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jeudi 5 septembre 2013

Ler Ligisa des véritables robes aux couleurs d'ailleurs


Ler Ligisa : je vous laisse découvrir les modèles sur le site....Ler Ligisa

Le symbole de cette passion, ce sont les « ciseaux d´or », une antique paire de ciseaux centenaire léguée par son grand-père à sa mère puis de la mère à sa fille. C’est un objet qu’Eva Rogo-Lévénez conserve aujourd’hui jalousement, loin de son pays natal comme le symbole du legs de sa famille.

Sa mère avait coutume d’affirmer « qu’aucune femme ne peut décemment porter une robe dont les finitions ne sont pas cousues main ». Eva a hérité du perfectionnisme de son grand-père maternel.
C’était un couturier connu dans cette région du lac Victoria, situé à l'Ouest du Kenya, et sa fille aînée, la mère d’Eva donc, habillait toute la famille tout en pratiquant sa profession d'enseignante à Kisumu. Eva a appris de sa mère le secret des coupes bien taillées ainsi que le goût d'un design naturel, sans ostentation. On peut dire qu’elle est passée par une des meilleures écoles, celle de l’apprentissage sur le tas dans la famille.

Eva utilise des tissus locaux comme le kikoy, le khanga, le maassaï shuka, le Tie & Dye ainsi que d´autres tissus fabriqués en Afrique de l’Est.



L’histoire du khanga remonte à la seconde moitié du 18ème siècle, période du commerce des esclaves. Avec l’affranchissement de ces derniers, les deux tissus originaux, le Kaniki et le Merikani, simples pièces d’étoffe portées par les esclaves, sont transformés en des tissus finement fabriqués intégrant parfaitement des couleurs et des dessins extraordinaires, comparables à ceux qui ont habillé les mannequins sur les photos.


Fidèle à la tradition familiale, Eva a un sens aigu du sur - mesure. Elle dessine avec passion pour mettre le corps de la femme africaine en valeur en traçant des lignes simples et épurées. La coupe est ajustée pour allonger le corps et affiner la taille.


Sa vie de designer a débuté réellement aux Beaux-Arts de Nairobi. C’est avec un pinceau qu’elle exprimait alors ses pensées, ses envies, ses rages sur des toiles vierges tout en fabriquant elle-même ses robes. Eva adore toucher, mélanger et sentir ces tissus traditionnels en coton, souvent fabriqués à la main.

Enfant, elle pédalait sur la machine à coudre « Singer » de sa mère.

Comme pour beaucoup d’adolescents dans le monde, l’élégance est particulièrement vénérée par les jeunes filles. Elle fabriquait alors ses robes elle-même.


Aujourd'hui, Eva revient à la passion de son grand-père.



lundi 4 mars 2013

revoir sur ARTE le fashion week-end avec le dernier défilé d'YSL /et l'Atelier de Vincent Josse sur Macha Makeïeff

DIMANCHE, 3 MARS 2013 À 16H15 - 01/03/13
le lien
Yves Saint Laurent: Le dernier défilé
Proches, collaborateurs et historiens reviennent sur le dernier défilé de légende du grand couturier.

Le 7 janvier 2002, quarante ans jour pour jour après avoir créé sa propre maison de couture avec Pierre Bergé, Yves Saint Laurent annonce son départ lors d'une conférence de presse. Quinze jours plus tard, au Centre Pompidou, le couturier assiste au grand défilé rétrospectif de ses quarante ans de carrière, quarante ans de dialogue amoureux avec le corps des femmes.
Un parterre de deux mille personnes voit défiler deux cents mannequins portant trois cents modèles, symboles d'une femme moderne qui traverse les décennies avec élégance et assurance.

Ce jour-là, assise à côté de Jeanne Moreau, de Paloma Picasso ou de Lauren Bacall, chacune se reconnaît dans les vêtements qui apparaissent sur le podium et qui ont marqué la mode et l'histoire des femmes. Le caban et la saharienne, la robe trapèze et le tailleur-pantalon, les collections d'inspiration russe, indienne, chinoise, les œuvres de Braque, Picasso et Matisse sublimées en capes, manteaux, robes de soirée, suivies par la légèreté des mousselines, puis par le smoking sous toutes ses coutures...
Les proches nous disent l'émotion, les spécialistes nous éclairent sur cet alphabet de la mode qui défile sous nos yeux. Pierre Bergé, Audrey Marnay et Monsieur Jean Pierre, le chef d'atelier tailleur, Dominique Deroche, l'attachée de presse et Pamela Golbin, historienne du musée des Arts décoratifs se souviennent.

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et l'Atelier à Marseille.... de Macha Makeïeff
Elle dirige le théâtre de la criée à Marseille. Son nom a longtemps formé un duo avec Jérôme Deschamps. Elle met en scène une version contemporaine d'Ali Baba  avec Atmen Kelif Ali Baba, qui déclare : "il est cruel le pays de la fortune pour ceux qui en ont (de l'argent et/ou de la culture)  et ceux qui n'en ont pas". Bienvenue dans l'Atelier de Macha Makaieff (son site).
le théâtre de la Criée le site et donc Ali Baba

mardi 8 janvier 2013

Laetitia Casta : Une belle personne, vous n'avez qu'une semaine pour revoir le Podcast...France-Inter : la grève contre un "redéploiement" des techniciens, je soutiens

la beauté avec beaucoup de singularité et de sincérité l'anti Carla Bruni : Laetitia Casta, il y a longtemps que nous avons une photo d'elle en N et B dans la maison, en filigrane d'une ombre d'un modèle ancien à chapeau, à la Rembrandt, un tableau du Louvre, l'affiche d'un documentaire d'Ange Leccia : La Déraison du Louvre.  (vidéo sur Daily Motion) une lumière parmi les lumières et les ombres.
http://videos.arte.tv/fr/videos/square--7167598.html
c'est le lien pour voir l'émission de Vincent Josse, sur cette belle personne, sur Arte.
j'aime la voix de Vincent Josse et cette posture qu'il a pour accueillir toutes les personnes quelles qu'elles soient. Une rencontre. Pas un exercice d'admiration ou une décalcomanie d'autres RDV médiatiques. De belles photos, effeuillant si bien ce temps : celui de rester auprès de quelqu'un, il y a pour cela Rebecca Manzoni et Vincent Josse(appelé la voix de France-Inter).
Question : à quoi sert de rencontrer un génie ? Je pensais à Yves Saint Laurent
Réponse : YSL m'a donné ma féminité et croyez-moi pour une jeune femme, c'est pas rien...

