vendredi 23 juillet 2010

PIGALLE LA NUIT / Télévision : Simon ABKARIAN, Catherine MOUCHET, Éric RUF, Sara MARTINS, Jalil LESPERT, Pascal DEMOLON, Hubert Koundé, Igor Skreblin et Yasmine Belmadi, ....

Cette série est époustouflante pour moi , il y manque la chanson de LAVILLIERS et une dédicace à Juliet Bertho qui avait réalisé un film NEIGE -magnifique ? -singulier et beau comme elle et sa voix si particulière vibration de tout un univers possédé et voué à l'extinction, sur ce quartier, que je partage et que j'aime tant.
voir sur blog ECTAC, il y a aussi la chanson de Lavilliers  éponyme, du même titre que le film sur ce blog.

Je me disais c'est bien les bons comédiens.... à la télé avec un bon réalisateur
sur blog http://culturopoing.com/Cinema
il est bien ce blog
"Mais la grande réussite de Pigalle, la nuit tient surtout dans celui qui n’en est malheureusement pas suffisamment le personnage principal. On perçoit bien l’intention d’Hervé Hadnar et de son co-scénariste Marc Herpoux : faire de Nadir Zainoun le Tony Soprano parisien. Ce pari gonflé n’est pas loin d’être gagné grâce à l’humanité d’un personnage jamais monolithique, sans que ses revirements de comportement apparaissent artificiels ou forcés. Grâce aussi, et même beaucoup, à Simon Abkarian, qui trouve probablement ici le rôle de sa vie, ou au moins de la première partie de sa carrière (on lui en souhaite de nombreux comme ça et on se le souhaite aussi).
Comme Big Tony, Nadir à ce côté nounours bonhomme au grand cœur qui sait céder la place au prédateur le plus implacable (même si, au final, son rôle est plutôt celui d’un "gentil"). Même si certains personnages sont également bien dessinés (Hubert Koundé, assez impressionnant bloc d’opacité, Sara Martins, la révélation de la série, Igor Skreblin et Yasmine Belmadi, les deux hommes de main de Zainoun, et bien sûr Catherine Mouchet, qui réussit à sortir son personnage de vieille fille puritaine de la caricature, rappelant à cette occasion un grand talent sous exploité), le reste de la distribution souffre parfois terriblement de la comparaison."

Quand on me dit quels sont tes projets alors tu fais quoi...
je pourrais si cela me fait trop mal comme un direct au foie
me dire que Catherine Mouchet est sous exploitée
et que Juliet Bertho est partie trop tôt....

PARIS : au LUCERNAIRE et à L'ENTREPÔT des lieux où j'aime aller...

 Les lieux que j'aime Le Lucernaire pour le Théâtre et l'Entrepôt pour le Cinéma,





Au théâtre cet été Le Lucernaire
à la rentrée aussi NUNZIO allez-y vite... c'est jusqu'au 11 Septembre 






LA CUISINE D'ELVIS
Du 14 juillet au 25 septembre 2010
Du mardi au samedi à 18h30
Auteur : Lee Hall
Mise en scène : Regis Mardon
Avec : Laurence Porteil, Anne Puisais, Benoit thévenoz, Eric Desré
Durée : 1h10


Il y a Dad, le père réduit à l’état de légume qui se rêve en Elvis crépusculaire. Il y a Mam, la quarantaine feu aux fesses qui refuse de vieillir. Et il y a Jill, la fille boulimique qui écrit son journal intime à la Bridget Jones pour nous raconter comment l’arrivée de Stuart,
l'idiot sexuel, va tout faire exploser !




TARTUFFE
Du 7 juillet au 11 septembre 2010
Du mardi au samedi à 21h30
Auteur : Molière
Mise en scène : Philippe Ferran assisté de Héloïse Martin
Avec : Jean-Paul Dubois, Marc Chapiteau, Laurence Guillermaz, David Legras, Marine Segalen ou Patricia Varnay, Dominique Jayr, Hélène Gédilaghine, Cédrick Spinassou ou Bertrand Barré, Harold Girard, Walter Hotton
Durée : 2h

Un étranger s'est introduit dans une maison bourgeoise, il est à deux doigts d'obtenir du père la donation de tous ses biens et la main de sa fille. Il en profite pour tenter de séduire sa femme... Molière à travers Tartuffe eut l'obsession de la sincérité, pour découvrir sans doute qu'elle n'existe pas, ni au théâtre, ni dans la vie.


DE PROFUNDIS***

Du 30 juin au 16 octobre 2010
Du mardi au samedi à 18h30
Auteur : Oscar Wilde
Mise en scène/Adaptation : Grégoire Couette-Jourdain
Avec : Jean-Paul Audrain

Dans ce spectacle sur l’amour, la réparation, la capacité d’aimer au-delà de la souffrance et de la trahison, Wilde nous transmet un message d’espoir et de tendresse. Il nous parle d'humanité de compassion.
C’est la lutte farouche d’un homme qui veut maintenir à tout prix l’amour dans son cœur et qui découvre que le bien le plus précieux d’un homme est son humilité.
J'y suis allée avec une amie ainsi j'ai choisi Oscar Wilde témoignant de son incarcération parlant de l'humilité, quelle frappe, quelle texte, quel jeu, après Avignon. Merci.
C'est l'histoire de Job, oui sauf que là n'oublions pas qu'il a été enfermé pour homosexualité....
Le texte résonne par tous les pores de la peau car les similitudes sur l'immobilisme de notre société quant aux prisons aux recours à la sécurité, m'a glacé.
Je me suis dit pourquoi les comédiens attendent-ils de plus en plus  souvent sur le plateau avant de commencer le plus en creux possible doucement. Notre pauvre acteur se cachait en plus sous une couverture, alors que la chaleur lourde nous était ôtée par la climatisation du théâtre à bonne température.
Le seul point d'orgue, car je préfère lorsque les comédiens s'installent dans le noir au début d'une pièce.

LE FIL ARTS ET SCÈNES Télérama "Un homme seul en scène, dans un habit de forçat... C'est Oscar Wilde, emprisonné, condamné pour homosexualité dans l'Angleterre puritaine du 19e siècle. C'est là que l'auteur écrivit “De profundis”, une longue et terrible lettre à son amant. Voici aujourd'hui ce texte, mis en scène par Grégoire Couette-Jourdain, à l'affiche du Lucernaire, à Paris, jusqu'au 16 octobre. Fabienne Pascaud l'a vu pour nous."


LA LEÇON
Du 30 juin au 11 septembre 2010
Du mardi au samedi à 20h

Auteur : Eugène Ionesco
Mise en scène : Samuel Sené
Avec : avec en alternance Christian Bujeau et Jacques Verzier (professeur), Claire Baradat (l’élève) et en alternance Isabelle Ferron et Marie-France Santon (la bonne).
Durée : 1h10

Nouvelle production pour le centième anniversaire de Ionesco. « La leçon » est un « drame comique », classique du théâtre de l’absurde.

article sur scèneweb bande d'annonce


NUNZIO
Du 9 juin au 11 septembre
Du mardi au samedi à 19h
Auteur : Spiro Scimone
Mise en scène : Thierry Lutz
Avec : Christian Abart et Christian Lucas
Durée : 1h10

Nunzio est une partition pour deux caractères, deux voix qui ne sont pas sans évoquer Pinter ou Beckett. Deux équilibristes maladroits sur le fil de la vie, qui se tiennent la main pour ne pas tomber et surtout ne plus être seuls. Un face à face tendre, comique, touchant et uni jusqu’à la fin.

La presse en parle!!!
" Une interprétation époustouflante " LE POINT
" Les comédiens sont excellents " LE FIGARO
" La mise en scène joue avec sensibilité les non-dits du texte" TELERAMA
" Le duo de comédiens fonctionne à merveille " PARISCOPE
" Une heure d'émotion pure et simple " IMPACT MEDECINE
" Christian Lucas est absolument bouleversant." FRANCE INFOS
Nunzio il va mourir les comédiens vont retirer leur sac et leur décor de la salle du Paradis, il faut y aller absolument c'est le meilleur spectacle à mon émotion depuis longtemps je suis restée accrochée à tout, détail jeu texte décor et j'ai crié Bravo ! allez-y vite, il leur reste des places !!!!!
comme l'Emmerdeur film, comme En attendant Godot théâtre, j'ai ri et je me suis postée enfant et adulte en écoute intérieure la bouche ouverte.
Oui, c'est cela pour les non-dits du Texte...
LES ORANGES (critique et affiche déjà sur ce blog)
Du mardi au samedi à 19h
Du 7 avril au 5 juin
Prolongations du 15 juin au 21 août à 21h
Relâche le samedi 26 juin
Auteur : Aziz Chouaki
Direction : Laurent Hatat sur une idée d’Azeddine Benamara
Avec : Azeddine Benamara, Mounya Boudiaf
Durée : 1h
Matin de beau soleil à Alger, un homme est à son balcon, face à la mer. Il va nous raconter une histoire d’amour, entre lui et une orange. Une tendre idylle que viendra déchirer le destin sous la forme d’une balle, qu’il porte autour de son cou, justement. Avant de s’éteindre, l’orange lui demande de jurer d’enterrer cette balle...

