lundi 24 avril 2023

Sur l’Adamant



La beauté des visages sur l'Adamant 

Connaissez vous un moyen d’adoucir un torticolis j’ai auto-prescrit un Daffalgan et une tisane, juste après. « Les fous ne savent pas pour certains ici qu’ils sont très bons acteurs ils le sont mais ne savent pas eux qu’ils le sont, c’est un film sublime sur l’histoire de tous. La musique seule pourra pour moi après ce film sauver  en sauver quelques uns, la musique sans paroles sujettes à la censure…..Sur l’Adamant :  à voir absolument Sabine Feibelmann Émilie, Alexandre, Elie ,Maud, Charles Mauger Camont, Lau Camont Mauger, Laurent Chedru, Emmanuel, Lamiel, Dominique, Sabine II,Anne-Claire Manon, Clémence ….
Vous vous savez que vous êtes acteurs ……
 
À la fin des personnes ont applaudi…..




Message laissé à un ami qui
n’ira pas sûr le voir  il préfère The Whale  je suis sûre pas moi! 
Parce qu'il croit ainsi se protéger intra muros de sa propre folie c’est une erreur…..

« j'espère que mon torticolis évolue, hier Daffalgan obligé car avant au cinéma j'avais mal en regardant juste l'écran. Certains diront c'est le sujet, non car le film sur l'Adamant est très bien, touchant, il correspond, à tout ce qui devrait se faire dans tous les endroits de vie collective vraie. Il y a des ateliers poésie dessin-peinture ciné club et surtout musique,  avec pour gérer toutes les activités possibles plantes cuisine comptabilité une gestion collective. C'est le grand écart entre un endroit pareil et un service psy d'un Hopital en province.... le café c'est 40 cts  et « les gens sur  l’Adamant sont pour la plupart des acteurs et des bons mais  IIs ne savent pas qu'ils le sont..... » sinon en sortant je me suis dit seule la musique peut sauver le monde, quand tu les vois faire un bœuf avec "la bombe humaine". 

samedi 22 avril 2023

La délicatesse-Théâtre/ The Wale-Cinéma

Au théâtre de l’Oeuvre  il y avait des jeunes des amis qui refusaient de partager la barre chocolatée à cause des adjuvants émulsifiants… et je me suis dit qu’ils avaient l’air heureux d’être là.

Dans l’impasse villa du Théâtre de l’œuvre, les lumières de la salle de vie d’une grosse boîte américaine sont toutes grandes allumées. Il est 23h ai moins. Avec Baby-foot œuvres d’arts…plantes vertes…
Billard plantes vertes naturelles qui n’ont pas besoin de la lumière artificielle….

La délicatesse
Revenons au théâtre, à un roman dans un premier temps,  adapté au cinéma, et puis au théâtre :  tout en tenant compte dans la mise en scène, la distribution, des précédents interprètes au cinema, de tout. A voir ce spectacle, on voit bien la différence, la singularité, le bien que fait à notre esprit entre autres à notre corps à notre joie de vivre le roman la littérature le cinéma le théâtre. Ce ne sont pas des copiés-collés chacun à sa singularité qui élargissent la palette du peintre le hors-champ imaginaire.  
Et ce qui est inimaginable c’est que cette pièce n’a rien à voir avec les mises en scènes mode d’emploi, inspirées du naturel réel (comme s’il y en avait un)  méthode Michalik avec un tourbillon de décors….et qui ainsi formate le goût du public vers une forme unique…..
Supprimer des tragédies antiques le chœur et les dieux ne peut se faire sans en laisser comme des traces des demi-dieux, un hors champ bruissant musical…
Dans Phèdre je n’ai jamais accepté qu’elle se venge en accusant infiniment injustement Hippolyte… de l’avoir accusé de viol. 
J’écoute à l’instant le récit de Théramène interprété quand je jouais dans la mise en scène de Stéphane Auvray-Nauroy, par Michel Fau. Et je l’écoutais chaque soir et il a laissé un écho en moi, profond. 

