mercredi 15 mai 2013

SODA UNE SAGA THÉÂTRALE... "J'y serais le 1er juin" à la Cartoucherie/L'Athénée ose L'Opéra concert : Richard Strauss et Comedia del arte pour l'auteur Cyrano de Bergerac

je n'y serais pas, [à ces spectacles]car je serais ailleurs, je dois me retirer des sorties pour m'occuper d'autre chose...
à Cannes non plus, jamais été,  quoique par la pensée et les nouvelles...  et si je pouvais me téléporter tous les ans, j'irais là-bas, comme à Avignon.
je ne renie aucune de mes amours, rien de mes passages, des étages à gravir, mais je continue à me battre à mon niveau pour le partage et l’exigence, le luxe accessible à tous, la beauté, la culture, le sublime, le spirituel, l'humour, le recul, l'amélioration des conditions de vie, de travail et contre l'injustice, pour le soutien, le partage, c'est être de gauche, pour moi et s'y maintenir, quoique ?! pour vivre libre, il en faut du courage, aujourd'hui "mon petit cheval" et "être né quelque part" plutôt qu'ailleurs... comme dénoncent les bonnes chansons.
une série théâtrale je trouve cela très bien et c'est tellement imminent que nous allons vivre que dans le virtuel, pour le reste on compose, on survit, on oublie.
Le succès de "Plus belle la vie" ne s'explique que comme cela... Je connais des collègues très isolés dans leur tête, dans des conditions de replis sur soi, pour être toujours plus efficaces et pour ne pas donner maille à partir aux rivaux potentiels... pour la compétitivité dans le travail [on se clone dans la simulation d'être une des parties prenantes, voire indispensables de l'entreprise]. Pour ne pas perdre la cadence. Ces personnes s'inventent un être virtuel au fur et à mesure de toutes les contradictions qui se présentent à elles, sans jamais savoir ce que la suite leur réserve... qui va mourir divorcer, se rabibocher, perdre son boulot, tomber amoureux, faire un enfant. On craint le meilleur comme le pire. Garder les habitudes, comme une conduite automatique et regarder le soir une série qui se compose au jour le jour avec des individus qui vieillissent mieux que nous-mêmes...
Ce que je reproche aux séries télévisées, c'est qu'elles ne dérangent pas. On les suit comme extérieures à nous mêmes, comme des romans photos ou un feuilleton ou une BD. Elles nous confortent, sans même nous en apercevoir,à la confusion. On rêve à l'intérieur des personnages de fiction, sciemment ou inconsciemment.
Tandis que le théâtre, au théâtre... pas de risque de confort : catharsis : ça bouleverse, exacerbe, ennuie, dénonce... ça nous propulse au delà de nous-mêmes, un peu plus.
Les gens qui ne sont pas dans le même virtuel que soi : le théâtre divertissant le ciné la série TV, les jeux, les sports, que vous, en vieillissant nous ennuient de plus en plus. Qu'avons nous à échanger en dehors ? Le temps et la bouffe et tout ce qui s'y rattache selon la saison : régimes, fêtes, achats.... vêtements.
Les enfants quand échappent-ils au virtuel de soi ? dans les conversations...
http://www.arte.tv/fr/6929848.html
http://www.franchement-tu.com/#%21soda
"SODA est une saga théâtrale en huit épisodes, écrite par trois auteurs. Une pièce au long cours où les personnages meurent, ressuscitent, se croisent et grandissent ; huit épisodes successifs, correspondant chacun à un mois, de novembre à juin, où se télescopent dialogues, poèmes, chansons, prose, blogs, théâtre dans le théâtre. Chaque épisode dure environ une heure.

SODA développe deux trames autour de dix-neuf personnages - un arbre, quelques morts et de nombreux vivants - au sein d'une petite histoire de France rythmée par des pop songs. On y suit deux grossesses parallèles, dans un Paris teinté de fantastique : d'un côté, celle d'une jeune femme précaire d'aujourd'hui, enceinte sans connaître le père, et conduite à déposer son enfant dans l'ascenseur social - soit le vendre à plus fortuné qu'elle. De l'autre côté, la grossesse simulée, en miroir, de la femme qui acquiert l'enfant, jeune Secrétaire d'État ambitieuse.

SODA s'inscrit dans un projet de théâtre populaire et exigeant : sur huit épisodes et pendant quelque onze heures de spectacle, surprendre, interroger et tenir en haleine un public, avec humour et lucidité."


