samedi 16 août 2008

Alors donc, l'écriture au théâtre et cette rentrée : au théâtre et au cinoche voir quoi ? BATMAN, VERSAILLES





De ces quatre films comme dirait une très bonne amie quel est ton classement ?!
Elle me fait rire quand elle me dit cela car juste après, elle établit une liste de précautions : elle sait bien que l'on ne peut pas comparer, que les moyens, les visions, les réalisations, les origines, les cultures, les acteurs sont différents, mais quand même quel est mon préféré ?

Raisonnable, je lui répondrai que je les mettrais par 2 : dans le peloton du haut : Versailles et "The Dark knight" et dans le peloton arrière : "L'empreinte de l'Ange" et "Wall.E".
Et aussi si j'étais l'écho seulement de mon plaisir et de mes gouts cinématographiques, je mettrai loin devant en échappée : "Versailles".

Parce que pour moi, c'est un film qui vous chamboule profondément, qui part d'une révolte d'une colère et qui est adouci et comment dire, sublimé* par sa dignité et sa simplicité. C'est un film étonnant : inoubliable par le choix des acteurs, des non-acteurs, c'est un film comme cela que je rêverai de faire et dans lequel j'aimerai tourner.
* j'utilise le mot "sublime" trop souvent, par goût des extrêmes, du paradoxe, du manque... avec l'excuse, le bémol de l'expression placée devant : "comment dire"

Parce que "Versailles" est sur l'humanité, sur la misère, qu'il combat à la racine toutes les généralités sur les exclus, les SDF, les gens de la rue, les clochards à chiens, un peu, beaucoup, passionnément comme le film d'Agnès Varda avec Sandrine Bonnaire ; "Sur la route" (film indispensable à emporter sur son île ou dans son cercueil...), "Versailles" combat l'idée insinuée, infiltrée qui se répand comme quoi ce sont : ces exclus, le rebus de la société !

Parce qu'aussi, ce film, c'est avec Guillaume Depardieu, et que cet homme est mon Harvey Keitel français. Je peux l'aimer, lui alors que son père devient absent oublieux de sa rage et de ses idéaux (mais je vous rappelle que pour moi, Gérard Depardieu demeure un prodigieux colosse du travail d'acteur, je l'aime pour son génie et sa générosité depuis "les Valseuses", Duras, "Sept morts sur ordonnance"...)

Parce que... disais-je,
Guillaume Depardieu, que ce soit avec Rivette ou dans ce film, ou dans "les apprentis" de Pierre Salvadori, il est d'un seul bloc, une pierre précieuse. Il joue comme on ne joue plus dans le cinéma français, il est capable de toutes les nuances d'émotions et de sentiments, de fureur animale sans le moindre faux-semblant, c'est un mutant, un hors-normes, c'est mon champion d'autant qu'il a du respect pour tous les êtres à commencer pour son public. Son sourire et son cri sont les deux extrêmes opposés d'un grand octave. C'est un acteur qui contrairement à son père tourne peu et semble scrupuleux pour trier ses rôles.
Il s'est brûlé et s'est choisi.

Le dernier Batman, "The Dark knight" je l'ai apprécié et puis je l'ai un peu oublié, parce que j'ai abusé de la fête du cinéma, voir trop de films nuit ?!
J'ai apprécié les héros défaits hués qui se muent en violents en vengeurs ou en simples observateurs.
J'ai adoré l'acteur Heath Ledger depuis décédé qui interprète le personnage du Joker, Joker qui a conscience de son rôle de Démon meurtrier, Implacable.

Batman n'est plus qu'un veilleur, comme dans les tragédies antiques. Le film est un peu long, l'histoire reprend les personnages s'inversent Joker est arrêté emprisonné enfin...



"Wall.E "contrairement au Batman resurgit, alors qu'après l'avoir vu, j'étais comme un peu déçue du film. Il est un peu délicat de voir deux films l'un après l'autre. Surtout, si on est comme imprégnée du précédent aux antipodes et là "Wall.E" c'était juste après "Versailles".
Dans ce film d'animation la difficulté : c'est que... c'est une comédie poétique philosophique et romantique...
Beaucoup trop de lièvres chassés à la fois.
Mais l'univers du petit robot déglingué son refuge son animal de compagnie, tout cela est très agréable à regarder, ressentir. Et une scène insignifiante m'a faite beaucoup rire ou il doit choisir entre ses cuillères et ses fourchettes... pour ranger un hybride un mutant des deux... une cuillère fourchette, un peu comme on utilise pour tourner la salade.
"Il faut retrouver son regard d'enfant"...

"L'empreinte de l'Ange" est très bien construit pensé interprété et n'oubliez-pas ce film mérite le déplacement d'une soirée au cinéma. Surtout que lui aussi est construit sur une idée disons inattendue, pour ne rien dévoiler.

Mais je ne sais pas, c'est un peu guindé par le rythme et aussi une volonté de fabriquer de l'inquiétude... comme si le réalisateur avait réalisé sous haute surveillance.
Il aurait du être, ce film, plus écran-écrin des deux portraits de femmes.
Mais attention car là je dérape sur le film que j'aurais voulu voir (faire) pas sur le film que j'ai vu. D'autant que j'ai été très touchée et j'ai pleuré bien après être sortie du cinéma en replis sur moi... J'aime pleurer et rire avoir peur au cinéma et cette fête du cinéma a été très réussie.