Choix des 3 films préférés de Laetitia Casta  : Mouchette de Bresson, Paris-Texas de Wenders et l'Important c'est d'aimer de Zulawski.

Sur le mariage : le mariage est plus sincère aujourd'hui, pourquoi les homosexuels, n'auraient pas les mêmes droits ?

-Mais rassure-moi, il y a un film qui sort, c'est dans le cadre d'une promotion, (voilà longtemps que je ne m'étais pas parlé seule)
-non il s'agit d'un suivi, d'un mieux connaître une personne dont on parle, ne pas s'en tenir ou glacis, au glacé, au glaçage, ce serait si décevant de ne pas pouvoir se saisir après ce genre d'émission, d'un peu d'elle, et surtout de son ouvrage artistique, le film donc c'est : une histoire d'amour d'Hélène Fillières avec Benoit Poelvoorde

UNE HISTOIRE D'AMOUR

(sur ciné-movies)
"Elle l'a rencontré un soir de printemps, elle est devenue sa maîtresse. Il lui a offert un revolver, elle une combinaison en latex. Imprudent, il lui a proposé un million de dollars. Insatiable, elle est venue lui rappeler ses promesses...
Une histoire d'amour, signé par Hélène Fillières, revisite le fait divers qui avait défrayé la chronique en 2005... Dans le rôle des deux protagonistes, on retrouve une Laetitia Casta troublante et poussée à bout par Benoit Poelvoorde, dans un rôle totalement à contre-emploi. L'atmosphère en clair-obscur du film épouse parfaitement cette histoire sombre et torturée où passion rime avec violence. Benoit Poelvoorde est glaçant de cruauté et de noirceur. A voir impérativement pour le jeu des acteurs !"
je vais y aller pour plein de raisons... car tous les deux je suis sûre que j'ai envie de les prendre dans mes bras, et ce sont des artistes qui se tiennent à leurs rôles et qui ne sont pas à dire tout et n'importe quoi, des personnes qui ont la chance d'assumer leur célébrité sans se fuir.
à propos l'émission de Vincent Josse c'est à la TV et ne pas confondre avec l'Atelier s/France-Inter.
Ah j'ai parlé de Rebecca Manzoni, son dernier Eclectik sur François Damiens est meilleur qu'un repas de réveillon.... c'est tous les dimanches après les infos de 10H ou en podcast. La semaine prochaine le RDV c'est avec Bernadette Lafont. Damiens lui aussi me donne confiance en des artistes, sincères qui ne se font pas effacer de la carte... Ce que je ris en écoutant ses caméras cachées. Improviser s'avancer nu et sincère : si vous ne savez plus ce que cela veut dire, il en parle bien. 
Voilà 3 jours que France-Inter est en grève et donc cela à cause d'un redéploiement selon la direction, c'est à dire en clair la suppression de 4 postes de techniciens. Cette direction n'y est pour rien si on l'écoute,  même si elle se targue de plus en plus d'auditeurs(justement pourquoi diminuer une équipe qui fonctionne... a t-on envie de se dire), article du Figaro qui est tagué de commentaires, sur Internet, comme "radio de gauche", comme "ayant des techniciens qui sont soit en pause clope ou au café en bas...."  
Je m'ennuie, mais c'est le temps d'écouter les Podcasts et  pour remplacer ? J'écoute Le Mouv' ou RFI de très loin, et je soutiens totalement et c'est bon de savoir qu'il y a des îlots de solidarité. À force de réduire le personnel et de mettre que dans les équipes : des personnes qui veulent être les meilleures, on se surprend après quelques temps à ne plus trouver de sens de l'équipe, plus par plus égal moins. Voir en football, l'équipe du Réal Madrid qu'avec des "pointures" du temps de Zidane, Figo, Ronaldo, Beckham... Je schématise mais chacun a son utilité, celui qui connait humainement tout le monde, celui qui est une pointure des Réseaux, celui qui spécialiste en bricolage jardinage, répare tout..., celle qui connait tous les plans de réductions, ceux qui ont un carnet d'adresses fourni, le passionné de musique, l'autre de sport et même celle de théâtre...

mardi 19 juin 2012

Festival : à l'étoile du nord "ON n'arrête pas le théâtre"

ON n'arrête pas le théâtre, le festival d'été de la compagnie estrarre.
C'est un festival qui n'a pas les moyens de s'acheter les chaussures de Christian Louboutin....mais qui en a l'élégance.
 Chaussures de Christian LOUBOUTIN

 Il faut traverser le Rubicon et passer par "la ruelle des morts" dans le 18ème.
 Stéphane Auvray-Nauroy : Phèdre sa muse....
Pourtant je ne le raterais pour rien au monde, ce festival, à cause de sa muse, du lieu, des gens et de cette école.... Auvray-Nauroy, qui s'est comme toujours associée à plus loin, aux plus jeunes, à la création permanente, à un autre lieu  : ECOLE DU THÉÂTRE DES TEINTURERIES DE LAUSANNE. Car ? -car je tiens à m'insurger, m'immiscer, m'immerger entre les plis du monde qui va vers la catastrophe et rester sur l'instant et la prière....  incarnée malgré tout. Les comédiens sont tous des teinturiers, ils nettoient les peaux et les colorent ensuite jusqu'à l'os... Seule la mort fait perdre l'incarné au théâtre. Nul autre support que l'humain.
À cause de son créateur Lumières Xavier Hollebecq.
Pour sa sixième édition, ON n'arrête pas le théâtre vous propose une programmation encore plus dense(ah, oui y a de la danse) et plus variée que les précédentes : théâtre, danse, concert, ce n'est pas moins de 7 spectacles en trois semaines, avec des créations et des reprises, des compagnies émergentes et des artistes confirmés. 40 artistes, de 18 à 60 ans, vous attendent pour vous faire partager leur joyeuse folie.

