vendredi 6 février 2009

Minetti j'en reviens... PORTÉE et tellement heureuse...

Ce sont des brèves que j'ai mises sur un mur

c'est sur le logiciel Facebook

l'illusoire support lucarne, qui devient réalité : Et si ces quelques uns déjà là pouvaient se donner la main...



"Nathalie Feyt est revenue, elle a bu chaque goutte de cette musique exceptionnelle du jeu du texte et de la voix intérieure de Monsieur Piccoli. Depuis je suis comme portée.
Nathalie Feyt est comme dans un rêve qui se faisait attendre et qui a été plus qu'à la hauteur de cette attente, à l'écoute des autres comédiens(ennes)."

Quel petit bijou : j'ai pleuré quand j'ai vu Evelyne Didi et Michel Piccoli et l'acteur qui joue le portier, regarder l'immense rideau de velours rouge clair vif, se baisser
et ils le regardent ensuite dans l'exacte même position, se relever
Et il devient Mer, le rideau rouge, on est à Ostende au bout de l'Europe toujours tenue par des imbéciles.
C'est une tempête qui a apaisé mon cœur totalement hier soir
et les amis ensuite et la soirée le retour tout à la hauteur de mon sentiment
bravo chapeau bas
et ce moment d'éternité où ce double acteur habitant des silences et des cintres embrasse la jeune fille qui attend son amoureux avec un transistor qu'elle tient comme un enfant
"Plus vous attendez, plus vous-êtes belle"
ET ELLE ATTEND très longtemps et il arrive et il l'aime et elle l'aime
et ils s'en vont et elle lui laisse son transistor
et il reste seul sur son radeau valise malle à costumes et à coupures de Presse seul dans le monstrueux
mais il a la chance d'être à Ostende, et bien loin de son pays natal
Monsieur Thomas Bernhard qui vous êtes suicidé
pourquoi ne nous sommes pas rencontrés je vous aurais donné laissé avec de la musique et vous aurait convaincu rien qu'avec mes yeux et mon sourire quand je suis amoureuse
de quitter l'AUTRICHE pour Ostende, c'est quand même plus tranquille que Beyrouth
ce sont 2 lieux de voyage comme certaines villes d'Italie du sud... Eboli d'où il ne faut plus repartir
Qui a pu écrire ces insanités critiques où il est question des trous de mémoire de l'acteur, pauvres critiques pathétiques faux semblants aimant le théâtre soit disant,
à l'heure des oreillettes "et là...
n'est pas la question"
****************************************************************************
NB voir le film et lire le livre
Le Christ s'est arrêté à Eboli
de Carlo Levi

Éditions Folio, 303 pages
facile à lire
La Lucanie est un pays de grisaille. Dans ce coin de misère du sud de l'Italie, le printemps n'amène ni fleurs, ni fruits. C'est un pays d'exil pour Carlo Levi, opposant au régime fasciste. Un pays tout juste bon à abriter la vie austère et sans but des cafone, rançonnés et méprisés par tous ceux, des politiciens de Rome aux pharmaciens, en passant par les seigneurs, les curés et autres médecins, qui usant de ruse, de violence ou de boniments, arrivent toujours à prélever quelques lires à ceux qui n'ont rien.

D'un tel pays, où même le Christ ne s'est pas arrêté, on ne peut que fuir, vers l'Amérique ou vers la guerre que mènent les romains, là-bas, en Abyssinie, de l'autre côté de la mer. Mais l'Afrique peut être aussi le lieu du dernier souffle et bien des cafone de Gabliano sont rentrés bien pauvres d'Amérique, après la fameuse crise de 1929. Alors entre la malaria et le percepteur, autant rester au village et tenter d'y survivre.

Carlo Levi, don Carlo, c'est un seigneur, c'est entendu. Mais pas un seigneur comme les autres. Il a accepté la tâche ingrate de médecin. Dans le dénuement total, ce n'est pas qu'il puisse faire des miracles. D'ailleurs, autant compléter ses prescriptions par celles des sorcières. Mais Don Carlo n'est pas un de ces « médecins pour les ânes », ignorants, méprisants, et qui ne consentent à se déplacer dans les cahutes des cafone que s'il y a rétribution à la clef. Autant dire pas souvent. Avec Don Carlo, on a affaire à un médecin pour les hommes. C'est en homme, en femme, en enfant, tel que vous êtes qu'il vous regarde, qu'il vous ausculte, puis qu'il vous écoute. Et enfin qu'il vous peint. Alors la Lucanie, sous le pinceau, pardon, la plume, de Carlo Levi prend les couleurs des vies des paysans et de tous les habitants de Gabliano, de leurs cœurs, de leurs amours, de leurs haines, de leurs jeux, de leurs croyances, de leurs peurs, de leurs lâchetés, de leurs résistances. Le récit de ses deux années d'exil devient une galerie de portraits doux-amers, clairs obscurs, où même chez le podestat fasciste, la fragilité de l'humain transperce le poids des servitudes plus ou moins volontaires.

Alors, comme Carlo Levi, on se sent en intimité dans ce pays plein de contrastes et de vies, et comme lui, c'est à regret, mais plus riche qu'avant, qu'on tourne la dernière page du livre.

Le 3 décembre 2001

et sur WIKIPÉDIA
Le Christ s'est arrêté à Eboli (film)

Le Christ s'est arrêté à Eboli (Cristo si è fermato a Eboli) est un film franco-italien réalisé par Francesco Rosi en 1979, avec Gian Maria Volontè dans le rôle principal. C'est l'adaptation du roman éponyme de Carlo Levi racontant, dans l'Italie fasciste, l'exil d'un opposant dans un village perdu de Lucanie.


Inspiré du roman autobiographique de Carlo Levi, ce film raconte la vie d'un médecin et écrivain antifasciste placé en résidence surveillée à partir de 1935. Toute activité lui est interdite, y compris d'exercer la médecine. Il découvre le monde paysan, loin des cercles intellectuels. Il sera libéré au bout de deux ans après avoir conquis l'estime des paysans pauvres de la région.

mercredi 4 février 2009

Sarah Bernhardt à l'Oeuvre avec Jérôme Pradon d'Alain Marcel

Est-elle chimère, est-elle réelle pour les actrices amoureuses de la scène, l'émotion suscitée... par l'histoire de cette très grande dame du théâtre, une Diva et qui ne chantait pas de l'opéra, mais jouait des textes pour la seule musique des mots et du silence : le lyrisme.
L'odeur des planches, dans les loges, les photos, les ustensiles de maquillage, quelques mots accrochés sur la glace, l'exigüité le plus souvent et les manies des collègues qui à chaque fois celle là qui recule sa chaise au début, vous bouscule... les bouteilles de jus de fruits, eaux-minérales, les costumes, les accessoires, tout est un peu teinté d'imaginaire, impressionné par des grandes comme Sarah Bernhardt...


Alors donc je suis allée au théâtre de l'œuvre voir" l'Opéra de Sarah"
Ce n'était pas la mienne de Sarah, mais je reconnais l'étonnante prestation du comédien, les lumières, le pianiste jouait un peu fort...
Ils ont sonorisé le théâtre : enceintes micro, était-ce bien utile, je connais cet écrin là, cette scène là, l'acoustique en est excellente.

Je vous laisse découvrir ces spectacles du théâtre dans le théâtre : O Carmen(voir plus bas, autre article) et l'Opéra de Sarah

Je vous reproduis l'article du Figaro :
"Sarah Bernhardt retrouve
la scène
article de Nathalie Simon
02/02/2009
L'acteur Jérôme Pradon endosse le rôle de la Divine dans «L'Opéra de Sarah», d'Alain Marcel, au Théâtre de l'Œuvre. Une performance éblouissante.


Un micro fixé derrière l'oreille, en chemise et pantalon gris clair, pieds nus, Jérôme Pradon s'adresse en breton à sa petite «Fleur de lait», Sarah, 6 ans, émerveillée par l'océan. Caméléon, l'acteur-chanteur interprète et la nourrice et la Divine. Au total, il endosse le costume de pas moins de soixante personnages qui ont croisé Sarah Bernhardt. Sur scène, six tabourets dont celui de Damien Roche, le pianiste qui accompagne Jérôme Pradon. Ils feront office de compartiment de train, voiture et autres véhicules dans cette «saga extravagante et musicale» que revendique Alain Marcel . Judicieusement éclairé par Laurent Béal, le mur vierge du Théâtre de l'Œuvre est propice à un voyage dans le passé. Trop long sans doute, mais la prestation de Jérôme Pradon mérite qu'on s'y arrête.

Retour en arrière. La mère de Sarah « court le monde », son père brille par son absence. Arrachée à sa Bretagne, la fillette est placée dans un couvent, suit des cours de chant et de musique, est remarquée par la célèbre tragédienne Rachel quand elle remplace au pied levé une camarade dans une pièce.

À 16 ans, elle entre au Conservatoire de Paris. Le public revit avec Sarah Bernhardt ses déboires - elle essuie trois échecs successifs à la Comédie-Française, qu'elle quittera à deux reprises - et ses succès, son triomphe à l'Odéon avec Le Passant, la pièce de François Coppée. Outre ceux que Sarah appelle «les amants de maman», des figures mythiques ressuscitent : le duc de Morny, qui « pistonne » l'adolescente pour entrer dans la maison de Molière, Victor Hugo, Oscar Wilde, George Sand, entre autres admirateurs de la comédienne, Marie Colombier, son amie, Rossini, Napoléon III… L'auteur et metteur en scène Alain Marcel offre uniquement la première partie de son Opéra, Avant l'Amérique. Il faudra patienter encore quelques mois pour découvrir le second opus, Après l'Amérique."

Théâtre de l'Œuvre, jusqu'au 23 mars, tél. : 01 44 53 88 88.


S/EVENE sur Internet



L'Opéra de Sarah
[Théâtre - Spectacle musical]
Lieu : Théâtre de l'Oeuvre - Paris
Dates : du 20 Janvier 2009 au 23 Mars 2009


Conseillez "L'Opéra de Sarah" à un ami

- Mise en scène d'Alain Marcel -



Présentation
Un comédien, seul en scène, déroule, en dialogue et en chant, la vie trépidante et romanesque de Sarah Bernhardt. Il réinvente mille événements édifiants, mille péripéties extravagantes, ressuscitant et incarnant tous les personnages à la fois, âges et sexes confondus. En fond de scène, un pianiste accompagne la narration de l'acteur, formant avec lui un duo de chambristes : deux artistes n'en faisant qu'un et s'amusant à parcourir mot à mot, note à note, le curieux livret, l'étonnante partition de 'L' Opéra de Sarah'.