Presse :
L'Humanité – 7 septembre 2012
Une saga théâtrale audacieuse et loufoque en huit épisodes qui ne dure pas moins de onze heures, qui brasse amour, humour, trahison et politique. Un peu Dallas-sur-Seine, une réflexion interactive qui invite le spectateur à s’émanciper des carcans de la pensée à travers des dialogues, chansons et autres poèmes
Le Parisien – 15 septembre 2012
Les amateurs de théâtre chanté ont pu découvrir les trois premiers épisodes de la saga théâtrale « Soda », qui affichait complet hier soir au Théâtre Gérard Philipe. Dialogues, poèmes, chansons sont réunis dans cette comédie de huit heures et huit épisodes, dont le titre sonne comme un slogan : « Soyons oublieux des désirs d’autrui ». (...) Une invitation à s’affranchir joyeusement des autres.
Le Journal de Saint-Denis – 8 septembre
Quel spectacle ! (...) On ne peut que saluer l’audace et l’originalité de son auteur, Nicolas Kerszenbaum et de sa compagnie franchement, tu.
Le Courrier de Mantes – 13 septembre 2012
C'est inventif, foutraque, drôle surtout, et admirablement joué (...). Une vraie et grande performance sans prétention, absolument efficace et d'une terrible lucidité sous ses airs bien déjantés
Internet : unfauteuilpourlorchestre.com – 19/09/12
(...) Ici, le théâtre utilise clairement les procédés de la série télévisée – générique, intrigues principales et secondaires, épisodes – pour mieux se les approprier, en jouer parfois, sans jamais s’en moquer. (...) Assister à l’intégrale de SODA est une expérience en soi – 10 heures de spectacle, d’où l’on sort heureux d’avoir vécu ce spectacle dans la durée et ensemble – public, musiciens et comédiens (...) Le pari est réussi : d’un épisode à l’autre, tout comme dans une série, une véritable envie de continuer à accompagner ces personnages nous fait rester, jusqu’à assister au dernier épisode, et à la fin de la saison 1. A quand la saison 2 ?
theatredublog.com – 18/09/12
(...) On ne vous en dira pas plus sur ce feuilleton qui tient d’un soap opéra sur la mort, avec un humour salutaire dont les ramifications sont inextricables, sinon qu’il est accompagné par un bon orchestre avec des songs brechtiens fort bien interprétés par de bons acteurs chanteurs qui n’ont pas l’âge de leurs rôles et ne se prennent pas au sérieux.
mouvement.net – 18/09/12
C’est peut-être dans ce qui se voit le moins que réside la plus grande réussite de ce mélange des genres : cinq ans de travail pour une intrigue qui n’emprunte que rarement des chemins balisés, qui brouille les identités sur fond de mélange des origines, de milieux sociaux et d’orientations sexuelles, et pulvérise une conception figée des territoires (...) Côté réception, l’effet de plaisir télévisuel est bien palpable. (...) Les promesses d’un tel format sont nombreuses, tout autant que celles levées par l’incontestable talent de la compagnie.
toutelaculture.com – 10/09/12
Soda s’adresse tant à la stricte communauté théâtrale qui y reconnaîtra aisément les références des auteurs, mais aussi aux néophytes qui se gorgeront de plaisir face à ce genre ludique. (...) Le texte est d’une vivacité acide et le jeu des comédiens prouve que bientôt, Soda aura sa place dans la cour des grands
.

   
 188 - 13 mai 2013

       

 

ariadne auf naxos


14 et 19 MAI 2013

opéra de Richard Strauss
livret Hugo von Hofmannsthal
direction musicale Maxime Pascal
version de concert conçue par Benjamin Lazar, Maxime Pascal et Alphonse Cemin
avec l' Ensemble Le Balcon

avec Virgile Ancely, Damien Bigourdan, Elise Chauvin, Anna Destrael, Cyrille Dubois, Julie Fuchs, Marc Haffner, Vladimir Kapshuk, Thill Mantero, Camille Merckx, Norma Nahoun, Lea Trommenschlager

"Pour inaugurer sa résidence à l'Athénée, l'ensemble de Maxime Pascal n'a pas froid aux yeux. Carrément Ariane à Naxos, mise en scène par Benjamin Lazar. En scène ou plutôt en théâtre, puisqu'il s'agit d'une version de concert animée, ou voix et orchestre s'entremêlent du sol au lointain. Plateau alléchant !" Le Nouvel Observateur

 



© Romain Juhel

l'autre monde ou les états et empires de la lune
23 MAI et 8 JUIN 2013

texte Savinien de Cyrano de Bergerac
adaptation et mise en scène Benjamin Lazar
avec l'ensemble La Rêveuse

avec Benjamin Lazar
dessus et basse de viole Florence Bolton
théorbe, guitare et luth baroques Benjamin Perrot

dernières représentations pour ce spectacle (déjà joué en 2008 à l'Athénée)

Entouré de musiciens, Benjamin Lazar redonne sa voix originelle à Cyrano de Bergerac, écrivain et libre-penseur du XVIIe siècle, le temps d'un voyage vers la Lune.

"Benjamin Lazar propose dans la lumière mordorée des bougies une sorte de Pierrot lunaire [...] Il use autant du mime que de la commedia dell'arte ou du théâtre de tréteaux. [...] Accompagné de deux excellents musiciens, il fait de ce spectacle un moment de grâce et de fantaisie." Figaroscope (juin 2008)

"Ce conte burlesque et philosophique avait bien des atouts pour être adapté à la scène et y devenir une sorte de monologue visionnaire. D'autant que l'adaptateur et interprète Benjamin Lazar y campe un voyageur débordant de fine fantaisie." Télérama (juin 2008)

"En jouant avec les codes de l'opéra du XVIIe siècle, le jeune dramaturge redonne aux mots, aux gestes et aux chants du passé une formidable modernité." Les Échos (juin 2008)
      
   

mardi 14 mai 2013

Thérèse Raquin : le roman la pièce le film : envoûtants...

