vais pas vous en dire plus la comédienne Véronique Augereau ne risque pas
de
Vous de nous endormir….Elle.

Dernier message à nos amis dans le train et nous prêts à reprendre la route 

Sylvie Van Cleven 

« Chers compagnons festivaliers, ne dites rien mais nous étions sur le côté alors donc je me ferais appareiller à la rentrée.(j’ai besoin…. Pascal dit que je ne m’entends plus chanter, sous-entendu faux) ... comme les comédiens... pour comprendre ce genre de pièce : Téléphone-moi au 11, hors la dramatisation renforcée par la musique qui me fait penser aux films de Lelouch toutes les cases sont cochées il suffit de mélanger les générations. Voilà j'ai pas aimé non plus....ni les canulars téléphoniques ni la fin par les embrassades. 
Mais voilà Anne et toi,  vous commencez à nous manquer sérieusement pour retrouver notre sens des couches du temps et des frontières. Je vais me sentir un peu seule. »













samedi 5 mars 2022

Bad Luck Banging or Loony Porn

Quel film que c’est agréable un ciné club de province toujours au cinéma le Lux du Buisson, province qui présente les films et aussi un tel brûlot politique qui présente tous les aléas de nos sociétés au sujet de la sexualité entre autres…. La longue promenade dans les rues,  les détails tous les détails sont importants sur l’´hypocrisie portée par les religions morales politiques au nom de l’enseignement des plus jeunes au vus de l’histoire. C’est un film noir ? Pas seulement c’est un film très drôle par moments grotesques voulus. Bravo !


samedi 17 juillet 2021

Formes Courtes : Festival ONPLT École Auvray-Nauroy

https://etoiledunord-theatre.com/saison/formes-courtes

Sur FB j’ai publié Via Emmanuel Lagarrigue le tableau de Venus et Adonis…
Dire qu’hier samedi 10/07/21 on parlait de Venus, Phèdre Hippolyte et Ariicie…Artemis -Vénus la mère de Phèdre…l’amante d’un taureau et la mère du Minotaure-





Nathalie Savary telle Vénus 


Venus n’est elle pas avec un plus jeune qu’elle…. Venus et Adonis, Corneliusz van Haarlem, 1614



Dire que j’ai oublié de demander à l’auteur acteur Mathieu Mullier-griffiths (de dos sur la photo à droite) ce que voulaient dire U.V.D.L.R  nous l’avons traduit mais cela reste notre secret parce que ce spectacle je l’espère et les autres vont être repris : Depart de feux dans une école de manequinnah ah ah désaffectée et UVDLR dans…. LR !



Ça sert à quoi ? si vous deviez recommencer votre vie …. 
Je la recommencerais pour arriver jusqu’à là, voir ces formes
Courtes à l’école Auvray Nauroy, spectacles de création contemporaine dans ses quatre parties si singulières, si écrites et si justement follement exécutées par un jeu totalement écrit  mis en scène en sons en lumière.  Partir d’un texte ou d’une idée et composer un tableau y m’être couleurs et lumière bande son et choisir les costumes les chaussures et incarner. Les quatre spectacles sur ces points sont totalement composés et impressionnent. 
On est comme transportés sur une autre planète celle où enfin on peut tous s’exprimer, « magnifiques ». Pour le dernier jour du festival, on n’arrête pas le théâtre ce dernier festival (le premier fut créé en 2007)  ils étaient tous sûrement fatigués,  mais pas pour  nous offrir la possibilité en plus de manger un repas vegan fort goûteux à la pause, pour 12 euros, avec un verre de vin blanc  frais ou rouge ou une eau gazeuse,…..
« Quel beau jour ça aura encore été »Nathalie sublime femme comédienne créatrice de vie sous la peau la sienne vibrante et faiseuse de décors, comme ce gros lapin, rat cheval, forme phallique, sur lequel elle fait de la balançoire. (Voir photo) Elle est  en duo elle aussi avec l’indiscible Anne Moret à la trompette étincelante dans la nuit, dans Départ de feux !  Duo de femmes qui m’a happée dans un monde féminin essentiel.  
Et Mathieu dans un autre monde troublé et troublant, qui s’emboîte, masculin 
Où toutes les Froideurs comme celles de
nos enfermements, isolement d’addiction derrière les écrans sophistiqués, se craquellent pour sortir de là et partager, pour marcher, pour danser, pour s’accorder avec un joueur d’harmonica où toutes les Musiques peuvent renaître en attendant….
Si on écoute bien, l’âme de chacun offre  l’occasion d’un ballet, d’un chœur….
Tu vois chéri,  ça vaut le coup de rentrer de la campagne aussi, pour l’art….. j’ai du rêver et si j’ai bu deux verres de vin blanc alors que j’ai arrêté totalement de prendre de l’alcool le jour de la St Valentin (2017) où
j’ai appris que j’avais un cancer du sein…. Tellement de femmes en sont victimes c’est la culpabilité ou l’alimentation ou le manque d’amour qui creuse tous ses sillons, on en guérit de plus en plus grâce au dépistage systématique, les filles n’hésitez pas…
C’est que j’étais heureuse ce soir là, non rien de rien non je ne regrette rien…. 
Edith tu as raison ne faites pas d’économies donnez-vous.! 