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L'Écriture dramatique est délicate, à mon humble avis, car déjà elle doit être axée sur une idée pour des acteurs (personnages) ou pour un visuel sur scène, c'est un peu comme un scénario, on doit prévoir quelque chose qui est tenu et qui doit être lâché. Il faut la donner cette écriture l'offrir aux acteurs aux metteurs en scène qui vont lui insuffler la vie, leurs vies et en faire une œuvre représentée. L'idée le mystère le coup de théâtre
- C'est tout ! En précisant le jeu, le visuel, le son, les lumières ?
- Oui et non car le texte est un prétexte et le metteur (c'est pas loin de "me tuer" metteur...) en scène et les acteurs y font leur cuisine.
Donc quand tu écris, ce que nous avions fait, pour une création, nous avions choisi une idée un thème et Philippe Person me demandait sur ces thèmes, d'écrire, ou après avoir choisi les personnages, nous écrivions des dialogues. Toujours pour une création nous avions à plusieurs écrit au fur et à mesure, la trame était fixée, mais pas figée.
Et pour finir, le dramaturge et metteur en scène, comme un cinéaste retire coupe rejette rajoute.
-Et maintenant ?
-Maintenant dans les faits, que fait-il, que faisons-nous ? il fait tout, seul où confie totalement l'adaptation à Philippe Honoré. Nous ne sommes pas devenus Bacri et Djaoui...
Pour les spectacles d'élèves nous avons une collaboration de trapézistes... lui tient et soutient le projet et moi je m'élance et lui passe quelques figures, et surtout à deux on vérifie que le tout ne tombe pas...
- J'ai écrit une adaptation sur un cas psychiatrique, cette femme se faisait appeler Madeleine, les deux personnes les plus enclines à m'en parler furent le ministère (mais je n'ai pas reçu d'aide ou subvention, mais ils ont tenu à m'avertir par courrier et par téléphone -genre- que j'avais 15/20 par le jury et qu'il fallait 18).
Et ils m'ont conseillé de rencontrer Madeleine Marion. Ce que j'ai fait, j'ai passé un excellent moment mais le rôle n'était pas pour elle du tout et elle ne voulait pas faire de mise en scène.
Et j'ai confié ce texte à Jean-Michel Rabeux qui m'a téléphoné pour me dire que c'était une très bonne adaptation mais qu'il ne s'intéressait plus à ce genre d'adaptation.
C'était un pieux mensonge, puisqu'il a repris Onanisme avec troubles nerveux chez deux petites filles... c'est c'était un peu sur le même mode d'écriture(en toute modestie). Partir de l'écriture clinique et élaguer, en retirer le + possible.

(J'y crois pas je me fais une interview imaginaire, mais quoi ? c'est mon blog !)
-Et Philippe Person il m'a dit avoir beaucoup aimé à la lecture, il ma aidé à faire le dossier de demande de subvention au Ministère, et en tant que comédien, il a refusé comme beaucoup d'autres de jouer le rôle du psy. Je repense à tout cela, car cela m'avait bien pris 6 mois de mon temps, j'avais pris un congé sans solde, je passais mes journées à la Bibliothèque de Beaubourg.

Si vous voulez la lire elle est quelque part sur ce blog, c'est mon chéri qui l'a enregistrée pas dans le profil mais pas loin des photos : en dessous sont indiqués CV et Mon adaptation : "De l'angoisse à l'extase".
Il y a même depuis peu une galerie de photos, photos de scène surtout, de répétitions et quelques portraits au fil du temps, un seul enregistrement formaté pour un disque de chansons et textes disons "osés" un peu comme sortis de L'Enfer de la Bibliothèque nationale.

C'est très difficile l'avez-vous remarqué de travailler avec quelqu'un en toute confiance, on se méfie, on essaie d'instaurer des hiérarchies malgré nous, certains diront une autorité naturelle. En couple, c'est quelquefois totalement décourageant. Il faut garder l'espoir et l'amour ou l'admiration et faire des ajustements.

Ah ! cet article est difficile.

Nous avons des outils aujourd'hui, des outils accessibles (par ordinateur) mais nous ne sommes pas spécialistes, informaticiens, ingénieurs du son et directeurs de l'image. Nos têtes nos relations semblent truffées de trous défaillances constamment. Mais c'est aussi parce que le territoire à découvrir par notre petite lucarne est tellement vaste. Il ne faut pas se décourager faire appel à d'autres et croire à l'évolution ouverte donnée grâce aux rencontres, et à notre "résilience". Le corps à nous acteurs est aussi notre mémoire.

Pour apprendre à écrire du théâtre, c'est beaucoup d'astreintes, de travail et puis aussi je crois que ça peut-être très drôle. Je me souviens de plaisantes après-midi où nous écrivions jouions à moitié des scènes. Quelquefois elles nous semblaient très réussies et après dans l'espace jeu, par d'autres comédiens, nous nous rendions vite compte que ça n'allait pas...



Bon stop je me répands, me répète Et c'était seulement sur Paris les 3 jours de cinoche à 3 € ! Bandits...
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Cette rentrée au théâtre, par la "grande porte"comme en Avignon celle du In, le théâtre Public, subventionné, vos, nos impôts(on n'apprend beaucoup de choses à lire les jolies brochures/programmes officiels de la saison à venir des théâtres nationaux, par exemple Faust a mis 60 ans à parfaire à finir son Goethe 1771 à 1832!!! -l'inverse bien-sûr-)

à L'Odéon Théâtre de L'Europe
J'aurais envie de voir et/ou de revoir beaucoup plus que j'en nomme et que j'irai voir...
-Ricercar mise en scène François Tanguy du 23/09 au 19/10
-Othello mise en scène Éric Vigner avec Michel Fau dans le rôle de Iago du 6/11 au 07/12
-Le Soulier de Satin mise en scène d'Olivier Py du 7 au 29/03
-La Dame de chez Maxim's mise en scène de Nicolas Sivadier avec Nicolas Bouchaud et Norah Krief du au
-Faust en lituanien surtitré de Einmuntas Nekrosius du 27/05 au 06/06