Mise en scène d'Alain Marcel
Lumières de Laurent Beal
Son de Hervé Lombard
Avec Jérôme Pradon, Damien Roche
Informations complémentaires

De 20 à 40 euros - Du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15h - Théâtre de l'Oeuvre, 55 rue de Clichy, 75009 Paris - Renseignements : 01.44.53.88.88

» Vos billets à prix réduits sur TickeTac.com «
L'avis [du public] ****

Avis de lilibel07
Jubilatoire, magique, Alain Marcel nous fait un merveilleux cadeau ! Courez voir cet Opéra de Sarah, retrouvez l'univers de la Divine et laissez vous porter par la magie des mots, des chansons, de la musique et l'immense talent de ce jeune [...]
Avis de Vadla
Étonnant, drôle, émouvant, en un mot excellent ! Cet "opéra" en solo lie avec brio comédie, musique et chant, dans un tourbillon de situations qui nous révèlent pas à pas la vie si peu ordinaire de Sarah Bernard. Jérôme Pradon est virevoltant, [...]

"Un si funeste désir"de Roubaix à Paris

Je suis sur mon blog car j'ai comme perdu le sommeil, j'aime la nuit, plus du tout les soirées d'après le boulot, ce passage obligé, me désarçonne, ces changements professionnels et aussi de transport, sont-ils réèls, j'ai un besoin compulsif de sortir d'écrire.
comme dit une amie je ne suis pas encore calée
je déteste les fins d'après-midi
tout cela était-il nécessaire ? Ces évolutions, circonvolutions économiques ! me disent une seule chose : "je veux travailler encore..."




ROUBAIX / AU GARAGE
L'Oiseau Mouche aborde le désir
Publié le mardi 03 février 2009 à 06h00

Décor minimaliste et lumière tamisée pour ce spectacle étonnant de l'Oiseau Mouche.

Un cocktail plutôt étonnant. Mardi et mercredi derniers, le théâtre de l'Oiseau Mouche a présenté « Un si funeste désir », un mélange de textes abordant la nature du désir, sur une mise en scène de Cédric Orain.


EMMA CARLIER > Correspondante locale
Ce n'est pas une mais deux pièces qui ont été jouées dernièrement au Garage. Un Si funeste désir regroupe en effet deux textes et donc deux écritures. Celle des Charmilles de Jean-Michel Rabeux et celle du Mort de Georges Bataille.
Produit par la compagnie La Traversée, ce spectacle en cache un autre. « C'est une expérience double pour le spectateur, qui passe d'une forme à une autre, d'un univers à l'autre, raconte le metteur en scène. On lui fait entendre deux histoires pour chercher à mettre en lumière un désir funeste qui l'habite peut-être. »



Étrange jusqu'à la nudité
Les spectateurs se retrouvent d'abord plongés dans l'histoire des Charmilles. Sur scène, un seul personnage. Une femme de ménage témoigne de son enfance passée à la clinique des Charmilles, parmi des corps amputés et accidentés. Pour seul décor : une table, un seau et un balai.
Cette scénographie simpliste permet au public de se projeter dans une sorte de chambre froide ou de bloc opératoire. L'intérêt ?
« Montrer la fragilité, la douceur, la chaleur d'un corps, que contredisent la rigidité et la froideur des objets plastique-métal » , précise Cédric Orain.
Entre ensuite sur scène Marie. Une femme qui vient de perdre son amant et qui se donne à une série de supplices et de plaisirs érotiques. C'est la fable érotique du Mort.
Trois autres acteurs s'ajoutent à cette étrange histoire. Incarnant à tour de rôle Pierrot, la Patronne, le Nain, Édouard mort ou Marie. « Ils ne s'identifient pas à ces personnages mais portent ce récit comme une bombe, avec beaucoup de précautions et de tremblements », ajoute le metteur en scène. Tous dévoilent peu à peu leur corps jusqu'à la nudité.
La rencontre de ces deux textes n'est pas anodine. Réunis sous le titre d'Un si funeste désir, ces scripts portent un certain regard sur le corps. Ses douleurs, ses peines, ses excès... La pièce cherche « dans ses soubresauts, ce que le corps porte en lui d'insondable et de divin. » Un spectacle qui n'aura de toute façon pas laisser de marbre les spectateurs du Garage..."

Cela se joue donc comme précisé dans un autre article au Théâtre de la Bastille

mardi 3 février 2009

A Court de forme...c'est pas fini

Je recopie à la va vite les brèves les messages de Facebook

Nathalie (c'est moi "parlez-moi de moi y a que ça qui m'intéresse...") revient d'A COURT DE FORME ET Y RETOURNE, un moyen de ne pas se faire HARAKIRI, et enfin de "rester les yeux ouverts" même quand ils se ferment de fatigue...
j'ai tout aimé de la 1ère semaine les concerts de ZAZA FOURNIER*, Mélanie MENU les filles les gars , les pièces, un Hamlet digne de celui qui se joue à Sceaux au théâtre Les Gémeaux (c'est complet)du grand très grand Ostermeier ... et que j'ai en mémoire : inoubliable vu au IN d'Avignon : cour d'honneur...
c'était l'été, cet été


Festival à l'ETOILE DU NORD courrez-y
c'est d'une qualité IN hors champs et d'exigence
c'est comment dire, l'œuvre de vrais travailleurs de théâtre... c'est rare et colossal c'est pas cher
qu'est ce qu'il faut dire ,

ah oui c'est presque complet


A Court de forme...c'est pas fini
La Deuxieme semaine commence!!!
SEMAINE DU 3 AU 7 FEVRIER 2009 :

représentations du mardi au samedi à 20h30 :

* à propos de Zaza Fournier, on a besoin de chiméres pour tenir la barre, le gouvernail, la bobinette, vrai on a besoin de chanteuses, chanteurs et lorsqu'on rencontre une chanteuse dont on se sent proche spontanément et qu'elle est beaucoup plus jeune que vous, que soi, eh! bien on rajeunit tout d'une traite...
J'attends avec impatience son prochain disque, je ne me rappelais plus que cela pouvait être si long d'attendre
"elle est si pleine de vie" m'a dit un ami qui ne la connaissais pas du tout, il n'a pas la télévision, écoute entre méditations et Taichi un peu de musique classique...

*CANNIBALISME TENACE

d’après En guise de manifeste littéraire d’Aimé Césaire

adaptation et mise en scène Sandrine Lanno, avec Mélanie Menu

“Que de sang dans ma mémoire ! Dans ma mémoire sont des lagunes. Elles sont couvertes de têtes de morts. Elles ne sont pas couvertes de nénuphars. Dans ma mémoire sont des lagunes. Sur leurs rives ne sont pas étendus des pagnes de femmes.” Aimé Césaire



*LE MAGE AUX FIATS 500

Vaudeville consternant de Christian Siméon

mise en scène Jean Macqueron, avec Christophe Garcia, Thomas Matalou, musique Thomas Matalou

Ce texte retrace une représentation calamiteuse d’un mage alcoolisé et dépressif lors d’une soirée où son passé ressurgit sous les traits d’une mystérieuse spectatrice. Tantôt inspiré, tantôt manipulateur et parfois habité, ce mage nous entraîne dans un numéro de divination chaotique qu’il ne semble pas entièrement maîtriser.

Cette pièce est présentée dans sa version courte. Il s’agit là de l’ébauche d’un spectacle à venir. Jean Macqueron



*UN PRESQUE RIEN

création à partir de textes d’Ovide

mise en scène Elise Lahouassa, avec Vincent Brunol, Coraline Chambet, Sophie Mourousi et Serge Ryschenkow, Compagnie de l’exhibitionniste éhonté

Il faut un presque rien pour se rencontrer
Rien
Presque rien
Rien que toi
Montrer ce presque rien
Puis rester avec le rien
Il faut que je le dise
Il me faut ce presque rien
Il faut un presque rien pour me perdre.
Perdre ce moins que rien
Mais c’est rien
Un presque rien
Un presque rien nécessaire.

“Aimer c’est vouloir donner ce que je n’ai pas à quelqu’un qui n’en veut pas” Lacan



LES OCTAVIO

avec Gilles Ostrowsky, Sophie Cusset, Jean-Matthieu Fourt, Bouzid Laïourate

La compagnie octavio est un collectif théâtral qui a un goût affirmé pour le rire et la mécanique du burlesque nourrie par la puissance du cabaret.

Fascinés par les clowns et les tartes à la crème, les acteurs presseront les clichés comme des citrons, feront voler en éclats les conventions et précipiteront le public dans une forme courte pailletée, sale et hilarante.



SEMAINE DU 3 AU 7 FEVRIER 2009 :

évènements avant la représentation les jeudis, vendredis, samedis à 19h :



JEUDI 5 FÉVRIER

théâtre L’ESPACE DU DEDANS

d'après Henri Michaux mise en scène et jeu Raouf Raïs avec la participation de Stéphane Auvray Nauroy, Ava Hervier et Eram Sobhani

Un acteur seul en scène, d'autres en vidéo et en photo, explorent la poésie d'exorcisme d'Henri Michaux. La raison d'être de ses textes: “tenir en échec les puissances environnantes du monde hostile.”



VENDREDI 6 FÉVRIER

lecture LES CHARMILLES ET LES MORTS

de Jean-Michel Rabeux lecture par Cédric Orain



SAMEDI 7 FÉVRIER

concert MOONY BAND

chant Laura Clauzel, guitare Tristan Gonzalez

Balalaïka ! Le sanglot lourd de plusieurs voix et d'une guitare viennent tour à tour chanter la peine, chanter l'amour...


programme sur: www.estrarre.fr
A tres vite
--------------------

lundi 2 février 2009

D'autres Avis sur MINETTI Et M. PICCOLI et Music-hall de JL Lagarce

CRITIQUES
Minetti, de Thomas Bernhard, mise en scène d'André Engel, jusqu'au 6 février au Théâtre national de la Colline, Paris 20e. Tél. : O1-44-62-52-52.