Festival d’Avignon : La Cerisaie au Palais des Papes

Bon nous avons regardé cette Cerisaie, elle est très vivante sincère et très bien jouée par tous, la musique directe, le décor du Palais des papes a nu, et autant de chaises (que tout ce qui empêche d’avancer) sans petite armoire, sans autres falbalas que quelques lustres fontaines (qui ressemblent à celles du Rond Point des Champs Elysées). Isabelle Huppert : Lioubov a des allures de petite fille quand elle traîne son foulard de dos. Adama Diop est extraordinaire dans le rôle de Lopakhine. 
J’ai bien aimé et n’ai pu aller me coucher sans voir et entendre la fin. Si vous faites du théâtre et n’avez joué encore ces rôles,  plongez y ! 
Mais bon cela n’a rien à voir sûrement avec l’émotion In situ. Que de voir cette retransmission dans un tout petit écran même si notre télé est grande. Une peau de chagrin.




jeudi 25 juillet 2019

Avignon In et Off : le nôtre car ici chacun le sien...

 






Off Disparu
Nous y étions, inoubliable partage comme c’était beau.! C’est une claque de jouer ainsi devant tous et chacun à la fois, on ne peut pas pleurer car on a peur qu’elle le voie... La lumière nous isole complètement avec l’actrice puisque tout le reste de la salle est dans le noir absolu. Cette histoire c’est notre histoire à tous car nous avons aimé ou  avons été aimé par notre mère  et quand se dessine t’il le premier deuil de cet amour là ? quand notre corps a changé.... L’actrice nous restitue tout comme un puzzle inévitable.
Il faut marcher sur un fil  sans faux pas sans le moindre faux pas comme quand on joue du Nathalie Sarraute ou même certains Duras et rester nu impassible pour que le fil qui nous blesse nous chahute ne se coupe pas. Qui sait se dit-on ne faut-il mieux pas disparaître quand on a trop aimé quelqu’un... sa mère en l’occurrence.  Le soir ici c’est très beau dehors mais au théâtre on se sent vraiment bien quand on est lié dedans... à l’obscurité l’obsession des amours insensées c’est une beauté comme retournée, elle nous a tous effleuré au moins a l’adolescence.  Merci beaucoup pour cette poursuite de nos amours au travers de cette histoire si réelle.

Off Paradoxe amoureux  et Sextape de Darwin

2 spectacles très différents dans le off : Le Paradoxe amoureux théâtral à souhait touchant qui se destine comme une lettre jetée à la mer de l’indifférence un petit bijou d’intelligence d’élégance vous pouvez faire confiance aux protagonistes écrivains adaptateur metteur en scène et acteurs, -oui mais ce sont vos copains justement quelque chose d’exceptionnel c’est d’exiger une fidélité à soi, au théâtre, de ses amis et il en a la trempe et il s’adresse à tous et on sort regonflé comme pour dans un autre genre plus

dansé : la sextape de Darwin au Théâtre de l’Oulle des limaces des concombres de mer des bonobos ne faites pas dire à la Nature ce qu’elle ne dit pas

Laissez cela à la religion


In Vive le sujet ! Série 4
1er spectacle du In : Vive le Sujet ! Série 4 : J’ai laissé ce message au Monsieur espagnol qui nous a revendu ses places :
Merci cela nous a beaucoup plu « c’était trop bien ! » comme disent les jeunes, c’était plein pour la dernière beaucoup de gens étaient sur liste d’attente. Le 1er spectacle était à juste titre acté dansé et la plus grande part dansé en silence, un corps à corps avec l’art mais à deux, une liaison de confiance et d’amour aux mains bleues.. La deuxième partie : certaines personnes sont parties et d’autres à contrario se sont levées à la fin pour faire tonnerre d’applaudissements car comment aller toujours plus loin hors les barrages d’idées comme celles de la colonisation,  plus loin que l’interdiction de croire ou de manger de la viande, avec comme personnages une vierge noire pardon une bouchère noire, un simplet qui devient un christ alors qu’il voulait sauver un faon... lui qui est aussi metteur en scène et un acteur qui demande pardon de s’être embourgeoisé et pourtant....Les deux spectacles étaient scéniquement étincelants et si tous un jour nous commencions véritablement à vivre ensemble comme dans une troupe, un village mais à l’échelle un peu élargie du Monde. Dis-nous petit cochon vivant qui était lui aussi sur scène et que la merveille d’actrice noire appelait « mon cochon » et lui parlait comme je parle à notre chat.....Merci à vous de nous avoir donné l’occasion de voir ce spectacle dans le In  au jardin de la Vierge du Lycée St Joseph Vive le sujet série 4  Ce jardin : Ina Mihalache et Madeleine Fournier 1ère partie et Sa bouche ne connaît pas de Dimanche (fable sanguine) de Pierre Guillois et Rebecca Chaillon interprétés par eux deux et tant pis pour ceux qui sont partis...