Retrouvez-nous le 22 juin à L'étoile du nord, pour une soirée musicale avec Laura Clauzel et Pisco Varghas, durant laquelle nous présenterons cette nouvelle édition du festival (entrée libre, réservations 0142264747 et contact@etoiledunord-theatre.com).


programme complet www.estrarre.fr
Théâtre de L'étoile du nord - 16 rue Georgette Agutte 75018 Paris - métro Guy Môquet (plan) - www.etoiledunord-theatre.com
renseignements et réservations : tél. : 01 42 26 47 47 ou contact@etoiledunord-theatre.com
il n'y a pas de photos ils font un peu mystère il faut mieux réserver....

ANIMALE Part II (divertissement)
Performance dansée de et avec Franco Senica / Collaboration artistique Sophie Lagier
sur FB
DU 3 AU 7 JUILLET DU MARDI AU SAMEDI À 19H30

LES SIRÈNES
d'après Pascal Quignard / adaptation et mise en scène Cédric Orain
avec Olav Benestvedt, Céline Milliat-Baumgartner, Nicolas Laferrerie (musique)
sur FB
DU 3 AU 7 JUILLET DU MARDI AU SAMEDI À 20H45

JUSTE LA FIN DU MONDE
J'ÉTAIS DANS MA MAISON ET J'ATTENDAIS QUE LA PLUIE VIENNE
de Jean-Luc Lagarce / mise en scène Cécile Garcia Fogel / Ecole du théâtre des Teintureries - Lausanne / avec les élèves de la classe professionnelle de 3e année promotion 2009-2012 Laure Aubert, Séverin Bussy, Joanie Ecuyer, Paul Laurent, Laurence Maiêtre, Karim Marmet et Isabelle Vallon
Avec les élèves de la classe professionnelle de 3e année - promotion 2009-2012
Laure Aubert, Séverin Bussy, Joanie Ecuyer, Paul Laurent, Laurence Maître, Karim Marmet, Isabelle Vallon
Technique David Baumgartner

JUSTE LA FIN DU MONDE
Cela se passe dans la maison familiale, un dimanche, Louis le frère revient après une longue absence annoncer l’irrémédiable...
J’ÉTAIS DANS MA MAISON ET J’ATTENDAIS QUE LA PLUIE VIENNE
Trois femmes et un jeune homme revenu de ces guerres et de ces batailles, enfin rentré à la maison, posé là, épuisé par la route et la vie, endormi paisiblement ou mourant, rien d’autre, revenu à son point de départ pour y mourir.
Le travail sur le théâtre de Jean-Luc Lagarce est un moment particulier pour un acteur.
La forme d’écriture oblige l’acteur à se plier et le jeu se met en place comme par magie.
Juste la fin du monde est une tragédie ordinaire, elle demande des acteurs incroyablement simples et raffinés, il y a un tricotage permanent de la pensée, qui avance à l’infini mais aboutit finalement à un détail, une question profonde que le personnage se pose sur sa propre existence... on est saisi par ce détail, il nous prend à la gorge...
Le travail sur cette pièce, pour moi, se situe là...
J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne est d’une tout autre nature, le tricotage est là aussi, mais il faut le pousser, le développer, aller au bout de son effort, car il s’agit d’un cri qui n’aurait pas été poussé.
Le jeune frère aurait par son départ cristallisé la vie de ses soeurs et la situation en apparence est plus intenable...
L’univers est plus organique, plus épique, par instant, le jeu est légèrement différent.
Les élèves acteurs de l’école de la teintureries que j’ai rencontré pour ce travail, ont découvert une partie d’eux-mêmes dans cette exploration modeste mais profonde... être sensible à la structure d’un texte et particuler son jeu en fonction, de manière instinctive, musicale et réfléchie aussi...
J’ai essayé de transmettre mes intuitions, mon rapport aux mots, au silence...
Cécile Garcia Fogel
Production Ecole du Théâtre des Teintureries de Lausanne.

LES 9 ET 10 JUILLET LUNDI ET MARDI À 20H45

LÉONCE ET LÉNA
de Georg Büchner / adaptation et mise en scène : Eram Sobhani / avec Stéphane Auvray-Nauroy, Laura Clauzel, Romain Darrieu, Michèle Harfaut, Julien Kosellek, Edouard Liotard, Yuta Masuda, Sophie Mourousi et Cédric Orain.
sur FB
DU 11 AU 22 JUILLET DU MERCREDI AU SAMEDI À 20H45, LES DIMANCHES À 16H - RELÂCHE EXCEPTIONNELLE LES 13 ET 14 JUILLET

ANDROMAQUE M'A TUÉ(E)
Adaptation de l'oeuvre de Racine / mise en scène et adaptation : Naïs El Fassi / avec : Nacima Bekhtaoui, Clément Oliva, Maïa Rivière, Lisa Spurio, Jackee Toto et Matthieu Tune

LES 16 ET 17 JUILLET LUNDI ET MARDI À 20H45
Avec Nacima Bekhtaoui, Clément Oliva, Maïa Rivière, Lisa Spurio, Jackee Toto, Matthieu Tune