à Chaillot :
en théâtre
-La Ballade du vieux marin JB Sastre avec JM Patte du 17/09 au 11/10
-L'Art de ne croire en rien JF Peyret du 2 au 5/10
-Salle des Fêtes J Deschamps et Macha Makeïeff du 15/04 au 16/05
-Carte blanche au comédien Yves Noël Genod du 14/05 au 6/06
en danse
-Carmen Antonio Gadès et Carlos Saura du 17 au 27/09
-Sombreros de Découflé du 08/11 au 13/12

voilà je vous donne des pistes surfez, faites vos rêves, vos choix, votre abonnement en ligne...

vendredi 15 août 2008

Le blog ? Écrire du théâtre ? Diplôme d'état de porfesseur d'art dramatique. La rentrée au Théâtre sous la grille quel monde s'y cache.../Films

On peut depuis peu passer un diplôme d'état de professeur d'art dramatique pour enseigner dans tous les services publics conservatoires, je vous donne un lien avec le blog donc d'une récente diplômée et le texte ministériel.

Blog ou blogue ?

Le blog est une bouée jetée à la mer sans reflux ou comme ces ballons de baudruche qui lâchés toujours au bout d'un moment par les enfants, à qui ont les a offerts, s'élèvent dans le ciel jusqu'à disparaître. Et tout le monde sait ce qu'ils deviennent... sauf les enfants. Ou encore comme les oiseaux des iles nés en captivité qu'on libère de leur cage...
ou les cercueils jetés à la mer...

La rentrée théâtrale je vous conseille de questionner les lieux les plus divers, j'ai interrogé(quelquefois sans succès la programmation est en cours, le site en construction...) :

La Comédie Française, le théâtre de l'Odéon, le théâtre de la Colline, celui de Nanterre Amandiers, le théâtre du Rond point, le théâtre Sylvia Montfort, le Théâtre 13, le Théâtre de L'Étoile du Nord, le Théâtre de l'œuvre et bien sûr le Théâtre de la Bastille, et celui de la Cité Internationale, La Cartoucherie et ses divers lieux, Chaillot, Théâtre des Bouffes du Nord.

La plupart déjà m'ont adressé leurs brochures.
Écrire du théâtre ? sujet à débattre je vous donnerai mon avis... demain, ce que nous avons fait avec Philippe Person : écriture ponctuelle, un peu à quatre mains.

Ah j'ai entendu une blague dans un film de Zabou Breitman que j'ai bien aimé en DVD : "L'homme de sa vie"

Ce film vous laisse une échappée sur les portes ouvertes qu'on enfonce à bras raccourcis sur l'homosexualité. Charles Berling et Bernard Campan sont tout offerts au personnages et c'est tellement filmé délicatement. C'est un film touchant.
Ils sont un groupe d'amis et mangent le soir tard, dehors, c'est lété et parlent d'échange, des paroles, et l'un d'entre eux qui se révèlera être l'un des plus bancals dit : 1 suisse c'est un monologue
2 suisses : un dialogue
3 suisses : un catalogue...

Il y a quelque chose de risqué à filmer une histoire drôle en train d'être racontée au cinéma, il y a cela chez Jean Eustache, Truffaut, Godard


C'est un peu comme prendre en photo une personne en train de photographier ou de regarder des photos ça passe ou ça casse, il y a quelque chose de l'arroseur arrosé.


Et aussi un film encore amoureux...(mon ami et moi l'avons vu ensemble, ce qui est rare quand ils annoncent au menu : film passion) la bande son, les quelques musiques, le dialogue sont un prodige romanesque filmé en très longs plans séquences : "Before Sunset"

mardi 12 août 2008

Des lieux où le théâtre ne fait pas peur...Le LUCERNAIRE/Un nouveau Lieu : LE VENT SE LÈVE....




Quand on revient du Off... c'est à dire du Festival d'Avignon parallèle au Festival officiel In et ouvert à tous, avec une foule de gens qui se déplacent se pressent curieux vont voir tous les spectacles.
On se dit mais pourquoi, quand je parle théâtre à mes collègues, l'accueil est aussi froid, où pourrais-je les emmener (faute de pouvoir afretter un autobus avec hébergement pour tous sur Avignon), pour qu'ils aient au moins envie d'y aller une fois, d'y revenir : chose extraordinaire...

Et pour cela je mise gagnante, sur le LUCERNAIRE, (allez faire un tour sur leur site il est nouveau accueillant et très bien fait) je sais ! je connais bien ce lieu, mais à chaque fois cela ne se dément pas, j'y suis retournée samedi dernier, j'avais envie de tout voir, j'ai pris tous les tracts, la programmation est attirante intelligente contemporaine et classique.




À cette occasion nous avons emmené notre ami et frère voir le Shakespeare "Beaucoup de Bruit pour Rien"(critique dans Libération***) mis en scène par Philippe Person dont j'ai déjà beaucoup parlé, et j'avais envie de voir au théâtre du dessous à un autre horaire : "les Exercices de Style"(critique dans Libération) de Queneau, le Simenon "Lettre à mon juge" avec Robert Benoit : une histoire d'amour qui vire jusqu'au crime... Et puis j'ai passé une petite 1/2h à chercher un livre de théâtre, j'en ai trouvé un autre, bilingue : italien-français...