In le concert !!!
Le concert d’Arnaud Rebottini mon Chéri n’aime pas « la techno » pour moi c’était avant tout la musique de 120 battements pour retrouver la vie danser jusqu’à en mourir.... Il a dit Arnaud Rebottini que nous étions un public attentif et aussi dansant, ce qui n’était pas toujours le cas. Pascal est resté assis et moi avec ma jeune voisine nous dansions à notre place sans pouvoir nous arrêter comme à un dernier concert....

dimanche 21 juillet 2019

Vacances 2019

On part demain matin pour des vacances qui nous ressemblent à moitié, mais qui sont le résultat de compromis, d’habitudes à y retrouver des amis.  En train pour Avignon et sur place nous louons une voiture. La musique c’est plus Pascal.  Le théâtre c’est plus moi pour ces festivals c’est moi qui choisit le programme car ils sont plus Théâtre Opéra.  Nous emmenons notre chat bien-sûr mais les gîtes locations qui acceptent les chats sont rares c’est cela avant tout qu’il faudrait changer pour réduire le pourcentage d’abandons. RNB pour ne pas les citer... prennent 10€ par jour pour un chat.... Après nous allons chez ma mère, elle le réclame à juste raison même si elle n’est pas avare de réflexions blessantes tout le long du séjour. Je dois bien-sûr choisir de rester en France pour un long séjour car je dois prendre aussi mes médicaments piqûres, ces dernières doivent être conservées au frigidaire... Notre premier séjour la semaine à Avignon Pascal doit rentrer 2 jours pour une signature importante chez le notaire. Dans le Lot nous avons trouvé une chambre d’hôtes  sans équipement ménager, le petit déjeuner sera servi de 8h30 à 9h... nous sommes à 30 km des sites du festival de Figeac St Céré. La prochaine fois nous donnerons à garder à regrets notre minette une petite semaine pour partir en baie de Somme où en Ecosse. Voilà aussi pourquoi je ne prends pas de chien en plus, les amis.... avant d’habiter ailleurs si nous y arrivons un jour. Ces vacances sont bien sûr très coûteuses tout  cumulé.... et source de petits soucis désaccords multiples. 

Il va sûrement y avoir  encore des travaux chez nous car nous avons appris que le mur mitoyen de la douche était devenu spongieux.... manque d’étanchéité des joints du carrelage depuis la pose d’une cabine de douche... L’appartement d’à coté était fermé et vide depuis un an innocupé, il a été enfin investigué par une entreprise de maçons peintres pour sa rénovation, commanditée par les propriétaires de l’immeuble.  

Et bien-sûr nous partons à Avignon une semaine de canicule, assommé d’informations de prévention. La joie ne fait pas recette même l’été aux infos, car elle est source de remue-méninges!!! La peur sclérose.....

Que de paradoxes concentrés dans notre mode de vie...



vendredi 5 juillet 2019

On n’arrête pas le théâtre : Cette maudite race humaine

On n’arrête pas le théâtre : Cette maudite race humaine, Il faut réserver pour aller voir ce spectacle encore les 5, 11 et 12 juillet à 19h30 spectacle rare,  n’est-il pas vrai que nous oublions... que nous sommes si peu de temps : l’homme dans l’histoire du cosmos. La mise en scène de ce texte son interprétation avec un dépouillé élégant et si plein d’esprit nous redonne l’espoir en l’intelligence pour évoluer légers vers plus de conscience, de l’impact sismique de tous les dogmes....
Message laissé à son interprète : 
Stéphane 
Ah que j'ai aimé ce texte mis en scène et si bien joué par toi. Nous sommes fossiles déjà recouverts de toutes ces pelisses : la science, les conférences du professeur, les religions les philosophies.... 
Pas un mot, un sous texte même léger, comme une nuée d'éternité, n'échappe de ce spectacle. Tous les jours on en apprend sur nos origines qui sont repoussées mais pas jusqu'à un Dieu....Merci.... pour cette "malédictions de notre race humaine" qui rouvre le champ de tous les possibles. Ainsi pouvez-vous, tous deux, atteindre  des zones  inaccessibles au théâtre et à la réflexion en chacun...




Extraits : « Voilà l’histoire. L’homme est ici depuis 32000 ans. Qu’il est fallu préparer pendant 100 millions d’années le monde pour lui et la preuve que c’était bien le but. Je suppose. Chais pas. Si la tour Eiffel représentait l’âge du monde, la couche de peinture sur le mamelon du sommet représenterait la part de l’homme à l’échelle de cet âge et n’importe qui verrait que cette couche était ce pourquoi la tour a été construite. J’imagine, chais pas. 
...
Au cours de mes recherches, j’ai rencontré un cas où, il y a bien des années quelques chasseurs de nos grandes plaines organisèrent une chasse au bison pour le loisir d’un comte anglais, et aussi pour remplir leur cellier de viande fraîche. L’équipée fut charmante. Il tuèrent  72 de ces grands animaux, il mangèrent une partie d’un bison et laissèrent les 71 autres pourrir sur place. Afin de déterminer la différence entre un anaconda est un comte, si il y en a une, j’ai fait mettre 7 veaux dans la cage de l’anaconda. Le reptile reconnaissant  s’est immédiatement jeté sur l’un d’eux et l’a englouti, puis il s’est vautré satisfait. Il n’a pas manifesté d’intérêt pour les autres veaux ni de disposition à leur nuire. J’ai fait cette expérience avec d’autres anacondas : le résultat a toujours été le même. Le fait est donc établi : la différence entre un comte et un anaconda est que le comte est cruel et que l’anaconda ne l’est pas ; que le comte détruit gratuitement ce dont il n’a pas besoin, tandis que l’anaconda ne le fait pas cela semble donc suggérer que l’anaconda ne descend pas du comte. Cela semble aussi suggérer que le comte descend de l’anaconda et qu’il y a pas mal perdu au passage. »

Cette maudite race humaine : Mark Twain (1835-1910) préface de Nancy Huston traduit par Isis von Plato et Jorn Cambreleng

jeudi 4 juillet 2019

On n’arrête pas le théâtre : Splendeur dans l’herbe Collectif Nash

http://www.etoiledunord-theatre.com/saison-18-19/collectif-nash

C’était leur deuxième et dernière....