France Inter - "Thésée serial lover, épisode 2 : Phèdre" 
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/quand-les-dieux-rodaient-sur-la-terre/quand-les-dieux-rodaient-sur-la-terre-du-samedi-22-avril-2023-8281429

The Whale
J’ai aimé je l’ai vu la semaine dernière mais qu’est-ce que cela signifie d’aimer un tel film. 
Là aussi les acteurs sont hors du commun et pas seulement au niveau de la performance. 
Mais avec mon ami on était un peu
comme pris en otages et a-t-on besoin de cela ? pour
faire bouger les lignes….sans parler de la musique pousse au crime. 
J’espère que le réalisateur n’a pas profité de l’acteur principal. Je me souviens d’une actrice elle aussi incommensurable et qui avait réussi à maigrir et son meilleur ami metteur en scène lui avait fait jouer une fois de plus le rôle poétique…la grosse, .avec des protheses d’une grosse poissonnière. Alors qu’avant il lui faisait jouer le rôle d’un ange. Il était est auteur directeur de tous les grands lieux où s’est fait le théâtre  : Avignon, l’Odeon et maintenant le théâtre du Châtelet : Olivier Py 


The Whale  

Cette actrice ainsi que celle qui joue sa fille sont des comédiennes les meilleures possibles : The Whale 

Par  Jacques Morice

Publié le 07 mars 2023 

« Certes, Darren Aronofsky n’a jamais vraiment fait dans la dentelle. De Requiem for a Dream à Black Swan, on a pourtant été très sensible à l’inventivité visuelle et la force émotionnelle de ses mélodrames hallucinés. Rien de tel, cette fois : The Whale, adapté d’une pièce de Samuel D. Huntersue un tel pathos du début à la fin qu’il nous prend en otage, aux côtés de Charlie, professeur d’écriture intelligent et sensible, qui travaille avec ses étudiants en visioconférence. S’il évite de se montrer à l’image, c’est qu’il est une baleine humaine, d’une obésité telle qu’elle le cloue la plupart du temps dans son canapé. Comme il est très malade et que ses jours sont comptés, il tente in extremis de renouer avec sa fille adolescente et de se racheter auprès d’elle. Dans le rôle de Charlie, Brendan Fraser se montre excessivement combatif, faisant tout pour que sa performance soit couronnée d’un Oscar… »

Critique du journal où nous sommes abonnés 

vendredi 14 avril 2023

Mes livres : Olivier, Mes fragiles Jérome GARCIN/ Cher Connard : Virginie Despentes/ Dans la baie Fauve (One eye ): Sara Baume

Je n’écrirais pas sur le théâtre que je n’aime pas plus que ça le théâtre utilitaire trop séquencé par le cinéma et la musique car le théâtre ce n’est pas pour moi ni un film ni une série….
Pas sur les livres qui déjà sont presque des scénarios de films ou de séries on sent la prochaine saison à la dernière page…
.
Donc mes derniers livres lus enfin solitaire et concentrée sont….
 Jérôme Garcin : Mes fragiles, Olivier, j’aime infiniment cette écriture éclairante délicate qui nous ouvre les voies de se subtiliser subtilement à ceux qui ne parlent pas qui ont eux aussi été abandonnés par leurs fragiles aimants. 

Le dernier livre de Virginie Despentes Cher connard, qui ne se dévore pas mais qui laisse toujours un goût de sous textes tus de sous entendus et de rencontres possibles entre les victimes et leurs dictateurs depuis ce nouvel ordre genré. Elle parle très bien des addictions de l’alcool et de la drogue donc de l’inaptitude l’inapaisé des jeunesses successives….Cher connard 

Et mon dernier livre (One Eye) Dans la baie fauve de Sara Baume traduit par France Camus-Pichon, 
un livre qui m’a passionnée d’une écrivaine irlandaise traduit et en poche. Comment ressentir être piquée être mordue comme demandait F Kafka à la littérature par un livre qui réveille sur l’étendue de la solitude et pourtant il sait le personnage sentir nommer les oiseaux et les plantes et s’accompagner d’un chien qui lui est bien supérieur question flair….d’un chien borgne et cabossé par la vie comme le narrateur. C’est qui le narrateur, un homme seul qui parle à son chien et qui est a près de 50 ans tout aussi cabossé par la vie.




jeudi 13 avril 2023

The Eternal daughter / Radio….