LES FOURMIDIABLES (critique et affiche déjà sur ce blog)***
Du 19 mai au 18 septembre 2010
Du mardi au samedi à 21h30
Auteur : Roland Dubillard (d’après Les Diablogues. Ed.Gallimard.)
Mise en scène : Hubert Drac
Avec : Julien Sibre et Hubert Drac
Durée : 1 heure 20.
Genre du spectacle : Comédie burlesque.

Ils sont deux, tels l’Auguste et le clown blanc de la Tradition, aux prises avec un quotidien qui dérape sur l’asphalte hilarant de leur roadmovie intérieur… et portés par le souffle unique de Roland Dubillard.

SACHA GUITRY (critique et affiche déjà sur ce blog)***
Du mardi au samedi à 20h
Du 28 avril au 11 septembre 2010
Une paire de gifles
Un type dans le genre de Napoléon
Le renard et la grenouille
On passe dans huit jours
Auteur : SACHA GUITRY
Mise en scène : François Ha Van
Costumes : Alexandra Konwinski
Avec : Domitille Bioret, Valérie Even, Rafael Reves, Laurent Suire

Une femme, deux hommes. Un homme, deux femmes... A chaque pièce son trio, qui dans la langue irrésistible de Sacha Guitry, se plaît à se séduire avec fantaisie, s'aimer avec légèreté, se tromper avec esprit et rompre avec élégance.
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AU CINEMA CET ETE (...) l'Entrepôt
Le cinéma et son bar restent ouverts tout l'été : les trois salles sont climatisées
FESTIVAL BEN STILLER DU 7 JUILLET AU 24 AOUT
et dès maintenant : COPIE CONFORME d'Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche et WHEN YOU'RE STRANGE de Tom DiCillo : documentaire sur les DOORS raconté par Johnny Depp
Programmation hebdomadaire avec plus de 15 films par semaine
LA MUSIQUE CET ETE (...)
mardi 3 Août : SLAM Session
vendredi 27 Août : Carmen et Radek Azul Band,
samedi 28 Août : Birdpaula, deux soirées de chansons festives pour prolonger les vacances...
A LA GALERIE CET ETE (...)
EXPOSITION "Salon d'été" du lundi 19 juillet au vendredi 10 septembre sauf du 7 au 16 Août et de 11h à 17h
AVANT-GOUT DES PROGRAMMES DE LA RENTREE (...)
Conférences, Lectures et Spectacles vivants, Expositions, Musique, Cinéma :
Tous nos programmes sont en ligne sur le site : www.lentrepot.fr
Notez les rendez-vous que ne souhaitez pas manquer et découvrez le détail de toutes les activités
BAR RESTAURANT JARDIN (...)
Le Bar reste ouvert pendant tout l'été de 13h30 à 20h : en sortant du cinéma profitez de la fraicheur du jardin
Profitez du restaurant et venez diner dans le jardin jusqu'au samedi 7 août au soir et à partir du lundi 23 août
LOCATION D'ESPACES (...)
N'hésitez pas à vous renseignez sur nos locations de salles pour vos événements, séminaires et réunions.

> Programmation

02/09/2010
Now's the Time    Concerts
Tous les premiers jeudis de chaque mois Now's The Time délivre une énergie et une musicalité peu communes. Leur plaisir de jouer est particulièrement communicatif, leur complicité est flagrante et le public ne s’y trompe pas ! Un cocktail explosif et expressif à vous faire remuer les pieds sans vous prendre la tête! Sylvain Sourdeix (Saxophone) Yves Martin (Contrebasse) Michel Jullien(...)
03/09/2010
En cours de programmation    Concerts
04/09/2010
Noumène Tobar    Concerts
Au bourdonnement de l'hiver 2008, 12 musiciens aux parcours différents se retrouvent. De cette rencontre, une certitude : les influences musicales sont diverses mais la passion qui l'anime est la même pour tous. Peut être aurez-vous l'occasion, dans un coin de troquet, de croiser leur route. Ils dévoileront alors l'étincelle musicale qui les habite et vous conduiront sur les chemins qui Noumène Tobar. (...)
06/09/2010
Scène ouverte    Concerts
8 à 10 artistes, des chanteurs, des poètes, des humoristes ou des rêveurs viennent s’essayer à la scène le temps de 2 morceaux… Vincent les accueille et vous les présente. Si vous souhaitez participer aux scènes ouvertes merci de vous inscrire au préalable auprès de Julie en appelant au 01 45 40 07 47 uniquement le mercredi entre 15h et 16h........

jeudi 22 juillet 2010

IN sur WEBTHEA Olivier Cadiot Ludovic Lagarde et les autres

Olivier, Ludovic, Laurent, et les autres
sur Webthea
par Corinne Denailles

Fidèles dans leur choix, Hortense Archambault et Vincent Baudriller ont invité Olivier Cadiot comme artiste associé au festival d’Avignon (aux côtés de Christoph Marthaler) après l’avoir programmé pour la saison 2004, et l’on ne peut que s’en réjouir. Dans un paysage théâtral parfois corseté par une volonté d’avant-gardisme qui frise le parisianisme, la présence d’Olivier Cadiot, et de sa bande, sonne comme une promesse de vraie liberté créatrice, ludique et innovante pour le plaisir partagé des artistes et du public. On commence maintenant à savoir qui est cet écrivain inclassable pour qui il semblerait qu’a été inventé l’adjectif éclectique.
Foncièrement poète, il écrit des romans qui n’en sont pas, composés d’une myriade de fragments dont l’ensemble recompose une image du monde, et qui sont portés à la scène par Ludovic Lagarde au terme d’un travail titanesque de transmutation alchimique. Le critère de l’écriture de Cadiot c’est la vitesse, la croche à 120, « pour me mettre au même pas que la pensée qui va toujours trop vite ». La nécessité de la vitesse ne l’empêche pas de pratiquer la digression à outrance : « je pique le texte de digressions, comme on injecte un virus ; j’infiltre des masses de paroles, ça gonfle ; le texte surchargé tangue et puis des lianes aériennes se dégagent et commencent à donner de la grâce au texte. » Il lui faut en moyenne quatre ou cinq ans pour élaborer des textes savamment déconstruits dont il orchestre littérairement et graphiquement les fragments en véritable poète soucieux de musicalité et de rythme. Ce qui frappe surtout, c’est l’alliance stylistique entre une rigueur et une fantaisie extrêmes, une curiosité toujours neuve et un appétit gourmand pour les aventures artistiques de toutes sortes. La cuisine tient une place non négligeable dans sa vie comme en témoignent certains passages d’un Nid pour quoi faire. Il a fondé avec Pierre Alfieri la Revue de littérature générale (1995) et a, par ailleurs, traduit le Cantique des Cantiques pour la nouvelle version de la bible édité en 2001. Cadiot nourrit un véritable tropisme pour la musique au point de fomenter des spectacles avec son ami Rodolphe Burger (Kat Onoma), qui a délaissé l’enseignement de la philosophie pour se lancer dans la musique. Il a travaillé aussi comme auteur de chanson avec Alain Baschung et a signé des livrets d’opéra contemporain pour Pascal Dusapin et Georges Aperghis ; il s’intéresse à la poésie sonore de Bernard Heidsieck ou Emmanuel Hocquard.

L’aventure théâtrale est née dans une impasse…
mais elle en est vite sortie. Ludovic Lagarde raconte dans le livre très passionnant que lui consacre Florence March, Ludovic Lagarde, Un théâtre pour quoi faire, qu’il a rencontré Laurent Poitrenaux et Philippe Duquesne dans une école de théâtre située dans l’impasse où habitait Cadiot. Au bistrot du coin, ils ont fait connaissance avec Pascal Dusapin et Gilles Grand. La comédienne Valérie Dashwood les a rejoints plus tard. Une véritable équipe de création qui a une connaissance intime des textes depuis le monologue extravagant du Colonel des zouaves à Un Nid pour quoi faire en passant par Fairy queen et Retour définitif et durable de l’être aimé (un titre inspiré des tracts distribués dans la rue pour la publicité des mages et voyants). L’idée du Nid vient d’une photographie d’une œuvre de Nils Udo, artiste de Land Art, spécialiste dans la construction de nids dans la nature. Le travail de Lagarde est la clé de voûte de cette aventure qui, en même temps, est véritablement collective. La recherche effectuée pour Le Colonel des zouaves et la réalisation théâtrale, visuelle et sonore, étaient époustouflantes. Le livre de Florence March est certes consacré à Lagarde, mais il est aussi l’occasion de mieux approcher Cadiot à travers le travail du metteur en scène. L’auteur du livre nous introduit dans cet univers grâce à des analyses très pertinentes qui ont toujours pour vocation d’ouvrir des espaces de parole dans lesquels Lagarde nous conduit, avec précision et allant, au cœur de son travail, de ses interrogations, dans le concret de ses recherches, à travers les problèmes posés par les textes de Cadiot et leurs résolutions, sans aucun jargon ni réflexions fumeuses. C’est en creusant ce sillon qu’il construit sa propre écriture théâtrale. Le livre alterne entretien et essai critique qui s’éclaire l’un l’autre de manière féconde.

