mardi 19 décembre 2023

Expo au Musée d’Orsay Louis Janmot…




Autoportrait 



2 gravures autour de la légende de Faust


































Ce dernier tableau pour moi est horrible l’effet du supplice de Mezence recherche est ainsi exprimé….
Wikipédia Du roi Mézence ou Mezentius, qui aurait appliqué ce supplice:
Il allait même, en guise de torture, jusqu'à lier des cadavres
à des vivants, mains contre mains et visages contre visages,
et ces êtres, en se liquéfiant en pus et en pourriture,
trouvaient ainsi une mort lente, dans une affreuse étreinte
— (VirgileÉnéide, L VIII)
« Textes de l’exposition en gros caractères »

À la disposition de chacun à l’entrée de l’expo

Louis Janmot le poème de l’âme 1835-1881

Le poème de l’âme, œuvre à la fois picturale et littéraire est le projet d’une vie, par le peintre, lyonnais, Louis Janmot. Il raconte l’épopée d’une âme sur la terre en 34 tableaux et dessins conservés au musée des Beaux-Arts de Lyon, formant deux séries distinctes et accompagné d’autant de poèmes en vers. L’exposition invite à parcourir l’histoire de cet âme à embarquer avec les personnages pour un voyage initiatique, à les suivre dans leur quête d’absolu. Présenté en partie à l’exposition universelle de 1855, remarqué par Charles Baudelaire et Théophile Gauthier, le cycle n’obtiendra jamais le succès espéré. Janmot était-il trop singulier pour son temps, comme le pensait, Eugène, Delacroix, admirateur et défenseur  du poème de l’âme ? 
Dans l’exposition, cinq «cabinets» permettent d’explorer les inspirations philosophiques, spirituelles et littéraires, du peintre poète et de découvrir ses affinités avec d’autres artistes de William Blake, à Odilon Redon, qui ancrent bien le poème de l’âme dans le XIXe siècle.
1er cycle
Les 20 années d’élaboration du premier cycle du poème de l’âme, aurais pu donner lieu un ensemble stylistique ment très Parables. Il se dégage pourtant de cette série de 18 tableaux, une grande cohérence visuelle. Les fonds évoquent des décors de théâtre devant lesquelles les personnages se déplacent, latéralement, comme sur une scène renforçant de la sorte, l’impression de continuité. Le peintre poète raconte ainsi le parcours initiatique d’une âme, sous les traits d’un jeune garçon, vêtu de rose, que l’on voit grandir et évoluer de tableaux en tableau. Sa quête existentielle, passe par la rencontre avec son âme sœur–une jeune fille, vêtu de blanc–qui, comme lui, aspire au ciel, à la pureté à l’harmonie, on suit les étapes, les vicissitudes de leur parcours : naissance, petite, enfance, éducation, amour, naissance et rêves d’idéal. L’apparence quiétude de cette première série, en contraste, avec la seconde est souvent contredit par des détails niché dans les œuvres, ainsi que par les poèmes envers qui souligne à chaque étape, le caractère tragique du destin de l’âme. 
Second cycle
Pour le second cycle du poème de l’âme, Janmot abandonne la peinture pour le dessin. Le fusain est associé à des réhauts colorés sur des feuilles de dimensions similaires à celles des tableaux. L’atmosphère est plus sombre, ce qui est renforcé par le médium. Marquée par la perte de la femme qu’il aimait. Le jeune homme affronte le désespoir. il cherche une issue dans les plaisirs, cède à la tentation et au doute, mais ne trouve que la souffrance. Une fin heureuse, mais ambiguë, marque l’aboutissement de ce parcours initiatique : il retrouve au ciel sa bien-aimée. Le ton pessimiste fait écho aux épreuves que Janmot, rencontre lui-même dans sa vie personnelle. La tonalité est également plus politique, en phase avec l’évolution conservatrice des milieux catholiques des années 1860-70. 
Cabinet 1 : épopées picturales et illustrées
Les cycles peints sont habituellement conçus pour s’intégrer dans une architecture. Parmi ce que Janmot a pu connaître dans sa jeunesse : l’histoire de Psyché de Raphael (1518), pour la villa Farnesina, à Rome, et la vie de Saint-Bruno d’Eustache le Sueur(1645–748), pour la chartreuse de PARIS (musée du Louvre). Mais le poème de l’âme s’intègre dans aucun lieu spécifique.
C’est plutôt l’alliance de la peinture et de la poésie qui préside à sa conception, comme dans les « livres enluminés » de William Blake. Il faut donc se tourner du côté de la littérature et de l’illustration pour trouver les sources de Janmot. L’artiste s’inspire des poésies épiques et philosophiques de son temps, comme la chute d’un ange dans Alphonse de Lamartine   (1838), la divine épopée d’Alexandre Soumet ((1840)), ou encore des grandes épopées européennes, interprété par les artistes romantiques : la divine comédie de Dante (1303-1321), le paradis perdu de John Milton (1667) ou la chanson des Nibelungen, légende médiévale allemande.
