mercredi 10 août 2016

Alors c'était comment ces vacances ?

C'était une maison traversée de clarté, alors c'était comment ces vacances ? Comme cela, avec plein de temps pour être spectateur. Festival de Figeac, le mieux nommé spectacle de masques, qu'y a t-il au delà du spectacle ? Mes deux trois quatre cinq coups de cœurs sur huit dans l'ordre du désordre créé en nous à ces moments de répit ou l'on n'existe que disparaissant au balcon... : le Cinéma en chansons**, Nevrotik Hôtel, "Brasseur et les Enfants du Paradis", Pour Louis de Funès, l’Opéra de 4 sous, et mes deux points d'interrogation après réflexion Caligula et Richard II. Festival des jeux du théâtre de Sarlat avec deux points lumineux comme je l'ai déjà dit ici le monde d'hier de Stephan Zweig  et aussi : Et pendant ce temps Simone veille. Aux 26 èmes théâtrales de Collonges la Rouge de Goldoni : l'imprésario de Smyrne nous a diverti. En Bergerac nous sommes allés à un festival musical le 28 ème, le concert impromptu avec Marc Chisson au saxo,  et un quintette d'autres instruments à vent dans un extrait de la symphonie fantastique : le bal, Berlioz était amoureux fou d'une comédienne, entre autres airs jusqu'à une musique contemporaine Darius Milhaud et Glazunov. J'aime de plus en plus le son du basson.
Elle attend son maître
Petit déjeuner de rêve
Demander le programme du festival de Figeac
La maison : Brugale à Laval de Cère
Balcon extérieur
Balcon intérieur sur la cuisine
Toys story
Sur la place de Figeac : Enivrez-vous ! de Baudelaire délivré par un acteur au chapeau
L'impresario de Smyrne de Goldoni en extérieur dans un décor rouge à Collonges la Rouge

à l'heure du soir chez ma mère 


Les liens,
www.festival-saint-cere.com

www.festivalbergerac.com

http://theatrales-collonges.org

www.festival-theatre-sarlat.com

L'astérique pour Nevrotik Hôtel :
c'est cela, pas moins, une poche dans un autre monde, bien loin du conventionnel théâtre qui  nous conditionne là on a  peur, là on nous prend en otages, comme si le déroulé des nouvelles "réelles" (je rappelle) ne suffisait pas. Et bien là, ça fait plaisir, on reste en suspends espérant des lendemains cultivés et qui chantent. tu te souviens de cette chanson des québécois, qu'avait sêlectionné mon ami, pour la playlist à écouter en voiture : "Quand les hommes vivront d'amour..." c'est vieux hein ? Eh bien ! on pourrait y revenir, maintenant qu'on a fait le tour du continent du désespoir : l'humain. Merci à vous les baladins, saltimbanques, artistes en un mot....
- Michel Fau n'est pas tout seul avec un pianiste, ce n'est pas pathétique, alors...
- Oh, si mais pas comme dans ces derniers spectacles... Il y a un jeune homme... et plusieurs musiciens qui l'accompagnent 
- c'est presqu'une comédie musicale
- oui mais théâtrale et qui connaîtrait Duras "la voix humaine"de Cocteau et "le Bel indifférent", Genêt son balcon, et l'univers des films de Wes Anderson. 
- Mais alors c'est sur un fond de passion ? 
- Oui tout en étant capable d'en rire... 
- Jusqu'à en mourir ? Un testament qui ne ment pas  
- T'as qu'à y aller voir, ça va se reprendre au théâtre des Bouffes du Nord, que veux tu me faire dire, "la mort la vie sont inévitables" j'ai lu ça quelque part. Les années passent et il  m' étonne comme personne Michel Fau, son travesti est comme une seconde peau qui elle ne vieillirait pas, pas comme la première, une peau de théâtre pur, il m'étonne comme presque personne d'autre. On n'est rien, vraiment... Ça c'était dans Richard II. Le texte qui relie des chansons incroyables est de Christian Siméon et l'autre... Le jeune homme. Acteur, danseur, acrobate, chanteur, il s'appelle Antoine, (Antoine Kahan) comme Michel Blanc, dans Tenue de soirée, mais lui ressemble plutôt au beau Tahar Rahim d'Audiard.
- Il y a du sexe, de la violence...
- oui du sexe autant que possible, voir impossible, comme dans toutes les références que je t'ai citées : Bertrand Blier, Genet, Cocteau... On y voyage sans larmes.
** Le cinéma en chansons 
C'est un spectacle auquel je repense sans cesse de compagnie, intime, parce que justement il est singulier ,dans le choix des photos, des extraits sonores, des interprétations des chansons, de leur accompagnement, c'est rentré par tous les pores de la peau. Je m'adresse à ceux qui bien sûr ne sont pas blasés du cinéma et qui y ferment leurs portables, et qui ne parlent pas sur les premières images et après dès le générique, en faisant un barouf pour se lever. Dehors les blasés, l'espoir aujourd'hui c'est de la nostalgie qui dure et pas cette aigreur ce cynisme qui ne sait plus voir entendre ressentir que ce qu'ils ont aimé à leurs 20 ans... Il y a des suites des interprétations et des mises en musique en place qui sont des "formes nouvelles". J'ai beaucoup pleuré à ce spectacle comme libérée de toutes les figures imposées. J'ai écouté une émission à France inter sur une semaine consacrée à Bashung, ils y parlaient de ses derniers concerts alors qu'il était très malade et nous y sommes allés et bien nous y étions comme portés délivrés par la qualité du tout : la musique, la générosité, le lien avec les musiciens tout se tenait avec l'échange du public et Bashung à chaque fois se sentait comme reporté par tant d'amour, avoir niqué la mort. Moi et Pascal on se sentait hors le sens du temps. Les spectateurs disaient à Bashung, on a bcp pleuré ! Et ils leur répondait avec ce charme et ce sourire si léger : j'espère que je ne vous ai pas fait mal, y a pas mort d'homme ! Eh bien Eric Eric Perez, ça été pareil, tu ne m'as pas fait mal tu m'as fait être là au mariage du cinéma de ses actrices de ses réalisateurs dont Almodovar,  et de la chanson. Merci.