Music-hall, de Jean-Luc Lagarce, mise en scène de Lambert Wilson, jusqu'au 14 février au Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e. Tél. : 01-46-07-34-50
.
LA CHRONIQUE DE FABIENNE PASCAUD
Qu'ont donc les acteurs pour ne cesser de fasciner ? D'un bout à l'autre de notre existence ; d'un bout à l'autre de leur existence. Soif adolescente de s'oublier dans « l'autre » - le personnage - et admiration éblouie de ceux qui y parviennent ? Angoisse, plus tard, de surprendre chez les mêmes les ravages du temps ; de notre propre temps ? L'acteur : miroir de nos existences. Jusqu'aux plus ratés d'entre eux, qui suscitent à l'envi films et spectacles, comme s'ils étaient - bien mieux que d'autres - à l'image de tous nos ratages. Ecrit-on autant sur les mauvais écrivains, ou plasticiens ? C'est que l'acteur n'a d'autre forme que lui-même à offrir. Il se joue, se donne tout entier, et c'est cela qui est beau, et c'est cela qui émeut. Sauf qu'il doit rester avant tout au service du texte qu'il incarne, et non l'inverse. On peut ainsi vivement regretter qu'André Engel transforme l'éructant et suicidaire Minetti de Thomas Bernhard en papi Nova, histoire d'y faire coller le phrasé hésitant et la mémoire hasardeuse de Michel Piccoli. Qu'on se souvienne de l'interprétation de l'authentique acteur allemand Bernhard Minetti (qui inspira Thomas Bernhard en 1976), de celle de l'Américain David Warrilow (1988), ou de Michel Bouquet (2002), et l'on pourrait même parler de détournement de l'oeuvre. Au nom de quoi - entre autres - avoir supprimé l'épilogue final, la mort assumée sous la neige du vieux comédien, qui donne tout son sens au parcours du personnage ? Ce vénérable cabot-là débarque un soir de Saint-Sylvestre dans un hôtel d'Ostende pour un prétendu rendez-vous avec un directeur de théâtre qui lui aurait promis de lui confier le Lear de Shakespeare. Rôle qu'il travaille obstinément depuis ses 18 ans, lui qui n'a pas joué depuis trente ans... Mais qui en a la rage, la passion, la souffrance, apôtre et ennemi à la fois d'un art qui le construit et le détruit au milieu d'un monde qu'il méprise et rejette. Le suicide de Minetti dans la pièce-carnaval, c'était enfin une sorte d'état de grâce, d'acceptation de son destin d'artiste poursuivant sa voie par-delà une société absurde. Et finalement atteint par rien. Parce que les acteurs ne sont atteints par rien ; ne vivent pas la vie ; sont juste vécus par celles des autres ; ressentent tout et échappent à tout. Pareille dimension, quasi spirituelle, disparaît d'un spectacle terre à terre, alourdi encore par les nombreux trous de mémoire de l'acteur-vedette dans un texte qui l'interdit par sa nature même, obsessionnelle, ratiocinante, lancinante. Mais comment les lui reprocher à 84 ans ? Mais pourquoi nous les imposer aussi, et la compassion, de le voir soudain ne plus savoir. Mettre en scène la détresse d'un vieil artiste a, pour le public, certaines limites. C'est montrer une comédienne ringarde dans une tournée minable qui amuse Jean-Luc Lagarce (1957-1995) dans Music-hall. Avouons que, malgré l'admiration portée au bouleversant auteur de Juste la fin du monde, voir comme aujourd'hui son théâtre monté en boucle (et jusqu'à ses fonds de tiroirs !) suscite quelque lassitude. Son style enchante moins, on en repère les tics, la musique répétitive, les facilités ; bref, ce Music-hall-là est une jolie oeuvrette, pas une grande pièce. En plus, avoir choisi pour le rôle de cette antistar misérable Fanny Ardant - qui en est une véritable - ajoute à la confusion, et on ne croit guère à sa composition de bonne écolière appliquée, perruque blonde mal vissée sur le crâne. A trop vouloir mettre en scène les comédiens ratés (deux, par quel masochisme, la même semaine !), André Engel comme Lambert Wilson ont trop nargué la contagion.





Fabienne Pascaud

Telerama n° 3080 - 24 janvier 2009


VOS AVIS



ykarch - le 28/01/2009 à 13h46
Aimez vous la vie Fabienne Pascaud? Pourtant quand le théâtre rencontre cette fragilité là et modifie la convention bien établie,il se passe quelquechose de rare qu'il est bon de signaler voir de s'en émerveiller.Dommage pour vous!Allez tous à la colline et à l'odeon.

Un spectateur de théâtre qui s'y ennuie souvent.
**********************************************

x5csntaw - le 27/01/2009 à 02h22
sanzot,

avant de vous emporter vous devriez relire l'article: F. Pascaud écrit que "Engel transforme M. Piccoli en papi Nova" . Ce n'est pas elle qui traite votre acteur fétiche comme tel. Ce en quoi elle a hélas raison car c'est très irresponsable de faire endosser un pareil rôle à un acteur de la trempe de Piccoli. A cause d'une mise en scène ratée, le spectacle est raté, point barre!
********************************************************


sanzot - le 26/01/2009 à 15h44
Madame Pascaud,

qui ètes vous pour traiter un acteur comme Michel Piccoli de papi nova?

Et puis qu'est ce que cette histoire d'acteurs qui ne qui ne vivent pas la vie?.Mais de quel théâtre parlez vous? Je comprends que ce spectacle ne vous ai pas touché, je ne comprends pas votre mépris. Quand l'heure de mamie nova sonnera je vous souhaite le même courage que Mr Piccoli.
***************************************************************

x5csntaw - le 22/01/2009 à 17h31
bravo, Fabienne Pascaud! ce que vous analysez ici est tout à fait pertinent. Et dire que, par un masochisme incroyable, les gens de théâtre continuent de cracher leur haine contre l'art théâtral au point de ne s'intéresser qu'à ceux qui le défigurent ou l'exècrent. Mais M. Engel n'a pas le génie d'un Th. Bernhard qui justifiait philosophiquement sa détestation du théâtre.
2 internautes sur 6 ont trouvé cet avis intéressant.


Critique
Michel Piccoli le magnifique, dans un monologue infernal
LE MONDE | 12.01.09 | 15h42 • Mis à jour le 12.01.09 | 17h10


Il neige à Ostende. C'est le 31 décembre, au soir de la Saint-Sylvestre. Dans le hall d'un hôtel, une femme seule boit du champagne. Elle attend d'être ivre pour monter dans sa chambre, où elle se mettra un masque de singe sur le visage, et s'écrasera de sommeil.

Arrive un vieil homme en manteau d'hiver, avec une valise. C'est un acteur. Il a rendez-vous avec un directeur de théâtre qui lui a demandé de jouer Lear. Il y a trente ans que l'acteur n'a pas joué. Il était célèbre, le plus grand de tous, disaient les journaux, quand il s'est arrêté. Depuis, il a vécu dans la plus grande solitude, jouant Lear pour lui, devant une glace. Mais, dit-il, il ne peut pas refuser au directeur de théâtre, un ami d'enfance, de reprendre le rôle sur une scène.

Dans le hall de l'hôtel, il attend. Des clients passent, et des fêtards grimés pour la Saint-Sylvestre. Derrière son comptoir, le concierge tient ses registres, tout en écoutant le vieil homme qui s'adresse à lui, et à la dame qui boit. Le directeur n'arrive pas.



DERNIÈRE NUIT



L'acteur va dans la salle à manger, où une jeune fille écoute de la musique sur son transistor, en attendant son amoureux. Quand elle s'en va, il est tard. Le directeur de théâtre ne viendra plus. Il n'existe peut-être d'ailleurs pas, sinon dans le tête du vieil homme, qui lui-même n'a peut-être jamais joué, et qui, ce soir de la Saint-Sylvestre, se pose à Ostende comme on rejoint un endroit de nulle part, pour une dernière nuit.

Quoi qu'il en soit, cet homme parle de l'art dramatique, et ce qu'il en dit est terrifiant. On n'a jamais entendu sur une scène des choses aussi définitives sur l'acteur, sa place dans la société, sa lutte avec - ou contre - le public et les auteurs, son angoisse et ses incertitudes.

Il fallait être Thomas Bernhard (1931-1989) pour oser s'y coller, avec cette pièce qui s'appelle Minetti, du nom du grand comédien allemand pour qui l'écrivain autrichien l'a écrite, en 1977. Et aujourd'hui, il faut être Michel Piccoli pour oser affronter ce quasi-monologue infernal à mémoriser, qui avance en boucle et creuse chaque fois plus loin le sillon de l'état de perturbation dans lequel l'acteur qui le dit se trouve.

Au Théâtre de la Colline, à Paris, où André Engel le dirige après l'avoir mis en scène dans Le Roi Lear, aux Ateliers Berthier, en 2006, Michel Piccoli est corps et âme cet acteur perturbé. Par moments, il va demander son texte au concierge (Gilles Kneusé, excellent, tout comme les autres). Piccoli a des trous de mémoire, et il en joue avec un tel naturel qu'on se demande s'il dit le texte ou s'il parle de lui.



ASSIS SUR SA VALISE



Parfois, la salle a peur qu'il ne dise "je", tant la nécessité qui le pousse est impérieuse. Mais sa manière est si impériale que cette peur s'efface devant ce que seul le théâtre peut donner : la présence d'un acteur qui a tout traversé sur les scènes, et se retourne pour regarder en arrière, sur le long chemin de la vie. C'est magnifique.

A la fin de Minetti, Thomas Bernhard fait mourir l'acteur sur la plage d'Ostende. Un suicide, sous la neige. A la Colline, Minetti ne meurt pas. Michel Piccoli s'assied sur sa valise, qui contient le masque de Lear. Ce masque est l'expression de la chimère qui l'a maintenu en vie.

"Tout au long de la vie nous simulons quelque chose que personne ne comprend", a-t-il dit au cours de cette soirée qui prend beaucoup de libertés par rapport au texte de Thomas Bernhard, mais ne cède pas sur l'essentiel : elle fait de l'art dramatique un miroir de l'existence. Quand il vient saluer, Michel Piccoli a un regard pétillant.



Minetti, de Thomas Bernhard. Mise en scène : André Engel. Avec Michel Piccoli, Evelyne Didi, Gilles Kneusé, Arnaud Lechien, Julie-Marie Parmentier. Théâtre national de la Colline, 15, rue Malte-Brun, Paris-20e. M° Gambetta. Tél. : 01-44-62-52-52. Mardi, à 19 h 30 ; du mercredi au samedi, à 20 h 30 ; dimanche à 15 h 30. De 13 € à 27 €. Jusqu'au 6 février. Tournée : Reims (du 11 au 14 février), Genève (du 18 février au 8 mars), Berlin (du 12 au 14 mars), Villeurbanne (du 18 au 28 mars)...
Minetti est publié à L'Arche (76 p., 11 €).



Brigitte Salino

dimanche 1 février 2009

Olivier Py lira "journal de deuil" de Roland Barthes


Se moquer des jeux de miroirs exigeants du pouvoir et de la responsabilité....

Il y a tant de gens qui se disent déçus n'aimer que ses premières mises en scène

Alors qu'Olivier Py a réussi

J'ai tellement aimé de Roland Barthes : Fragments d'un discours amoureux
c'est une œuvre à desseller les consentis qu'on croyait acquis, mais c'est l'œuvre d'art que chacun est pour l'autre, quand il est aimable qu'il faut voir à travers ses mots...
c'est un manifeste d'amour fou et délicat...