Cabinet 2 : l’âme et l’ange gardien
Au cours du XIXe siècle, en particulier avec le romantisme, puis le symbolisme, la représentation de l’âme prend une importance considérable. Les artistes répondent de manière variée, au même problème iconographique : comment représenter une entité immatérielle, distincte du corps, ayant une existence au-delà de la mort ? Tour à tour l’âme prend la forme d’une figure féminine ailée, allégorie de la pureté et de la spiritualité, ou de matérialise sous l’aspect d’une ombre ou d’un flux s’échappant du corps. Janmot, quant à lui, la représente sous les traits d’un jeune garçon, s’élevant vers les cieux. la légèreté de l’âme, délivré de la pesanteur terrestre est le dénominateur commun d’œuvre diverses. Les ailes, attributs de l’âme, peuvent la faire confondre avec son double céleste, l’ange gardien, qui connaît lui aussi un grand succès populaire au XIXe siècle de la littérature enfantine et des manuels de piété au plus grandes œuvres littéraires et artistiques de l’époque.
Cabinet 3 : l’idéal
L’œuvre de Janmot se caractérise par un même archétype féminin, comme hors du temps, qui s’impose tout dans ses créations. S’il prend pour modèle des proches, parmi lesquels son épouse ou ses filles, il les transforme au fil de ses études en fonction de son idéal esthétique. Son goût croise plusieurs sources formelle : la perfection du dessin de son maître, Jean-Auguste Dominique, Ingres, l’antique, et la grâce de la Peinture, florentine de la renaissance, en particulier celle de Sandro Botticelli. Les figures féminines du Poème de l’âme, mêlent les références à la Vierge, dont le culte connaît alors un essor considérable, et la littérature, contemporaine ou passée. Janmot s’inspire très directement de la divine comédie du poète médiéval florentin Dante, alors très appréciée par les milieux romantiques, mais aussi catholiques. Le parcours du héros en porte la trace, quête d’une bien-aimée perdue qui emprunte à Dante le nom de Beatrix.
Cabinet 4 : cauchemar, les dangers de l’inconscient
Le rêve, très présent, dans le poème de l’âme, est tour, à tour, mélancolique, mystique, sensuel ; il s’aventure aussi dans des contrées dangereuses, lorsqu’il devient cauchemar. Janmot a peut-être eu connaissance de ce thème, alors pris dans la littérature et les arts, par les gravures d’œuvre de ses prédécesseurs, telles que le suisse  Johann Heinrich Füssli, l’anglais William, Blake ou l’espagnol Francisco de Goya. À son tour il explore les tourments psychiques et ce que l’on nommera bientôt l’inconscient. L’artiste a pu être initié par deux amis médecins, aliéniste à ces thématiques qui trouveront un écho auprès des symbolistes, puis au temps de la psychanalyse, des surréalistes. Odilon Redon a fréquenté Janmot, il lui a peut-être emprunté son goût pour le fusain. Max Hernst et Salvador Dalí n’ont pas connu le poème de l’âme. Mais Dali a exprimé sa curiosité pour l’artiste, en le découvrant, dans une exposition en 1968 .
Cabinet 5 :  paysage et réalité
Le paysage, c’est une large place dans les scènes du poème de l’âme ; il participe à l’action en s’accordant à l’État du personnage principal. S’il se forme en tant que peintre d’histoire, Janmot est sensibilisé à la pratique du paysage par deux de ses camarades lyonnais, Paul Flandrin et Florentin Servan.
A leurs côtés, il apprend l’étude en plein air pour trouver des motifs qu’il reprendra ensuite dans ses compositions. La plupart des décors sont inspirés du Bugey dans l’Ain, qui offre un aspect contrasté, alliant falaises escarpées, plateau aux prairies, verdoyantes et marais. Janmot est attaché à cette région, d’où sa famille est originaire. L’été au fil des années 1840 et 1850, il séjourne à Lacoux chez son ami Servan. Flandrin, les rejoint fréquemment, et le trio peint de concert dans la campagne environnante.
Juste pour conclure
 on s’est retrouvés(j’étais allée avec une amie à l’expo, une amie qui aime les expos) et avec les enfants et leur père, eux pour voir, et avec Pascal mon compagnon pour revoir une dernière fois Piège pour un homme seul à la Michodière et ils sont à l’apogée de leur art… ah les dernières ça roule tout seul des émotions se desagraphent…ce sont des gens dans la vie et sur scène des monstres burlesques farces et tragiques pour certains..