« C’est pas courageux l’amour. »Louis Malle 
Là avec Rebecca Manzoni, c’est Étienne Daho qui parle de Barbara. Il révèle que Barbara lui avait dit peu de temps avant sa mort qu’elle était très amoureuse.
Avant il y avait avec Sonia Devillers un pianiste extraordinaire qui a appris la musique tout seul et qui parle si bien d’Oxford et d’un de ses profs Mr Freeman… qui avec sa singularité d’improvisateur lui a donné d’autres clés pour continuer à composer comme il le faisait toujours en apprenant la musique, connaissant les gammes…
Étienne Daho dit « je préfère, depuis quelques temps, je préfère être compris qu’être aimé. »
Hier soir je suis allée voir Éternal Daughter quelle promenade auprès d’une forêt d’une solitude aussi épaisse qu’elle, personnage, dans un hôtel Castel manoir anglais avec brouillard et chien noir et blanc setter : Louis le chien de sa mère. 
Comment apprivoiser …..
Ce film je l’ai assoupi j’étais un peu endormie dans mon cinéma préféré le Chaplin Saint-Lambert. 
J’ai beaucoup aimé une scène entre la mère et la fille où elle est odieuse avec sa mère comme on peut seul l’être quand on aime beaucoup trop les personnes de notre vie. Le personnage animal et aussi le gardien du musée hôtel, la jeune veilleuse réceptionniste… à peu près tout et pourtant j’avais très peur j’ai même demandé à l’entrée au jeune homme qui donnait les billets : «- Est-ce que cela fait peur ? -Je ne sais pas , Je n’ai pas vu le film…. »

(J’ai regardé Claude Degliame dans ce sentiment de vie depuis que j’ai écrit sur FB ce que j’ai ressenti pour ce film produit par Martin Scorsese et je me dis qu’il y a des fils invisibles qui relient ce film et cette pièce spectacle de théâtre. Cette androgynie ces peaux si blanches diaphanes qui maquillées semblent nues… comme si le reflet changeait avec le sentiment de vie que l’on donnait aux morts quand on écrivait soit un scénario soit un écrit sur ces parents…. Claude Degliame et cette actrice anglaise Tilda Swinton se ressemblent dans l’épure et les métamorphoses du jeu à tous les âges) 
Pour la radio c’est France Inter 
Je vous mets les podcasts 
Étienne Daho avec Rebecca Manzoni



Riopy avec Sonia Devillers

Un sentiment de vie au LOKAL à Saint-Denis


http://unfauteuilpourlorchestre.com/un-sentiment-de-vie-texte-de-claudine-galea-mise-en-scene-de-jean-michel-rabeux-au-theatre-de-la-bastille/?fbclid=IwAR1LCaxfP9MzLjVMY5OZdjOrMdutDo-8JT0p2TS5IFWWdL94hd4g4Jh5EVo
À l’origine :
Mail adressé à Jean-Michel Rabeux
Claude Degliame et Nicolaï Martel

(J’ai recopié mon long mail adresse à l’ancienne adresse de la cie.)

Merci beaucoup à Claude et à Nicolas et à toi metteur en scène en accord à la respiration de ce « sentiment de vie » chez les acteurs.
J’y pense encore tout ce matin, j’ai emmené toute une partie de la famille de mon chéri nous étions six et dans ceux là  des jeunes…. En parité parfaite 3 et 3 .Tous nous avons aimé, beaucoup aimé, un accord parfait en sortant et je sais entendre les silences de ces après là.
Claude tu es incroyable, et dans le regard quand tu tournes dans les bras de Nicolas Martel toi si grande et alors si petite. 
En sortant, j’avais envie d’écrire, de remonter sur scène, mais surtout d’approcher de quelque chose comme la bonté mais ne pas trop savoir comment  faire….de relire aussi… même si je n’ai pas encore retrouvé  le calme intérieur …  depuis la mort définitive de ma mère que j’aimais mais moins que mon père mort en 2014 et qui avaient vécu la sale guerre ou la drôle de guerre par rapport à la première, guerre survivante dans l’inconscient. 
Nous ne connaissions pas tous Falk Richter ou n’avions que le titre de l’homme sans qualité de Musil, Lenz Buchner, mais rien n’est comme entendre au Théâtre de s’y entendre avec l’entre deux des morts et des vivants et de se sentir comme au dessus des limbes du désir. Dans le jean qui sent bon d’un ancien amant. 
Merci à vous tous et à bientôt, trop timides car trop nombreux nous n’avons pas pu vous attendre. 
Comme je suis contente d’être allée avec eux voir ce théâtre là. Notre nièce Chouchane était là avec son Jules : Jules, ils travaillent tous deux dans la décoration au cinéma . Leur dernière participation Olympiades de Audiard, en noir et blanc…..sa sœur et leur maman, sœur de mon compagnon Pascal. 
C’est important de savoir qui vous vient voir. 
Bravos 
Je vous embrasse vous « si loins si proches » 
Nathalie Feyt