« La vie passe plus vite quand la mort devient un spectacle ».*
On pourra nous reprocher de vouloir tout dire.
Dans Andromaque, Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector qui est mort. Une chaine amoureuse tragique qui peut paraître absurde. Hélas, on n’y pourra rien.
Chaque mot nous fera mourir, de honte, de frustration, de désir.
On en rira sûrement, chacun pour soi. Le temps de l’illusion d’un dernier souffle.
On aurait pu s’en tenir à « Ne me quitte pas, il faut oublier, tout peut s’oublier ».
Mais parler pour mieux mourir.
Une forme de pardon illusoire, à soi pour soi-même.
« Notre métier sublime à nous est de tuer le temps ».*
Une réconciliation de l’amour avec la mort, de ces deux suspens de vérité.
Ce pouvoir tyrannique. Ce désordre.
La supposée noblesse des sentiments n’est peut-être ici qu’une sublime supercherie.
Car il s’agit bien de monstres sublimes. Monstres de par la violence de l’inaccompli que chacun porte en soi, sublimes de par la mise à nu qu’offre le langage de Racine. Le tragique résidant dans le fait que toute situation paraît à la fois extraordinairement possible et fatalement impossible à vivre.
Si bien que croire jusqu’au bout à la grandeur du héros serait un prétexte pour ne pas parler d’humain.
De sa solitude. De ses défaites. De son impuissance face à ce combat trop lourd entre raison et déraison.
Le fantasme restant pour seule délivrance.
Une bataille sans d’autre victoire que la jouissance de notre mort à venir.
La triste sensualité de l’agonie collective.
S’imaginer cette confusion.
Une petite mort ?
Admettre l’ordre chaotique qui régit nos existences.
Comme un aveu fait à un sourd.
Un sifflement.
Rien de plus. Rien de moins.
« Au fossoyeur ensuite de trouver sa satisfaction ».*
* Heiner Müller Quartett
Production Collectif And this is my smile.



COMME SI LES RUINES NE NOUS AVAIENT RIEN APPRIS

conçu et interprété par Stéphane Auvray-Nauroy et Mathieu Mullier-Griffiths
École Auvray-Nauroy
DU 18 AU 22 JUILLET DU MERCREDI AU DIMANCHE À 19H30


D’après des extraits de textes de Falk Richter, Antonin Artaud, Valère Novarina, Jean-Christophe Bailly, Alfred De Vigny, Jose Luis Borges, Mathieu Mullier-Griffiths
CRÉATION
Comment l’imaginaire peut inventer sans cesse de nouvelles formes et de nouveaux désirs pour continuer de vivre ? Au delà de tout ce qui meurt en moi à chaque instant de ma vie.
Comment réinventer mon rapport à l’autre et au monde pour que la vie et le mouvement l’emportent sur l’anéantissement et la fin de toutes choses ?

Production Kafard Film.

CONCERT

LE 22 JUILLET À 20H45
Pisco Varghas, Yuta Masuda et Laura Clauzel, Purple.

mardi 8 mai 2012

j'aime JPG et JPG : les sphinx de la Mode et de la PUB


Ils sont capables de changer beaucoup la Vie, Jean-Paul Gaultier et Jean-Paul Goude et à sa façon Michel Fau
car comme dit mon ami Philippe Person par une citation de Woody Allen : "La vie n'imite pas l'art, elle imite la mauvaise télévision." MAIS je vous conseille à titre conservatoire, il aut détecter ce qui vous empêche d'être toujours plus heureux à commencer par les proches.......

dimanche 1 avril 2012

Newton expo au Grand Palais de ses photos et visite guidée, article écrit par Olivier Steiner toujours dans le Magazine Littéraire


Newton et sa pomme

Une rétrospective est consacrée au photographe Helmut Newton,
mondain vorace et extralucide

Par Olivier Steiner

Coincé entre la naissance et la mort, se trouve le royaume des faits. En dehors de ce territoire tout est littérature, vanité et poursuite du vent. Nous sommes à Berlin le 31 octobre 1920. Le bébé qui vient de voir le jour s'appelle Helmut Neustaedter. La maman est une Américaine à la poitrine opulente, le papa est juif allemand, industriel et marchand de boutons. L’enfant a un demi-frère, Hans, de dix ans son aîné. Très vite l’observation attentive du monde devient son passe-temps favori.
La scène se passe le temps de la traversée d'un dirigeable dans le ciel. Il est sur le balcon de l'appartement familial et il regarde : dans la rue il y a une bataille rangée entre flics, nazis et communistes, une femme court dans la direction opposée. Le silence est énorme. Helmut perçoit la vie comme un ensemble de signaux contrastés, à la limite du réel.
Il a 7 ans et le voici sur les genoux d'une « fée » aux cheveux de feu, c'est Erna la Rouge, prostituée aux allures de guerrière, équipée de cuissardes et cravache. Il a 12 ans et achète son premier appareil photo, un Box Tengor Agfa, qu'il étrenne dans le métro. Avide d'images, il fait le tour de tous les kiosques à journaux, voit L'Ange bleu au cinéma, découvre Murnau, feuillette la presse à sensation, des magazines photo. Un jour il tombe sur un cliché signé von Perck-hammer et il a un début d'érection : des blondes à la peau blême dans une BMW! Il est envoûté.
II a 15 ans et sa vie s'articule autour de trois centres d'intérêt : la photo, la natation et le sexe (ou du moins sa possibilité). Il étudie au lycée Werner von Trotschke puis à l'école américaine, II lit Arthur Schnitzler et Stefan Zweig. Sa mère le place comme apprenti auprès d'Yva, célèbre photographe berlinoise qui sera tuée à Auschwitz. Avec elle il s'initie au portrait et à la photographie de mode. Six mois plus tard il obtient son certificat, mais, à cause des lois de Nuremberg, il ne peut prétendre qu'à des postes de subalterne.
1938. La Nuit de cristal précipite les choses. Sa mère organise la fuite du fils aimé. Il se retrouve seul sur un bateau en partance pour Shanghai. Grâce à son accréditation de photographe, il est sélectionné pour faire escale à Singapour. Il se retrouve affecté au carnet mondain de The Straits Times, principal quotidien de la ville. Il travaille mal et se voit remercié au bout de deux semaines. Sous le pseudonyme d'Helmut Marquis, gigolo mondain, il vit désormais dans le luxe de l'hôtel Raffles, protégé par une femme riche plus âgée que lui, Josette Fabien, mais un problème administratif va changer la donne. Son passeport expire. En tant qu'apatride il reçoit un avis de la police qui l'informe de son transfert dans un camp d'internement près de Melbourne