"Il lira le «Journal de deuil» le 5 février
Olivier Py: «La pensée de Barthes partait toujours du réel»
PAR OLIVIER PY
«A dix-huit ans, je dévorais «Mythologies» et «Fragments d'un discours amoureux» en cachette, et il n'y a rien de meilleur, non? J'étais élève en khâgne et Roland Barthes n'avait pas très bonne presse: en pleine vague structuraliste, il passait pour être trop romanesque, et brasser des champs trop larges.

Ensuite, au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, j'ai été l'élève de Bernard Dort qui fut un de ses proches: ensemble, ils avaient fondé la revue «Théâtre Populaire». Dort m'a fait découvrir combien la pensée critique de Barthes sur le théâtre et sur l'ère de la mise en scène fut capitale; et de même sa conviction qu'il fallait penser non seulement sur le théâtre mais avec le théâtre pour essayer de comprendre l'époque, et le monde.
J'admire aussi les critiques littéraires de Barthes, ainsi celle sur Fromentin où il affirme que l'œuvre et nulle mais que c'est une grande jouissance de la lire! La pensée de Roland Barthes partait toujours du réel, et je ne vois guère que celle de Gilles Deleuze pour, sur ce point, lui être comparable.

Dans le «Journal de deuil», on entend une âme qui doit survivre à un deuil incommensurable, la perte de sa mère. Il y a une volonté de ne pas quitter le souvenir, d'entretenir une relation qui ne peut pas finir. Ce texte est une sorte d'équivalent douloureux aux «Fragments d'un discours amoureux», en plus fragmentaire. Barthes note parfois une phrase dans une journée, c'est tout. On y assiste à une raréfaction de l'écriture. Il porte sur lui-même un regard extérieur, il exerce une sorte d'auto-sociologie, avec impudeur: Foucault n'est pas allé aussi loin. On y lit aussi combien l'art n'est pas un secours contre la douleur. Mais Barthes sauve Proust. Il lui semble le seul écrivain qui pourrait le comprendre, auquel il pourrait se confier.

Je ne peux pas donner en lecture l'intégrale du «Journal de deuil», aussi me faut-il trancher, choisir certains passages, et cette responsabilité vis-à-vis d'un auteur qui fut un de mes grands amours de jeunesse me terrifie».

Propos recueillis par Odile Quirot

mardi 27 janvier 2009

Yolande Moreau Portrait via le Monde...


Et cette phrase de Roger Blin... que Yolande dit bien aimer...
"Si je n'avais pas eu de mains, j'aurais joué du piano."
c'est une phrase à vous faire pleurer le matin, c'est une phrase pour arroser le jardin...
c'est une phrase qui me fait du bien...
Pour moi, elle sait tout faire comédienne clown tragique farce, c'est une joyeuse triste et humble et enjôleuse seulement quand vous êtes rendu au même état de grâce,
à la voir à l'applaudir
"si loin si proche" cette femme est un ange : "Non, je ne suis pas un ange !
-Si vous en avez toute la gouaille et la délicatesse...
si belle sensuelle forte et fragile...

et je suis tombée avec mes yeux, sur c't article...
Yolande Moreau, la géante aux yeux nus
LE MONDE | 26.01.09 | 17h02 • Mis à jour le 26.01.09 | 17h10

Il n'y a pas de sonnette, pas de chien non plus. Posée dans un village, à deux pas de Vernon et de Giverny, dans l'Eure, la maison lui ressemble : longue, lourde, un peu voûtée, avec des volets bleus qui éclairent. "Je n'ai jamais été un petit canon", dit-elle, en servant le café, gardé au chaud dans une bouteille Thermos. Tant mieux pour le cinéma. Et merci au théâtre.



PARCOURS
1953
Naissance à Bruxelles.

1982
"Sale affaire, du sexe et du crime", one-woman-show.

1984
Premier rôle au cinéma, dans un court métrage d'Agnès Varda.

1989
Joue dans "Lapin chasseur", de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff.

2004
Actrice et coréalisatrice (avec Gilles Porte) de "Quand la mer monte".

2008
"Séraphine", de Martin Provost, qui lui vaut d'être nommée pour le César de la meilleure actrice, et "Louise- Michel", de Benoît Delepine et Gustave Kervern.


Yolande Moreau, incroyablement délicate ou monstrueusement trash à la scène, est, à la ville, Mme Tout-le-Monde. Elle aime la soupe au potiron et porte un duffle-coat marron. Elle a un mari, des enfants et cinq petits-enfants. Elle parle sans façon de ses petits soucis de santé et des légumes de son jardin. Elle est nature, en somme. Est-ce pour cela qu'elle intimide ?

"Son corps, il suit ses yeux, il les suit en se marrant, et tout vient", résume Philippe Gaulier, son ancien professeur de théâtre, lui-même ancien élève de Jacques Lecoq, maître en art du mime et du clown. Peut-être qu'une des clés est là : le corps de Yolande Moreau sait se moquer de lui-même. C'est un corps de géante (1,75 m), tout en vallons et en couleurs, comme ceux des carnavals du nord de la France, qu'on voit dans Quand la mer monte. Elle y est à la fois actrice principale et réalisatrice (avec Gilles Porte). Ce film lui vaut, en 2004, le prix Louis-Delluc de la première oeuvre, puis, en 2005, le César du premier long métrage et celui de la meilleure comédienne. Le corps, la grande affaire ? "J'aime bien cette phrase de Roger Blin : "Si je n'avais pas eu de mains, j'aurais joué du piano"...", s'amuse-t-elle, en plissant les yeux.

Née à Bruxelles d'un père (wallon) négociant en bois et d'une mère (flamande) au foyer, la future Yolande des "Deschiens" - émission culte de la télévision sur Canal+, mise en scène et réalisée par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, au début des années 1990 - n'a pas fait long feu à l'école. Comme ses trois soeurs (elle est la deuxième de la fratrie), elle fait ses études secondaires dans une institution privée catholique. Les parents veulent que leurs filles soient "bien éduquées".

En ce qui concerne Yolande, le résultat dépasse les espérances. Elle claque la porte de son enfance, quittant école et famille à l'âge de 18 ans, sans passer ses humanités (l'équivalent du baccalauréat). Elle est cancre, oui. Mais du genre cultivé. Elle adore la poésie, dévore Rimbaud et Maeterlinck. Elle aime la musique aussi, commence le violon, puis apprend la guitare et prend même des cours de diction. Elle fait un peu de théâtre. La peinture moderne l'attire. A l'image des hippies de l'époque, elle rêve "d'une autre vie". Elle s'envole comme un papillon.

Sa nouvelle existence commence à Oignies, dans les Ardennes, où elle rejoint, au milieu des bois, une petite tribu de beatniks. Très vite, elle est enceinte. Catastrophe ? Pas du tout. La jeune Yolande, âgée de 20 ans, est peut-être un peu dingue, mais elle n'a pas la vocation d'une Cosette. La marge, oui. Pas la galère. En 1972, elle met au monde une petite Héloïse ; en 1973, un petit Nils. "Des gosses, à l'époque, j'en voulais plein", se souvient-elle.

En revanche, elle se sépare assez vite du père. "Je louais une maison pour pas cher à Linkebeek, au sud de Bruxelles. Avec mes deux enfants, on se chauffait au charbon, on avait un bout de jardin. Ce n'était pas triste. Aujourd'hui, c'est plus dur pour les jeunes", assure-t-elle. Pour vivre, elle fait "des petits boulots, des ménages, etc." Est-ce un hasard ? Son premier rôle notable au cinéma sera celui d'une bonne, dans un court métrage d'Agnès Varda, Sept pièces, s.d.b., cuisine, en 1984. Une bonne "traînante et révoltée... et très belge", se souvient la cinéaste, native elle-même du Plat Pays.

A la fin des années 1970, la roue tourne. Pendant trois ans, Yolande Moreau va travailler pour le Théâtre de la ville de Bruxelles, montant, avec le reste de la troupe, des spectacles pour les enfants des écoles. "On faisait tout nous-mêmes : les costumes, la musique, les éclairages... On écrivait les textes ou on les adaptait. On faisait des marionnettes, parfois", raconte la future auteure et comédienne d'Une sale affaire.

Faire tout soi-même, ne rien s'interdire : peut-être qu'une autre clé est là ? Dans le film sur Serge Gainsbourg, que le dessinateur Joann Sfar est actuellement en train de tourner, Yolande Moreau joue la chanteuse Fréhel, dont elle interprète La Coco.

Dans le film de Martin Provost, Séraphine, elle entre dans la peau d'une douce illuminée, domestique et peintre de talent. Dans Le Chat botté, dessin animé de Pascal Hérold, Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff (sortie le 1er avril), elle donne sa voix, tonnante et délurée, au personnage de la reine.

"Elle n'a pas l'accent belge. Son accent, c'est sa voix comme chez les grands acteurs", dit Macha Makeïeff. Quant au film Louise-Michel, il lui a permis, non seulement de manger du poulet cru à l'écran, mais aussi de rencontrer le dessinateur Pascal Rabaté, avec qui elle a fait, lors du dernier Festival de la bande dessinée, à Angoulême, un "concert de dessins". Yolande Moreau, la touche-à-tout ? "C'est une merveilleuse anarchiste", commente Philippe Gaulier. "Elle pourrait être Médée. En Belgique, ils ont plein de grands criminels...", ajoute-t-il.

Elle qui a déjà joué dans quarante films et une dizaine de pièces de théâtre a décidé, pour l'heure, d'écrire un nouveau scénario. En y mettant le temps et les doutes qu'il faudra. "Elle est lente dans la maturation, mais ce n'est pas un défaut. Ce n'est pas quelqu'un qui se disperse", dit d'elle un comédien qui la connaît bien, François Morel, autre héros des Deschiens. Aussi dense que sa cousine de scène, l'humoriste Zouc, dont le génie l'a "bouleversée", Yolande Moreau n'en a pas la noirceur absolue. "Elle est une actrice de proximité : les gens ont envie qu'elle soit leur voisine, leur copine", observe François Morel.

Si Martin Provost la compare à la comédienne Denise Gence, Agnès Varda, elle, pense à Simone Signoret. "Elles ont la même beauté, la même violence dans le visage et le regard, avec ces yeux perçants, extraordinaires", souligne la cinéaste. Mais Yolande Moreau a quelque chose en plus. Ou en moins. "C'est une modeste", relève Agnès Varda. Et souvent décalée, comme ces gens qu'elle raconte, d'un personnage à l'autre, "des gens assis au bord de la route, fragiles, dit-elle, et qui poussent comme des plantes".
Catherine Simon
Article paru dans l'édition du 27.01.09.

lundi 26 janvier 2009

Tout MOLIÈRE, L'Agapante et pour trouver d'autres textes biblio UNIVERSELLE, CNAM...