Envoyé de mon iPhone le 24 oct 2021

Et donc hier le 12/04/2023 j’ai revu ce très beau spectacle.  Ce spectacle parle beaucoup de pères.
Pourquoi parce qu’ils nous donne l’envie de rester jeunes de faire des choses vraies et bonnes avec des amis des proches travailler vers la simplicité même si c’est bcp de travail pour que tout le monde entende et suive le passage des mots chez des êtres arlequins pierrot qui se sentent plus grands plus forts plus profonds avec ce partage, d’avec le public. 
Hier dans le public j’étais avec un ami et de ses amis comédiens…..
Je me demandais si un jour en ayant été comédien on pouvait ne plus l’être  ?
Je ne crois pas quand on parle ainsi après à tous si bien entourés sans « people »….après ce sentiment de vie au delà des morts et abandons 

en lien un article vu sur theatre-contemporain.net/
PRÉSENTATION
Depuis plusieurs années, Jean-Michel Rabeux noue avec Claudine Galea un dialogue d’une rare délicatesse. Avec Un sentiment de vie, il met en scène la dernière pièce de l’autrice, un texte d’amour filial où s’entrelacent musique et littérature

La comédienne Claude Degliame s’adresse au public. Elle joue une autrice qui, des années après la mort de son père, trouve enfin les mots pour lui dire la force de son amour. « Cette pièce raconte d’abord la relation entre deux générations, explique Jean-Michel Rabeux. Et, comme dans tant de familles, on parle de politique pour taire son affection. Le père est militaire des guerres coloniales, pied-noir, réac, comme on dit. Mais ce père est doux et pudique, il est terriblement vivant, drôle et joyeux. » Pour écrire Un sentiment de vie, Claudine Galea dit avoir « emprunté » le corps de son père, pour éprouver les « sales traces » que la guerre d’Algérie a laissées dans l’histoire de sa famille. « Ces mémoires-là se transmettent longtemps, elles traversent les générations, comme les chansons populaires. » Plutôt que la violence, c’est en effet la musique qui réunit le père et la fille. Frank Sinatra résonne dans l’autoradio, sa voix fait couler les larmes et oppose à la Grande Histoire les choses légères et capitales de la vie quotidienne. Sur scène, c’est le comédien et musicien Nicolas Martel qui rejoint Claude Degliame et égrène quelques morceaux à la guitare. Sa présence est tendre et fantasque, il est d’ailleurs costumé en aristocrate du XVIIIe siècle, comme pour rappeler l’importance de la littérature dans la vie de Claudine Galea.

Au dialogue entre le père et la fille se superpose ainsi une conversation imaginaire avec des écrivains allemands, de Falk Richter à Lenz, dramaturge dont Georg Büchner raconte la traversée des Vosges en 1777, sa folle marche dans la neige et dans le froid. « De nombreux textes font irruption dans le spectacle car ils ont changé la vie de l’autrice et font partie de son corps », poursuit Jean-Michel Rabeux. La littérature, comme la musique, dressent un autre héritage, une généalogie où l’amour peut enfin se dire. En entremêlant ces bribes de souvenirs, de chansons et de textes, Claudine Galea donne aussi à sentir le travail de l’écriture. Le spectacle est « le rêve d’une autrice en train d’écrire. Nous sommes invités dans le théâtre de ses pensées. Et son écriture est charnelle, elle mène hors de la norme, elle inclut la mort dans la vie et ne craint pas les excès intérieurs. » Cherchant la beauté, Un sentiment de vie « prend le risque de la folie ». Mais cette folie, comme celle de Lenz, est pleine de lumière, aussi éclatante qu’une vaste étendue de neige.