Et des autres spectacles, je voudrais vous inciter a les rechercher dans les programmations, parce que

* Alexandre Brasseur dans le spectacle Brasseur et "Les Enfants du Paradis" texte et mise en scène de Xavier Colas, sur son grand-père et l'époque des Enfants du Paradis m'a étonné fait poser question que serions nous devenus à l'époque de l'occupation, "des concierges ou des héros". Alexandre Brasseur fait tous les personnages et cela ne fait pas stratagème cela nous ouvre l’œil et le cœur, il est étonnant bien-sûr dans le rôle titre celui de son grand-père : Pirre Brasseur. 
* Frédéric le Sacripan dans Pour Louis de Funès est comment disent les enfants hallucinant ! et pour une fois ç a correspond, ce texte de Valère Novarina n'est pas un prétexte, c'est le crédo du comédien, qui joue non pas pour paraitre mais pour disparaitre.... L'acteur entre en scène avec le costume du gendarme de Louis de Funès et nous ballade comme il veut c'est un acteur/auteur qui n'a besoin de personne pour ... disparaître. J'ai adoré et me suis dit que moi qui croyait que ce texte était pour les apprentis comédiens je venais d'apprendre qu'il allait m'aider à vivre ma retraite si retraite il y a....
* Et à Sarlat, et pendant ce temps Simone veille, avec que des femmes et pour tous, je regrette encore de ne pas avoir acheté le texte, la conception création, m'a tellement rappelé le temps où nous avons écrit avec Philippe Person Avorter et pour et avec le soutien du Planning familial.Les textes et chansons sont de Trinidad, Le féminisme peut-il être drôle ? Certes mais pas seulement et surtout il doit se perpetuer pour cause : URGENCE.
* Quant à L'Opéra de Quat'Sous, c'est bénéfique de voir et réentendre cet Opéra de Brecht, pour les airs le sens et cette fois en couleur en cirque et avec plus de théâtre. Nicole Croisille et Patrick Zimmermann quel duo et Éric Perez et les autres les filles et les gars. Les cartes de l'Opéra traditionnel sont brouillées volontairement par les auteurs comme nous le fait bien ressentir cette version : théâtre, opéra, cirque, bordel, jazz et puis ce que j'avais oublié c'est la fin, un peu comme dans Hamlet de Shakespeare et on est sortis de là, avec des rengaines et joyeux, d'autant plus qu'on se sentait proches de tous les changements possibles.


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