On y comprend mieux pourquoi ces artistes engagés dans leur art produisent des créations théâtrales inouïes qui empruntent au cinéma, aux arts plastiques et à la musique et dont les deux piliers sont la cuisine et le sport, thèmes à forte valeur métaphorique présents dans les textes de Cadiot. Laurent Poitrenaux dans Le Colonel des Zouaves était un mélange de garçon de café et de jogger ; dans Un nid pour quoi faire, les personnages font leur cuisine politique et préparent sur scène les plats dont ils vont se régaler. Florence March l’analyse très bien : « la métaphore culinaire de la « bonne petite pièce de théâtre maison » prend tout son sens. Elle renvoie à leur conception commune de l’écriture, sur la page ou sur le plateau, comme artisanat. Elle souligne la dimension expérimentale de chaque spectacle, mélange d’ingrédients uniques qui vise à concocter en toute liberté un théâtre inédit. Enfin, elle rend bien la convivialité qui préside au travail collectif. » Leur conception de la création relève d’un artisanat gourmand et jubilatoire toujours en mouvement pour un dépassement renouvelé du théâtre.
Un Nid pour quoi faire, texte et mise en scène Olivier Cadiot et Ludovic Lagarde, musique Rodolphe Burger, scénographie Antoine Vasseur, avec Pierre Baux, Valérie Dashwood, Guillaume Girard, Constance Larrieu, Ruth Marcelin, Laurent Poitrenaux, Samuel Réhault, Julien Storini, Christèle Tual au gymnase Gérard Philipe jusqu’au 18 juillet à 17h. Durée : 2h10.
Un Mage en été, texte et mise en scène Olivier Cadiot et Ludovic Lagarde, avec Laurent Poitrenaux, Opéra-théâtre, du 21 au 27 juillet à 18h. Durée : 1h30.
Déchiffrage : Olivier Cadiot lit et commente un de ses premiers textes, Futur, ancien fugitif, Ecole d’art, le 18 juillet à 23h. durée : 1h. Lecture d’Un mage en été par Olivier Cadiot, le 25 juillet à 23h à l’école d’art. Durée : 1h. www.festival-avignon.com
Les textes d’Olivier Cadiot sont publiés aux éditions POL
crédit photographique : Christophe Raynaud de Lage
Florence March, Ludovic Lagarde, un théâtre pour quoi faire.
Les Solitaires intempestifs, 2010.

sur WEBTHEA les bijoux du OFF pour finir en beauté...

AVIGNON OFF 2010
le programme par lettre alpha ex : M  comme Misérables à 12h30 au théâtre du Balcon
WEBTHEA 
articles de Jean Grapin et Corinne Denailles et Dominique Darsacq

Bartleby le scribe, une histoire de Wall Street d’Herman Melville
Je préfèrerais pas

Théâtre du chien qui fume Grand débat sur la traduction du célèbre « I would prefer not to » du scribe Bartleby. Daniel Pennac et le metteur en scène François Duval ont choisi la version « je préfèrerais pas ». D’aucuns lui préfèrent « j’aimerais mieux ne pas » ou « je préfèrerais ne pas », écho de la syntaxe anglaise, signe extérieur plus flagrant de l’étrangeté du personnage qui, au terme de la courte nouvelle d’Herman Melville, reste un mystère clos sur lui-même. Ainsi, sans tapage, le scribe décline poliment, sur un ton de grande douceur, toutes les demandes de travail du notaire qui l’emploie. De refus en refus, Bartleby, lointain cousin de Meursault, l’étranger de Camus, s’enfonce irrémédiablement dans sa solitude à force de résistance passive, jusqu’à disparaître totalement, emportant avec lui la clé de son mystère. Son histoire se prête à tant d’interprétations sans qu’aucune ne soit satisfaisante, qu’on finit par penser que telle est sa fonction, susciter l’interrogation. Qui est-il celui-là qui refuse de jouer le jeu des hommes ? un fou ? Ce récit est-il une critique de la société ? une parabole kafkaïenne, philosophique, psychanalytique, biblique, pourquoi pas ? Ce qui intéresse Melville, ce sont les effets produits par un élément perturbateur. Bartleby est aussi une expérience littéraire.
Une belle lecture
En plein cœur de Wall Street, dans l’étude du notaire où s’agitent les deux clercs en place dont les noms, Dindon et Pincettes, renseignent sur l’image que l’auteur entend donner d’eux (et sur la dimension comique du texte), la seule présence muette de cet être transparent bouleverse l’ordre des choses. On ne sait ce qui touche et inquiète le plus du destin tragique de ce jeune homme ou des efforts du notaire pour entrer en communication avec lui, comprendre cette situation invraisemblable qui le conduira à déménager pour tenter de se séparer de ce fantôme d’homme. Mais en vain, et quand, lors d’une visite dans le parc de la prison où il est désormais enfermé, il le trouvera inanimé, la culpabilité finira de l’accabler. Le texte de Melville a souvent séduit les metteurs en scène. Stéphanie Chévara (2003), David Géry (2005) en avaient donné des versions différentes mais toujours subtiles. C’est ici à une lecture, à peine mise en espace, que nous convient François Duval et Daniel Pennac. Sans aucun doute, l’écrivain est un grand lecteur, mais il semble tant démangé par l’art du théâtre qu’on aurait aimé qu’il aille plus loin, qu’il prenne quelques risques avec ce texte qui l’accompagne depuis toujours et dont il a probablement exploré les bouches d’ombre.
Bartleby le scribe, une histoire de Wall Street, d’Herman Melville, d’après la traduction de Pierre Leiris, mise en scène François Duval avec Daniel Pennac au théâtre du chien qui fume à 19h10. Tel : 04 90 85 25 87. Durée : 1h


Mon pantalon est décousu de et par Laurent Viel et Marc Viseur
Un des bijoux du off
Petit Louvre jusqu’au 31 juillet 2010

« Dis-moi ce que tu chantes je te dirai qui tu es ». Des chants sacrés à la chanson yéyé, des « Mazarinades » au Chant des partisans, du madrigal à la chanson d’amour, couplets et comptines véhiculent les préoccupations et les humeurs du temps et de la société. Puisqu’à travers un répertoire c’est toute une époque, avec ses craintes et ses joies, ses rires et ses larmes, qui se révèle, Laurent Viel et Marc Viseur, comédiens et chanteurs, nous entrainent dans les années d’avant et d’après-guerre, en interrogeant ceux qui les ont vécues.
Après le jubilatoire J’ai la mémoire qui chante qui, à partir du témoignage de personnes âgées, racontait en chansons les heurs et malheurs du XXe siècle, et Que reste-t-il de nos amours qui évoquait mai 68, nos deux larrons, épaulés efficacement par Thierry Garcia à la guitare électrique et aux arrangements, se sont demandés « Qui était mon grand-père quand il était petit ? ». La réponse en chansons à cette judicieuse question se propose de tisser des liens entre nos bambins d’aujourd’hui scotchés sur Internet et leur papy et mammy. Que chantaient-ils alors ?
A l’âge de leurs culottes courtes et de leurs jupes plissées, ils mangeaient des confitures, celle « qui dégouline et passe par le trou de la tartine ». Des Frères Jacques à Georgius (Le Lycée papillon ), en passant par Mireille et Jean Nohain (Si vous connaissiez mon papa), du burlesque et poétique Quand Zézette zozote au méchant et désopilant Tango des bouchers de la Villette, c’est une réjouissante et ludique virée dans les années 30-50 que nous proposent Laurent Viel et Marc Viseur. Les chansons subtilement réorchestrées, pour mieux nous les faire entendre, par Thierry Garcia, ponctuent toute une mémoire populaire émaillée de bancs d’école, d’émois adolescents, d’effrois enfantins, de plaisirs intimes aussi bien que des drames de l’Histoire évoqués délicatement notamment avec Le Grand Lustucru.
De la mise en scène, aux multiples accessoires insolites et réjouissants, au jeu des comédiens, excellents chanteurs, tout enchante dans ce spectacle car tout y est rigueur et fantaisie débridée, insolence, tendresse et humour. Le trio dont le plaisir à être en scène est communicatif, a concocté là un petit bijou de théâtre musical aussi inventif que tiré à quatre épingles, destiné à tous les publics de 7 à 97 ans, à voir en famille, ou en couple, seul ou accompagné. Programmé à 11 heures du matin il a toutes les vertus pour faire commencer une journée festivalière du bon pied.
« Mon pantalon est décousu » spectacle musical de Laurent Viel, Marc Viseur et Thierry Garcia. 1h10 Théâtre du Petit Louvre 11h du matin. Jusqu’au 31 juillet tel 04 90 86 04 24 .
 