Victor Roussel


La veille où nous y sommes allés d’autres y étaient …..
Via Olivier Steiner à l’Ecole de Stéphane Auvray-Nauroy« Un sentiment de vie : Claude Degliame et Nicolas Martel sur scène, dans la vie, dans le flux des histoires, la petite qui est la grande, bla, bla, grande qui finit toujours petite, bla, bla, bla. Un sentiment de vie : Charlotte Rampling et moi, entre autres, dans le public, autre versant de la vie, dans le flux des mêmes histoires autres, a peine sortis du grand quotidien, des immenses nuits, du tout petit destin, qu’il est petit ce destin ! Un sentiment de vie : Jean-Michel Rabeux, qui arrête le théâtre, et vous savez quoi ? Il est joyeux et en colère, le garçon, oh la merveille ! Car on ne va quand même pas se laisser emmerder, si ? Et pourquoi pas se laisser impressionner tant qu’on y est ? Un sentiment de vie : y’a que la beauté qui impressionne. Un sentiment de vie : on n’allait quand même pas faire un beau selfie élégant et digne, étudié, et pourquoi pas légender fuck me I’m famous ? Un sentiment de vie : ce sera ces selfies de gamins gamines sous forme de monstres sacrés, je parle d’elles deux. Deux des plus belles femmes du monde, quand même ! Deux jeunes filles, deux sages, deux puissances, deux styles et deux douceurs. Et dire qu’elles acceptent de travailler un peu avec moi bientôt pour cette surprise que je concocte pour la rentrée, novembre précisément, à Paris, ce sera aussi petit qu’immense, promis, oh oui promis, et surtout on va bien s’amuser, gravement ! C’est quand même un jeu sérieux que le sentiment de vie ! Et devant ce sérieux nécessaire, fondamental : reste plus qu’à s’aimer ! Un sentiment de vie : toute cette semaine à l’Ecole Auvray-Nauroy à Saint-Denis… »




samedi 8 avril 2023

Empire of Light

Empire of Light : Je suis allée voir ce film hier (7/0/4/23)  à notre ciné club le Chaplin St Lambert  bien en retard sur sa date de sortie et j’ai applaudi et les autres spectateurs m’ont suivie ah comme ce film m’a fait du bien. 
Il ne parle pas que du Cinéma et du racisme mais aussi de la folie : frontière avec les normaux rivaux qui n’accueillent ni l’ombre ni la lumière et qui n’ont pas besoin (presque comme de l’eau ou de la nourriture) de la fiction, de l’imagination, de l’amour,  un besoin fœtal ….
Au cinéma en position fœtale dans le siège coquille et dans le noir voir un film pour réhydrater la sécheresse de leurs relations hélas fondatrices avec leurs parents. À tous les enfants uniques comme le personnage d’Olivia Colman: Hilary.  Cette actrice est l’antidote a l’actoring Cate Blanchett ou Isabelle Huppert…
Elle est touchante fragile faillible lumineuse gironde et désordonnée….. Le film donne la part première au cinéma et nous met le doigt sur cette distance si étroite à la réalité, -elle ne veut pas aller voir les films comme pour se retenir à toute fantaisie, gourmandise à sa propre initiative, Is sont lecteurs des histoires qui les renforcent uniquement dans leurs combats, ou lecteurs de poésie. Poésie chanson qu’on ne fredonne ou qu’on ne lit que seuls, et pas tous les jours.
Les combatants les militants sont aussi infiltrés donneurs de leçon, ils initient la solidarité et la résistance.
Hillary le personnage d’Olivia Colman est condamnée au lithium aux séjours en hôpital psychiatrique car elle ne sait pas dire non….et quand elle essaie…,
Ce film je le reverrais déjà avec Pascal ou avec qui le voudra. On y va dans une heure…on y est allé que le surlendemain après la fête de Pâques pour la premier fois chez nous dans ma nouvelle famille. Certes bien des absents vivants et d’autres… morts sans résurrection.  Avec un ami qui pleure aux mêmes endroits du film que moi.
Rares sont les films qui nous épinglent pour nous réconforter nous faire toucher ce que peut être  : l’amitié amoureuse comme un « lys dans la vallée » après un incendie….
Ce film avec les décors à la Hooper nous a rendus « jumeaux ».
A la deuxième vision j’ai pleuré et ri et applaudi et pactisé avec moi-même en parlant avec 4 personnes juste devant nous. Comme on était souriants et fraternels parce que ce film parle de tous et de tout ceux qui accompagnent le cinéma les gérants les ouvreurs les ouvreuses…..et aussi du PUBLIC.  Mon compagnon était plus nuancé. 
C’est vrai qu’il est plus large qu’un navire ce cinéma l’EMPIRE au bord de la mer. Et tout cet espace comme un dancing plus qu’un foyer de théâtre,  vide, abandonné, espace perdu tout en haut, avec les pigeons et un piano muet. Pour qui par qui est-il hanté désormais. 
Sur FB l’article de Jacques-Jean Sicard  qui parle si bien du décor de ce film. 
J’aurais adoré pendant cette période incarcérante  de pandémie et de confinement habiter cet endroit près de la mer sur la terrasse d’un cinéma...