Lettre laissée au collectif NASH

Hier soir j’ai vu du haut c’est à dire du haut plus souvent « rassis » que debout de mes 64 ans votre spectacle et j’ai littéralement adoré pour vous tous, pour la mise en scène, pour le texte, le sujet pour cette « harmonie » pour le jeu la mise en danse des silences, la mise en jeu des silences, pour le thème : l’amitié comment s’en saisir et s’en dessaisir face à la mort « avec le temps » pour le collectif que j’attendais. Je me suis levée à la fin pour vous applaudir et voilà 2 fois que je me lève dans ce festival et à chaque fois c’est pour un collectif. Encore bravo et persévérez même si la neige ne tombe plus, même si l’éclat dans l’herbe désormais séchée, fanée, n’est plus ; continuez à trouver votre force dans ce partage et gardez cette ouverture cette exigence c’était beau, même si j’ai un peu souffert pendant la chanson de Barbara que j’apprécie le plus au monde parce que « ma plus belle histoire d’amour » c’est le théâtre et l’amitié malgré tout....et puis il n’y a pas qu’une version de la mise en abîme de cette chanson, les autres personnages l’écoutent en silence et en y tournant le dos ou en se serrant très fort dans les bras derrière le rideau en tulle blanc comme un filet de pêche qui ne retient plus rien. Hier vous avez attendri les étoiles plutôt que fait danser les ours, pour rappel de cette citation sur le langage : cette marmite fêlée qu’est le langage(d’après Flaubert dans Madame Bovary). Bravo mille et une pensées et à vos lendemains.

Et à peine une heure après que j’ai lancé ma lettre à la mer voilà leur si jolie réponse :

« Chère Nathalie,

Il n'est rien de plus touchant pour nous d'entendre le public mettre des mots sur ce que nous n'avons pas nommer nous mêmes dans le travail. C'est ce qui nous donne envie de continuer à jouer, à défendre notre création. 

Merci mille fois »


mercredi 3 juillet 2019

On n'arrête pas le théâtre : Les poussières de C...

C'est un spectacle musical sur de la poésie qui a été montée un peu en épingle... avec une accélération de la musique et de la dramaturgie dans le même tempo que le texte, comme un drame mais le drame n'y est pas.... 
La poésie pour moi ne fait pas toujours bon ménage avec le théâtre où alors il faut qu'elle se dépouille de toute auto-fiction, masque, ou sinon que pouvons nous rajouter à des vers comme "sous le Pont Mirabeau coule la Seine", une chanson... ce poème nous dit très peu de choses de Paris de l'époque pourtant... le sous-texte
"... Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Les jours s'en vont je demeure

Vienne la nuit sonne l'heure..."

Le texte de Marion Guilloux Les poussières de C. que j'ai acheté pour être certaine que c'était de la poésie dit très peu de choses de la Russie plus de la jeunesse des amours et de l'homophobie. Je me suis mise à penser il y a deux moyens de ne rein voir d'un pays qui semblent à l'extrême opposé : être touriste ou y être amoureux ; seul le désamour embraye la connaissance. 
La mise en musique est belle mais empêche à bien des moments de capter entendre le texte et j'étais au 4 ème rang d'autant que l'actrice auteure joue avec  un micro et sans... c'est pour cette raison aussi que j'ai acheté le texte car je n'avais pas compris le dernier mot et d'un poème tout doit être perçu comme les futures stalactites ou stalagmites d'une grotte, surtout le dernier mot... "idiots".
Toute violence contre les homosexuels où soient-elles situées dans le monde sont scandaleuses, inhumaines, à dénoncer mais à condition de ne pas les monter, les montrer en exagéré, les extirper d'un contexte, avec notre seule émotion, car à ce moment il s'agit comme un peu de racoler le public et cela j'ai du mal à l'accepter. 
Attention je ne dis pas que sous peine d'écrire comme les poètes du passé on ne peut écrire aujourd'hui de la poésie et tenter de la mettre en musique comme si souvent cela a été fait par des chanteurs mais bon voilà il s'agit d'autre chose et donc c'est le spectacle d'un poème musical mis en scène comme une longue chanson....
D'ailleurs il y a un moment de réelle communion avec nous c'est quand l'actrice auteure et donc chanteuse reprend cette chanson de Lhasa (chanteuse trop vite disparue... à la voix si grave, et qui n'est citée nulle part sur le programme et dans le résumé du spectacle sur divers sites) Je me sens coupable. 