II a 20 ans et ce n'est décidément pas le plus bel âge de la vie. Suivent des mois d'abstinence sexuelle, à nettoyer les latrines, avant de se faire enrôler de force dans l'armée où il est affecté à la logistique. Mais bientôt c'est la Libération et il se voit offrir la nationalité australienne. Il en profite pour changer de nom : Newton lui semble être la meilleure traduction de son patronyme. Ça sonne bien, Newton, ça tombe bien, comme plus tard tomberont bien les smokings Saint Laurent.
1948. Il épouse l'actrice australienne June Brunell  (des années plus tard elle se lancera elle aussi dans la photographie sous le nom d'Alice Springs) et le jeune couple s'installe à MeIbourne. Newton devient photographe indépendant mais hors de question d'être un artiste maudit. Pas de culpabilité judéo-chrétienne, pas de conception idéaliste de l'art au-dessus de toute contingence, Newton veut seulement faire des photos, n'importe quelles photos, et il compte bien se faire payer. Tout est bon tant qu'il travaille : photos de mariage, portraits, catalogues publicitaires... Il a 37 ans et signe un contrat d'un an à Londres avec Vogue. Les Newton regagnent l'Europe mais Helmut déchante vite : Carnaby Street et le « Swinging London » ne sont pas encore là et tout ce qu'on lui propose est hautement soporifique, l'Angleterre reste résolument victorienne.
1956. Il débarque à Paris au volant d'une Porsche blanche, décroche un job au Jardin des modes, mais cette fois il impose ses conditions : « Une femme ne vit pas dans un studio devant un fond de papier blanc. » Il veut réconcilier la mode avec le monde réel : il shoote en extérieur, dans la rue, marre des préliminaires. Ses modèles seront dominantes, irrévérencieuses, sexuelles, libres, provocantes. Il veut faire du beau avec du faux, il veut dire la vérité avec du mensonge. « Les plus beaux gazons ne sont-ils pas en plastique ? » Le monde qu'il va photographier sera dominé par l'argent, le sexe et le pouvoir. Il veut des palaces, des villas, des piscines à débordement, des voitures de luxe, des jets privés, des hommes-objets au service de femmes puissantes, déesses disponibles et distantes à la fois. Il est le contraire de quelqu'un de cynique : « Photographier la pauvreté du haut de mon objectif, voilà ce qui serait moralement dérangeant. » II ne fait pas de la philosophie ou de la sociologie, il s'amuse, se rince l'œil au passage, c'est tout. Et les propositions affluent : Elle, Queen, Playboy, Nova, Marie-Claire, Stern... Sa carrière décolle. L'œil est le prince de l'univers. Newton règne sur un monde sophistiqué et cru, un monde où la femme est omniprésente. Il a banni de son vocabulaire les mots « romantique » et « sentimental ». Provocation, ironie, rébellion, mauvais goût, vulgarité ? Peut-être. Mais ne pas trop se fier aux apparences. La pudeur, la rigueur et l'élégance peuvent porter des masques tout à fait paradoxaux.
1964. Il déclenche un scandale politique international lors de la parution dans le Vogue France d'un roman-photo restituant l'histoire d'une espionne russe hyprasexy, séductrice et dominatrice, s'apprêtant à franchir le mur de Berlin. Les constipés et les bien-pensants s'indignent. Il est ravi. Avoir mauvaise réputation n'a aucune importance, ce qui compte c'est d'être à la hauteur de cette mauvaise réputation.
1971. Alex Liberman du Vogue américain fait appel à lui : « Montrez tout mon cher Helmut. » Le photographe fait des séries de nus, des Polaroid, s'inspire de l'univers sadomasochiste, il y aura des billets de banque, des talons hauts, des clopes, des flingues dans la bouche de filles sublimes. Pour lui on inventera le concept de « porno chic ». Les féministes le détestent, le monde de l'art les méprise, on le surnomme « Newton le sournois ». Au début des années 1980 il quitte Paris pour s'installer à Monte-Carlo. Lorsqu'on lui demande la raison de son départ il répond que ça fait vingt ans que le percepteur français lui ponctionne 70 % de ses revenus. Il s'éloigne un temps de la mode pour se consacrer aux portraits mais, quand Anna Wintour vient le voir, il rempile pour le Vogue US. Il vit désormais entre Los Angeles et Monaco, travaille le plus souvent sans équipe, à l'arrache, avec un matériel rudimentaire, presque à l'instinct.
Octobre 2003. Il offre la totalité de ses archives à la ville de Berlin.
2004. Il a 83 ans. Lancé sur Sunset Boulevard au volant de sa Cadillac, il est victime d'une attaque cardiaque et meurt en percutant l'un des murs du Château Marmont. Certains hommes persévèrent dans leur être jusque dans la mort. Selon ses dernières volontés il repose au cimetière de Schöneberg auprès de celle qu'il n'a jamais photographiée, son ange bleu, Marlène Dietrich.





La cambrure de l'orgasme que marcher dans des chaussures à talons rapportait un grand créateur styliste de chaussures Christian Louboutin 
Newton et sa pomme (dans Le Magazine Littéraire)-magazine différent de magasin : je viens de comprendre pourquoi, je manque toujours d'écrire magasin avec un Z, vieillir c'est lire dans ses lapsus, actes manqués, projections sur des gens plutôt que d'autres, prévenir ces colères infondées et vis à vis d'une personne de substitution en général très proche, de préférence.... !?
Ce fut le 1er journal après Strange, Mandrake, Mickey et Nano Nanette que j'achetais de mes sous, le Magazine littéraire. Ma base de données dans l'enfance, c'était un magasin de jouets tenu par mes parents : "Tout pour l'Enfant" devenu "la Gaminerie" et à l'adolescence Le Magazine Littéraire ! . Je suis très émue de trouver donc cet article et de racheter ce Magazine. J'en ai plein de vieux exemplaires reliés à la cave.....

mercredi 15 juin 2011

Lady Gaga à la Mode de Jana Sterbak qui ne dépasse pas l'air du temps

Vanitas, Robe de Chair pour Albinos Anorexique

Jana Sterbak - 1987
par Elodie Aliadière

L’œuvre de Jana Sterbak est une réalisation qui nécessite le passage du temps pour exister pleinement et pour prendre son sens réel.

Dans un premier temps, elle réalise une robe cousue de viande, sans doute des tranches de bœuf à en voire la rougeur des chairs encore fraîches. La robe est portée par une jeune femme et présentée par une photographie au décors très épuré où le modèle pose tel une figure de magazine en robe de haute couture.