C'est un sujet universel enfin délivré... traité... assumé. Le couple, le désir, la vie, le bonheur :"les rues ne mènent nulle part, elles ne servent qu'à rentrer chez soi".
Michel Fau avait monté cette pièce et sa mise en scène, ses acteurs étaient aussi envoutants : Catherine Piétri dans le rôle de Sylvie et Michel Fau dans celui du mari, que pour demain il fera jour.... de Montherlant.
J'ai revu le film de Marcel Carné au ciné club, quel casting époustouflant, quelle photo, quelle réalisation. Le casting : Raf Vallone, Sylvie, Jacques Duby et Simone Signoret au ciné-club de minuit, une émission phare de la Télévision Généraliste,  à revoir... à se procurer absolument.
Je voudrais  écrire une pièce avec une maison à 2 étages : les propriétaires au RDC maîtres soit disant des terres des entrées des sorties et les locataires du 1er étage solaires amoureux vivants... Les premiers décidant d'étouffer les seconds, leur refusant par exemple l'accès à la propriété, à l'amélioration du logis : isolation, sortie d'eau : drainage du sous sol ; rétablissant toutes les obligations du servage... : le jardin, l'entretien, couper le bois... sous prétexte de payer un moindre fermage
Le titre :  la maison d'en bas qui se prend pour le haut,



*un court métrage avec Charlotte Rampling
http://www.dailymotion.com/video/xpf9yj_making-of-du-tournage-therese-raquin-de-guy-maddin-nouveau-festival-3eme-edition_creation#.UZHOXuBBkdI
*l'intégrale de la pièce mise en scène par Philippe  Faure Garage Productions
http://www.dailymotion.com/video/x8f0kr_therese-raquin_creation?start=3#.UZHV1OBBkdI
*un site cinéclub en ode au acteurs(photos magnifiques N et B)
http://kebekmac.blogspot.fr/2012/12/carne-1953-therese-raquin.html

lundi 13 mai 2013

Je me voyais déjà pas en haut de l'affiche... Les actrices film d'Olivier Steiner sur Vimeo, sur Internet...

Ce cinéma n'est vraiment pas fait pour tous et non plus pour être vu sur un IPhone, mais bon tant pis... il y a comme des pépites sous leur flux, à cette lenteur d'images dans un huis clos à 4 et en même temps affleure l'incommunicable ou l'indicible. On dirait là qu'entre les actrices et leur réalisateurs, leurs cadres, leur photo, le son : c'est comme un fond marin avec ses profondeurs et ses tempêtes et ses horizons sans Terres nouvelles à portée de main. In sondable en surface. C'est comme se perdre en montagne. C'est comme dans un hôtel parisien où toutes les chambres seraient vides. Des intouchables : les actrices comme pare-feu. Invisibles sont les auteurs dont elles devaient s'imprégner... Je vous les donne ces absents au générique ; ces 4 actrices ne se parlent pas, surtout celle qui reste arrimée aux coups de son téléphone, elles ne se lancent, à quelque chose près, que des extraits de textes: Cocteau/ Kane, Copi/ Viviana Moin, son spectacle/ et moi Zouc... avec d'autres insertions spontanées... Quoique ! on aurait pu les attribuer à Zouc. Personne ne m'écoute, c'est l'histoire, le pourquoi de mon blog.
Si je veux être honnête à le revoir, ce film, j'ai revu tous ses défauts et il en a dont le son. Mais j'y reste attachée pour les gens avec qui je l'ai fait et aussi avec les 2 autres films, pour ce point ligne plan [vod cinéma et art contemporain, catalogue de vidéos en téléchargement, films en vod, vente en ligne de films là] ; (voir arnold-pasquier-trois-films, le 29 mai 20h à la Fémis) l'actualité prochaine séance.Inutile d'essayer de dissocier l'inconscient et le conscient, il y a de bons moments presque drôles et d'autres presque saisis de langueur, on écoute ?  
Les comédiens on les pique avec des épingles mais ils hurlent, respirent à fond, improvisent et s'en détachent. Ils y perdent seulement quelques gouttes de leur sang.
C'est du cinéma ou de l'écriture ? de l'auto fiction avec les mots des autres... un partage ! un mur de lamentations...

Avec Viviana Moin, Christine Monlezun, Dominique Uber et
Nathalie Feyt
http://www.oliviersteiner.fr/blog/
https://vimeo.com/66007147

mardi 7 mai 2013

Dame X 3 dates en mai à 2 endroits ça fait 6x, c'est Géraldine Bourgue dans le même quartier Décrochage des tableaux de Pascal Briba


l'Oberzinc

Art studio théâtre  dans le cadre du Festival du printemps de la création
Il faut y aller c'est un phénomène à part Géraldine Bourgue : une femme orchestre qui détient tous les talents dans sa main et qui a choisi le difficile cap : celui de la création. J'ai travaillé avec elle sur 2 créations.
après y être allée le 16 mai et à l'expo de Pascal Briba (quel quartier Oberkampf, je veux y habiter.... )je vous le redis intensément, il faut y aller en Mai ou en Avignon voir cette Dame unique... X...