Dans le texte il y a une phrase à peu près quelques pages avant la fin qui pour moi est comme son axe de rotation vers le futur...
"Notre monde autarcique commence à se démantibuler "


Quelquefois les spectacles qu'on ne porte pas dans son coeur vous apportent des petits cailloux blancs pour retrouver d'autres chemins....
http://onnarretepasletheatre.estrarre.fr/#texte_edition_en_cours

dimanche 30 juin 2019

On n'arrête pas le théâtre : PREMIERE et DERNIÈRE 2019 du Collectif Géranium : LE TRIOMPHE DE L'AMOUR

Hier 29 juin : première du Festival on n’arrête pas le théâtre avec le Triomphe de l’Amour : Vous connaissez, théâtreux ou pas, vous avez entendu parler de Marivaux, du triomphe de l’amour qui comme nous le disions avec un des comédiens, n’est pas si souvent monté que cela, étant donné sa complexité, son propos : l’amour sur les êtres et son travestissement avec les masques les costumes de l’amitié et/ou de l’amour. Et ses rôles qui sont là joués « extraordinaires, extraterrestres ». Les serviteurs de pure comédie savent déjouer les rouages de la société dite arrogante,  même quand elle change les codes. L’attitude de faire toujours semblant ou pas, de suivre, de rester ON, c'est la base pour tenir sur la scène de la vie des marionnettes, que sont les maîtres et les serviteurs.


C’est un collectif, ils sont jeunes et talentueux comme a dit Pascal, dans les rôles des maîtres comme des serviteurs. Ils épurent la mise en scène et redonnent aux mots, même si le poêlon des échanges par les mots est fêlé et si on fait danser les ours au lieu d’attendrir les étoiles*... quelque chose comme cela dans Mme Bovary ... (entendu réentendu ? à la présentation de tous les spectacles du festival pour : Spendeur dans l’herbe... sur  l’amitié, thème latent qui se dévoile chez ces créateurs tous très jeunes ou presque...les -un peu moins jeunes- y font exception :  pour Cette maudite race humaine de Mark Twain mis en scène par Eram Sobhani  avec Stéphane Auvray Nauroy)...
Mais revenons à ceTriomphe de l’amour tellement bien joué presqu'à la nudité du jeu d’avec les mots pour avant tout les adresser et les faire entendre à l’autre. 
Tous les jeudis-vendredis-samedis jusqu’à la fin du festival le samedi 13 juillet, vous pouvez pourrez voir ou revoir cet exceptionnel, excellent triomphe de l’amour qui fera vacarme en vos cœurs, en vos corps et c’est là le propos ... Merci Marivaux merci au collectif Géranium sans lequel nous aurions passé une soirée étouffante, sans expression autre que celle de : "il fait chaud on cuit... la fin du monde est-elle proche ou pas ?" en tous cas....on n’arrête pas le théâtre, n’oubliez pas le logo un interrupteur avec 2 on (pas de off) depuis 13 ans que j’y vais je ne l’avais pas remarqué ! voyez-vous, comme les présupposés, les aprioris gomment la capacité de changement, de réflexion, merci à Sophie Mourousi qui dans sa présentation de tous les autres spectacles, l’a rappelé. 
Un Festival de renaissance.... Et si on sauvait l’amour et la planète...
* Flaubert Mme Bovary la citation

“La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.”

Au théâtre on peut essayer de faire de son mieux à plusieurs pour que cela passe : l'au delà des mots....




13 juillet ; Dernière du collectif Géranium de ce Triomphe de l'Amour... et dernier jour du Festival : On n'arrête pas le théâtre : à l'année prochaine... nous ont-ils dit...


Nous y sommes retournés car voilà ce spectacle le méritait bien tellement il était vivant et joué en mode limpide pour un public de toutes provenances du néophyte voisin du théâtre qui vient là parce que c'est du théâtre et que ce n'est pas cher au jeune qui sait "par expérience scolaire" que le théâtre est souvent ennuyeux mais là ce sont des jeunes... alors qui sait cela est peut-être différent même pour un classique, et puis c'et pas cher, pour un critique blogueur qui se la raconte un peu sur ses connaissances et ses goûts mais qui dans les faits en a beaucoup vu de mises en scènes stylisées de Marivaux au point de rendre incompréhensible le propos du texte., le fond les sentiments, ce qui diffère entre l'amitié et l'amour....ces dernières phrases de Phocion/Aspasie/Léonide : "Au reste vous n'êtes point à plaindre Hermocrate ; je laisse votre cœur entre les mains de votre raison. Pour vous, Léontine, mon sexe doit avoir déjà dissipé tous les sentiments que vous avait inspirés mon artifice."




Cette représentation a été en crescendo et jamais en force même si le personnage du jardinier un peu transformé en servante mais ayant gardé son "patois de Vaugirard " écrit ainsi par Marivaux est interprêté à juste titre d'un volume plus fort que le langage châtié de ses maîtres ou du rusé Arlequin. À la fin nous étions tous dans un ravissement éclatant prêts à applaudir à tout rompre. Bravo. Notre jeune amie de 22 ans russe, Ann en France, pour un séjour linguistique nous a dit " jamais je n'ai vu une joie aussi professionnelle" et quand j'ai dit qu'ils jouaient tous bien et que les hommes savaient bien exprimer leurs sentiments, elle a rajouté "peut-être qu'ils ne jouaient pas "......
https://www.facebook.com/collectifgeranium/


samedi 22 juin 2019

Et si vous partez en Festival....Théâtre : à l'Etoile du Nord et à Avignon In et Off 2019 et ensuite à Figeac St Céré