Le contraste entre la viande rouge, qui semble encore pleine de vie, et la pose presque lascive et empreinte de détachement de la jeune femme, provoque un certain malaise. Ici, l’artiste retourne en quelque sorte le corps de la jeune fille et en montre l’intérieur, la chair, de manière crue, au sens propre et figuré.

Ensuite, la robe de chair est portée sur un mannequin de couturier en bois et tissus (on voit alors une inversion des rôles : c’est le tissu qui porte, et c’est la chair qui est portée). Ainsi, sur son nouveau support, elle continue d’évoluer. En effet, avec le temps, les chairs commencent à sécher progressivement. On voit le flétrissement progressif des chais à travers une série de photographies des différentes étapes de la vie de cette œuvre.

Au début, les fibres se resserrent tout en gardant la teinte rouge du sang. Petit à petit, elles perdent leur teinte et prennent un ton ocré, une teinte qui n’inspire plus la vie, mais le desséché, à l’image de certaines momies.

À travers cette œuvre au titre tant énigmatique qu’humoristique, Jana Sterbak nous montre, non sans ironie, le flétrissement des chairs, de la jeunesse et de la beauté qui passe, la vanité déchue par la cruauté du temps. Ce temps qui irrémédiablement dessèche, flétri sans pitié la peau et le corps, qui fait perdre les couleurs et l’éclat de la jeunesse et de la vie. Cette œuvre n’existe que par la patience ; c’est le passage du temps qui crée le devenir de l’œuvre. Aujourd’hui, la robe de chair reste visible, portée sur son mannequin de couturier en bois, et les photographies des différentes étapes de son existence ne font qu’en renforcer le sens profond.

Cette réalisation ne peut laisser indifférent par les sentiments qu’elle provoque. Bien sûr, notre affect est touché par les thèmes du vieillissement du corps, de la perte de la beauté et de la jeunesse qui passe. Mais l’utilisation de la chair animale pour la création de l’œuvre n’est pas sans choquer et poser bien des questions d’ordre éthique et morale quant à l’emploi d’un animal dépecé pour la création de l’œuvre.

En effet, la chair devient un matériau comme le tissu, le bois ou la peinture. Mais on ne peut s’empêcher de penser que ce matériau en question provient d’une bête qui fut bien vivante. Ici, l’artiste n’utilise pas un être vivant, mais les traces de vitalité sont encore très présentes quand elle nous montre la viande encore gorgée de sang et qui semble encore frémir de vie. Cela provoque un sentiment extrêmement dérangeant qui pose la question de savoir jusqu’où l’on peut aller dans l’utilisation de corps, même si ce sont ceux d’animaux, même si ce sont des corps déjà morts, pour réaliser une œuvre d’art.

Quoi qu’il en soit, il semble qu’ici, le matériau choisi soit plus que percutant, car on ressent, sans besion de commentaires, de manière directe et viscérale, le message que Jana Sterbak a voulu nous transmettre à travers son œuvre.



dimanche 9 mai 2010

Dries Van Noten

 Dans ce numéro de Télérama n° 3146 il y a également un article qui lui reste inaccessible à moins d'achèter en ligne le journal.
Il s'intitule  : La Note Van Noten, c'est un homme, à lire cet entretien, déconcertant de contrastes et de simplicité. Il est évidemment "a parte".


Je vous ai trouvé ses derniers commentaires sur un concours : défilés de jeunes stylistes.

Hyères: défilés de stylistes prometteurs, sous le regard de Dries Van Noten
AFP | 01.05.10 | 12h12
"Une ruelle de la vieille ville de Hyères (Var), légèrement en pente: sous un ciel bleuté, éclairé d'énormes lampions blancs festifs, apparait le premier mannequin en robe courte, toute en plissés torsadés gris parme. C'est la jeune créatrice française d'origine chinoise, Yiqing Yin, qui ouvre le bal, avec une demi-douzaine de modèles architecturés et aériens. Suivent les tenues imaginées par les neuf autres stylistes pré-sélectionnés pour le concours du Festival de la mode, présidé cette année par le célèbre couturier belge Dries Van Noten. A la clé de cette manifestation qui s'achève lundi, une bourse de 15.000 euros et notamment un lieu prêté pour un prochain défilé à Paris. La rue des Porches, avec ses voûtes créées par les bâtiments qui l'enjambent, a été fermée de chaque côté par un grand rideau noir. Sur les bancs, tout le petit monde parisien de la mode se retrouve, en mode détente. Le public, où se mêlent aussi des amateurs de la région, a été prié de s'habiller pour la circonstance en noir et/ou blanc... Sur les pavés recouverts de sable noir, autant d'univers métissés et fantasques que de créateurs: de la Coréenne Yun Jung Kim fascinée par la dentelle noire des coiffes de dévotes espagnoles, à l'Anglais Jasper Sinchai Chadprajong qui raconte en vêtements ses peines de coeur, en passant par la steppe mongole de Tsolmandakh Munkhuu et les robes ajourées, style cahier d'écolière découpé, de la Belge Alexandra Verschueren.

Ces stylistes prometteurs travaillent "énormément la matière, ils découpent, plient, griffent les tissus", remarque Dries Van Noten, interrogé par l'AFP en marge du défilé. "Pour eux, cela ne suffit pas de créer une silhouette, ils veulent apporter quelque chose de plus personnel au tissu", note cet enseignant en master class à l'Académie d'Anvers, l'une des écoles de mode les plus réputées au monde. La limite de l'exercice, parfois, est que "le vêtement devient tellement chargé d'émotion, un peu comme une oeuvre d'art aboutie, qui s'arrête là: on ne peut presque plus entrer, on reste dehors, devenant spectateur au lieu de participant. Or, on doit pouvoir rêver, investir, s'approprier le vêtement", met en garde le président du jury. Mais paradoxalement, "ce sont parfois les collections les plus folles qui sont les plus abordables", s'amuse-t-il. Si le couturier s'inquiète de l'influence grandissante du tout puissant marketing dans le monde de la mode, où les vêtements des défilés ne se retrouvent souvent pas en boutique mais servent seulement d'image pour vendre "toujours plus de sacs, de chaussures, de parfums ou de maquillage", il se réjouit des possibilités pour la jeune génération. "La mode aujourd'hui n'est plus seulement sexy, conceptuelle, colorée, chic ou sport: aucun modèle ne s'impose. Il y a de la place pour tout le monde", ajoute-t-il.

lundi 8 mars 2010

le roi Boulou /Le défilé JP Gaultier/Oscars Césars, le tout en images

Je me tais que des images qui comme dirait l'autre parlent d'elles-mêmes, j'ai un poids sur la poitrine, et voilà !
sur une autre face de ces médias j'ai écrit à propos de Monsieur JPG, seulement cela, je le recopie ici.