Le chagrin des ogres


Fabrice Murgia en premier opus livre un objet théâtral qui a la pureté et la dureté du diamant, la poésie et l’évidence (l’intensité aussi) d’un conte des frères Grimm. L’argument du chagrin des ogres est simple : la toute petite fille qui jouait au mariage vit un cauchemar, meurt de la peur de ne pouvoir éviter la perte de vitalité des adolescents qui l’entourent et qu’elle devient.
Ayant manifestement compris de l’intérieur la crise, le metteur en scène et auteur installe avec trois comédiens intenses, accompagnés de leurs vidéo, micro et ordi, une scène naturelle moderne qui rejoint la complexité et la simplicité antique. Retrouvant sous ses avatars modernes de manière presque naïve le dispositif de la tragédie.
L’expression des malaises contemporains (addiction, auto enfermement, montée des violences) trouve un ordre simple dans les liens et croisements des dispositifs techniques, propos tenus, distributions des rôles et organisations de l’espace et du temps.
Le virtuel et le fantasme de nos jours si prégnants reprennent leur place du côté de l’imaginaire laissant la place, aux réalités du réel, de la réalité, de la fiction. Tout cela n’étant que du théâtre une offre de catharsis est ainsi offerte par la médiation de l’enfant. Celui qui sait, qui sait comment dire et ne le peut car il ne peut pas parler.
L’ogre sous ses différents grimages dévore, les enfants dévore les adolescents, qui tuent leurs parents, tue les enfants. La grimace tragique, depuis bien avant Œdipe, bien après Grimm, serait toujours la même si l’enfant ne ressuscitait toujours par la merveille de son réveil par la grâce du conte.
Voilà la grâce qu’offre au public Fabrice Murgia.
De et par Fabrice Murgia à la Manufacture (patinoire)- 14h40. Du 8 au 27 juillet 2010, relâche le 19 juillet. Tel réservation : 04 90 85 12 71



Les 7 jours de Simon Labrosse

En sept saynètes Simon Labrosse personnage naïf et toujours plein d’espoir de trouver du travail donne à voir sept jours de sa vie très médiocre. Sa descente graduelle, l’érosion et la fin de ses illusions, enclenchent pourtant bien des éclats de rire qui reposent sur la tendresse et sur une compréhension mutuelle de l’absurdité d’un monde qui veut marchandiser tous les services.
En effet, en compagnie de son copain Léo batteur, en révolte, qui a un blocage à dire quelque chose de positif et Nathalie la femme de ses rêves, Simon tente de créer des métiers nouveaux dans l’air du temps comme celui de finisseur de phrase, regardeur pour faire exister, preneur en charge des sentiments autant d’approches qui révèlent un talent certain pour l’accompagnement social.
Las, dans les changements à vue, le spectateur assiste éberlué en fait à un jeu des sept erreurs, aux sept fausses bonne idées pour survivre .Si le spectacle se déploie sur un mode loufoque, drôle voire féroce le spectateur garde le souvenir d’un monde plein de fantaisie de vitalité et de gravité mêlées.
Les sept jours de Simon Labrosse, de Carole Fréchette, Théâtre des halles, 17 h 00, Tel 04 32 76 24


L’asticot de Shakespeare


Morts ou vivants les auteurs sont là pour asticoter le spectateur : du moins Clémence Massart se fait fort de le rappeler.
Accordéon en bandoulière, trompette à la bouche, fripes diverses dans lesquelles elle se glisse avec une gourmandise et fripouillerie discrète mais bien réelle, elle ressuscite les grands interprètes. Avec elle un spectre hante l’Europe continentale : celui de l’asticot de Shakespeare qui quittant la tombe de Yorrick, bouffon de la famille de Hamlet, se met à visiter le patrimoine littéraire des Français et ce dans un défilé aléatoire de célébrités (auteurs ou interprètes).
Traitant de la mort et de ses aspects divers et avariés (la charogne de Baudelaire par exemple) le spectacle drolatique, par bien des aspects absurde, est avant tout une performance d’acteur qui avance d’avatars en avatars.
Les ombres de Sacha Guitry avec sa robe de chambre, Jean Giono avec ses moustaches, Sarah Bernhard avec son pilon croisent au petit bonheur la chance pleins d’autres auteurs ou interprètes. Au plaisir pour le spectateur de reconnaitre les personnages dans les indices donnés ou de se laisser porter par la verve et la gaité qui sous tendent une telle entreprise.
Le tour de piste est celui d’une joyeuse, sarcastique, savoureuse danse macabre.
L’asticot de Shakespeare, Théâtre des carmes-André Bénédetto, 20H15, Tel 04 90 82 20 47, 20h15.

La revanche de Macbeth (surfing Macbeth)


La revanche de Macbeth proposée par les belges de l’ensemble Leporello mêle conteurs, chanteurs, danseurs et musiciens. D’une grande rigueur le spectacle rend un hommage ironique à Shakespeare et Eschyle. Mêlant légendes, incantations, prières et sorcelleries il a le goût d’un pastiche de texte médiéval. Par le jeu du chœur et des corps il se révèle un bonheur quasi musical. Comme le plaisir délectable d’un quasi opéra, quasi dada la revanche de Macbeth se présente aussi comme une revue pour bal des assassins, une saga joyeuse des chefs guerriers à la fois horribles et terribles. Ce spectacle est de ceux qui prouvent que l’épopée lyrique se nourrit de tragédie et de farce, que le drame est carnavalesque.
La revanche de Macbeth (surfing Macbeth) du 8 au 27 Juillet à 16h40 - Le petit Louvre Réservations : 04 90 86 04 24

Le laboratorium


Dans ce laboratoire poussiéreux (extrait de bien des mémoires de professeurs fous) Il se rêve l’immortalité pour tous les frères humains . Illman et son acolyte font expériences sur expériences.
Entre drôle de fioles et bocaux, le cerveau de la mère en lévitation dans le formol est entouré de champs magnétiques. Les rats eux, ayant compris en leur langage que leur tour de tester le sérum est arrivé, piégés dans un aquarium, rêvent d’évasion… Le laboratorium conçu par Angélique Friant rend un hommage superbe au cinéma expressionniste. Il est d’un humour noir dévastateur .il est aussi plein de tendresse.
Le chant des avortons piégés dans leur bocal tristement persifleurs est en lui-même un petit chef d’œuvre musical qui rythme le spectacle dans ses coups de théâtre car les rats de laboratoire ne sont pas ceux que l’on croit.
Ce spectacle mêlant comédiens et marionnettes dans sa fausse naïveté et sa perfection formelle montre la supériorité du théâtre sur le cinéma ce dernier fut il en 3D.
Le spectateur, emporté par cet humour, accepte ce paradoxe que les humains soient des marionnettes et que les marionnettes sont humaines.
Le laboratorium, d’Angélique Friant, Caserne des pompiers, tel 04 90 39 46 37, 11 h 30.

mercredi 21 juillet 2010

Jazz Théâtre Paris Quartiers d'ÉTÉ/AVIGNON RICHARD II ET QU'EST-CE QU'IL FAUT ALLER VOIR, NATHALIE ,DIS-DONC

La dame de chez Maxim de Georges Feydeau

Jean-François Sivadier ne pouvait qu'être séduit par l'absurdité désopilante du théâtre de Feydeau dont il ne fait plus un plis qu'il avait un grain. Parmi les nombreuses pièces qu'il a laissé une de celles qui virent le plus à la mascarade grotesque étant La dame de chez Maxim, il s'est rué dessus.

Le docteur Petypont ramène chez lui après, une nuit arrosée, une gigolette surnommée la Môme crevette A son réveil il a la méchante surprise de la trouver dans son lit. L'affaire se corse quand débarque d'Afrique sans crier gare un tonton à héritage.Le pétulant parent prend la môme, qu'il trouve visiblement à son goût, pour la légitime de son neveu. Celui-ci le laisse dans l'erreur. Se bousculent d'innombrables quiproquos auxquels se trouvent mêlés la véritable madame Petypont, une givrée de dieu, et un intime du couple que le peu vaillant docteur fait passer aux yeux de son visiteur pour le mari de sa femme.

Comme dans Occupe toi d'Amélie, cet autre sommet de drôlerie hélas rarement monté, c'est l'arrivée inopinée d'un oncle fortuné lequel interprête de travers les événements dont il est témoin qui jette en pleine tourmente la société de gens de mauvaise foi à laquelle il se trouve mêlé. Le seul personnage qui peut garder la tête haute est la Môme crevette qui fait croire aux dames de la meilleure société provinciale que son langage relâché et ses manières lestes sont du dernier chic parisien.

Les acteurs doués d'une sacrée puissance facétieuse sont tous de vieux compagnons de route de Jean-François Sivadier dont ce spectacle qu'il créa il y a deux ans méritait largement une reprise.

Jusqu'au 31 juillet Théâtre Monfort Dans le cadre de Paris Quartier d'Été tél 01 56 08 33 88

Il ya plein de choses à voir.....
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Rencontres à Avignon
avec Cassandre/Horschamp
au Village du Off
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Mercredi 21 juillet à 17h

Chronique critique à l’invitation d’Avignon Off,
avec l'équipe de Cassandre/Horschamp

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Jeudi 22 juillet à 11h30

« L’art du théâtre, outil de civilisation »

Rencontre de Cassandre/Horschamp à l’invitation d'Avignon Off

Village du Off - École Thiers - 1, rue des Écoles


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Cassandre/Horschamp 81 «L'art en procès»

L’imaginaire est-il devenu suspect?