J'AI TROUVÉ CE SITE EN OR Tout MOLIÈRE
par le lien d'amis grâce au biais d'un autre site celui d'une Compagnie de théâtre : L'Agapante d'une revue littéraire et théâtrale : "Atelier-Théâtre" qui publie particulièrement des textes pour faire jouer enfants et adolescents

et puis à la bibliothèque universelle oui vous avez bien lu... MAIS ENFIN ! C'est un début et donc c'est plutôt littérature classique via le Musée des Arts et Métiers

dimanche 25 janvier 2009

« O Carmen »

J'en ai entendu le plus grand bien par une amie que j'attendais et qui m'est revenue

O CARMEN
sur le site du Rond-Point
"Car tu n’avais eu qu’à paraître, qu’à jeter un regard sur moi, pour t’emparer de tout mon être, ô ma Carmen!
Jouer Carmen, chanter à l’opéra, tel est le rêve de Louis. Il y pense depuis toujours; tout petit déjà il s’entraînait. Bref c’est une obsession. Ah l’opéra!… Ses lumières, ses décors, la fosse d’orchestre, les chanteurs, les fauteuils rouge sang et toute cette machinerie magique qui fait rêver. Et voilà qu’à la suite d’une audition, on propose à Louis pas moins que d’interpréter le rôle tant convoité de Don José. Ou plutôt…celui de sa doublure! Mais ce n’est déjà pas si mal. Enfin, vu de loin. Car Louis ne tarde pas à découvrir les complications qui s’amoncellent quand il s’agit de créer une oeuvre lyrique.
Il y a, par exemple, les autres chanteurs ; mais aussi les techniciens, l’administrateur, le metteur en scène, le chef d’orchestre… Toute une foule, qui devient le terrain de jeu d’Olivier Martin-Salvan, comédien, chanteur et clown qui interprète lui-même tous les personnages. À sa suite, nous découvrons l’envers du décor dans un spectacle qui mêle diverses formes: burlesque, lyrique, mais aussi pantomime, rire et poésie, réalisme et onirisme.

production L’Incroyable Compagnie, coproduction Théâtre de l’Ouest Parisien / Boulogne-Billancourt, Théâtre du Rond-Point, La Comète / Scène Nationale de Châlons en Champagne, Tsen Productions
Ce projet a reçu le soutien de la DRAC Île-de-France au titre de l’aide à la création.

Remerciements au Théâtre du Peuple - Maurice Pottecher.

création les 9 et 10 avril 2008 - Théâtre de l'Ouest Parisien "

c'est un régal absolu pour ceux qui aiment l'Opéra et le théâtre...
au théâtre du Rond-POINT

« O Carmen » : 70 personnages interprétés par un seul comédien


Agrandir la photo
Après Châlons, les créateurs de « Ô Carmen » donneront 30 représentations au Théâtre du Rond-Point à Paris.
À bas les clichés ! Oui l'opéra est un genre burlesque, à condition qu'il soit passé à la moulinette de Nicolas Vial, Anne Reulet-Simon, Aurélien Richard et Olivier Martin-Salvan. Ils sont respectivement le metteur en scène, la scénariste, le pianiste et le comédien de « O Carmen ». Ce spectacle est programmé à La Comète demain soir à 20 h 30.
Seul en scène, Olivier Martin-Salvan, comédien ténor, n'interprète pas moins de 70 personnages. Fil conducteur de ce « two men show » pour comédien et pianiste : l'histoire de Louis qui rêve de monter un opéra. Sur scène, ne vous attendez pas à voir Carmen. Ce qui est proposé c'est l'envers du décor. Tout ce qui se passe dans les coulisses d'un opéra : les tensions entre le chef d'orchestre et le metteur en scène, les musiciens, réputés pour être tellement ponctuels que, si leur contrat stipule qu'ils terminent à 17 heures, ils partent sans terminer le morceau en cours… Bref des situations gaguesques qui montrent une face peu perceptible de l'opéra et de son univers. « Je suis surpris de voir à quel point les enfants comprennent l'histoire tout en étant dénués de références », reconnaît Nicolas Vial. Spectacle tout public, « O Carmen » souhaite mélanger art noble et burlesque. Au pays du cirque, il ne peut que rencontrer un accueil chaleureux…
Stéphanie Verger
Renseignements : 03.26.69.50.99.

Minetti encore à LA COLLINE


vous allez me dire ils n'ont pas besoin de pub...
eux je m'en fous je me fous de tout et surtout pas de cet acteur....
j'y vais avec mon ami et 2 autres amis qui aiment tant Ostende dans un peu moins de 15 JRS

« L'immense Piccoli », immense et pathétique « Minetti »
Par Jean-Pierre Thibaudat | Journaliste | 17/01/2009 | 12H04



"Portrait de l’artiste en vieil homme". C’est le sous-titre que Thomas Bernhard donne à sa pièce "Minetti", nom d’un célèbre acteur allemand du XXe siècle. Et c’est ainsi que la joue Michel Piccoli qui, né en 1925, a, comme on dit, l’âge du rôle.

Un vieil hôtel d'Ostende

Thomas Bernhard n’était pas un proche de l’acteur allemand Bernhard Minetti, il ne le rencontra que brièvement ("trois heures en tout"). Il l’admirait comme acteur. C’est lui qui avait créé sa pièce "La Force de l’Habitude". Alors il lui avait offert cet écrin baptisé de son nom "Minetti", pièce créée par Minetti lui-même en 1977 (dans une mise en scène de Claus Peymann) avant que Klaus Gruber ne le dirige dans un mémorable "Faust". La pièce "Minetti" n’est pas plus fidèle à l’acteur Minetti que ne l’est le texte qu’a consacré Valère Novarina à Louis de Funès.

Le Minetti de Bernhard entre dans le hall d’un vieil hôtel d’Ostende, le jour de la Saint-Sylvestre. Il a rendez vous avec de directeur du théâtre de Flensburg pour jouer le roi Lear. Cela fait trente ans qu’il n’a pas joué le rôle titre de la pièce de Shakespeare, trente ans qu’il n’est pas monté sur une scène. Il le dit à une femme ivre et seule (Evelyne Didi), il le redira à une jeune fille sage (Julie-Marie Parmentier) qui écoute son transistor en attendant son fiancé.

Minetti soliloque mieux à deux. Il ressasse sa vie, ses rancoeœurs, ses remords, une page sombre de sa vie et surtout ce rôle de Lear qu’il joua dès l’âge de 18 ans et qui le poursuit de ses répliques (en langue originale).

Du roi Lear au vieux Minetti

Michel Piccoli a, lui aussi, joué Lear, en janvier 2006 au théâtre de l’Odéon, dans une mise en scène d’André Engel. Ce dernier lui avait proposé le rôle quinze ans plus tôt. Piccoli, trop pris par le cinéma sans doute, avait différé l’offre. Il a fini par jouer le vieux Lear, un peu tard peut-être, avec un grand succès (le spectacle a été repris deux saisons de suite). La tentation était trop forte. Engel qui a déjà monté plusieurs pièces de Thomas Bernhard (à commencer par un "Réformateur" avec Serge Merlin) a proposé à Piccoli cette pièce où il est tant question de Lear. Le rôle est moins écrasant que celui du vieux roi, mais Minetti, une fois qu’il est entré en scène, n’en sort quasiment plus. Pour l’essentiel, le spectacle repose sur ses épaules.

Le coffre et les épaules

Celles de Piccoli sont légèrement voûtées. Michel Piccoli -"l’immense Michel Piccoli"- en vieil acteur âgé qu’il est, entre en scène avec tous les rôles de sa vie, synchrone avec ce "portrait de l’artiste en vieil homme" qu’est "Minetti". On le regarde murmurer ces mots d’un personnage de théâtre qui se trouve être un acteur, et c’est comme un léger crépitement familier, une voix amie, un feu de cheminée qui nous réchauffe. On est content d’être là, de suivre les pas de sa haute silhouette qui n’ont plus la vivacité de naguère, mais tout de même. C’est un vieil acteur magnifique.

Et puis, osons le dire même s’il nous en coûte, cela se gâte. Le débit se ralentit, perd de son relief malgré quelques coups de reins salutaires, cela se grippe. C’est presque imperceptible, mais cela va de mal en pis La mémoire -ce muscle et ce démon qui obsède l’acteur et plus encore l’acteur vieillissant-, n’est pas pleinement au rendez vous.

La voix du souffleur

La fatigue? L’hiver? L’usure du temps? Qu’importe. La mémoire, cette traîtresse, fait des siennes. Alors l’acteur, qui a trois quarts de siècle de métier dans son grand coffre, se lève, s’approche d’un rideau, d’une fenêtre et l’air de rien ("tiens, il ne neige plus") écoute la voix du souffleur. Et ça repart avant de se gripper derechef. Et le souffleur de remettre ça. La peur, on le devine, habite cette voix qui ouvre sur des gouffres.

Piccoli, l’autre soir, en fit même l’aveu en ajoutant une phrase au texte de Thomas Bernhard: "L’art se dégrade facilement mon enfant/ quand l’artiste faiblit/ se laisse détourner/ faiblit ne fût-ce qu’un instant", dit Minetti, et Piccoli d’ajouter: "et ne sait pas son texte". Il est à lui-même son fantôme.

Dans la salle, comme l’histoire de l’acteur Minetti et celle de l’acteur Piccoli ne sont pas sans points communs (l’âge, Lear, l’aura), beaucoup spectateurs n’y voient que du feu et c’est tant mieux. D’autres souffrent avec lui de le voir chercher son texte et cela fait mal. On voudrait tellement écrire combien "l’immense Piccoli" est magnifique. Il l’est. Mais il est tout autant pathétique.

Le masque d'Ensor

Le coût de production du spectacle est important et une fois la machine à produire lancée, difficile de l’arrêter. Il y a les cinq acteurs et encore plus de figurants qui entourent Piccoli. Il y a l’imposant décor de Nicki Riéti (décorateur attitré d’Engel) d’un académisme accablant qui, même s’il se veut ironique, ajoute à la pesanteur (un tel décor aurait fait se tordre de rire -ou de honte- le même Rieti il y a trente ans).

Il y a encore bon nombre d’autres collaborateurs dont le fidèle "dramaturge" Dominique Müller qui co-signe la version scénique avec Engel. Les deux compères ont supprimé l’épilogue quasi muet où Bernhard, entre Lear et Godot, entraîne son personnage au bord de la mer. Là, guidé par un infirme, ayant revêtu le masque de Lear fait par l’artiste Ensor –natif d’Ostende- dont Minetti parle tout au long de la pièce, il reste immobile jusqu’à ce que la neige le recouvre.

