jeudi 13 juillet 2017

On n'arrête pas le théâtre 2017 : La voix de Samuel Beckett et Play Loud


La voix de Samuel Beckett Texte et mise en scène de Stéphane Auvray-Nauroy, avec Julien Kosellek assistante à la mise en scène Sophie Mourousi, lumières Xavier Hollebecq
Vous ne pouvez plus y aller ce soir nous y étions le 11 au soir, ce spectacle a été repris tel quel... même mise en scène. Ce spectacle a mûri depuis sa création que j'avais vue. Certes j'ai oublié la mise en scène eh oui ! c'est comme cela l'accumulation quand à Venise ou pire à Florence on visite trop d'églises on ne voit plus les tableaux et puis on s'accroche à un silence dans un visage... Eh bien là je me souviens je ne m'étais attachée qu'à la beauté de l'acteur et puis là j'ai comme découvert que la beauté pouvait être un handicap et soudain quand elle prend de la veine et du coeur on lit tout, on entend tout. Je me suis dit certes Beckett devait faire plus vieux que son âge même quand il était jeune. Oui l'élégance on la retient comme une transformation de la souffrance. Ce tableau qui fait corps et donne sa voix ne sera plus accroché sur ce plateau ....  J'ai beaucoup ri de l'humour sur soi cad de l'amour des acteurs de la mise en scène au début beaucoup plus que l'autre fois, je suis sûre...




PLAY LOUD
avec Mathilde WeilVivien NiderkornCécilia AnseeuwLea DelmartMargot Georgia MolvingerCédric ColinAdrien DewitteFiona Lévy et Damien Sobieraff.
J'y étais le même soir donc toujours au festival on n'arrête pas le théâtre voir Play loud de Falk Richter par le collectif géranium, ils ont beaucoup de talent et détournent toutes les conventions théâtrales musicales chorégraphiques, ils entourent le public et sont extrêmement séduisants mais ... quelqu'un mn a dit quelqu'un... il manque un metteur en scène pour couper certaines longueurs. Quand on est détourné par un collectif en plus, cad qu'ils font tout la mise en scène, la dramaturgie,  la mise en place, la musique, la danse, le jeu, on a envie de se planquer derrière nos habitudes de spectateurs assis et passifs. Un collectif c'est la garantie que tous jouent à part et à mesure entière sans jamais remporter le premier rôle et cela voyez vous au théâtre, ça permet cette énergie ressentie dans tout le public,  cette envie de sauter sur scène avec eux, d'avoir leur âge, on regarde de tous les côtés un peu émerveillés par cette éclatante originalité qui n'appartient qu'à eux....
J'ai adoré une scène on l'on imagine avec eux en regardant une jeune femme qui regarde Possession avec Isabelle Adjani sur un grand écran en fond de scène, une petite fille de 11 ans qui regarde ce film sur un petit écran...
Bravo les enfants d'une dame qui en a déjà beaucoup vu et sur scène et dans la vie. Moi aussi j'ai fait du théâtre parce que je voulais être proche, proche, proche....

http://www.etoiledunord-theatre.com/item/79-on-n-arrete-pas-le-theatre-2
Je pense à tous les spectacles que j'ai ratés, je les ai délaissés à cause de cette roulette des aléas de la vie et contre ma totale volonté, car même si les malades font partie des vivants ils n'ont pas le même champ opératoire, pardon le choix, de possibles.
c'était hier soir à la fête où je n'étais -pas là !-
mais j'ai reçu le mot !
ON vous dit merci !
Merci aux fidèles d'avoir été là, et aux nouveaux festivaliers d'avoir été si nombreux !
Merci aux artistes, pour la diversité, les inattendus, les rêves et les beaux textes !

ON n'arrête pas pour longtemps
ON vous aime, ON vous souhaite un bel été !

#youwontstoptheatrer

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