Mon blog chute chut... quand je ne parle plus ni des films qui sortent ni des séries sur Netflix et je m'en balance..., il n'est pas fait pour  attirer l'audience la plus large, mais celle éparse qui ne se retrouve pas ailleurs, qui aime des domaines très divers, il est hors compétition comme l'amour pour le plus grand nombre, car sinon voyez-vous sur cette planète nous arriverions à vivre ensemble en harmonie avec le respect d'autrui, une certaine égalité des chances et des ressources. Et surtout il chute parce qu'il aime chuter et cela avec aucune arrogance culturelle : comment,  tu ne connais pas cela.... Hier j'ai entendu une histoire un peu dans ce style, quelqu'un qui au bout de 3 mois dans un cours de théâtre professionnel est parti terrassé par le continent culturel à absorber pour faire du théâtre.... et aussi qui sait par comparaison aux autres et à leurs possibilités leurs interrogations leur humour "potache" l'esprit potache d'un cours de théâtre est toujours épris d'un certain brio : celui des vedettes de cours qui rend impossible de rester en retrait....Certains groupes désormais appelés cours amateurs font avec tous quelqu'ils soient, une équipe soudée et indissoluble mais c'est rare et donc c'est seulement cette formule qui m'intéresse et je sème à ma façon désormais pour que cela se répande à l'infini, à la seule condition qu'il y ait du désir et du plaisir partagé... une troupe nait, c'est à dire une équipe qui aime comme elle respire.
#onnarretepasletheatre #avignonfestivaloff  #avignonfestivalin #theatrefigeac #musiquestcere

Revenons aux festivals que j'aime et je fréquente depuis des années, celui du théâtre qui ne s'arrête jamais...là j'irais  presque tout voir parce que cela me remet debout et quelquefois me dérange mais jamais ne m'arrange dans l'immobilisme et la complaisance artistique...et aussi surtout parce qu'avec le Pass de 25 € on peut tout voir.... et c'est sympa là-bas.
Il y a surtout du théâtre, des lectures aussi, et du cinoche de"celui qui reste à inventer"
http://www.etoiledunord-theatre.com/saison-18-19/festival-on-n-arrete-pas-le-theatre


Avignon In https://www.festival-avignon.com/fr/la-programmation
là il faut bien regarder par jour et découvrir ce qu'on ne connait pas forcément
Avignon Off https://www.avignonleoff.com/programme-billetterie/
Avignon Off par lieux le Gilgamesh Belleville https://www.avignonleoff.com/programme/2019/11-gilgamesh-belleville-t2226/
pour Hamlet déjà, que j'ai vu à sa création et que je reverrais dans ce très beau lieu... AVANT TOUT
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/hippolyte-s25804/ La caserne : pour Hippolyte comme cela par feeling pour le sujet le lieu le visuel et une des comédiennes
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/noemie-de-lattre-feministe-pour-homme-s25058/
Actuel Théâtre parce qu'il y a des pépites tous les ans un peu choc évènement comme les Chatouilles ou la machine de Türing(que j'ai vu l'an passé et moyennement aimé et qui cette année après les Molières se rejoue au Chêne noir... Là peut-être : Féministe pour homme Noémie de Lattre
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/deglutis-ca-ira-mieux-s24606/ Le Balcon pour Déglutis ça ira mieux pour Andréa Bescond et Éric Métayer
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/le-crepuscule-s25642/ Présence Pasteur pour le Crépuscule avec Philippe Girard
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/disparu-s26640/
Disparu de Cédric Orain au Train Bleu
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/le-paradoxe-amoureux-s26344/
et pour finir en beauté le Paradoxe amoureux au Petit Chien qui sera recréé par la Cie Philippe Person pour finir en beauté...
et le lien de l'Avant-Scène Théâtre pour voir ce qu'ils conseillent retiennent pour ce prochain Avignon
ici
Et aussi les conseils de spectatif 

Message d’après la 1 ère le 5 juillet 2019 de Florence Le Corre comédienne dans le Paradoxe amoureux.
« Pour ceux et celles qui y sont, acteurs et actrices, metteurs et metteuses en scène, techniciens et techniciennes, spectateurs et spectatrices : BON FESTIVAL 2019 à tous et toutes !!! De notre côté, nous ne pouvions rêver meilleure première ! ("Le paradoxe amoureux" de Pascal Bruckner, adapté par Philippe Honoré et mes par Philippe Person au Petit Chien à 10H45). »

Dernier message d’une amie... la meilleure pièce.....qu’elle a vue à Avignon sur une servante de Georges Sand Marie des Poules 


Figeac St Céré
Nous irons voir Les 3 Mousquetaires Acte 3, le 31 juillet
le 01 août l'effort d'être spectateur et à nos Atrides
le 02 août Il y aura la jeunesse d'aimer
http://festival-saint-cere.com plus opéra avec récitals opérettes et concerts
le 03 août Château de Castelnau Bretenoux Les pêcheurs de  perles

mardi 18 juin 2019

Parasite au cinéma et Bellissima sur Arte

Oh que ce film m'a énervée, fatiguée, déçue, désespérée, je sais il y a plein de strates cinéphiles à voir, de tableaux à déchiffrer, mais j'ai justement l'impression d'avoir tout décrypter... vaguement. L'intérêt est pour les seuls critiques... et le public vient car c'est la palme et qu'ainsi il se sent intégrable à très bon compte c'est vrai comme demandait un sujet du bac de philosophie : à quoi bon expliquer une oeuvre d'art ? On va voir la Palme d'Or et on lit le Goncourt et en voiture c'est un Direct....