Dans la version d’Engel-Müller, le masque du personnage n’apparaît pas. Les spectateurs peuvent penser que le masque d’Ensor est imaginaire. L’acteur Piccoli s’avance nu, son visage est son propre masque. A la fin, Minetti-Piccoli demeure seul, de dos, dans le hall de l’hôtel, près de sa valise où il a rassemblé les coupures de presse de sa vie. Et l’on entend la voix rayée de nuit de Tom Waits, chantant un air qui, lui, fait écho à un ancien spectacle d’Engel, comme un vieux 33 tours.

Une table, un texte, un acteur

Longtemps l’immense Alain Cuny resta sans remonter sur une scène. Ce n’est pas qu’il ne le souhaitait pas jouer, mais sa mémoire ne suivait pas. Et puis un jour Cuny eut l’idée lumineuse de s’asseoir à une table dressée sur une scène et de lire des textes aimés comme ceux d’Antonin Artaud. C’était impressionnant, magistral
En sortant du Théâtre de la colline, c’est à cela que l’on rêvait. Que l’on foute en l’air ce décor, tout ce cirque autour du vieil acteur, qu’il soit seul assis à une table, le texte devant lui, qu’il lise magnifiquement "Minetti" avec une voix débarrassée de la peur du par cœur, que l’on retrouve, tel qu’en lui-même, "l’immense Michel Piccoli".

► Minetti Théâtre de la colline - jusqu’au 6 février - mar 19h30, mer, jeu, ven, sam 20h30, dim 15h30 - 13 à 27€ - Tél.: 01 44 62 52 52 - puis tournée jusqu’en mai: Reims, Genève, Berlin, Villeurbanne, Grenoble, Lille, Lausanne, Toulouse.

Photo: Michel Piccoli dans 'Minetti' (Richard Schroeder).

L'autobiographie et Narcisse....projet d'un ouvrage collectif...


Article trouvé sur site universitaire : Fabula
AUTOFICTIONS SCÉNIQUES OU L'AUTO-FIGURATION AU THÉÂTRE : L'AUTEUR DE SOI À SOI ?
APPEL À CONTRIBUTION

Information publiée le jeudi 22 janvier 2009 par Vincent Ferré (source : Frédérique Toudoire-Surlapierre)


"Est-ce qu'on peut parler d'autobiographie théâtrale, constitue-t-elle un nouveau genre, une tendance hybride du théâtre contemporain ? S'il est convenu que « bêtement, l'acteur imite un être humain » (Elfriede Jelinek), que deviennent les modalités et les enjeux de cette imitation quand l'acteur joue un épisode de sa propre vie, met en scène, qu'il se re-représente d'une certaine manière ? La scène autobiographique peut devenir un espace encore plus contradictoire, lorsqu'un auteur choisit de se confier au théâtre mais que cette confidence ou ce discours intime sont pris en charge par un comédien (détournant ainsi le pacte autobiographique). Les ambivalences de ce pacte sont ainsi mises en évidence : serait-il impossible à sceller ou faut-il penser que l'auteur (à moins qu'il ne s'agisse du comédien) établisse un pacte faustien, signifiant au passage que l'auto-figuration consisterait à vendre son âme au diable ? Une pièce aussi autobiographique que névrotique qu'est 4.48 Psychose de Sarah Kane n'entre-t-elle pas dans cette perspective ? Le suicide de l'auteur, annoncé à la fin de cette pièce et effectué dans la vie, en serait une preuve tragique, exhibant une certaine forme de séduction mimétique mortifère de la vie pour le théâtre. De même, le texte de Claude Régy, Au-delà des larmes, en constitue une forme de réponse, théâtrale pour une part, tout aussi autobiographique que l'autre. Processus d'autant plus intéressant que la scène est une discipline artistique qui s'inscrit très explicitement dans un champ social, dans une communauté où l'échange n'est pas seulement culturel mais dépend aussi des conditions concrètes (financières, matérielles) de représentation.
Le mythe de Narcisse (qui est peu ou prou au fondement de tout projet autobiographique ou auto-fictionnel) trouve un reflet paradoxal en ce que l'auto-portait de l'auteur est doublement détourné : à la fois par l'acteur et par le public qui en constitue le réceptacle. Remarquons à quel point les configurations psychanalytiques du divan peuvent être convoquées (un patient parle et un autre, dans l'ombre, un peu en arrière, l'écoute) : est-ce à dire que la scène serait moins une « clef pour l'imaginaire » (Octave Mannoni, L'autre scène. Clefs pour l'imaginaire) que l'espace de prédilection du « vécu » ? Dans quelle mesure peut-on affirmer que la configuration scène/salle prend les formes de la confession (et donc le public ne serait rien d'autre qu'un auditoire), oscillant entre le judiciaire (la tribune, le verdict : le public est ainsi chargé de juger la confession qui lui est faite) et la posture d'aveu psychanalytique (le souvenir-écran, les traumatismes) : faisant de la scène l'espace d'un déballage impudique de soi ? Que joue-t-on (l'auteur, l'acteur mais aussi bien le spectateur) dans cette nouvelle configuration intime ? À l'heure où l'autofiction envahit l'espace romanesque, nous avons voulu nous demander ce que celle-ci a à dire au (du) théâtre. Les différentes contributions à cette étude de l'autofiction théâtrale voudraient permettre d'en dégager les spécificités et d'analyser par là même le regard que celle-ci révèle du théâtre (ou de son fonctionnement incestueux, mêlant le théâtre et son commentaire, ainsi dans Théâtres d'Olivier Py, qui se sert de la scène pour parler du théâtre).
On envisagera ainsi, de façon non exhaustive :
- la représentation autobiographique : les pièces où la confusion entre la vie et le théâtre est un principe d'écriture dramaturgique (les écrits de Sarah Kane ou bien Le Pays lointain de Jean-Luc Lagarce), y compris quand ce projet est subverti par la dérision ou le mensonge (Trente et une pièces autobiographiques d'Armando Llamas est aussi une réflexion sur les malversations possibles du confessionnal scénique).
- le jeu autobiographique : quand l'auteur est aussi l'acteur ; on s'intéressera alors au jeu théâtral et à l'identité scénique : qu'est-ce qu'interpréter sa propre personne (dans le Roman d'un acteur de Philippe Caubère par exemple) ? Comment le passage de la personne à « l'effet personnage » (Vincent Jouve) se produit-il ?
- les « one man show » ; les études de l'allocution sans allocutaire, de l'interprétation de divers personnages par un seul acteur seront bienvenues, en ce qu'elles contraignent à passer par l'autre pour dire soi.
- les jeux de la mémoire et de la reconstruction par exemple dans Comment j'ai mangé du chien d'Evguéni Grichkovets où l'auteur opère la relecture de son propre passé comme de la décomposition de l'Union soviétique ; comment l'auto-figuration joue-t-elle des temps théâtraux ? la représentation est-elle complaisance, revanche, amendement ? Quels sont les écarts, les écueils, les trahisons de la redite sur scène ?
- la mise en scène des correspondances et des journaux intimes : envisager la scénographie épistolaire ou intime pour se demander comment le genre épistolaire peut prendre une dimension théâtrale, et interroger les raisons de cette scénarisation (Lettres de Tchékhov avec Michel Piccoli, Lettres à Lou d'Apollinaire).
- la recrudescence des mises en scène de Journaux intimes mérite qu'on s'y arrête ; qu'il s'agisse des Journaux intimes de Tolstoï, de ceux d'Amiel ; dans une perspective identique (quoique génériquement différente) Mon coeur mis à nu par Jean-François Balmer, et plus récemment encore le Journal intime de Jean-Luc Lagarce (Ébauche d'un portrait, par François Berreur).
Ce projet prendra la forme d'un ouvrage collectif publié en partenariat entre l'Université de Haute-Alsace et l'Université de Bourgogne aux Presses Universitaires de Dijon en 2010. Les propositions de communications (le titre de la communication, ainsi qu'une présentation de celle-ci, une dizaine de lignes environ, un bref cv sera également le bienvenu), seront à envoyer avant le 15 mai 2009 à
Florence Fix, Université de Bourgogne
florence.fix@jfix.com
et à Frédérique Toudoire-Surlapierre, Université de Haute-Alsace
frederique.toudoire@uha.fr"

Responsable : M. Finck, F. Toudoire

vendredi 23 janvier 2009

"L'acteur créateur n°3" Des scènes amoureuses chez Marivaux


"L'acteur créateur n°3"
Des scènes amoureuses chez Marivaux

Stage conventionné AFDAS
dirigé par Jean Michel Rabeux

Du 6 au 30 avril 2009
en région parisienne
Durée : 140h

Informations complémentaires et modalités d'inscription : www.rabeux.fr / relationpubliques@rabeux.fr / 01 40 21 36 23

Clôture des candidatures : vendredi 6 mars


« Marivaux est parfois considéré comme superficiel parce qu’il semble ne traiter que des affaires de cœur, sinon de corps. Il ne parle pas de l’Histoire, il n’est guère brechtien, quoi. Il se penche sur l’homme par l’intérieur. C’est un peu réac.

Il est incompréhensible à force d’être bavard. Il y a trop de mots, comme il y a trop de notes chez Mozart. Je compare souvent Marivaux à Mozart : sous la virtuosité langagière, sous la légèreté joyeuse, drôle, exquise, se dissimule les profondeurs les plus cruelles de l’âme humaine. Sous le « marivaudage » gît l’eros, dangereux comme un tueur séduisant. Sous Marivaux il y a Sade, ou Laclos, ou le Don Juan de Molière. Il y a ce qu’on a appelé le libertinage, qui ne désignait pas des pratiques érotiques, mais une philosophie remettant en cause les places respectives de Dieu et des hommes, des corps et des âmes.

Et tout cela dans cette langue de plaisir châtiée, complexe, riche, foisonnante. Le foisonnement, le baroque presque, des paroles, semblant servir à la fois de masque et de révélateur à cet esprit impitoyable du XVIII° siècle.

Ces paradoxes, qui sont les paradoxes de tout grand auteur, font que Marivaux me semble un des auteurs les plus difficiles à interpréter de nos jours. C’est sur le fil du rasoir que l’acteur doit se tenir pour ne pas tomber, d’un côté, dans une superficialité badine, et de l’autre, dans une lourdeur démonstrative qui tenterait d’exprimer les profondeurs réelles du texte.

Il s’agit d’être profond certes, humain, mais par la légèreté, pas contre elle. Il s’agit d’être léger mais sans perdre une once de son poids de chair, tentante, désirable, espiègle et cannibale. Il s’agit de vivre le paradoxe pour faire vivre le paradoxe de cette langue et de tous ses sens.