***vous lirez cette critique sur "Beaucoup de Bruit pour Rien"que j'ai trouvée véritable, empreinte du plaisir qu'on éprouve : émotions gigognes...
mais alors, je ne suis pas du tout d'accord, avec la sanction infligée à l'affiche en conclusion.
L'affiche : vous l'avez remarqué, comme j'ai plaisir à vous en remettre. Car je l'aime bien, c'est un composite à plusieurs niveaux de lectures et réellement sur la pièce de Shakespeare, sur l'époque choisie par le metteur en scène, sur son intelligence(celle du metteur en scène) à mélanger les genres, à renverser les idées toutes faites...
et qui sait comme Mr Wenders à aimer les anges...
Je m'explique, le rapport immédiat c'est un amour en réanimation : Cupidon : "ses flèches ou la ruse" sont dans le texte citées. Le vert est une couleur tabou qui soit-disant porte la poisse au théâtre, la typographie : les lettres sont disposées comme les grands génériques américains de Georges Lucas pour Star Wars.
Cette image m'a donné à penser : le questionnement sur l'amour, sur le mariage le célibat l'amitié le pardon, est à chaque humain reposé.
Et aussi, qu'à notre époque tellement "avancée", ces petits anges envahissent l'imagerie, la décoration. Qui sait en commémoration de l'amour invisible de + en + dans nos vies cyniques et très intéressées, inégales et injustes. Ils semblent sortis des biscuits des années folles et distribués à la St Valentin dans tous les pots de chrysanthèmes... les gâteaux et qui sait "les choucroutes..." !!!
C'est un peu comme lorsque Andy Warhol épinglait par son pop'art le grand cirque de la consommation Ketchup... pardon, soupe à la tomate !
soit je m'envole et la comparaison est en toute raison garder...
mais "mesure pour mesure", je n'aime pas les procès inégaux... alors j'en rajoute un peu pour me faire l'avocat du... pour .... cet ange, il est malade veuf et orphelin comme tous les anges...

Je fais" beaucoup de bruit pour rien", c'est mon blog d'abord, non mais ! j'ai 54 ans et je suis née en 1954 , le 14 août à 21H45, un samedi soir...
voilà !
et quelqu'un que j'aime bien a oublié de me souhaiter mon anniversaire, et cela m'a fait un peu de mal, là....
- mais plein de gens y ont pensé même des ceux qui se sont éloignés. et l'homme ton compagnon de vie...
- oui, oui, oui ! mais...

Je veux revoir tous mes éloignés, mes amis de lycée, de jeunesse, de coucheries, de travail, de théâtre, de vacances, de cours de théâtre et puis les amis d'amis...
je veux les revoir et si vous passez n'hésitez pas à nous appeler, nous sommes dans les pages blanches,
et le temps de se raconter ce que sont devenues nos vies...






Si vous avez l'occasion d'aller voir ce Moderne visionnaire de notre futur, n'hésitez-pas aux States(si vous passez par là avec leur "especial passport" ou dans les Musées d'Art Moderne d'ici ou là...

Nouveau Lieu : LE VENT SE LÈVE

LE VENT SE LÈVE
181 bld Jean-Jaurès 75019 Paris (à deux pas de la Villette) Métro Ourcq/Porte de Pantin/Parking Villette
Mail : le.vent.se.leve@free.fr
LE VENT SE LÈVE est ouvert en août , septembre à des prix très intéressants
Chers amis, collègues et camarades....
Je suis et reste sur le pont de notre nouveau navire tout l'été (cf ci-joint)
Cordialement, amicalement
Bertrand Farge
06 12 78 40 58
bertrand.f@club-internet.fr

dimanche 10 août 2008

Des professeurs et des gestes de théâtre...

Un blog appelé : "blog cours de théâtre" intéressant sur le théâtre : les cours les spectacles en région et à Paris, des vidéos intégrales de spectacles, des sites pour devenir lecteur bénévole, ce blog est une mine d'or , j' y suis restée presqu'une heure pour voir presque totalement "Inferno" de Castellucci.
mais revenons à notre annonce sur l'article précédent des professeurs et des gestes de théâtre...
Bon là je vous donne le lien d'un entretien avec Stanislas Nordey, contrairement à la personne qui l'a repris, je dirais il faut accueillir les paroles et se méfier des êtres...
L'article est intéressant car il parle des modes donc des aprioris sur les bons acteurs et les moins bons...
sur ceux que l'on peut diriger et d'autres à qui un metteur en scène doit servir "d'écrin"...

Les professeurs de théâtre, ceux à qui je dédie cette sorte de répertoire sont ceux que j'ai rencontrés et avec qui j'ai travaillé,
plus d'hommes que de femmes.
Esther Pestre ATELIER -THEATRE D'AUJOURD'HUI dans le 5 ème arrdt de Paris
Luc Charpentier/ Bernard Ortéga professeurs durant plusieurs années;

Philippe Honoré, Dominique Chevalier Cie L'Entreprise et Véronique Vella (elle va enseigner au nouveau Conservatoire national dont la direction est confiée à Daniel Mesguich) et Raphaëlle Saudinos
professeurs dont j'ai été stagiaire.

Pierre Vial au Conservatoire/Stéphane Auvray-Nauroy(qui ouvre seul son école)/Michel Fau, j'ai assisté à plusieurs cours et vu bon nombre de leurs spectacles d'ateliers d'élèves en fin d'année à l'École Florent.

Parlons du professeur dont j'aurais aimé être l'élève...