Sur FB

C'est un petit bonhomme bleu avec comme du goudron s/ la face. Sa nostalgie c'est la ville qui y a laissé comme des tatouages....

très bonne fête aux Pascaud,  il y avait tellement d'hommes hier soir au Décrochage de tes chers tableaux, et en plus que je ne connaissais pas... que je suis partie assez vite hier soir, sans penser que les fêtes se fêtent la veille. j'allais au théâtre voir Dame X à l'Oberzinc, tous les jeudis du mois de mai oh n'hésitez pas c'est une si grande artiste méconnue étoile filante de créations qui sortent d'elle hétéroclites comme a sa propre surprise et surtout pour déranger tous les spectateurs.... Gérald Hinnebourg s/FB et ailleurs mystère vas y Pascal Briba, avec tes amis pour boire un verre et HOP gratis le spectacle. C'était sa 2ème : Incroyable au niveau technique il/elle assurent grave, c'est d'une technique dépassant toute mesure. Et d'une sensualité d'un sens de la rupture entre la petite fille la plus en rébellion possible contre tous les adultes et le romantisme le plus échevelé en redevenir. Toutes les images des contes et des réalités qu'elle dérange comme dans un shaker restent gravés dans ma tête... Oberzinc 20h30 Dame X les jeudis qui viennent et les lundis aussi ailleurs voir flyers s/ my blog et après s/ Avignon... Offfffff. En revenant de ce spectacle, je peux te dire que quelque chose me manquait c'est un de tes tableaux. J'espère qu'entre temps personne ne te l'a acheté. C'est un petit bonhomme bleu avec comme du goudron s/ la face. Sa nostalgie c'est la ville qui y a laissé comme des tatouages....

lundi 6 mai 2013

Armande Altaï : hier dimanche....

Hier dimanche à la pâtisserie boulangerie de Saint-Maur, Le Petit Duc, j'ai vu une femme marchant un soupcon désarticulée sur des hauts talons ,mais n'est-ce  pas, ce qu'on appelle une démarche chaloupée, très lente dans ses mouvements, poudrée comme un clown blanc, des cheveux blond auburn en chignon bouclé comme dans les années 60  avec un rouge à lèvres fort, rouge, un châle mordoré à grandes fleurs, le reste de ses vètements corseté à ses formes faisait comme un fond noir. Face à son profil, je lui ai dit :
- on se connait on a joué dans la même pièce !
- quelle pièce ?
- Phèdre ?
- dans quel rôle ?
- Panope, la servante : Nathalie Feyt c'était dans les années...
- 91. Mais tu es devenue si élégante,
- et toi tu ne changes pas !
- le matin, c'est difficile... tu habites peut-être dans le coin ?
- Non, je rends visite à la maman de Pascal, mon ami.
Je lui ai présenté
- Quelquefois je me demande ce que sont devenus tous ces comédiens ? Stéphane a ouvert une école qui je l'ai appris marche fort bien et Michel Fau je suis allée le voir... bien-sûr.

A cet instant, je lui ai donné des nouvelles de presque tous les comédiens artistes techniciens que je connais encore.

Je lui ai parlé de toute ma hauteur, avec ma voix grave, je me sentais  tellement plus assurée dans mes souvenirs et mon parcours. Je me suis dit à ce moment là que cet épisode avait commencé comme une saynète de Ribes et se terminait comme une page de mon temps retrouvé.


Armande Altaïl jouait Phèdre dans une mise en scène de Stéphane Auvray-Nauroy assisté de Philippe Person, avec Yveline Ailhaud, Marie-Hélène Lentini, Catherine Piétri, Frédéric Constant, Michel Fau, Nathalie Feyt, les maquillages étaient déjà de Pascale Fau.

Michel Fau comme d'autres avant lui, devient le chiffon rouge des critiques, il dérange..../une vieille dame indigne Thérèse Clerc comme j'aime dans Éclectik/ arte : la journée de la Jupe Adjani

Critique sur le Point de Gilles Costaz
une critique d'un homme qui aime plus le théâtre que Montherlant, là nos gouts divergent et c'est rare avec Monsieur Gilles, mais nous sommes tout à fait d'accord sur le jeu exceptionnel de Michel Fau.

Aimer c'est humain hélas et cette dernière pièce montée par Michel Fau : Demain il fera jour, en dit long sur ce sujet, car bien des êtres humains sont incapables d'aimer, de faire l'amour et en plus on leur demande quand ils ressortent des chiffres comme 1% d'asexuels, ce que j'ai ri à cette statistique oui j'ai ri jaune. Car moi qui aime "les ondes" je me demande pourquoi on affuble le moindre paragraphe de chiffres. Par exemple dans la pièce de Montherlant les 3 personnages pourraient faire partie de ces statistiques.
Michel Fau est jalousé comme une Isabelle Adjani ou une Brigitte Bardot ou un Sacha Guitry, il gagne de l'audience vient du Théâtre Public si public il y est, et réalise des créations productions rédemptions d'auteurs, exigeantes.
Michel Fau devient populaire en passant par la porte du théâtre : uniquement son grand amour et son "1er mari" quoique l'Opéra ! L'humain comme l'amour peuvent devenir monstrueux et les amants comme les parents-enfants ne s'en rendent jamais compte sur le moment et là, Michel Fau nous prête un miroir déformant ? non grossissant pour nous arracher les mauvais tics.
Michel Fau et Léa Drucker sont invités sur la passerelle de Vivement Dimanche et ils y sont bien accueillis sur Pluzz à 11mn 40 du début, pendant une semaine.
Je préfère cette façon de parler de Demain il fera jour, que celle de cette critique écrite d'ailleurs comme celle de Fabienne Pascaud avec des contradictions qui la rend incompréhensible. Agora vox.




Une vieille dame indigne, pardon invisible, Thérèse Clerc comme j'aime dans Éclectik
*TOUT EST BON CHEZ ELLE, émerger du syndrome de la paire de couilles dans la tête, les plaisirs de la conversation, la vieillesse un moment parfait de l'existence. Elle est un des personnages du film documentaire : Les Invisibles, elle est à l'origine de la maison des Babayagas, pour les vieilles et non pas les seniors : mots maquillés, une maison auto-gérée. Notre période politique lui rappelle les années 37/38. La vieillesse : un des moments parfaits de l'existence et écouter la chanson de Colette Renard ?