Une âme amie, m'a dit, c'est parce que tu n'es pas rentrée dans le film, même pas, j'y suis rentrée par la porte de la belle maison d'Architecte avec un grand A et à plusieurs étages...mais j'en suis ressortie... à ce qui m'a semblé être le tiers du film tellement le reste m'a semblé long et peu crédible, avec des surenchères, des fausses pistes, des fins à chaque étage... en veux-tu en voilà.  La seule chose de réussie, c'est qu'aucun personnage n'est attachant, ainsi  se détache-t-on de tout....
Je ne spolierais pas le déroulement, ni la fin rocambolesque du film, mais ce que je me suis ennuyée avec ces marionnettes qui se démenaient tant bien que mal pour rendre crédible l'improbable, l'illogisme froid de ce scénario à rebondissements qui en fait ne touche à personne à rien, pas même à l'écologie à nos responsabilités dans le réchauffement climatique puisqu'après la pluie le beau temps.... et que "mieux vaut ne pas établir de plan..." Le réalisateur se réclame de Chabrol mais il est bien plus dérangeant justement, parce que ses personnages sont humains.
"Attends un peu et revois-le dans quelques temps", m'a conseillé cette âme amicale, en moi, j'ai déjà répondu : jamais !
La palme d'or du festival de Cannes remise par Cuaron à l'unanimité du jury, alors que son film Roma est tout le contraire et que Douleur et Gloire d'Almodovar était en liste dans les nominés... Je ne comprends pas.
Que d'artifices qui au début peuvent paraître bien observés drôlatiques pour stigmatiser les hiérarchies,  les différences d'apparences entre les classes sociales des hautes sphères(ou entre nous la bêtise l'hystérie crédule sont à leur comble chez les femmes : la mère la fille)  et des sous-sols forcément plus machiavéliques... voir même plus épris de la spiritualité des lieux en l'absence des maîtres, eux qui sentent cette mauvaise odeur des sous sols....où les égouts débordent.


Parenthèses j'ai revu sur Arte Bellisima sublime film de Visconti que je n'avais pas oublié mais que j'ai du voir, il y a surement très longtemps sur un petit écran de télévision, à l'époque et qui sait pas en entier parce qu'en Noir et Blanc...





Mais quelle différence de chair et d'âme, de jeu aussi de la magistrale Anna Magnani à la fois tragique, pleine de duplicité, drôle et si tendre avec sa gosse. Il y a aussi plein de situations humoristiques le passage de la fillette chez le coiffeur, sa professeure de théâtre et comment l'assistant se paye sa Vespa...On les voit toutes, les coupantes différences de classes sociales dans les mères et leurs filles qui viennent au "casting" pour faire passer des essais à leurs fillettes et quelle claque morale on reçoit à la fin. Là aussi je ne dévoilerais pas la fin car au moins ce film là le mérite... son succès.
Le Masque et la Plume où Jean-Marc Lalanne critique des Inrocks dénonce l’aspect conscient manipulateur du film 
https://www.avoir-alire.com/parasite-la-critique-de-la-palme-d-or
http://cineclubambulant.hautetfort.com/archive/2019/06/16/parasite-bong-joon-ho-6158621.html
(Même si je ne suis pas d’accord du tout avec la comparaison avec le cinéma italien ; j’ai plus aimé aussi son autre film : Memories of Murder)