L’art, surtout visuel, doit faire face à des procès divers.
On lui reproche (parfois à raison) son élitisme,
sa soumission au marché, sa dépolitisation…

Face à des procureurs à la pensée souvent acérée mais
toujours globalisante, la parole est à la défense, avec
de grands témoins comme Annie Le Brun, Marie-José
Mondzain, Yves Citton et, surtout, des artistes qui
donnent à juger sur pièces !



Retrouver ici le sommaire et un extrait de l'éditorial




Pour le commander en ligne, cliquer ici



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Continuons à faire circuler et signer l'appel «Impossible absence»
afin que cette absence soit entendue comme impossible
par les acteurs politiques!
Le lien pour le signer est ici 

http://www.horschamp.org/


-OUI mais à part la Politique que vas-tu aller voir : Richard II à la Cour d'honneur et Misérables à 12h30 au théâtre du Balcon ?
-j'ai du interrompre et l'article et la vie quotidienne pour reprendre une ligne de fuite (de rêve) pour  aller à la Maison de la Radio dans un studio le 117 pour France Culture: les Passagers de la Nuit comme pour fabriquer un film de Bresson sonore, j'étais une voix parmi tant d'autres pour représenter la Multitude qui se cachent derrière Internet. J'ai rencontré plein de gens comme dans une fête fantasmée que tu atteins enfin, chez les voisins d'en face... Après on a bu du vin rosé jusqu' à la nuit tombée et parlé parlé parlé de cercles salons littéraires artistiques et aussi surtout de la vie j'ai pas retenu tous les noms, les prénoms...
A chaque brasserie parisienne dans les arrondissements parisiens celle là des ONDES, en face de chez les journalistes,  comme le Sélect à Montparnasse, comme chez Pierrot à la Motte Piquet Grenelle il y a des misérables muets et sales qui savent que là ils auront qui sait plus de chances, personne là non plus ne leur parle.
La Maison Ronde c'est en face de chez nous il suffit de traverser le pont...
J'aime autant la Radio que le théâtre c'est comme cela...

Alors j'ai fait mon choix d'ici pour Avignon,
Angélica Liddell La casa de la Fuerza et El ano de Ricardo, cest ce qu'il fallait voir de fureur et de provocation de sang et de blessures ouvertes sous les cris, elle se définit comme une ""résistante civile" guidée par la compassion, l'art de partager la souffrance".
-c'est fini les 2 !
-Oui mais c'est ce que j'aurais aimé aller voir au IN.
et j'irais donc voir Richard II
au OFF
j'ai noté ou je suis invitée à aller voir

Cabaret Jodorowsky 13h45 ART EN SCÈNE

Kefar Nahum    20H00                     -THÉÂTRE DES DOMS
Trois vieilles ( Jodorowsky) 22H00 -

Je me souviens 12H45 MANUFACTURE

Charline veut pas se laver 10H15 CABESTAN (pour enfants)

Méchants sons 19H00 COLLÈGE DE LA SALLE

Macbett 20H00 PETIT LOUVRE TEMPLIERS

Lettres à Thomas 15H00 COLLÈGE D'ANNECY

ET MISÉRABLES 12H30 THÉÂTRE DU BALCON bien-sûr en tout premier lieu, j'irais là, ça marche très bien j'ai eu de leurs nouvelles à la Maison Ronde de la Radio -on y rencontre tellement de gens...

vendredi 16 juillet 2010

AUTRES COURS AUTRES MOEURS... Théâtre oblige à quelques sacrifices...

AUTRES COURS AUTRES MOEURS... Théâtre oblige à quelques sacrifices... quelque travail exigeant et solitaire, quelques confrontations avec le groupe la matière, en un mot LES AUTRES .
Quelquefois vous attendez notre assentiment pendant même le déroulement des scènes, en jetant un oeil du côté où est le prof, c'est comme si un funambule se lançait puis revenait sans cesse à son point de départ...
Pour le plaisir vous faites du théâtre, soit mais pas du bout des doigts, à bras le corps.
Nous ne sommes pas je ne suis pas une bonne à tout faire ou une pute fanstasmée, ou une tenancière idylique maternante...
je suis là pour que vous jouiez pour que vous fassiez de réels progrès et que vous vous lanciez sur le plateau sous la lumière d'un pas d'un jeu assuré
il faut attendre le déclic mais il faut être en sa quête aller vers être à l'écoute de tous les autres en soi.
En effet il n'y a pas que des Valmont (Les Liaisons Dangereuses) des Loukoums et des Musset...
toute la chair la peau de la plèbe aux seigneurs en passant par le bestial, le tortionnaire, la victime, l'assassin, le lâche..."
De tout ce qui est humain rien ne vous est étranger... quelqu'un a dit cela c'est un coach un saint un écrivain ou un acteur....
voilà le site l'école s'appelle ;l'éponyme...
http://leponyme.free.fr/presentation1.htm


par ex les auteurs de théâtre leurs textes par siècle et par pays

jeudi 15 juillet 2010

La rentrée profils IN et Off théâtre public et théâtre privé

La rentrée profils IN et Off théâtre public et théâtre privé, entre les 2 mon coeur balance, les § en gras mais aussi en italique sont mes préférés

Théâtre : les temps forts de la rentrée
Le Figaro
Mots clés : Thierry Lhermitte, Melanie Doutey, Patrick Bruel, Roland Giraud, Michel Bouquet, rentrée spectacles


Par Nathalie Simon, Armelle Heliot


24/06/2010


Thierry Lhermitte, Melanie Doutey et Patrick Bruel. (Sipa/Abaca)
AVANT-PREMIÈRE - Notre sélection des spectacles qui seront à l'affiche en septembre. Les réservations sont déjà ouvertes.


Riche en vedettes et en surprises : la rentrée théâtrale de septembre est pleine de promesses. Michel Bouquet, Geneviève Casile, Danièle Lebrun, les pointures seront au rendez-vous, mais également la génération montante comme Julie Depardieu, Sara Forestier, Léa Drucker, Élodie Navarre ou encore Romane Bohringer. Une fois encore, ce nouveau cru se distingue par la qualité de la distribution et l'éclectisme des œuvres présentées. Tant sur le registre contemporain que classique.


Dans notre sélection, le public découvrira des comédies diverses tels Nono de Guitry, monté par l'inénarrable Michel Fau, Le Technicien, la dernière-née d'Éric Assous avec Maaike Jansen et Roland Giraud au Théâtre du Palais-Royal et Grand écart mis en scène par Benoît Lavigne qui voit le retour de Thierry Lhermitte sur les planches. Les spectateurs devraient être étonnés par des œuvres inhabituelles. Citons seulement des adaptations de films - Kramer contre Kramer , Interview de Théo Van Gogh,…- et Factory 2, la «fantaisie collective inspirée d'Andy Warhol», du Polonais Krystian Lupa, lauréat du prix Europa 2009.




RIRES ET SOURIRES


GRAND ÉCART, de Stephen Belber, mise en scène de Benoît Lavigne, avec Thierry Lhermitte, qui revient à ses premières amours dans la peau d'un danseur vieillissant. Il sera entouré d'un couple charismatique, Valérie Karsenti et François Feroleto. Théâtre de la Madeleine (01 42 65 07 09). À partir du 1er octobre.


LE TECHNICIEN, nouvelle comédie d'Éric Assous avec Roland Giraud, sa femme Maaike Jansen et Zoé Bruneau (la fille de Claire Nadeau), dirigés par Jean-Luc Moreau. Théâtre du Palais-Royal (01 42 97 40 00). À partir du 10 septembre.


À PROPOS DE MARTIN, de et par Roger Dumas, mise en scène d'Arnaud Bédouet et décor d'Hélène Delprat pour ces vies rêvées drôlissimes. Petit Hébertot (01 55 63 96 06). À partir du 15 septembre.


LES AMIS DU PLACARD, pièce de Gabor Rassov, mise en scène par Pierre Pradinas, avec Romane Bohringer et Didier Bénureau. Pépinière Théâtre (01 42 61 44 16). À partir du 7 septembre.


À DEUX LITS DU DÉLIT, comédie de Derek Benfield mise en scène par Jean-Luc Moreau avec Arthur Jugnot, Cyril Garnier et Guillaume Santou, Mathilde Penin et Juliette Meyniac. Chassé-croisé de deux couples illégitimes dans un hôtel. Théâtre de La Michodière (01 47 42 95 22). À partir du 16 septembre.


CHIEN-CHIEN, une comédie caustique de Fabrice-Roger Lacan sur les retrouvailles agitées de deux amies d'enfance jouées par Élodie Navarre ) et Alice Taglioni qui revient sur scène. Mise en scène de Jérémy Lippmann. Théâtre de l'Atelier (01 46 06 49 24). À partir du 21 septembre.


NONO , pièce de jeunesse de Sacha Guitry, montée et jouée par Michel Fau, qui donnera la réplique à Julie Depardieu, Xavier Gallais et Brigitte Catillon. Deux amis se disputent la même femme. La Madeleine (01 42 65 07 09). À partir du 7 septembre.