*******

et sur Arte : j'ai vu la journée de la jupe quel choc, excellent film, quelle claque, je n'ai pas décroché une minute, à revoir sur Pluzz arte, quel Week-end !!!!!! et après une émission qui revient et l'interroge sur son parcours, quel cap, elle revient de si loin... Son 1er metteur en scène JP Rousillon, son 1er réalisateur : François Truffaut... et après on la tue virtuellement, tous les médias dans les années 80 la désignent comme mourante du sida.
LA JOURNÉE DE LA JUPE
Professeure de français dans un collège "sensible", Sonia Bergerac s'obstine à venir en cours en jupe, malgré la désapprobation de son principal, dépassé par la déliquescence de son établissement. Au bord de la dépression nerveuse, récemment quittée par son mari, elle vit de plus en plus mal sa difficulté à enseigner, la discrimination dont les filles sont victimes comme le racisme de certains élèves. Lorsqu'elle découvre une arme dans le sac de l'un d'eux, elle s'en empare et, paniquée, prend sa classe en otage. Intervention du Raid, angoisse des parents, négociations, vacarme médiatique... Dans le huis clos de la classe, l'envers de la cité se révèle...
(France, 2008, 87mn)
ARTE France

Date de première diffusion :
Hier, 20h45

Date(s) de rediffusion :
Jeudi, 9 mai 2013, 00h30
Mercredi, 15 mai 2013, 14h05
Jeudi, 30 mai 2013, 13h55
Thèmes :Cinéma & Fiction
Tags :Jean-Paul Lilienfeld, Isabelle Adjani, Denis Podalydès, école, professeur, prise d'otages

samedi 4 mai 2013

Littérature, livres pour garder le moral après, malgré tout le reste ? Clément Fingal Benech et Mathieu Simonet. Point de liseuse ni de tablette. Vive les supports papiers : à lire, journaux, livres.

Un refuge que l'amitié des livres ça tient la route même pour un temps compté.
La tablette est trop froide encore pour moi j'ai besoin de partage comme avec des bulles d'air et des gouttes de pluie et un souffle de vent et le bruit de la radio et le goût et l'odeur du pain et de douceur et de la compagnie des chats...
L'amitié des livres répare l'isolation actuelle non seulement parce qu'on est très occupé mais parce que la fidélité la durabilité des amitiés exigeantes et humaines, au fil des ans, deviennent "plus rien".
On fait semblant. On est remplacé et c'est la vie. "Rien de grave."
Les livres on garde la main, on les range on les abandonne on les raconte les partage les donne avec vite l'envie de savoir ce que l'autre va en dire. Les livres sont presque vivants. Ils vieillissent gondolent dans notre souvenir et surtout on peut les citer les reprendre les relire ils nous en remercient et se souviennent de tous les mots de notre 1ère rencontre. Et ils font meubles, décors, couleurs : ils ouatent ma vie.

 

 et Marc Beltra de Mathieu Simonet pour des tas de raisons restera en vous pour croire en toutes circonstances même les plus tragiques, à la délicatesse, affective.
un site à retenir pour tous les otages du monde.




Alexandre: "Je demeure convaincu que la foi répond à un besoin. La foi est un don que l'on obtient quand on le demande. Il n'y a pas de plus grande foi que celle d'un converti, car il a testé l'angoisse de ne pas savoir."

L'écriture, c'est apprendre à pousser les mots avec ses coudes.



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* un article du monde Philip Roth et son mentor et un dessin d'humour sans rapport sur la Chine.