Je pense quelqu'il soit que le professeur doit être double... il est préférable qu'il ait un alter égo, un ou une assistante et/ou des intervenants.
Pourquoi ? tout simplement parce que...les êtres qui se dévoilent ont besoin d'attentions et que deux paires d'yeux valent mieux qu'une
la remise en cause affective, les expériences, les conseils, les avis, les notes, leregard extérieur, l'organisation sont ainsi plus souples. Cette dualité doit être intelligente, harmonieuse et généreuse.
Chaleureux les cours de théâtre où je suis restée l'étaient tous. C'est un minimum, indispensable pour travailler sur soi avec et devant les autres.

Après, certains professeurs vous portent, d'autres vous cassent, vous mettent au défi de vous dépasser dans le travail sur la voix, le corps,l'improvisation.
Pour avancer, certes il faut tenir compte des indications et travailler seul, chez soi mais aussi répéter avec ses partenaires.

Il est aussi indispensable de jouer tant qu'à faire sur plusieurs registres, essayer les personnages les plus proches ou ceux qu'on aime et aussi ceux conseillés par les professeurs.
Et puis tenter les rôles les plus éloignés de soi, passer par les extravagances, dépasser le ridicule et la vulgarité, se laisser aller à faire rire et/ou pleurer.

L'improvisation, l'expression corporelle, voir la danse, le chant, l'étude des textes "à plat" ou "sur table" avec un crayon pour noter -sur le texte- ou sur une autre feuille : les intentions, les caractéristiques du personnage, le cheminement, ses évolutions... sont des exercices qui apportent bien plus que d'apprendre seulement le texte de sa scène !

LA RESPIRATION, LA MÉDITATION, LA SPIRITUALITÉ, ne sont pas des échelles insurmontables, ce sont des nuages où enfin on peut poser son tabouret et jouer loin des douleurs angoisses. Cela permet de prendre de la hauteur, cosmonaute en apesanteur de son imaginaire.

Quelqu'un m'a dit il faut être un peu fou pour être acteur. Comme cela rentrer dans des personnages.
Je lui ai répondu d'abord déjà, qui n'est pas un peu fou, les artistes les sportifs sont les seuls à le savoir.
Et surtout jouer c'est savoir mentir sincèrement.
Comme lorsqu'on a un RDV amoureux ou lorsque l'on doit demander qui sait une gratification une subvention à un directeur de théâtre.

Enfin, il y a des acteurs qui rentrent dans la peau des personnages et pour lesquels le plus difficile n'est pas d'y rentrer mais d'en sortir.

Et puis il y en a peu, mais il y en a qui pratiquent le grand écart permanent, ils sont capables à l'intérieur de leur jeu de sauter des octaves de faire des ruptures extrêmes sans sourciller le moins du monde.

Pour finir présentement ce chapitre : une petite liste...
Les personnages ou acteurs qui sont devenus célèbres dans les cours ou stages que j'ai fréquentés : Christophe Alévêque, Jean-Charles Dumay, Bertrand Farge, Catherine Piétri(élève au Conservatoire dont j'ai déjà parlé sur ce blog), Norah Krief, Pascal Demolon, Nicolas Bouchaud...

Christophe Alévêque

Bertrand Farge

Pascal Demolon

Norah Krief

Nicolas Bouchaud

À part cela comment identifier que votre professeur vous convient ?

Parce qu'il apprend autant de ses élèves que de son expérience du théâtre, parce qu'il demande à chacun le respect et l'écoute des autres. Parce qu'il a une certaine autorité et connaissance des êtres humains. Parce que vous avez-envie de lui faire confiance.

- ce sont des généralités des évidences ? quels sont les heurtoirs à signaler...
- *certains professeurs de théâtre sont devenus aigris peu curieux du travail des autres, mais ils ont quelquefois leurs raisons, une école de théâtre demande beaucoup de soi et l'on ne peut pas toujours mener de front une carrière d'enseignant et une autre de jeu ou de mise en scène et sortir les quelques jours de relâche pour aller voir les autres....
*certains ne se consacrent qu'aux plus doués ont une sorte de cour, encouragent ainsi les vedettes de cours...
*mais les plus insidieux sont les anciens acteurs qui ne veulent pas aider ou reconnaitre ceux qui sont meilleurs qu'eux, car ils aiment plus diriger que s'en remettre au service de...

Un conseil idiot : ne pas tomber amoureux ou amoureuse de son professeur...

Je déraille, c'est un risque, un point de chute quelquefois assez facile à atteindre... et qui sait cela permet de sauter dans le grand bain, de progresser, voir après de changer de cours de théâtre...

L'admiration est beaucoup plus porteuse.

Si les mises en scènes de votre professeur et/ou son jeu d'acteur vous déplait, essayez d'en démêler les causes... de ce déplaisir... Cela peut-être par méconnaissance, par goût(un goût il faut le nourrir, l'instruire, le faire évoluer)ou un affect contrarié. Et puis aussi parce qu'il est possible qu'il ne soit pas votre genre... d'acteur et puis parce que...
il est meilleur professeur que comédien.

Le groupe est un miroir grossissant, s'il progresse, si les participants s'entendent, si les soit disant meilleurs sont des leaders et travaillent avec tous, si on se marre, si on boit des pots après les cours
alors seulement restez-y suffisamment longtemps pour vous enrichir et bouger à l'intérieur comme à l'extérieur de votre jeu d'acteur.

Le but ce n'est pas seulement d'avoir moins peur c'est de vous sentir à l'aise dans votre corps sur un plateau de théâtre dans vos gestes et d'écouter les autres, la pièce dans le moment qui se joue et de prendre du plaisir et de la maitrise.