Les enfants n’en n’ont pas perdu une miette au Théâtre de la Michodière 
J’entendais leurs rires et les voyais tous attentifs ça c’est Noël …




vendredi 15 décembre 2023

Expo au 57 rue Sedaine





 Élu là il est arrivé chez nous ! Pascal Briba, mon autre Pascal a dit mais c’est un musée Pascal Briba ici…Non, c’est une série de fils invisibles qui relient les êtres comme les artistes à leurs œuvres et quand on les rencontre à l’expo puis quant on les garde les regarde chez nous ils sont à notre mesure et on se sent funambules….
Mais il y en a d’autres chez nous Isabelle Cochereau Cyril Accorsi et encore à l’expo Monica Mariniello (sculptures/peintures) et Fredde Rotbart (dessins au crayon noir/à papier). Passez y vous ne serez pas restés sur votre quant à soi, allez jusqu’au 57 rue Sedaine et à côté il y a d’autres boutiques friperies vente de brioches des caves bistrots tout près du Théâtre de la Boutonnière où vous avez sûrement amoureux du théâtre vu un spectacle en ébauche en répétition publique ou bien vous y êtes allés pour une représentation amateurs d’un Tchekhov… une Cerisaie au Théâtre de la Boutonnière. Souvenirs de 2017
C’est jusqu’au 31 décembre l’expo au 57 rue Sedaine. Il y a des idées de petits cadeaux des miroirs de poches…
Il fait toujours beau aux expos…


Isabelle Cochereau son dessin s’endort à la nuit.


Et celui là, j’en ai profité pour lui trouver un petit cadre.
 



J’aime tellement ce gentil chien stressé tellement parce qu’il aime….tellement « Galopin de nos corps »


Ces masques sont-ils sans voix ? Cyril Accorsi était plus adepte de la vie en rose avec sa série de bigoudènes d’avant….








Une journée particulière, Migration

Une journée particulière 
Pourquoi un tel film si marquant dans nos têtes pourquoi pas l’immerger au théâtre ? et à part l’acteur qui joue le rôle du mari et que je ne comprenais pas alors que nous étions sur des strapontins au 2 ème et au 3eme rang d’Antonietta interprété par la lumineuse Laetitia Casta… et de Gabriele par Roschdy Zem. Oui la mise en scène est sage dans les traces, les empreintes du film, mais si je pense que le début est était trop long, les pans de décors classiques qui tournent ne m’ont pas gênée. Car ils dansent d’un endroit à l’autre. C’est si peu de chose un mur…Ici chez elle, ici chez lui, ici sur la terrasse…Mon compagnon Pascal était devant moi mais son dos était heureux d’être là comme jamais, après, c’est lui qui m’a parlé de Laetitia Casta « lumineuse », son rire... Roschdy Zem est serait un professeur de théâtre idéal humble secret élégant et incarné dans tous les rôles. Il rend son mystère à son personnage. Et aussi cette façon qu’il a de danser son pas. Il quitte la scène en imperméable et salue aussi dans ce vêtement masquant plutôt que protégeant…la salle était comble et le public était comblé…





Migration
Piou piou et ses darons ! 

Elle est encore petite. Ses parents la nourrissent. 


À propos  d’oiseaux, j’ai vu le film Migration sur une famille de colverts mais il y a des pigeons avec leur chef : la cruche…. plein d’autres canards un oiseau du paradis deux hérons et un homme : super Méchant une sorte de fils caché du critique culinaire de Ratatouille. Nous étions 5 dans une petite salle suspendue au Gaumont Convention : deux mères et leurs fils. J’ai ri mais j’ai surtout versé ma larme toujours au même tire-larmes : quand les enfants sont reconnus par leurs parents. Ah personnellement j’ai par contre peu apprécié le court métrage avec les Minions avant. La version française est doublée par Pio Marmaï  et Laure Calamy, ils sont épatants dans le couple des parents colverts. Vous pouvez emmener toutes les âmes d’enfants…..

lundi 11 décembre 2023

Enfants sauvages, Les trois mousquetaires II

Enfants sauvages à Nanterre théâtre jeune public.
3 posts sur FB
-J’ai, nous avons passé un excellent week-end, d’amour et d’amitié avec entrain entraide soutien en s’en foutant du temps….grâce à ce spectacle si classe comme disent les jeunes, disaient.
Nous sommes tous des enfants sauvages cadenassés, et les animaux ? Les animaux domestiques aussi … 
les hommes tous sauf les fous les poètes les acteurs faiseurs  de cirque théâtre qui jouent dans un spectacle qu’ils aiment. 