Ce n'est pas seulement le paradoxe du "luxe du calme et de la volupté" sur le reste... mais c'est aussi la liberté sublime de choisir vêtements et couleurs, accessoires où qu'on soit tout autour des modes et du monde. Une femme peut se cacher et révéler tout son mystère sous une forêt de foulards. Tant de beauté. Et puis Monsieur JP Gaultier traîne dans les rues notamment celles d'Avignon au moment du Festival.

A bientôt !







Le défilé JP Gaultier
et donc en vidéos sur Marie-Claire







"Le roi Boulou" farandole de saluts, une mise en scène d'un conte dont l'auteur(e) est Anne Guyot et aussi l'une des actrices, joué ici et là devant des tous petits
pour ses "trois vœux" dont celui d'une suite à cette aventure d'amateur pardon d'amour des contes, du théâtre pour enfants...




"LOS ANGELES - "Démineurs", un film sur la guerre en Irak de Kathryn Bigelow, a raflé la mise dimanche aux Oscars 2010 en obtenant six des précieux trophées, dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisation."
sur Le Monde
sur l'Express


Jacques Audiard a triomphé à la cérémonie des César avec son film "Un prophète". Il obtient neuf récompenses.
sur le JDD
Les Césars sur CANAL +
et sur Première
et sur l'Express


Jacques Audiard s'est incliné face à Juan José Campanella. (Reuters)

jeudi 4 octobre 2007

FILM : CEUX QUI RESTENT ; Lucernaire : les places sont chères ? Nuit Blanche et DELANOE... À la Colline...Le match de foot que j'ai vu. JPG. Chocolat

au cinéma





Je vous annonce les titres là car je suis pressée et je vous parlerai de ce film après lequel je coure et qui ne se joue plus que dans une salle : Ceux qui restent d'Anne le Ny(voir site association du Conservatoire) pour retrouver tous les noms les anciens élèves les classes, pour les bons plans faut faire partir de l'assos.
Donc hier en fin d'après-midi, jeudi 4 octobre, j'ai vu ce film dans un vrai cinéma indépendant : Les MONTPARNOS, j'ai payé la place tarif plein : 9,50 €. Je n'ai aucun regret car c'est un film des plus finement sensibles et émouvant que j'ai vu. C'est très bien joué filmé. On croit savoir où l'on vous emmène et ce n'est pas du tout cela.
Le seul regret que j'ai c'est de ne pas y être allée avec mon Ami, l'homme de ma vie, car c'est aussi une femme qui réalise et qui parle au cinéma, des hommes, avec un tel talent... oui car ce sont des petites choses subtiles, un pointillisme, du cinéma impressionniste, rien à voir avec la peinture, quoique ! Bonnard(un de mes peintres préférés) Renoir c'est pas seulement joli...

Il y a du concret aucun réalisme mais par le montage on s'y croit, on a aussi l'impression que c'est tourné dans une maison qu'on connait et que cet hôpital où ils se rendent chaque jour on ira où on y est déjà allé...

Quelquefois on rit, mais quelquefois et vraiment, comme cela, comme quelquefois dans la vie.
Voilà comment montrer la vie, ses drames, le bonheur, les relations de couples de famille, les non-dits, les dits, l'incompréhension entre les hommes et les femmes et la grande complémentarité qu'ils peuvent avoir... Comment aussi parler de la maladie qui est derrière les portes fermées comment montrer les différences de réaction comment, comment rester civilisé et survivre en attendant de revivre différents ou pas.

Comment rester élégants, demander à Anne Le Ny appeler Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Grégoire Oestermann, l'actrice Anne le Ny, Christine Murillo une excellente jeune comédienne Yeelem Jappain, l'adolescente... et puis d'autres rôles moindres quelques enfants un chien dans un plan de banlieue où l'on vit : bonheur possible, avoir une maison sans voiture(et quelle maison !) Champigny.

C'est juste que ce film m'a touché exactement au même endroit que Sur la route Madison. Pour la fin aussi c'est tellement exceptionnel les fins qu'on n'oublient pas.



C'est la même classe naturelle Madame Le Ny à la française que Monsieur Eastwood, à l'américaine. Ils savent déjà filmer et jouer, ils sont distants et proches de tout et ces décalages de focales hypnotisent. Au début je le redis on se laisse balader et peu à peu on devient captifs. Et plus ça va plus on s'enfonce à tout retenir comme certaines chansons qui vous font du bien qui vous seront utiles toute votre vie plus ou moins longue...
Courez-y vite même si c'est insupportable que ce soit si cher, le cinoche... Mais dans ce cinéma ou la séance commence sur le film, on se sent sortir aller dans une vraie salle de cinéma, on est accueilli, les fauteuis sont rouges, et c'est comme au XXème siècle... mélancolie rime seulement avec nostalgie.
Ah ! juste une petite note sur la photo, il y a des plans vus du dessus que j'aime vraiment : au début, au milieu du film... je ne vous dis pas quoi, je ne vous en dis pas plus je vous dis seulement que ça se joue dans un seul cinéma. Déjà !
Et même si ce n'est pas pareil au moins ne le ratez pas quand il sortira en DVD, promis ?!

Quel feu d'artifice toutes ces nuances de Jeu.

Emmanuelle Devos est une comédienne singulière, vous verrez comme elle enverra balader toutes ces comédiennes que je ne citerai pas et qui ont un jeu seulement intellectuel.