LES GRANDS CLASSIQUES


LA CERISAIE, de Tchekhov, revisitée par Julie Brochen. Théâtre de l'Odéon (01 44 85 40 00). Du 22 septembre au 24 octobre.


LES ACTEURS DE BONNE FOI, de Marivaux, adapté par Jean-Pierre Vincent. Théâtre Nanterre-Amandiers (01 46 14 70 00). Du 17 septembre au 23 octobre.


LÉOCADIA, l'une des Pièces roses de Jean Anouilh, revue par Thierry Harcourt, avec la grande Geneviève Casile, Davy Sardou, Noémie Elbaz… Théâtre 14 ( 01 45 45 49 77). Du 14 septembre au 30 octobre.


ANDROMAQUE, de Jean Racine. C'est Muriel Mayette elle-même qui signe la mise en scène de cette grande tragédie, «un cri chanté», avec notamment Léonie Simaga. Comédie-Française, Salle Richelieu (01 44 58 15 15). Du 16 octobre au 14 février, en alternance.


LES FEMMES SAVANTES, de Molière, C'est Bruno Bayen, metteur en scène qui sait respecter le rire, qui monte l'irrésistible comédie. Vieux-Colombier (01 44 39 87 00). Du 23 septembre au 7 novembre.




LES BONNES REPRISES


L'AVARE, de Molière, dans la mise en scène de Catherine Hiegel, avec Denis Podalydès dans le rôle-titre. Une reprise plébiscitée par le public. Comédie-Française, Salle Richelieu (01 44 58 15 15). Du 18 septembre au 2 janvier en alternance.


LA GRANDE MAGIE, d'Eduardo De Filippo. Une autre reprise très attendue sous la houlette de Dan Jemmett. Comédie-Française, Salle Richelieu (01 44 58 15 15). Du 19 septembre au 19 décembre en alternance.


LE ROI SE MEURT, avec Michel Bouquet, Juliette Carré, Sophie Artur,… Ce beau spectacle mis en scène par Georges Werler lui a valu le molière du meilleur comédien en 2005. Comédie des Champs-Élysées (01 53 23 99 19). À partir du 8 septembre.


VOUS AVEZ QUEL ÂGE ? avec Jean Piat (5) dans un brillant hymne à la vie écrit par Françoise Dorin. Comédie des Champs-Élysées (01 53 23 99 19). À partir du 17 septembre.


LETTRES À GENICA, FOLIES D'AMOUR, Carole Bouquet lit la correspondance d'Antonin Artaud. Le poète était tombé amoureux d'une actrice roumaine, Genica Athanasiou, qu'il avait rencontrée dans la troupe de Charles Dullin. Théâtre de l'Atelier (01 46 06 49 24). Fin septembre-début octobre.


LE TOUR DU MONDE, le roman de Jules Verne revu par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino a dépassé sa millième représentation. Café de la Gare (01 42 78 52 51). Dès le 1er septembre.


TRILOGIE : LITTORAL, INCENDIES ET FORÊTS , l'épopée de Wajdi Mouawad, qui a fait l'ouverture du Festival d'Avignon en 2009. À redécouvrir intégralement ou non. Chaillot (01 53 65 30 00). À partir du 8 septembre.


LES 39 MARCHES, L'excellente adaptation du film de Hitchcock récompensée par deux molières, dont celui de la meilleure pièce comique . Théâtre La Bruyère (01 48 74 76 99). À partir du 14 septembre.


EN V. O.


FACTORY 2, par Krystian Lupa . Le grand metteur en scène polonais s'est engagé dans un fabuleux triptyque qui lie notamment les destins d'Andy Warhol, de Marilyn Monroe et de Gurdjieff. Le spectacle a été couronné par le prix Europe 2009. La Colline (01 44 62 52 52), du 11 au 15 septembre.


LE MARIAGE, de Gogol, par Valery Fokine. En russe avec surtitres. Théâtre de la Ville (01 42 74 22 77). 29 septembre et 1er octobre.


LA NOCE, de Tchekhov, par Vladimir Pankov et la compagnie Soundrama. Théâtre des Abbesses (01 42 74 22 77). Du 19 au 23 octobre.


I DEMONI (LES DÉMONS), de Dostoïevski, par Peter Stein. Odéon dans le cadre du Festival d'Automne (01 44 85 40 40). Du 18 au 26 septembre.


SOLNESS, LE CONSTRUCTEUR, un drame poétique de Henrik Ibsen, mise en scène par Hans-Peter Cloos, avec Jacques Weber et Mélanie Doutey. L'histoire d'un architecte respecté visité par les fantômes du passé. Théâtre Hébertot (01 43 87 23 23). À partir du 3 septembre.


L'AMANT, de Harold Pinter, avec Léa Drucker et Pierre Cassignard, mis en scène par Didier Long. Petit Marigny (08 92 22 23 23). Dès le 2 septembre.


DE L'ÉCRAN À LA SCÈNE


KRAMER CONTRE KRAMER, d'après le roman d'Avery Corman. Adapté par Didier Caron et Stéphane Boutey, avec Frédéric Diefenthal et Gwendoline Hamon . Robert Benton en avait tiré son film avec Dustin Hoffman et Meryl Streep. Théâtre des Bouffes-Parisiens (01 42 96 92 42). Dès le 10 septembre.


LE DÎNER DE CONS, de Francis Veber, avec le duo Philippe Chevallier-Régis Laspalès. Théâtre des Variétés (01 42 33 09 92). À partir du 3 septembre.


INTERVIEW DE THEO VAN GOGH, avec Patrick Mille et Sara Forestier, mise en scène par Hans Peter Cloos. Tiré du film réalisé par Steve Buscemi, avec Steve Buscemi et Sienna Miller, en 2007. Studio des Champs-Élysées (01 53 23 99 19). Dès le 23 septembre.


MÉLINDA ET MÉLINDA, adapté du film de Woody Allen par Jacqueline Cohen et Pierre Valmy, qui signe également la mise en scène. Vingtième Théâtre (01 43 66 01 13). Dès le 3 septembre.


ACTEURS, CHANTEURS


LE PRÉNOM, pièce écrite par Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, avec Patrick Bruel dans le rôle d'un futur père . Il est «marié» à Judith El Zein et est le frère de Valérie Benguigui. Sont aussi présents Jean-Michel Dupuis et Guillaume de Tonquedec. Sous la houlette de Bernard Murat. Théâtre Édouard-VII ( 01 47 42 59 92). À partir du 7 septembre.


LAISSEZ-MOI SORTIR, de Jean-Marie Chevret, et l'occasion de retrouver Annie Cordy dans une mise en scène de Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé, deux familiers du genre. Théâtre Daunou (01 42 61 69 14). À partir du 24 septembre.




INATTENDUS


LE FANTÔME DE L'OPÉRA, d'après Gaston Leroux, revisité par Henri Lazarini avec Patrick Andrieu, Monique Couturier… Théâtre 14 (01 45 45 49 77). Du 14 septembre au 1er janvier 2011.


DÉSOLÉ POUR LA MOQUETTE , comédie grinçante de et mis en scène par Bertrand Blier avec Anny Duperey et Myriam Boyer. Le cinéaste n'avait plus écrit pour la scène depuis Les Côtelettes , avec Philippe Noiret et Michel Bouquet, en 1997. l Théâtre Antoine (01 42 08 46 28). Dès le 10 septembre.


KIKI VON ET BEETHOVEN, un texte d'Éric-Emmanuel Schmitt, avec Danièle Lebrun dans un monologue mis en scène par son complice Christophe Lidon. Théâtre La Bruyère (01 48 74 76 99). À partir du 20 septembre.


LES SOLILOQUES DE MARIETTE, tiré de Belle du seigneur, d'Albert Cohen, avec une époustouflante inconnue, Anne Danais, dans le rôle de la bonne Mariette, dirigée par Anne Quesemand. l Petit Montparnasse (01 43 22 77 74). À partir du 25 septembre.


SUR UN AIR DE MUSIQUE


RENDEZ-VOUS, une comédie musicale adaptée de She Loves Me , avec Kad Merad et Judith El Zein, mise en scène par Jean-Luc Revol, écrit par Judith El Zein et Laurent Laffite qui y jouera aussi. l Théâtre de Paris (01 48 74 25 37). À partir du 14 septembre.


LA DERNIÈRE SÉANCE DU PARIS FROU-FROU, un spectacle musical de Jérôme Savary, avec Michel Dussarrat et Frédéric Longbois et le pianiste Philippe Rosengoltz. Dejazet (01 48 87 52 55). À partir du 14 septembre.




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dimanche 11 juillet 2010

Toujours à GRIGNAN le festival de la correspondance avec Michel BOUQUET, Claire CHAZAL

15e festival de la correspondance de Grignan

de JOSHKA SCHIDLOW

Anne Rotenberg ne s'y est pas trompée en faisant donner le coup d'envoi de ce festival avec les lettres qu'adressa Madame de Sévigné à sa fille Madame de Grignan qui vivait au château qui domine le village. Le thème de la manifestation étant cette année le théâtre, elle a eu le bon goût de demander à Macha Meril , comédienne dont la prestance évoque Edwige Feuillère, de lire des extraits de ses observations sur les spécificités de son époque faite par cette mère, qui se sentait avec sa fille en résonance profonde.