Et c'est un jour le but, de fermer la porte à tous les cours de théâtre et lorsque vous jouez, jouerez sur scène à votre tour, de ne plus accepter qu'un professeur lorsqu'il vient vous voir jouer vous parle encore comme si vous étiez son élève.

Bon, alors les gestes sur un plateau ils ne sont pas les mêmes que dans la vie ? Pourquoi ? parce que... le plus souvent dans la vie, on en fait trop, on est tout sauf comme chez soi ; tout simplement on ne sent pour la plupart -que très peu- les gestes parasites habituels de compensation, de mensonge, d'hypocrisie, de fermeture etc... qu'on déroule malgré nous.

Sur scène, il faut être économe de ses gestes à part quelques situations ou quelques personnages totalement décalés.
Il ne faut pas faire le geste après la parole, le mieux toujours le signifier avant -de le dire- ou juste au début -de le dire- exercez-vous avec des expressions simples courantes : -tu viens ! oui, non, jamais !
Il peut y avoir des gestes symboliques minimalistes pour la tragédie, il faut comme suivre la danse intérieure de son corps par quelques "beaux gestes" qui peuvent, qui doivent passer par le tamis de la répétition.

Car voilà la difficulté les gestes doivent être signifiants mais légers expressifs spontanés de la singularité du personnage qui aurait ses gestes un peu, beaucoup, passionnément... comme malgré lui.

Et puis aussi, il se peut qu'on joue Hamlet et qu'on remette ses cheveux ou sa robe, il faut le faire dans le rôle et dans l'action : ne pas interrompre le jeu intérieur pour retrouver ses gestes quotidiens.
Quant aux mains qui sont souvent de larges pagaies, car tant qu'on s'occupe de ses mains on ne va pas chercher plus en soi : le véritable travail celui de prendre des risques à jouer ; eh ! bien, vos mains n'y pensez-pas elles retrouveront leur liberté.

Il faut, il ne faut pas, ce sont des généralités car face à la singularité d'un être humain, d'un acteur il faut tout réinventer pour qu'il soit vivant sur scène.

mardi 5 août 2008

Juste annoncer la semaine... cinoche lecture et table ouverte : les professeurs de théâtre, les Gestes sur un plateau



Je suis retournée dans une salle de cinéma indépendante de St Michel, avec le plaisir de rentrer à la maison du cinéma, j'ai vu "Ciao Stéfano"(ces 2 photos en disent long du plaisir pris à voir ce film) de Gianni Zanasi avec Valério Mastandrea et demain j'y retourne pour le film de Diastème "Le bruit des gens autour".

*"Ciao Stéfano" C'est une comédie qui n'en n'est pas une, comme justement le plus souvent les retrouvailles en famille, et puis il y a une échappée 2 ou 3 mots, un regard, une flopée de conseils, voir un monologue...
Et puis dans la tradition du cinéma italien, l'histoire(le retour de l'enfant prodigue) les personnages (tous) de lointains deviennent attachants, bien plus que dans l'ersatz qu'on nous a délavé dans certaines séries....
Il n'y a pas de jugement, la réalité semble devenir surréaliste ; oui Nanni Moretti n'est pas non plus étranger à ce cinéma là, mais comment dire cela se passe ailleurs outre le monde même du cinéma ou celui de la politique et pourtant ! un peu comme dans l'insubmersible(!) film de Nanni Moretti où il jouait un curé : "La messe est finie"


*"Le bruit des gens autour"
Le titre est comme celui d'une comédie de Shakespeare, allez-y courez-y vite si vous aimez : la piscine, le théâtre en Avignon, les acteurs.
C'est un hommage au public de théâtre qu'on croit connaitre et qui est toujours étranger et pourtant qui vous aime, vous délaisse, seulement si vous le délaissez, car il vous suit, va tout voir, à quelques uns au départ et à beaucoup quelques autres fois.
Et puis c'est pour ce public qu'on imagine qu'on crée qu'on bâtit détruit qu'on est plus ou moins exacerbé qu'on mélange malaxe soi et les autres le public le privé le in et le off.

L'allégorie du public est interprétée par une actrice d'origine vietnamienne très bonne comédienne dans ce rôle comme dans celui qu'elle tenait dans "De battre mon cœur s'est arrêté".

Le casting est gouteux : du sulfureux, jusqu'au banal, le quotidien les amitiés les amours comment tout cela s'imbrique qu'y s'y retrouve le plus ? le public les acteurs les actrices.

On risque sa vie dans l'art du théâtre, on se demande toujours si l'on va arrêter ou continuer
et puis il y a la vie de ces gens de théâtre : la fête, le chantage, la sensibilité tuméfiée par les assauts, les chauds les froids, on a tout et on a plus rien ni personne autour de soi soi soi...

ils sont très heureux semble t-on dire de l'extérieur, mais ils n'ont plus un radis ont tout donné habitent un placard alors que d'autres ont une grande maison avec piscine;

et si le public ne vient pas....

On les jauge les épingle :
- de quoi se plaignent-ils : -ils font le + beau métier du monde et ils sont payés en plus !
et ils se prostituent en quelque sorte, n'étaient-ils pas maudits, ils se donnent en spectacle, il y a de la stripteaseuse en eux.

- ils ont choisi, ils font ce qu'ils aiment... Ils ont au moins une passion dans leur vie.

- ils sont tous fils de Machin ou d'Intel, y a pas besoin de savoir faire grand chose...

le côté oppressant du public : son déni des êtres humains que sont les acteurs, la presque haine que charrient les acteurs qu'on aime pas, (plus que les sportifs) l'hypocrisie qu'ils reçoivent, rien de cela dans ce film n'est appuyé.