Le match que j'ai aimé, c'est Lyon contre les Glasgow Rangers, Lyon qui a joué et perdu et ils m'ont rappelés comment je vis et je travaille : sans marquer sans conclure, pour la beauté du jeu, pour l'esprit d'équipe....
- c'est tout ce que tu as à dire sur le match, tu ferais mieux d'éviter !
- mais j'évite de dire n'importe quoi...

au théâtre
  • et une autre au Lucernaire : ILS HABITENT LA GOUTTE D'OR
    Texte de Laurence Février
    Avec: A Laurence Février, Martine Maximin, Charlie Nelson

    Trois personnes, trois existences singulières : la femme politique, l'Africaine, le marchand de journaux vivent à la Goutte d'or, ce quartier dit « sensible » qui révèle avec violence les contradictions de notre société.
    Laurence Février est allée à la rencontre de ces habitants, elle les a interrogés, puis elle a mis en scène des comédiens qui se sont emparés de leurs récits de vie comme d'un texte de théâtre.
Donc juste le souligner les places sont chères, oui mais Le Lucernaire produit les spectacles à 50/50, que ce n'est pas un Garage comme presque tous les autres lieux à Paris. Ils reçoivent des centaines de dossiers par mois.

à pied à vélo : expos

Expos Fragonard
à partir du 3 octobre

et Courbet
à partir du 13 octobre au Musée du Grand-Palais.

et et la NUIT BLANCHE de l'art contemporain conceptuel, tout le long de la ligne 14 ouverte toute la nuit, alors ce sera la fête de l'art contemporain conceptuel, tout le long de la ligne 14 ouverte toute la nuit… les Vélib’s seront tous en balade et alors Monsieur DELANOE : superficiel, vitrine...

Rien n'est simple et moi je crois que c'est un homme civilisé... avec qui je préfèrerais aller faire la fête qu'avec S......

à la cuisine

Recette de gâteau au chocolat...
Préparation : 20 mn
Cuisson : 45 mn

Ingrédients (pour 4 personnes) :

- 100 g de farine
- 100 g de beurre
- 1/2 litre de lait
- 5 oeufs
- 125 g de chocolat
- 100 g de sucre semoule


Préparation :

Faire bouillir le lait et le chocolat en remuant de temps en temps pour faire fondre celui-ci.
Mettre le beurre dans une assez grande casserole(vous allez y verser ensuite le 1/2 l de lait chocolaté). Dès qu'il est fondu, ajouter la farine. Faire cuire quelque minutes en remuant avec une mouvette en bois (cuillère en bois). Lorsque le mélange devient mousseux, ajouter le lait aromatisé par petites quantités, sans cesser de remuer.
Ajouter ensuite le sucre, puis laisser refroidir légèrement. Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Mettre alors les jaunes d'oeuf un par un, et terminer par les blancs battus en neige ferme.
Verser la préparation dans le moule beurré et mettre sans attendre dans le four chaud (thermostat 6/7 - 200°C).
Servir aussitôt à la fin de la cuisson.
Alors là je précise que c'est pout le gonflé le soufflé qu'on peut le servir chaud immédiatement.
Mais au frigidaire et servi le lendemain avec ou sans crème anglaise, c'est dégonflé mais encore meilleur car très moelleux.
La photo ce sera pour le prochain gâteau.
La recette d'origne je l'ai prise sur marmiton.org bien-sûr.

Et vos commentaires ?

Sur mon urgent besoin de créer et de jouer : des idées ?

dans le meilleur fauteuil, dans les transports en commun : lire

À ce propos un dernier extrait des mémoires de Noiret vous aurez peut-être ?
- encore...

Et le dernier Modiano : Dans le café de la jeunesse perdue
chez Gallimard


La sélection en attendant de mon amie libraire - la bâtarde d'Istanbul de Shafak Elif chez Phébus, le rapport de Brodeck de Philippe Claudel chez Stock et la fille des Louganis (avec une critique très attiédie) de Métin Arditi chez Actes Sud...
et une autre amie m'a recommandé absolument un roman hongrois : La Tranquilité d'Attila Barthes chez Actes Sud.

dans le journal ou sur nos corps de femmes

Et regardez sur le dernier Le Monde : Prêt à porter printemps été 2008 une robe (il faudra voir sur le journal lui-même du 5/10/2007 car sur Internet ce n'est pas la même photo) de JPG vous avez compris Jean Paul Gauthier, que ce n'était pas là, dans mes moyens mais sa source des mélanges peut m'inspirer chaque jour... Et puis à la période des Soldes, un petit haut...

mardi 24 avril 2007

Vivre pour des idées, moi je vote Cyrano

















Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand
Mise en scène : Denis Podalydès
avec Michel Vuillermoz dans le rôle de Cyrano
Jusqu'au 30 avril 2007 à la Comédue Française
Salle Richelieu 2, rue de Richelieu Parie 1er



Si vous voulez, vous envoler jusqu'à la lune, si vous voulez aimer, si vous voulez vous battre contre "les Mensonges", "les Compromis", "les Préjugés", "les Lâchetés" allez vite voir à la Comédie Française jusqu'au 30 avril : Cyrano. Superbes : les acteurs dont l'incroyable plaisir à jouer de Michel Vuillermoz, la mise en scène de Denis Podalydès, le décor d'un des acteurs Éric Ruf, les costumes de Christian Lacroix, je sautais de bonheur, j'ai rougi mes mains d'applaudir. Je ne risquais pas de m'endormir.

-Mais c'est complet.
-mais non, si vous faites la queue à l'extérieur du théâtre, une heure avant, vous aurez des places à visibilité réduite à 5 €, mais on y voit bien car on vole, rit, pleure : on vole d'un monde enchanté, poétique, lyrique à la réalité.


"J'ignorais la douceur féminine....
Grâce à vous une robe est passée dans ma vie..."
C'est une pièce dédicacée avant tout au THÉÂTRE ET AUX LETTRES D'AMOUR
et aux combats... ça tombe bien.

Denis Podalydès
Vincent Josse a visité l'appartement de Denis Podalydès. Il est rempli de livres. L'acteur lit beaucoup, partout, même pour sortir ses poubelles il prend un livre...