La scène occupe dans ces missives toute en délicates coquetteries une place de choix. Elle parle abondamment de Corneille qu'elle vénérait et de Racine dont elle appréciait peu la mentalité courtisane mais admirait le talent en particulier dans Esther qu'elle découvrit en compagnie du Roi et de Madame de Maintenon. Macha Meril joue des scènes de quelques unes de ces oeuvres à la beauté toujours aussi prenante ce qui a pour effet de faire scintiller sa prestations d'instants magnifiques . Et Madame de Sévigné d'apparaître comme la créatrice de l'auto-fiction.

"Jean Vilar et ses compagnons "qu'a mis en espace Richard Brunel et où Myriam Boyer entourée de deux jeunes partenaires apporte le renfort de sa célébrité, raconte l'odyssée de quelques artistes qui après la seconde guerre mondiale s'échinèrent à sortir la province de son sous- développement culturel. Des hommes de la trempe de Jean Dasté, André Clavel et bien évidement Jean Vilar, épaulés par Jeanne Laurent alors en poste aux Affaires culturelles de l'Etat partent initier à la création artistique un public qui en ignorait tout. Plus tard Roger Planchon prendra leur relève. La virulence pamphlétaire des lettres qu'ils adressaient aux responsables du désastre spirituel dont ils étaient témoins attestent qu'ils n'ont pour le moins pas eu la tâche aisée. "La culture, dit de Gaulle lors de son retour au pouvoir, est la condition de la civilisation." Phrase que notre actuelle gouvernance s'obstine à jeter aux orties.


Autres évènements auxquels nous n'avons hélas pu assister : Claire Chazal loin de l'image figée qu'elle donne d'elle lors de ses apparitions au petit écran a lu "Spectre mes compagnons" de Charlotte Delbo qui après avoir été l'assistante de Louis Jouvet rejoignit la Résistance, fut arrêtée et expédiée à Auschwitz dont elle réchappa. On sent dans cet ouvrage essentiel son sens organique de la faiblesse mais aussi de la force humaine. Jérôme Kircher quant à lui, se basant sur le carnet de bord de Jean-Louis Barrault, raconte la création plus que mouvementée des Paravents de Jean Genêt, un des auteurs qui ont bouleversé le champs de l'art scénique, au Théâtre de l'Odéon. Ces pages on s'en doute ont fait vibrer la mémoire de ceux qui furent les contemporains de cette bateille qu'on ose dire plus importante que celle d'Hernani.


Invité d'honneur, Michel Bouquet, oeil bienveillant et sourire malicieux, a parlé devant un parterre de spectateurs de sa conception du théâtre. Pour lui seul compte l'auteur, ce diable d'homme dont il tente tout au long des représentations de percer les secrets sans jamais y parvenir. Je crois à l'intuition répéta t-il tout du long (mon art, dit-il, est de ne pas jouer mais celui de tout ressentir) avant de faire l'éloge de Molière car dit- il n'a cessé d'engager un combat avec lui-même sans jamais se donner raison de se voir aussi médiocre et effrayant. S'il nous est si proche c'est qu'il est le plus sincère de tous. On a compris que sa rencontre avec le public fut un moment miraculeux.

Réservation pour la saison prochaine : 04 75 46 55 83

Dérive à France-Inter/ Déclaration à la Cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon d'AGNÈS SOURDILLON

c'est sur le blog de Vincent Josse journaliste de France-Inter,
 son
Épilogue
"Il ne s'agit pas de faire preuve de mauvais esprit ni de verser son fiel. Juste de confirmer la rumeur. "Esprit critique" vit ses derniers jours.

"La vie de la radio est mouvementée, soumise à la valse des patrons, donc au changement de programmes. Tous impriment leur marque, ils sont nommés pour cela. Nous ne partageons pas forcément leurs choix. Je n'ai pas souhaité perdre ce rendez-vous, d'où cette envie de vous écrire, calmement, le bonheur d'avoir animé ce rendez-vous entouré d'une équipe qui prenait du plaisir à concevoir cette quotidienne : les réalisatrices généreuses et courageuses, Valérie Ayestaray et Michèle Billoud, les attachées de production patientes et attentives, Juliette Goux et Caroline Le Bossé, mes camarades journalistes du service culturel, Gérard Courchelle, ami et remplaçant, Marie Colmant de Canal plus mais figure d'Inter et les pigistes qui ont grandi dans l'émission: Aurélie Charon, Caroline Gillet, Baptiste Etchegaray.

Se souvenir de ce réveil pas si désagréable, le matin à 6 heures, à l'idée d'aller conseiller aux auditeurs (souvent à l'écoute dans leur voiture) un livre, un spectacle, un film ou de leur faire entendre un artiste rare ou célèbre.

Eviter la nostalgie, rester digne, regarder devant. La vie dans cette radio de service public est longue encore, même si 20 ans déja ont passé pour moi.

Un nagra à l'épaule, loin des studios, j'espère vous faire entendre bientôt dans une émission à inventer ces artistes sur le lieu de leur création ou devant leurs livres de chevet. Ils ont des choses à transmettre de leur réception du monde. Et la radio a cette capacité de faire entendre leur créativité, leur imagination, de mettre en valeur leur talent. Nous sommes des médiateurs, attentifs à eux et à vous. Rendez-vous en septembre, j'espère.

Merci de votre fidélité à la chaîne, très bon été et à tout de suite."


j'allais dire ex-journaliste car avec Nicolas Demorant Didier Porte et Stéphane Guillon Vincent Josse aussi s'en va, fait partie de l'évacuation restructuration changement politique que dire tout est dit et suggéré entre les commentaires.
sur ce blog allez voir il y a de très belles choses... dont un entretien avec Laurent Terzieff et la photo de la porte de chez lui. Pourquoi Laurent Terzieff a beaucoup joué au Lucernaire parce que c'était un homme seul solitaire totale indépendance et que le Lucernaire comme l'Odéon n'étaient pas loin de chez lui...

A certains moments on vous conseille déconseille on vous pousse à aller où celui qui vous parle n'ose pas aller, sans penser une minute à ce qui serait bon pour vous ; tout simplement quel est le théâtre le plus proche de chez vous quand la vie aussi vous a séparé éloigné ruiné et tout donné et tout repris...

A Tahiti il va y avoir une éclipse totale du soleil, ce soir. Il y a déjà eu tellement sur ces îles des éclipses à la vie avec les essais nucléaires... mais ça se faisait ailleurs....
Monsieur Vincent je vous pique quelques Photos

Jeudi 8 Juillet 2010 12:45

Voici le texte du Syndéac (le syndicat qui regroupe les entreprises publiques du spectacle vivant) lu hier soir dans la Cour d'honneur du Palais des Papes, par la comédienne Agnès Sourdillon (voir post suivant):

"Bonsoir,

Oui, nous sommes encore ici devant vous. Oui, le spectacle vivant est encore debout.

Ce soir, il nous est nécessaire de vous adresser quelques mots avant de laisser libre cours à
notre imagination et – nous l’espérons – à votre plaisir.

Non, ce n’est pas l’habituelle lecture de protestation des prétendus nantis de la
Culture. Mais, intermittents ou non, grandes institutions ou petites compagnies, opéras ou
circassiens, danseurs, musiciens ou acteurs, artistes ou indispensables personnels techniques,
administratifs et d’accueil, nous avons subi depuis plusieurs années une érosion sans relâche
de nos moyens de travailler pour vous.

Aujourd’hui, et dans une perspective déclarée de trois ans, de 2011 à 2013, le
gouvernement de notre pays se lance dans un assaut multiforme contre sa propre politique
artistique et culturelle. C’est-à-dire contre nous. C’est-à-dire contre vous.
Si des suppression fortes de crédits devaient venir s’ajouter aux régulières
compressions de ces dernières années : ce serait un assaut sans précédent.

Depuis des mois, nous luttons. Nous avons arraché la compétence culturelle pour les
départements et les régions, mais faute de transferts budgétaires de l’État, beaucoup de ces
collectivités se déclarent hors d’état, à court terme, de poursuivre leurs engagements. Nous
sommes donc pris en tenaille et la situation atteint un point de non-retour.

Ces atteintes supplémentaires vont entraîner d’innombrables suppressions de projets,
de compagnies, d’institutions – c’est-à-dire de disparitions d’emplois et des milliers
d’intermittents perdant leurs droits – la catastrophe est sans commune mesure avec les
économies réalisées. Comment ne pas voir ici la marque avérée d’un mépris, pour ne pas
parler d’une méfiance, voire d’une volonté d’en finir avec une politique artistique garante de
la liberté de l’esprit dans ce pays ?

