vendredi 3 mai 2019

Tremblements et Gloria Bell et Anémone, Merde !


Nous avons vu deux films le premier au MK2 Quai de Seine Tremblements et le second dans le grand multiplex de notre quartier Gaumont-Convention, Gloria Bell. 
Le cinéma permet de tout intercaler avec les réalités, les tristes nouvelles et aussi de se dire dans quel monde nous sommes et vers quel avenir nous allons.

Là il s’agit de deux films américains, le premier en Amérique du Sud du Guatemala, et le deuxième réalisé par un chilien, est un remake très différent car interprété et réécrit par Julianne Moore, héroïne du cinéma nord américain indépendant, du long métrage initial, réalisé aussi par Sebastian Leilo, nommé lui Gloria tout court et tourné au Chili -que je n’ai pas encore vu- (l’importance des lunettes : accessoire du rôle pour les deux actrices ). 



Après deux jours de digestion du 1 er  et une nuit, du 2 ème je reste globalement conquise par les deux certes différemment et insatisfaite, par le rythme.
Tremblements : c’est surtout l’exposition des faits au début qui frôle l’étouffement. Et puis il y a les enfants la scène des enfants... très belle, eux sont neufs dans leurs sentiments pour leur papa.Mais la religion confiée aux Évangélistes fait peur et en même temps on comprend comment elle utilise le collectif pour créer une spiritualité festive mais stricte

Je re regarde cette photo et je me dis que le meilleur dans ce film c’est la relation de cette mère à ses deux enfants, là par exemple elle est au cours de yoga donné par sa fille.

Gloria Bell : c’est tout au long comme intouchable malgré l’interprétation. L’écrin, la photo des extérieurs à Las Vegas ou dans le Parc d’attractions sont remarquables. Julianne Moore : Pascal n’a pas du tout accroché aux personnages, son personnage de Gloria, il l’a qualifiée de dépressive ... « elle pleure tout le temps ». Turturo est toujours pour moi aussi hypnotique mais on lui en veut d’être aussi peu amoureux en définitive. 

La vie familiale dans les deux films est adhésive collante différemment par des aspects cruelle, elle suscite des modèles, des dépendances, des aliénations irréductibles. Au moins dans le deuxième on peut s’envoler à l’autre bout du monde et les personnages sont conscients qu’on peut tous mourir demain. Dieu y manque à l’appel.



Hommage à une actrice singulière : Anémone 
« Une actrice géniale. Belle et reBelle. Indomptable. En ce 1er mai elle n'est plus là et elle vous dit MERDE ! » Pechelune Studio
Anémone, merde mot magique qui porte chance avant une première représentation, là, pour ta sortie de Terre et ton entrée dans nos airs: tristes coléreux, énigmatiques, rebelles, notre pensée nos souvenirs et donc derrière Jean-Pierre Marielle dans nos cieux ....

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