-… alors tu imagines avec un enfant sauvage…. Le ramener dans sa forêt et lui donner l’opportunité de choisir après sa maison et lui donner l’opportunité de jouer le spectacle qu’il aimerait devant un public qui passerait par là. Merci #maisondelamusiquedenanterre Cédric Orain et Celine Milliat. C’était indispensable et j’étais  à côté d’un petit garçon de 3-4 ans qui faisait avec sa maman comme le chat de cette mini histoire… et puis après il n’a plus bougé ou presque. Vive Cédric Et Céline qui nous prouvent qu’au théâtre l’amour et l’amitié durent plus de trois ans….  Ah il reste quelques dates en tournée

-Il n’y a que ces acteurs là dans ce spectacle là pour vous le prouver que nous sommes tous des enfants sauvages, cadenassés, ce spectacle a été créé a Paris au Théâtre Paris Villette Compagnie #latraversee avec Celine Milliat et un acrobate inoubliable Petteri Savikorpi et le comédien David Migeot 

Les trois mousquetaires la suite : Milady 


D’abord Ils sont quatre… eh bien j’ai moins aimé mais là où c’est contradictoire c’est que j’ai déjà envie de voir la suite… Dans l’ordre le roi Athos alors que d’habitude je n’aime pas trop Vincent Cassel et surtout la Reine et sa suivante Constance Bonacieux… À la fin nous étions un peu déçus désœuvrés par la fin mais les acteurs sont épatants…. Et au moins il fait le même temps dans le film que sur Paris en sortant un vrai temps anglais ou belge… et nuit. À propos, on n’y voit pas le temps passer. Mais comme on a un peu pris les dernières places on était un peu trop près. Les applaudissements étaient mollassons. 


Ils sont quatre…

Au Gaumont Aquaboulevard 

samedi 9 décembre 2023

Radio on aura tou vu, Cinéma : La Chimère

France Inter -  "Louis Garrel et Julien Frison, un roi et son frère" ….Excellente émission avec ces deux comédiens connaissant si bien leur métiers d’acteur au cinéma de comédien au théâtre et pour Louis Garrel de réalisateur. 



Histoire sans paroles….

Louis Garrel est fils de et même petit fils de et amoureux de Laetitia Casta mais il sculpte la réalité par tous ses talents réunis 
Plus de 35 mn consacrées à leur interview avec plein d’indications sur le travail d’acteur et la différence entre le cinéma et le théâtre.
Après il y a les films qui sont sortis et avec Pascal nous avons vu la Chimère et sans retenue aimé l’anglais et les italiens un plaisir aussi de revoir Isabelle Rosselini en vieille dame si belle et digne à côté de ses filles ignobles… j’ai beaucoup aimé Pascal à peine moins, et j’aurais voulu une image après le générique pour en savoir « plus et encore » sur le personnage principal et sa chimère ….la déesse ux animaux….


Et je vais aller voir Migration la famille de Colverts le film d’animation. Et le Graiind Magasin aussi promis sans les enfants ils sont devenus trop grands….
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/on-aura-tout-vu/on-aura-tout-vu-du-samedi-09-decembre-2023-9475322