Pourquoi parce c'est une fiction qui apprivoise sans aucune démagogie ni racolage les regards sur le théâtre enserré par le Festival In et le Festival Off, comme deux serres-livres. S'ils savent regarder, parce que c'est à Avignon, et parce que...
C'est pour cela que ça tient depuis si longtemps c'est aussi une histoire d'amour entre les hommes et pas seulement c'est catharsique du reste du monde. Ça protège et cela ressent visionne anticipe les déflagrations futures, c'est comme dans la Divine Comédie, comme les titres du tryptique de Castellucci : Paradisio, Purgatorio, Inferno...
Où seulement le Purgatoire pour nous purger d'une autre vie en attente de l'enfer qui nous arrêterait et seulement Lui ou en attente du jardin perdu du Paradis...


Revenons au film et seulement au film...
Je vous les cite toutes les filles dans mon ordre ? mais non, sur le même podium :

Lin Dan Pham,





Jeanne Rosa,

Judith El Zein, Emma de Caunes, Léa Drucker.

Au début il y a le générique c'est tourné le soir dans les rues les lumières sont crues, les personnages contrastés avec conflits jeux in et off.


Je n'ai pas parlé des garçons il y a Olivier Py sans maquillage qui joue..., qui sait vraiment tout jouer aussi au cinéma, il est si offert et si digne si touchant dans la compassion, il est poignant dans un regard, il est tête de pioche faune et chanteuse.

Il ne faut pas que je vous en dise de trop... chez les garçons, il y a aussi Olivier Marchal, Bruno Todeschini et l'on y croie peu à peu et on a peur que cela s'arrête. Je voudrais bien les voir tous sur 15 épisodes...


Et un autre jeune moins connu qui devrait faire des tas d'autres films, il a un sourire renversant: Frédéric Andrau.


Le grand Monsieur professeur écrivain cinéaste qui m'a fait vraiment aimer et connaitre le cinéma :
Jean Douchet m'a fait regarder voir un film au cinéma par ses conférences (si on veut, c'était 2 /3 euros à la Cinémathèque des Grands Boulevards : on voyait un film qu'il aimait et après on en parlait) je crois je pense qu'il aime ce film car il y a plusieurs niveaux de lecture, le générique est un petit bijou et c'est une joie.
Les gens qui font le théâtre se retrouvent sous la pluie dans la même eau fragile flottement toutes classes mélangées même s'il y a beaucoup de gosses de riches forcément, dans les coulisses sur les plateaux.


Table ouverte : j'aimerai bien vous donner quelques pistes quelques indices quant aux profs de théâtre pour vous aider à rencontrer ceux qui vous conviendraient qui m'ont le plus apporté malgré tout...
Et aussi les gestes les déplacements sur scène
qui sont la vie et qui ne sont pas les mêmes que dans la vie...

Et un livre fascinant de liberté d'intelligence de connaissances sur l'Inde et si facile à lire à dévorer : "Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devient milliardaire" de Vikas Swarup...

Et la plus belle déclaration d'amour que j'ai vue entendue ressentie au théâtre...
C'est la fin de "Toujours le même fantasme" de et par Frédéric Aspisi, longtemps après que le rideau soit retombé, j'en pleure avec lui.

Et encore aussi à propos du roman "Fils unique" de Stéphane Audeguy, voilà un autre homme qui sait aimer les femmes...

Peu à peu je construirais ce plan cet article sur la comète, mais là j'ai trop mal au dos je vais me coucher...
à demain, bonne nuit et/ou bonjour, cette photo je l'aime pour son Imparfait : temps conjugué et qualité très approximative de la photo, s'en dégage comme un tissu qui serait la vie ma vie égrenée modifiée et se poursuivant heureuse et malgré tout...

Dans le TGV retour d'Avignon

samedi 2 août 2008

L'ECOLEAUVRAYNAUROY Les auditions sont en septembre...

L'ECOLEAUVRAYNAUROY

FORMATION DE L'ACTEUR


"Proposer une formation de l’acteur qui invente sa pédagogie par la création.

Accompagner le plus débutant dans l’expérience de la représentation.

Un vrai compagnonnage, parce que nous, pédagogues, savons bien qu’il faut différer le moment où l’élève joue mais comme nous savons bien aussi, nous, comédiens, que c’est au travers de la représentation que l’art de l’acteur se précise.

Ne pas dissocier non plus, le corps de la parole. Parce que la parole est au fond du corps et qu’il s’agit de mettre en phase les deux pour que la parole sorte et que le mouvement se trouve. Un rapport et un corps au plus près de l’écriture. Comprendre d’où l’écriture nait. Qu’elle est un matériau vivant et organique et non pas un vocabulaire figé dans la sémantique, une structure grammaticale officielle. Proposer un atelier d’écriture pour mettre en jeu les capacités d’écriture de chacun, pour tenter de comprendre ce que c’est qu’écrire. Avoir un éveil à la danse et au chant, non pas pour être performant, mais parce que la rigueur et l’exigence d’autres moyens d’expression centrent l’acteur. Donner toute leur place aux notions de rythme et de mouvement et travailler sur le développement des perceptions, origines de la pensée et des sensations.