Télérama pour accéder aux articles il faut être abonné aussi je les recopie....
https://www.telerama.fr/festival-de-cannes/2019/cannes-2019-bong-joon-ho,-palme-dor-avec-parasite,-et-vainqueur-par-chaos,n6268072.php
Drôle, tragique, inquiétant... Le cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho a le don d’embarquer le spectateur en changeant sans cesse de registre. Déflagration sur la Croisette cette année, son “Parasite”, chef-d’oeuvre corrosif sur fond d’inégalités sociales, remporte la Palme d’or et sort en salles mercredi 5 juin.
Bong Joon-ho est un égoutier. Ses films, toujours sombres et humides, surgissent des bas-fonds du cinéma de genre, pour éclabousser le monde d’en haut de leur puissance métaphorique. Repeindre la société sud-coréenne avec des boues d’épuration : voilà la mission qui occupe le cinéaste de 49 ans depuis Memories of Murder (2003), thriller poisseux et prodigieuse réflexion sur le bien, le mal et l’histoire récente de son pays, qui, avec ses cinq millions d’entrées sur place, lui a ouvert toutes les portes, à l’intérieur comme à l’extérieur de la péninsule.
Son dernier film, Parasite, peut-être son meilleur, achève de placer Bong Joon-ho à la table des plus grands. Sans nappe, la table. Car le Coréen aux cheveux hirsutes et à la bouille ronde d’éternel adolescent ne fait pas dans la dentelle. Il dynamite les genres (du mélo au polar), orchestre le chaos, abolit les frontières, y compris celle du bon goût.
Entassés dans un souplex dégoulinant, les quatre membres d’une famille de prolétaires s’incrustent progressivement dans la luxueuse villa d’une famille de grands bourgeois de Séoul. Tour à tour fable sur la lutte des classes, farce horrifique, étude de moeurs, satire du capitalisme, Parasite est un film foisonnant. Un train fantôme, où le grotesque côtoie le tragique.
Après la géante bestiole amphibie jaillissant des eaux polluées de la capitale coréenne dans The Host (2006) et l’hippo-cochon sauvage arraché à sa forêt tropicale pour être envoyé à l’abattoir dans Okja (2017) — deux paraboles écologistes déguisées en films de monstres —, l’obsession de Bong Joon-ho pour les cloaques mérite une explication.
« J’aurais aimé pouvoir dire que j’ai été séquestré dans une cave à l’âge de 7 ans, plaisante le cinéaste avec un humour décapant. Mais non ! J’ai en revanche eu l’occasion de descendre dans les sous-sols de plusieurs gratte-ciel. Entre la pénombre, les escaliers et le bourdonnement des machines, il y règne une atmosphère que je trouve très inspirante. »
La symbolique du contraste entre un monde souterrain, sale et dissimulé aux regards, et un monde extérieur, propre, qui s’épanouit à la lumière du jour, comporte aussi une dimension politique évidente. Des deux villes haute et basse de Metropolis(1927), de Fritz Lang, aux doublures maléfiques qui remontent à la surface pour prendre la place des familles modèles dans le récent Us (2019), de Jordan Peele, comme dans la plupart des films de zombies, le cinéma fantastique regorge de gueux planqués sous le tapis, telle la mauvaise conscience des classes dominantes.
“Une ville enclavée et très réactionnaire, un peu comme Munich…”
« La lutte des classes n’est pas plus un problème en Corée du Sud que dans le reste du monde capitaliste, Chine comprise, poursuit Bong Joon-ho. Partout, les écarts continuent de se creuser entre les riches et pauvres. Mais je ne fais pas des films ouvertement engagés. En revanche, si le public, une fois ses émotions digérées, veut bien réfléchir au message sous-jacent, je n’y vois aucun inconvénient, au contraire. »
Né dans une famille de la classe moyenne supérieure, d’un père professeur d’art à l’université et d’une mère au foyer, Bong Joon-ho est le benjamin d’une fratrie de quatre. Il grandit à Daegu, au sud de la péninsule coréenne, « une ville enclavée et très réactionnaire, un peu comme Munich ». Gamin solitaire, introverti, il a du mal à exprimer ses sentiments au sein d’une famille où les échanges et les effusions sont presque inexistants. Il passe son temps à lire et à dessiner des BD. « Quand il m’arrivait de croiser un membre de ma famille dans la rue, je ne savais jamais comment réagir. Alors on évitait, mutuellement, de se parler. » 
Bien qu’il ait la fibre artistique et une formation de graphiste, son père, qui a réalisé le lettrage de l’affiche de La Servantegrand classique du cinéma coréen de 1960, n’a jamais encouragé son fils à devenir réalisateur. « Un homme doit être salarié », lui répétait-il sans arrêt. Simultanément à des études de sociologie, où il acquiert son sens de l’observation des différentes strates de la société coréenne, Bong Joon-ho, se découvre une passion pour le cinéma en fréquentant le ciné-club universitaire. Il finit par braver la recommandation parentale et s’inscrit à la Korean Academy of Film Arts (Kafa).

Un jeune professeur rendu fou par un chien bruyant

En 1994, ses courts métrages de fin d’études, dont il a presque honte aujourd’hui, reflètent bien ce double cursus. Il y est déjà question de l’opposition entre cols blancs et cols bleus (White Man) et de l’élite culturelle coréenne tournée en ridicule (Incohérence). Après quelques années d’apprentissage et une poignée de scénarios écrits pour d’autres, Bong Joon-ho signe un premier long métrage, Barking Dogs Never Bite (2000), comédie noire sur un jeune professeur d’université rendu fou par un chien bruyant. Son style, tout en ruptures de ton, où la violence menace d’exploser à tout moment, avec des personnages tragi-comiques qui ne s’apitoient jamais sur leur sort, s’affirmera dès Memories of Murder.
Désormais invité dans les festivals les plus prestigieux, célébré avec le même enthousiasme dans les revues cinéphiles et la presse populaire, et — ce qui n’est pas donné à tout le monde — prophète en son pays, où The Host et Snowpiercer (2013) ont attiré chacun dix millions de spectateurs, Bong Joon-ho peut faire ce qu’il veut : adapter une bande dessinée française de science-fiction, qui se déroule entièrement dans un train blindé et inarrêtable (Le Transperceneige, devenu Snowpiercer) avec un casting international (Ed Harris, Chris Evans, John Hurt, Tilda Swinton) ; créer la polémique en étant sélectionné en compétition à Cannes avec un blockbuster antispéciste produit par l’ogre Netflix (Okja) ; refuser obstinément les propositions de Hollywood pour réaliser un film de superhéros ; faire des allers-retours entre les films cent pour cent coréens et les grosses coproductions étrangères, sans jamais renier ni son style, ni sa personnalité.
Adepte des tournages rapides et spontanés, avec peu de prises, conformes au storyboard dessiné par ses soins et montées en direct sur le plateau, comme le veut la tradition d’efficacité coréenne, Bong Joon-ho se voit avant tout comme un artisan du cinéma de genre. « Ma première vocation consiste à divertir »insiste-t-il, la modestie en bandoulière. Avant d’ajouter : « Mes films sont comme une petite pluie. Au début, on ne sent rien, mais on finit quand même par être complètement trempé. »