jeudi 7 décembre 2023

Ricardo et la peinture

 1 ère impression 

Ricardo et la peinture film de Barbet Schroeder Ricardo Cavallo film encore vu à l’Entrepôt. Je suis revenue pour photographier le cinéma, à la sortie même j’ai discuté avec des spectateurs émerveillés comme moi et ces trois personnes étaient encore là à attendre devant le cinéma. Car c’est vrai le bonheur est dans ce film. Dans l’art, l’histoire de l’art à travers cet artiste, son art de vivre. En rentrant après manger, pour vous dire, j’ai fait le même menu que lui… Voir la vie, la nature, le plaisir de peindre et tout son travail son deroulé, le temps, l’étude l’observation à même de son œuvre, comment s’y jeter à bras le corps. Et puis il y a l’amitié entre ces deux hommes qu’ils sont beaux quand ils se promènent au Louvre de dos, comme lorsqu’ils sont en pleine nature auprès des arbres comme dans cette caverne au bord de l’océan. Et puis il y a l’école de peinture dans le Finistère qu’il a ouverte dans la maison d’à côté école gratuite, il faut leur offrir le dessin, la peinture aux enfants pour qu’ils soient  mieux armés pour la vie. C’est  bien mieux qu’une visite au musée ce cinéma, car quelle lumière, quels guides. Et cela se déroule sur plusieurs lieux avec un retour sur sa période à Paris près de Paris, dans sa chambre de bonne intacte avec la grande cave… et ses promenades pour peindre mais aussi son matériel…. Je ne vous dis pas tout même si je vous en dis beaucoup… 
Là aussi pour voir l’entièreté du film il faut attendre la fin du générique.
N’oubliez-pas, c’est sur le bonheur…







Après la nuit 

- Le bonheur est dans ce film. -Oui c’est un documentaire. -Le peintre, non, je ne le connaissais pas avant d’avoir vu ce film… et si je n’ai pas encore réussi à convaincre qui que ce soit d’y aller jusque là et oui, ça me rend triste…. Toute l’histoire de la peinture y est évoquée avant le XV e S les peintres étaient des « artisans ». Comme en Grèce ancienne les sculpteurs sculptaient et les peintres peignaient ensuite.. Cet homme cet ami s’est installé en pleine nature dans le Finistère il a ouvert pour les enfants une école libre et gratuite…. C’est mieux qu’une visite guidée car c’est son ami depuis 40 ans et un merveilleux cinéaste :   Barbet Schroeder qui le filme… et tous sont filmés réalisateur éditeur galeriste assistants  et les enfants du village, c’est du bonheur qui lève comme une très bonne pâte à crêpes 


mercredi 6 décembre 2023

Anselm de Wim Wenders

Anselm Kiefer par Wim Wenders cet artiste allemand plasticien a le même âge que le realisateur. Ils ont 9 ans de plus que moi, Je suis allée voir ce film à l’entrepôt, cinéma indépendant, où les personnes qui nous accueillent, sont très proches souriantes et parlent aussi des films pour lesquels elles donnent des billets. « Sans le cinéma je meurs »ai-je dit à une jeune femme. 
Anselm Kiefer je l’ai découvert au musée Rodin mon compagnon m’avait dit que j’y étais allée à cause de son nom Kiefer homonyme de Kiefer Sutherland…à cause aussi d’un cancer qui me faisait préférer la tranquillité de ce jardin et cette exposition m’avait comme ce film secoué entre art mythologie et ces désastres humains que sont les guerres. Anselm a 78 ans comme Wim ce sont des poètes absolus et presque rendus muets par leurs contemplations de toutes les superpositions d’images. Quand on ressort et qu’on a visité tous les souterrains de ses œuvres  d’Anselm et par écho les souterrains de nos pensées réflexions et qu’en sortant il pleut sur le soir tombé dans une rue illuminée rue Raymond Losserand pour les fêtes de Noël. On n’a plus peur de rien car tout peut arriver partout…
Je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas allée  voir à côté de chez nous, en 2022, l’exposition au Grand Palais Éphémère  bref le cinéma pour moi résume concentre tous les mondes souterrains externes artificiels et un peu seulement mythologiques 
« Je pense que les êtres humains ont un défaut de fabrication. » Anselm Kiefer