Hommage à un mentor, par Philip Roth

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J'avais douze ans quand je suis entré à l'Annexe de Hawthorne Avenue en 1946. C'était à l'Annexe, à un quart d'heure de bus du bâtiment principal, qu'on allait à cette époque quand on entrait en première année à Weequahic High. Le premier professeur en face duquel je me suis trouvé dès la première heure de mon premier jour à l'Annexe s'appelait Bob Lowenstein. Le Dr. Lowenstein. Doc Lowenstein. Il venait à peine d'être démobilisé après la seconde guerre mondiale, et à l'inverse de la plupart des autres enseignants du secondaire, il ne mettait jamais en avant son titre de docteur ès lettres. On se rendait aussi tout de suite compte, même à l'âge de douze ans, qu'il s'agissait d'un homme formidable qui ne supportait pas les plaisantins.
Bob était mon professeur principal. Cela voulait dire que chaque jour, durant toute l'année scolaire, c'était lui que je voyais en premier quand j'arrivais le matin. En fait, je n'ai jamais suivi aucun cours de langue avec lui – mademoiselle Glucksman enseignait le français et la senorita Baleroso l'espagnol – mais je ne l'ai jamais oublié. Qui aurait pu l'oublier parmi les élèves de Weequahic High ? C'est pour cette raison qu'au moment de la croisade anti-communiste des années quarante et cinquante, quand à son tour il s'est fait sauvagement attaquer et mettre en pièces par la Commission des activités anti-américaines du Congrès, je me suis tenu informé de son sort du mieux que je le pouvais en lisant les articles que j'avais demandé à mes parents de découper dans les journaux de Newark pour me les envoyer.
Je ne sais plus comment nous nous sommes retrouvés vers 1990, quarante ans après avoir obtenu mon diplôme à Weequahic High. J'étais de retour aux Etats-Unis après avoir principalement vécu à l'étranger pendant une douzaine d'années. Soit je lui ai écrit pour lui dire je ne sais plus quoi, soit c'est lui qui m'a écrit pour me dire je ne sais plus quoi, et nous avons déjeuné ensemble dans un restaurant, puis chez lui, à West Orange. A la manière de Bob Lowenstein, je vais dire les choses dans un langage simple, de manière aussi directe que possible : je crois que nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre.
Il m'envoyait ses poèmes par la poste, parfois dès qu'il les terminait, et je lui envoyais mes livres au moment de leur parution. Je lui ai même envoyé le manuscrit de l'un de mes livres – la Pastorale américaine – parce que je voulais qu'il le lise avant sa publication. Il y avait plein de choses dans ce livre sur Newark au début du XXe siècle, et je voulais le lui soumettre pour être sûr qu'il n'y avait pas d'erreurs.
J'ai envoyé une voiture chercher Bob chez lui pour faire le trajet de deux heures et demie jusque chez moi, dans la campagne du nord-ouest du Connecticut. Pendant le déjeuner, je lui ai demandé son avis sur ce que j'avais écrit. Nous avons discuté durant tout le repas... puis toute l'après-midi. Comme toujours, il avait beaucoup à dire, et je crois bien que j'ai écouté tout ce qu'il m'a dit ce jour-là avec la même attention que je l'écoutais nous lire les annonces du jour, chaque matin à 8 h 30 dans notre salle de classe de l'Annexe de Hawthorne Avenue.
Dans mon roman J'ai épousé un communiste, le narrateur, Nathan Zuckerman, dit à un moment donné : "J'ai l'impression que ma vie est un discours que je n'ai jamais cessé d'écouter." Pour moi, la voix de Bob est l'une des voix les plus persuasives qu'il m'a été donné d'entendre. Le réel était omniprésent dans tout ce qu'il disait. Comme tous les grands pédagogues, il était l'incarnation même de cette transformation des choses par le discours.
Je dois dire ici qu'à son arrivée chez moi dans le Connecticut, il est descendu de la voiture un livre à la main. Ce qu'il avait lu durant le trajet, c'était un recueil de poèmes en français, de Charles Péguy, ce grand écrivain catholique disparu depuis presque un siècle au terme d'une vie très brève. Je savais bien évidemment que Bob était un homme sérieux, mais ce n'est qu'à la vue du livre de Péguy, ce livre qu'il avait choisi comme lecture pour la route, que j'ai compris à quel point il l'était.
En 1993, le jour de mes soixante ans, j'ai fait une lecture publique à Seton Hall, l'université de South Orange, et les gens qui m'avaient invité m'ont organisé une petite fête d'anniversaire surprise. Bob et sa femme Zelda y ont assisté. En fait, avant que je ne prenne la parole, c'est Bob qui m'a présenté ce soir-là, car il habitait à moins de deux kilomètres de Seton Hall et ne manquait jamais aucune de leurs soirées de poésie. Il avait quatre-vingt-cinq ans à l'époque. Dire qu'il avait encore vingt ans de bonne vie active devant lui – qui d'autre que Bob aurait pu le savoir.
Je lui avais écrit pour lui demander de dire un mot d'introduction, et de le voir ce soir-là à Seton Hall, debout devant un pupitre, évoquer avec beaucoup de finesse, d'esprit et de charme notre première rencontre en tant qu'élève et professeur m'a fait un immense plaisir. Je crois bien que pour lui aussi ça a été un immense plaisir.
Bob m'a servi de modèle pour le personnage principal de mon roman J'ai épousé un communiste, un livre paru en 1998 qui revient sur l'anticommunisme dont j'ai parlé plus haut et la violence ignoble avec laquelle Bob et des gens comme lui ont été traités par la racaille alors au pouvoir.
Ce personnage est un professeur du secondaire à la retraite. Il s'appelle Murray Rhinegold et, comme Bob, il enseigne à Weequahic High, mais contrairement à Bob, il n'enseigne pas les langues romanes mais l'anglais. J'ai aussi changé quelques détails, son aspect physique, ce qu'il avait fait pendant la guerre, ainsi que quelques détails importants de sa vie privée – par exemple, Bob n'avait pas pour frère un dangereux assassin – mais pour le reste, j'ai essayé de rester fidèle à l'étendue de ses vertus, telles que je les percevais.
J'ai aussi indiqué au passage le singulier plaisir qu'il prenait à lancer l'effaceur de tableau dès qu'il avait l'impression qu'un élève disait quelque chose de complètement idiot, généralement une bêtise due à un manque d'attention, le plus grave de tous les péchés.
Au bout du compte, le sujet de J'ai épousé un communiste, c'est l'éducation, l'apprentissage, la position et le rôle du mentor, et plus particulièrement l'éducation d'un adolescent intelligent, sérieux et impressionnable auquel on veut apprendre comment devenir – et aussi comment ne pas devenir – quelqu'un de courageux, d'honorable et fiable. La tâche n'est guère facile, nous le savons, car il y a deux gros écueils pour nous faire trébucher : l'absence de pureté du monde et notre propre absence de pureté, sans parler des énormes imperfections de notre intelligence, de nos émotions, de notre faculté de prévoyance et de notre jugement.
Ce livre sur un jeune garçon et les hommes qu'il croise dans sa vie commence par un bref portrait de Murray Rhinegold, celui des deux frères Rhinegold qui n'est pas un violent et dont la colère froide est réservée à l'injustice aveugle. D'ailleurs, d'une certaine manière, Murray Rhinegold reçoit, lui aussi, une éducation.
Comme ce fut le cas de Bob, évidemment, quand à la fleur de l'âge il se fit brutalement crucifier, quand il fut pris dans ce piège qui devait ruiner tant de carrières si prometteuses dans l'Amérique de cette époque – victime comme des milliers d'autres de la première décennie honteuse de l'histoire d'après-guerre de son pays. On lui retira le droit d'enseigner dans les établissements scolaires de la ville de Newark pendant six ans, on lui interdit d'exercer le métier qu'il avait choisi : exclu pour raisons politiques, dangereux pour la jeunesse.
Ce n'est plus de l'éducation d'un enfant que je parle maintenant, mais de celle d'un adulte : apprendre le manque, la douleur, et cette inévitable composante de la vie, la trahison. Bob avait une volonté de fer et il résista à l'horreur de l'injustice avec un courage et une bravoure extraordinaires, mais c'était un homme, et c'est en homme qu'il a vécu tout cela, dans la souffrance.
Dans mon roman, j'espère avoir fait une large place aux qualités de notre ami défunt, cet homme de légende d'une grande noblesse qui avait compris, comme Charles Péguy avant lui, que "la tyrannie est toujours mieux organisée que la liberté". Je ne sais pas comment Péguy est arrivé à cette conclusion, mais c'est une leçon que Bob a apprise au prix fort.
Traduction de Lazare Bitoun