Oui, la nation est dans le pétrin. Oui, tout le monde doit participer au sauvetage –
même si nous ne sommes en rien responsables de cette déroute. Depuis plusieurs années, et
bien avant la crise, le spectacle vivant a déjà beaucoup payé. Le bouclier fiscal et la baisse de
la TVA pour la restauration font perdre 3 milliards d’euros à l’État, c'est-à-dire la totalité du
budget du ministère de la Culture.
N’oublions pas le sens et la création, sans lesquels notre pays ne s’en sortira vraiment
pas.

Nous luttons et nous lutterons, mais notre seul et véritable appui viendra de vous, et de
votre volonté – que nous connaissons – de ne pas vivre dans un pays qui abandonnerait toute
sa tradition de pensée et d’imaginaire, sous prétexte d’une crise difficile à traverser.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à une grande manifestation le jeudi 15 Juillet
prochain à 14h30, devant le Palais des Papes à Avignon.


Merci pour votre généreuse attention"

vendredi 9 juillet 2010

Château de Grignan / HUGO-RANCILLAC-LAVANT / à ne pas manquer jusqu'au 21 août

Sur Allegro Théâtre de ce cher Joshka Schidlow qui lui vous explique vous invite vous incite à devenir toujours meilleurs spectateurs
spectateurs non passifs
en quelques lignes...
8 juillet 2010


Le roi s'amuse de Victor Hugo
au Château de Grignan


"Comme chaque année un spectacle destiné à un large public se donne devant le superbe château de Grignan. C'est cet été une pièce rarement représentée du maître du mélodrame Victor Hugo qui a été choisie Il s'agit du Roi s'amuse auquel se mesure avec un bonheur certain François Rancillac Il a d'autant plus de mérite que le premier acte de ce drame populaire au goût d'apocalypse est d'un intérêt succinct. S'enchaînent ensuite une multitude de redoutables péripéties

Triboulet, le fou du roi qui évoque Quasimodo a une fille qu'il tient enfermée dans une maison isolée avec pour seule compagnie une vieille domestique. Le seul lieu où elle a le droit de se rendre est l'église. Mais elle n'y est pas autant à l'abri des tentations que son père le croit. Un inconnu a remarqué son innocente beauté et trame un mauvais plan. Ce beau parleur n'est autre que le souverain, qui cache sous airs distingués une âme de débauché. Difficile de ne pas comparer Triboulet à l'Arnolphe de l'Ecole des femmes. Hugo ne s'est d'ailleurs pas gêné pour braconner sur les terres non seulement de l'auteur de L'avare mais aussi sur celles de Musset.



On retrouve ici la fureur inspirée de l'écrivain qui s'insurgea contre le pouvoir avec des mots si percutant qu'il fut contraint à l'exil. Si cette pièce semble si bien résister au vieillissement c'est que François Rancillac a eu l'idée forte de confier le rôle de Triboulet à Denis Lavant, un comédien d'une puissance et d'une présence proprement stupéfiantes. La longue scène de clôture où il se laisse aller à un insurmontable chagrin fait remonter des grands fonds le souvenirs des instants les plus rudes de nos existences. Si j'ajouterai que la scénographie de Raymond Sarti, qui nous plonge dans un monde de luxure laisse pantois, vous aurez compris que le metteur en scène - qui fut l'un des premiers à voir en Jean-Luc Lagarce un auteur dramatique d'importance - s'est surpassé."


du 1er juillet
jusqu'au 21 août Château de Grignan Les fêtes nocturnes Tel 04 75 91 83 65

ON sur le OFF MISERABLES au Théâtre de Balcon

"ON sur le OFF"
-ça y est c'est la 2ème... une petite ballerine Anne Priol  va s'avancer dans le noir scène et va embrasser la Mer avec son grand manteau de vagues et de tempêtes je vous donne juste le début la 1ère note
-et puis aussi tu devrais parler de Philippe...
-Philippe Person qui joue une sorte de Monsieur Loyal au masque blanc à la Tim Burton sous son chapeau claque,
à la fin il ne l'aura plus son chapeau claque
-et Emmanuel Barrouyer qui fait son numéro à la Michael Jackson,

-et puis la barricade

-pour rester dignes ne soyons pas soumis
du genre : "cette réforme c'est déjà fait..." mais non, rien n'est fait, sortez de vos coques...

-tu digresses

-oui et Emmanuel en amoureux de Cosette : "Je m'appelle,Marius..."
il fait comme au cinéma un
...vrai r....

-chut, ne dis rien faut pas trop en dire pour inviter à venir voir au théâtre, par soi-même...

-pour ce spectacle il faut "une empreinte" non ça vient d'autres chose, des ailes d'hirondelle quand elles crient au ciel bleu, malgré tout...
quelle véritable fraîcheur... que de découvrir ce Misérables là au Balcon, pour la 1ère fois...j'imagine à rebours


A propos de son directeur, au Théâtre du Balcon, j'ai trouvé un arlicle sur Artistic REZO, ils parlent de tout ce que j'aime sur Artistic rezo!
LE THEATRE DU BALCON A AVIGNON
ON N'ARRETE PAS LE THEATRE à l'Etoile du NORD
Les CHAISES au LUCERNAIRE j'y vais la semaine prochaine j'adore cette pièce

-l'art là il date d'un an
-eh alors ?
La Cie Philippe Person elle jouait Shakespeare l'année passée "Beaucoup de bruit pour rien" ils ont fait un succès
-c'était à plus grande échelle !
- les comédiens leur nombre c'est sur cela que tu te bases ? il en faut mille pour arriver au ciel
de barreaux ?!
Serge Barbuscia, directeur du Théâtre le Balcon à Avignon


Samedi, 25 Juillet 2009 08:38 chloé goudenhooft Théâtre - Portraits

Serge Barbuscia est metteur en scène. Il est le directeur du Théâtre du Balcon, grand théâtre du Off à Avignon.

C’est au lycée à Marseille que Serge Barbuscia a commencé le théâtre. A la suite de cette expérience, il décide d’en faire sa vie et se met à travailler au sein d’une compagnie. Même s’il a suivi pendant un an l’enseignement de Jacques Lecoq, il s’est surtout formé sur le tas : « j’ai fabriqué mon métier tout seul, au contact des autres » indique-t-il.

Le Théâtre du Balcon.

En 1983, il crée sa propre compagnie et fonde le théâtre du Balcon à Avignon pour pouvoir mener à bien ses projets. Il a monté une quarantaine de spectacles très différents, présentés en France et à l’étranger, en travaillant sur des poètes et écrivains tels que Victor Higo, Lorca, Maupassant, … ou encore sur des auteurs tels que Hélène Pedneault, Yves Garnier, Alain Monnier, Christian Petr… Son objectif est de découvrir et de revisiter des œuvres peu fréquentées, telles que celle de Neruda, et notamment, dans ce cas, sur des textes sur Picasso. « Les créations du Balcon sont toujours le fruit d’une rencontre entre un créateur et les interprètes », explique-t-il.

Le théâtre comme rencontre.

Cette idée de rencontre, elle est présente également dans le rapport qu’entretient le théâtre avec son public. En choisissant Avignon, il était sûr que le théâtre bénéficierait du festival, mais ce choix a été fait aussi parce Serge Barbuscia est originaire du Sud et il a vraiment eu envie que son théâtre vive toute l’année et qu’une relation se crée avec le public local. Il faut dire que le théâtre qu’il défend est celui d’un théâtre citoyen, « un théâtre qui se tienne au centre de l’agora, explicite-t-il. Le théâtre doit défendre des auteurs vivants et renseigner le public », ce qui rend nécessaire une certaine proximité avec les spectacteurs.

Même chose pour les compagnies invitées, Serge Barbuscia fait travailler chez lui des personnalités dont les recherches vont dans le même direction : « il y a en général l’envie de faire un bout de chemin ensemble ».

Quelles sont vos racines, réelles ou imaginaires ?

- Je citerai Michaux comme réponse : « Je suis né de trop de pères ».

Quel est le premier évènement artistiquement marquant de votre vie ?

- Carmen.

Existe-t-il un espace qui vous inspire ?

- La mer, les vagues.

Quelle place tient la fuite du temps dans votre vie ?

- L’idée qu’on va toujours trop vite vers nulle part.

Croyez-vous en l’existence d’un mot, d’une image, d’un son, d’un geste absolu ?

- Oui, l’univers a son geste, un certain rythme, qui peut être chargé d’une grande émotion.

Chloé Goudenhooft.


il faudra que je vous parle des rôles que j'aimerai jouer, de Zouc aussi...,
qui connait encore Zouc ?
j'ai voulu capturer une photo de TERZIEFF de lui vieux très belle tout le contraire de celle des Molières....
je n'ai pas pu droits réservés avec n° de tél. Tant pis, je mets toujours l'origine...Tant pis, les deux n'ont pas besoin de moi, ni eux ni personne. C'est bien comme cela que j'entends la vie...
-N'aies pas peur ! sous les yeux d'un public, "la peur devient timide" c'est Erri de Luca qui a écrit cela.
-tu  radotes
-non c'est un lapsus...
"On n'arrête pas le théâtre" on le reprend car on ne peut pas imaginer sa vie sans.

J'ai pas eu le tepms de tout bien fignoler car j'ai volé du temps de travail du temps alimentaire pour cet article,
car je me dis que si vous passez par là... Merci