Il s’agit de jouer. Les participants du stage devront préparer des scènes de leur choix dans l’œuvre de Marivaux. Pour resserrer le propos je propose les scènes amoureuses, le mot amoureux entendu au sens large. Je contre proposerai moi-même d’autres scènes et nous tenterons de faire rendre gorge au rouge gorge chatoyant. »

Jean Michel Rabeux, septembre 2008

jeudi 22 janvier 2009

Le Festival d'Aix-en-Provence


Article annonce sur MENS'UP PARIS (AFP) - Par Benoît FAUCHET - 20/01/2009 à 15h46
Le Festival d'Aix-en-Provence se confronte aux mythes... et à la crise

Le Festival d'Aix-en-Provence se confronte aux mythes... et à la crise
Le Festival d'Aix-en-Provence a présenté mardi à Paris sa 61e édition (3-31 juillet 2009), qui confrontera l'opéra à quelques-uns des mythes qui l'on inspiré, à travers quatre productions lyriques et non cinq comme prévu, conséquence de la crise économique.


La programmation 2009 a été révélée au Théâtre de l'Odéon, dirigé par Olivier Py, qui fera du 4 au 17 juillet ses débuts à Aix en réglant un nouvel "Idoménée" de Mozart, sous la direction musicale de Marc Minkowski, invité avec ses Musiciens du Louvre.

"J'avais souvent dit, un peu par provocation, que je détestais Mozart sauf "Idoménée", a confié à la presse l'auteur-metteur en scène, qui estime que la question du sacrifice, traitée de façon "violente" dans cet opéra seria, "nous dédouane d'associer Mozart à un rococo bleu pâle et blanc".

La manifestation s'ouvrira avec "Le Crépuscule des dieux" (3-12 juillet), quatrième et dernier volet du prestigieux et coûteux "Ring" de Wagner entrepris en 2006 par l'Orchestre philharmonique de Berlin, son chef britannique Simon Rattle et le metteur en scène Stéphane Braunschweig.

Valeur montante de la direction d'orchestre en France, Alain Altinoglu conduira du 5 au 20 juillet "Orphée aux enfers" d'Offenbach dans une mise en scène du Belge Yves Beaunesne, une nouvelle production de l'Académie européenne de musique, pépinière de jeunes chanteurs du festival.

Enfin, le festival accueillera du 25 au 31 juillet une "Flûte enchantée" de Mozart venue de La Monnaie de Bruxelles et signée par le metteur en scène-plasticien sud-africain William Kentridge et le chef belge René Jacobs.

Sous le titre "Héroïnes", une cinquième production devait réunir "La Lucrezia" de Haendel, "Ariane à Naxos" de Haydn et une création du compositeur italien Luca Francesconi autour de la mezzo tchèque Magdalena Kozena. Mais ce spectacle, qui devait être mis en scène par l'Irlandaise Fiona Shaw et dirigé en fosse par Louis Langrée, a été reporté à une édition ultérieure.

"Les conséquences de la crise économique mondiale nous ont obligés à revoir nos projets à la baisse et à être prudents. Le Festival d'Aix, avec son taux d'autofinancement élevé (65%), est fragile dans cette situation", a déclaré le directeur général de la manifestation, le Belge Bernard Foccroulle.

Le Festival d'Aix est la plus importante manifestation du spectacle vivant en France par son budget (19,2 millions d'euros hors taxes), qui sera cependant "moins élevé" en 2009 que les années précédentes, a indiqué le président du conseil d'administration du festival, Bruno Roger.

"Les collectivités publiques (Etat, ville, département, région, communauté du pays d'Aix) ont toutes soutenu notre projet après qu'on a réduit le budget", a-t-il ajouté.

Festival le plus huppé de France, Aix "pratique des prix élevés à très élevés", a reconnu Bernard Foccroulle: jusqu'à 350 euros la place pour Wagner. Mais, "cette année encore, malgré le contexte de crise économique, nous avons tenons à ce que 52% des places soient offertes à des tarifs inférieurs à 55 euros", a-t-il souligné.

Le festival tentera d'accroître son ouverture "à tous les publics" avec "Parades", un projet développé en pré-ouverture (le 27 juin) avec divers concerts, performances et installations dans les rues et jardins d'Aix.

La location sera ouverte le 28 janvier sur internet () et par téléphone.

www.festival-aix.com

mercredi 21 janvier 2009

Lady MACBETH à l'Opéra Bastille au Corps Furieux



Je vous reproduis l'article de Scène Lyrique d'un spectacle que je rêve encore... (il en faut comme des pays à jamais inabordés... pour une autre vie, pour les enfants qu'on n'a pas eu, pour allumer son regard et transmettre le désir des berges des quais des matelots à jamais inabordés aux passagers du quotidien).
Et le Corps furieux de Jean-Michel Rabeux dernièrement à la MC 93 au théâtre vous l'avez-vu c'est jusqu'à mardi prochain, une amie en qui j'ai toute confiance et que j'aime tant... a aimé

[Scène] Lyrique
Lady Macbeth de Mzensk de Dimitri Dimitrievitch Chostakovitch
[Paris] Mise à nu


Paris, Opéra-Bastille. 17-I-2009. Dimitri Dimitrievitch Chostakovitch (1906-1975) : Lady Macbeth de Mzensk, opéra en trois actes sur un livret d’Alexandre Preis et du compositeur. Mise en scène : Martin Kušej ; décors : Martin Zehetgruber ; costumes : Heide Kastler ; lumières : Reinhard Traub. Avec : Eva-Maria Westbrœck, Katerina Lvovna Ismaïlova ; Michael König, Sergueï ; Vladimir Vaneev, Boris Timofeevitch Ismaïlov / un vieux déporté ; Ludovít Ludha, Zinovy Borisovitch Ismaïlov ; Carole Wilson, Aksinia / une déportée ; Alexander Kravets, le balourd miteux ; Lani Poulson, Sonietka ; Valentin Jar, un maître d’école ; Alexandre Vassiliev, le Pope ; Nikita Storojev, le chef de la police. Chœur et Orchestre de l’Opéra National de Paris (chef de chœur : Winfried Macszewski), direction : Hartmut Haenchen

Connue par le DVD, cette production de Lady Macbeth de Mzensk du Nederlandse Opera d’Amsterdam créée en 2006 fait escale à Paris, et restera comme un moment fort de la saison 2008/09.

Le spectateur a intérêt à mettre sa ceinture de sécurité : Martin Kušej n’y va pas de main morte. Le livret est pris au pied de la lettre, sans approfondissement psychologique. Les personnages sont livrés crus, directs, sans fard, les situations sont d’un réalisme à couper le souffle. Le metteur en scène joue avec le corps des acteurs avec une maestria digne du théâtre contemporain le plus cruel (on ne peut que penser au Corps furieux de Jean-Michel Rabeux dernièrement à la MC 93). Concrètement, le viol d’Aksinia en est un : mise à nue, tripotée avec peu de délicatesse par tous les hommes sur le plateau, trainée par terre, … La scène d’amour, ou plutôt de baise entre Katerina et Sergueï n’a rien d’une rencontre amoureuse romantique. La bestialité est poussée jusqu’à l’exposition du drap maculé de sang. Après tout, Katerina qui se plaint de l’impuissance de son époux a de fortes chances de ne jamais avoir consommé son mariage.

A cette exposition nue des rapports humains, Martin Kušej opte pour l’illustrer un dispositif scénique simple et efficace. Katerina est enfermée dans une sorte de prison de verre, où chacun peut l’épier. Comme seul divertissement, elle a sa collection de chaussures, symbole de son désœuvrement. Collection qui, à la mort de Zinovy (le mari) disparaît, car elle croit qu’enfin amoureuse elle sera heureuse. La cage de verre elle aussi est enlevée à partir de la scène du mariage, une liberté fugace, renversée avec les tables par l’arrivée des policiers venus arrêter le couple assassin. La scène finale, du convoi humain vers le goulag, est presque traumatisante. Les déportés errent comme les âmes en peine du purgatoire avant d’arriver en enfer… Katerina, une parvenue qui fut heureuse quand elle était pauvre, malheureuse une fois bien mariée, cherche désespérément un sens à sa vie jusqu’à son suicide final. Un destin à la Marylin Monrœ…


Eva-Maria Westbrœck incarne une Katerina presque idéale. La voix est puissante et généreuse, elle domine l’orchestre quoiqu’il arrive et sait également faire des piani filés presque impalpables. Les quatre airs de l’héroïne deviennent moments-clefs de l’opéra, rares instants de répits avant le déferlement suivant. Michael König est un Sergueï rustre à souhait, cynique, violent, brutal et en bonne forme vocale. Carole Wilson est épatante d’aisance scénique. Ludovít Ludha hérite d’un rôle ingrat qui pour une fois n’est pas sacrifié. L’ensemble des seconds rôles, dont nombre sont tenus par des solistes issus du chœur, sont excellents. Seul Vladimir Vaneev déçoit en Boris, la voix est courte et ne passe pas l’orchestre. En revanche, sa prestation finale en vieux déporté soulève l’enthousiasme. Le chœur est remarquable d’homogénéité et de présence.

Coté orchestral, du son, du beau son. Hartmut Haenchen est assurément un sculpteur de sonorités, il domine un Orchestre de l’Opéra de Paris en grande forme, mais… mais nous sommes loin de l’hystérie scénique, de l’hystérie de l’histoire. Cela reste très beau, mais très sage, sans folie. Très professionnel toutefois.

En revanche, pourquoi nombre des personnes du public toussent pendant les interludes à rideau fermé ?

Crédit photographique : Eva-Maria Westrbœck (Katerine Lvovna Ismaïlova) © Agathe Poupeney

par Maxime Kaprielian (20/01/2009)

lundi 19 janvier 2009

"Un si funeste désir" à la Bastille



je vous retransmets le message pour d'autres scènes ouvertes au Théâtre de la Bastille, c'est d'une des comédiennes, exceptionnelle Psyché
"Eline Holbø Wendelbo répète Un si funeste désir à Paris. Théâtre de la Bastille: 2,3,4,7,8,10,11 février."
c'est sur ...
Un si funeste désir

avec "Le Mort" de Georges Bataille et "Les Charmilles" de Jean-Michel Rabeux
Informations sur l'événement
Conception et mise en scène :
Cédric Orain

"Se peut-il qu'il y ait chez ces malheureuses un si funeste désir de lumière?" s'écrie Enée aux enfers.

Heure de début :
lundi 2 février 2009 à 19:00
Heure de fin :
mercredi 11 février 2009 à 19:00
Lieu :
Théâtre de la Bastille
Adresse :
76 rue de la roquette
Ville :
Paris, France


Coordonnées
Téléphone :
0143574214
Adresse électronique :
www.theatre-bastille.fr

samedi 17 janvier 2009

Un Pinocchio de moins ! Théâtre Romain Rolland à Villejuif.