https://images.app.goo.gl/HdTFzD1g4CTMcRhB8



lundi 4 décembre 2023

Perfect days, Napoleon

C’est le retour à la réalité en sortant du cinéma, j’ai écouté ce matin  le Masque et la plume et comme une des auditrices qui a écrit une lettre et que lit Jérôme Garcin je me demande pourquoi je les écoute car pour moi ils deviennent prévisibles ils adoraient hier  les filles du feu et détestent aujourd’hui le temps d’aimer… jusqu’à comparer les pissotières de ce film et celles de Tokyo dans le dernier film fiction de Wim Wenders ….
C’est un mélodrame le temps d’aimer, que j’ai beaucoup aimé pour sa lenteur, ses interprètes dont les enfants. Les scènes à Châteauroux ne sont pas historiques mais un peu comme au théâtre avec des acteurs….des verres vides et des bougies, ce n’est pas une reconstruction reconstitution numérique…. Ils ont tout faux sur la fin du film….elle est ce qui m’a amenée jusqu’aux larmes réparatrices….
Bon l’hiver les fêtes c’est compliqué pour les orphelins surtout quand ils sont enfants uniques de marchands de jouets, et le cinéma me dorlote et je n’ai pas autant de recul que les critiques avertis….casseurs intello du film aussi de Dupontel, on ne peut pas mélanger les genres le burlesque et le politique, la tragédie et l’historique un peu théâtral, avec une fin mélo qui m’a touchée….
Sinon j’ai vu Napoléon. Et oui Joaquim Phœnix n’a pas 24 ans, là aussi il faut sortir des cadres et Hamlet non plus…. Ou rarement au théâtre !? Et je suis d’accord avec l’auditeur qui a parlé de la scène du retour d’Elbe face à son 5 ème régiment qui le tient en joue... On a toujours pour moi envie qu’il gagne, ce Napoléon qui revoit sa vie, même si à l’époque on cumulait des nombres insensés de victimes et dans tous les camps. La guerre était la seule façon de partir tout quitter et être payé, entretenu !? 
 Bref il n’y avait qu’une dizaine de personnes dans la grande salle vendredi après midi pour Napoléon réalisé par un anglais. Pauvre monde secoué toujours par les haines ancestrales. Alors que Ridley Scott ne l’est pas. La Guillotine pour la Reine immigrée et émigrée cad riche à l’époque ne l’est pas, c’est pour nous faire sentir comment et pourquoi les futurs hommes de pouvoir regardent…  J’irais voir la version longue. 
Et sinon je suis allée voir Perfect days la petite salle là, elle était archi pleine et cela s’est terminé avec des applaudissements mais je suis partie avant la fin du générique alors qu’il ne faut pas, il y avait une surprise à la fin. Comme quoi les écouter…au Masque instruit par petit peu. J’y retournerais…. Quel bel acteur alors que j’avais détesté PARASITE ; j’ai lu souri pleuré embrassé ma ?! sa sœur,  regardé l’arbre et le vagabond AVEC LUI... Ce film est aussi bon pour moi que le film de Jim Jarmush Ghost dog avec Forest Witacker 
France-Inter - "Cinéma - Que valent "Napoléon", "Rien à perdre", "Le temps d’aimer", "The Killer"… ?" sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-masque-et-la-plume/le-masque-et-la-plume-du-dimanche-03-decembre-2023-5497468

Le retour à la réalité après avoir vu un film qui m’a bouleversée : Le temps d’aimer de Katell Quillévéré 

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-masque-et-la-plume/le-masque-et-la-plume-du-dimanche-03-decembre-2023-5497468

vendredi 1 décembre 2023

Le temps d’aimer


LE TEMPS D’AIMER
Je ne pouvais pas attendre même si ce film n’est pas celui que j’attendais justement c’est une des raisons pour l’aimer, infiniment et être un peu certaine que je l’aimerais comme un jalon du temps comme Bagdad Café ou Paris Texas… mais là, c’est ici en France en Bretagne à Châteauroux puis à Paris… il est un jalon du temps pour nous faire mesurer qu’actuellement l’homosexualité n’est plus repréhensible par la loi, mais protégée par elle. Et que leurs désirs aux homosexuels, pouvaient être bisexuels et d’avoir des enfants…. Que l’amour le désir qui nous propulsait aussi vers une poésie intime secrète un çabinet des curiosités de soi… est à la source du devenir humain. Le mensonge aussi est dilaté dans ce film comme protection et ensuite…. Ce film a ce « joli titre » le temps d’aimer…. 
Les acteurs y sont beaux dans leurs différences et leurs rencontres et leurs singularités profondes leurs départs, leurs seules portes de sorties… Vincent Lacoste est méconnaissable de sensibilité et de tempérament fiévreux. Anaïs Demoustier est la partenaire sous le soleil, la nuit, à tous les temps, exactement, parfaite. J’ai aimé aussi les scènes de sexe amoureuses. 
Et puis les relations avec les enfants et leurs personnalités pas étriquées, pas en position unique, de faire-valoir des adultes. 
Et puis j’étais si contente de l’avoir vu seule et après juste de téléphoner pour en parler à un ami.
Le Figaro titre « CRITIQUE - En s’inspirant d’un secret de famille soigneusement tu par sa grand-mère, Katell Quillévéré met en scène une grande histoire d’amour où le tragique le dispute au romanesque. »
J’aime ces essais estampes resserrés au cinéma de tragédies disputées au romanesque, Inspirées d’autres tragédies soit disant « antiques » « archéologiques ».