Maison de la Poésie : si nous devenions des militants de la Poésie... Mai juin ça foisonne...


Maison de la poésie


La Maison de la Poésie est située depuis 1995 dans les murs du théâtre Molière, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques de Paris. En 1974, le lieu a subi une reconstruction totale dans le respect de sa structure, de ses formes et de son volume. Surmontée d’une coupole, la salle actuelle restitue l’architecture originale des théâtres du XVIIIe siècle, avec balcons et parterre en gradins. Aujourd’hui la Maison de la Poésie est une scène de lectures et de créations, de rencontres et de débats dédiée à la voix des poètes et des écrivains.


157, rue Saint-Martin






























Une maison poétique et vivante, curieuse et foisonnante, dont le programme se renouvelle chaque jour ou presque.

Un lieu réactif, sensible à l’actualité et ouvert au monde, qui s’adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu’à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l’image…

Une scène de lectures et de créations, de rencontres et de débats dédiée à la voix des poètes et des écrivains.

Olivier Chaudenson, directeur de la Maison de la Poésie.



(Programme sous réserve de modification)
Ouverture de la billetterie en ligne et informations complémentaires disponibles
sur le site de la Maison de la Poésie à partir du 4 mai 2013.



Maison de la Poésie - Passage Molière - 157 rue Saint Martin Paris 3e - M° Rambuteau / Les Halles
Renseignements/réservations sur place ou par tél. 01 44 54 53 00 du mardi au samedi 14h-18h
www.maisondelapoesieparis.com   son programme.              


 Un lieu de refuge.


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vendredi 3 mai 2013

Demain il fera jour au Théâtre de l'OEUVRE /Critique dans Télérama/Festival de FIGEAC avec entre autres Michel FAU, Richard III, Le Malentendu de Camus....

  • Cette soirée sur France 2 consacrée au Théâtre fait que je me suis faite interpelée à propos de Michel FAU, dans ses Phèdre de son Récital Emphatique : " il est incroyable, je vais le montrer à mon fils, on peut se le repasser sur Pluzz, pendant une semaine." m'a dit cette collègue... certains amoureux du théâtre ont regardé cette émission. 


         
         voilà le scan/image de cette critique importante pour resituer le contexte de la pièce.
  • Madame Pascaud * voulait être comédienne ou prof de lettres ? elle réecrit, non pas la pièce mais presque l'Histoire...

    Bon, elle a bien senti le côté envoûtant et les choix expressionnistes de la Mise en scène . Et elle a repris de si belles notes de fin... une citation de Cocteau : "Ils sont des mensonges vivants qui hurlent d'atroces vérités."

    Je ne suis pas du tout d'accord avec l'analyse du jeu de Michel, "cabotin*" dans ce rôle ? où ? mais tout à fait d'accord sur "la puissance" de jeu exceptionnelle de Michel Fau, et sur le prodige de Léa Drucker. Moi je dirais que Michel Fau est dans la démesure tel pour un Richard III, ou un diable dans Faust, et il nous fait pleurer. Et je vous répète la blague de Pascal à propos de Richard III : "je ne peux pas voir le 3 je n'ai pas vu le 2 !", qui me fait bien-sûr rire à chaque fois. On ira quand-même, car ça y est, on a pris nos places pour Figeac, le festival, le Lot, les amis, les vacances.
    *un cabotin ne se fait remarquer que pour des tics d'acteurs, il est rarement s/scène à quatre pattes dans le noir et d'une puissance exceptionnelle.http://festivaltheatre-figeac.com/

    entre autres pour Richard III
    *à me relire, je me dis que je suis comme certains...jaloux. Car la critique de cette extraordinaire passeuse de théâtre jamais fatiguée d'ouvrir plus large son audience, est très fine cultivée bien-sûr et argumentée. C'est parce qu'elle écrit là sur Michel Fau. Non, elle sait ce qu'elle dit sur bien des pièces et n'est pas étriquée dans son éventail de choix. C'est un beau travail que ces glaneurs de culture s/télérama comme à France-Inter. 