Bonjour à tous,

J'ai le plaisir de vous annoncer la création prochaine de Un Pinocchio de moins ! En effet, Jérémie Le Louët et sa Compagnie des Dramaticules seront du 10 au 24 janvier 2009 au Théâtre Romain Rolland à Villejuif.

Voici le détail des dates et horaires des représentations Tout Public :
Samedi 10 janvier à 20h30, Dimanche 11 janvier à 15h30, Lundi 12 janvier à 19h30, Jeudi 15 janvier à 20h30, Vendredi 16 janvier à 20h30, Samedi 17 janvier à 20h30, Dimanche 18 janvier à 15h30, Lundi 19 janvier à 19h30, mercredi 21 janvier à 15h30, Jeudi 22 janvier à 20h30, Vendredi 23 janvier à 20h30, Samedi 24 janvier à 20h30

Vous pouvez dès à présent nous contacter par mail pour effectuer votre réservation, ou téléphoner au service billetterie du théâtre : 01 49 85 17 00
Le théâtre se situe 18 rue Eugène Varlin - 94800 Villejuif
Pour s'y rendre, c'est très simple : la station de métro Villejuif Paul Vaillant Couturier (ligne 7 direction Villejuif Louis Aragon) est à 8/10 minutes à pied.

Nous espérons vous accueillir nombreux au Théâtre Romain Rolland. Tenez-nous au courant !

Dans cette attente,

Bien amicalement,

--
Noémie GUEDJ
LA COMPAGNIE DES DRAMATICULES
Place Marcel Cachin - 1ère avenue du Chaperon Vert
94250 GENTILLY
Mail : dramaticules@gmail.com
Site : www.dramaticules.fr

LE CORPS FURIEUX j'en reviens... Festival COURT DE FORME et Michel Fau à....Spectacles à 15 €


Je me demande ce que je fais là derrière cet écran...
je deviens plante
sans vie apparente,
seules les racines m'irriguent
dans une terre noire et froide,
aucune floraison ni signe extérieur de voyage...
asséchée hibernante ou lassée ?
je ne vais plus au théâtre je collecte les informations pour vous,
comme cela en passant, brèves de "on dit"
j'écoute aux portes et sinon
je vis
ici hors pistes
et sur scène par projection attention écoute observation avec nos élèves
sur scène...
et j'ai de vieux amis avec qui j'égrène
j'amortis les soubresauts de la vie en parlant...
aussi quelquefois d'autres chose...
en saouleries d'un soir à même du très tard.

Les spectacles que je propose, vous pouvez être assurés, jeunes amoureux ou vieux curieux... c'est du théâtre,
de la sphère ou de l'abîme
des formes noires ou rouge écarlate, grises ou couleur sépia, miroirs
ou buvards comiques au nez rouge ou aux masques blancs et/ou cuivrés de l'ailleurs...
Cathédrale du théâtre et autres scènes, de rue, de quartiers, amateurs à la lune
métissages appréciés, Tour de Babel
penchée...
vous pouvez être assurés que je vérifie connais les acteurs et/ou metteurs en scène et/ou auteurs...

Bon je rajoute quelques mots à propos de la programmation de ce Festival car
il y a un concert de Zaza FOURNIER le 31/01 vous savez ma nouvelle grande chanteuse qui me fait oublier le greige, et qui chante si bien des histoires d'amour...
et un spectacle que j'ai adoré défendu pour son extraordinaire dont je n'ai rien oublié alors que je l'ai vu il y a longtemps d'un homme seul ou presque : acteur prodigieux Christophe Sauger, en proie aux machines dont la Grande Noire Et Faucheuse, mise en scène de Xavier Hollebecq,
un spectacle au titre incompréhensible : Der Laufe der Dingue
les 12,13 et 14 février
ENTRE AUTRES CHOSES



A COURT DE FORME / 27 janvier – 14 février / L’étoile du nord

la nouvelle édition d’A Court de Forme commence le 27 janvier 2009.
découvrez le programme complet sur www.estrarre.fr

J'ai oublié de dire que j'irais car je me suis décidée de retourner au théâtre vite très vite car sinon je m'asphyxie et là il y a du grain à moudre dont l'exceptionnel et l'inoubliable
un Pass 20 € et tout plein de spectacles dont des tas de choses musiques chanson clowns théâtre
allez voir sur le programme complet
comme cela à premier abord ça parait compliqué mais le concept n'oubliez-pas : ce sont des formes courtes

MODÉRATO PERSO/
Même si je m'aperçois que ces jeunes gens(pour moi) sont un peu condescendants ...
je les regarde faire, ils passeront à d'autres étages plus tendres sans pour autant être "démago" "réac" "compromis" avec le théâtre privé !
plus tard beaucoup plus tard...
et puis c'est vaguement lié aussi à mon manque d'assurance au milieu de ces ateliers permanents de la création
ce qui me fait le plus rire c'est qu'ils oublient que je sais jouer et lire entre les lignes de certains qui furent mes amis...
Et puis j'ai un blog, je suis s/Face Book, je suis une mamie branchée, un apporteur potentiel de public avec nos cours à Philippe Person et à moi
mais croyez-vous qu'ils se déplaceraient eux, une fois au Lucernaire pour venir voir nos ateliers d'élèves ou les créations de Philippe Person à quelques exceptions...près , très peu !
et vous savez pourquoi ?
parce que c'est loin à l'autre bout de Paris, parce qu'ils s'en excusent,
parce qu'ils n'aiment pas
ancienne séparation de la Rive droite et/ou gauche déplacée...
parce qu'eux aussi ont à se battre beaucoup pour créer exister résister
et Philippe Person lui non plus ne va pas beaucoup les voir...

Il y a des complicités amitiés fortes qui deviennent des guerres froides dans ce milieu du théâtre et je préfère m'en démarquer pour une lutte souterraine contre cela
car je préfère les éclats de franchise à l'hypocrisie convenue et aux séparations divorces définitifs
et aux hiérarchies de talents... et pourtant ?
L'exigence artistique pour moi ne passe pas par là...
mais aller voir tout le monde est impossible, il faut faire des choix
et depuis tout le temps je reste à court de mots devant ces inimitiés larvées et toujours renouvelées
et je retiens mes larmes de sueur

et je suis trop "affective" et puis le temps se rétrécit en avançant dans l'âge de la vie et dans cette barbarie urbaine de l'efficacité individuelle comment subsister, résister... Faire croire que l'on voit tout le monde alors que voir tout le monde est impossible
et je suis bien placée pour le dire et pourtant...
oui sentimentale et amoureuse du théâtre, ridicule illusion qui m'a tant et tant apporté à travers tous "ces gens là..."

Allez-y courrez y ils travaillent tout le temps et sont créatifs créateurs pour la modernité et le rire rédempteur en cette période au comble de l'absurdité et de l'injustice,
moi j'y serais et fière... le 30/31, 6 ou 7 et 14/02
et donc et alors



je reviens du CORPS FURIEUX de Monsieur JM Rabeux c'était la dernière mais ils tournent tournent les clowns comédiens chanteurs acrobates magiciens
avec leur roulotte
ceux-ci n'habitent nulle part et sont nus...

et et c'était bien oui plein comme une outre, de clowns comédiens sans nez rouge, avec un chapeau... rouge un habit vert
des perruques et des barbes de toutes langues de tous pays
et qui chantent disent Phèdre dans une poubelle à l'heure ou les mannequins deviennent des statues...
et tout le sang et les cendres que cela produit...
le lendemain matin je suis inconsciente
comment dire je suis changée d'une couche intérieure
et de mon travail de comédienne
et de mon regard sur les corps l'art le théâtre et d'en rire


A COURT DE FORME ?

C’est passer sans transition de Shakespeare à une chanson,
de l’illusion à la discussion, de l’exorcisme au capitalisme,
d’un cauchemar à un rêve.

C’est découvrir chaque soir plusieurs univers,
plusieurs histoires qui s’entrechoquent, se répondent.

C’est un regroupement d’une soixantaine d’artistes de tous horizons, engagés, très engagés,
et joyeux, très joyeux,
à l’idée de vous faire partager leur travail, donc leurs rêves.

A COURT DE FORME !

est un spectacle composé de plusieurs formes courtes.
C’est aussi une manifestation, qui propose différents évènements avant la représentation.

Pour sa quatrième édition, A COURT DE FORME présente pendant trois semaines 12 formes de 20 minutes, 2 formes de 50 minutes, 3 concerts, 1 lecture, 1 film, 1 exposition.

Des créations de Auvray-Nauroy, Brunol, Clayssen, Delorme, Gouzon, Harfaut, Hollebecq, Lahouassa, Lanno, Macqueron, Marrot, Mourousi, les Octavio, Prugnaud…
Des textes de Césaire, Durif, Esinencu, Michaux, Ovide, Plath, Rabeux, Shakespeare, Siméon, Varna.
liste non exhaustive

plus d’infos, programme détaillé www.estrarre.fr

L’étoile du nord / 16 rue Georgette Agutte 75018 Paris / métro Guy Môquet

réservations 01 42 26 47 47 / contact@etoiledunord-theatre.com

tarif unique 10 euros évènement de 19 heures + spectacle de 20h30
PASS 20 euros accès illimité à l’ensemble d’A Court de Forme



www.estrarre.fr
pour tout comprendre de la programmation

http://www.myspace.com/acourtdeforme
06 08 80 83 88 / julien.kosellek@wanadoo.fr
estrarre / 16 rue georgette agutte 75018 paris
julien kosellek / 17 rue des récollets 75010 paris
Tarifs d'entrée :
- Tarif en prévente (plein tarif) : 15 €


***********************************************************************************
Du lundi 2 au vendredi 6 mars 2009 :
à 18H3O- 13 €

Gloire à la vertu ! d'Albert Herring
avec Michel Fau
Un artiste multi-personnages.

Albert Herring transpose dans l'Angleterre de la fin de l'ère victorienne Le Rosier de Madame Husson, une nouvelle caustique de Maupassant parue en 1887.

De même que l'écrivain utilise quelques pages pour dépeindre toute une société, Michel Fau déploie seul en scène la galerie des figures en miniature.
Quand l'acteur se fait portraitiste virtuose.

Gloire à la vertu !
Avec Michel Fau

Métros Richelieu-Drouot, Quatre-Septembre

Placement libre

Plus d’information sur l’adresse de l’évènement :
OPÉRA COMIQUE


PLAN DE OPÉRA COMIQUE, France

Accès au 5 rue Favart 75002 Paris, France