Plusieurs intervenants sur l’année, avec un professeur récurrent. Parce que même pour le plus débutant, il faut faire entendre que le théâtre est équivoque. Pas de formation théâtrale reposant sur un seul discours… Il s’agit bien de former, pas de formater… Des intervenants réguliers pour permettre à chacun d’être confronté à différentes démarches et aussi pour permettre à chaque intervenant d’avoir le temps d’exercer son activité artistique. La nécessité des intervenants d’être en activité est aussi la promesse de rendre compte aux élèves de la réalité du métier d’acteur. Apprendre l’art de l’acteur en s’éprouvant à l’art du théâtre. Découvrir les notions de dramaturgie, de scénographie, de lumières aux côtés de professionnels du spectacle. Etre curieux de la création contemporaine. Aller voir des pièces avec une préparation avant et une réflexion critique après. Aiguiser sa pensée politique et ouvrir sa vision du monde afin d’être concerné par ce qu’on a à dire et à jouer. Parce que le théâtre est fait pour déranger, nous proposons une structure organisée et professionnelle, dans le souci de ne pas mettre dans le rang."

Les auditions commencent le dimanche 7 septembre de 14h à 18h...


Ecole du Théâtre des Teintureries - Lausanne

Stéphane Auvray-Nauroy voir son CV



Stéphane Auvray-Nauroy
Stéphane Auvray-Nauroy est comédien, metteur en scène, auteur et
professeur d’art dramatique (titulaire du DE depuis 2006)

Il est né le 12 Janvier 1965

Après des études en Lettres Supérieures à Lyon en 1982-1984,
il vient se former à l’art dramatique à l’Ecole LEDA dirigée par Yves Pignot en 1984-1986.

Au théâtre, il travaille sous la direction de Stéfane Andrieu-Delille, Frédéric Aspisi,
Géraldine Bourgue,Laurent Brethome, Guillaume Clayssen,
Frédéric Constant, Paul-Emmanuel Dubois, Michel Fau, Pierre Guillois, Xavier Hollebecq, Philippe Honoré,
Julien Kosellek, Sandrine Lanno, Thierry Lavat, Jean Macqueron, Fabienne Maitre,
Cédric Orain, Yves Pignot, Jean-Michel Rabeux, Sylvie Reteuna, Eram Sobhani...

et au cinéma sous la direction de Yvan Attal et Vincent Dietschy.

Il écrit et met en scène :
Divagations (1987, Espace Kiron)
Piaf-Cocteau les Voix Humaines (1988, Festival d’Avignon)
La Femme Abandonnée d’après Balzac (1990, 18 Théâtre)
Il est trop tard (1993, 18 Théâtre)
Curiosité du Mal d’après Musset (1994, Instituts français d’Innsbrück,
Vienne et Bratislava)
La Morsure de la Chair (1999, Manège de La Roche sur Yon
et Studio Théâtre de Nantes)
Le Cœur Noir en collaboration avec Frédéric Aspisi (1999, Saint-Denis)
Mourir de Plaisir en collaboration avec David Kammenos
(2006, Festival 30/30 Bordeaux)
Le Désir Singulier en collaboration avec Selim Clayssen (2006 et 2007, Etoile du Nord)
La Voix de Samuel Beckett d’après Didier Anzieu (2008, Etoile du Nord)

Il met en scène :
Phèdre de Jean Racine (1992, 18 Théâtre)
Le Livre de la Pauvreté et de la Mort de Rainer Maria Rilke (1997, Manège de la Roche/Yon)
Maison d’Arrêt d’Edward Bond (2001, Ecole Florent)
Le Roi s’amuse de Victor Hugo en collaboration
avec Julien Kosellek (2002, Théâtre du Marais)
L’Homme assis dans le Couloir de Marguerite Duras en collaboration
avec Bernadette Gaillard (2005, Manège de la Roche/Yon et Etoile du Nord)
On purge bébé de Georges Feydeau (2008, Etoile du Nord)

Il assiste Jean Macqueron à sa mise en scène de Rosencrantz et Guildenstern sont morts
de Tom Stoppard (1991, 18 Théâtre)
et Eric Vigner à la dramaturgie de sa mise en scène de Marion de Lorme
de Victor Hugo (1998, Théâtre de la Ville)

Il participe au groupe de recherche Créanet-Arts et Nouvelles Technologies de
France-Telecom en 2000

Il collabore auprès de Claude Régy à deux conférences : Femmes et Littérature
(2004, Château de Grignan)
et L’Ecriture et le Jeu de l’Acteur (2005, Maison de la Culture de Grenoble)
et auprès de Claude Degliame et Jean-Michel Rabeux à un débat :
L’Acteur
et le Metteur en Scène (2008, Théâtre de l’Etoile du Nord).

Il publie :
La voix de Samuel Beckett – Editions Séguier/Archimbaud (2006)
Piaf-Duras le chant d’amour le plus violent que je connaisse
Editions Séguier/Archimbaud (2007).
Ce texte est donné en lecture par Claude Degliame au Théâtre de l’Etoile du Nord en mai 2008.

Il dirige l’Atelier Théâtral de Création, atelier de formation de l’acteur,
en collaboration avec Françoise Roche de 2005 à 2008.

Il crée et co-dirige avec Julien Kosellek le Festival d’été
ON n’arrête pas le théâtre au Théâtre de l’étoile du nord (2007-2010)

Il intervient au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en mai 2008.

Il enseigne :
à l’Ecole Florent de 1993 à 2003 (en 2005 il dirige un stage à la Classe Libre de cette même école),
à l’ ENMAD de La Roche sur Yon de 1995 à 1999,
au Conservatoire de Grenoble depuis 2000,
au Conservatoire Municipal du 16° arrdt de Paris de 2001 à 2008,
au Lycée Galillée de Combs la Ville Terminales Option Théâtre en 2005,
au Conservatoire de Lyon depuis 2006,
à l’Ecole du Théâtre des Teintureries de Lausanne depuis 2006,
à l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Paris en 2008/2009.

Il crée et dirige l’Ecole AuvrayNauroy depuis septembre 2008.