  • bon mois de mai.... en attendant les Vacances, la Vraie Vie : y  a toujours un moyen de faire la fête sur une pelouse en ville, au bord d'un chemin creux à la campagne, ou dans les champs de son imagination d'abord.... en observant partout les gens en se posant dix mille questions à leur sujet, et sourire vraiment aux inconnus...

jeudi 2 mai 2013

Au Lucernaire, je répépète : Je suis drôle, et Les prés que l'arrêt rend imaginaires....CINÉ : BULLHEAD s/Canal et MUD s/les écrans à ne pas manquer...

Je sors d'un formidable spectacle court, une heure seulement:
"Je suis drôle".

C'est le monologue d'une mère de 40 ans.
Dans la vie, elle est comique, mais ça ne marche pas fort pour elle. Sur le canapé est avachi son fils de 17 ans. L'ado, muet, alterne mines boudeuses et grognements face aux propos monstrueux de sa mère (on croirait Willy dans "Oh les beaux jours"). L'ado, Solal Forte, est excellent.

Quant à Claude Péron, elle s'impose dans ce texte absurde, drôle, méchant et malin signé Fabrice Melquiot dont je ne suis pas fan, d'habitude.

Un grand bonheur!

"Je suis drôle", au Lucernaire, à Paris, à 20 h , rue N D des Champs.
Emmanuel Antoine Pierre Serafini Imagines, j'étais à la rue blanche avec elle(s) - car à l'époque il y avait les deux soeurs jumelles) et elles ont passé ensemble un texte de zouc sur une femme qui cherche à faire tomber son mari du balcon, c'était génial.... Elle est géniale....
il y a 9 heures via mobile · J’aime · 1

Nathalie Feyt Ah une sœur jumelle... Une adepte de Zouc qui passait ses saynètes au cours de théâtre.... elle a joué avec Olivier Py Pierre Guillois Michel Fau et vous la connaissiez quand elle a joué dans les non moins bons films d'Albert Dupontel. Ils ont été ensemble? - oui mais cela ça les regarde ! comme Djaoui Bacri...
-Comme !? No comment ! allez-y, sa voix est inimitable, son jeu, son élégance a la Hepburn Callas, son sens de la rupture à la Zouc, voyez donc au refuge : Le LUCERNAIRE !
;-)
D'autres pièces dont une sur RILKE et programmation de cinéma
 LES PRÉS QUE L'ARRÊT REND IMAGINAIRES (Rainer Maria Rilke)
Photographies de Roddy Laroche Samsonoff
Du mardi 7 mai au samedi 15 juin 2013

Vernissage le samedi 11 mai de 15h à 19h (Entrée libre)

Exposition proposée dans le cadre de la programmation, au Lucernaire, de “Je n’ai pas de toit qui m’abrite et il pleut dans mes yeux”.

Plus d'infos : https://www.facebook.com/notes/roddy-laroche-samsonoff/exposition-les-prés-que-larrêt-rend-imaginaires/10151345445272126

Nathalie Feyt s/FB
tu m'étonnes avec un titre pareil et une telle dédicace, je vais y venir eh non, pas encore, m'y téléporter...
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Nathalie Feyt s/FB

c'est fini le 1er mai, pas un jour de fête mais un jour chômé dans le monde entier. Et nous sommes allés au cinéma au lieu d'aller manifester : pour y trouver un film envoûtant émouvant et tellement précis dans toutes ces petits détails qui rallument : "les feux" intérieurs , (enseigner c'est allumer un grand feu) pour tenter de vivre et essayer de devenir et rencontrer quelqu'un de bien . Mud et le soir s/Canal un film flamand : Bullhead (critique du Monde) premier long métrage de Michaël R. Roskam. Je ne peux m'en sortir de ces images-personnages en un peu folle que je suis.... Qu'elle folie un soupçon de dyslexie un autre de dépression un autre d'autisme et puis un grain de folie ordinaire : la nostalgie mère de bien d'autres regrets manqués jalousies liées a la névrose : flash back s/ l'enfance... que de bestiaux à dompter tenir en laisse apprendre avec qui compter. Les comédiens oui ne savent rien d'autre faire que jouer, mais en rien ils ne sont (tout a fait) les héros ou les monstres qu'ils interprètent. Bref que des êtres humains qui comme les autres n'aiment pas être pillés. Mais bon ça se comprend si on aime trop... on risque de détester, alors on déblate (raccourci entre blablate et délatte), on cancane ; la vie : les entrées les sorties les répétitions et la compréhension . - Y compris des violences ?! Et voilà pourquoi l'éducation n'est pas à annuler jamais y compris : "les savons". Se prendre un savon c'est une expression du film : MUD (critique du Nouvel Obs) à ne rater sous aucun prétexte, le réalisateur Nichols celui de Take Shelter ! C'est seulement son 3ème film. Thanks Jeff, t'es pas tout seul....

Pourquoi je réunis ces deux films : qui n'ont rien à voir, parce que les personnages principaux ne sont  ni des héros ni des anti-héros, ce sont des hommes à l'enfance cabossée... pour rester dans l’ellipse.  Et surtout on y croit tout le long et ils voyagent à nos cotes les personnages, tous les secondaires sont aussi bien traités, dessinés, repérables. Les acteurs prodigieux. La réalisation implacable et avec des plans larges réservés aux paysages et aux êtres comme liés...